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Accueil du site > Tribune Libre > Armes : les mines marines

Armes : les mines marines

Samedi 26 mars 2022, un pêcheur turc alerte les autorités après avoir aperçu une mine dérivant à l'entrée du détroit du Bosphore, côté de la Mer noire. Déclaration du ministre turc de la défense : « Nous avons constaté qu'il s'agissait d'une mine de type ancien, la mine détectée contiendrait 30 kg d'explosif. (...) Notre unité de déminage l'a déplacée vers un endroit sûr et l'a désactivée ». Lundi 28 une deuxième mine est détectée au large d'Igneada près de la frontière bulgare. Le lendemain, une troisième mine à la dérive est retrouvée en mer Noire au large des côtes roumaines. Les mines découvertes sont de deux types, une contenant une vingtaine de kilos de TNT attachée à une ancre, l'autre une mine anti-embarcation d'environ trois kilos. De couleur noire et de dimensions réduites, ces mines sont difficilement repérables par mer agitée. Le 3 mars, un cargo estonien avait sombré au large d'Odessa après une explosion sans que l'on en connaisse la cause !

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La première véritable mine marine explose en 1801 dans le goulet de Brest. L'Américain Robert Fulton y a immergé une quarantaine de kilos de poudre noire contenue dans un cylindre de cuivre maintenu sous la surface entre une ancre et un flotteur de liège. La mise à feu reprend le principe d'une platine de fusil, le percuteur libéré par le choc vient s'abattre sur l'amorce. Le 15 octobre 1805 c'est un navire danois de 200 tonneaux (un tx = 2,83 m3) qui est coulé. Deux torpilles chargées de 180 livres de poudre ont été reliées entre elles par un cordage de 30 mètres, après leur mise à l'eau à partir de deux barques, le cordage est venu « coiffer » l'étrave du Dorothy à l'ancre, les charges de se plaquer contre la coque, l'une à tribord, l'autre à bâbord (charges en couple ou de cisaillement) et d'y exploser (mise à feu à mouvement d'horlogerie retard quinze minutes). Le voilier à deux mâts (brick) est brisé en deux et sombre en vingt secondes.

 

Les mines marines sont de formes et de dimensions variables, mais toutes comprennent :

- un dispositif de mise à feu comprenant l'allumeur et le détonateur ;

- une charge explosive composée d'une charge primaire et secondaire ;

- un dispositif de sécurité particulier à chaque type de mine.

 

La mine à contact se compose d'un flotteur contenant entre une vingtaine et plusieurs centaines de kilogrammes d'explosif immergé quelques mètres sous la surface et relié au fond par un orin (câble) à un « crapaud » (corps mort) de plusieurs centaines de kilos. Dès la mine lancée, l'orin commence à se dévider pendant qu'une ligne de sonde lestée suspendue sous le « crapaud » va toucher le fond, bloquer l'orin et d'entraîner la mine quelques mètres sous la surface (invention française de 1876). La mine explose quand un navire heurte une de ses cornes de Herz (« antennes »).

 

Selon le type de mine, le choc brise une ampoule de verre contenant du bichromate qui se déverse sur des cellules de carbone et de zinc générant un courant électrique, ou une l'ampoule en verre placée dans une corne en plomb (déformable) qui se brise au choc et déverse son contenu sur du chlorate de potassium (réaction chimique exothermique). Les « cornes » peuvent être comprimées à l'intérieur de la mine et emprisonnées par un bouchon de sel. Après dissolution de celui-ci, les cornes sont libérées à l'extérieur. Sur l'ancienne mine française Sauter Harle, c'est l'orin qui libérait les cornes et armait la mine.

La mine à traction ou filet est immergée entre deux eaux et reliée à un filet anti sous-marin. Dès qu'un sous-marin heurte le filet de défense, la mine explose et l'onde de choc suffit à atteindre le bâtiment et à y occasionner une voie d'eau. La quantité d'eau s'infiltrant à l'intérieur du bâtiment dépend de l'aire de la rupture et de la pression de la colonne d'eau au-dessus du submersible. L'onde de choc peut suffire à désaligner l'arbre l'hélice, fausser les barres de plongée ou dé-jointer un élément.

