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Accueil du site > Tribune Libre > A Carnac, en compagnie de Flaubert et Maupassant

A Carnac, en compagnie de Flaubert et Maupassant

 

Carnac - Alignement de Kermario (photo par Axel)

 

« Et cette opinion la voici ; les pierres de Carnac sont de grosses pierres »[1]. On doit cette phrase lapidaire à Flaubert qui, en mai 1847, en compagnie de son ami Maxime Du Camp, entreprit de visiter à pieds la Bretagne et passa évidement voir les « pierres noires »… Il avait alors 25 ans. De prime abord abrupte, c’est là peut-être la phrase la plus sensée qu’on ait pu dire à propos de ces alignements mégalithiques plantés dans des landes venues se perdre dans l’océan ; une phrase à mille lieues des délires druidiques ou celtomaniaques teintés d’ésotérisme, voire d’ufologie. Car l’archéologie, si elle sait aujourd’hui dessiner un contour assez net du comment ou du quand, elle n’a rien à dire sur le pourquoi, sauf à se muer en diseuse d’aventures – plus souvent noires ou tragiques. Cette dernière interrogation d’ailleurs enflamme toujours les esprits, et participe largement à la légende des lieux.

 

Les alignementsde Carnac proprement dits, forts d’environ 4000 pierres, se décomposent en quatre ensembles : Le Ménec, Kermario, Kerlescan et Le Petit Ménec. C’est ce qui de prime abord surprend le visiteur n’ayant pas préparé son périple. Car à suivre la route qui mène au Mor Braz, il s’attend à rencontrer une signalisation indiquant le site mégalithique à l’écart de la ville. Or, d’un coup, arrivé aux abords de la cité et pour peu qu’il empreinte telle ou telle voie, il se retrouve à longer des champs de pierres ; semis qu’il peine à assimiler aux fameuses colonnes vertébrales néolithiques, plantées en terres bretonnes. Rencontre déconcertante – déceptive aussi. Pris de doute il hésite alors, puis se résigne, au vu du nombre de véhicules dégoulinants le long de la route, à assimiler ce qu’il voit aux célèbres faiseurs de légendes. Non pas qu’il partage pour autant le ressenti de Michelet, pour qui « l’impression en est triste, (avec) quelque chose de singulièrement rude et rebutant  » (1831 – carnets de Bretagne). Car son sentiment a plutôt la saveur de l’anodin, d’une anecdote grandeur nature, rendue incontournable par le tourisme de masse. D’ailleurs, pour en revenir à l’auteur de Bouvard et Pécuchet, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une fois parvenu sur place, il n’est pas de prime abord particulièrement enthousiasmé :

« Bientôt, enfin, nous aperçûmes dans la campagne des rangées de pierres noires, alignées à intervalles égaux, sur onzes files parallèles qui vont diminuant de grandeur à mesure qu’elles s’éloignent de la mer ; les plus hautes ont vingt pieds environ et les plus petites ne sont que de simples blocs couchés sur le sol. Beaucoup d’entre elles ont la pointe en bas, de sorte que leur base est plus mince que leur sommet. Cambry dit qu’il y en avait quatre mille et Fréminville en a compté douze cents ; ce qu’il y a de certain, c’est qu’il y en a beaucoup.

Voilà donc ce fameux champ de Carnac qui a fait écrire plus de sottises qu’il n’a de cailloux ; il est vrai qu’on ne rencontre pas tous les jours, des promenades aussi rocailleuses. Mais, malgré notre penchant naturel à tout admirer, nous ne vîmes qu’une facétie robuste, laissée là par un âge inconnu pour exerciter l’esprit des antiquaires et stupéfier les voyageurs. On ouvre, devant, des yeux naïfs et, tout en trouvant que c’est peu commun, on s’avoue cependant que ce n’est pas beau. »

 

Tout à rebours de Maupassant qui, dans sa chronique « Le pays des Korrigans », publié en 1880, s’extasie :

« Enfin, suivant toujours la côte entre la lande et l'Océan, vers le soir, du sommet d'un tumulus, j'aperçus devant moi les champs de pierres de Carnac.

Elles semblent vivantes, ces pierres ! Alignées interminablement, géantes ou toutes petites, carrées, longues, plates, avec des figures, de grands corps minces ou de gros ventres ; quand on les regarde longtemps on les voit remuer, se pencher, vivre !

On se perd au milieu d'elles, un mur parfois interrompt cette foule humaine de granit ; on le franchit et l'étrange peuple recommence, planté comme des avenues, espacé comme des soldats, effrayant comme des apparitions.

Et le cœur vous bat ; l'esprit malgré vous s'exalte, remonte les âges, se perd dans les superstitieuses croyances.

