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Accueil du site > Tribune Libre > Attaquons en justice les politiciens qui trahissent notre langue (...)

Attaquons en justice les politiciens qui trahissent notre langue !

Tout le monde se souvient que sous la présidence de François Hollande, il ne se passait pas une semaine sans que l’on nous parle de la note que les agences de notation allaient attribuer à la France. - « Notre pays va-t-il conserver son AAA, où va-t-il descendre à AA-, voire passer à BBB », se demandait-on alors ? Il ne se passait pas une semaine non plus, sans qu’un sondage vienne nous montrer la côte de popularité ridiculement basse du président Hollande.

 Aujourd’hui, apparemment, sous la présidence d’Emmanuel Macron, ces deux éléments de manipulation de l’opinion publique ont été mis en sourdine, pourquoi ? - Serait-ce à penser que notations et sondages seraient les mêmes que du temps de Hollande, et qu’il n’y aurait donc pas eu de changement avec le président de la France En Marche ?

Une chose n’a pas changé, hélas, et là, nous en sommes sûrs, et tout le monde peut le constater par lui-même, c’est la continuité de la politique du tout-anglais, une politique qui sévit partout dans le pays.

Cela a commencé bien avant Hollande, bien sûr, mais cela s’accentue avec Macron au pouvoir, un Macron élu, rappelons-le, avec l’aide de l’oligarchie anglo-mondialiste de Wall Street et de la City et des médias aux ordres, les mêmes qui, aujourd'hui, ne parlent plus, comme c’est bizarre, de sondages de popularité ni de notations financières.

Après la présidence du général De Gaulle, il semble que chaque président qui s’est succédé à la tête du pays, ait apporté sa pierre pour participer à sa lapidation finale.

Jacques Chirac qui fut un de ces présidents et qui eut droit à un hommage national lors de son décès en septembre dernier, n’échappe pas à la règle lui qui, entre autres mesures, instaura le quinquennat comme aux États-Unis, supprima la conscription, le service militaire obligatoire qui était pourtant un rempart contre le communautarisme qui va, hélas, sévir en France, comme il sévit aujourd'hui au pays de l’Oncle Sam, poussa à voter pour le traité de Maastricht, un traité qui transforma le Marché Commun, en marché ouvert au monde, de libre échange, ultralibéral, anglophone et aux ordres de Washington.

 Bref, une étude montrerait que tous les présidents de la République française qui se sont succédés depuis De Gaulle ont tous collaboré à notre anglicisation-américanisation-disparition.

Avec Macron, bien sûr, nous touchons le pompon, un Macron, qui, pour mieux nous faire entrer dans l’idéologie du monde anglo-américain, est en train de tuer le modèle social et culturel français.

Ainsi finira-t-il par livrer nos caisses de retraite aux banquiers, notre chemin de fer aux multinationales, notre sécurité sociale aux assurances privées, etc.

Au niveau de l’enseignement, son problème est de livrer nos universités et nos grandes écoles au marché mondial de l’éducation, et, pour ce faire, il sait que comme en Suède, comme aux Pays-Bas ou comme en Allemagne, il faut aller vers un enseignement en anglais.

Alors, comme ceux qui l’ont précédé, Sarkozy et Hollande, notamment, Macron continue à angliciser notre système éducatif selon la stratégie, toujours la même, qui consiste à dire au bon peuple qu’il faut ouvrir les enfants au monde à travers l’apprentissage des langues étrangères, mais qui est en fait un leurre pour les enfermer dans l’anglais, prioritairement et principalement.

Ainsi, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, continue-t-il le travail de ses prédécesseurs : plus d’heures d’anglais pour nos enfants à l’école, et, parallèlement à cela, moins d’heures de français ; mise en place progressive de l’anglais précoce dès la maternelle et développement des enseignements directement en anglais à partir du primaire.

