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Agriculture, le sauvetage n’est pas pour maintenant

Agriculture, le sauvetage n’est pas pour maintenant.

En plein sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, voici que le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie souhaite mettre en place une contractualisation obligatoire dans la filière bovine.

 

Déjà que la filière bovine est opaque, nos dirigeants veulent faire la même bêtise qui a été faite dans la filière laitière. C’est-à-dire que les coopératives, les industriels, définissent les prix de vente, les éleveurs se retrouvant encore davantage muselés et ligotés par le cartel qui régente tout sans discussions, ni négociations possibles.

 

Les éleveurs laitiers payent le lourd tribut de cette politique de la contractualisation obligatoire. La contractualisation doit rester volontaire.

 

Qu’est-ce qui garantit aux éleveurs une meilleure rémunération ? Rien ! Si la contractualisation assurait un salaire, chaque éleveur y recourrait. Ce n’est pas le cas.

 

Pas même la loi EGALIM, deuxième version, assurera une rémunération correcte (coûts de production et salaire). Rappelez vous, loi EGALIM d’octobre 2018, sortie des États-généraux de l’alimentation annoncés en grande pompe à Rungis à l’automne 2017 qui devait permettre un meilleur niveau de vie pour nos producteurs…

 

Trois quarts des éleveurs français ne s’en sortent toujours pas, alors nos dirigeants peuvent faire une loi EGALIM 2, 3 4, etc, cette loi française ne pourra pas fonctionner au sein d’une Europe technocratique et libérale qui interdit tout avantage et toute préférence nationale.

 

Tant que nous y sommes, prenons le cas des éleveurs de porcs, ce n’est pas rose non plus. Au cadran de Plérin (22), base d’indication, le prix du kilo de porc est descendu à 1euro24. Or, un éleveur doit gagner 1euro54 par kilo.

 

Pourquoi une telle baisse ? C’est symptomatique de notre vieux système libéral à l’agonie mais que beaucoup continuent d’entretenir, bon gré mal gré. A force d’exporter nos productions, les ayatollahs du tout à l’export ne pensent pas aux éventuels problèmes qui peuvent surgir comme la fermeture d’un marché étranger.

 

C’est ce qui se passe avec la Chine qui développe sa production porcine pour être autosuffisante. La Chine est maître de ses choix, donc souveraine, et cherche à être autonome, comme la Russie avant elle, en production porcine.

 

Je ne le répéterai jamais assez, si nous voulons rémunérer nos producteurs et défendre notre agriculture, il faut remettre en question notre avenir dans l'UE, repenser tout le système, promouvoir la régulation et les prix planchers plutôt que le tout à l’export et les prix volatiles.

 

La balle est dans le camp de tous, à nous de consommer français au maximum, à nos têtes pensantes (pour le moment, elles sont bancales car elle entraînent la France vers la faillite totale) d’être audacieuses.

 

A nous tous, de croire en la France, en la paysannerie française !

 

Valentin Lagorio,

Secrétaire-général-adjoint à l’UPF. 


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46 réactions à cet article    


  • Schrek Docteur Faustroll 7 octobre 10:10

    Quand c’est « l’affaire de tous », c’est l’affaire de personne ! Mais là, c’est clair, c’est l’affaire de la FNSEA et du Crédit Agricole, deux lobbies interconnectés dont l’influence politique est inversement proportionnelle à leurs effectifs, mais directement proportionnelle aux CA de leurs membres.


    • Clocel Clocel 7 octobre 10:39

      @Docteur Faustroll

      Reste à définir QUI agite le CA et la FNSEA, qui ne sont à proprement parler, ni une simple banque, ni un simple syndicat, mais des outils de transformation économique et sociale.


