• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > AC2024, un questionnaire pour une Assemblée Constituante

AC2024, un questionnaire pour une Assemblée Constituante

Ca va peut-être vous paraître bizarre mais moi je suis bien content s’ils ne la votent pas cette PPL du groupe Liot à l’Assemblée Nationale.

Je suis bien content parce qu’en réalité Macron et son gouvernement, qui croient être victorieux, viennent de perdre définitivement la partie :

- ils prouvent eux-mêmes devant tous les Français qu’ils se moquent de la Volonté du Peuple

- ils montrent à quel point la Constitution de la 5ème République ne suffit plus à garantir la réalisation des Volontés du Peuple

- ils perdent toute légitimité en bafouant la séparation des Pouvoirs et en méprisant les Droits de la Représentation Nationale

- ils font monter la colère du Peuple qui sait quel sont Ses Droits

- ils s’exposent à subir l’article 40 durant les 4 ans qui viennent

- ils légitiment la proposition de LFI d’instaurer une 6ème République

En vérité la Constitution actuelle, qui a été rédigée il y a plus de 65ans, n’a plus aucun secret pour personne, et les Français s’apercoivent à l’occasion de cette réforme de la différence essentielle qu’il y a entre légitimité et légalité : la réforme des retraites est sans doute constitutionnelle, et donc légale. Mais elle ne représente pas la volonté du peuple, alors que c’est pourtant son seul et unique objectif ! L’engrenage autoritaire s’enclenche lorsque celui qui a le pouvoir préfère la légalité à la légitimité, c’est-à-dire lorsqu’il préfère remettre en cause la Volonté du Peuple Souverain plutôt que les règles qui sont censées garantir Sa réalisation

Le problème n’est donc pas le Peuple mais ceux qui empêchent le Peuple d’exprimer sa Souveraineté. Et si la constitution de la 5ème République n’est plus capable de garantir cette Souveraineté du Peuple, alors ce n’est pas le Peuple qu’il faut changer mais la Constitution.

Une Constitution, ce n’est rien de plus qu’une règle du jeu. Sauf que c’est celle que le Peuple se donne à Lui-même pour déterminer le fonctionnement de la Société à laquelle il appartient. Un bon jeu n’est pas un jeu qui contient forcément beaucoup de règles, mais il faut qu’ils puisse fonctionner sans être injuste, car comme rien n’est parfait (cf la Constitution de la 5ème République), les failles comme celle de l’article 40 finissent toujours par être utilisées par un gars qui préfère pourrir la partie de tous plutôt que perdre en jouant « comme d’hab ». Le jeu cesse alors d’être jouable pour tous

Je vous propose donc de cesser de jouer à ce jeu désormais sans aucun intérêt, et de participer, d’une certaines manière, à la mise en place d’une future Assemblée Constitutante destinée à nous proposer de nouvelles règles du jeu.

A travers un questionnaire destiné à servir de base à la mise en place d’une Assemblée Constituante la plus démocratique possible, je vous propose de participer à la réfelxion collective en répondant à ces quelques questions, qui vous prendront moins de 5 minutes répondre.


https://forms.gle/sBodcTMtsFrcyTaN7

Ce questionnaire est en test et je suis preneur des retours sur celui-ci.

Caleb Irri
Http ://calebirri.unblog.fr


Moyenne des avis sur cet article :  1.69/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • saint louis 8 juin 12:41

    Il serait intéressant de savoir si une majorité du peuple se sent concerné par le coté arbitraire du pouvoir actuel.

    Soit de savoir si un macroniste serait éjecté par choix des prochaines élections.


    • sylvain sylvain 8 juin 14:40

      je trouve l’initiative sympa mais vos questions sont un peu bizarres, pourquoi aurait on le choix entre 101, 151... constituants... ca sort d’ou ?? C’est tres formel.

      Et puis, je vous avoue que je ne vois pas bien ce que changerait une autre constitution au probleme central que rencontre notre societe : nous ne nous appartenons plus, nous sommes diriges en souterrain par une oligarchie mondialisee, par l’intermedaire de l’europe, des traites commerciaux et surtout de la finance.

