A propos des déclarations de Lavrov
Lavrov et la guerre par procuration : le vrai calcul des élites atlantistes
Lavrov n’a jamais parlé d’une invasion russe de l’Europe. Il a dit clairement, en 2026, que l’UE prépare la guerre contre la Russie… par procuration.
Une guerre qui ne vise pas à envahir le territoire russe, mais à dévaster l’Ukraine pour saigner Moscou économiquement et militairement, tout en faisant payer le prix fort aux peuples européens et ukrainiens.
C’est du Clausewitz pur : la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. Et cette fois, les moyens sont ukrainiens, les armes et l’argent sont européens, et les vrais bénéficiaires sont les élites atlantistes et les banquiers.
Le calcul cynique des stratèges
L’UE ne cherche pas une « victoire » militaire classique (comme en 1945). Elle sait que c’est impossible contre une puissance nucléaire.
Ce qu’elle cherche, c’est gagner du temps.
-Tant que la guerre dure : la Russie est occupée à l’Est et ne peut pas pleinement se tourner vers l’Asie avec la Chine.
-L’Europe reste ligotée à l’Amérique via l’OTAN.
-La Chine est ralentie dans son projet d’intégration eurasiatique (Routes de la soie, BRICS+).
Le dollar conserve son statut de monnaie refuge et de pétrodollar.
En clair :
affaiblir la Russie pour retarder la multipolarité.
Les stratèges du CFR, de Bilderberg et des cercles qui dirigent Washington et Bruxelles ont fait ce calcul froidement : mieux vaut une Ukraine en ruines et une Europe qui s’appauvrit que de voir le dollar s’effondrer et le niveau de vie américain baisser brutalement face à l’ascension de la Chine et de la Russie.
Le prix payé par les peuples
Pendant ce temps :
Les contribuables européens financent des dizaines de milliards d’armes et d’aide.
Les Ukrainiens meurent par centaines de milliers.
L’inflation, la désindustrialisation et la précarité frappent les classes populaires occidentales.
Les sanctions se retournent partiellement contre l’Europe elle-même (énergie, matières premières).
Tout cela pour protéger le monopole occidental sur les institutions internationales, le système financier et le contrôle des flux mondiaux.
C’est exactement ce qu’anticipe la logique léniniste de l’impérialisme comme stade suprême du capitalisme : quand la concurrence économique est perdue, on passe à la guerre (même par procuration) pour retarder l’inévitable déclin.
Le grand complot d’élites
Ce n’est pas une « erreur » ou une « maladresse ».
C’est une stratégie assumée par la poignée qui dirige le CFR, Davos, Bilderberg et Rand.
Mearsheimer l’a démontré : cette politique est contre-productive et accélère le déclin américain. Mais les élites préfèrent risquer la catastrophe plutôt que de partager le pouvoir avec les BRICS. Elles craignent que les peuples choisissent la multipolarité si elle leur offre des partenariats sans conditionnalité, sans austérité et sans « démocratie » imposée par missiles.
L’UE (versant économique), l’OTAN (versant militaire) et le Mercosur (versant géopolitique anti-Chine) ne sont que les instruments de cette résistance désespérée d’une classe dominante transnationale.
Conclusion
Lavrov a raison sur l’essentiel : l’UE mène une guerre par procuration contre la Russie. Pas pour « défendre la démocratie », mais pour gagner du temps et retarder la fin de l’hégémonie occidentale. Les peuples paient avec leur argent et leur sang.
Tant que les européens unis ne s’opposeront pas vigoureusement à cette politique meurtrière, le système continuera à sacrifier des nations entières pour préserver le dollar et le niveau de vie des maîtres du monde.
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