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Accueil du site > Tribune Libre > Affaire des prétendus chants « homophobes » lors du match Rennes/PSG

Affaire des prétendus chants « homophobes » lors du match Rennes/PSG

Tout a commencé avec un match de football de ligue 2, entre les modestes équipes de Nancy et du Mans. Des chants qualifiés d'homophobes auraient été proférés par des spectateurs, ce qui a conduit l'arbitre a stoppé la rencontre durant quelques minutes. Puis l'épidémie se serait propagée au match phare entre Rennes et Paris de dimanche 18 août dernier, provoquant l'indignation de l'ensemble de la presse.

Des ministres scandalisés, des associations LGBT sur le pied de guerre, des appels à des sanctions exemplaires... Diantre ! Que s'est-il donc passé durant ces deux matchs de ballon rond pour provoquer de telles réactions de nos dirigeants et des ligues de vertus ?

Des appels au meurtre des invertis ? De violentes insultes mettant en cause la sexualité des joueurs de l'équipe adverse ? Des chants paillards inspirés par les sketchs sur les gays du regretté Coluche ?

Après une rapide enquête, les propos "homophobes" seraient les suivants : lors du matchs de ligue 2 : "la ligue, la ligue, on t'enc..." ; lors de celui de ligue 1 : "Paris, Paris, on t'enc..." Rien d'autre, à priori. De la banale gauloiserie, pas bien méchante, certes de mauvais goût, mais pas de quoi engendrer une affaire d'état. Alors où est le problème ?

Dans le premier cas, quelques supporters interpellaient la ligue de football, certainement au sujet d'un litige qu'aucun organe de presse n'a signalé. Dans le second, c'est de la vanne habituelle à l'égard de l'équipe adverse, à prendre au second degré. Les supporters du Stade Rennais ne pratiquent pas tous la sodomie lors de leurs rapports intimes : ils se contentent de chambrer en utilisant le vocabulaire usuel des jeunes. Donc, où est l'homophobie ? En quoi la haine des invertis est évoquée dans ces chants, d'une banalité écologique depuis quarante ans dans les stades ?

Ne riez pas ! Nathalie Boy de la Tour, présidente de la ligue nationale de football, a discerté dans le quotidien l'équipe du 21 août sur la nature de ces appels à sodomiser : plus flous que "sale tarlouze" ou "tafiole", notre élégante dame de compagnie se demande comment les classer. Homophobes ou non homophobes ? Ce qui est idiot, puisque cette pratique concerne autant les hétéros que les gays...

Plus sérieusement, il est utile de comprendre les raisons de ce nouvel épisode d'extrapolation de propos tenus par quelques prolos un peu énervés. Tout d'abord, dans le cadre de sa prétendue mission éducative, le LNF a lancé en mai dernier un plan de lutte contre les dicriminations dans les stades. Il faut donc amortir les fonds investis en trouvant des exemples à traiter. Ensuite, nos pouvoirs publics, qui craignent autant le petit peuple qu'ils le méprisent, ne supportent plus de voir des gens en liberté dans les stades. Il ne faut plus insulter l'adversaire, rouspéter et chambrer. Chacun doit payer son billet, rester assis, consommer le match puis circuler. Bientôt, comme à l'opéra, une tenue correcte sera exigée pour accéder à une tribune sportive.

Or, deux points dérangent. Le premier, c'est la récupération politique du sport pour faire passer des messages éducatifs. Le peuple serait mal élevé, il faudrait le réeduquer. Cette pratique consistant à associer idéologie et compétitions sportives remonte, comme chacun sait, aux jeux olympiques de 1936 à Berlin. Depuis, tous les régimes ont développé ce concept pour faire passer des idées, des démocraties aux pires dictatures. Pourtant, le sport n'est qu'un divertissement, et rien d'autre. On l'aime par passion, pas pour ses "messages" et autres sornettes qui ne sont que de la sournoiserie, puisqu'il s'agit de l'utiliser pour manipuler les consciences. 

Deuxième point : qu'est devenu ce football populaire, distraction préférée des ouvriers et des gens de milieux modestes ? Madame Boy de la Tour (!) est-elle bien placée pour parler au nom des "ultras" et autres mordus de ballon rond ? Pour assister au match Rennes/PSG en tant que non-abonné, le prix des places démarrait à... 46 euros sur le site du stade Rennais ! Si on retire les "kops" et les "ultras", étudiants à tarif réduit et prolos qui se sacrifient à leur passion, il n'y aurait plus que des bobos dans les stades : finies les communions populaires d'autrefois dans les tribunes !

