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Accueil du site > Tribune Libre > Antoine et Simone Veil, nous vous aimons !

Antoine et Simone Veil, nous vous aimons !

« L’admiration est très répandue parmi ceux qui se traitent eux-mêmes d’immortels. Nous nous détestons parfois, mais nous nous admirons presque toujours. Nous passons notre temps à nous asperger d’éloges plus ou moins mérités : nous sommes une société d’admiration mutuelle, que Voltaire déjà dénonçait en son temps. Cette admiration, vous la suscitez, bien sûr, vous-même. Mais, dans votre cas, quelque chose d’autre s’y mêle : du respect, de l’affection, une sorte de fascination. Beaucoup, en France et au-delà, voudraient vous avoir, selon leur âge, pour confidente, pour amie, pour mère, peut-être pour femme de leur vie. Ces rêves d’enfant, les membres de notre Compagnie les partagent à leur tour. Aussi ont-ils choisi de vous prendre à jamais comme consœur. Je baisse la voix, on pourrait nous entendre : comme l’immense majorité des Français, nous vous aimons, Madame. Soyez la bienvenue au fauteuil de Racine, qui parlait si bien de l’amour. » (Jean d’Ormesson à Simone Veil, le 18 mars 2010 sous la Coupole, Paris).

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Comme l’immense majorité des Français, nous vous aimons, Madame. Ces mots si forts et émouvants, ils ont été prononcés par Jean d’Ormesson, à l’époque le doyen des immortels, devant trois Présidents de la République, Valéry Giscard d’Estaing (devenu académicien), Jacques Chirac (qui lui a remis son épée d’académicienne le 16 mars 2010 au Sénat) et Nicolas Sarkozy (Président en exercice, et donc protecteur des académiciens). Il accueillait Simone Veil le 18 mars 2010 à l’Académie française. Une réception si importante qu’elle fut (il me semble) retransmise en direct par une chaîne de la télévision publique (on peut télécharger toute la cérémonie ici).

Désormais, les livres d’histoire rajouteront aussi Antoine. On associera le couple, on dira peut-être Antoine et Simone Veil, comme on dit Pierre et Marie Curie. C’est déjà le cas dans une ville de la région parisienne en rebaptisant un lieu public (la "Place Simone et Antoine Veil", ancienne Place Stalingrad, à Puteaux, inaugurée le 8 mars 2018 par Joëlle Ceccaldi-Raynaud et Jean Veil). Les deux ont été transférés au Panthéon le dimanche 1er juillet 2018 dans une cérémonie en grandes pompes.

Je ne suis pas sûr que les deux personnes concernées auraient accepté tous ces honneurs, trop d’honneurs même. Si Simone était partie avant Antoine, il serait même probable qu’il n’y aurait jamais eu cette cérémonie. Antoine Veil l’aurait sans doute refusée, aurait su prévenir, imaginer cette possibilité et l’arrêter à temps. Il y a évidemment beaucoup de vanité à canoniser sous la République. On dit souvent que l’enterrement, cela sert avant tout aux survivants. À faire le deuil. Alors le Panthéon… La vanité, ce ne sont pas les saints qu’on s’est choisis mais ceux qui les canonisent qui la nourrissent. Un besoin d’exemplarité peut-être ? Une démonstration politique, sans doute ?



Presque toute l’élite politique était présente aux côtés de la famille (en particulier, Jean Veil, Pierre-François Veil, aussi Sibyle Veil, présidente de Radio France, etc.) : notamment (je suis loin d’être exhaustif) Édouard Philippe, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault, François de Rugy, Bruno Le Maire, Gérard Darmanin, Nicole Belloubet, Agnès Buzyn (qui fut la belle-fille de Simone Veil et, geste prémonitoire, elle lui avait offert son fauteuil du Ministère de la Santé), Valérie Pécresse, Pierre Moscovici, Anne Hidalgo, Carla Bruni, Julie Gayet… et même Jean-Luc Mélenchon, fier et ému d’être présent. La Chancelière allemande, Angela Merkel, qui avait prévu de venir, a été retenue à Berlin pour dénouer une crise politique très grave avec son Ministre de l’Intérieur prêt à faire quitter la CSU de la fragile coalition gouvernementale.