Cerise sur le gâteau, la ministre de l’enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, a signé un arrêté le 6 décembre 2019, rendant obligatoire une certification en langue anglaise pour l’obtention de toute licence professionnelle. Autrement dit, les étudiants qui maîtriseront l’allemand, l’espagnol, le russe, l’arabe, le mandarin, etc., plutôt que l’anglais, seront tout de même obligés de maîtriser l’anglais sous peine de ne pas obtenir le diplôme. Message on ne peut plus clair aux parents et aux enfants : apprenez l’anglais d’abord et prioritairement, puisque sans lui vous n’aurez pas votre diplôme, les autres langues n’étant plus qu’optionnelles.

Qui a protesté contre cet état de fait ? - Personne !

 Pourtant, il est complètement aberrant de faire apprendre l'anglais à tous les enfants de France dès le plus jeune âge, car, tout simplement, l'économie française n'a pas besoin d’avoir 100% de sa population qui sache parler anglais.

L'économie française a besoin au contraire de citoyens qui maitrisent individuellement des langues différentes, c'est-à-dire il faudrait que certains maitrisent l'anglais, soit, mais d'autres l'espagnol, l’italien, l'allemand, le chinois, l'arabe, le portugais, le russe, le japonais, etc.

Si nous étions dirigés par des gens rationnels et non par des gens à genoux devant leurs maîtres anglo-américains, nous développerions le multilinguisme et non le monolinguisme anglais, avec pour règle, par exemple, pour les régions frontalières, l'apprentissage obligatoire en première langue (LV1) de la langue du pays voisin, plutôt que d'imposer l'anglais à tout le monde.

De plus, puisque l'anglais est prétendument une langue facile à apprendre d'après ce qu’en dit la propagande officielle largement répandue par nos médias, pourquoi alors l’apprendre si tôt à nos enfants ? Ne serait-il pas plus logique et plus intelligent, dans ces conditions, de l'apprendre plus tard en seconde langue étrangère ?

Ainsi, après avoir appris une première langue étrangère dite « difficile », ce serait une partie de plaisir pour les enfants que d'apprendre une langue aussi « facile » que l'anglais en seconde langue étrangère.

Hélas, ce n’est pas cette logique qui habite le cerveau de nos décideurs et politiciens, ce serait plutôt la logique de servir les intérêts de l’anglosphère bien avant ceux de la France, de la Francophonie et du plurilinguisme, en général.

Quelle stratégie adopter alors pour tenter de leur faire changer de logique ? Eh bien, l’Afrav, l'association que j'ai l'honneur de présider, a décidé de leur faire des procès, des procès, car si nos politiciens ont été insensibles jusqu’à maintenant à nos lettres de protestation, lettres qu’ils ont pour la plupart jetées au panier, il leur sera plus difficile de passer outre celles qui transiteront entre les mains d’un juge.

 

Régis Ravat, Président de l’A.FR.AV,

alias Pasagenoux


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45 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 3 février 16:14

    Oh come on... You should go to Japan. Everything is in english there and nobody has died.


    • moderatus moderatus 3 février 16:26

      @Laconique
      Oh come on... You should go to Japan. Everything is in english there and nobody has died.

      ===========================================================
      dans votre présentation vous dites avoir le gout des lettres , j’espère françaises en priorité..


    • Laconique Laconique 3 février 16:29

      @moderatus

      The Catcher in the rye, by J.D. Salinger. Fucking good book.


    • Pasagenoux Pasagenoux 4 février 09:25

      @Laconique  La politesse voudrait que l’on parle français sur un site francophone. Quant à dire qu’au Japon personne n’est mort du fait de parler anglais, c’est peu dire, car c’est oublier les deux bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki qui ont mis ce pays à genoux, puis qui l’on plaçait sous le protectorat anglo-américain jusqu’à nos jour.


    • Patrick. 4 février 16:20

      @Laconique
      Les États-Unis disposent du monopole de la monnaie, et même d’une sidérante extraterritorialité de leurs lois. Alors pourquoi ne pas leur donner aussi le monopole de la langue, n’est-ce pas ?

      « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent. » (David Rothkopf, directeur général du cabinet de conseils « Kissinger Associates », dans « Praise of Cultural Imperialism », 1997)

      Certains veulent imposer leur langue au monde pour d’évidents intérêts économiques, tandis que d’autres, comme Laconique, souhaitent justement qu’on impose cette langue parce que... parce que... parce que personne n’en est jamais mort. N’est-ce pas là une merveilleuse complémentarité de points de vue ?