Le politiquement correct allié à cette peur du peuple de la part de nos élites conduit à des aberrations, consistant à voir du racisme, de l'antisémitisme et de l'homophobie partout. Madame la Marquise ; pardon, Madame Boy de la Tour, fait sans doute partie de cette bourgeoisie libérale pour qui le "gaulois" n'est qu'un crasseux alcoolique et grossier, qu'elle compte rééduquer, et isoler s'il refuse de se soumettre en l'excluant des associations de supporter. L'augmentation du prix des billets d'entrée dans les stades a aussi ce rôle de sélection par le haut. Intégration forcée dans son système de valeurs (le vivre-ensemble, l'universalisme...) ou la marginalisation sociale : tout un programme.

Concluons cependant par deux notes d'humour. La première concerne la sexualité des "ultras" du Stade Rennais ; qui peut garantir qu'il n'y avait pas d'invertis dans leur rang samedi dernier (ce qui d'ailleurs est leur droit intime) ? Même remarque concernant ces marseillais auteurs de la banderole anti-PSG ci-dessous, il y a quelques années, qui nous avait fait autant marrer à Paris que sur la Canebière ? Car le sport, c'est aussi la rigolade et la dérision, pour se détendre après une semaine de travail. Le peuple sait faire la différence entre loisir et politique, et il n'a pas besoin des leçons de civilité de Mme Boy de la Tour et des journalistes de la presse subventionnée par ses impôts !

Résultat de recherche d'images pour "paris sado gay"

Source de la photo : https://ultrasmovement.wordpress.com/2008/05/25/pedo-sado-gay/


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36 réactions à cet article    


  • Buzzcocks 26 août 14:51

    A Nancy, il y a surtout un chant traditionnel où deux tribunes se chauffent en début de match, même pour un match contre Le Mans

    « Nous haissons les messins

    Ces Pd ces bon à rien 

    stade Picot nous appartient

    Tout comme le saint-symphorien »

    Alors effectivement, c’est débile à souhait, c’est chanté depuis des lustres à Picot sans que personne jusque là ne disent quelque chose.

    Toutefois, est ce vraiment sain que dans un stade de foot, les gens puissent chanter de telles imbécilités souvent reprises par des enfants ?

    Nancy et Metz ne sont plus dans la même division, donc il n’y a plus de derbys, mais quand les derbys existaient, il était déconseillé de venir sur Nancy avec une voiture immatriculée 57 sous peine de se faire éclater la tronche, ou détruire la bagnole. Quand bien même vous n’alliez pas à Nancy voir le foot mais pour visiter votre oncle Anatole !

    Parce que le foot, c’est devenu ça... de la haine en barre. Alors certes, 99% des gens qui chantent ces âneries sont assez intelligentes pour comprendre que c’est un jeu, du folklore... mais hélas, y a vraiment 1% de gens qui haïssent vraiment les messins au point de les latter quand ils en croisent un.

    Et je pense que ce genre de chant, contribue à effectivement propager de la haine assez malvenue.


    • @Buzzcocks
      Voilà ce qui arrive quand on écoute du rap et du rock alternatif ! Plus sérieusement, vous avez raison et il y a le même problème entre Rennes et Nantes en Bretagne... Tout cela relève de l’injure basique, la politique n’a pas à s’en mêler...


    • Paul Leleu 26 août 21:25

      @France Républicaine et Souverainiste

      en tous cas, à 48 euros le prix plancher, ils sont plutôt pétés de thunes vos prolos... ajoutez à ça les clopes, le chichon et la gnôle... c’est beaucoup plus cher que l’opéra ! :) mais chacun dépense son argent comme il veut.


    • Buzzcocks 26 août 15:11

      Sinon, je vais vous raconter une autre histoire.

      Moi, mon truc, c’est le hand. Donc parfois, je vais voir du hand, et donc j’ai assisté au premier match du PSG de l’air Qatari. Il se trouve que les émiratis avaient repris le hand après le foot, discipline où ils ont voulu faire le ménage dans les supporters, avec des interdictions de stade notamment. Et donc pour ce premier match de hand de l’air Qatari, ils n’avaient pas anticipé que les ultras Footeux allaient venir au handball où il n’y avait que peu de contrôles, pas de stadiers, très peu de flics.