Vanité, mais aussi, pourquoi cacher son plaisir et son émotion ? Cette cérémonie était amplement mérité. Lorsqu’elle est entrée à l’Académie française, Simone Veil avait modestement prévenu : elle n’était pas une écrivaine, elle ne laisserait rien, aucun écrit mémorable. Mais elle remerciait ses compagnons de lettres de l’avoir si gentiment accueillie. Elle n’y pouvait presque rien. C’étaient François Jacob, Maurice Druon, deux grands résistants, Jean d’Ormesson et dix-neuf autres académiciens qui voulaient absolument la rendre immortelle (elle fut élue le 20 novembre 2008). Selon eux, la présence aurait honoré la noble institution. Elle l’a honorée. Et puis, son fauteuil était depuis peu "réservé" aux responsables politiques. Juste avant elle, Pierre Messmer et Maurice Schumann.

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Ce qu’il faut comprendre d’elle, ce n’est pas de la réduire à la simple loi de dépénalisation de l’IVG. Pour elle, c’était surtout l’épreuve du feu politique. Une mauvaise mission donnée par Valéry Giscard d’Estaing. Sans Antoine Veil, elle ne l’aurait sans doute jamais fait passer. Grâce à ses réseaux qui dépassaient les frontières partisanes, Antoine Veil a pu trouver des soutiens au-delà de la majorité giscardienne très étriquée dans la mesure où beaucoup d’UDR refusaient ce projet. Antoine Veil, très influent chez les démocrates-chrétiens (les centristes), avait su conseiller son épouse pour la rédaction de certaines tournures du texte pour qu’il fût adoptable par des députés qui voulaient aussi agir selon leur foi chrétienne.

Dans le débat parlementaire, le 26 novembre 1974, Simone Veil précisa aux députés son état d’esprit : « Je voudrais d’abord vous faire partager une conviction de femme, je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour le contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. (…) Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? » (Séance à l’Assemblée Nationale).

Une femme politique, oui, bien sûr qu’elle le fut. Jean d’Ormesson rappelait dans sa réponse à Simone Veil, le 18 mars 2010, qu’elle fut une premier-ministrable dès 1974, avant même d’avoir été connue des Français : « Vous étiez liée avec [la] principale conseillère [de Chirac], magistrat comme vous, Marie-France Garaud. Un magazine féminin publie un article sur un éventuel et imaginaire gouvernement de femmes. Sur ce podium virtuel, à la surprise, il faut le dire, de beaucoup, et d’abord de vous-même, vous étiez propulsée au poste de Premier Ministre. Un soir, à dîner chez des amis, où se fait sentir une certaine ironie à l’égard de l’improbable journalisme féminin et de ses vaticinations, le téléphone sonne. (…) Au bout du fil, Jacques Chirac qui vient d’être désigné comme Premier Ministre par Giscard. Il vous offre d’entrer dans le son gouvernement que le Président Giscard d’Estaing, en novateur, souhaite aussi large que possible. Vous n’hésitez pas longtemps. Vous devenez Ministre de la Santé. Vous êtes la seule femme ministre. ». D’autres femmes furent nommées au gouvernement, à des places moindres, comme Françoise Giroud, Monique Pelletier.

Simone Veil avait voté pour Jacques Chaban-Delmas au premier tour de l’élection présidentielle parce qu’elle le pensait meilleur réformateur. La voici désormais lancée dans la vie politique, sous la houlette de "mentors" avec lesquels elle n’a jamais perdu son libre-arbitre : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Édouard Balladur, et Nicolas Sarkozy (qui la faisait beaucoup rire aux conseils des ministres entre 1993 et 1995).

