Abus de taser
Une vidéo, publiée en décembre dernier sur internet, montrant un policier donnant un coup de taser « pour plaisanter » dans le postérieur d’une collègue, fait en ce moment débat dans les médias. En effet, cet incident n’est pas isolé et fait remonter des interrogations sur l’usage du taser.
Mais les cas d’ « d’abus de taser » se multiplient, surtout parce que cette arme est présentée comme non mortelle. Mais il a été prouvé récemment pour 50 personnes que le taser était la cause directe ou indirecte de leur décès. « Plus longue est la décharge, plus le risque de capturer le cœur et de causer une arythmie est grand. En plus, les substances relâchées par les muscles peuvent avoir des effets néfastes sur le cœur et sur le fonctionnement électrique du cœur », dit le Dr Stanley Nattel, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal.
Le taser devrait être utilisé en dernier recours avant l’arme à feu, sur des personnes menaçant la sécurité des policiers. Mais l’emploi de l’arme est devenu, surtout aux États-Unis, une sorte de routine lors des arrestations. L’expression se faire « tasériser » est même entrée dans le langage courant et une version publique du taser est en vente libre dans les grandes surfaces américaines.
Rappelons la controverse suite au décès du ressortissant polonais Robert Dziekanski à l’aéroport de Montréal, qui a succombé après avoir reçu au moins deux décharges de taser, et dont les images ont fait le tour du monde. Ou encore cet homme, coopératif mais agressif verbalement, arrêté pour excès de vitesse sur une route d’Utah puis électrisé devant sa femme.
Il est certain que le taser est moins dangereux que les armes à feu, mais cela reste une arme qu’il convient d’utiliser de manière responsable.
6 réactions à cet article
Ajouter une réaction
Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page
Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.
FAIRE UN DON