 

Comme je restais immobile, stupéfait et ravi, un bruit subit derrière moi me donna une telle secousse de peur inconnue que je me mis à haleter ; et un vieux homme vêtu de noir, avec un livre sous le bras, m'ayant salué, me dit : « Ainsi, monsieur, vous visitez notre Carnac. » Je lui racontai mon enthousiasme et la frayeur qu'il m'avait faite. Il continua : « Ici, monsieur, il y a dans l'air tant de légendes que tout le monde a peur sans savoir de quoi. Voilà cinq ans que je fais des fouilles sous ces pierres, elles ont presque toutes un secret, et je m'imagine parfois qu'elles ont une âme. Quand je remets les pieds au boulevard, je souris, là-bas, de ma bêtise ; mais quand je reviens à Carnac, je suis croyant - croyant inconscient ; sans religion précise, mais les ayant toutes.

Et, frappant du pied :

 - Ceci est une terre de religion ; il ne faut jamais plaisanter avec les croyances éteintes, car rien ne meurt : nous sommes, monsieur, chez les druides, respectons leur foi ! »

 

Flaubert évoque lui aussi les druides, mais pas tout à fait dans le même esprit :

« Nous comprîmes donc parfaitement l’ironie de ces granits qui, depuis les Druides, rient dans leurs barbes de lichens verts à voir tous les imbéciles qui viennent les visiter. Il y a des gens qui ont passé leur vie à chercher à quoi elles servaient et n’admirez-vous pas d’ailleurs cette éternelle préoccupation du bipède sans plumes de vouloir trouver à chaque chose une utilité quelconque ?  »

 

Plus sérieusement, pour qui veut avoir une vision plus véridique des druides, dont le mot apparaît pour la première fois dans la littérature grecque vers la fin du IIIe siècle av JC, on ne saurait trop conseiller la lecture du livre éponyme de l’archéologue Jean-LouisBrunaux. A propos du mythe français du druide, du Moyen-Age au XVIIIe siècle on apprendra qu’en « 1136, dans une contrée jadis occupée par les plus occidentaux des celtes, le pays de Galles, l'évêque Geoffroi Monmouth écrivit une historia regum Britanniae. Elle allait être la base de tout un courant de la celtomanie et notamment de la vision du druide en magicien. C'est d'elle que furent tirés ensuite les cycles de romans celtiques (Arthur, Perceval, Lancelot, Tristan). Dans ceux-ci apparaît la figure de Myrddhinn, un poète guerrier qui se bat auprès d'Arthur contre les Saxons. Le trouvère normand, Robert de Boron, en fera Merlin, le célèbre enchanteur dont la physionomie et la sagesse le rapprochent incontestablement des druides gaulois. (…)

A la Renaissance on pense pouvoir rapporter les dolmens, menhirs et autres cromlechs aux peuples conquis par les Romains, les Gaulois. Cette conclusion, on le sait, est erronée : trois mille ans, au moins, séparent les constructeurs des mégalithes des premiers Gaulois et il n'est pas sûr, contrairement à ce que se plaisent à imaginer beaucoup de celtisants, que les premiers soient les ancêtres des seconds. (…)

C'est à l'irlandais John Toland que vient l'idée, dès 1716, de ressusciter les druides et de restaurer la prétendue fonction primitive des monuments mégalithiques, être le lieu d'assemblée de ces hommes hors du commun (…) L'utilisation ésotérique des druides par William Blake prendra des formes plus exacerbées encore dans les décennies suivantes. Ainsi le spiritisme, cette pseudo-science qui se développe sur la fascination qu'exercent sur des esprits simples les phénomènes paranormaux, s'emparera également de la figure malléable des druides. Son plus célèbre représentant, Léon Hippolyte Denisart Rivail, prétend que le nom sous lequel il est plus connu, Allan Kardec, n'est autre que celui d'un ancien druide qui lui a été révélé par un médium. »

Le père de Salammbô encore une fois ici nous dessille le regard, relevant que « Tout cependant n’était pas encore dit et ce fait acquis à la science n’eût pas été complet si l’on n’eût démontré à quoi servaient, dans l’alignement, les espaces vides où il ne se trouve pas de pierre. « Cherchons-en la raison, ce que personne ne s’est encore avisé de faire » s’est dit M. Mahé, et s’appuyant sur cette phrase de Pomp. Mêla : « Les Druides enseignent beaucoup de choses à la noblesse qu’ils instruisent secrètement en des cavernes et en des forêts écartées », il établit, en conséquence, que les Druides non seulement desservaient les sanctuaires, mais y faisaient leur demeure et y tenaient des collèges ».