    • Schrek Docteur Faustroll 7 octobre 11:26

      @Clocel

      Pour rester à l’intérieur de l’hexagone et exclure volontairement d’autres enjeux plus « globalistes » (FAO) ou « communautaires » (PAC), il semblerait qu’un jeu de chaises musicales entre gros céréaliers et gros éleveurs constitue la chorégraphie à la mode dans la Gaule chevlue depuis Pisani.

      lien


    • Fergus Fergus 7 octobre 14:07

      Bonjour, Docteur Faustroll

      « deux lobbies interconnectés dont l’influence politique est inversement proportionnelle à leurs effectifs, mais directement proportionnelle aux CA de leurs membres »

      Bien vu ! 


    • Clocel Clocel 7 octobre 10:35

      Remettre en cause l’UE, comme vous y allez... !

      Gaffe, ils construisent présentement des camps pour les réfractaires et les hérétiques, il va bien falloir les peupler.

      La filière bovine, soyez sérieux, une planète qui s’apprête à se couvrir de bouses de végans...


      • voxa 7 octobre 11:16

        Contractualiser....

        Déjà, il m’a fallu me rappeler ce que cela voulait dire...

        Bref, pour faire simple, les « éleveurs » de poules déplumés, bourrées d’antibiotiques ou de porcs anabolisés sont sous contrat avec une coopérative ou avec un autre empoisonneur patenté et reconnu...

        On leur fourni les clones et tout le poisons qui va avec, et à la fin du processus on leur rachète la merde produite en vase clos.

        Ensuite et en même temps, on recommence, là, ou dans une autre usine encore financée par le crédit Agricole, si le l’éleveur précédant s’est suicidé.

        Tout le monde est content.

        le consommateur bouffe...

        Le marchand de poisons se gave...

        Le crédit agricole se sucre sur l’éleveur...

        Contractualiser est comme on le voit, source de progrès.

        Merci Monsieur le ministre.


        • Schrek Docteur Faustroll 7 octobre 12:25

          @voxa

          ce n’est pas le ministre qui a créé la FNSEA, mais la FNSEA qui a créé le ministre


        • voxa 7 octobre 12:40

          @Docteur Faustroll

          Sans doute...Sans doute.
          mais c’est lui qui récite sa leçon....


        • Schrek Docteur Faustroll 7 octobre 13:17

          @voxa

          il est (bien) payé pour ça


        • Fergus Fergus 7 octobre 14:11

          @ Docteur Faustroll

          « ce n’est pas le ministre qui a créé la FNSEA, mais la FNSEA qui a créé le ministre »

          Non, le ministère de l’Agriculture existait déjà depuis belle lurette. Mais après la création de la FNSEA, il s’est mis au service quasiment exclusif de celle-ci.


        • Schrek Docteur Faustroll 7 octobre 15:35

          @Fergus

          décidément, vous êtes impayable, vous !
          vous êtes tellement persuadé que les autres sont des ânes et que vous savez tout que vous vous sentes obligé de faire des cours sur tout
          merci de la leçon !
          ce n’était pas du tout mon propos
          je voulais seulement dire que le ministre concerné est un pantin qui ne fait que représenter les intérêts d’un lobby
          qu’il change en tant que personne importe peu, ce sera toujours ce lobby qui dictera la politique des gouvernements en matière agricole, quelle que soit la couleur de ce gouvernement, c’est ce que l’on peut constater depuis 1946, date de la fondation de ce syndicat plus qu’influent


        • eau-pression eau-pression 7 octobre 16:04

          @voxa

          Le consommateur qui bouffe est parfois lointain. Pas sûr qu’on lui envoie le meilleur

          Depuis 1996, dans un grand nombre de pays africains, les importations de poulet congelé explosent.


        • Fergus Fergus 7 octobre 16:15

          @ Docteur Faustroll

          « je voulais seulement dire que le ministre concerné est un pantin qui ne fait que représenter les intérêts d’un lobby »

          C’est ce que j’ai approuvé.

          Pour ce qui est de l’époque de création du ministère de l’Agriculture, j’ai mal interprété et je vous prie de m’en excuser, mon propos n’étant évidemment de prendre « les autres (pour) des ânes » !


