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Alain Duhamel & Bros : farces, censure et piratage informatique ?

Depuis notre article du 25 juillet 2019 sur la censure subie par un article critique de l'Ojim sur Alain Duhamel, la saga de l'été entre l'indéboulonnable chroniqueur des médias mainstream et l'Observatoire du journalisme (Ojim) s'est poursuivie. Et les rebondissements n'ont pas manqué depuis les propos outranciers prononcés fin juin par le journaliste à l'égard de Marion Maréchal et de son école l'ISSEP, jusqu'à la capitulation de Facebook, qui a fini par lâcher le clan Duhamel face à la pression des internautes. Censure, piratage informatique, révolte de la toile, capitulation d'un GAFA... Retour sur des évènements qui semblent avoir pris la forme d'un #DuhamelGate  !

#DuhamelGate : collusion entre journalisme, GAFA, Etat et délinquance informatique ? {JPEG}

La tribune d'un lecteur publiée par l'Ojim le 6 juillet 2019 n'a décidément laissé indifférents ni le clan Duhamel, ni les puissants soutiens dont on peut deviner qu'il bénéficie au sein des institutions. Peut-être parce que, en fin de tribune, son auteur accusait Duhamel d'avoir fait le pitre sur le plateau de RTL où il s'en était pris à la directrice de l'Institut des sciences sociales économiques et politiques (ISSEP). Le moins que l'on puisse dire est que les évènements qui ont suivi la publication de cette tribune semblent donner raison à son auteur, tant ils pourraient ressembler à une farce s'ils ne touchaient pas au très sérieux sujet de la liberté d'expression. Après la censure exercée par Facebook à partir du 22 juillet 2019, dont rendait compte notre dernier article et que l'émission i-média n°260 de TV Libertés évoquait de manière détaillée, le site internet de l'Ojim a en effet été la cible, le dimanche 28 juillet, d'un piratage informatique très élaboré qui a bloqué tout accès à son contenu pendant 17 heures, comme l'indique l'Observatoire dans un communiqué du 1er août 2019.

Cette attaque informatique est inquiétante en ce qu'elle révèle, sinon une collusion, au moins une action combinée ou complémentaire entre un acteur paraétatique, Facebook France, qui, bien qu'étant la filiale nationale d'un GAFA, est dirigé par un ancien préfet dont on peut deviner les liens étroits qu'il conserve avec le pouvoir, ses réseaux, et des individus mettant en œuvre des méthodes de voyous, à savoir le piratage informatique d'un site d'information sur les médias, qui contribue à la transparence d'un "quatrième pouvoir" dont l'indépendance se trouve précisément remise en cause.

C'était heureusement sans compter sur la solidarité que cette action combinée allait déclencher sur la toile : le 28 juillet, au moment où l'attaque du site de l'Ojim était mise en œuvre, des dizaines de blogs et de publications en ligne reprenaient le communiqué d'alerte transmis par l'Ojim, qui faisait part de la censure exercée par Facebook. Saturant les réseaux sociaux et Internet, dans le silence des médias mainstream, des internautes de plus en plus nombreux ont reproduit et diffusé en masse les retranscriptions de la tribune censurée.

Soumis à la dure loi de l'effet Streisand, le clan Duhamel a finalement été lâché par Facebook, dans la nuit du 29 au 30 juillet 2019. Dans le contexte de la mise en place de la loi Avia, la direction du réseau social a sans doute vu le moment où sa réputation, déjà mal en point, allait définitivement être emportée sous la pression des internautes, sans pour autant parvenir à sauver celle d'Alain Duhamel, mise en cause la tribune de l'Ojim. Ainsi, au matin du 30 juillet, Facebook avait capitulé aussi discrètement et nuitamment que le gouverneur Abd Al Rahman un début d'automne du VIIIème siècle près de Poitiers, en remettant en ligne la totalité des messages qui, mentionnant un lien URL vers la tribune ciblée, avaient été supprimés le 22 juillet.

On retiendra que, dans la torpeur estivale, ce fut une semaine héroïque pour l'Ojim ainsi que pour l'ensemble des blogs et des publications en ligne venus le soutenir. Avec l'appui en masse des internautes, ils ont réussi à faire plier un GAFA et des réseaux paraétatiques dont on peut deviner, au vu des méthodes qu'ils ont mis en œuvre, le caractère malsain.

Une petite victoire pour la liberté d'expression, dont elle avait sans doute bien besoin au moment où elle s'apprête à se voir sévèrement malmener par la future mise en application de la loi Avia.

 


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1 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 5 août 09:57

    Et aprés on nous parle de liberté d’expression, de dialogue ouvert et de sécurité informatique....

    Nous visons dans un FAKE Monde.

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Auteur de l'article

Marc Barnal


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