 

Mais de Carnac à Karnac il n’y a qu’un pas, enfin une lettre. D’où certaine spéculations hilarantes de ces bipèdes sans plumes platoniciens, voulant faire des Egyptiens les auteurs des mégalithes bretons. Selon cette version les envoyés du pharaon seraient venus en Bretagne s’essayer à la fabrication des pierres levées, puis, sans qu’on sache trop pourquoi, auraient laissé sur place leurs esquisses et, revenus chez eux, auraient érigés les obélisques et sphinx que l’on connait, nommant leur ville Karnac en souvenir de leurs balbutiements. Une autre variante, tout aussi farfelue, notant qu’« on trouve des palmiers en Bretagne, tout pareils à ceux d’Egypte », en déduit que « Si Karnak était la première et la plus vaste université sacrée d’Egypte, Carnac fut la première et la plus vaste université druidique de Bretagne ». Voilà, il ne reste plus alors qu’à renverser les perspectives et se convaincre qu’à « l’époque pré-celtique, des druides et des savants de l’actuelle Bretagne sont allés ouvrir une succursale en Egypte actuelle, et cette succursale, au fil du temps, est devenue la plus célèbre université antique, Karnak, qui a conservé le nom de l’université fondatrice : Carnac  ». 

 

Flaubert le notait déjà en ses carnets : « A quoi donc cela était-il bon ? sont-ce des tombeaux ? était-ce un temple ? Saint Corneille un jour, poursuivi par des soldats qui le voulaient tuer, était à bout d’haleine et allait tomber dans la mer, quand il lui vint l’idée, pour les empêcher de l’attraper, de les changer tous en autant de pierres. Aussitôt, les soldats furent pétrifiés, ce qui sauva le saint. Mais cette explication n’était bonne tout au plus que pour les niais, les petits enfants et pour les poètes, on en chercha d’autres. »

Et d’en revenir, non sans humour ni sarcasmes, à nos chers Egyptiens : «  On a été ensuite chercher les Grecs, les Egyptiens et les Cochinchinois. Il y a un Karnak en Egypte, s’est-on dit, il y en a un en Basse-Bretagne, nous n’entendons ni le cophte, ni le breton ; or, il est probable que le Carnac d’ici descend du Karnak de là-bas, cela est sûr, car là-bas, ce sont des sphinx alignés, ici ce sont des blocs, des deux côtés de la pierre. D’où il résulte que les Égyptiens (peuple qui ne voyageait pas) seront venus sur ces côtes (dont ils ignoraient l’existence), y auront fondé une colonie ( car ils n’en fondaient nulle part) et qu’ils y auront pas laissé ces statues brutes (eux qui en faisaient de si belles), témoignage positif de leur passage (dont personne ne parle).  »

 

Quant au visiteur contemporain, sauf à être animé d’extases flamboyantes, ni versé dans les études fuligineuses des délires celtiques, il aura tout intérêt à souscrire à une visite guidée des lieux… Cela présente un double avantage. Celui tout d’abord de se soustraire à la foule et de pouvoir converser en privé avec les pierres millénaires (les alignements ne sont heureusement pas accessibles en haute saison, excepté avec un guide conférencier dûment habilité – et les champs mégalithiques sont assez vastes pour presque faire oublier la présence des badauds relégués chagrins, au loin derrière les grilles). Ensuite, pour peu qu’il soit en compagnie d’une hôtesse délicieuse d’érudition, férue de sa matière et briseuse des mythologies abracadabrantesques sus évoquées, le voyageur immobile éprouvera les délices du ciel bleu limpide tendu au-dessus des vieux dormeurs.

Et là miracle opère ; les pierres reprennent vie et dans les bruyères se tisse une admiration sans nécessité du pourquoi. A effleurer les lichens accrochés aux flancs burinés des rochers, à imaginer ces gens d’il y a plus de 4000 ans aller et venir sans le souci de leur postérité… La mer était alors bien plus basse….

En fin de déambulation, louvoyant parmi les plus hautes pierres de l’alignement du Ménec, coupant court à la soif forcenée d’explications de certains, avec une pointe d’ironie qui fait plaisir, la conférencière vous parlera alors des colonnes d’Hercule ou du serpent, puisant sans doute là encore chez Flaubert :

« Ceux qui aiment la mythologie ont vu là les colonnes d’Hercule ; ceux qui aiment l’histoire naturelle y ont vu une représentation du serpent Python, parce qu’au rapport de Pausanias, une réunion de pierres semblables placées sur la route de Thèbes à Elissonte s’appelait la tête du serpent, « et d’autant plus que les alignements de Carnac offrent des sinuosités comme un serpent ». Ceux qui aiment la cosmographie y ont vu un zodiaque, comme M. de Cambry entre autres, qui a reconnu, dans ces onze rangées de pierres, les douze signes du zodiaque « car il faut dire, ajoute-t-il, que les anciens Gaulois n’avaient que onze signes au zodiaque ».