Certes, elle a eu une carrière politique prestigieuse (deux fois ministre, dont une fois numéro deux du gouvernement avec le titre de Ministre d’État, première Présidente du Parlement Européen, trois fois tête de liste nationale aux élections européennes, membre du Conseil Constitutionnel, etc.), mais comme des dizaines d’autres hommes ou femmes politiques sous la Cinquième République.

Ce qui la distinguait, c’était qu’elle a toujours été appréciée des Français, toujours en tête des sondages, et sans doute la seule femme vraiment capable d’être élue Présidente de la République, première Présidente de la République française. Elle n’a jamais imaginé se positionner avec un tel objectif, parce qu’elle n’aimait pas le jeu des manœuvres politiciennes (cela l’agaçait profondément), et parce qu’elle était convaincue qu’il était encore trop tôt pour que l’électorat acceptât une femme à l’Élysée. Elle aurait pu aussi devenir Premier Ministre, cela n’aurait pas choqué. Finalement, la première (et seule) Premier Ministre fut Édith Cresson (en mai 1991) et la première (et seule) candidate à l’élection présidentielle capable de gagner un second tour d’une élection présidentielle fut Ségolène Royal (seule, car pour l’instant, Marine Le Pen est loin de ce potentiel de victoire). En ce sens, Simone Veil était unique dans le paysage politique français.

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Mais je crois que ce n’était pas ces deux facettes (auteure de la loi sur l’IVG, femme politique à stature présidentielle) qu’il fallait mettre en avant pour lui rendre hommage et je crois que le Président de la République Emmanuel Macron, seul à parler au Panthéon, a eu raison d’insister plutôt sur son engagement européen. Au contraire de certains responsables politiques, cet engagement européen n’était pas vain, n’était pas de l’hypocrisie, n’était pas une simple posture électorale, politique ou intellectuelle. Il était l’incarnation de tout ce que Simone Veil avait toujours été. Et c’est d’ailleurs à ce sujet que la présence d’Antoine Veil à ses côtés, lui aussi touché de près, a été indispensable à sa vie, à son équilibre : « le haut fonctionnaire doué pour la vie qui apporta à la jeune rescapée l’élégance et l’humour qui lui permirent de revivre » (selon les mots d’Emmanuel Macron, le 1er juillet 2018).

Car il faut hélas rappeler que Simone Veil n’a jamais vécu qu’en sursis. Elle aurait dû mourir le 15 avril 1944 dans un four crématoire lorsqu’elle est arrivée à Auschwitz du camp de Drancy par train à bestiaux. Elle n’avait que 15 ans et c’était le sort destiné aux nouveaux arrivants "non productifs" du camp. Il a fallu une sorte de miracle, qu’un détenu venu d’on ne savait où et reparti aussi vite qui lui conseillât, en français, de dire qu’elle avait au moins 18 ans au moment de la cruelle "sélection". Elle resta en vie et devint le matricule 78651, tatoué sur son bras.

Rescapée, mais meurtrie, endeuillée, en ayant perdu son frère Jean avec qui elle avait noué une grande complicité, son père, sa mère… Si Simone Veil a marqué autant de pudeur, de distance, de gravité, dans son comportement, c’était parce qu’elle avait vécu ce que peu avaient vécu, mais aussi, ce que peu pouvaient comprendre de ce qu’elle avait vécu. Elle était sortie de l’enfer. Elle avait connu l’enfer.

On aurait pu alors imaginer une haine contre les Allemands, une haine contre l’Europe en général qui avait tout fait pour ne pas contenir la "folie" d’Hitler. Et c’est le contraire qui s’est passé. Simone Veil, humaniste incarnée, savait que le nazisme pouvait se développer n’importe où dans le monde. Ce n’était pas une question de géographie, ni de peuple, mais d’humanité. Et le seul moyen d’éviter la guerre, c’est de s’aimer ! Son engagement très tôt en faveur de l’amitié franco-allemande et de la construction européenne pour bâtir une paix durable a montré sa capacité à surmonter ce que son propre corps, son propre cœur et sa propre âme avaient vécu comme calvaire.

