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Addiction productiviste et exigence écologique...

 La gauche n'aurait-elle eu que des rendez-vous manqués avec un "progrès" écologique et social véritable ? Dans son nouveau livre phare, Serge Audier analyse en historien des idées politiques cette occasion manquée en raison de la fascination des "forces de progrès" pour le culte de la production et de la croissance l’acculant à toutes les compromissions. Il en résulte une durable et double « logique d’exclusion des populations et d’extraction prédatrice des ressources ». La vie pourrait-elle désormais être détruite sur une planète surexploitée « bien avant que le capitalisme s’étouffe de ses contradictions et de ses impasses » ? Un civisme véritablement « écologique » et « social » voire un « éco-républicanisme conflictuel » et solidariste permettront-ils de réinscrire « durablement » la société dans « une relation non prédatrice vis-à-vis à la fois des êtres humains et du milieu naturel » ?

 

Le capitalisme, qui a tant apporté en termes de « progrès productifs » et de confort, est-il « structurellement destructeur de l’environnement comme de la société » ? Le philosophe Serge Audier rappelle ses « externalisations » de coûts énormes sur la société et l’environnement et estime légitime de parler de « capitalocène » (plutôt que d’anthropocène »...) pour désigner la phase actuelle « sans précédent de destruction écologique massive et de transformation humaine du globe » qui va jusqu’à brouiller les frontières entre le « naturel » et « l’artificiel ». L’économie politique que nous subissons est irrémédiablement déconnectée de la nature et ignorante des exigences biologiques de régénération de celle-ci : « le capitalisme est radicalement contre-nature et contre la nature, insoucieux du long terme »...

Son logiciel prédateur semble l’emporter avec son « impératif de jouissance et de performance » sur toute considération d’équité alors même que s’achève sa phase redistributrice et démocratique.

C’est l’histoire d’une défaite idéologique et politique que retrace la nouvelle somme érudite et historique de Serge Audier – après La Société écologique et ses ennemis (La Découverte, 2017) qui, déjà, montrait comment une hégémonie industrialiste et productiviste a occulté le souci écologique.

Le concept de productivisme « compris comme la quête illimitée de la production maximale », ne constitue pas seulement un symptôme : il aide à déchiffrer une dimension essentielle de l’industrialisme, indissociable « non seulement du capitalisme, mais aussi de l’histoire même du communisme, du socialisme et d’une très large partie de la gauche ».

 

Le dogme industrialiste

 

L’invention de James Watt (1736-1819) à la source de l’essor de l’industrie mondiale, la machine à vapeur, a été saluée en son temps comme la réalisation de « l’antique fable de Promothée »...

En 1817, le comte de Saint-Simon (1760-1825) lance la publication de L’Industrie sous le slogan : « Tout pour l’industrie, tout par elle ».

Ainsi, constate Audier, la politique devient « la science de la production et l’Etat lui-même a vocation à se transformer en une grande forme d’industrie » - autant dire que la politique est dissoute dans « l’utopie libérale du marché »...

Un imaginaire culturel et politique hante les « esprits éclairés » : celui de la domination industrielle et technique, d’une exploitation systématique de la planète...

Le saint-simonien Edouard Charton (1807-1890) joue un rôle décisif dans le « culte du progrès » avec le lancement du Magasin pittoresque en 1833, de L’Illustration en 1843 et du Tour du Monde en 1860. Ces périodiques grand public prolongent le programme saint-simonien de « domination scientifique et technique du globe pour le bien de l’humanité »...

Chez Marx (1818-1883) aussi, l’on trouve cette foi dans « l’activité transformatrice prométhéenne de l’homme » et la « domination démiurgique de la nature »...

Au début du XXe siècle, la société de consommation mondiale est en germe à Detroit, avec la conception de la Ford T (1908) qui donne le coup d’envoi d’une production exponentielle et de l’automobilité de masse.

En juillet 1916, le président Woodrow Wilson (1856-1924) y fait un discours devant le premier congrès mondial des « vendeurs » annonçant une société de consommation mondiale.

Le « grand récit progressiste » ne s’éteint nullement par le « gigantesque carnage humain et environnemental » de la Grande Guerre : l’industrie de guerre s’avère un « puissant vecteur d’industrialisation et de croissance, au point qu’on a pu parler de « keynésianisme militaire » comme une des causes de l’anthropocène ».