      Et donc on s’est retrouvé avec une centaine de types complètement cons qui insultaient tout le monde ou presque. Et tout le public « traditionnel » du handball était horrifié. Dans ce sport, on applaudit un joueur adverse blessé quand il se relève. On ne lui crie pas « enculé, fils de pute ». C’était insupportable.

      Perso, je ne suis plus retourné voir du hand au PSG. Ils ont peut être réglé le problème, je ne sais pas, mais pas envie de dépenser 30 boules pour entendre des abrutis finis à la pisse, insulter des joueurs blessés ou siffler un type un peu trop foncé pour eux.

      Alors je suis surement un bobo gaucho droit de l’hommiste, le peuple, il me fait surement chier. Mais pour moi, le sport, ce n’est effectivement pas venir gerber sa haine et sa vie misérable pour se défouler.


      • @Buzzcocks
        Imitez-moi, allez assister à des matchs de rugby (le stade Jean Bouin a été refait à neuf à Paris). Au Stade Français, il n’y a jamais eu ces problèmes, et pour cause : le fouteurs de merde ne sont pas admis ! 


      • Buzzcocks 27 août 10:14

        @France Républicaine et Souverainiste
        En tant que souverainiste, vous pensez surement que la France est un grand tout uniforme. Or non, chaque région a ses spécificités, et donc là où je suis né, personne ne joue au rugby ou presque, et vue la rigueur des hivers, on préférait des sports de salle comme le handball justement.
        Donc le rugby, non merci.
        On sait juste que Nigel Owen est homosexuel, et qu’il peut arbitrer tranquillement au rugby. Ce qu’il ne pourrait peut être pas faire au foot, sans subir des quolibets de pauvres tachons. Et si en assistant à un match de rugby, ce brave type était vilipendé, j’espère que vous trouveriez ça très con, voire insupportable. 


      • @Buzzcocks
        Oui, je trouverais cela débile ! Mais c’est hors-sujet dans le cadre de cet article... Au fait, en plus d’être souverainiste (donc partisan de la liberté pour mon peuple) j’ai été handballeur quand j’étais jeune et j’ai cotoyé le chanteur des Garçons Bouchers... Vous avez beaucoup de préjugés pour un gars qui se dit de « gauche » !


      • paulau 26 août 15:23

        Les homosexuels sont devenus les « vaches sacrées » en Occident.

        Toute parole susceptible de les blesser est immédiatement contrôlée , disséquée, condamnée. La loi prise pour sanctionner les propos homophobes a crée un délit de blasphème à leur entier bénéfice.


        • Pere Plexe Pere Plexe 26 août 16:06

          @paulau
          ...ce qui interroge est que la sodomie soit assimilée à l’homosexualité.
          Pourtant, selon certaines sources bien introduite, l’acte serait aussi le fait de couple hétéro.


        • Paul Leleu 26 août 21:33

          @paulau

          pourquoi ? en quoi ça apportait quelque chose de l’insulter ou même de les maltraiter ? c’est quoi le concept exactement ?

          l’homophobie n’est pas quelque chose de naturel... c’est surtout un conditonnement... à l’époque où le Capital avait besoin de paysans, d’ouvriers et de petits soldats pour les faire crever dans les guerres... il fallait que le « mâle » fasse ses preuves : travail, famille et patrie... l’homophobie était promue afin de mieux exploiter le peuple...

          après, sur cette affaire, il n’y a vraisemblablement pas d’homophobie dans les propos rapportés. Mais ça fait pas de l’homophobie une valeur spécialement positive... plutôt un reste de conditionnement des prolétaires par l’oligarchie (qui elle ne se privait ni du plaisir éventuel, ni de la liberté des corps et des esprits, ni de la créativité homosexuelle).


        • Garibaldi2 26 août 15:53

          C’est l’arbitre qui a arrêté le match Nancy/Le Mans. Quant à Madame Boy de la Tour (c’est son nom d’épouse), elle a été élue avec 94% des voix présidente de la LFP. En mars 2019, la ministre des Sports,

          Nathalie Boy de la Tour, qui s’est exprimée lundi au Sénat sur le sujet, a également abordé la question dans un entretien accordé au Parisien :

          « Cela fait partie de l’expression d’une ferveur populaire »

          La présidente de la Ligue de Football Professionnel (LFP), elle, ne paraît pas choquée des paroles entonnées par les supporters parisiens. "C’est le folklore, le folklore du foot… J’assiste à plus de cinquante matchs par an. Ce sont des propos qu’on entend régulièrement. Ça ne veut pas dire qu’ils sont acceptables, mais ils font partie de l’expression d’une ferveur populaire qu’il faut prendre comme telle.« 

           »Vous n’entendez pas ça en dehors d’un stade"

          Relancée sur la question, Nathalie Boy de la Tour tient à remettre les choses dans le « contexte » et interprète la situation d’une manière différente de celle de la ministre des Sports.