C’était cet engagement qu’Emmanuel Macron a voulu célébrer ce 1er juillet 2018 au moment où l’Europe vacille dans une sorte d’élan nationaliste égoïste généralisé. C’était le sens aussi de cette mise en scène avec un tapis d’honneur aux couleurs de l’Europe.

Dans son allocution (disponible ici dans son intégralité), Emmanuel Macron a rappelé l’amour dont avait parlé Jean d’Ormesson : « La France aime Simone Veil. Elle l’aime dans ses combats, toujours juste, toujours nécessaire, toujours animée par le souci des plus fragiles où elle s’engagea avec une force de caractère peu commune. La France l’aime plus encore parce qu’elle a compris d’où lui venait cette force mise au service d’une humanité plus digne. ».

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Simone Veil était d’abord une humaniste : « Malgré les malheurs et les deuils, elle conçut la certitude qu’à la fin, l’humanité l’emporte sur la barbarie. Toute sa vie fut l’illustration de cet invincible espoir. Nous avons voulu que Simone Veil entre au Panthéon sans attendre que passent les générations, comme nous en avons pris l’habitude, pour que ses combats, sa dignité, son espérance restent une boussole dans les temps troublés que nous traversons. Parce qu’elle a connu le pire du XXe siècle et s’est pourtant battue pour le rendre meilleur, Simone Veil reposera avec son époux dans le sixième caveau. » (Emmanuel Macron).

Le sixième caveau, où sont inscrits le nom des Justes. Le couple repose donc aux côtés de Jean Moulin, André Malraux, René Cassin et Jean Monnet. Cet honneur est mérité : « Comme eux, Simone Veil s’est battue contre les préjugés, l’isolement, contre les démons de la résignation ou de l’indifférence, sans rien céder, parce qu’elle savait ce qu’était la France. » (Emmanuel Macron).

Esprit de réalité et lucidité : « Elle se fit combattante de la paix, elle se fit combattante de l’Europe. Elle voulut l’Europe par réalisme, non par idéalisme ; par expérience, non par idéologie ; par lucidité, non par naïveté. Elle n’était pas tendre pour les fadeurs iréniques et les complications technocratiques qui, parfois, devenaient le visage de cette Europe, car elle était de cette génération pour laquelle notre Europe n’était ni un héritage ni une contrainte, mais une conquête de chaque jour. (…) Elle ne cessa d’en raviver la flamme originelle et d’en incarner l’esprit fondateur. » (Emmanuel Macron).

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Fière de se retrouver immortelle parmi d’autres immortels, Simone Veil avait cité Victor Hugo lors de sa réception le 18 mars 2010 : « Les pères de l’Europe ont voulu construire une réalité à partir du rêve d’un homme dont la voix a retenti nombre de fois sous cette Coupole. J’ai nommé Victor Hugo. En 1841, fraîchement élu à l’Académie, il se consacre à la rédaction d’un texte sur le Rhin, où il ébauche le projet d’une union européenne fondée sur ce qu’il est convenu aujourd’hui de nommer le couple franco-allemand. Il écrit : "La France et l’Allemagne sont essentiellement l’Europe. L’Allemagne est le cœur, la France est la tête. Le sentiment et la pensée, c’est tout l’homme civilisé. Il y a entre les deux peuples connexion intime, consanguinité incontestable. Ils sortent des mêmes sources ; ils ont lutté ensemble contre les Romains ; ils sont frères dans le passé, frères dans le présent, frères dans l’avenir". ».

Européenne mais aussi profondément Française, Emmanuel Macron a insisté sur cette compatibilité : « Elle croyait en ce destin commun qu’on appelle nation, et dans cette aventure exaltante qu’on appelle civilisation, elle savait que chaque jour qui passe est un nouveau combat contre la barbarie. (…) Simone Veil s’est battue pour que la France reste fidèle à elle-même. ».