 

La mine à traînard comprend deux fils de cuivre qui se terminent par d'un petit flotteur affleurant en surface et reliés au corps de mine déposé sur le fond (prendre en compte le courant et les hauteurs des marées). Le filin en cuivre établit le contact électrique entre la coque du navire et un relais.

 

La mine dérivante (errante) à contact est déportée par les courants (bouteille à la mer) jusqu'à venir heurter un navire ou un obstacle côtier avant d'exploser. Elle peut, soit flotter en surface (flottabilité positive), soit être équilibrée (flottabilité neutre ou ludion) pour une faible profondeur. L'absence de contrôle horizontal en réserve l'utilisation sur une courte période de temps. Elle est supposée se désarmer ou s'autodétruire au-delà.

 

La mine côtière ou anti-débarquement est disposée au centre d'un dispositif de piquets reliés entre eux et à la mine par des fils, dès qu'une traction est appliquée sur l'un des fils ou qu'un événement déséquilibre le support, la mine explose. Le maillage (densité de mines) peut être lâche ou serré.

 

L'explosif doit être soumis à une action : étincelle, chaleur, choc, friction, autre explosion, champ électromagnétique, électricité statique, dégradation dans le temps, inter-action chimique avec l'enveloppe (l'intérieur de certaines mines était étamé ou vernissé pour prévenir ce phénomène) pour se décomposer et entraîner une modification de ses constituants. L'explosion s'accompagne d'une forte augmentation de pression due à l'expansion des gaz surchauffés en un temps extrêmement court. Si la charge est contenue dans une chambre d'explosion hermétique (bombe, mine ou grenade), le volume de gaz va se comprimer jusqu'à atteindre une pression suffisante pour rompre l'enveloppe.

 

L'efficacité d'un explosif est lié à sa composition, sa densité de charge, sa granulométrie, mais dépend surtout de sa vitesse de transformation (brisance). Un explosif à grande vitesse (plusieurs milliers de mètres par seconde) provoque une onde choc plus puissante du fait qu'il se décompose en un temps très court et qu'il délivre un volume de gaz plus important sur une brève période (pic). La pression lors de la phase de décomposition peut atteindre 250 Kbars (250.000 Kg/cm2), l'expansion des gaz générer 1.000 litres de gaz par kg d'explosif, la température atteindre 1.000 à 3.000°C. En général, la masse d'explosif est exprimé en poids de TNT, si on utilise un explosif différent, il faut appliquer un coefficient correcteur ou l'équivalent TNT (4,520 Kj/kg, 3.000°C, densité 1,65, V 6.000 m/sec), le Torpex, par exemple, est 50 % plus puissant que le TNT à masse égale. Particularité du TNT ou Tolite, son insolubilité qui le rend dangereux pendant très longtemps ! Une mine de la Première guerre mondiale représente un danger actuel.

 

La pose de mines marines répond à plusieurs impératifs : détruire la flotte adverse, empêcher son déploiement, assurer un blocus, prévenir un débarquement, protéger des infrastructures : plate-formes pétrolières, météo, etc. Les mines peuvent être « mouillées » depuis un navire, un sous-marin ou aéro-larguées (avion ou hélicoptère). Si les mines sont trop proches les unes des autres, l'explosion d'une seule peut entraîner l'explosion des mines voisines (effet sympathie). L'espace entre chaque mine dépend de son rayon d'activité, du profil bathymétrique, de l'hydrographie (marées et courants), de la longueur, largeur, du tirant d'eau et de la manœuvrabilité des navires ciblés afin qu'il ne puisse les contourner.

 

Les mines ont évolué au fil du temps et des découvertes, d'abord des explosifs : poudre noire fine, pyroxylée, dynamite, dynamite-gomme, fulminate de mercure, TNT, hexogène, etc. Les allumeurs mécaniques, chimiques, électriques (pile Leclanché, résistance et condensateur pour le retard et un relai pour la mise à feu) ont bénéficié des progrès de l'usinage (pièges anti-relèvement) et de l’électronique avec les mises à feu transistorisées (années soixante), circuits intégrés et les microprocesseurs (années quatre-vingt).