          "Ce que vous entendez dans un stade, vous ne l’entendez pas en dehors, lorsque vous faites vos courses. Le propos pris hors contexte n’est pas acceptable. Maintenant, dans le stade il n’est pas acceptable en tant que tel, mais il fait partie du folklore.« 

           »Quel type de sanction ?"

          Selon elle, « la majorité des supporters n’ont pas l’impression de blesser » et préfère l’éducation et la prévention à la sanction. "Comment pouvons nous combattre cela ? Ça passe par l’éducation et la prévention.La sanction, pourquoi pas, mais quel type de sanction ? Il faut appliquer un principe de réalité dans les stades."

          Une réaction qui n’a pas été du goût de plusieurs associations, à l’image de SOS Homophobie, pour qui les propos de la patronne de la LFP reviennent à "relativiser et tolérer l’homophobie".

          https://www.leprogres.fr/sports/2019/03/26/chants-homophobes-cela-fait-partie-du-folklore-dit-la-patronne-de-la-lfp

          Les prolos qui n’auraient plus les moyens d’aller dans les stade devraient commencer à protester contre les prix délirants des joueurs de foot, et de leurs maillots vendus par les clubs, et faire des économies sur les places de spectacle à 120€ qu’ils paient pour écouter une braillarde en play-back !


          Et merci de ne pas parler à la place du peuple.


          • Paul Leleu 26 août 21:36

            @Garibaldi2

            « Les prolos qui n’auraient plus les moyens d’aller dans les stade devraient commencer à protester contre les prix délirants des joueurs de foot, et de leurs maillots vendus par les clubs, et faire des économies sur les places de spectacle à 120€ qu’ils paient pour écouter une braillarde en play-back !  » ...

            c’est pas politiquement correct ! :)


          • Buzzcocks 26 août 16:52

            Sinon, je pense que vous n’en avez aussi rien à foutre quand des algériens sifflent un hymne ? C’est aussi un peu du folklore après tout.


            • Gasty Gasty 26 août 17:16

              Je conchie le foot parce que j’aime le sport.


              • Eric F Eric F 26 août 19:14

                Le problème des termes grivois, c’est que par nature ils sont soit misogynes, soit homophobes, soit attentatoires à la pudeur. Si on mettait une amende de première catégorie à chaque propos de ce genre, le déficit budgétaire serait rapidement résorbé, surtout dans le midi..https://desencyclopedie.org/wiki/Putaing-cong

                 smiley


                •  Adibou Adibou 26 août 20:52

                  Article populiste.


                  • CLOJAC CLOJAC 26 août 21:06

                    L’auteur a raison lorsqu’il parle de récupération des rencontres sportives pour faire passer des messages destinés à éduquer les masses populaires incultes, ignares et stupides. Mais cette forme de propagande insidieuse, courante dans tous les régimes totalitaires, n’affecte pas que le sport ou plutôt les « spectacles sportifs ».

                    Les médias fonctionnent depuis belle lurette selon ce schéma éducationnel, les présentateurs (on ne peut plus parler de journalistes) étant des clones les uns des autres, porteurs des mêmes obsessions, des mêmes rengaines et des mêmes indignations sur commande. Et c’est ce qui explique que le peuple inculte, ignare et stupide ne leur fait plus confiance.

                    Même remarque pour le cinéma français en perte de vitesse sauf rares exceptions parce qu’il doit d’abord asséner un message, lourdingue ou subliminal selon le degré de finesse du réalisateur, l’intérêt de l’histoire et le jeu des acteurs devenant secondaires… Et ne parlons même pas des téléfilms calibrés par des commissaires politiques tenant entre leurs mains les clés du financement des films. 