La guerre, observe le médecin Agostino Gemelli (1878-1959), est l’occasion d’une « nouvelle logique d’incorporation de l’individu dans un mécanisme collectif, à la fois militaire et industriel » – le soldat « cesse d’être un homme » pour devenir « la partie d’un tout »...

Le parallèle s’établit entre le soldat-masse et l’ouvrier-masse du capitalisme en évolution vers le taylorisme – désormais « le système devra primer » souligne Taylor (1856-1915) et la chaîne de montage est le pont qui réunit le producteur et le consommateur...

 

L’ouverture du procès de la « croissance »

 

La question de la soutenabilité de cette économie a été posée de bonne heure par une « gauche » dont la conscience écologique ne réduisait pas le « progrès » à une fuite en avant productiviste et sans finalité humaine. Ainsi, le « présocialiste » Charles Fourrier (1772-1837), l’un des fondateurs de l’économie coopérative, a anticipé dès 1823 dans Sommaire du Traité de l’association domestique agricole ou Attraction industrielle un « risque majeur pour la planète », du à la « logique dévastatrice du capitalisme industriel ».

La défense de l’environnement a été vivace dans les milieux « progressistes » du XIXe siècle mais elle a été marginalisée par des « courants » convertis à cet aveuglement productiviste menant à ce « mode de vie mutilant fondé sur l’obsession de l’augmentation de la production et de la consommation » qui transforme les êtres humains en « machines à produire et à consommer ».

Ce glissement des « forces de progrès » vers une « économie de la croissance » constitue la matrice de dépendance à la frénésie productiviste et consumériste – elle fait le lit de notre impuissance actuelle face au « péril écologique ».

Dans l’entre-deux-guerres, le philosophe d’origine russe naturalisé français Nicolas Berdiaff (1874-1948) estime que « l’âge de la technique » se caractérise par le passage de toute l’existence humaine « de l’organique à l’organisation » - et par le passage du monde naturel à un « nouveau monde d’artificialisation généralisée » qui a perdu « le sens de la terre ». Critiquant le stalinisme, Berdiaff voyait dans le totalitarisme communiste « le miroir grossissant de l’Occident » plus que son antithèse politique...

Bernard Charbonneau (1910-1996) et Jacques Ellul (1912-1994) mettent alors en garde contre un « développement exponentiel », cette « dynamique aussi absurde que destructrice de l’humanité et de la nature ».

Aux Etats-Unis, l’urbaniste Lewis Mumford (1895-1990) accompagne les orientations environnementales du New Deal du président Roosevelt (1882-1945). Il prône la sortie de la civilisation du gaspillage et de l’accumulation des déchets ainsi que l’instauration d’une société du partage abolissant « la captation des richesses, des ressources et des sols par une minorité d’intérêts privés ».

Pendant les « trente glorieuses », Ivan Illich (1926-2002) montre que les « machines bureaucratiques et technocratiques » structurent le modèle socio-économique, politique et culturel dominant, depuis l’armée jusqu’à l’enseignement en passant par la médecine, dépossédant ainsi les individus et les communautés de leurs « capacités d’initiative et de leur créativité, donc de leur auto-émancipation ».

Depuis l’alerte lancée par le Club de Rome en 1972, il n’est plus permis d’ignorer que notre mode de vie insoutenable pour l’environnement est « sans avenir à l’échelle de la planète ».

André Gorz (1923-2007) souligne que « seul un dépassement du capitalisme serait à la hauteur du défi ».

Nicolas Georgescu-Roegen (1906-1994) montre que les « modèles dominants de l’économie (en particulier libéraux) reposent sur des hypothèses scientifiques fausses, porteuses de conséquences sociales et surtout écologiques catastrophiques ». Il préconise une bio-économie orientée vers « la sage gestion des ressources et le contrôle rationnel de la technologie, dans le respect de la biosphère et des générations à venir ».

Serge Audier appelle de ses voeux une « société écologique » qui intègrerait « dans son fonctionnement, au nombre de ses objectifs et de ses valeurs cardinales, en plus de la liberté, de l’égalité et de la solidarité sociale, l’impératif d’un respect de la « nature » et de la biodiversité sur le très long terme ».

