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Abus de taser

Une vidéo, publiée en décembre dernier sur internet, montrant un policier donnant un coup de taser « pour plaisanter » dans le postérieur d’une collègue, fait en ce moment débat dans les médias. En effet, cet incident n’est pas isolé et fait remonter des interrogations sur l’usage du taser.

 Le taser est une arme à impulsion électrique, utilisée notamment par les forces de l’ordre en France, aux États-Unis, en Grande Bretagne et au Canada. Selon le site internet de taser international, ce pistolet permet de « réduire la violence en maintenant une distance de sécurité avec un agresseur violent ». Le taser a effectivement de bons côtés, car il permet de protéger les policiers d’agresseurs violents physiquement tout en épargnant leur vie. De plus, les fabricants de cette arme cherchent à responsabiliser ses utilisateurs en leur imposant deux jours de formation et en installant des caméras sur le taser dans le but d’éviter un usage abusif et banalisé du pistolet.

Mais les cas d’ « d’abus de taser » se multiplient, surtout parce que cette arme est présentée comme non mortelle. Mais il a été prouvé récemment pour 50 personnes que le taser était la cause directe ou indirecte de leur décès. « Plus longue est la décharge, plus le risque de capturer le cœur et de causer une arythmie est grand. En plus, les substances relâchées par les muscles peuvent avoir des effets néfastes sur le cœur et sur le fonctionnement électrique du cœur », dit le Dr Stanley Nattel, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal.

Le taser devrait être utilisé en dernier recours avant l’arme à feu, sur des personnes menaçant la sécurité des policiers. Mais l’emploi de l’arme est devenu, surtout aux États-Unis, une sorte de routine lors des arrestations. L’expression se faire « tasériser » est même entrée dans le langage courant et une version publique du taser est en vente libre dans les grandes surfaces américaines.

Rappelons la controverse suite au décès du ressortissant polonais Robert Dziekanski à l’aéroport de Montréal, qui a succombé après avoir reçu au moins deux décharges de taser, et dont les images ont fait le tour du monde. Ou encore cet homme, coopératif mais agressif verbalement, arrêté pour excès de vitesse sur une route d’Utah puis électrisé devant sa femme.

Il est certain que le taser est moins dangereux que les armes à feu, mais cela reste une arme qu’il convient d’utiliser de manière responsable.

 


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6 réactions à cet article    


  • Halman Halman 17 avril 2010 16:44

    Les gamins dans le bus disent qu’ils se font « tasés » le plus normalement du monde, comme si cela n’avait pas la moindre importance.

    A part tuer les cardiaques, le taser ne semble même plus servir à dissuader les délinquants.


    • @distance @distance 17 avril 2010 17:39

      Taser... c’est du business ! et surtout, si on creuse un peu, on trouve de drôles de personnages qui défendent, voire promotionnent cette arme

      par exemple, connaissez-vous ce « bon » docteur Guy Fontaine ?

      sa fiche nous dit :
      Pionnier de l’électrophysiologie cardiaque, universellement reconnu pour ses travaux en rythmologie, le Docteur Guy Fontaine est cardiologue, Docteur en Sciences et habilité à diriger des recherches.

      Et bien ce docteur Guy Fontaine dit et écrit : « Le TASER®, une arme bioélectronique high-tech m’apparaît dans bien des domaines l’arme de demain, susceptible d’éviter les bavures… écologique par excellence qui apporte à mon avis une contribution à la protection de la vie humaine. »

      Docteur Fontaine poursuit :
      Pourquoi me suis-je intéressé au taser ?
      C’est en 1979 que j’ai découvert par hasard les effets des chocs électriques à haute énergie appliqués à l’intérieur du coeur pour modifier de façon irréversible la conduction dans le faisceau de His. Ce fait étonnant rapporté en détails dans les « Archives des Maladies du Coeur » a conduit à traiter de cette façon les tachycardies supraventriculaires résistantes. La même méthode dite de « fulguration » a été appliquée ensuite dans notre
      équipe pendant plus de trente ans pour traiter les formes les plus graves de tachycardie ventriculaire.

      Pour le docteur Fontaine, ce n’est pas le taser qui est dangereux, c’est la peur, l’angoisse, qu’il déclenche à la vue du rayon laser (? ??)

      à la question : le taser peut-il déclencher une fibrillation ventriculaire ?
      il nous affirme que :
      La très faible durée des impulsions de bases (par rapport à la milliseconde des impulsions de pacemaker et aux 10 millisecondes des décharges de défibrillateur) explique l’impossibilité d’avoir un quelconque effet direct sur l’activation cardiaque.
      Plus précisément, il n’est pas possible d’induire une fibrillation ventriculaire même si certaines des impulsions TASER® tombent sur la « zone vulnérable » du cycle cardiaque. On a vérifié cette innocuité dans le laboratoire d’électrophysiologie sur des coeurs de petits mammifères maintenus en survie en appliquant directement les impulsions TASER® sur le myocarde.

      et pour les effets collatéraux ?
      il répond :
      Ceci ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’effet cardiaque indirect déclenché par l’angoisse à la vue du rayon Laser rouge vif sur les vêtements. Cette angoisse peut se trouver majorée par la mise en jeu de deux rayons lumineux de lumière blanche intense qui précède le tir des fléchettes. Enfin, la mise en marche de l’appareil juste avant le tir s’accompagne du crépitement caractéristique d’une série d’étincelles créées par la très haute tension
      lorsque le circuit ne se referme pas encore sur la cible.
      L’ensemble de ces trois signaux : laser, lumière blanche, (aveuglante pendant la nuit), crépitement de la très haute tension, conduit dans plus de 90 % des cas à la reddition immédiate sans résistance. Ce n’est que dans les cas de démence due à l’alcool, la drogue ou la combinaison des deux que le TASER® va lâcher ses fléchettes
      avec une portée de l’ordre de dix mètres.