        • suispersonne 8 octobre 19:19

          @eau-pression
          ces exportations, lourdement subventionnées par l’ue, ont tué des milliers d’élevages locaux de « poulets de brousse » succulents, et poussé à l’émigration les éleveurs ruinés


        • alinea alinea 7 octobre 13:07

          Les paysans sont prêts à tout pour quelques sous ; oui bon, on savait.

          Consommons davantage, ben voyons, de bêtes en souffrances, mal nourries, polluantes, oui !

          Les chinois dressent des immeubles pour y caser leurs cochons. bon, grand bien leur fasse.

          Je pense que vos exploitants ne savent pas qu’on peut devenir paysan, avoir une vie de labeur, mais qui donne la satisfaction de faire grandir de belles bêtes, en toute liberté, les bêtes et les hommes, de vendre localement, donc d’avoir du " contact avec le consommateur... si, si, il y en a qui le font..

          Vous leur direz ?


          • Schrek Docteur Faustroll 7 octobre 13:19

            @alinea

            « Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre ».


          • zygzornifle zygzornifle 7 octobre 14:08

            On est trop occupés a sauver les pauvres migrants de la noyade ....


            • GoldoBlack 8 octobre 07:22

              @zygzornifle
              Alors qu’on pourrait se palucher à regarder des hommes, des femmes et des enfants se noyer...
              Quelle humanité !


            • zygzornifle zygzornifle 8 octobre 08:58

              @GoldoBlack

              Comme Griveaux ?


            • GoldoBlack 9 octobre 09:56

              @zygzornifle
              A vous de voir.


            • eddofr eddofr 7 octobre 14:58

              Rappelez moi, la FNSEA,

              Combien d’adhérents ?

              Comment sont désignés les dirigeants ?

              Si la majorité des « petits paysans » sont assez « conformistes » pour voter encore et toujours pour les gros céréaliers et les gros éleveurs ...


              • Montagnais .. FRIDA Montagnais 7 octobre 21:27

                Bon, tous les éleveurs français peuvent pas en faire autant ..

                ..

                Mais le Français Patrick Hoffmann ( https://www.otradagroup.ru/ ) a bien tiré son plan

                ..

                Le développement de la filière Vegan va pas arranger les choses. Mais Paris et la filière politique resteront néanmoins parmi les plus grands éleveur de porcs au monde


                • Montagnais .. FRIDA Montagnais 7 octobre 21:29

                  .. éleveurs .. avec un S .. comme Agnès


                  • suispersonne 8 octobre 13:13

                    Non qualité des produits de l’agriculture industrielle

                    Les qualités nutritionnelles et organoleptiques des productions agricoles ont dramatiquement diminué depuis les années 50.


                    Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.


                    Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par 25, voire par 100, en un demi-siècle.

                    Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 50, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette.


                    Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

                    Vitamine A : une orange d’hier = 21 oranges d’aujourd’hui

                    Fer : la viande en contient deux fois moins.

                    Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ses acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

                    En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude publiée dans la revue Nutrition ’amp ; Health, il constate qu’à poids égal, un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant.

                    Calcium : quatre fois moins dans le brocoli.


                    Les facteurs de ce déclin sont multiples.

                    Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance …


                    Ajoutons la certitude que les cultures sur des sols stériles, ou sur laine de roche, irriguées par quelques nutriments et traitements du pétrole, font l’impasse sur les millions d’interactions et de molécules produites par les espèces qui seraient présentes dans un sol vivant, humifère, non labouré, avec couvert végétal permanent.


                    La pauvreté nutritionnelle est un résultat inévitable de l’impasse de l’agriculture industrielle.

                    https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20150126.RUE7557/une-pomme-de-1950-equivaut-a-100-pommes-d-aujourd-hui.html



                    • véronique 8 octobre 17:32

                      @suispersonne

                      C’est une légende urbaine.


                    • suispersonne 8 octobre 13:15

                      Amis jardiniers, reprenez tout à la base

                      L’aspect « esthétique » de votre jardin vous satisfait, et peut provoquer l’admiration des passants.

                      Qu’en est il ? Pas de mauvaises herbes, des légumes gros et luisants, qu’il faut sans cesse aider à résister ? Mais, … votre sol est il vivant ?

