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À mi-chemin de la fin : Les différents traités de paix sont annihilés un par un

Il est toujours plus facile de déclencher une guerre que de maintenir la paix. Il ne faut pas grand-chose pour déclarer la guerre, alors que la paix est basée sur des garanties concrètes. Nous avons déjà eu quatre accords qui nous protégeaient d'une course aux armements et de la montée des tensions. C'étaient les garanties de la paix. Deux d'entre eux ont déjà cessé d'exister.

 

 

Un traité pour limiter les systèmes de défense antimissile :

L'accord de mai 1972 entre les États-Unis et l'URSS obligeait les deux pays à abandonner le développement de systèmes de défense antimissile terrestres, maritimes, aériens ou mobiles. Jusqu'à la fin des années 70, l'URSS et les États-Unis ont strictement suivi les accords. Lorsque Reagan est arrivé au pouvoir aux États-Unis, ils ont commencé à promouvoir l'idée d'un retrait unilatéral de l'accord. La signature du traité était justifiée par le fait que les superpuissances avaient atteint la parité militaire et stratégique.

Lorsque l'URSS s'est effondrée et que Moscou a hérité de la responsabilité de se conformer aux accords, les États-Unis ont renouvelé leurs critiques du traité ABM. Au printemps 1996, des membres du comité sénatorial américain ont envoyé une lettre au Kremlin. Dans le document, les sénateurs ont exprimé leur mécontentement à l'égard de l'installation souterraine du mont Yamantau dans le sud de l'Oural. Ils ont entre autres déclaré de manière explicite que cette construction supprimera le soutien du Congrès sur la coopération bilatérale et à la préservation du Traité ABM.

En réponse, Moscou s'est empressé de fournir toutes les clarifications nécessaires concernant cette l'installation. Le comité présidentiel russe à la sécurité nationale a répondu à Washington que l'installation appartient en fait au système de gestion stratégique des forces nucléaires. Ce système n'était pas soumis à des restrictions, et les pays avaient le droit de le construire afin de renforcer leur propre sécurité.

À l'époque, le Kremlin a tenté de mener le dialogue avec une extrême prudence, car il comprenait les intentions des cercles politiques américains. Les craintes étaient bien fondées, les américains ont procédé avec soin pour résilier l'accord. Par souci d’image, une initiative de réviser le traité ABM y a tout d’abord été présentée. Étant donné que les anciennes républiques soviétiques sont devenues indépendantes, les États-Unis ont exigé que l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan adhèrent à l'accord.

Le Congrès a soutenu la loi américaine sur la défense antimissile nationale, qui prévoyait le "déploiement d'un système national efficace de défense antimissile capable de protéger le territoire américain d'une frappe limitée dans les plus brefs délais". Le fait que la loi était contraire au traité ABM a été confirmé dans l'administration du président Clinton. La Russie a considéré une telle étape comme inacceptable, et les États-Unis ont commencé à comprendre que la situation était dans l'impasse. En clair, Washington a lancé un ultimatum tacite : soit vous acceptez le déploiement du système de défense antimissile américain, soit le traité ne répond pas aux intérêts des États-Unis. La façon dont cela s'est terminé est bien connue de tous.

Nous ressentons les conséquences de l'effondrement de l'accord en ce moment. Lorsque les États-Unis n'étaient plus contraints dans leurs actions, ils ont commencé à déployer leurs systèmes de défense antimissile en Alaska, en Corée du Sud, en Méditerranée et en Europe. Si nous simulons un conflit armé dans cette situation, les États-Unis pourraient frapper avec des missiles de croisière à petites têtes nucléaires et infliger des dommages irréparables au potentiel nucléaire ennemi, c'est-à-dire la Russie. L'abondance des systèmes de défense antimissile permettrait d'intercepter les restes de missiles balistiques lancés en riposte.

Moscou était conscient qu'un tel déséquilibre serait tôt ou tard exploité, provoquant un conflit aux proportions effroyables. En conséquence, les Russes ont fabriqué des missiles supersoniques « Dagger » nouvelle génération. Leur vitesse et leur maniabilité ont annulé l’avantage américain. Et les systèmes de défense antimissile américains déployés en Europe ont de facto perdu leur pertinence. Passons maintenant au prochain traité.

 

Traité sur l'élimination des missiles à moyenne et courte portée :

Les États-Unis sont sortis de cet accord il y a près d'un an. À cette époque, le « Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire » dît DRSMD ou FNI, avait déjà perdu sa pertinence, car la technologie militaire américaine rentrer de plus en plus en contradiction avec elle. Pour être précis, en 1987, lorsque Moscou et Washington ont signé l'accord, il n'y avait pas de compréhension claire des armes à courte et moyenne portée. Ainsi, même les drones de combat américains « MQ-1 Predator », « MQ-9 Reaper » et « Avenger » sont soumis aux restrictions du DRSMD. Avec une portée de plus de 1 200 km, ils sont capables de transporter des missiles air-sol à bord.