Emmanuel Macron a rappelé aussi l’humilité dont elle faisait preuve à propos de son épreuve à Auschwitz : « Jamais Simone Veil n’accepta qu’on la décore pour avoir été déportée, et pas davantage, elle n’accepta qu’émerge une rivalité des mémoires. La réalité des chambres à gaz et des fours crématoires des camps d’extermination, instruments du crime contre l’humanité, n’atténue en rien l’héroïsme des résistants torturés, fusillés, déportés. Mais il existe une vérité de l’histoire et la vérité du martyre juif fait aujourd’hui partie intégrante de l’histoire de France, comme en fait partie l’épopée de la Résistance. (…) [Jean Moulin et Simone Veil] sont pour nous deux exemples d’humanité profonde, lui héroïque dans son sacrifice, elle admirable par son courage et par son témoignage. ».

Car c’est bien le témoignage l’essentiel. Simone Veil y consacra sa "retraite" politique pendant les quinze dernières années de sa vie, revisitant même les lieux qui l’ont fait souffrir aux côtés du Président Jacques Chirac. Présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah de 2001 à 2007, Simone Veil rejetait les expressions trop bien ficelées : « Je n’aime pas l’expression "devoir de mémoire". Le seul "devoir", c’est d’enseigner et de transmettre. ».

C’est cette transmission qui est décisive pour les jeunes génération et dont l’un des promoteurs particuliers vient de s’éteindre ce 5 juillet 2018, à l’âge de 92 ans, Claude Lanzmann, réalisateur de documentaire "Shoah" sorti le 1988. Par son esprit, par sa mémoire, Simone Veil sera ainsi la gardienne du temple, la gardienne vigilante de la sagesse et de la mémoire françaises…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (05 juillet 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Antoine et Simone Veil, nous vous aimons !
Discours du Président Emmanuel Macron au Panthéon le 1er juillet 2018 (texte intégral).
Enregistrement de la réception de Simone Veil à l’Académie française le 18 mars 2010 (à télécharger).
Les époux Veil honorés au Panthéon.
Antoine Veil.
Simone Veil, un destin français.
L’hommage de la République à Simone Veil.
Discours d’Emmanuel Macron en hommage à Simone Veil le 5 juillet 2017 aux Invalides (texte intégral).
Discours de Jean Veil et Pierre-François en hommage à leur mère Simone Veil le 5 juillet 2017 aux Invalides (texte intégral).
Simone Veil, une Européenne inclassable.
Simone Veil académicienne.
Discours de réception de Simone Veil à l’Académie française (18 mars 2010).
Discrimination : rien à changer.
Rapport du Comité Veil du 19 décembre 2008 (à télécharger).
Mort d'Antoine Veil.
Bernard Stasi.
Bernard Stasi et Antoine Veil.
Denise Vernay.
Ne pas confondre avec Simone Weil.

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24 réactions à cet article    


  • hunter hunter 6 juillet 18:34
    Tiens, vous parlez de vous à la première personne du pluriel maintenant ?


    Adishatz

    H/

    • Dom66 Dom66 6 juillet 23:53

      @hunter

      Il est de plus en plus naze ce rakoto


    • Bernie 2 Bernie 2 7 juillet 00:03

      Simone Veil est morte ?


      • kalachnikov kalachnikov 7 juillet 00:28
        Et pourquoi, tant qu’on y était, n’a-t’on pas aussi inhumé le yorkshire qui est mort de chagrin consécutivement au décès de sa maîtresse ?

        ’Aux grands hommes la patrie reconnaissante’ : il a fait quoi, au juste, pour la patrie Antoine Veil ? Il a été l’époux de Simone. C’est de l’idolâtrie, ma parole. On pourrait aussi y mener ses amants défunts, vu qu’ils l’ont touchée.

        Il n’y a qu’un seul autre cas où la conjointe a gagné le Panthéon.