                      Cessez les apports de chimie

                      Vous avez abandonné les pesticides, les herbicides, les hormones, les engrais du pétrole, … tant mieux !

                      Vous utilisez des procédés naturels pour compenser les carences actuelles de votre sol, et lutter ponctuellement contre les ravageurs, … tant mieux !

                      Vous savez avec quelle facilité on peut fabriquer des purins d’ortie, de prêle, de consoude, de fougère, de bardane, de feuille de rhubarbe, … , vous savez aussi faire cohabiter coccinelles, chrysopes, syrphes, fourmis et pucerons, …, aucun des ces insectes n’est un ennemi de votre jardin !

                      Vous multipliez la variété de vos floraisons dans une jachère, vous savourez l’activité d’insectes pollinisateurs nombreux et variés … et vous constatez la visite régulière d’oiseaux qui avaient disparu : vous suivez le chemin de la vie.

                      Cessez les labours

                      Vous continuez à labourer … depuis 4000 ans … mais un sol naturellement fertile ne se laboure pas : il a une couverture végétale permanente, une prolifération de champignons en surface et subsurface, des arbres vivants à proximité, des bactéries éminemment désirables dans le sous sol, et d’innombrables espèces de vers et d’organismes, qui ont tous un rôle complémentaire à jouer : laissez les faire.

                      Cessez l’éradication de plantes que vous ne comprenez pas

                      Votre jardin contient des millions de graines que vous ne soupçonnez pas.

                      Leur germination, déclenchée par des conditions climatiques spécifiques, fera apparaître des plantes significatives.

                      Aucune plante n’est « mauvaise » : il faut seulement accepter qu’elle a une bonne raison d’être là, éventuellement étudier cette raison, et au moins s’en servir comme paillage sur place.

                      Cessez l’achat de plants hybrides

                      Il n’est vraiment pas souhaitable de continuer à faire la fortune des semenciers multinationaux, dont le seul but est le monopole du brevet, et donc la rente .


                      • LeMerou 9 octobre 07:28

                        @suispersonne
                        Merci.
                        J’ai bien ri de votre prose, de ce discours moralisateur et technique que l’ont entend dans dans les bonne bouches « écologistes » de tout bords.

                        J’ai, enfin j’avais un jardin potager, me disant que désormais en retraite je pourrais y consacrer plus de temps afin de me repaitre de bon légumes ayant été « élevés » avec amour, grace aux bons soins de mère nature et les miens.
                        Alors si certes, les légumes produits pour certains du moins, n’ont absolument pas le même goût que ceux de l’étal des marchés en plein air et ceux sous les néons.

                        Mon constat est relativement amer au bout d’un certain nombre d’années « d’agriculteur » . Oui agriculteur, car j’ai même fais un peu d’élevage de volatiles qui en plus de me donner des oeufs excellentissimes participaient à réduire considérablement mes déchets et par là même mon empreinte « écologique ».
                        J’ai donc fait du « bio », larqement avant que ce mot soit un argument commercial.

                        Nantis que j’étais, que je suis toujours, d’avoir un peu de « terres » autour de mon domicile, c’est à dire que je suis séparé de mes voisins, non pas par des cloisons, mais par un peu de sol. Ayant dans ma vie fait le choix de consacrer un peu plus de mon temps dans les transports pour aller travailler afin d’avoir autour de moi un espace un peu plus naturel.
                        Bref.

                        A propos de cette « terre » nourricière, d’abord il y ceux qui « disent » et ceux qui « font », j’étais dans la deuxième catégorie. Le fameux « mythe » du jardin potager, « bio », naturel, à l’ancienne, sans chimie aucune. Allant même jusqu’à sacrifier quelques légumes pour en récupérer les grains pour l’année d’après.
                        Est prenant, voire très prenant, plus que ça même, il peut être et est exclusif, d’un loisir, il passe vite à un esclavagisme.

