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Accueil du site > Tribune Libre > Alexandre Loukachenko : le « dernier dictateur d’Europe » au service (...)

Alexandre Loukachenko : le « dernier dictateur d’Europe » au service du Kremlin

Dans les rues glaciales de Minsk, où l’odeur de gaz lacrymogène se mêle aux murmures des disparus, Alexandre Loukachenko, autoproclamé "Batka", règne depuis 1994 d’une main de fer rouillée par trente ans de pouvoir. Surnommé le "dernier dictateur d’Europe", il a vendu l’âme de la Biélorussie à Vladimir Poutine, primant son pays en vassal du Kremlin et en prison à ciel ouvert. Entre tortures dans les geôles du KGB, crises migratoires orchestrées et mépris homophobe craché à la face du monde, Loukachenko incarne une tyrannie où machisme et répression étouffent tout espoir. Pourtant, dans l’ombre, des femmes en blanc et une opposition en exil défient ce colosse aux pieds d’argile.

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Du héros populiste au valet de Poutine

En 1994, dans une Biélorussie encore groggy du chaos post-soviétique, Alexandre Loukachenko surgit comme un vent d’automne, promettant de balayer la corruption. Directeur de sovkhoze au verbe rauque, il accuse 70 hauts fonctionnaires de détournements, forçant la démission du président du parlement, Stanislav Chouchevitch. Un coup de théâtre tiré des archives du Soviet suprême, où ses rapports, bien que pauvres en preuves, captivent un peuple las des oligarques. Élu avec 80,1 % des voix au second tour, il incarne l’espoir d’une nation "propre". Mais ce triomphe sent déjà le soufre : des observateurs internationaux, dans un rapport de l’OSCE, notent des irrégularités ; Loukachenko, dans une interview au New York Times, se vante d’être "ni de gauche ni de droite", un populisme masquant une soif de pouvoir absolu.

 

Fichier:Visit of Alexander Lukashenko, President of Belarus, to the EC (P00053 20-13).jpg

 

Rapidement, les référendums controversés pavent la voie à son règne. En 1995, un vote imposé – qualifié de "coup d’État constitutionnel" par le parlement – rétablit les symboles soviétiques : drapeau rouge, hymne stalinien, langue russe d’État. L’OSCE dénonce une "farce électorale" avec une participation gonflée à 84 % et des bureaux gardés par des miliciens. En 1996, un autre référendum prolonge son mandat de trois ans, dissout le parlement et lui donne le contrôle des juges. Les archives du Conseil de l'Europe, publiées en 1997, révèlent une menace écrite de Loukachenko : suspendre le parlement s’il résistait. Des manifestations, le "printemps de Minsk", éclatent ; l’OMON les noie dans le gaz lacrymogène. Une lettre signée de sa main, exhumée en 2001, ordonne l’évacuation des députés affamés en grève de la faim. L’homme du peuple n’est plus ; un autocrate est né.

 

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Le flirt avec l’Occident – des visites à Bruxelles en 2008, jouant les modérés pour lever des sanctions – s’effondre après 2020. Les élections d’août, entachées de fraudes (Svetlana Tikhanovskaïa aurait recueilli 56 % selon des sondages indépendants), déclenchent des manifestations monstres. Acculé, Loukachenko se tourne vers Poutine : un prêt de 1,5 milliard de dollars en septembre, des mercenaires Wagner pour "sécuriser" le régime. Des témoignages d’exilés, recueillis par l’ONU en 2021, décrivent un pays troquant sa souveraineté pour un bouclier russe. La Biélorussie n’est plus un État tampon ; c’est un avant-poste du Kremlin où Loukachenko jure fidélité pour du pétrole à prix cassé.