      « Ceux qui possèdent les mots, la langue, possèdent aussi la pensée et, si l’on possède la pensée des autres, on possède tout le reste. » (Vladimir Volkoff).


    • lcm1789 6 février 23:36

      @Laconique T’en parlera aux habitants de Nagasaki

      L’américain rayonne au Japon pacifiquement c’est bien connu


    • moderatus moderatus 3 février 16:23

      Bonjour et merci Pasagenoux.

      merci pour votre combat,pour la défense de la langue française.

      Cette langue si belle, si riche , si pleine de nuances qu’elle a été longtemps la langue pour les traités internationaux en replacement du latin.

      On fait tout en France pour qu’elle perde s$de son rayonnement. On introduit l’Anglais à toutes les sauces et de toutes les manières.

      A l’école où nos ministres n’ont de cesse de vouloir faire parler l’anglais à des élèves qui ne maîtrisent pas le français, quelle absurdité

      Sur les médias, dans toutes les émissions, où on baragouine quelques mots d’anglais,pour être dans le vent dans les émissions de variétés, comme ’the voice’

      ou des gamins ou des adultes ne chantent pratiquement qu’en Anglais.

      Dans les plus hautes sphères où nous avons un président de la France qui ne rate pas une occasion de parler en Anglais, pensant faire preuve d’intelligence et de culture, et oubliant son devoir premier qui est de promouvoir la langue de son pays.

      Alors vous allez avoir bien sur quelques contradicteurs, le premier très courageux a déjà noté négativement mais sans mettre un mot bien sur. les plus nombreux venant du pouvoir en place et des institutions que vous voulez attaquer avec votre association.

      ne lâchez rien Pasagenoux, vous aurez du monde avec vous, en masse , si vous avez des pétitions à faire signer, je serai à vos côtés.

      Merci encore et bon courage à vous et votre association .


      • Pasagenoux Pasagenoux 4 février 09:04

        @moderatus  Merci pour vos encouragements, mais sachez qu’il n’est pas interdit d’adhérer à l’association, 


      • lcm1789 6 février 23:40

        @moderatus

        Défendons notre langue et rappelons que les exploités de tous les pays chantent la marseillaise

        A l’heure de l’euro dissolution de la France il faut défendre la langue de Rousseau et Robespierre

        Quant à ceux qui parlent multilinguisme ils observeront que les pubs ne se font ni en espagnol ni en chinois ni en aucune autre langue que l’anglais


      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 3 février 16:40

        « rendant obligatoire une certification en langue anglaise pour l’obtention de toute licence professionnelle. »

         

        ART. 5. — La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.

        En quoi un manque de certification en langue anglaise est nuisible à la société française ?

         

        ART. 6. — La loi est l’expression de la volonté générale.

        Est-ce la volonté générale que la langue anglaise soit certifiée dans les licences professionnelles  ?

         

        ART. 8. — La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires,

        Est-ce que la peine de nullité du diplôme est strictement et évidemment nécessaire si pas de certification en langue anglaise ?

         

        ART. 11. — La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

        La liberté de vouloir s’exprimer seulement en français doit-elle être altérée par une sanction de nullité du diplôme ?

         

        Loi relative à l’emploi de la langue française (loi Toubon, 1994)

        Cette loi précise :

        Article 1 :

        Langue de la République en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France.

        Elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics.

        Elle est le lien privilégié des États constituant la communauté de la francophonie.

        Article 2 :

        Dans la désignation, l’offre, la présentation, le mode d’emploi ou d’utilisation, la description de l’étendue et des conditions de garantie d’un bien, d’un produit ou d’un service, ainsi que dans les factures et quittances, l’emploi de la langue française est obligatoire. [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par décision du Conseil constitutionnel n° 94-345 DC du 29 juillet 1994.]