                    • Paul Leleu 26 août 21:40

                      @CLOJAC

                      j’imagine qu’habituer le prolétaire à trouver génial de dépenser ses économies pour aller regarder des millionaires taper dans le ballon, c’est pas de « l’éducation subliminale »...

                      quant aux films américains, vous m’expliquerez lequel d’entre eux échappe à la propagande idéologique...

                      quant aux médias les plus merdiques, c’est précisément ceux que « le peuple » consomme et plébiscite... désolé de casser vos mythes... mais c’est juste un constat


                    • CLOJAC CLOJAC 26 août 22:28

                      @Paul Leleu
                      La question n’est pas de décider à leur place si certains ont tort ou raison d’assister à des spectacles sportifs ou d’ingurgiter les émissions insipides et les téléfilms débiles de la télé... Mais de dénoncer les manipulations dont ils sont l’objet, en espérant que cela contribuera à leur prise de conscience. Il y a 100 ans déjà, William Mc Dougall, l’inventeur de la psychologie sociale expliquait très bien les ressorts permettant de conditionner les gens, et son disciple Serge Tchakotine auteur du « viol des foules » en donnera plus tard le mode d’emploi. Tout candidat politicien, aspirant présentateur et apprenti dictateur doit avoir lu ce livre.

                      Quant au cinéma américain, il n’est pas structuré par une pensée unique ! Il y a eu des pro et des anti-Viet Nam war, comme il y a eu des pro et des anti Bush et aujourd’hui des pro et des anti Trump. Des films à succès ont réhabilité les Amérindiens et leur culture, contredisant la vision manichéenne des westerns. D’autres ont valorisé les Afro Américains, héros de polars, avocats, médecins ou philanthropes. Des movies des années 1990, anticipaient un président black.
                      La différence avec la sournoiserie du cinéma français (qui se veut psychologique !) est que les Ricains avancent à visage découvert. Comédie ou thriller, blockbuster ou polar, la règle N° 1 est d’intéresser le spectateur avec une bonne histoire et des acteurs crédibles parce que là-bas les films ne sont pas subventionnés par les avances sur recettes et les séries télé achetées sur ordre du pouvoir.


                    • Garibaldi2 26 août 23:23

                      @CLOJAC

                      https://www.les-crises.fr/hollywood-propaganda-la-fabrication-du-consentement-au-cinema-par-laurent-daure/

                      L’avance sur recette n’est pas une subvention. Comme son nom l’indique c’est une avance qui doit être remboursée. Les fonds de l’avance sur recette proviennent de
                      3 taxes : la première est prélevée sur la vente des billets dans les salles de cinéma (TSA), la deuxième est versée par les diffuseurs TV (TST) et la dernière provient du marché vidéo. C’est donc le cinéma lui-même qui alimente l’avance. 

                      L’immense majorité des films US sont d’une médiocrité absolue, et ne sortent d’ailleurs pas en salle en France, mais sont achetés pour des clopinettes pour passer à la télé.


                    • Paul Leleu 27 août 00:55

                      @CLOJAC

                      franchement vous me faites marrer... le cinéma américain est peut-être la pire usine de propagande et de formatage des masses de l’histoire de l’humanité... mais vous trouvez ça génial... et vous vous extasiez sur le caquetage des pro et anti viet-nam, des amérindiens et des pleurnircheries sur les afro-américains... mais vous sortez d’où ????!!!!

                      ensuite, vous me dites que le sport doit pas véhiculer des messages pour les masses... alors que c’est précisément ce qu’il fait, et que je vous ai démontré... quant au « peuple », il est bien le seul à continuer de regarder ces médias de manipulation et de décérébration.

                      comme vous dites, « la question n’est pas de décider à la place des gens »... disons que ceux qui nous gouvernent décident à notre place sans vergogne... et ils décident qu’on ingurgitera de la merde... et que même si personnellement on refuse, on sera entouré de masses de cons qui intériorisent cette merde, et qui ont le droit de vote... c’est leur manière de nous exploiter et de nous gouverner.