 

Svetlana Tikhanovskaïa au PE: soutenez les aspirations européennes  bélarusses | Actualité | Parlement européen

 

Biélorussie, rampe de lancement des ambitions russes

Février 2022 marque l’apogée de cette vassalisation : la Biélorussie devient base arrière pour l’invasion de l’Ukraine. Des images satellite d’ImageSat International, datées du 8 mars, montrent des lanceurs Iskander près de Kalinkavitchy et des hélicoptères Mi-26 à Baranavitchy, preuves d’une logistique russe ancrée en sol biélorusse. Loukachenko autorise 30 000 soldats russes à stationner, sous prétexte d’"exercices". En mars 2023, Poutine annonce des armes nucléaires tactiques : missiles Oreshnik, capables d’atteindre Varsovie en 11 minutes, comme il le fanfaronne lors des manœuvres Zapad 2025. Un déserteur biélorusse, anonyme dans une interview à la BBC en 2022, évoque des convois russes traversant la frontière : "Des fantômes qui volent nos terres." Loukachenko, dans un discours télévisé de mars 2022, justifie cela par une "menace ukrainienne", pure propagande moscovite.

 

File:Meeting of Vladimir Putin and Alexander Lukashenko 07 (29-05-2021).jpg

 

La dépendance économique scelle ce pacte. La Biélorussie importe 80 % de son énergie de Russie, à prix subventionné : gaz à 128 dollars les mille mètres cubes en 2020, contre 300 pour l’Europe. Sans cela, l’industrie – de Mozyr à Navapolatsk – s’effondrerait. Des rapports de l’IEA de 2020 chiffrent ces "dons" russes à 7,5 milliards de dollars en 2022. Lors d’une visite à Sotchi en septembre 2020, Loukachenko remercie Poutine pour ce "fraternel soutien". Mais un mémo russe, fuité par Meduza en 2021, révèle les chaînes : Minsk doit aligner sa politique monétaire et céder des parts dans Gazprom. Un ex-ministre biélorusse, exilé à Vilnius, confie dans une archive orale de l’OSCE : "C’est un pacte faustien ; Loukachenko vend notre âme pour du gaz".

 

Crises fabriquées : le chantage géopolitique de Loukachenko

Le détournement du vol Ryanair 4978, le 23 mai 2021, est un cas d’école de terrorisme d’État. Un Boeing d’Athènes à Vilnius, escorté par un MiG-29 sous prétexte d’une "bombe" fictive, atterrit à Minsk. Roman Protassévitch, journaliste dissident, et sa compagne Sofia Sapega sont arrêtés. Des enregistrements publiés par Reuters capturent la panique des pilotes : "C’est une urgence, nous descendons !". L’OSCE qualifie cela de "piraterie d’État" ; Loukachenko, le 26 mai, rit : "Une guerre hybride, mais nous avons gagné". Protassévitch, forcé à une "confession" télévisée, évoque des tortures : "Ils m’ont promis la mort si je ne parlais pas". Ce coup isole Minsk, renforçant son allégeance à Moscou.

 

SP-RSM, l'avion détourné,photographié en janvier 2021.

 

La crise migratoire de 2021, aux frontières polonaises et lituaniennes, est une autre arme hybride. Des vols depuis Bagdad et Damas déversent 20 000 migrants sur les barbelés de Grodno. Des images ONU d’août 2021 montrent des gardes biélorusses armés forçant les foules vers l’UE. La Cour européenne des droits de l’homme ordonne à Varsovie et Vilnius d’assurer eau et abri ; Loukachenko jubile : "Une réponse aux sanctions". Un migrant syrien, interrogé par Al Jazeera, décrit des nuits glacées : "Ils nous ont promis l’Europe, mais c’était un piège". Cette "guerre des passeports" coûte des vies – quatre morts de froid – et scelle l’alliance avec Poutine, qui y voit un levier anti-OTAN.

 

Crise migratoire entre la Biélorussie et l'UE : tragique géopolitique

 

L’ombre du KGB : un État qui broie ses citoyens

Le KGB biélorusse, inchangé depuis 1991, plane comme un vautour sur Minsk. Avec un budget opaque et 10 000 agents en 2020, il infiltre usines et universités. Des archives du Conseil de l'Europe de 1997 montrent comment Loukachenko l’a gonflé. Ivan Tertel, son chef, est sanctionné par l’UE pour "répression systématique". Un mémo fuité par Cyber Partisans en 2022 ordonne la surveillance de 450 "dissidents". L’OMON, ces "loups en noir", tabasse sans remords. Un ex-milicien, interrogé par Human Rights Watch en 2021, avoue : "Frappez d’abord, interrogez après ; les ordres venaient d’en haut".