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 3 février 16:49

          @Daniel PIGNARD

          Je demanderais à la loi Toubon que les Français étant obligé de parler anglais à leur travail se fasse obligatoirement rémunéré en plus de leur salaire comme traducteur pendant le temps de leur intervention.


        • Krokodilo Krokodilo 4 février 09:21

          @Daniel PIGNARD Original !


        • agent ananas agent ananas 3 février 16:54

          Ouate de phoque !

          Y a pas plus urgent ?


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 février 17:49

            @agent ananas

            le problème, c’est que, quand les chiens commencent à bêler, ils n’ont plus tellement conscience de faire partie de la meute


          • agent ananas agent ananas 3 février 18:36

            @Séraphin Lampion
            Etre entre la meute et le troupeau, il y a de quoi en perdre son latin !


          • Pasagenoux Pasagenoux 4 février 09:32

            @agent ananas  Depuis, comme par hasard, elle est partie travailler aux États-Unis d’Amérique : https://youtu.be/-0NI1xL8JrY


          • lcm1789 6 février 23:41

            @agent ananas Si voter a Thé Voice et acheter un Peugeot subventionnée par nos impôts pour faire des pubs en anglais dans le monde entier


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 février 17:47

            Pas que les politiciens : lien.


            • waymel bernard waymel bernard 3 février 18:33

              Excellente idée de placer l’anglais en LV2 et de faire apprendre une autre langue étrangère assez courante en LV1(allemand, espagnol, italien, portugais par exemple). Et proposer les langues rares (russe, chinois, arabe) en LV3.


              • Krokodilo Krokodilo 4 février 09:14

                @waymel bernard La difficulté, c’est que les langues ne sont pas une matière comme les autres (français, maths, bio, etc.), chaque langue étrangère est en fait une matière en elle-même, avec ses problèmes de recrutement à vie de profs, d’offre donc dans chaque établissement, de coût, etc. Seul un changement de conception de la question pourrait permettre une offre plus large et moins d’imposition. Fortes réticences à prévoir côté profs de langue, en sus des réticences médiatiques et dirigeantes, une montagne de réticences, d’où le fait qu’ils ne voient comme « solution » que d’imposer l’anglais à la maternelle, voire plus tôt !


              • Krokodilo Krokodilo 3 février 19:03

                La propagande d’une certaine élite entretient le mythe de l’anglais facile, alors même que linguistes et instructions officielles de l’Education nationale le reconnaissent difficile, particulièrement à cause de sa phonétique irrationnelle (sans aucune logique ni règle). Le niveau réel en anglais n’a fait l’objet d’aucune étude dans la population adulte, ni même post-bac (seuls existent les résultats d’une population particulière genre TOEFL), les résultats mesurés honnêtement sur l’échelle des langues (outil approximatif néanmoins utile si on daignait s’en servir) seraient trop mauvais ! C’est sujet sur lequel pullulent propagande, mensonge et idéologie. Comme Télérama qui dans son dossier faisait du niveau d’anglais un problème essentiellement pédagogique, alors qu’il est essentiellement politique !


                • Krokodilo Krokodilo 3 février 19:18

                  L’AFRAV fait un boulot indispensable, même s’ils doivent souvent avoir l’impression de prêcher dans le désert. Sur la proposition d’apprendre d’abord la langue du pays voisin en LV1 puis l’anglais LV2, j’avais jadis fait une proposition plus révolutionnaire : choisir librement sa ou ses langues étrangères ! Libre choix en France, pays qui impose librement l’anglais dès le primaire, bientôt la maternelle ? Hérésie ! vade retro, Satanas ! (Pour les détails structurels, je renvoie à mon vieil article, de toute façon nos décideurs roulent pour l’anglais, à quelques exceptions près.)