Car la question écologique requiert un « nouvel imaginaire moral et politique articulant les défis démocratiques, sociaux et environnementaux » comme il requiert un véritable engagement de tous ceux qui se sentent dépossédés du sens de leur vie et de leur présence dans un tel « monde » où l’on suffoque tant de la corruption de l’atmosphère que de celle des consciences.

 

Un déni de réalité persistant

 

Pourtant, le déni de réalité s’exacerbe avec la « contre-révolution dite néo-libérale » dont le dogmatisme « free market » mène à une nouvelle phase d’accumulation et précipite le monde vers l’abîme en détruisant nombre de contraintes économiques, sociales et environnementales pour exercer son emprise sur une société de marchandisation généralisée et déshumanisée...

La « mondialisation capitaliste » légitime de façon pseudo-scientifique une « surexploitation irresponsable des ressources » et aggrave les dégâts environnementaux jusqu’à la sixième extinction des espèces en jouant d’une économie « immatérielle » aux infrastructures très matérielles, bien plus énergivores et polluantes encore que celles du trafic aérien.

Serge Audier montre que « l’entrée du virtuel dans la vie quotidienne » avive gravement « l’obsession consumériste addictive » et évacue irrémédiablement « l’enjeu écologique et la question de la responsibilité civique vis-à-vis du milieu naturel et des générations futures ». Pour lui, « les racines de la crise écologique mondiale, à gauche, se trouvaient au coeur même de la pensée socio-économique qui a structuré une part de son imaginaire, depuis l’industrialisme saint-simonien jusqu’au marxisme » - et la phase terminale d’info-dominance, d’uberisation et de déréalisation actuelles.

Si les dernières stratégies d’un capitalisme fallacieusement reverdi ne semblent abuser que de bonnes âmes environnementalistes toujours prêtes à marcher « pour le climat » mais jamais à sacrifier leurs chères mobilités ( vols intérieurs, charters, bateaux de croisière, yachts, voitures électriques, etc.) ou leurs niches fiscales à la vertu écologique, force est de constater que le génie de « ce système productif » en « révolution permanente » est de trouver sans cesse des sources inédites de profits dans de nouvelles technologies aussi « disruptives » qu’aussitôt addictives , dans les menaces et catastrophes écologiques qu’il provoque, ainsi que dans la raréfaction de la biodiversité (et de l’intelligence de la vie...) qu’il suscite...

Si la « satisfaction des besoins artificiels de quelques uns » se fait « aux dépens des besoins fondamentaux de tous », comment remédier aux conséquences mortifères de l’illimitation et de l’accaparement prédateur de ces « quelques-uns » qui s’affranchissent de toute solidarité envers leurs semblables ?

En dotant les enfants gâtés de l’aliénation consumériste d’un « imaginaire alternatif » afin de leur assigner d’autres « finalités collectives et individuelles » - comme un changement de « paradigme » ou de « système » ?

Le philosophe estime utile de rappeler que le « bien commun » n’est pas « un donné se satisfaisant de postures et de simagrées bon marché de « marcheurs pour le climat », il est le produit d’une réflexion et d’une délibération commune » - d’un engagement... Sa définition constitue un « enjeu de luttes entre groupes antagonistes, entre significations imaginaires sociales, entre idéaux d’une « bonne vie ».

L’urgence écologique suppose aussi un « éco-républicanisme conflictuel » concevant l’homme comme un citoyen éco-vigilant, capable de mobilisation pour plus d’équité et de partage planétaire, plus que comme un « producteur » et un consommateur compulsif de gadgets de plus en plus nuisibles.

La « crise écologique » serait-elle aussi civique ? Serait-elle aussi une crise de la conscience humaine au sein d’une post-humanité déracinée par la « digitalisation » illimitée du vivant et sa « mise en données » ?

Serge Audier, L’âge productiviste – hégémonie prométhéenne, brèches et alternatives écologiques, La Découverte, 970 p., 29 €


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18 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 mai 09:22

    La société de croissance n’est pas soutenable, et le « développement durable » n’est qu’un gadget à ranger sur le rayon des tartes à la crème.

    Ce ne sont pas les adjectifs « durable » et « soutenable » qui sont en cause, mais la notion de développement.

    Si la notion de décroissance choque la plupart des gens, c’est parce qu’elle est comprise le plus souvent comme prônant un "au-delà du développement", une idée qui remet en question tout l’imaginaire occidental, fondé sur une croyance quasi-religieuse dans le mythe du progrès depuis plus de deux siècles.