 

Fichier:Задержания 25 марта 2017.jpg

 

Dès 1999, les disparitions forcées sèment la terreur. Iouri Zakharenka, Viktor Hanchar, Anatoli Krasovski, Dmitri Zavadski s’évaporent. Une enquête OSCE de 2004 lie ces cas au SOBR, sous Pavlichenko. Zakharenka, ex-ministre, disparaît après un bar ; son corps, selon une rumeur non vérifiée, gît près d’un lac. Hanchar et Krasovski, opposants, s’effacent le 16 septembre 1999, jour où Loukachenko ordonne de "briser les vermines". Zavadski, journaliste, disparaît à l’aéroport. Un rapport du Parlement européen de 2004 accuse le régime d’assassinat. En 2025, Viasna recense 1 400 prisonniers politiques

 

Massacres silencieux : la chasse aux voix libres

La répression post-2020 est un carnage : 7 000 arrestations le 9 août, 450 cas de torture documentés par l’ONU – chocs électriques, menaces de viol. À Okrestina, les cris résonnent ; un survivant, interrogé par Amnesty International, décrit des cellules où l’on "pisse sur les plaies". Viasna, dissoute en 2021, recense 1 000 témoignages de torturés ; TUT.BY voit ses 15 journalistes emprisonnés. Ales Bialiatski, prix Nobe de la paixl 2022, croupit en cellule. Un rapport OSCE de 2022 révèle une traque par algorithmes russes : 20 000 "suspects" pistés via leurs téléphones.

La peine de mort, unique en Europe, achève ce tableau. Depuis 1991, 400 exécutions par balle dans la nuque, sans préavis. En 2022, deux pendus pour "terrorisme". Une veuve, à la BBC en 2018, raconte : "Un sac avec ses chaussettes comme seule preuve". Des archives ONU de 2015 dénoncent des procès bâclés. En 2024, un condamné attend dans la prison n°1 ; sa mère, exilée, pleure une "loterie de la mort".

 

Belarus And The Death Penalty

 

Exode et résistance : un peuple saigné mais debout

Depuis 2020, 500 000 Biélorusses fuient, dont un quart des talents IT, selon Varsovie. Le Hi-Tech Park, moteur économique, perd 40 % de ses exportations en 2021. Un développeur, dans un rapport OSCE de 2023, confie : "On codait pour le monde ; maintenant, on survit à Varsovie". Svetlana Tikhanovskaïa, exilée à Vilnius, mène la résistance avec Tsepkalo et Kalesnikova. Condamnée à 15 ans par contumace, elle mobilise via Telegram, plaidant sanctions à Bruxelles. "Je suis une mère qui refuse l’horreur", dit-elle en 2024. Son combat : une Biélorussie libre.

 

Homophobie d’État : le rejet de l’Occident en étendard

L’homophobie est l’étendard de Loukachenko. En 2012, il lance : "Mieux vaut être dictateur qu’homosexuel", visant le ministre allemand Guido Westerwelle. En 2013, il ajoute : "Je peux pardonner aux lesbiennes, pas aux gays !", un enregistrement fuité où il rit. Cette rhétorique rejette l’Occident, alignant Minsk sur Moscou. La Biélorussie, 45e sur 49 selon ILGA 2023, n’a aucune loi anti-discrimination. Un décret de 2001 bannit les homosexuels de l’armée ; un rapport ONU de 2020 documente 20 viols correctifs. Un survivant, à Amnesty International, confie : "Ils criaient ‘les pédés au fond’." La Pride est interdite depuis 2009.

 

In Belarus, fighting for democracy — and LGBTQ rights – POLITICO

 

Femmes rebelles : le défi qui ébranle le tyran

En 2020, le trio Tikhanovskaïa-Tsepkalo-Kalesnikova défie Loukachenko. "La Constitution n’est pas pour les femmes", lâche-t-il en mai, ricanant à une usine. Ces mots galvanisent les "marches des femmes en blanc". Kalesnikova, déchirant son passeport pour éviter l’exil, incarne la révolte. Des manifestantes, à HRW en 2021, racontent des insultes : "Putes de l’Occident." Pourtant, 60 % des femmes soutiennent l’opposition en 2021, contre 40 % en 2019. Loukachenko tente un mea culpa en 2021 : "Je suis le président des femmes". Mais un mémo fuité de 2022 ordonne de traquer les "féministes". Son machisme a allumé un feu : les femmes mènent la dissidence.