      à propos du docteur Guy Fontaine
      Il est l’auteur de plus de 865 publications scientifiques et 245 chapitres de livres écrits principalement en langue anglaise. De renommée mondiale, il enseigne au cours de Cardiologie du Sport à l’hôpital de La Salpêtrière, à Paris.

      Grâce à ses travaux significatifs dans la Recherche en Cardiologie et les maladies cardiovasculaires, durant les 40 dernières années, le Docteur Guy Fontaine a reçu la prestigieuse distinction « Pioneer in cardiac pacing and electrophysiology » de la « Heart Rythm Society » en 2005

      De plus, il a été sélectionné par 34 000 chercheurs principalement universitaires à travers le monde pour recevoir l’une des cinq « Légions d’Honneur » de l’Institut Américain de Biographie en 2005, ainsi que l’un des 400 « Ordres de Distinction » du Centre Biographique de Cambridge, Angleterre, au cours de la même année

      mais ce n’est pas tout !


      • @distance @distance 17 avril 2010 17:55


        19 juin 2002 - Bernard de Souzy, peintre, sculpteur de renom, accuse son cardiologue d’empoisement

        AU tribunal correctionnel de Créteil, se retrouveront face à face un artiste et un ponte en cardiologie. Bernard de Souzy, peintre sculpteur de renom, accuse son ex-médecin, le docteur Guy Fontaine, de lui avoir diagnostiqué une fausse maladie et de l’avoir empoisonné à petit feu pendant sept ans.

        Au terme d’une instruction de deux ans et demi, le cardiologue Guy Fontaine a été mis en examen par le juge Halfen et renvoyé en correctionnelle pour « mise en danger » de la vie de son patient. Une première en la matière.

        Une excellente réputation
        En 1991, Bernard de Souzy apprend par la presse qu’un cardiologue français a découvert une maladie cardiaque, la DVDA. Selon le docteur Fontaine, n’importe qui peut souffrir de cette affection qui commence par des troubles imperceptibles du rythme cardiaque et s’achève par une mort brutale.
        Le docteur Fontaine jouit d’une excellente réputation, dirige le centre de stimulation cardiaque de l’hôpital d’Ivry et annonce même avoir soigné des coureurs du Tour de France.

        « J’ai consulté et le cauchemar a commencé, nous raconte Bernard de Souzy. Pour dépister la maladie, le docteur Fontaine a accéléré artificiellement mon rythme cardiaque à tel point que j’ai fait deux arrêts du coeur, devant témoins.
        Après mon réveil, il m’a confirmé que je souffrais de cette terrible affection. J’étais mort d’angoisse. Pendant sept ans, il m’a prescrit de la Flécaïne, un médicament qui m’a mis sur le carreau, transformé en loque. »

        Bernard de Souzy se prend d’amitié pour son sauveur et par ses nombreux contacts dans le milieu du show-business, l’aide à lui procurer de l’argent pour son association de malades : « Je lui ai versé 140 000 F. J’ai organisé une vente aux enchères pour lui à Monaco et je lui ai même fait son buste. »

        En 1998, une amie est intriguée par l’état de santé catastrophique du sculpteur et lui conseille de consulter un cardiologue de réputation internationale, le docteur Mujica. « Je suis tombé des nues, je n’avais pas de DVDA et en plus il fallait que j’arrête au plus vite mon traitement sinon je risquais ma peau, se souvient Souzy. Quelque temps plus tard, j’ai développé un cancer de la gorge. »

        L’artiste porte plainte. Le dossier est confié au juge Halphen qui perquisitionne dans le service du docteur Fontaine à l’hôpital d’Ivry et ordonne une expertise médicale dont les conclusions sont édifiantes : « On ne peut conclure que M. de Souzy présentait des signes de DVDA. S’il n’était pas atteint de cette affection, et s’il était traité par Flécaïne, il était exposé aux effets indésirables de ce médicament qui peuvent, de manière rare, être graves. »

        Pourtant, le docteur Guy Fontaine nie les faits, affirme que la DVDA est une maladie rare que seul lui et les médecins qu’il a formés peuvent diagnostiquer et qu’il n’a jamais prescrit le médicament. L’affaire pourrait prendre encore plus d’ampleur. Le sculpteur, opéré, est sauvé de son cancer : « Je pense que je ne suis pas le seul à avoir été abusé, il faut que l’on retrouve les 300 autres clients du docteur Fontaine pour savoir s’ils ont subi le même calvaire. »

        archives Le Parisien


      • adeline 18 avril 2010 22:27

        @distance, conclusion Fontaine est un abruti lobiiste ? c’est cela ? c’est ce que j’en conclu en tout cas, il travaille dans le proche de Bauer ?


      • jymb 17 avril 2010 19:06

        « arrété pour excès de vitesse puis électrisé devant sa femme »

        ne le dites pas trop fort, cela pourrait donner des idées aux furieux antidéplacements qui sévissent actuellement en bordure des routes.

        Et je suis sûr que la Sagem est capable de concevoir des gadgets rentables qui associent flash et décharge punitive
        Alors chut  !

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