      Une constitution sans, de maniere generale, de societe souveraine derriere, c’est une coquille vide. Si je me trompe, et j’en serais heureux quelque part, n’hesitez pas a me contredire


      • Caleb Irri 9 juin 23:00

        @sylvain

        Les chiffres impairs c’est pour éliminer la possibilité d’une égalité

        Pour le reste, s’il apparaît que la Constitution actuelle ne satisfait pas à ses obligations de représentation de la Volonté du Peuple, rien n’indique que la suivante soit la meilleure. C’est pour cela que je ne propose pour le moment qu’un questionnaire sur sa mise en place, pas sur ce qu’elle doit faire. 

        le processus Constitutant n’est pas une petite affaire, il doit être pris au sérieux.


      • Samy Levrai samy Levrai 8 juin 17:57

        Toujours la même rengaine plutôt idiote...

        donc la 5éme Republique est bafouée et il faut une nouvelle republique qui elle bien sûr ne sera pas bafouée et tout cela dans l’UE , l’euro et l’OTAN bien entendu...

        L’auteur ne sait évidemment pas que tous les pays de l’UE font la même politique, ont les mêmes lois, la même justice, la même monnaie, la meme diplomatie,  et propose donc une nouvelle constituante, on se demande bien pourquoi faire...

        Alors comme toujours : gros nigaud ou bel escroc ?


        • Caleb Irri 9 juin 23:04

          @samy Levrai

          alors le princioe d’une Assemblée Constituante c’est de proposer une Constitution. Nul ne sait ce qu’il y aura dedans. Etant donné que ce texte est censé représenter la Volonté du Peuple Souverain, il peut à loisir sortir ou rester dans l’Europe, c’est à lui de le décider  : il peut l’inscire dans la Constitution, ou le faire valider par référendum, ou mettre dans la Constitution le RIC afin que cela soit possible... tout est possible dans une Constitution, c’est LA règle du jeu.


        • Arogavox Arogavox 8 juin 18:18

           Mon avatar ne peut témoigner, ici, que d’une infime et invérifiable concordance de vues personnelles, en gros, sur le problème de « démocratie » dénoncé dans la première part de cet article ...

           Mais la démarche, citoyenne, paraît sincère ; et céder à une ’fatalité’ pour laisser tomber sans autre forme de procès, ne serait pas responsable.

           Il reste que, sans vouloir casser encore davantage l’ambiance, ni aggraver la négativité et le découragement, la question suivante pourrait peu-être, paradoxalement servir de ’poil à gratter’ constructif

          (poil à gratter. Qui dérange, qui agace par son manque de consensualisme, par ses exigences, par ses remises en question. Définition.

          ) :

            Qui a démontré qu’une « assemblée constituante » soit nécessaire et/ou suffisante, ou même seulement pertinente, pour fonder un système de pouvoir démocratique ?

           Question annexe :

           - si cette démonstration était notoirement convaincante, serait-il aussi prouvé qu’une Constituante n’incluant pas TOUS les citoyens sensés adopter la Constitution produite, soit aussi compatible avec le concept étymologique de démocratie ?

          Nota Bene :

          a) une ’étymologie’ de l’étymologie classique du mot « démocratie’ nous propose cette formulation :

           »Le terme dèmos désigne à l’origine un dème, qui est une unité villageoise composée de moins de 10 habitations d’artisans et d’agriculteurs vivant en interdépendance, réparties le long d’une route ou d’un carrefour, chaque maison distante de sa voisine de quelques centaines de mètres, et chaque unité villageoise située à 4-5 km de ses voisines, ce qui correspond approximativement à une heure de marche.

          « 

          b) parmi des arrières-pensées qui ne pourraient être toutes ’développée » ici, une idée phare serait de suggérer une réflexion sur cette autre question :

           Peut-on faire référence à une « Volonté Générale » non consensuellement mesurée/identifiée ? 
          ... et est-ce que la seule conscience d’une mesure/identification-reconnue-par-autrui-des-vonlonté-citoyennes-exprimées-et-cautionnées-individuellement-par-tous-ses-concityens ne serait pas pas déjà une très intéressante avancée vers un idéal démocratique non frelaté ?