 

Les mines à influence n'explosent plus lors d'un simple contact physique, mais selon une caractéristique propre au navire (signature). Les mines multi-influences réunissent une mise à feu combinée, la mine à comptage, par exemple, n'explose qu'après le passage d'un certain nombre de navires de manière à atteindre le milieu du convoi. Ces mines « dormantes », généralement de forme cylindrique ou pseudo-sphérique, voire de la forme d'une roche (mine furtive), reposent sur le fond (plateau continental) et non plus entre deux-eaux (trafic maritime de surface). La mine « pop-up » reprend le principe de la mine bondissante terrestre, une charge de dépotage propulse la mine vers la surface.

 

La mine magnétique, un navire en métal ferromagnétique s'apparente à un aimant dont champ, principalement vertical (inclinaison), vient s'ajouter ou se soustraire au champ magnétique local, distorsion détectable par un solénoïde. Si l'idée en revient au Français Labeuf, c'est l'Amirauté Britannique qui l'a utilisé pour la première fois en 1918. Le capteur reposait sur le déplacement d'une l'aiguille aimantée (boussole) venant fermer un circuit électrique. Les mines modernes sont pourvues d'un magnétomètre. Les nouvelles mines détectent les champs électriques de faibles intensités (1 µV/m à 300 mètres) générés par les courants de corrosion modulés par le propulseur (les documents sont classifiés). L'eau de mer est corrosive et conductrice (salinité), les différences de potentiels entre les métaux (bronze, acier) forment un couple électrolytique.

 

La mine acoustique (passive), tout navire ou submersible est une source sonore : moteur, pompes, vibrations, hélice, cavitation, écoulement laminaire ou turbulent de l'eau sur la coque (le sillage a un angle d'environ 39°). Dans l'eau, les molécules plus nombreuses et plus proches les unes des autres que dans l'air propagent le son à 1512 m/s (1450 m/s régions polaires), soit un gain d'environ 40 dB par rapport à l'air. La longueur d'onde du « La » qui vaut 0,762 m dans l'air, vaudra 3,47 mètres dans l'eau de mer (1512/435), et le bruit à large bande rayonné (10 Hz à 1 kHz) présente une atténuation négligeable, l'échantillonnage permet la discrimination.

 

Toutes les marines disposent d'une flotte de renseignement maritime chargée de receuillir les signatures électro-magnétiques et acoustiques des navires des flottes étrangères. Sur une mine multi-influences, le champ magnétique généré par le bâtiment arme la mine avant que le son capté par l'hydrophone active la partie acoustique comme le ferait le « vox » d'un magnétophone. Des mines actuelles utilisent l'effet Doppler (variation de la fréquence selon la vitesse), le glissement est faible (ΔF / F = V / C) mais suffisant.

 

La mines à dépression, la flottabilité d'un navire dépend de sa masse et du volume d'eau déplacé (principe d'Archimède). Quand un navire approche de l’aplomb d’une mine de fond mouillée à faible profondeur, côtes, estuaires, port, la pression d’eau sous la quille augmente progressivement, puis décroît pendant la durée du passage du navire, générant des oscillations amorties. L’amplitude de la variation de pression hydrostatique dépend de : la profondeur, du volume d'eau déplacé, du tirant d’eau et vitesse du navire. Pour éviter qu’une forte houle ne suffise à provoquer la mise à feu de la mine, son système de mise à feu à dépression est combiné avec un système magnétique ou acoustique qui sert de commutateur au système à dépression.

 

L'énergie cinétique du sillage est d'autant plus rapide que la vitesse de déplacement (écoulement laminaire) du navire est grande, tandis que l'énergie potentielle augmente avec la pression. Si la vitesse augmente, la pression diminue et réciproquement. L’échouage du Queen Elizabeth II (600.000 tonnes, tirant d'eau 10 mètres) en 1992 illustre l'effet Venturi, (contraction veineuse), principe à l'origine des mines à dépression. Le navire naviguait à 25 nœuds dans un chenal étroit et peu profond. La vitesse de la masse d'eau d'étrave a vu sa célérité augmenter le long des œuvres vives (partie de la coque immergée), amplifiant la vitesse d'écoulement ce qui eu pour effet d'entraîner une diminution de la pression sous la coque et le navire de se « sur-enfoncer » d'environ 3,5 mètres et de s'échouer dans la vase !