 

biélorussie loukachenko dictateur

 

Loukachenko tisse un régime où répression, homophobie et machisme s’entrelacent avec sa soumission à Poutine. La Biélorussie, vidée de sa souveraineté, est un cachot où le KGB broie les corps, où les crises servent Moscou, et où le mépris rance étouffe les âmes. Mais l’espoir persiste : les femmes en blanc, Tikhanovskaïa en exil, un peuple saigné mais debout. La pression internationale – sanctions, appui à l’opposition – doit s’intensifier pour libérer 1 400 prisonniers et briser ce dinosaure. Quand il tombera, une femme ramassera peut-être les morceaux.

 


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33 réactions à cet article    


  • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 9 octobre 2025 19:29

    A 19h23, déjà cinq votes à une étoile ! Mes poutinolâtres moinsseurs pathologiques me gâtent ce soir ! Dommage qu’ils soient muets, par contre... Personne n’ose donc prendre la défense de Loukachenko qui, comme Poutine, est un fruit pourri tombé de l’arbre de la médiocratie bureaucratique soviétique ? 


    • pasglop 9 octobre 2025 19:41

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Je vais vous décevoir (ou pas). Je crois que tout le monde se fout de Loukachenko en ce sens qu’il est un avatar anachronique d’un ordre disparu et accessoirement soutien actuel de Poutine.
      Au fond, ça ne change pas grand-chose au conflit actuel et il y a des problèmes autrement aigus en ce moment, qui concernent l’affrontement des grands blocs et l’avenir de l’humanité.

      Agvx rame sévèrement depuis un moment...


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 9 octobre 2025 23:43

      @pasglop

      Vous balayez Loukachenko comme un fossile sans poids, un simple faire-valoir de Poutine. Peut-être, mais ce « reliquat » broie un peuple, torture des milliers d’opposants et sert de tremplin à l’invasion de l’Ukraine. Ignorer ce drame, c’est fermer les yeux sur un rouage clé de l’autoritarisme mondial. Quant à AgoraVox, il rame peut-être, mais il reste une tribune où l’on dénonce encore les tyrans, fussent-ils des « avatars ». Les grands blocs s’affrontent, d’accord, mais les victimes de Minsk ne sont pas du bruit pour rien.

    • pasglop 10 octobre 2025 11:22

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Hier il fallait plus de 10 secondes pour changer de page. Je parle de ça et pas du contenu dont je n’ai pas à faire un jugement public puisque je n’écris pas d’articles.

      Pour le reste je ne vous donne pas tort sur le fond mais je ne peux m’empêcher de mettre le sujet en perspective temporelle et géographique.
      La dynamique historique est ainsi faite que les autocraties, les dictatures, les massacres de toutes natures sont le lot commun du monde entier, à de rares exceptions.
      Nous avons été très brièvement une de ces exceptions, il semble que la parenthèse se referme avant tout à cause de nos propres contradictions.
      Nous jugeons les autre à notre propre aune, comme si notre statut d’occidental privilégié était la conséquence de nos qualités.
      Ce n’est pas le cas, tout au plus c’est grâce à quelques esprits éclairés.


    • juluch juluch 9 octobre 2025 21:36

      Une marionnette de Poutine comme Kadyrov.

      le Kremlin pousse ses pions lentement, tres lentement.


      • Thot Thot 9 octobre 2025 22:12

        @juluch

        le Kremlin pousse ses pions lentement, tres lentement.

        De quels pions parlaient vous ?
        La Russie a perdu la Syrie, l’Arménie, l’Ukraine. On ne peut pas dire que le Kremlin avance frontalement, il recul, à part à partir des BRICS avec la Chine et l’Inde, qui ne sont pas des pions du Kremlin.

      • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 9 octobre 2025 23:47

        Bonsoir @juluch,

        Merci pour votre commentaire ! Oui, Loukachenko est bien une marionnette de Poutine, à l’image d’un Kadyrov, dansant au bout des ficelles du Kremlin. Le maître de Moscou avance ses pions avec une patience d’orfèvre, tissant sa toile géopolitique goutte à goutte, jusqu’à faire de la Biélorussie un rouage de son échiquier. Mais derrière cette lenteur calculée, il y a un peuple qui suffoque sous la botte de son « Batka ». Votre remarque éclaire cette stratégie sournoise, où chaque pion, même anachronique, sert la grande ambition du Kremlin.


      • juluch juluch 10 octobre 2025 10:28

        @Thot

        J’aurais du développer.

        Il avance ces pions comme l ont fait l’URSS mais avec les moyens actuel : bateau, avions s’approchant des cotes de l’OTAN, noyautage des groupuscules, inondation des réseaux de propagande etc...
        Du vrais KGB....ceci étant on doit en faire autant.


      • mmbbb 10 octobre 2025 13:01

        @Thot  «  La Russie a perdu la Syrie, l’Arménie, l’Ukraine. » et la Papouasie Nouvelle Guinée ! 



      • Thot Thot 10 octobre 2025 14:28

        @mmbbb

        Méfiez vous des contresens.


      • mmbbb 10 octobre 2025 16:13

        @Thot c est de l ironie !  Je ne savais que la Russie avait perdu la Syrie , elle seulement une base navale !

        Et je ne savais pas que la Russie avait perdu l Arménie :

        L Ukraine est un autre probleme et votre historien que vous chérissez tant , a ecrit maints articles sur le sujet !

         PS ne percevez donc pas l ironie !


      • Thot Thot 10 octobre 2025 17:50

        @mmbbb
        Oui oui, évidemment que c’était de l’ironie, duc... mais je vous réponds : méfiez vous des contresens. Ce n’est pas parce que je ne défends pas H24 Poutine que je dis n’importe quoi. La nuance existe-t-elle encore dans ce forum ?


      • mmbbb 10 octobre 2025 19:21

        @Thot je ne suis pas un poulinâtre obtus Mais la Russie , a su resister au wokisme  et il elle n est pas polluee par ce mouvement comme nous le sommes .

        Et Bella s en défend .

        La guerre en Ukraine , qui est le perdant , L Europe , la France est a genoux .

        Et cette Europe est inféodée aux USA .

        La est la réalité .


      • Thot Thot 10 octobre 2025 21:37

        @mmbbb

        Qui dit le contraire ? Pas moi. Toutefois, avec les attaques de drône sur le territoire Russe, on ne sait pas jusqu’à quand la Russie va avancer.
        Sur un plan géopolitique, qu’on le veuille ou non, la Russie est sur la défensive. Elle perd de l’influence directe (elle gagne de l’influence indirect, je l’ai dit à propos des BRICS). Cela revient au fait que Loukachenko serait un pion du Kremlin. Pour moi, c’est à peu près le dernier des Mohicans.
        Ce que je défends, c’est une vision nuancée des choses et vous, vous avez tendance à zapper cela.


      • sylvain sylvain 10 octobre 2025 14:12

        A vrai dire, l’empire occidental a fourni a ces gens le pretexte ideal au durcissement du regime, et ils lui ont rendus la pareille. Toutes nos societes -je parle de l’humanite industrialisee— deviennent fascistes.


        • titi titi 10 octobre 2025 14:46

          @L’auteur

          Je pense que Loukachenko n’est pas mécontent des mésaventures de son grand ami Poutine en Ukraine.

          Si la Russie avait réussi son invasion de l’Ukraine, alors nul doute, que la Biélorussie aurait suivie (plus pacifiquement évidemment), reléguant Loukachenko de sa position de chef d’état à celui de gouverneur de province.