    Hélas, les arguments rationalistes n’ont jamais éradiqué les illusions religieuses. Il arrive même qu’ils les renforcent en réveillant des mécanismes de défense.


    • mmbbb 20 mai 11:08

      @Séraphin Lampion Si vous consultez les analyses prospectives economiques des pays vers 2030 2050 , ce sont les pays du Sud qui prendront le relais et nous depassera Chine Inde Bresil Indonesie et Turquie . Nous serons a la 11 place , Ces pays cites ont une forte croissance demographique , l auteur omet ce paramètre , tous les ecolos eludent cette problématique . L Afrique ne veut pas de décroissance , c est un des continents qui sera le plus jeune , Les jeunes africains voudront vivrent a l occidental est beneficié de la modernité . Je doute qu ils lisent les philosophes cites dans cet article et appliquent doctement une vie austère . Les africains penseront a construire des infrastructures . C ’est en cours Le Kenya est en train de construire une ligne TGV , ce sont les chinois qui ont le marche . Admettions que nous francais , retournions vivre comme au XIX siecle , c ’est a dire en travaillant beaucoup et ayant peu de loisirs, cela ne changerait pas la face du monde ! 


    • Excellent article, comme toujours.


      • mmbbb 20 mai 10:53


        Auteur partisan ; Il n est pas mentionné le mode de production a la sovietique qui a saccage des ecosystemes telle la mer d Aral . Par ailleurs la propagande sovietique n avait qu un mot d ordre ; le progres. Cette idee etait materialisée par la locomotive avançant inexorablement Voir les films de propagande, Donc le progrès est une idée largement partagée Quant a l eco citoyen bon cela concerne l eco citoyen des villes , celui ci etant plus preoccupé par ses loisirs son bien être et ne connait in fine tres peu la campagne francaise . et se fiche éperdument de la désinsdustrialisation de son pays . J ai un collegue qui va faire de longue farandole afin de sauver le climat , C ’est gentil , cela permet de rencontrer des personnes hyper conscientes , Nous faisions auparavant des produits manufactures notamment du tissu , mais c est la Chine qui est devenu un des ateliers du monde afin d affirmer sa puissance , Le Bangladeh offre aussi un reservoir infini de main d oeuvre tant la croissance demographique est une aubaine, Je connais une personne ayant travaille dans une usine de confection de chemise de qualite , celle-ci a du fermer faute d acheteurs « eco citoyen et vigilant  » , Le probleme est la , Il ne suffit pas d énumérer une liste de philosophe afin d étayer son propos et ainsi paraitre savant en concluant par une argumenation tres a la mode « eco citoyen » mais en omettant tout simplement le facteur economique basique , Je le sais , je suis trivial tant la pensee est profonde de la part de ces eco responsables , Quant a la Chine ,elle veut devenir la plus grande puissance du monde, comment en vendant ses produits , Demain l Afrique sera un des marches prometteurs L Inde nous depassera L Inde est un des pays les plus pollues ect , Il me semble que tous ces pays n ont pas la meme charte sociale et se soucient peu de l environnement , C est a ce prix qu ils sont competitifs , Pendant ce temps, en occident , on ne cesse ne nous parler d eco responsabite , Je pense que c est simplement naif . La France 1 % de la population mondiale Une partie de la population francaise est declassee . Une societe en delitement Le resultat des elections le 26 mai montera la pertinence des propos de cet auteur . Je doute que la liste ecolo dépasse les 3 % .


        • lephénix lephénix 20 mai 10:55

          @ Seraphin Lampion

          la religion industrialiste et l’addiction consumériste : la nouvelle pensée magique qui a pris le relais du culte de l’âme  après la systématique du salut de l’âme, celle du gavage des corps sur fond de « après moi le déluge »... « il ne suffirait de ne pas acheter pour que ça ne se vende pas » (coluche)


          • lephénix lephénix 20 mai 10:58

            @ Melusine ou la Robe de Saphir

            Merci pour votre lecture attentive !


            • lephénix lephénix 20 mai 11:01

              @ mmbb

              Justement Audier en parle dans son livre, du productivisme soviétique et de la Chine atelier du monde... difficile de condenser en deux mille mots la matière dense d’un livre de près de mille pages, il est juste possible d’amorcer le débat et de donner envie de le lire... il ne s’agit que de ça, pas d’appeler à veauter pour une liste prétendue « ’écologiste »  qui est à l’écologie ce que l’économisme est à l’économie...