 

Une explosion sous la surface présente des particularités, l'eau est 870 fois plus dense que l'air et quasiment incompressible ce qui en fait un excellent conducteur de l'onde de choc (effet de bourrage) et du son (chenal sonore). Les effets d'une explosion sous-marine dépendent de la masse d'explosif, l'équivalent TNT, distance de l'explosion, hauteur de la colonne d'eau au-dessus de la mine et de celle en dessous du navire, du profil sous-marin (réflexion), de la résistance de la coque du bâtiment (raidissement). La pression est proportionnelle à la masse d'explosif et au carré de la vitesse de détonation, et l'énergie décroît selon le cube de la distance (inertie liquidienne). Autre particularité, la bulle de gaz se dilate jusqu'à atteindre la pression hydrostatique dont la détente provoque l'onde de choc (blast), la bulle semble « pulser » (oscillations verticales) entraînant l'apparition d'ondes de pression secondaires. L'onde de choc primaire représente 54 %, l'onde de choc secondaire 46 %, et l'énergie disponible passe à 1 % à la quatrième pulsation (travaux de R.H Cole). L'explosion de 100 kg de TNT est dangereuse dans un rayon de 100 m pour un navire (1.500 mètres pour les baigneurs).

 

Aucun accord international n'interdit le recours aux mines marines, par contre, la Convention de La Haye (1907) stipule que les mines ne doivent pas dériver dans les eaux internationales, et que les États sont autorisés à poser des mines marines dans leurs propres eaux pour se protéger des attaques, mais que celles-ci doivent être pourvues d'un système de désactivation en cas de leur désarrimage. La mer noire qui communique avec la Méditerranée par le Bosphore et les Dardanelles (qui se souvient des mines russes « Jacobi ») est partagée par des États aux intérêts économiques et stratégiques divergents : Bulgarie - Géorgie - Roumanie - Russie - Ukraine - Turquie, et en ce qui concerne les Zones Économiques Exclusives des différences entre les limites de jure et facto pour la Géorgie -la Russie - l'Ukraine, aspects du conflit peu soulignés...

 

« Le ministère russe de la Défense a déclaré que les ancres d’environ 10 mines sur 370 s’étaient rompues » : Un groupe de plongeur du GRU a-t-il été engagé pour la « reco » ou pour en désarrimer quelques-unes ? Lors de la guerre en Ossétie du Sud, des nageurs de combat appartenant à la Flotte de la mer Noire (Tuaspe) avaient coulé des navires géorgiens dans le port de Poti. L'origine des mines reste incertaine. Il pourrait s'agir de mines soviétiques dont les stocks furent récupérés par les Ukrainiens et utilisées ensuite au large de la Crimée, soit d'une manipulation des Russes qui auraient utilisé des mines ukrainiennes récupérées lors de l'annexion de la Crimée. Les deux versions sont plausibles. Tout conflit est un continuum d'actions politico-militaires d'opérations : conventionnelles - spéciales (commando) - clandestines (déni plaussible) - secrètes (dissimulation ou faux pavillon).

 

La présence de ces mines a un impact sur le commerce. La fédération des armateurs allemands (VDR) estime qu’une soixantaine de cargos est bloquée dans les ports ukrainiens. Les compagnies d’assurance se refusent de couvrir les dommages causés par le conflit.

 

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36 réactions à cet article    


  • jocelyne 14 avril 15:18

    L’UKR fait vraiment feu de tous bois...


    • vachefolle vachefolle 14 avril 16:32

      POUTINE ENDGAME, MOSCOU Détruit et coule en mer noire...

      Vous savez qu’une guerre se déroule « selon le plan » lorsque vous perdez votre vaisseau amiral alors que vous combattez un pays sans marine....