          • sylvain sylvain 10 octobre 2025 16:09

            @titi

            c’est bien vu


          • Doume65 10 octobre 2025 19:25

            @titi
            « Si la Russie avait réussi [...] reléguant Loukachenko de sa position de chef d’état à celui de gouverneur de province. »

            Si j’ai bien compris ton propos, ce n’est pas encore le cas.
            Par contre, nous avons actuellement cette situation en France : Tout le monde a bien compris que Macron n’est que le gouverneur de la France au sein de l’UE, comme le sera son successeur ; mais on ne sait pas (moi en tous cas) si le pouvoir suprême est en Europe ou aux USA.


          • sylvain sylvain 10 octobre 2025 20:31

            @Doume65
            L’oligarchie n’est plus europeene ou etats unienne, elle est occidentale, en tout cas dans une large mesure. Le moment trump semble remettre en cause cette realite, mais elle ne le fait pas serieusement, en fait ce sont deux factions au sein d’une meme oligarchie qui s’affrontent


          • DACH 10 octobre 2025 19:16

            Pour conclure, une prédiction que nous partageons.

            Mikhaïl Chichkine : « Le régime de Poutine finira, comme tous les autres régimes russes, dans le chaos ».

            « La majorité des russes vit encore avec une conscience tribale patriarcale. »


            • mmbbb 10 octobre 2025 19:26

              @DACH il denonce l ’annexion de la Crimée , Il a vu juste le gars ! 

              Tu aurais voulu te mettre une plume dans le cul et allé a la gay pride a Sébastopol alors devenu otanienne ! 

              Rire .

              Dach rend plus blanc que blanc l histoire ! 


            • DACH 10 octobre 2025 19:54

              @mmbbb=...Tu aurais voulu te mettre une plume dans le cul et allé a la gay pride a Sébastopol alors devenu otanienne ! ...=
              Tu en es donc revenu avec une plume sur la tête ? 
              Cela explique peut-être ta soumission à une invasion russe à la mode poutine. 

              Les Ukrainiens existent, et d’autres plus à l’est te feront comprendre un jour que tu n’existes pas ! 


            • DACH 10 octobre 2025 19:17

              Loin de la russophobie, mais en pleine justification de la poutinophobie.

              ’’Romancier récompensé par les plus prestigieux prix littéraires russes (prix Booker russe, prix Bolchaïa Kniga), Mikhaïl Chichkine a dénoncé virulemment l’annexion de la Crimée en 2014, avant de s’exiler en Suisse. Le régime de Vladimir Poutine l’a classé parmi les « agents de l’étranger », un honneur à ses yeux. L’écrivain publie aujourd’hui en français Le bateau en marbre blanc (Editions Noir sur Blanc), un recueil de textes rendant un puissant hommage aux génies de la littérature et de la musique russe, d’Ivan Gontcharov à Dmitri Chostakovitch.’’ 

              Tel est le prix Nobel de littérature de 2025. 


              • DACH 10 octobre 2025 20:10

                @DACH=Navré d’une erreur qui s’est invité d’une autre intervention ailleurs....liée au prix Nobel Hongrois, romancier de l’apocalypse et de la dystopie. Un grand écrivain de la race des Kafka. 


              • DACH 11 octobre 2025 19:05

                Pour conclure sur la russophobie !

                ’’’’’’Dans le vocabulaire politique russe, « russophobe » et « nazi » sont presque des étiquettes interchangeables pour quiconque refuse d’accepter la domination russe.

                C’est dire que le niveau russe de conviction est délétère....

                Comment repérer un russophobe ?

                Dans le dictionnaire de Moscou :

                • Un russophobe est un Ukrainien.
                • Ou quiconque s’identifie comme ukrainien.
                • Ou quiconque ose soutenir l’Ukraine.
                Comment repérer un nazi ?

                Exactement la même chose :

                • Un nazi est un Ukrainien.
                • Ou quiconque s’identifie comme ukrainien.
                • Ou quiconque soutient l’Ukraine d’une manière ou d’une autre.
                • Il ne s’agit pas seulement d’une ligne de propagande qui a commencé en 2014. C’est la poursuite d’un effort séculaire pour effacer l’identité ukrainienne.

                  Pendant des générations, la Russie mène une campagne de destruction contre la culture, la langue et la nation ukrainiennes. Des interdictions impériales sur les publications et l’éducation ukrainiennes, aux purges soviétiques qui ont anéanti l’intelligentsia ukrainienne, à l’Holodomor (le plus largement reconnu de multiples génocides contre les Ukrainiens), Moscou a traité l’existence de l’Ukraine comme une « erreur à corriger »

                • Analyse par Kate Turska, en plein accord.’’’’