              • mmbbb 20 mai 11:33

                @lephénix Les Chinois s en tapent royalement . L objectif de la Chine devenir la puissance du monde L Inde sera une des grandes puissances ainsi que l Indonesie , En Europe c est la Turquie qui nous dépassara ,un point commun la croissance demographique comme je l ai cite plus haut . Quant a notre pays, beaucoup de francais sont adeptes de la decroissance , c ’est a dire qu ils sont dans la pauvrete , les chiffres sont bidouilles , mais comme le disent les gilets jaunes « nous avons des angoisses pour nos fins de mois , les ecolos ont des angoisses pour la fin du monde » . Quant a moi , la seul certitude est l argent , c est le nerf de la guerre , cela evite de vivre et de subir la mixite sociale , et ce « vouloir vivre ensemble » . ,Quant a l ecologie, il faudrait deja comme l on dit eviter d avoir des plans sur la comete , et d apprendre la civilite dans un premier temps . Par exemple ,les cyclistes, sont la plupart des enflures et ne respectent pas les feux J ai ete temoin cours Gambetta a Lyon, d un accident, l un d eux a fonce dans un garcon qui traversait au feu ,vert le passage pieton . Quant a la proprete des rues , bon c ’est un dépotoir ect ect . Entre l enonce de théories d auteurs et la realite ordinaire, il y a souvent un abîme , Donc si vous voulez une ecologie durable, commencez a apprendre la civilité , il est vrai cela fait partie de l ancienne morale , mais rien ne se fera sans cela . Ce sera illusoire .


              • JL JL 20 mai 11:26

                ’’ Le concept de productivisme « compris comme la quête illimitée de la production maximale », ne constitue pas seulement un symptôme : il aide à déchiffrer une dimension essentielle de l’industrialisme, indissociable « non seulement du capitalisme, mais aussi de l’histoire même du communisme, du socialisme et d’une très large partie de la gauche ». ’’

                 

                 Pour la gauche : premier quart de tour à droite.

                 

                 « Le libéralisme économique préside tous les imaginaires » (Edouard Glissant)

                 

                 Deuxième quart de tour.

                 

                Conclusion : la « gauche de gouvernement » après deux quarts de tour à droite n’a plus de gauche que le nom. Cette « gauche » là est devenue un parti de droite comme les autres qui s’en distingue uniquement par son libéralisme sociétal et ses aspirations sans-frontiéristes.

                 


                • mmbbb 20 mai 11:54

                  @JL une experience intéressante Un journaliste a vire de son appartement , tout ce qui n etait pas fabrique en France . Résultat, il se trouvait a poil ou presque dans son ancien fauteuil bubble achete aux puces . Il etait accompagne de son chat qui n etait pas made in China . 
                  Quant aux aspirations sans frontiéristes de la gauche, celle ci est l diote utile du patronat qui n en demandait pas autant Que veut Gattaz patron du MEDEF, une immigration . 
                  La Cathedrale a brûle , on apprend qu il manque des compagnons afin de la reconstruire Ces metiers sont mal payes malgre le degre d ’exigence demande il vaut mieux vendre du shit .
                  Les ouvriers ont etre declassés , le travail manuel marginalise par l education nationale .
                  L elite en France ne voulait plus d industrie. Trop sale , uniquement pour les pays du sud 
                  Autant de paradoxe qui nous amene la ou nous en sommes ..


                • nono le simplet nono le simplet 20 mai 11:42

                  article de qualité


                  • lephénix lephénix 20 mai 12:05

                    @ JL

                    vous avez fort bien bouclé la grande boucle de ce « grand renoncement » la surdité à la « question sociale » serait-elle proportionnelle à l’aveuglement productiviste où communient « droite » « gauche » « extrême centre » et pseudo écolo survendant une société plus « verte » que nature ?


                    • lephénix lephénix 20 mai 12:07

                      @ nono le simplet

                      merci, c’est ce que nous cherchons tous, au fond sur ce fil, la « qualité du débat » pour pallier à la « merdification du travail » et de tout ce qui faisait société jusqu’alors...