      • titi titi 14 avril 18:03

        @vachefolle

        Un autre indice que cette opération se déroule « selon le plan », c’est que l’aviation ukrainienne, qui a été détruite le 1er jour de l’opération spéciale d’après Poutine, a lancé aujourd’hui un raid en Russie à Klimovo, dans l’ Oblast de Bryansk

        Et la Russie de menacer de bombarder l’Ukraine si cela venait à se reproduire.

        Si ce n’était pas aussi dramatique, tous ces morts, toutes ces destructions, ca ferait presque rire.


      • vachefolle vachefolle 14 avril 18:29

        @titi

        Klimovo est juste pres de la frontiere, je dirai plutot dans ce cas, que c’est juste de l’artillerie Russe « livrée précédemment a domicile » qui est reconditionnée par les Ukrainiens et qui vérifient leur fonctionnement sur les genereux donateurs. 

        Un test de bon fonctionnement aprés livraison en quelque sorte....


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 avril 18:41

        @titi
        Ah ces salauds d’ukrainiens ! Non seulement ils se défendent mais en plus ils contre attaquent ! Comment on dit « ben merde ! » en russe ? Tovaritch Roman , au rapport !


      • chantecler chantecler 14 avril 18:55

        @Aita Pea Pea
        Bah avec tous les armements et les aides occultes qu’on leur offre ils ont de quoi faire durer le plaisir et le votre .
        Parce que tout de même il faut être aveugle pour ne pas voir que l’otan est impliqué à fond là dedans , m^me si ce n’est pas officiel .


      • nono le simplet 14 avril 19:04

        @chantecler
        l’otan en emporte le vent
        dégage de mon pays ...connard !
        ah merde ... il est français ... dégage quand même ... connard smiley


      • nono le simplet 14 avril 19:08

        @vachefolle
        il n’a pas coulé ... son nouveau nom c’est Manureva ... en hommage à Alain Colas ... le renommer « koursk » c’était laisser planer comme un malaise smiley


      • titi titi 14 avril 19:09

        @chantecler

        "il faut être aveugle pour ne pas voir que l’otan est impliqué

        "

        Vous voulez impliquer l’OTAN pour ne pas admettre que l’armée russe a failli.
        Mais Poutine s’est bien planté tout seul.

        Et s’il n’obtient pas rapidement de résultats, ça va être l’hallali.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 avril 19:13

        @nono le simplet
        He ho ! Aita manu reva !


      • 6russe2sioux CYRUS 14 avril 19:43

        @nono le simplet

        c’ est pas ton pays le nazi , casse toi a berlin .


      • charlyposte charlyposte 14 avril 19:54

        @nono le simplet
        Je remarque qu’avec ta chicha du soir t’a moult idées qui naviguent dans ton cerveau d’eau !!! smiley


      • charlyposte charlyposte 14 avril 20:00

        @titi
        Poutine me souffle à l’oreille... quelqu’un peut t’il faire taire ce titi avant qu’un missile ne fracasse son salon smiley


      • vachefolle vachefolle 14 avril 20:02

        @chantecler
        Oui l’OTAN aide les ukrainiens, comme les Russes et les Chinois aidaient les Vietnamiens contre les US et les Francais, comme les US aidaient les afghans contre les Russes, comme ...........

        On ne va pas dire que l’OTAN et la Russie/URSS sont en bons termes. On est clairement en période de guerre froide ou tous les coups en dessous de la ceinture sont permis. Cyber guerre, déstabilisation, propagande, pression economique, ....

        Bref, (pas encore, il reste un peu de marge) tout ce qui est possible a part se tirer dessus directement.


      • charlyposte charlyposte 14 avril 20:06

        @vachefolle
        Tu n’imagines pas le nombre de navires occidentaux coulés avec plus de 1500 marins à bord smiley quasiment un génocide de la marine occidentale sur toutes les mers et océans de la planète smiley


      • titi titi 14 avril 21:34

        @charlyposte
        "avant qu’un missile ne fracasse son salon

        "

        Oui oui. Je sais, Poutine c’est le plus fort, il a des super armes et c’est un super stratège....
        Sauf que 50 jours plus tard il n’a rien obtenu.
        Face a des ukrainiens équipés de matériel des années 80.