                  • Krokodilo Krokodilo 3 février 19:47

                    La question si cruciale de la langue de l’UE a été tranchée par la force, la loi du plus fort, sans étude de marché, sans expérimentation, sans débat, sans vote ! Ce n’est pas très flatteur pour l’UE, incapable de réfléchir sereinement sur un des aspects essentiels de son avenir. On a caché la question sous le tapis, tout en scandant comme un mantra « multilinguisme », pour aboutir à ce qui se devinait facilement il y a dix ans : une Europe anglophone.Les « élites » sont majoritairement pour l’anglais sur lequel ils ont sué et dont ils sont forts aises d’en avoir une (petite) maîtrise — la majorité de la population ne connaît pas les tenants et aboutissants de la question, les médias ne font rien pour creuser le sujet et informer réellement, et les pédagogues ont été embobinés par les recommandations européennes sur le fameux multilinguisme européen (il fallait apprendre l’anglais, la langue du pays voisin, genre l’allemand, l’espagnol, mais aussi la langue locale, pourquoi pas une autre grande langue, chinois russe, arabe, allez, ajoutons les hiéroglyphes pour avoir la culture générale ! le vrai mystère c’est que tant de gens aient avalé ces bobards le déni de la réalité est un puissant aspect de notre psyché. On a encore des horoscopes dans les magazines...


                    • Pasagenoux Pasagenoux 4 février 08:58

                      @Krokodilo  Merci pour ces trois commentaires, pleins de vérités, hélas.


                    • Krokodilo Krokodilo 4 février 09:18

                      @Pasagenoux Pas de quoi, bon courage, le militantisme, c’est souvent usant !


                    • L'Astronome L’Astronome 4 février 06:13

                       

                      « Autrement dit, les étudiants qui maîtriseront l’allemand, l’espagnol, le russe, l’arabe, le mandarin, etc., plutôt que l’anglais, seront tout de même obligés de maîtriser l’anglais sous peine de ne pas obtenir le diplôme »

                       

                      C’était déjà obligatoire dans les années 1970 où, pour passer une licence ou maîtrise de russe, il fallait suivre des cours de cette langue stupide et imprononçable qu’on appelle l’anglais — en tout cas à Paris V - Sorbonne.

                       


                      • Krokodilo Krokodilo 4 février 09:03

                        @L’Astronome De même qu’en médecine, du moins en compréhension passive (je crois la « lecture critique d’articles ») Il était question aussi de l’imposer en droit à je ne sais plus quel stade. Ce sujet fait l’objet d’une remarquable rétention d’informations... Rien à voir avec le déluge d’infos inutiles sur les primaires américaines dont France-Info nous abreuve...vu qu’on saura bien sûr tous les détails lorsqu’ils auront réduit à deux candidats.


                      • Trelawney Trelawney 4 février 10:04

                        @Krokodilo
                        Les tests Test of English for International Communication (TOEIC) sont des certifications standardisées permettant d’évaluer le niveau d’anglais des locuteurs non anglophones à l’écrit et à l’oral.  Le test se décompose en 5 épreuves (3 orales, 2 écrites) notées sur 200 (soit un total de 1000).
                        La commission des titres d’ingénieurs qui regroupe toutes les écoles d’ingénieurs françaises exige une note minimum de 785 au TOEIC pour l’obtention du diplôme.
                        Les écoles de commerce et de communication ont résolu le problème différemment en donnant 60% de leurs cours en langue anglais (100% pour certaines écoles).
                        Pour faire cours, les diplômés d’écoles supérieures françaises ont un niveau d’anglais très largement supérieur à ceux des professeurs d’anglais de l’éducation nationale. 
                        Ca fait plaisir de savoir que pendant que certains dissertent sur la locution, d’autres avancent dans le bon sens.
                        Bande de pieds nickelés !


                      • Krokodilo Krokodilo 4 février 10:35

                        @Trelawney Donc l’idéal serait que la France devienne comme la Suède ? Dessins animés en anglais, enseignement supérieur en angl., déclin progressif de la langue (qui n’actualise plus depuis longtemps le vocabulaire scientifique) et perte d’influence du français. Même là-bas certains s’interrogent et le débat ressort parfois, timidement, dans leurs médias.
                        Je parlais d’études du niveau général en langue, par catégories socio-prof et tranches d’âge, pas du TOEFL qui concerne une population particulière, motivée et surentraînée pour leur exam. Et non selon le Toefl, mais selon l’échelle CECRL, qui montrerait à quel point les gens surestiment leur niveau en anglais (tournures idiomatiques, argots, pièges divers, oral à vitesse normale, etc.)