        Je cite :

        ’Mais, les parlementaires votent finalement des funérailles nationales pour Marcelin Berthelot le 20 mars et adoptent le 24 mars une loi stipulant que « les restes de Marcelin Berthelot et ceux de madame Marcelin Berthelot seront déposés au Panthéon ».’

        Je recite :


        Exécutif, législatif ; le peuple, l’autocrate ; la démocratie, l’absolutisme.

        Rakoto, non seulement, n’y voit que du feu mais adhère. Après la distribution de naturalisation aux artistes de cirque, la distribution des places au cimetière.




        • Dom66 Dom66 7 juillet 09:25

          @kalachnikov

          il a fait quoi, au juste, pour la patrie Antoine Veil...et bien « Que dalle » c’est quand même beaucoup  smiley)


        • mmbbb 7 juillet 11:41

          @kalachnikov Antoine Veil Enarque aynant appartenu aux corps de l inspection generale des finances Il a eu le meme parcours que VGE Donc VGE devait aller au Pantheon CQFD


        • devphil30 devphil30 7 juillet 05:14

          Le rata c’est gala sur Agoravox.

          Pas besoin de regarder l’actualité nécrologique , il est toujours là pour nous rappeler les bonnes choses de ces grands hommes qu’il idolâtre.

           


          • jako jako 7 juillet 11:49

            @devphil30 oui mais il a oublié Claude Lanzmann


          • sahb 7 juillet 14:32

            @jako
            allez lanzman aussi au panthéon ! il est bien rescapé de quelque part !!


          • Clocel Clocel 7 juillet 09:25
            Ach, la République et ses funèbres parties d’osselets...

            Marrants les rituels laïques, on mesure combien est encombrante la spiritualité chez les gens qui n’en ont pas.

            Va bientôt être plein le cendrier républicain, non ? smiley


            M’enfin, ça fait prendre l’air à Pomponette...

            Libérez Rousseau !

            PS :
            Sympa la photo vu de dessus, on dirait une rosace de guitare espagnole !



            • Jonas 7 juillet 09:43
              " Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? »

              Effectivement, Simone Veil a ouvert la boîte de Pandore. En France, plus de 220 000 avortements sont pratiqués chaque année, un véritable génocide à l’échelle industrielle.
              Comble du cynisme, ce programme d’extermination de masse est financé entièrement par vos impôts, à hauteur de 70 millions d’euros par an.
              Porter atteinte à la vie d’autrui n’est pas un droit, le foetus humain n’a pas le même ADN que sa mère, il est donc un corps étranger, un être unique, une identité à part entière, une vie en puissance.
              Y mettre fin volontairement est un crime.
              https://www.youtube.com/watch?v=toF8v8Cxd3E
              https://www.youtube.com/watch?v=jgw4X7Dw_3k

              Quand une civilisation tue ses enfants en masse en refusant le « miracle qui sauve le monde » par lequel Hannah Arendt désignait la naissance, elle finit soit par s’éteindre, soit par être submergée.
              L’extinction de la population française est programmée à grande échelle par l’ONU et l’UE pour être remplacée par une population extra-européenne (berbères, arabes, asiatiques, africains sub-sahariens), une « migration de remplacement », l’avènement d’une Europe noire.

              L’individualisme, l’égoïsme rend aveugle ceux qui ont délaissé la communauté et abandonné Dieu au nom du bien-être personnel, ce qui amènera en quelques décennies l’extinction de la communauté tout entière, laissant place à une tiers-mondisation du pays.

              Pendant des siècles, la religion a protégé la famille, l’héritage et les enfants. Avec l’avènement de l’athéisme maçonnique où seul l’homme tout puissant décide, c’est la fin d’un monde que l’on enterre symboliquement avec Simone Veil.