Les missiles « Pershing II » et « Minuteman II » ont été éliminés conformément aux exigences du traité, mais un nouveau missile dît « Hera » d'une portée d'environ 1 200 km a vu le jour. Les États-Unis n'ont pas cessé d'affirmer que ce missile était utilisé exclusivement pour la défense antimissile, mais cela n'excluait pas le fait d'une violation des accords.

Bien sûr, tout cela pâlit sur le fond de l'impressionnant développement américain des lanceurs Mk-41. Ils étaient équipés de systèmes de défense antimissile « Aegis ». Depuis 2016, un complexe est situé sur la base militaire de Deveselu en Roumanie. La situation ne serait pas si triste sans la polyvalence du Mk-41. Ces systèmes sont capables de lancer à la fois un anti-missile mais aussi le célèbre missile de croisière « Tomahawk ». Les États-Unis ont confirmé cette capacité lorsqu'ils ont effectué des tests sur l'île San Nicolas au large des côtes de la Californie le 19 août 2019.

La Russie a souligné à plusieurs reprises que la technologie était incompatible avec le traité, mais les États-Unis ont coupé court à la discussion par des contre-accusations. À l'été 2014, Barack Obama a déclaré que les caractéristiques du missile russe 9M729 violaient le DRSMD. La situation s'est progressivement aggravée et ce n'est que trois ans plus tard que le Congrès américain a soulevé la question de la résiliation du traité. C'est à ce moment que le compte à rebours a commencé.

"Peut-être pouvons-nous nous mettre d'accord sur un autre accord en ajoutant la Chine et d'autres", a déclaré Trump en février 2019.

Il était clair pour tout le monde que Pékin ne s’auto-limiterait pas volontairement. Le fait est que la perspective de mettre fin au traité FNI a alarmé les pays européens. Ce sont eux qui étaient le plus en danger. Il était important pour Washington qu'il n'y ait pas d'émeute de l'autre côté de l'Atlantique, ce qui démontre sa volonté de parvenir à un accord de règlement.

Il n'est pas difficile de remarquer que les circonstances de l'annulation du Traité ABM et du FNI sont très similaires. Dans le premier cas, la Russie a été accusée de violation en raison d'une installation souterraine dans l'Oural du Sud, dans le second cas, en raison du missile 9M729. Dans le premier cas, les États-Unis ont demandé que les termes de l'accord soient étendus aux anciennes républiques soviétiques, et dans le second cas, à la Chine. Soit dit en passant, dans les premier et deuxième cas, Moscou a donné des réfutations exhaustives de sa culpabilité. Début 2019, la Russie a même accepté des experts étrangers au contrôle du missile 9M729, dont seuls les pays de l'OTAN ont ignoré.

Un autre traité important s'est donc effondré. Désormais, rien n'empêche l'Europe de devenir un champ de ruine radioactif.

 

START-3 :

Un traité sur la réduction stratégique des armements offensifs existe toujours. Il expirera le 5 février 2021, ce qui signifie que Washington et Moscou a encore neuf mois pour trouver un terrain d'entente. Il y a pourtant peu de chances d'aboutir à un résultat positif et la nouvelle année commence déjà par une nouvelle vague d'escalade. Le scepticisme n'est pas sans raison. L'expérience des deux cas précédents permet de simuler le processus autour de START-3.

La Russie et les États-Unis manifestent pour le moment leur engagement à étendre le traité. Moscou demande une prolongation sans conditions préalables. Dans le cas de Washington, c'est de plus en plus compliqué. Trump insiste pour que l'accord soit trilatéral. Il est proposé que la Chine soit impliquée dans l'accord. C'est une situation familière, non ?

Mais est-il nécessaire de risquer un document aussi important pour tenter de l'imposer à la Chine ? "Bien sûr", disent-ils à Washington : "La Chine est une menace pour les Américains. Quel est l'intérêt de renouveler le traité s'il ne sert pas les intérêts américains ?"

Il est difficile de contester cette idée, car il y a une confrontation entre les États-Unis et la Chine. Personne ne précise pourtant le rapport avec les armes nucléaires. L'arsenal nucléaire de la Chine est 21 fois plus petit que celui des États-Unis, 6 185 ogives américaines contre 290 chinois. La Russie compte elle, 6 500 ogives.

De toute évidence, START 3 est un accord entre pairs. L'arsenal nucléaire des États-Unis et de la Russie représente plus de 90% de toutes les armes nucléaires dans le monde. L'écart est colossal. La Chine, comme d'autres pays, ne pourra pas violer cet état de fait pour longtemps. Cela signifie qu'il est inutile d'élargir le traité, du moins à ce stade.