                    • CLOJAC CLOJAC 27 août 02:01

                      @Garibaldi2
                      En 2013, la Cour des comptes se penche sur le système de l’avance sur recettes (28,2 millions d’euros en 2012). Parmi diverses critiques, elle note que l’avance sur recettes «  n’est presque jamais remboursée  ». Elle précise ainsi qu’«   entre 2002 et 2012, le montant moyen remboursé est de 5,2%  »
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Avance_sur_recettes


                    • CLOJAC CLOJAC 27 août 04:19

                      @Paul Leleu
                      Si vous considérez le cinéma américain comme la plus grande entreprise de propagande, vous êtes passé à côté du cinéma soviétique, encore diffusé à Cuba, au Venezuela (quand il y avait de l’électricité) et dans certaines républiques d’Asie centrale.
                      Je suppose que vous ignorez tout autant les chefs d’œuvre du cinéma chinois, dont l’enthousiasme communicatif glorifie les travailleurs les plus dociles et les plus aptes à mourir à la tâche, sous la houlette de leurs dirigeants infaillibles.
                      Sans oublier Bollywood (le plus gros producteur mondial en nombre de films) qui, sauf exceptions, entretient l’image archaïque de la femme indienne dont la seule ambition serait de trouver un riche mari pour le servir humblement ensuite, les filles trop indépendantes étant toujours punies à la fin de l’histoire pour leur arrogance.


                    • Garibaldi2 27 août 09:14

                      @CLOJAC

                      Ca ne change pas le fait qu’elle doit être remboursée si le film fonctionne.

                      Puisque vous en êtes à citer Wikipedia, vous auriez dû citer ce paragraphe de l’article dont vous donnez le lien :

                      ’’De nombreux films ont bénéficié de l’avance sur recettes depuis sa création, qui a largement contribué à l’essor du cinéma d’auteur en France et au maintien d’une cinématographie nationale forte. En 2007, on estimait que l’avance sur recettes avait contribué à la production de plus de 2000 films depuis sa mise en place en 1960.

                      L’avance sur recettes a contribué à faire émerger et accompagner le cinéma de figures importantes du cinéma indépendant : dans les années 1960, Alain Resnais, Jean-Luc Godard, François Truffaut, Eric Rohmer, Claude Chabrol ou Agnès Varda pour la Nouvelle Vague, mais aussi Jacques Tati, Jean-Pierre Melville, Jean Rouch ou Jacques Demy. Dans les années 1970 et 1980, ce sont des cinéastes tels que Jean-Daniel Pollet, Philippe Garrel, Maurice Pialat, Claude Lanzmann, Chris Marker, Paul Vecchiali, Alain Cavalier, Alain Tanner, Bertrand Tavernier, Volker Schlöndorff, Leos Carax, Otar Iosseliani, Robert Guédiguian, Raoul Ruiz, Claude Berri ou Jean-Jacques Beinex qui en bénéficient. Plus récemment, ce soutien a été apporté, entre autres, aux films de Benoît Jacquot, Olivier Assayas, Nicolas Philibert, Jacques Audiard, Noémie Lvovsky, Emmanuelle Bercot, Arnaud Desplechin ou Bertrand Bonello.’’


                      Le but de l’avance sur recette est de permettre à de bons scénarii d’avoir leur chance d’atteindre le public. Le fait qu’un film soit boudé par le public n’est pas toujours en rapport avec sa qualité, ’’Drôle de drame’’ a été un échec financier total à sa sortie et il est aujourd’hui un grand classique. Idem pour ’’Les portes de la nuit’’.


                    • Garibaldi2 27 août 09:17

                      @CLOJAC

                      Curieux, vous avez oublié le cinéma allemand piloté par Goebbels. Un oubli sans doute ?!


                    • paulau 27 août 10:24

                      @CLOJAC

                      Très juste


                    • CLOJAC CLOJAC 27 août 11:55

                      @Garibaldi2
                      Vous venez de gagner un point Godwin ! 
                      Gardez-le bien, quand vous en aurez 100, vous pourrez les échanger contre un voyage d’une semaine à Pyong Yang.


                    • jacques 27 août 17:19

                      @CLOJAC
                      Bonjour, avez-vous des parents ici ? genre modératus ?


                    • Garibaldi2 28 août 09:30

                      @CLOJAC

                      Vous ne répondez pas à ma question : pourquoi avoir omis le cinéma nazi ?

                      Et sinon, sur le rôle de l’avance sur recette qui permet à des réalisateurs inconnus de faire leur premier film, vous avez un commentaire ?


                    • CLOJAC CLOJAC 28 août 23:30

                      @Garibaldi2
                      Le cinéma nazi n’existe plus depuis 75 ans, et ses films affligeants si l’on ne connaissait pas leur nocivité, n’intéressent plus que des historiens ou des sociologues en soutenance de thèse.