                • Thot Thot 11 octobre 2025 19:22

                  Hé bé, avec ce type de raisonnement, on n’est pas sorti ! -je parle du rapprochement russophobe et nazi-


                • DACH 11 octobre 2025 19:49

                  @Thot=Hé bé, avec ce type de raisonnement, on n’est pas sorti ! -je parle du rpprochement russophobe et nazi- =
                  Et oui, c’est ce qui se lit chez les russes de VVP, c’est aussi ce qui s’entend de par des élus et acteurs politiques russes. Il ne semble pas selon nos sources que la population russe y croit vraiment, tant sont nombreux les liens familiaux des 2 côtés.
                  En Occident il y a des écoutant qui se laissent persuader de cette idiotie. Comme elle marche, selon les mêmes mécanismes pour « Palestine libre, Israël commet un génocide ». 
                  Silences sur les Ouighours à l’ouest de la Chine, sur les Africains chrétiens génocidés par des musulmans, (Nigéria et Mozambique), sur le génocide arménien, sans parler du Biafra oublié, ou ceux passés et en cours en 2025 dans l’Afrique de l’est, dont Congo de l’est. 


                • Thot Thot 11 octobre 2025 23:34

                  @DACH

                  Pour les prochaines élections, je vous conseille Raphaël Glucksmann. Il est fait pour vous ce type.


                • DACH 12 octobre 2025 15:02

                  @Thot=

                  @DACH

                  Pour les prochaines élections, je vous conseille Raphaël Glucksmann. Il est fait pour vous ce type.=

                  Toujours cette prétention à décider pour les autres !!!! Cette prétention habillée parfois d’arrogances explique bien de vos échecs....

                  Que reprochez-vous à R G ? 


                • Thot Thot 12 octobre 2025 21:12

                  @DACH

                  Cela serait bien d’être plus cool dans votre façon de répondre, je l’ai dit avec ironie. Evidemment vous faites comme vous voulez ! smiley

                  Qu’est-ce que je reproche à R.G. ? La même chose que ce qu’on peut reprocher à la nouvelle prix nobel de la paix : une tendance à prendre pour fait et cause le paradigme impérialiste des USA. Probablement un aspect des choses que vous ne risquez pas de comprendre de sitôt.
                  Sinon, j’ai hâte que l’auteur de l’article nous parle des Ouighours, ça risque d’être passionnant.


                • DACH 13 octobre 2025 09:21

                  @Thot=...Qu’est-ce que je reproche à R.G. ? La même chose que ce qu’on peut reprocher à la nouvelle prix nobel de la paix : une tendance à prendre pour fait et cause le paradigme impérialiste des USA....=
                  La recherche de régimes démocratiques vous est donc étrangère. Ce qui explique un aspect des choses que vous ne comprendrez pas de sitôt. 
                  Votre même chose sur RG est floue, pour ne pas dire vide. Qu’entendez-vous par « paradigme impérialiste des USA » ?


                • Thot Thot 13 octobre 2025 09:29

                  @DACH

                  La recherche de régimes démocratiques vous est donc étrangère. Ce qui explique un aspect des choses que vous ne comprendrez pas de sitôt. 

                  Au contraire, la teigne, l’impérialisme empêche l’expression libre et non faussée du peuple, il s’oppose donc à toute authentique démocratie.
                  Mais ça, pour que vous le compreniez, on risque d’attendre longtemps.

                • DACH 13 octobre 2025 14:07

                  @Thot=...Au contraire, la teigne, l’impérialisme empêche l’expression libre et non faussée du peuple, il s’oppose donc à toute authentique démocratie....
                  Votre description de l’impérialisme russe à la mode poutine est parfaite. 
                  =...Mais ça, pour que vous le compreniez, on risque d’attendre longtemps. =
                  Effectivement on risque d’attendre longtemps que vous finissiez par voir ce qui se danse sous vos yeux à l’est de l’Europe.

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