                        Le désherbage, manuel cela va de soit, la taille, les soins, l’arrosage (à l’eau de pluie cela s’entend) vous font coucher tôt (car après votre journée de travail, faut quand même s’en occuper), espacer les week-ends en famille, éliminer vos trois semaines de vacances au soleil sur les plages, vos escapades de trekking, vos ébahissements devant les merveilles des civilisations anciennes, etc..

                        Et tout cela sans ajouter les caprices de mère nature. Qui dès fois ruine en un instant des mois de travail.
                        Le plus difficile à gérer, quand tout va bien est la production, cette année là, vos tomates donnent à fond, vous en récolter des kilos et des kilos, itou pour les pommes de terres, les carottes, les choux, les fraises, etc, etc.
                        Une fois fait tout ce qui est possible de faire en conservation, que faire de l’excédent, nous avions choisi de donner. 
                        Beaucoup retrouvait des goûts, des saveurs, de leur enfance. Mais ce n’est pas pour ça, qu’ils ont fait des potagers....

                        Accepter aussi, dans son mode de vie, de ne manger QUE des choses de saison.

                        Puis arrive un autre phénomène, l’âge. Plus ont avance dans l’âge, plus la terre s’éloigne de nous, rendant ces « petits travaux » pas impossible, mais vachement plus dur.

                        J’en arrive aux grands mots « L’Agriculture biologique » à l’ancienne, l’Agriculture respectueuse de la terre. OUI selon moi c’est possible, mais :

                        1°) Il faut oublier le fait de manger certains fruits et des légumes en toutes saisons
                        2°) D’accepter d’en manger moins quand Dame nature n’est pas contente
                        3°) De payer un peu plus cher ces produits
                        4°) De manger aussi des produits dont l’aspect ne correspond pas aux « images » ancrées dans les cerveaux, malgré les qualités gustatives évidentes
                        5°) De ne vendre que la surproduction

                        Et alors !
                        Le 1°, et le 2° ne sont absolument pas bon pour l’économie mondialiste.
                        Le 3° N’est réservé qu’à une partie de la population
                        Le 4° Peut être le plus important, qui éviterais le gâchis impensable sévissant actuellement, car tout, même les fruits de la terre doivent être « standardisés » à outrance afin d’établir une valeur marchande, indispensable pour l’économie, les transactions, etc..
                        Le 5° Est totalement impensable dans le modèle économique actuel, ou les fruits de la terre sont considérés QUE comme une valeur marchande, ainsi, un pomme de terre, un grain de blé, etc.. est classé au même titre qu’un boulon produit par une machine.

                        En conclusion, revenir à une agriculture raisonnée, est un non sens économique, dans le monde mondialisé d’aujourd’hui.
                        L’essentiel étant de produire de la quantité, non pas pour nourrir les affamés, mais pour produire de la richesse, en faisant fi évidemment du « bon ».

                        Maintenant tous ces syndicats « agricoles » n’ayant qu’un but, favoriser la quantité au détriment de la qualité, ne défendent personne (sauf les gros producteurs).
                        Heureusement, il existe encore des tentatives de retour à « l’ancienne » par des courageux, je les félicite.

                        Pour conclure, n’ayant plus de potager, désormais je me tourne, vers les jeunes exploitants de minuscules parcelles venant vendre leur produits sur la place du marché du village. Au gré de mes balades, je vois leur fruits de la terre pousser ça et là, c’est un des avantages de la vie « rurale »....


                      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 octobre 09:08

                        @LeMerou
                         
                        témoignage Intéressant, merci .
                         
                        ’’Le 4° Peut être le plus important, qui éviterais le gâchis impensable sévissant actuellement, car tout, même les fruits de la terre doivent être « standardisés » à outrance afin d’établir une valeur marchande, indispensable pour l’économie, les transactions, etc..’’
                         
                        Cela est dû aux hypermarchés dans lesquels les clients se servent eux-mêmes. Alors forcément, ne pouvant gouter, ils choisissent sur l’aspect. Cette pratique est malsaine à tous points de vue. J’ai même vu un jour un type manger des cerises au dessus de l’étalage et recracher ses noyaux parmi les fruit.
                         