        Il continue de menacer, mais en a-t-il vraiment les moyens ?


      • velosolex velosolex 15 avril 10:40

        @vachefolle
        Poutine est dangereux comme jamais, avec la perte de son vaisseau amiral. Le navire amiral de l’Ukraine, c’est Zelensky. Il faut qu’il prenne garde à lui comme jamais, à l’heure ou la russie pour se venger, dit clairement qu’elle va de nouveau frapper Kiev


      • velosolex velosolex 15 avril 10:45

        @Aita Pea Pea

        C’est l’histoire d’un bateau amiral qui s’est pris pour le Koursk, et qui a cru qu’il était un sous marin. 
        Toute la tragédie de la Russie, avec Poutine qui se prend pour le grand bleu, alors qu’l n’est qu’un petit con. 


      • velosolex velosolex 15 avril 11:02

        @nono le simplet
        Un bon bouquin sur le koursk et Poutine que j’ai lu ce mois ci. 
        « Une exécution ordinaire » de Marc Dugain. Très bon auteur que je connaissais pas. J’ai lu depuis « avenue des géants » sur un psychopathe connu. Superbe aussi....
        Tiens, c’est vrai, Dugain ne s’interesse qu’aux psychopathes. 
        Quelques citations extraites de Babelio, « d’une exécution ordinaire » qui semblent d’actualité alors que ce livre à 15 ans. 
        « Quand elle est revenue à elle avec cet air de terreur de quelqu’un qui regrette d’avoir retrouvé la conscience, j’ai compris que nous avions basculé dans un monde où il n’est plus question de vivre mais de se maintenir en vie. La frontière qui mène de l’existence à la survie est facilement franchissable. On ne peut pas perdre un enfant et continuer à adhérer à toutes ces petites choses dérisoires qui nous tiennent debout. »
        « 
        Le premier réflexe de nos dirigeants a été de faire porter la responsabilité du drame aux étrangers, en prétendant que ce submersible insubmersible ne pouvait avoir été envoyé par le fond que par un missile américain. Puis ils se sont rétractés, les avantages de faire porter le chapeau aux étrangers balayé par l’inconvénient de devoir justifier une absence de riposte, de ne pas avoir atomisé l’agresseur ou même plus. La version la plus neutre consistait alors à expliquer qu’une vieille torpille avait explosé à l’avant du bâtiment. Ils ont répandu cette rumeur avant de savoir quelle était la vraie cause qui peut bien être celle-ci, au final. Mais, dans tous les cas, ils ne voulaient pas être pris à contre-pied par les révélations des survivants. Ces hommes devaient mourir pour que le doute puisse continuer à bénéficier au pouvoir, pour que la vérité ne puisse lui être jetée à la face. Au bout du compte, que sont ces vingt-trois vies, comparées à un secret d’Etat à naître ? Rien. Et cela n’a rien de choquant. Le contraire aurait étonné. Dans un pays où la vie ne vaut rien, où la mort a longtemps été une délivrance, peut-on concevoir qu’on échange des siècles d’exercice du pouvoir dans le secret contre les vingt-trois vies d’hommes qui ont choisi le métier des armes ? Le contraire aurait été à lui seul une révolution. Et de révolution, dans ce pays, nous n’en avons jamais eu. »

        « La terreur requiert un dosage subtil, sinon nous sommes obligés de tuer beaucoup trop de monde, et je le répétais encore ce matin au Politburo, elle doit être perçue comme un phénomène irrationnel du point de vue des ses victimes, mais elle est un phénomène quasi scientifique du point de vue de ceux qui l’infligent, sinon, c’est n’importe quoi. »

        « Et qu’est-ce que la terreur ?
        C’est la certitude pour tout homme de l’Union Soviétique, du plus humble au plus puissant, de l’anonyme à l’ami intime de Staline, que rien ne le protège d’une décision de l’exécuter qui peut tomber chaque instant sans véritable fondement. Les hommes doivent accepter qu’à tout moment, sans raison précise, on puisse les ramener à cette forme absolue de modestie qu’est la mort................ »

        "Nous sommes la seule espèce où un malade mental, qui convoite le bout de territoire de son voisin ou bien se trouve soudainement inspiré par une pensée globale, peut entraîner derrière lui des millions de gens ravis qu’on leur décolle le nez du fond de leur écuelle. Je ressentais le besoin de me fondre dans la nature, de confier mon existence à un arbitre neutre qui écrit des règles simples, de me soustraire à l’influence mortifère de tous ces charlatans qui prétendent savoir pour les autres.