                      • Patrick. 11 février 20:01

                        Autrefois, les colonisés malgré eux finissaient par adopter la langue de leur colonisateur. Aujourd’hui, la colonisation est volontaire ! Chacun se doit de connaître la langue des maîtres du monde, les autres langues relevant du folklore. Une langue est loin de n’être qu’un simple instrument de communication ; c’est aussi le support d’une culture.


                      • Trelawney Trelawney 4 février 07:55

                        A tous les marginaux de l’éducation nationale et les intégristes de l’enseignement supérieur, je voudrais vous préciser ceci, afin que vous le rentriez définitivement dans votre crane où il reste encore beaucoup de place :

                        L’anglais n’est pas une « langue étrangère », mais un savoir acquis comme les mathématiques, la physique etc. Cette connaissance est indispensable à toute personne ambitionne une carrière dans ce nouveau monde économique et globalisé

                        Car il faut que nous communiquions partout dans le monde. Comme nous n’avons pas la capacité de connaitre plusieurs langues, autant adopter celle qui est facilement apprise dans tous les pays du monde, à savoir l’anglais.

                        « Merveilleuse langue qu’est le français » observation complètement subjective et qui n’a rien de scientifique


                        • Pasagenoux Pasagenoux 4 février 08:56

                          @Trelawney  

                          Mais comment peut-on dire que l’anglais n’est pas une « langue étrangère », alors que cette langue est portée par l’impérialisme anglo-américain, l’impérialisme de la première puissance militaire et d’espionnage du monde ? Une langue, de surcroît, qui véhicule les valeurs de la finance de Wall Street et de la City, celles de l’ultralibéralisme et du libre-échangisme mondial, celles des GAFAM et Cie qui veulent gouverner le monde ?

                          L’anglo-américain, le globiche, est ainsi devenu la langue de la globalisation, la langue du compactage humain, celle qui a pour but de détruire le citoyen pour qu’il ne soit plus qu’un simple consommateur, une langue qui n’est plus internationale puisqu’elle tend à tuer les nations, une langue dont il faut combattre l’impérialisme et l’hégémonie jusqu’au dernier souffle de notre énergie.


                        • L'Astronome L’Astronome 4 février 09:06

                           
                          @Trelawney
                           
                          Adopter l’anglais, c’est se rendre complice de l’esprit criminel des Anglo-Américains. Libre à vous de ne jurer que par l’anglais. Mais rappelez-vous : à trop lècher le c*l des Anglo-Américains on a la langue (française) pleine de m*rde.
                           


                        • Trelawney Trelawney 4 février 09:49

                          @L’Astronome et à l’auteur

                          Parce que vous vous figurez qu’un chinois conversant avec un français en anglais (langue que tous les deux comprennent) sont complices de « l’esprit criminel anglo-américain ». Comme petit esprit étriqué on ne fait pas mieux. De toute façon la forme c’est toujours le fond qui remonte à la surface

                          La langue n’est qu’un vecteur à la communication et n’a absolument rien de culturelle. L’important c’est de se comprendre et une fois que l’on s’est compris, de ce connaitre. 


                        • Krokodilo Krokodilo 4 février 10:51

                          @Trelawney Comment des gens apparemment sensés peuvent-ils nier le rôle économique et politique des langues ? Croyez-vous que la Chine développe ses Instituts Confucius pour que la paix du confucianisme se répande sur Terre ? On peut dire ce qu’on veut des USA mais au moins ils ne sont pas hypocrites et investissent sans complexe depuis toujours pour la diffusion de leur langue, par toutes les officines plus ou moins secrètes, « think tanks » et autres, Hollywood, séjours pour étudiants remarqués (Young leaders), etc. Derrière le côté culturel, tous ces instituts, Alliance française, British Council et autres sont de grands facteurs d’influence.
                          https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Grin


                        • Krokodilo Krokodilo 4 février 10:54

                          @Trelawney Les mathématiques et la physiques s’appliquent à tout l’univers, j’ignorais que c’était aussi le cas de l’anglais !