                        Dommage que sur les marchés, ces pratiques se généralisent. En revanche, je trouve très désagréable qu’un commerçant qui me sert sélectionne pour moi les produits les plus ingrats.
                         


                      • suispersonne 9 octobre 15:30

                        @LeMerou
                        d’accord, sauf sur la nécessité fabriquée de produire en quantité, et l’impératif mondialiste
                        c’est une fausse piste qui couvre tous les excès de l’agroindustrie
                        l’autosuffisance est non seulement possible partout, mais c’est la seule voie vers un rétablissement de la santé de cette planète
                        lisez fukuoka masanobu : la révolution d’un seul brin de paille, et vous comprendrez que les mensonges des « investisseurs parasites » de l’agriculture n’ont aucune justification technique


                      • suispersonne 8 octobre 13:17

                        Glyphosate et Amiante ...

                        même combat, mêmes « experts » malhonnêtes payés par l’industrie.


                        Les plus jeunes ne peuvent pas se souvenir de la violence avec laquelle le CPA (comité professionnel de l’amiante) et les thuriféraires de l’amiante, dont de très nombreux médecins du travail totalement inféodés au patronat, ont lutté contre l’émergence de la VÉRITÉ : l’amiante tue, on le sait déjà avant la guerre de 14-18.

                        A l’époque, tous les industriels qui utilisaient l’amiante (chantiers navals, textiles, mines, bâtiment, …), très bien informés, étaient rassurés par la lenteur du déclenchement des symptômes du mésothéliome : entre 20 et 40 ans après la première exposition.

                        L’espérance de vie réduite des travailleurs exposés réglait souvent le problème avant même l’apparition des symptômes. Tout roulait.

                        Qui se souvient de la normande Condé sur Noireau, dans « la vallée de la mort », où se poursuivent encore les décès dus à ce merveilleux matériau ?

                        En 1970, les ouvriers voulaient tabasser, par peur de perdre leur si précieux emploi, le journaliste de Hara Kiri hebdo venu enquêter sur le sujet …

                        Eh oui, après Dumont, les premiers écologistes de France, c’étaient Fournier, Cavanna et leurs amis de Hara Kiri.

                        Aujourd’hui, au Canada (1er producteur mondial), les autorités chantent que leur amiante est inoffensif … vive le ceta ...


                        Voyons ce que nous dit le glyphosate.


                        D’abord il est biodégradable !

                        En fait non, depuis une vingtaine d’années, l’industriel a été obligé de rectifier cette prétention diabolique.


                        Les « agriculteurs » industriels sont bien obligés de l’utiliser comme désherbant contre les « mauvaises » herbes !

                        Ah oui ? Et comment faisait on avant ?

                        Vont ils comprendre qu’il n’y a pas de mauvaises herbes, mais des collaborations naturelles des végétaux ?

                        Que si certains sont qualifiés d’envahissants, c’est en réponse à de très mauvais traitements des sols ?


                        Mais savez vous que ces « agriculteurs » industriels ont trouvé bien commode de répandre le produit sur les blés juste avant la moisson ?

                        Soi disant pour « assécher » la récolte, et donc éliminer le risque de germination prématurée due à la pluie !

                        En réalité, ils tuent les grains, qui perdent toute capacité de germer : ce n’est qu’une question de confort, bien avant même le risque de mouille.

                        Merci aux techniciens des chambres d’agriculture : au printemps, les champs deviennent rouges en 48h, juste avant les semis, et en juin, tous les blés sont secs, homogènes, prêts à la moisson mécanique.

                        « De mon temps », les moissons et la batteuse, c’était vers le 15 août ...


                        Donc les quantités de ce produit dans les récoltes, dans le pain, sont incroyablement élevées, alors que les études montrent des effets létaux à des doses infinitésimales.


                        • joletaxi 8 octobre 13:55

                          @suispersonne

                          les quantités de ce produit dans les récoltes, dans le pain, sont incroyablement élevées, alors que les études montrent des effets létaux à des doses infinitésimales.