      • vachefolle vachefolle 15 avril 17:51

        @charlyposte

        Sources ?


      • chantecler chantecler 15 avril 07:28

        J’adore lire de bon matin les péroraisons de la bande d’abrutis , de fiers à bras et d’auto satisfaits , qui se gobergent en permanence sur Agx depuis longtemps et qui se réjouissent de n’importe quoi allant selon eux dans leur sens , et parfois aussi de ce qui a de plus dramatique : le risque d’engagement des pays occidentaux ,déjà dans une sacrée merdouille économique et financière et siphonnés de plus par les pays anglo saxons maître du$ , aggravés par les sanctions contre la Russie , dans une guerre européenne .

        .

        En attendant la Russie continue de livrer gaz et pétrole aux ukrainiens , ce qui est très curieux , et au USA ce qui est encore plus étrange .

        Nous aurons droit nous français aux tarifs explosifs de l’énergie , des carburants et de bien d’autres produits de base et de l’explosion de l’inflation .

        Tout ça pour épauler un pays aussi ragoûtant que l’Ukraine d’aujourd’hui , livré à des commissaires politiques nazis , qui s’attaquent en permanence , grâce à ses milices et des mercenaires ,et de façon particulièrement hypocrite à la population civile et qui ont confié la direction des opérations à des conseillers militaires et gradés US .

        Ceux-ci semblent décider de tout car ils ont pris la direction à distance de cette guerre , qui ne risque pas du moins pour l’instant de concerner directement les états unis .

        Les pays européens semblent livrer beaucoup d’armement à l’Ukraine , souvent déclassé , qui ne pourra bien évidemment jamais le rembourser car il nes ’agit pas de dons , mais je suppose que le contribuable de l’UE réglera la facture .

        Quant à nous Français il semble que seuls nos industries d’armement , se maintiennent dans l’effondrement industriel que nous vivons depuis des années .

        La même clique d’abrutis semble aussi se réjouir , c’est un détail , de la perte par la Russie d’un bâtiment naval important , ce que celle -ci a confirmé : après avoir été touché probablement par des missiles, lesquels ? ,ou des mines ?, il n’a pas été possible de le sauver , le remorquer dans un port ad hoc pour le mettre à l’abri pour le remettre en état . Les marins semblent cependant et globalement sains et saufs .

        Dernière chose au sujet de Jean Dugenet , notre vaillant trotskyste qui a tant de facilités à passer ses articles sur ce site , et tant de succès auprès de nos russophobes .

        D’après ce que j’ai lu ces officines « révolutionnaires » trotsk. sont financées par des capitaux US , via probablement la CIA .

        Alors mon pauvre Jean , soit t’es vraiment une belle andouille , un « idiot utile » parfaitement à la masse ou t’es vraiment un gros pourri.

        Au moins tu agrèges et occupe un peu notre fine équipe de branquignoles ..

        Inutile de répondre à mon commentaire car je m’en vais ailleurs .

        Là où cette bande de frappadingues ne sera jamais autorisée à y faire son nid .


        • ZXSpect ZXSpect 15 avril 08:05

          @chantecler
          .

          .

          chantecler 15 avril 07:28

          « la bande d’abrutis , de fiers à bras et d’auto satisfaits , qui se gobergent en permanence sur Agx »

          « Inutile de répondre à mon commentaire car je m’en vais ailleurs .

          Là où cette bande de frappadingues ne sera jamais autorisée à y faire son nid . »

          .

          .