                      Quant à l’avance sur recettes elle obéit aujourd’hui à des critères plus politiques qu’artistiques, dans une foire aux subventions où les connivences idéologiques tiennent lieu de ticket d’entrée.
                      Si seulement 5% est remboursé, c’est parce qu’on aide à financer des films boudés par un public incapable de les apprécier… Des rustres qu’on devrait envoyer dans des camps de rééducation pour leur apprendre à bien penser ! smiley


                    • troletbuse troletbuse 27 août 09:00

                      Peut-être que Macrocon se sent personnellement visé par les chants homophobes ? Je me demande pourquoi smiley


                      • Djam Djam 27 août 10:19

                        C’est dans l’agora sportive, véritable métaphore de la guerre symbolique, que l’on mesure les grandes manœuvres d’un état qui joue la démocratie en massifiant toujours davantage les bas instincts humains.

                        ll n’y a pas plus d’homophobie dans les matchs que de sexisme ou d’antisémitisme. Ces trois « maux » de notre époque psychotique sont les armes des médias qui manipulent depuis pas mal de temps déjà les anathèmes utiles pour agir ici et manipuler là. Faut occuper les masses, quoi.

                        On attend les prochains procès en sexisme inversé lors des matchs de foot féminin. Parvenir déjà à faire faire à certaines homasses un sport qui n’a, il faut quand même le rappeler, strictement aucun intérêt (courir après un ballon à plusieurs pour le balancer à coup de pied dans un filet, fallait oser l’inventer !) c’était déjà « du grand art ».

                        On nous parle sans arrêt de « génie du ballon », de « jeu tout en finesse », de « tactiques des pieds » et de « jeux de jambes inouïs » sans réaliser que ce délire de superlatifs ne démontre rien d’autre que le goût humain pour le jeu collectif... on a juste transformé un jeu sain et local en énorme business malsain et violent. C’est utile la violence pour gagner du fric en masse aussi.

                        Le sport comme canalisateur de pulsions, c’est vieux comme la « modernité » qui a inventé le sport-business. Avant ce délire quasi religieux, les hommes allaient à la guerre. C’était pas mieux et c’était déjà le début de la gestion des masses débulbées. Il faut faire bouffer des stéroïdes (testostérone aux femmes pour qu’elles imitent gravement les hommes).

                        Nous voilà donc avec des supposés chants homophobes... on se marre de plus en plus avec ces merdias  smiley « Que mettre sous la dent du vulgum pecus ce matin ? » Cette question doit être la matinale des rédactions de magasines sportifs...

                        User et abuser sans limite des bas instincts, des pseudos indignations, des courants idéologiques du moment, des stupidités communautaires, c’est le boulot du système qui ne peut survivre que grâce à la connerie des « modernes », lesquels sont malheureusement persuadés d’être dans un monde vachement mieux qu’avant.

                        En effet... on le constate tous les jours.... qu’est-ce qu’on est supers, nous, les « modernes » de la massification sans limite !!!


                        • popov 27 août 10:34

                          Je ne suis pas un amoureux du sport-spectacle, et certainement pas du foot.

                          J’ai pourtant un jour assisté à un match « amical » entre deux équipes d’étudiants africains. Quand une équipe marquait un but, le joueur qui avait marqué le but passait à l’équipe adverse. Comme disait celui qui m’avait invité, « nous, ce qu’on veut voir, c’est un beau match, peu importe qui gagne ». J’ai trouvé cela plutôt sympathique.

                          Ceci dit, le foot ça consiste quand même à foutre un machin gonflé à bloc dans le trou de l’adversaire. Toute la symbolique de l’enculage agressif est là.


                          • maQiavel maQiavel 27 août 14:22

                            Ça me rappelle Louis Nicollin AKA « Loulou », l’ancien président de Montpellier décédé il y’a deux ans, qui avait qualifié un joueur d’Auxerre de « petite tarlouze » et qui a été poursuivi par « le Collectif contre l’homophobie ». Sa condamnation par le Conseil national de l’éthique, qui a jugé ses propos « discriminatoires et menaçants »,  lui a valu à quatre mois d’interdiction de toute fonction officielle, dont deux avec sursis.


                            • Eric F Eric F 27 août 19:23

                              @maQiavel
                              Il aurait pu avoir le bon goût de traiter le joueur de « couilles molles », cela n’aurait assurément pas été discriminatoire :->


                            • VICTOR Ayoli VICTOR Ayoli 28 août 10:30

                              Article rafraichissant et bien venu !

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