Un monsieur qui était membre de l’Institut a estimé que c’était le cimetière des Vénètes, qui habitaient Vannes, à six lieues de là, et lesquels fondèrent Venise comme chacun sait. »

 

Il y aurait tant encore à dire. Mais pour ceux qui désirent en apprendre davantage sur ces plantations antédiluviennes, on ne saurait que trop conseiller la lecture de « Carnac et environs. Architectures mégalithiques  » (guides archéologiques de la France aux Editions du Patrimoine).

Quant à votre serviteur, habité un peu par l’esprit de Flaubert, un peu par celui de Maupassant, il s’en ira poursuivre, en fin d’après-midi, sa promenade du côté de l’alignement de Kermario. Puis, tandis que les foules s’évaporent, rebroussera le temps, jusqu’aux sombreurs de la chambre du cairn de Kercado.

Carnac - Cairn de Kercado (photo par Axel)

[1] Par les champs et par les grèves, Voyages en Bretagne. 


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5 réactions à cet article    


  • alain_àààé 28 février 15:03

    je trouve cet article interressant car il nous fait voyagé a travers une partie du monde antique jusqu a aujourdhui. je voudrais faire a Mr l auteur et je sais que cela va faire hurlé une partie de la bretagne,mais la bretagne n as jamais été celte cité par un professeur d université d Rennes lors d une conférence sur les celtes.comma,taire fait part un archéologue amateur


    • Fergus Fergus 28 février 17:43

      Bonjour, alain_àààé

      « cela va faire hurler une partie de la bretagne »

      En effet !

      Ce qui constitue l’unité d’un peuple, ce sont moins les mouvements de population qui l’ont composé au fil des temps protohistoriques que la langue qui a uni ces populations. Or, il est un fait que le peuple celte dans ses différentes composantes, notamment bretonne, cornouaillaise, galloise, irlandaise et écossaise, parle des idiomes issus d’une langue unique. Dès lors les Bretons sont bien des Celtes


    • alain_àààé 2 mars 15:25

      @Fergus je suis désolé je suis archéologue amateur.j ai passé plusieurs années a faire des fouiles en france mais aussi en bretagne.et d aprés les fouilles qui ont été faites nous ne trouvons pas en bretagne de sépultures de celtes.de plus si vous interrogé les intellectuels ils vous diront qu ils ne parle que le gallo.


    • Étirév 28 février 15:39

      C’est dans les temps primitifs, et dès la première jeunesse de l’humanité, que s’établirent les idées relatives à des fonctions qui tenaient une grande place dans la vie.

      M. Cailleux nous apprend que, dans l’Armorique, les trônes eu siégeaient les immortelles forment le vaste cromleck de Carnac. (Origine celtique des civilisations, p. 260).

      Les Mystères druidique nous apprenne que dans la Grande-Bretagne et dans la Gaule, on faisait des initiations symboliques dans des endroits circulaires ou ovales, destinés à représenter l’oeuf d’où tout vient.

      Il y avait donc déjà des conventions, des usages, qui allaient devenir des rites.

      Ajoutons qu’à Carnac (25 ou 30 lieues de l’île de Sein) était une chaire pour l’enseignement de la science antique.

      En Ibérie, nous dit le même auteur, on retrouve les monuments de Carnata, que nous prononçons Grenade (en espagnol Granada). Là aussi, le beau temple construit par les anciens Ibères s’appelait Kalat-al-Ahmra (le château des momies ambrées). C’est de ce mot ambre que vient Al-Ambra.

      Les ruines, dites de Karnac, en Égypte, sont remarquables. Ce sont les débris d’un temple qui dépasse tout ce que notre imagination peut rêver de plus grandiose. Les piliers qui soutenaient la salle principale, au nombre de 134, égalent en grosseur les colonnes que nous élevons sur nos places publiques et ont 70 pieds de hauteur. Les piliers, comme les murs, sont couverts de dessins, d’hiéroglyphes, proportionnés à l’ampleur du monument ; et des statues s’y dressent semblables à des colosses.

      Cette salle de Karnac fut construite en partie sous le règne de Meriamoun dont elle raconte les exploits à côté de ceux des autres grandes Déesses ses aïeules.

      Mériamoun, nom que les historiens masculins ont donné à Ramsès, et que Champollion, qui lisait dans le même esprit, a fait signifier « Aimé d’Ammon », était le nom d’une grande prophétesse Mériam ou Myriam dont les modernes ont fait Marie, la sœur de Moïse.

      Cordialement.


      • Fergus Fergus 28 février 17:32

        Bonjour, Axel

        La phrase de Flaubert est en effet... « lapidaire », au propre comme au figuré. smiley

        Les champs de menhirs de Carnac, c’est au printemps, lorsque l’herbe est verte et les ajoncs en fleurs, qu’il faut la visiter, et de préférence à la lumière de l’aube ou du couchant lorsque les ombres portées des pierres se couchent sur le tapis herbeux. A cet instant, c’est magique ! Et peu importe alors l’origine des alignements tant la contemplation est superbe !

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