          « je m’en vais »les « abrutis » qui publient, commentent et consultent le site seraient soulagés si tu confirmais un départ définitif smiley


        • vachefolle vachefolle 15 avril 08:54

          @chantecler

          A ce clown, Une seule réponse du matin « MOSCOU COULE »

          La question est : Est-ce que ce navire avait des armes nucleaires qui sont maintenant au fond de la mer noire et vont constituer une menace de pollution non négligeable.


        • charlyposte charlyposte 15 avril 09:00

          @vachefolle
          Le navire sera remis à flot smiley t’inquiète pas smiley


        • chantecler chantecler 15 avril 09:44

          @ZXSpect
           smiley
          Ca c’est la marque de l’abruti auto satisfait quand il a écrit un commentaire qu’il pense spirituel .
          Et il y en a un paquet sur ce site et à demeure qui agissent de même .
          C’est comme dans les sitcoms quand quelqu’un déclenche des rires enregistrés pour signaler au spectateur que la séquence est particulièrement poilante.
          Pauvre furtif !
          Ta vieillesse est ton naufrage encore que tu n’as jamais été bien performant...
          Pervers , tordu , ça oui !


        • velosolex velosolex 15 avril 10:42

          @chan
          No Problémo.
          Vlad en maillot de bain va la remonter sur ses épaules après avoir plongé en apnée. 


        • velosolex velosolex 15 avril 10:47

          @ZXSpect
          Attention chanteclerc va mettre des torpilles dans ses compartiments. On a peur. 


        • velosolex velosolex 15 avril 10:53

          @chantecler
          « La vieillesse est un naufrage. »
          Finalement un peu moins que l’idolâtrie Poutinienne. 
          Imaginez vous deux secondes que ce site est autre chose qu’une école d’humoristes et de déjantés, à l’imitation de celui du Kremlin ?
          « L’horreur est dans le pré ! »
          La seule différence c’est qu’ici les menaces restent lettres mortes, et qu’on s’ en prend pas aux femmes et aux enfants pour se venger, quand on perd à la bataille navale


        • vachefolle vachefolle 15 avril 14:23

          @charlyposte

          Il est au fond de la mer noire ton « MOSCOU », et en plus il va falloir aller chercher les armes nucleaires qui sont restées au fond... Enfin de toute maniere la pollution les Russes s’en foutent, autant que de leur peuple et des peuples voisins, alors....


        • vachefolle vachefolle 15 avril 14:25

          Désolé j’ai oublié

          Sources ?

          M’enfin comme ca vient direct de la pravda, tu arriveras a trouver ca tout seul


        • zygzornifle zygzornifle 15 avril 08:04

          Une mine marine lepen ?


          • Louis Louis 15 avril 09:36

            Ah c’est ici que le front de l’est se trouve

            C’est plutôt calme !

            Allez je vide un chargeur de kalach

            tatatatatatata

            Voilà à plus


            • xana 15 avril 17:09

              Eh bien il en faut peu pour faire hurler de joie les abrutis...

              Au fait, à Marioupol, c’est pour bientôt, la reconquête ukrainienne ?


              • vachefolle vachefolle 15 avril 17:50

                @xana

                POUTINE ENDGAME
                Les abrutis saluent les barbares...

                Non ca sera Kherson qui va commencer a etre repris, c’est en cours !!
                Aprés ca sera Melitopol pour couper la crimée, et commencer la reprise de ce territoire.

                Sauf évidemment si la marine Russe intervient... ou pas !!!
                LLLLLLLLLLLOOOOOOOOLLLLLLLLLLL

                Les ruines de Mariopol, ou ce qui en reste finiront bien par tomber « dans 10 ou 15 jours » comme indiqué par tous les poutinophiles depuis le 24 Février


              • xana 15 avril 23:44

                @vachefolle
                Erection matinale. Ou masturbation, ou les deux.
                Ca te passera.


              • vachefolle vachefolle 16 avril 11:33

                @xana
                En tout cas pour POUTINE, ce n’est certainement pas en voyant son vaisseau amiral couler qu’il a eu ce genre d’activités...
                Peu etre en voyant les images du massacre de Boutcha , c’est possible

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