Si nous suivons la logique américaine, le concept d'un accord égal perd son sens, ça signifierait que la France, la Grande-Bretagne, l'Inde et d'autres pays devraient aussi signer ce traité. Pourquoi Washington préfère-t-il les ignorer ? Il ne s'agit pas de la menace chinoise. C'est juste un stratagème pour justifier le choix non reconnu des États-Unis.

"Nous sommes d'accord, mais ..." C'est la position de Washington. Malheureusement, ce « mais » signifie l’effondrement du Traité sur la réduction des armes stratégiques. La Chine ne va pas conclure d'accord. C'est exactement ce dont les États-Unis ont besoin. Trump a déjà clairement indiqué qu'il n'attendait renouveler START 3. Il prévoit de mettre 44 milliards de dollars dans le budget 2021 pour étendre son arsenal nucléaire. En comparaison, le budget militaire russe dans son ensemble cette année n'est que de 24 milliards de dollars.

Les conséquences de la fin de START 3 pour le monde seront déplorables. Les gens ont oublié ce que c'est que de vivre dans la peur constante d’un bombardement nucléaire. La dernière grande crise était celles des Caraïbes. Imaginez maintenant une course nucléaire dans les conditions et la technologie modernes. Imaginez un monde où une décision politique peut avoir des conséquences irréversibles, où il suffit d’appuyer sur un bouton pour rayer un pays de la carte.

 

Traité sur l'espace extra-atmosphérique :

Cet accord est peut-être le moins évident et le plus sous-estimé de la liste de ceux qui sous-tendent la stabilité mondiale. Peu de gens y prêtent attention en ce moment. C'est compréhensible, car START-3 est en jeu. Néanmoins, le Traité sur l'espace extra-atmosphérique est le premier et le seul document du genre.

Il a été signé en 1967, interdisant aux pays de placer des armes de destruction massive sur orbite terrestre. Bien sûr, beaucoup de choses ont changé au cours du demi-siècle d'existence du Traité.

La Russie a renommé sa Force aérienne en Forces aériennes et spatiales. Les États-Unis ont également créé les Space Forces. Et peut-il y avoir des troupes sans armes ?

À l'heure actuelle, les pays tentent soigneusement de trouver une nouvelle tête de pont pour les opérations de combat, mais il existe déjà certaines tendances négatives. Par exemple, récemment, un scandale a éclaté à propos d'un satellite russe approchant un satellite américain. À ce moment, les États-Unis accusaient la Russie d'espionnage. Il faut comprendre là que les États-Unis ont des satellites espions, dont Washington préférerait ne pas parler. Néanmoins, la situation a montré à quel point le statu quo spatial est fragile.

En octobre 2018, Mike Pence a clairement indiqué que Washington n'exclut pas le déploiement d'armes nucléaires dans l'espace. "Je pense que nous devons faire tout notre possible pour protéger les citoyens américains. Le président soutient le principe selon lequel il ne peut y avoir de paix sans pouvoir" , a-t-il déclaré.

En août 2019, la Maison Blanche a publié le document suivant : «  Les États-Unis développeront et utiliseront des systèmes nucléaires spatiaux lorsque ces systèmes fourniront ou étendront de manière durable l'exploration spatiale et les capacités opérationnelles.  »

Il reste à voir quand les États-Unis affirment que le Traité sur l'espace extra-atmosphérique n'est pas dans leur intérêt. La militarisation de l'espace amènera la course aux armements à un tout autre niveau. Faut-il dire comment cela va saper la situation sur la planète ? Au début, nous avons parlé du fait que les quatre traités sont des garanties de paix. S'ils sont tous détruits, le déséquilibre des armements atteindra des proportions incroyables.

Imaginez la situation : deux personnes qui sont en guerre l'une contre l'autre. Chacun d'eux a un pistolet. Ils le savent. Ils peuvent tirer avec un pistolet, mais ils ne le font pas, car l'adversaire utilisera également le pistolet. Le résultat de la fusillade est imprévisible. Mais la situation change quand un seul d'entre eux a un pistolet. C'est la même chose dans un sens global. Si un pays est armé de chars et d'avions et qu'un autre peut toucher un missile nucléaire directement depuis l'espace, tôt ou tard cet avantage sera utilisé.


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7 réactions à cet article    


  • JPCiron JPCiron 25 mars 13:35

     Le président soutient le principe selon lequel il ne peut y avoir de paix sans pouvoir >

    Cette affirmation « de domination » à visée mondiale a deux faces :

    1 — Dieu est d’ordinaire pour les gros escadrons, contre les petits.

    Ainsi, les USA sortent des traités, ou ne respectent pas leur signature.

    Ainsi, Israel n’entre pas dans (ou ne respecte pas) le droit international.

    2 — La structure de pouvoir et d’action de la proie doit être affaiblie.