                          cela ne vous vient pas à l’esprit que de regurgiter ad nauseum votre propagande mensongère finit par vous décrédibiliser ?


                        • véronique 8 octobre 18:00

                          @suispersonne

                          En France on n’utilise pas de glyphosate pour faire mûrir le blé plus rapidement. Et chez moi le blé se récolte première quinzaine de juillet. La date des moissons différe selon les régions et les années
                           Les résidus de pesticides dans les céréales sont infimes pour ce qui concerne les pesticides liés à leur production. C’est surtout le stockage qui peut poser un problème, mais c’est il me semble, de moins en moins vrai.

                          Et puis comment faisait-on avant ? On labourait beaucoup plus, on ne faisait pas de culture intermédiaire pour piéger les nitrates, on récoltait des grains plus « sales », qu’il fallait trier davantage, en consommant plus d’énergie, on avait moins de rendement, on risquait davantage d’avoir des mycotoxines dans les aliments (ça revient aujourd’hui), on faisait aussi moins de blé, et davantage de céréales plus rustiques. C’etait mieux avant ? Bof.


                        • eau-pression eau-pression 8 octobre 18:10

                          @véronique

                          Avant, le pain était nourrissant. Et maintenant on le trouve meilleur quand il est fait à partir de variétés anciennes.

                          Il doit bien exister des moyens physico-chimiques de vérifier ces impressions.


                        • suispersonne 8 octobre 19:21

                          @eau-pression
                          du pain à base de farine de petit épeautre est mon régal


                        • suispersonne 8 octobre 19:24

                          @joletaxi
                          désolé de vous avoir énervé
                          une petite couche de plus :
                          la documentation publique de monsanto évoque le risque d’atteintes à la paroi intestinale des poissons
                          une étude américaine a rapproché la croissance de l’intolérance au gluten avec celle des ventes de glyphosate


                        • véronique 8 octobre 20:00

                          @eau-pression

                          Le pain est toujours nourrissant. Il l’est plus ou moins selon la quantité de farine utilisée. Plus il est levé et moins il y a de farine pour un même volume.


                        • eau-pression eau-pression 8 octobre 22:04

                          @véronique

                          Alors, ce doit être l’effet placebo. Vous avez connu les miches des années 60 ?


                        • eddofr eddofr 8 octobre 16:03

                          C’est bien joli l’écologie.

                          Moi-même, dans mon petit potager, je permacultive.

                          Mais pour l’agriculteur qu’on a conditionné depuis 40 ans aux bénéfices de l’industrialisation, qui s’est endetté sur 30 ans pour financer les machines agricoles, c’est presque impossible de changer de « méthode », financièrement, techniquement et psychologiquement (cela reviendrait à admettre qu’il a fait « n’importe quoi » toute sa vie.


                          • Ausir 8 octobre 23:04

                            @eddofr financièrement, techniquement et psychologiquement (cela reviendrait à admettre qu’il a fait « n’importe quoi » toute sa vie.

                            Exactement pareil pour les médecins inféodés au labos et les médecines douces :si ils acceptaient que les médecines alternatives fonctionnent , il faudrait qu’ils remettent en cause toutes leurs prescriptions depuis le début .


                          • véronique 8 octobre 17:46

                            @ l’auteur,

                            Je ne peux que vous approuver.


                            • yakafokon 8 octobre 18:16

                              Il y a de plus en plus de français qui semblent sortir de la léthargie générale, et qui commencent enfin à se rendre compte que l’ennemi économique de la France n’est pas à l’Est de l’Europe, mais de l’autre côté de l’Atlantique !

                              « Grâce » aux traitres qui ont dirigé notre pays depuis la fin de la guerre ( mis à part le général De Gaulle et Jacques Chirac, bien sûr ), nous avons perdu le marché des Mistral, celui du TGV Moscou-Kazan-Pékin, celui des turbines à gaz d’Alstom, celui des Rafales en Suisse, et celui des 12 sous-marins de classe Attack SMX-Ocean que l’Australie devait nous acheter ( pour ne parler que des affaires les plus connues ).