              « C’est une pauvreté de décider qu’un enfant doit mourir pour que vous puissiez vivre comme vous le souhaitez ».
              Mère Teresa

              « L’avortement tue deux fois. Il tue le corps du bébé et il tue la conscience de la mère. L’avortement est profondément anti-femmes. Les trois quarts de ses victimes sont des femmes : la moitié des bébés et toutes les mères »
              Mère Teresa

              « Le plus grand destructeur d’amour et de paix est l’avortement qui est la guerre contre l’enfant. La mère n’apprend pas à aimer, mais tue pour résoudre ses propres problèmes. Tout pays qui accepte l’avortement n’enseigne pas à son peuple à aimer, mais à utiliser toute violence pour obtenir ce qu’ils veulent ».
              Mère Teresa

              L’institut de sondage Opinion Way dans une étude de 2013 révélait que 85 % des femmes déclarent avoir ressenti une souffrance au moment de l’IVG médicamenteuse, y compris une souffrance morale pour 82 % d’entre elles.

              Les responsables du »Planning familial" aux USA n’ont aucun scrupule à vendre les organes de foetus avortés pour se faire de l’argent, une déshumanisation et une désacralisation de l’homme, le réduisant au niveau d’un meuble ou d’une voiture.
              http://www.avortementivg.com/etats-unis/une-nouvelle-video-revelerait-le-commerce-d-organes-de-foetus-par-le-planning-familial-am&h=MAQELDY26
              http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/07/15/01016-20150715ARTFIG00233-vente-d-organes-de-foetus-la-video-qui-embarrasse-le-planning-familial-americain.php


              APPEL À VIRER christophecroshouplon de AGORAVOX !
              qui choisit qui a le droit de commenter ses articles, et qui doit se taire.

              • PR VR 7 juillet 11:02

                @Jonas

                Cette loi était celle de Giscard. 

                Tout le reste de votre commentaire est digne d’un discours de beauf lepeniste converti témoin de Jéhovah.

              • Jonas 7 juillet 11:11
                @PR VR « Cette loi était celle de Giscard. »

                Simone Veil a lutté pour imposer cette loi.

                -----------------------------------
                « Tout le reste de votre commentaire est digne d’un discours de beauf lepeniste converti témoin de Jéhovah. »

                Ça, c’est de l’invective et de l’insulte gratuite. Du vide quand on n’a rien à argumenter.


              • Dom66 Dom66 7 juillet 11:34

                @Jonas


                Mon cher « jonas » pour moi qui ne suis pas contre L’IVG et bien je signe ceci  aussi :


                « Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations….. sans issue …... » ,sans issue ou mal formation catastrophique du fœtus par exemple....exemple non exclusif



              • Furax Furax 7 juillet 11:39
                Selon « Zupiter », tous les engagements de Simone Veil, tous les engagements de Simone Veil étaient « zustes »
                Surtout le dernier !


                • Ricquet Ricquet 7 juillet 11:46

                   - 1 : Simone à l’académie française : Pourquoi ?Vous voyez bien le décalage entre une institution qui récompense les lettres et son parcours à elle, qui est celle d’une avocate des droits de la femme. 

                   - 2 : Simone au Panthéon : Pourquoi ?Là encore, décalage, car elle n’a ni inventé l’eau tiède, ni façonné l’histoire. Il faut quand même être pragmatique. elle a juste menée un combat de modernité et d’adaptation aux vents de liberté qui soufflait sur la condition et la problématique des femmes. 
                   - 3 : Simone a défendue une cause avec brio. (et c’est tout, même si c’est beaucoup pour d’autres.) Le bilan de cette liberté et modernité : Une loi qui fait des émules dans le monde entier avec 44 millions de morts par infanticides par an. 
                  Est-ce que ça mérite ou justifie une panthéonisation ?
                  (Objectivement : Ni oeuvre littéraire, ni oeuvre scientifique, juste 44000000 tous les ans.)

                  « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres » (Isaïe 5:20).

                  Le 1er juillet est la fête du très précieux sang de JC. C’est le jour qu’a choisi Macron pour faire rentrer Simone Veil au Panthéon. Est-ce un hasard ? Le Panthéon est-il un temple maçonnique, Si oui, alors là, je comprends mieux, pourquoi celle qui a donné de l’ampleur à ce mouvement de liberté devenu morbide dans les faits (44 millions !) est sanctifiée par l’establishment sur l’autel des grands hommes.