    • V_Parlier V_Parlier 25 mars 17:55

      Une pensée innocente qui me traverse l’esprit...

      Un virus qui apparait d’abord en Chine, en Iran et en Italie (pas non plus très tournée vers l’empire en ce moment). Puis un retour de manivelle très ciblé sur des officiels et des chefs d’états du « monde libre » (un chaque semaine). Ca ressemble tout de même de moins en moins à du hasard... mais à un moyen peut-être moins avoué (mais aussi moins maitrisé par l’arroseur arrosé) que les gros armements pas dicrets ! Ajoutons à celà que : Depuis que les spécialistes russes prennent en détail connaissance de la situation en Italie, la Russie renforce ses mesures drastiques de restriction aux frontières, de mise en quarantaine des arrivants (ce par quoi nous aurions du commencer) mais aussi de mise en « standby » générale pour déjà une semaine. Comme s’ils s’attendaient à une « action de propagation » bien ciblée.

      Bon, je dis ça je dis rien...


      • Hervé Hum Hervé Hum 26 mars 09:47

        Un traité, c’est comme une loi, il ne sera respecté que s’il y a une force pour l’imposer.Car la loi est TOUJOURS celle du plus fort et JAMAIS celle du plus faible. Autrement dit, c’est toujours le rapport de force qui définit les termes du traité et son application dans le temps. le reste, c’est de la littérature.

        Enfin,la paix étant le pire ennemi du chef, il est toujours dans l’intérêt d’un chef de maintenir la menace de guerre présente, car c’est la justification de l’état d’urgence permanent qui permet de garantir la soumission de la population et son total soutient, jusqu’à aller à l’abattoir avec entrain.

        Le chef est donc celui qui pour faire la paix, à un besoin existentiel de la guerre !


        • Legestr glaz Legestr glaz 26 mars 10:03

          @Hervé Hum
          Vous avez des exemples de « traités » qui n’ont pas été respectés sans avoir été dénoncés ? 


        • Hervé Hum Hervé Hum 26 mars 11:25

          @Legestr glaz

          commencez par comprendre ce que vous lisez, j’écris

          "c’est toujours le rapport de force qui définit les termes du traité et son application dans le temps. le reste, c’est de la littérature.

          "

          Autrement dit, peu importe qu’il soit dénoncé.
           
          Enfin, vous oubliez juste que dénoncer ne veut pas dire, imposer ou encore punir celui qui ne respecte pas le traité. En fait, seule la partie qui détient la réalité de la force peut punir et imposer le traité, l’autre ne pouvant que le dénoncer verbalement, mais ne dispose d’aucun moyen pour le faire respecter en dehors de l’art diplomatique, c’est à dire, l’art de poser les condition de sa propre soumission dans l’intérêt de l’autre.

          Pour qu’un traité ait une chance d’être réellement appliqué par les deux parties, il faut que le rapport de force soit égale, ou bien, que la détention de la force soit extérieure, c’est à dire, d’une partie neutre qui jouera l’arbitre, si tant est qu’elle soit réellement neutre.

          Mais vous pouvez dénoncer autant que vous voulez, crier aussi fort que vous pouvez, si vous n’avez aucun moyen de coercition, de persuasion, ce sera dans le vide. 

          Maintenant, à moi de vous demander de me trouver un seul contre exemple dans l’histoire de la colonisation de la terre par l’humanité ?!


        • Legestr glaz Legestr glaz 27 mars 18:46

          @Hervé Hum
          Rapport de force, blablabla

          Trop facile comme explication. C’est tellement plus simple de commencer sa phrase par : « commencez par comprendre... » Vous êtes sur la 1ère marche ! 

          Parce que, selon vous, les pays signent les traités le couteau sur la gorge ? Vous vous égarez totalement. Mais c’est vrai qu’il est très difficile de revenir sur une idée que l’on propage depuis longtemps, sans aucun exemple !

          Parce que ce que vous écrivez n’a strictement aucun sens. Ceci par exemple, ne veut rien dire : Pour qu’un traité ait une chance d’être réellement appliqué par les deux parties, il faut que le rapport de force soit égale, ou bien, que la détention de la force soit extérieure, c’est à dire, d’une partie neutre qui jouera l’arbitre, si tant est qu’elle soit réellement neutre."
          Parce que, dans cette phrase, vous sous-entendez que l’un des signataires s’est engagé dans le traité contraint et forcé. 
          Lorsque vous aurez un exemple probant, faîtes nous signe. 


        • Hervé Hum Hervé Hum 27 mars 08:46

          une dernière pour la route à l’attention de l’auteur

          pour le chef, la paix est toujours la ligne d’horizon et la guerre, la ligne de front.

          Pour le pacifique, qui remet le chef dans le rang, c’est évidemment l’inverse !

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