                              Avec comme conséquence bien-sûr, les contre sanctions russes sur l’agriculture, car les russes ne sont pas comme nous : quand ils prennent une claque, ils ne tendent pas l’autre joue !

                               Ces pertes se chiffrent en dizaines de milliards d’euros...et tout ça pour se plier comme des esclaves aux ordres de Washington !

                              Et il y a encore des crétins ( et je pèse mes mots ) qui prétendent que les Etats-Unis sont nos alliés ! Mais depuis quand s’il-vous-plaît ?

                              Ils ne nous ont même pas libéré des nazis, mais ils ont traversé la France en ligne droite le plus vite possible pour franchir le Rhin, et occuper le peu de l’Allemagne qui n’était pas investi par l’Armée rouge !

                              D’ailleurs, en Normandie on se souvient encore du grand amour qu’il nous portait, car 75.000 normands ont péri sous les tapis de bombes balancés sur les villes par les forteresses américaines !

                              Il faut impérativement quitter l’Union Européenne, l’euro, et surtout l’OTAN, cette organisation criminelle qui nous pousse à la guerre contre la Russie ( ce pays qui ne nous a jamais rien fait, à part nous libérer du nazisme au prix de 14.000.000 de ses combattants ) avec lequel nous entretenions des relations amicales depuis plusieurs siècles !

                              Les américains veulent faire la guerre à la Russie, eh bien qu’ils la fassent !

                              Mais ce sera sans nous, si nous sommes sortis de l’OTAN !

                              Vous voudriez savoir comment quitter ce « piège à cons » sans oser le demander ?

                              www.upr.fr


                              • LeMerou 9 octobre 07:32

                                @yakafokon

                                « Et il y a encore des crétins ( et je pèse mes mots ) qui prétendent que les Etats-Unis sont nos alliés ! Mais depuis quand s’il-vous-plaît ? »

                                Tsss, Tssss. C’est faux.
                                J’aime bien les Ricains,
                                Ils ont toujours été nos alliés quand il s’agissait de protéger leurs intérêts...
                                In God We Trust....... C’est marqué dessus, Quand ont à compris ça, Ont a tout compris.


                              • LeMerou 9 octobre 07:48

                                J’ajouterais que les U.S (dont les habitants, sont majoritairement issus ou ont des racines européennes) sont le modèle de construction de « l’Europe », amas de nations ayant combattues pendant des siècles l’une contre l’autre, pour le maintient de privilèges de quelques uns.

                                Nations bourrées, de vieux principes, de pleins de privilégiés, (malgré une pseudo révolution). Fonder une unité de pays (comme les états US), mais tout en conservant ses privilèges et si possible en niqu... un partenaire..est un non sens.
                                Les US sont partis de rien, pas d’états existants ayant une longue histoire de lutte, pour fonder UNE nation se sentant tous unis sous la bannière.

                                La nation Européenne telle « qu’ils » tentent de la fonder, sans vraiment y réussir, ne se fait quand qu’à grand coups de lois, de principes, de rigueur, mais ne fondent pas une unité d’âmes.
                                Sauf chez ceux qui en font la promotion eux, n’en n’ayant pas, mais ayant par contre des intérêts à protéger, à faire fructifier, des positions à maintenir, etc.
                                Bref, le marché commun était largement suffisant, pour avoir un contre pouvoir économique (c’est la seule chose qui compte), au lieu de ce conglomérat technocratique.
                                La loi du Colt ayant permis d’établir de nombreuses choses, n’a pas cours sur le vieux continent...... 


                              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 octobre 08:57

                                @LeMerou
                                 
                                 ’’In Gold We Trust.’’
                                 
                                Ce serait pas plutôt : In Gold We Trust ?


                              • GoldoBlack 9 octobre 10:01

                                @Francis, agnotologue
                                Problème de vue ?


                              • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 octobre 11:38

                                @GoldoBlack
                                 
                                 pb de vue ? Un peu, mais surtout pb de copié-collé.
                                 

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