                      • lephénix lephénix 20 mai 12:11

                        @ mmbbb

                        il est évident que nous finirons là où l’« on » mène le troupeau, dans ce régime de « crédit social », la messe est dite sans « débat » ni délibération, au-delà de toute « civilité » ou échange de généralités...


                        • mmbbb 20 mai 13:31

                          @lephénix Vous citez  Nicolas Georgescu-Roegen , a sa naissance en 1 906 la terre comptait 1 , 6 milliards d habitants . Levis Strauss evoquait le probleme de cette croissance exponentielle demographique . il avait dejà pressenti cette problématique . Il est ne durant la même periode Celle ci a ete accompagnée par les avancees techniques, le pendant de la science . l Inde a beneficie de la revolution verte c ’est a dire agriculture a haut rendement copiee sur le modele occidentale . Elle a permis a ce pays continent de sortir de la précarité alimentaire . L OMS a eradiquée la variole en proposant un plan mondial .
                          .Aurait il fallu appliquer un eugenisme et interdire l acces à la science a ces pays .
                          C ’est en complete contradiction avec la these de ce de philosophe . C ’est l urgence qui a determine cette politique ..C ’est l urgence qui fait loi. 
                          La Chine a su amener pres de 400 millions de chinois au niveau de vie de la classe moyenne Croyez vous que ces chinois vont retourner dans les campagnes .
                          Par ailleurs , c est un phenomene unique dans l histoire de l humanite.
                          Je ne suis pas omniscient, je n ai pas de solution prête sur etagere .
                          en revanche, vous pouvez mepriser les personnes avancant des generalistes , les philosophes eux peuvent ecrire des theses et manier des concepts , mais ils non pas de responsablites électives. J ai cite un exemple trivial a vos yeux de cette personne ayant travaille dans cette entreprise. Desormais les bo bos vont dans des magasin eco responsables dont les produits sont fabriques au Bangladesh par exemple ! Ce qui m importune c est cette nouvelle classe de bo bo ecolo eco citoyens responsables . C ’est un peu facile , beaucoup d entre eux ont un bon niveau de vie . Les ecolos lyonnais , puisque je les connais enfin je sais ou ils habitent Ils voyagent pas mal un exemple que j avais cite le parigo qui fait la teuf toute la nuit durant la nuit blanche Paris lumiere Paris la fete Ce n est pas un mal en soi Un mois apres , sous l injonction des verts , un Paris eco responsable sans lumiere Le paradoxe comme le ridicule ne tuent pas Il y en aurait des morts


                        • lephénix lephénix 20 mai 19:42

                          @ mmbbb

                          où est le mépris dans ce qui précède ? si nous échangeons paisiblement sur agora vox, il est chez ceux pour qui aucun échange ni « débat » n’est possible sur des décisions lourdes qui pourtant nous concernent tous et engagent notre avenir... comme, dans les exemples que vous citez, la restauration de notre-dame ou la manière de conduire la « transition énergétique »...


                          • Old Dan Old Dan 20 mai 23:30

                            ... p’têt que les gosses seront moins stupides que nous l’avons été ?...

                            .

                            [ Non, ils ne sont pas tous formatés à être des consommateurs décérébrés ! ]


                            • Spartacus Spartacus 21 mai 19:10

                              A le « méchant » capitalisme qui bousille la planète.....

                              Mais est ce vraiment le capitalisme ? 

                              L’assèchement de la mer d’Aral, c’est bien la bureaucratie soviétique qui l’a créé ?

                              La destruction des petits oiseaux en Chine c’est bien une planification étatiste ?

                              Les pluies acides des ex-pays de l’Est, elles n’ont pas eu lieu à cause de l’Ouest capitaliste ?

                              Le réacteur de Tchernobyl c’est bien en pays socialiste qu’a eu lieu la catastrophe écologique ?

                              L’Allemagne qui rejette de plus en plus de pollution carbonnée, c’est bien le directivisme écologique qui l’a imposé ?

                              Les pays les plus capitalistes ? La Suisse, un pays le plus vertueux écologique du monde.

                              Les USA. Tous les pays qui ont signé la COP24 ont augmenté leurs rejets, les USA qui l’on signé ont eux réussit a réduire la pollution. https://www.dailysignal.com/2018/07/31/epa-key-air-pollutants-drop-73-percent-since-1970/

                              Avant de critiquer le capitalisme on regarde ou nous ont mené les idéologie totalitaristes, liberticides dont s’inspire les écologistes.

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