                  Après tout, n’est-ce-pas un pied de nez à ce verset : "Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent." (Matthieu 19.14)

                  • Ricquet Ricquet 7 juillet 12:53

                    Panthéon vient du grec qui signifie « de tous les dieux ». Alors, Je voudrais, pour marquer les esprits, tourner mon propos en dérision :


                    Je ne doute pas que Simone est reçue la légion d’honneur pour son parcours politique. (Et ce serait parfaitement logique), en vertu de son combat humaniste et vertueux dans la forme et la volonté.

                    Mais l’histoire ne retient pas les intentions mais les faits. Ainsi, pour aller dans le sens des contradictions avec les louanges faites à l"académie française et au Panthéon, je trouve que l’on pourrait, à titre posthume, lui attribuer une autre médaille qui mette en exergue les chiffres :
                    Un prix d’ordre mathématique qui compléterait un palmarès d’honneurs que je trouve pour le moins, inadéquat. 
                    Une sorte de médaille fields pour saluer ce qu’aucune maladie ou guerre n’a jamais fait : élever l’échelle de morbidité à 44 millions d’échelons annuels.

                    Évidemment, ce n’est pas l’initiative de Simone, elle n’y est pour rien en son temps. Je ne lui jette pas la pierre. Son combat est un combat éthique qui se voulait bienveillant, mais dans les faits, cela se traduit par un accroissement exponentiel du pire des crimes : l’infanticide.
                    C’est factuel et c’est un acte de conscience personnel et donc volontaire => Un crime exterminant l’innocence dans le confort matériel.

                    C’est sous cet angle, je ne doute pas que la conscience ou l’âme soit altérée.

                    • À rebours 7 juillet 14:46
                      Simone Veil a été un des fers de lance de l’Europe


                      Europe qui a détruit absolument tout ce que la France avait construit pendant plusieurs siècles.

                      Alors Veil au Panthéon...

                      • Jeekes Jeekes 7 juillet 15:10
                        Hey, rakoto-lèche-sion !
                         
                        J’suis v’nu voir ton dernier coup de langue.
                        Pas déçu, je te reconnais une certaine constance.
                        Entre les rubriques nécrologiques à deux balles, et l’enfilage de perles, t’es un master.
                         
                        Bon, je voulais juste te faire part de ma position, puisque tu te crois autorisé à parler en mon nom.
                        Alors rakoto-suce-bite, quand tu te permets d’écrire :
                         
                        ’’Antoine et Simone Veil, nous vous aimons !’’
                         
                        Tu te touches mec, grave.
                        Tu devrais cesser de te prendre pour un porte-parole, te rappeler que t’es rien qu’un (mauvais) scribouillard salarié.
                        Parce qu’en l’occurence, ces deux-là, ben moi non seulement je ne les aime pas, mais je m’en tape comme de ma première couche-culotte !
                         

                        • Dom66 Dom66 9 juillet 10:19

                          @Jeekes
                          ++++ smiley


                        • Montdragon Montdragon 7 juillet 16:40
                          Koukouch roi de la transplantation yougoslave,
                          Béchamel roi de la guerre aux petits,
                          Simone reine du génocide, un Verdun/an.

                          • Aucun dirigeant n’est plus important que le pays lui-même et son peuple......

                            Le panthéon de la république française est le cimetière des judéo-franc-maçons...et le lieu de culte des vaniteux du pouvoir. 
                            La cérémonie des panthéonisés est le faire valoir des élus en mal de gloire, de leur vivant ...  

                             smiley 

                            • colibri 7 juillet 21:24
                              Il y croit vraiment ce rako à ce qu’il dit ? 
                              l fait que rabâcher le politiquement correct que nous serine les médias à longueur de journée , 
                              qui se laisse prendre encore à ce bourrage de crâne ?

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