                        • Krokodilo Krokodilo 4 février 10:42

                          Si l’anglais était aussi neutre et international que certains le pensent, si la question de la langue de l’UE était aussi claire, on peut se demander le pourquoi d’une décennie d’hypocrisie et de mensonges... Mensonges sur le multilinguisme, hypocrisie sur la progression de l’anglais, son soutien (par exemple dès le début Erasmus mundus ne concernait que l’anglais,à 99%), hypocrisie française lors de la réforme du primaire que les promoteurs voulaient appeler « initiation à l’anglais », carrément, qu’on a hypocritement transformé en « initiation aux langues », alors que chacun peut constater qu’il ne s’agit que de l’anglais, à 99% (données indisponibles !) Et tabou du sujet dans les médias. C’est ni simple, ni neutre.


                          • rita 4 février 13:52

                            « Attaquons en justice les politiciens qui trahissent » le peuple Français !


                            • ETTORE ETTORE 4 février 14:10

                              C’est CA qui est « intéressant »....

                              Forcer d’accepter des pays dans « l’EUUUUUroope » avec leurs diversités culturelles, et laminer le tout par obligation d’une seule langue....même pas ...euroooopéenne !

                              Une démonstration de plus, si il le fallait, de toute la sommité d’ignominie de ces CONStructeurs débiles

                              Mais bon, la lutte se feras sur d’autres frontières, d’autres écoles ouvrent avec des livres de lecture à réciter sans fin à user les tapis, mal orientés !


                              • HELIOS HELIOS 4 février 14:46

                                @ETTORE

                                ... ben oui, hein.... on va enseigner les langues régionales dont l’arabe fait partie, et aura à l’évidence plus de succes que le parler du niçois ou des Savoies.


                              • Pierre 4 février 15:08

                                Ouais mais c’est encore pire dans les médias qui utilisent un charabia pseudo anglais et n’ont qu’un nombre limité de mots français à leur disposition, exception faite de la pléthore de superlatifs débiles.


                                • Florian Mazé Florian Mazé 4 février 15:13

                                  Le problème est aussi « métalinguistique » si j’ose dire ; car le français se métamorphose, comme toute langue européenne, en une novlangue bien-pensante et politiquement correcte :

                                  https://www.polemia.com/60-nouveaux-mots-novlangue-decrypter-politiquement-correct/


                                  • Ruut Ruut 5 février 14:04

                                    @Florian Mazé
                                    Il faut avouer que les évolutions des dictionnaires dits de Français s’anglicisent un peut trop et en arrivent a des contre sens terrifiants.


                                  • Pasagenoux Pasagenoux 6 février 10:05

                                    @Ruut  

                                    Il y a quelques années de cela, nous avions demandé (l’association Afrav) à la DDPP de l’Essonne (ex-DGCCRF) d’intervenir au sujet du mot DEAL employé sans traduction en français par Carrefour. On nous avait alors répondu qu’il n’y avait pas d’infraction à la loi, car le mot DEAL était dans le Petit Larousse et était entré de ce fait dans l’usage, un peu comme le mot « week end », nous a-t-on fait remarquer.

                                    La question est donc de savoir quel est le dictionnaire qui fait autorité au sujet de la langue française. Normalement, bien sûr, c’est celui de l’Académie française, et non le Larousse ou le Petit Larousse qui sont des dictionnaires commerciaux consacrant l’usage et non le bon usage contrairement à celui de l’Académie française. 

                                    Mais sur quel texte peut-on s’appuyer pour affirmer que seul le dictionnaire de l’Académie française fait autorité pour la langue française, car si nous n’avons pas un texte précis, les angliciseurs auront toujours beau de dire que tel mot anglais est dans le Larousse, donc il n’a pas besoin de traduction en français. Ce serait le cas, notamment, avec les mots « fun » et « hype » de la publicité des transports nîmois, si nous portions l’affaire à la DDP du Gard.

                                  • Ruut Ruut 6 février 09:45

                                    Pour détruire une Nation, il faut commencer par y détruire sa langue nationale, voir la corrompre de l’intérieur.

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