           
           


          • Caleb Irri 9 juin 23:12

            @Arogavox

            1. personne. C’est juste que le fait de se poser à plusieurs en se demandant ce qu’on peut faire pour que la vie en société soit la meilleure possible semble plus compatible avec ce concept de démocratie que lorsqu’il n’y en a qu’un qui décide, mais la réalité des faits montre que malheureusement nombreux sont ceux que cela n’intéresse absolument pas... mais qui pourraient se plaindre et qu’on leur demande de s’engager, et qu’on ne leur propose pas de le faire... C’est la vie !

            Après il peut y a voir le super calculateur : il matche les ressources, les besoins et les envies et fait matcher au max. 

            1. oui mais nous quand on dit démocratie on pense gvt du , par et pour le peuple
            2. C’est trop difficile. Il faut pour cela je pense se contenter du vote. Car autrement faudrait aussi se demander si ce que pense une personne est VRAIMENT ce que pense cette personne....

          • citoyenrené citoyenrené 9 juin 10:14

            article intéressant, LREM met en relief l’aspect périmé de la Ve République


            • Caleb Irri 9 juin 23:14

              @citoyenrené
               Et pas qu’un peu ! je pense que grâce à Macron nombreux sont ceux qui s’en sont rendu compte


            • Merci à l’auteur de cette initiative. J’espère qu’elle sera reprise par une organisation nationale, car la question est posée depuis longtemps et l’urgence d’y répondre est désormais très pressante. La constitution actuelle a montré qu’elle ne pouvait empêcher un autocrate de faire ce qu’il veut. Macron a inventé la démocratie excluante du peuple, de ses représentants (si tant est qu’ils le sont), et des contre-pouvoirs. 

              La question de l’UE et des liens qui « enchainent » la France peut paraître insoluble si on considère qu’on n’aurait pas le droit ou qu’on ne pourrait pas sortir de l’UE ou qu’on ne pourrait pas désobéir à l’UE. Or, si la volonté populaire va en ce sens, il n’y a aucune raison pour que la France reste enchainée. Les Anglais ont montré qu’on pouvait sortir et de multiples exemples ont montré qu’il était possible de désobéir (le tristement célèbre Orban le montre continuellement). La France a un poids non négligeable au sein de l’UE pour la condamner comme le fut la Grèce. De plus, une constituante en France donnera des ailes à nombre de citoyens de l’Europe pour la réclamer chez eux. 

              Quant à savoir si la prochaine constitution sera meilleure que les précédentes, tout dépendra de qui la formule. Si ce sont nos parlementaires, cela n’avancera pas à grand-chose puisqu’ils protègeront leurs prérogatives. Si c’est le peuple, elle aura déjà l’expérience de 5 constitutions qui, pour chacune d’elles, ont amélioré certaines choses en introduisant des éléments démocratiques et ont montré leurs limites. 

              Pour moi, les questions essentielles portent sur :

               le mandat des représentants : révocable ou non ?

               la présence d’un chef d’Etat : l’étendue de son pouvoir ? s’il y en a un, doit-il être seul (voir la Suisse) ? 

               les fonctions du citoyen : peut-il contrôler les représentants et le fonctionnement de tous les contre-pouvoirs ? Peut-il prendre des initiatives législatives (RIC) ? Peut-il participer à la délibération : oui, non, à quel niveau ?

               le principe de la subsidiarité : oui ou non

               l’établissement de communs et la limitation de la propriété à l’usage 

               la question de notre devise qui privilégie la liberté à l’égalité et à la solidarité. Pour moi, il me semble que c’est la solidarité qui permet l’égalité qui est la condition de la liberté pour tous. Actuellement la liberté est réservée à quelques-uns, le consentement aux autres. Bien entendu, je parle d’une égalité des moyens et non de l’égalité des droits qui n’a pas à être remise en question.

               La nature : doit-on lui donner un statut ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité