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Bac philo 2021 : Sommes-nous responsables de l’avenir ?

Bac philo 2021 : Sommes-nous responsables de l'avenir ?

Introduction :

Etre responsable, c'est être capable de répondre et pour répondre, il faut être capable de parler. L'enfant (infans), c'est celui qui n'est pas capable de parler et qui n'est donc pas responsable. Nous est un pronom personnel à la première personne du pluriel. "Sommes-nous" n'est pas la même chose que "suis-je" et implique une responsabilité collective. Sommes-nous collectivement responsables de l'avenir ? Le sujet comporte un paradoxe. D'abord parce qu'en doit, il n'y pas de responsabilité collective, mais seulement une responsabilité individuelle : Suis-je responsable de l'avenir ? et ensuite parce que nous sommes responsables de ce que nous avons fait dans le passé (ce qui a été) et de ce que nous faisons dans le présent (ce qui est), mais on ne voit pas très bien en quoi nous pourrions être responsables de ce qui n'est pas encore. Sommes-nous responsables de l'avenir ? Pour que ce sujet ait un sens, il faudrait que ce que nous faisons collectivement aujourd'hui ait des conséquences sur le futur (à venir) qui n'est pas encore.

1. Nous ne sommes pas responsables de l'avenir, mais seulement de ce que nous faisons dans le présent et de ce que nous avons fait dans le passé :

Nous sommes responsables de ce que nous avons fait dans le passé. Nous pouvons éprouver des regrets ou des remords pour une action que nous avons accomplie et dont nous ne sommes pas très fiers. Cette action peut avoir des conséquences plus ou moins grave sur le présent. Par exemple, si j'ai provoqué involontairement un accident, cet accident a pu entraîner des dégâts matériels et/ou humains plus ou moins graves. Si quelqu'un a été blessé dans cet accident, je suis tenu de dédommager la personne si j'ai été considéré comme "responsable". 

Nous sommes responsables également de ce que nous faisons dans le présent. Même si les philosophes discutent de la réalité du libre-arbitre, la loi considère que je dois m'abstenir de créer les conditions favorisant un accident, par exemple de boire de l'alcool. Mais dans les deux cas, il s'agit de responsabilité individuelle. Personne d'autre que moi ne peut être tenu, en droit, pour responsable d'un accident que j'ai provoqué, ni de mon taux d'alcoolémie.

2. L'avenir n'est pas coupé du présent et du passé :

La responsabilité est collective et porte sur des conséquences collectives de nos choix dans un avenir plus ou moins lointain. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés collectivement sont très différents de ceux des hommes qui nous ont précédés : réchauffement climatique, armement atomique, manipulations génétiques, etc. Nous ne nous sentons pas pleinement responsables de ces problèmes parce que nous n'y avons part que dans une mesure infime. Par exemple, si je prend ma voiture pour aller travailler, je participe effectivement à la pollution de l'air et au réchauffement climatique, mais dans une infime mesure. Que je prenne ma voiture ou non ne fait pas beaucoup de différence.

Pourtant, si tout le monde pensait de même et ne faisait rien pour changer ses habitudes, les choses n'auraient pas de chances de s'améliorer. Bien sûr, je ne suis pas responsable individuellement de l'augmentation de la pollution et du réchauffement climatique, mais j'y participe et je peux au moins en avoir conscience et changer mes habitudes.

D'autre part, nous ne sommes peut-être pas responsables de tous les problèmes, mais nous avons le devoir de nous informer de l'évolution de la société dans laquelle nous vivons. Nous ne pouvons ignorer par exemple les problèmes de bioéthique et d'environnement.

Emmanuel Kant nous enjoint d'agir comme si la maxime de mon action devait par ma volonté être érigée en loi de la nature. Chaque fois que nous agissons, nous devons nous demander : "Et si tout le monde en faisait autant ?" et non pas nous dire que tout le monde en fait autant et qu'une bouteille en pastique laissée sur la plage ne fera pas une grande différence. Je ne suis certes pas responsable de tout, mais je suis responsable de moi-même, de mon environnement et mes actes.

L'abstention est un phénomène très préoccupant. Les gens qui s'abstiennent ne se sentent pas vraiment responsables de l'avenir ou pensent à tort ou à raison que les élections n'ont pas de sens. Ce refus de participer à la vie politique, de ne plus se sentir responsables, risque dénaturer la démocratie. Il s'agit dans le cas d'espèce d'une responsabilité individuelle, celle de voter ou de ne pas voter, mais qui engage l'avenir de la collectivité.

Le présent n'est pas séparé de l'avenir. Aristote distinguait entre la gland et le chêne, l'être en puissance et l'être en acte. L'être en acte est contenu dans l'être en puissance. Ce que nous serons dans cinq ou dix ans dépend de ce que nous sommes et de ce que nous faisons aujourd'hui. Si nous ne faisons pas attention à notre alimentation, si nous ne faisons pas de marche, si nous fumons, toutes ces mauvaises habitudes auront des répercussion sur notre avenir et sur notre santé.

De même les parents sont responsables aujourd'hui, par l'éducation qu'ils leur donnent, de ce que deviendront leurs enfants plus tard.

Le principe responsabilité de Hans Jonas :

Hans Jonas nous incite à prendre conscience de la fragilité de la nature, du "danger provenant de l'avenir" (il nomme cette prise de conscience "heuristique de la peur") et de nos responsabilités vis-à-vis des générations futures.

Note : L'heuristique (du grec ancien εὑρίσκω, eurisko, « je trouve », parfois orthographiée euristique, signifie « l'art d'inventer, de faire des découvertes ».

Ce que Sophocle évoquait avec émerveillement, mais non sans un certain effroi (la domination de l'homme sur la nature, "la plus ancienne des divinités") s'est entièrement réalisé et dans des proportions inouïes que les Anciens ne pouvaient pas imaginer. Ce qui caractérise le citoyen grec, ce n'est pas le rapport à la nature, mais le rapport à la Cité, c'est vis-à-vis d'elle qu'il a des droits et des devoirs. La nature n'était pas un objet de la responsabilité humaine.

L'éthique, tel que nous la concevons ne tient pas compte de la question de la technique ; elle est adapté à un certain état de la civilisation. Essentiellement liée au présent et au "prochain", elle ne peut suffire à faire face aux nouveaux enjeux engendrés par la technique ; la technique moderne engendre des responsabilités nouvelles.

L'éthique doit acquérir une dimension cognitive - nous n'avons pas le droit de refuser de savoir, par exemple au sujet du réchauffement climatique, des déchets nucléaires, de la déforestation, de l'utilisation des pesticides, de la condition animale dans l'industrie agro-alimentaire, des manipulations génétiques. Hans Jonas se pose la question de savoir si la nature a des droits, au même titre que l'homme. Il est étrange, bien qu'inévitable que cette question fasse scandale, au même titre que la question des "droits des animaux".

La transformation du monde et du rapport entre l'homme et la nature nous oblige par ailleurs à nous interroger sur la nature du "sujet". Dans un monde dominé par la technique, n'est-ce pas la technique elle-même qui est devenue le véritable "sujet" de la praxis ?

La domination de la technique et les effets collectifs et à long terme de l'action humaine a frappé la morale kantienne d'obsolescence : "Agis de telle sorte que tu puisses vouloir que ta maxime devienne une loi universelle." (Emmanuel Kant, Fondement de la Métaphysique des mœurs). 

Hans Jonas propose de lui en substituer une autre : "Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre." 

L'éthique traditionnelle a pris en compte la dimension du futur, soit dans l'idée religieuse d'un accomplissement dans l'au-delà, soit dans l'idée d'une responsabilité des hommes politiques pour l'avenir ("gouverner, c'est prévoir."), soit enfin dans l'utopie marxiste.

Mais aucune de ces visées ne correspond aux enjeux de la technique planétaire, parce que l'éthique nous enjoint de préserver la survie du monde, plutôt que d'assurer notre salut individuel, parce qu'il est désormais impossible, comme du temps de la cité grecque de ne s'occuper que des hommes, la survie de l'Humanité étant inséparable de celle de la biosphère et parce que la "solution" marxiste : le "développement des forces productives", est justement le fond du problème.

C'est à la fin des années soixante qu'Hans Jonas commence à donner forme à cette intuition philosophique, en tentant d'en faire la clé de voûte d'une nouvelle conception de l'éthique dont Le Principe Responsabilité constitue le sommet. Ce qu'il s'agit de préserver et de protéger, ce n'est pas notre propre vie, mais la vie de tout ce qui, à l'avenir apparaît comme essentiellement fragile et menacé, que ce soient les générations futures, non encore nées, ou la nature elle-même.

Pour Hans Jonas, être responsable de l'avenir signifie accepter d'être "pris en otage" par ce qu'il y a de plus fragile et de plus menacé. Que nous le voulions ou non, nous sommes les architectes de la société à venir, car il ne nous appartient déjà plus d'enrayer le progrès technologique, même si nous le voulions. Ce qui nous appartient, en revanche, c'est la conscience que nous sommes d'ores et déjà pris en otage par cet avenir que nous faisons exister.

 


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34 réactions à cet article    


  • sylvie 25 juin 17:38

    j’espère que ce n’est pas le jonas qui sévit ici...


    • Lampion Séraphin Lampion 25 juin 17:47

      « L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire. »

      Bergson


      • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 juin 18:39

        @Séraphin Lampion
         
         j’aurais dit : « L’avenir est ce qui va arriver, et ce que nous allons faire. »


      • Zolko Zolko 25 juin 19:02

        décidément, je ne suis pas du tout d’accord avec vos textes.

         

        Dans celui-ci, il manque une composante essentielle : les phénomènes extérieurs, imprévisibles, comme par exemple une tempête, une éruption volcanique .... ou une pandémie.

         

        Est-ce que les Pompéiens sont responsables de leur mort lors de l’éruption de l’Etna (ou Veuve, je ne sais plus) ?

        Est-ce que les dinosaures sont responsable de leur extinction à cause de l’astéroïde tombé sur la Terre ?

        Est-ce qu’un propriétaire de magasin est responsable de la faillite si le gouvernement lui refuse l’ouverture de son magasin ?

         

        L’élève s’est trop focalisé sur un côté exclusif de la question, en oubliant complètement d’autres aspects. Je mets une petit moyenne de 10/20


        • Robin Guilloux Robin Guilloux 26 juin 05:20

          @Zolko

          Il y a en effet des choses qui dépendent de nous et des choses qui n’en dépendent pas, comme disaient les stoïciens.


        • mmbbb 26 juin 10:26

          @Robin Guilloux il est vrai que les auteurs grecs de philo sont incontournables .
          La méditerranée est une mer presque fermée et le détroit de Gilbratar etait pour les grecs notamment dans l odyssée Ulysse ou Hercule a dépasse ces colonnes ...
          Sauf que si cette mer etait un paradis , elle deviendra une mer morte si rien n est fait . Prosaiquement , c est devenu une poubelle , il faudrait un plan commun avec les pays riverains mais ces pays sont mines par la corruption et ne pensent guere à l avenir .
          Donc votre démonstration est fausse , l homme contemporain agit dans l immédiateté et ne soucie guere des conséquences de ses actions .
          Au delà de la démonstration philosophique , c est une évidence outrancière , mais continuons à philosopher . 


        • Taverne Taverne 25 juin 19:40

          Quand nous donnons la vie à nos enfants, nous sommes responsables d’eux mais aussi de l’environnement dans lequel ils vont grandir. Nous pourvoyons donc à leur entretien, à leur éducation et ce, jusqu’à un âge avancé si besoin (pension alimentaire, aides diverses).

          Si nous transposons ce constat sur un plan collectif, nous pouvons dire que nous sommes responsables de l’avenir (qui sera le présent pour les générations prochaines).

          Mais, nous ne sommes pas entièrement responsables, nous sommes co-responsables de l’avenir puisque ces générations auront autant que nous un pouvoir d’agir et une liberté. Notre responsabilité s’arrête là où commence la liberté de l’Autre. Nous ne sommes pas responsables par avance de ce que les futures générations feront de leur liberté. Mais nous aurons très probablement une part de responsabilité dans ce que sera pour eux la liberté. Notre action présente pourrait avoir des effets néfastes sur leur future liberté ou leur qualité de vie.

          J’aurais conclu par l’image du Petit Prince qui est responsable de sa fleur...

          Notez que j’aurais pu m’en tirer bien plus facilement en recourant à mes réflexes de juriste (la responsabilité juridique est une source d’inspiration qui a certainement produit des devoirs bien conformes). Mais, comme j’aime bien me compliquer la vie...


          • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 25 juin 23:45

            « nous n’avons pas le droit de refuser de savoir, par exemple au sujet du réchauffement climatique, des déchets nucléaires, de la déforestation, de l’utilisation des pesticides, de la condition animale dans l’industrie agro-alimentaire, des manipulations génétiques »

            Thématiques de gauchisme.

            Les sciences humaines sociale politiques et littéraires sont des diplômes en socialisme avec des sujets donnés par des profs et corrigés malthusiens par des profs socialistes.


            Vous imaginez qu’un élève explique que l’homme dispose d’une dynamique et que les sujet d’inquiétude évoqués sont des balivernes pour bobos des villes.


            Que Malthus voulait culpabiliser les gens au nom de l’avenir en 1700 et ne pas faire d’enfants comme l’auteur et qu’il c’est trompé car l’homme a créé la révolution verte comme aujourd’hui le changement climatique est la même branlette Malthusienne.

            Avec l’absence de diversité intellectuelle qui existe dans ce monde de l’éducation la fermeture intellectuelle est totale.


            En fait la responsabilité pour l’avenir, c’est de prendre une distance et un pragmatisme de ces thématiques écolo fanatiques, et gauchistes qui enfument l’éducation nationale et l’on transformé en lieu d’endoctrinement à la place d’une d’éducation neutre et ethique.


            • Gollum Gollum 26 juin 08:23

              @Spartacus Lequidam

              Z’êtes le genre de mec vous qui diriez à tout le monde si un astéroïde d’une taille gigantesque était sur le point de nous percuter : ne vous inquiétez pas, n’allez pas vous cacher sous terre pour échapper à l’impact, l’homme dispose d’une dynamique.. smiley

              Un vrai idéologue.. de droite.


            • mmbbb 26 juin 10:51

              @Spartacus Lequidam tu es un bon libéral et il évident que Malthus ne plait pas aux libéraux . Par ailleurs tu déformes la théorie de celui . Malthus s intéressait avant tout à la condition humaine et ne considérait pas que de vivre les pieds dans la merde etait une vertu .
              Il préconisait aux classes laborieuses de moins procréer afin que les enfants aient de meilleures conditions et puissent negocier a la hausse les salaires.

              Une aubaine pour les patrons, une masse d hommes qui n ont que pour capital leurs bras .
              .
               Au début de l ere industrielle , tes gentils patrons liberaux pratiquaient la loi d airain 

              En France , les ados etaient tellement affaiblis qu ils ne pouvaient tenir un fusil et ne pouvait faire de bons soldats .

              C est pour cela qu une loi a ete voté n parce l armee avait besoin de soldats pour la conscription d autant plus que la Prusse commencait à être une menace 

              Ce n est pas par pure humanisme comme tu l affirmé qu cette loi a été votée .

              Bismark lui a adopté des lois sociales parce qu il ne voulait pas donner l occasion aux communistes d exercer une influence 

              une education neutre et ethique promulgué par Spar ..... alors c est à mourir de rire mais jaune !! 

              Même les liberaix americains se sont fait piéges en délocalisant notamment en Chine .

              Sais tu qu Apple ne fabrique rien aux USA 

              le dernier I phone est fabrique en Inde 

              vas te baigner dans les eaux du Gange et attrape un prurit anal cela te permettra de disserter sur les bienfaits de la pollution ! 

              tu es toujours aussi con vraiment 


            • Vivre est un village Vivre est un village 26 juin 08:03
              Corrigés du bac philo – filière générale : “Sommes-nous responsables de l’avenir ?”

              Nous ne sommes pas responsables de ce qui n’a pas encore eu lieu, mais nos actes nous engagent au-delà de nos intentions. En s’inspirant de la pensée du philosophe Hans Jonas, le professeur agrégé de philosophie Mathias Roux propose, pour traiter cette question du baccalauréat 2021, un plan de dissertation, où il s’agit de trouver un moyen terme entre la nécessité de limiter l’étendue de notre responsabilité et le souci de l’avenir.
              Première partie / Nous ne sommes pas responsables de ce qui n’a pas eu lieu

              N’est responsable que celui dont on peut démontrer qu’il est l’auteur d’un fait en établissant une relation de cause à effet directe entre son action et une ou des conséquences.

              Seul un être supposé libre est tenu pour responsable. L’intention précède l’action : on se représente, donc on anticipe, les conséquences de son acte. Ce qui signifie : agir en connaissance de cause.

              En vertu de ces principes, nul n’est responsable de ce qu’il n’a pas voulu. Or, ne pouvant pas prédire la totalité des évènements qui se produiront, nous ne sommes pas responsables de l’avenir, mais seulement des effets immédiats de nos actes.

              Deuxième partie / Nos actes nous engagent au-delà de nos intentions

              Les rappels de la première partie sont de nature à nous exonérer trop facilement de notre responsabilité. À la lettre, ils signifieraient par exemple que si je n’entretiens jamais ma voiture parce que je n’ai pas d’argent ou que je n’y connais rien, je ne suis pas responsable du fait que l’une de mes roues s’est détachée et a causé un accident.

              Nous sommes donc aussi responsables en partie de ce que nous n’avons pas consciemment voulu et qui se produit à la suite des choix que nous avons opérés. Aristote faisait remarquer à ce titre que le fait de contracter une mauvaise habitude qui diminue ma marge de liberté (par exemple fumer), engage ma responsabilité, car je suis bien l’auteur de la série des actes qui ont contribué à cette perte de liberté.

              Troisième partie / Nous avons le devoir moral de nous soucier des conséquences de nos actes à long terme

              Il faut trouver un moyen terme entre n’être responsable de rien et être responsable de tout. Le sujet nous invite à le penser. En effet, nous ne sommes pas devins mais, pour autant, nous avons de plus en plus les moyens d’anticiper les conséquences individuelles et collectives de nos conduites. 

              Se pose alors la question du futur : jusqu’à quel point sur l’échelle du temps les conséquences des mes actes m’engagent-elles ? Cinq ans, dix ans, cent ans ? 

              Dans le contexte de la crise environnementale, Hans Jonas nous permet d’apporter une réponse en contournant la question qui constitue, ainsi formulée, un faux problème, car il n’existe aucun signe objectif permettant de mettre en lien un acte avec ses potentielles conséquences à long terme. En revanche, dit-il, faire preuve de responsabilité quant à l’avenir, c’est agir en prenant toujours comme l’une des finalités la préservation des conditions de vie sur terre pour les générations futures. 

              Conclusion

              Nous ne sommes à proprement parler jamais responsables de l’avenir qui, par définition, est incertain et contingent. Mais il est de notre responsabilité morale d’associer aux buts personnels poursuivis une dimension collective et projective. Nous sommes ainsi responsables de l’état de la terre que nous laisserons à nos enfants dès maintenant.

              https://www.philomag.com/articles/corriges-du-bac-philo-filiere-generale-sommes-nous-responsables-de-lavenir


              • mmbbb 26 juin 12:07

                @Vivre est un village " 

                Dans le contexte de la crise environnementale, Hans Jonas nous permet d’apporter une réponse en contournant la question qui constitue, ainsi formulée, un faux problème, car il n’existe aucun signe objectif permettant de mettre en lien un acte avec ses potentielles conséquences à long terme. En revanche, dit-il, faire preuve de responsabilité quant à l’avenir, c’est agir en prenant toujours comme l’une des finalités la préservation des conditions de vie sur terre pour les générations futures. 

                N est ce pas contradictoire , faut il être philosophe pour avancer tout et son contraire 


              • Bonjour Robin, vous abordez un cas que j’ai justement bien connu. Une personne roulant à 30 à l’heure dans le cadre d’une festivité où les personnes traversent la rue dans tous les sens, pressées par la joie de l’événement et le drame de se passer. Un couple, l’homme se jette sur sa femme qui traverse hors des clous et est tué par la voiture. Le conducteur ne s’en est JAMAIS remis et à fini par se laisser mourir. Pourtant légalement « irresponsable ». Verdict de la justice. A donné la mort involontairement. Qui est responsable : l’état pour laisser les personnes utiliser des engins susceptible de « tuer » : la voiture est une force qui domine toujours le piéton dénudé. Au final : deux morts et des familles ravagées portant le lourd poids de la culpabilité. J’avais proposé à la personne victime et responsable sans être coupable de faire de l’hypnose pour atténuer le souvenir de l’accident. Elle rêvait presque toutes les nuit de la tête du mort sur le capot. Il avait même fait un bouche à bouche pour le ranimer (pas de tentative de fuite, au contraire)... Le destin...pourquoi...En résumé, un sale tour. La TOUR bizarrement exprime l’idée d’une sorte d’inexorabilité du destin...un sale tour, une mauvaise tournure, la Tour de Babylone,..Aux échecs, la Tour : La tour peut représenter le corps physique : elle est en pierre. Sur le terrain, la tour est puissante puisqu’elle “quadrille” la matière. Le pion ne peut aller que vers l’avant : il est la force active, la vie à l’état brut, sans conscience réflexive. Contrairement au cheval, la pièce la plus intéressante des échecs... Mais là, le développement serait trop long. 


                • eau-pression eau-pression 26 juin 08:41

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  30 km/h, c’est beaucoup. C’est la vitesse d’un cheval emballé.


                • @eau-pression,, oui, j’ai du mal à m’imaginer,...je ne roule plus depuis longtemps justement pour cette raison. Après avoir écrasé un sanglier qui passait la route...


                • Un sale truc qui remonte au passé : et si cela avait été un enfant. ??? Effectivement, petite je fus traumatisée le jour où j’ai appris qu’un cousin que j’aimais beaucoup était à l’hôpital : fracture du crâne. Il courait après son ballon...et paf, une voiture est arrivée..Fini la voiture : engin de mort...


                • Je me souviens avoir vu une vidéo sur le sujet. L’homme responsable et éthique ne fait rien, il s’abstient. Le monde est tel qu’il doit être : bien et mal en équilibre. question : mais doit-il laissez faire,... (je viens de visionner une vidéo sur la bio-éthique qui est en débat actuellement, malgré une opposition massive, Macron persiste,...). Bien sûr que si des problèmes se présentent dans le futur (et il y en a déjà plein qui sont cachés par les médias : exemple : au Canada des femmes qui ont reçu un don de sperme du même donneur sont allées en justice parce qu’elle pensaient que l’homme avait un Q.I. élevé et était sain d’esprit. Apprenant que ce n’était pas le cas et que le donneur sortait l’un hôpital psychiatrique, elles ont exigé réparation...et Macron persiste,....des cas comme celui-là il y en a à la pelle, caché et parfois révélés,...). il y a aussi un aspect plus philosophique et métaphysique ou herméneutique. Plus une personne veut agir pour ce qu’elle pense être le bien, plus une force inverse et maléfique (nous pourrions dire occulte) joue en sens inverse. Exemple : les hauts potentiels empathiques attirent les pervers-narcissiques (comme un un jeu de polarité : tu as ce qui me manque donc je vais te "vamipiser). Pas simple du tout : Vidéo très intéressante : H.P. contre P.N. Je connais plein de cas autour de moi,...https://www.youtube.com/watch?v=E9AO3OXvI3w


                  • Gollum Gollum 26 juin 09:03

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                    les hauts potentiels empathiques attirent les pervers-narcissiques

                    Tiens curieux... Je n’ai jamais attiré aucun PN. smiley smiley


                  • @Gollum
                     Ben, si, raison pour laquelle les P.N. adorent les psys....et qu’ils les attirent comme de mouches. C’est le sujet principal de discussion entre psys.... la proie préférée des pervers -narcissique..... du dur...Le cinéma a assez exploité le filon. Et Mary Higgins Clark en a fait son sujet de prédilection....C’est au point qu’un psy à mis une pancarte : chien méchant sur sa porte....


                  • J’adopte souvent une règle dans la vie : na jamais retomber deux fois. Tirez une expérience de nos échecs. Plus jamais. On a tous le droit de se tromper,...mais nous sommes responsables de la répétition de l’erreur... La jeunesse, c’est l’apprentissage des erreurs. A ce moment de la vie, nous ne sommes pas mûrs et devons à la vie,...nous y cogner..... mais ensuite et c’est la raison pour laquelle devant la loi, à 18 ans nous sommes responsables, le Surmoi est susceptible d’être formé.


                    • Cela correspond parfaitement au sujet de ma vidéo d’hier sur le Sacre dans toutes les civilisation. En Indes, une femme tellement persuadée que dieu est partout qu’elle évite de marcher et fait respirer tous ses vêtement de crainte d’écraser une fourmi... ou autre insecte...Voilà, les chemins du sacré : certains vont très loin dans leur démarche : https://www.youtube.com/watch?v=OkCsLdc9Rkk


                      • Je commence à comprendre le sens double du péché d’ADAM et EVE.... Vous venez au monde avec le bien et le MAL.....ABEL et CAîn. Personne ne sait rien de la descendance d’ABEL...


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 juin 09:36

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                          ’’ Personne ne sait rien de la descendance d’ABEL...’’
                           
                           On s’en fout, puisque c’est une fiction.


                        • @Francis, agnotologue Une fiction qui structure l’inconscient collectif. Réel puisque selon l’évolution, l’homme est passée de la cueillette à l’agriculture et suite logique : l’industrialisation qui s’éloignait de plus en plus de l’origine et la nature...jusqu’à AUSCHWITZ : la plus grande industrie destructrice du monde...
                          Abel (buée, souffle), Caîn : javelot..... Les mots eux ne sont pas des fictions.... 


                        • @Francis, agnotologue les fictions construisent le réel....


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 26 juin 10:09

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                           
                           le réel dépasse toujours la fiction, vu que les fictions sont incluses dans le réel


                        • Je n’ai rien a dire de positif, excepté une chose, en regardant cette vidéo, j’ai vu la beauté absolue de notre planète....et là, je m’incline... Regardant en comparaison l’Occident (ou les cités monstre-tueuses ou les personnes se stressent pour des conneries", de me dire : Et si nous étions CAIN : le mal absolu... C’est tout...


                          • Je n’ai rien a dire de positif, excepté une chose, en regardant cette vidéo, j’ai vu la beauté absolue de notre planète....et là, je m’incline... Regardant en comparaison l’Occident (où les cités monstre-tueuses où les personnes se stressent pour des conneries", de me dire : Et si nous étions CAIN : le mal absolu... C’est tout...


                            • J’ai regardé la vidéo avec Onfray. Il a totalement raison mais relevons une erreur. Descartes à la fin de sa vie est devenu rosicrucien... Un athée paulinien. Soit. Une civilisation peut-elle tenir sans sacré. Le sacrum est une partie essentielle du corps. Et mon diagnostic est clair : sans Sacré, la civilisation est terminée...La question qui se pose : revenir en arrière est-il avancer. Répéter ce que nous connaissons déjà et a été vécu. Revenir à l’époque de la Rabelais, de la Renaissance. J’aimerais seulement relever un point plus optimistes : des civilisations bien plus avancées que la nôtre nous ont précédé. Un article dans la Libre : une Momie datant de moins 2400 révèle que la personne avait subi une chirurgie de très haut niveau alors qu’au Moyen-âge on se limitait à arracher la dent...Donc : l’avenir est ouvert. Et une chose me semble certaine : le monde doit s’attendre à de nouvelles croisades...Le transhumanisme n’est pas du tout certain de gagner...


                              • Clouz0- Clouz0- 26 juin 11:22

                                En retournant la problématique on peut dire aussi que certains sont IRresponsables pour l’avenir.

                                C’est par exemple le cas de ceux qui, contre les évidences, s’acharnent à maintenir des positions dogmatiques anti-vaccin.

                                La société est donc divisée entre des individus responsables et d’autres irresponsables.
                                Mais, selon les sujets abordés, selon les périodes, la frontière entre ces 2 courants bouge. Pour compliquer la situation ce ne sont pas les mêmes qui sont toujours responsables, ni les mêmes qui seraient éternellement irresponsables.

                                La société et l’avenir doivent compter sur une moyenne à tendance plus responsable qu’irresponsable. Si l’homme est arrivé jusqu’à maintenant on peut considérer que la médiane penche toujours un peu plus du côté de la responsabilité. Pour l’avenir on ne peut qu’espérer qu’il en sera toujours ainsi.


                                • @Clouz0 Pas du tout d’accord pour le vaccin. Si vous restez chez vous, vous ne risquez pas de contaminer. Par contre, vu malgré tout le nombre de morts du fait du vaccin, vous endeuillez une famille...


                                • Revenez à l’histoire de Prométhée. Cela fini mal pour lui.....Quand on remonte dans sa généalogie, il n’est pas descendant de Zeus-Jupiter...Il donne la techné mais pas le SACRE. Platon ne plaçait pas la techné au niveau le plus élevé de la hierarchie des valeurs (heureusement Athéna redonna ses titres de noblesse à l’artisanat que j’oppose à le TECHNE qui n’est que la reproduction,..., la copie).... D’ailleurs, à l’époque des grecs Uranus-prométhée (la techné du verseau) n’était pas vénéré... Prométhée : fils des titans et de l’Océanide. La naissance des Dieux : Dans la mythologie grecque, les Titans (en grec ancien / Titán Titãnes au pluriel) sont les divinités primordiales géantes qui ont précédé les Dieux de l’Olympe. Ce sont les enfants d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Leur généalogie est donnée par Hésiode dans sa Théogonie. Nous dirions actuellement des Nephilims qui ne sont pas monté dans l’arche de Noé (elle risquait de couler,...). Comme le dinosaures ont disparu. Prométhée a VOLE (j’insiste,....) le feu de Zeus, mais n’étant pas de naissance divine, il ne pouvait transmettre la connaissance du divin, juste la technique......La preuve, il fut touché à son point sensible : le foie, la foi... Avec de l’eau et de la terre, Prométhée façonne le corps des hommes. Athéna lui a enseigné la métallurgie, les arts et les techniques agricoles. Prométhée leur transmet ses connaissances,....techniques. Ne reste plus que le feu, nécessaire pour sauver l’Humanité. ATHENA NE LUI TRANSMET PAS LE DIVIN,...le SACRE. Seule Uranie, descendante à la troisième génération avait la connaissance du DIVIN. Voici toute la différence entre Uranus et Uranie : Uranie était la fille de Zeus par Mnémosyne et aussi une arrière petite-fille d’Uranus. Déesse de la mémoire..... ZEUS était passé par là. Certains diront que Mnémosyne descendait des Titans. Pour Hygin : non....La civilisation a vraiment commencé avec Saturne qui sorti Uranus de sa fusion mortifère avec Gaïa. Détestant tellement sa progéniture (des Hécatonchires, un peu à l’image de manipulations génétiques des tranhumanistes, accouplant des cochons avec des humains (père de Françoise Hardy) qu’il la cacha dans GAIA (déni de sa descendance). La première descendance merveilleuse d’Uranus fut le fruit de sa castration par SATURNE : APHRODITE. Dit autrement : La généalogie d’Uranus descendait soit de l’Ether (la spiritualité) soit de Gaïa (la matérialité, la matière noire). la terre est carbonée et ferreuse (le coeur se compose de 88,8 pour de fer). Pour le reste : revenir au BIG BANG. Dutronc : CRACK BOUM HUE


                                  • BA 26 juin 19:21

                                    A propos des pays asiatiques :


                                    Classement concernant le QI (Quotient Intellectuel) :

                                    1- Singapour

                                    2- Chine

                                    3- Hong Kong

                                    4- Corée du Sud

                                    5- Taïwan

                                    6- Japon

                                    7- Finlande

                                    8- Pays-Bas

                                    9- Canada

                                    10- Liechtenstein

                                    11- Suisse

                                    La France est 24ème.


                                    Classement concernant les résultats scolaires :

                                    1- Singapour

                                    2- Corée du Sud

                                    3- Hong Kong

                                    4- Taïwan

                                    5- Japon

                                    6- Russie

                                    7- Chine

                                    8- Macao

                                    9- Kazakhstan

                                    10- Liechtenstein

                                    11- Suisse

                                    La France est 46ème.


                                    https://www.vouchercloud.com/resources/worlds-smartest-countries


                                    • Ecométa Ecométa 28 juin 17:24

                                      Il nous faut donc nous interroger en terme de responsabilité sur notre présent ! C’est là un vaste sujet, qui, selon que l’on est « démocrate » et « républicain » ou « Élitiste tenant du « technocratisme » ou du « ploutocratisme » ; ou un « vrai scientifique » tenant d’un vrai progrès scientifique pour toute l’Humanité, ou « scientiste » tenant d’un progrès voué au seul « technoscientisme » ; ce qui, donc, en fonction de ce que l’on pense, offre des perspectives d’avenir très différentes ! 

                                       

                                      Le temps est dialectique disait Plotin au III é siècle ; autrement dit, la « temporalité humaine », le passé, le présent… le présent qui prépare l’avenir : tout ceci participe de l’intelligence humaine !

                                       

                                      Que penser d’une époque qui serait toujours dans la prospective ; une époque, comme la nôtre, qui ne justifierait le présent que par l’avenir ? Que penser d’une époque qui est dans une fuite en avant rationalo-économico-technoscientiste permanente ? Que penser d’une époque qui est persuadée que le savoir est unique devant nous à découvrir et exclusivement scientifiquement ? Que penser d’une époque qui nie un passé pourtant riche d’enseignement en terme d’Humanité ? Que penser d’une époque, qui, « positivisme » oblige, nie toute possibilité d’introspection ? Que penser d’une époque qui nie la « temporalité humaine » et la remplace par le seul temps de la science et de la technique ?

                                       

                                      Quel avenir en termes d’Humanité pour une telle époque ?

                                       

                                      De l’animal à l’Humain, n’en déplaise au créationnistes de tout bord ; de l’animalité à l’Humanité, puis des « Humanités gréco-latines » à un « humanisme exclusivement rationalo technoscientiste » qui nous envoie droit vers le « transhumanisme » : quel avenir pour l’Humanité ?

                                       

                                      Nous sommes en passe de sonner le glas de l’Humanité !

                                       

                                      Nous devons nous interroger : savoir pour quoi faire ? Pour réellement bien comprendre, en termes d’entendement, en toute « intelligence », ou en terme de « malignité » pour tout mieux manipuler ? La réponse de cette époque est très claire : mieux tout manipuler ! Et surtout manipuler l’Humain !

                                       

                                      Savoir c’est voir avec conscience, mais la conscience de cette époque, selon l’expression consacrée : est à l’ouest ! Plus précisément sous acculturation américano-anglo-saxonne expressément affairiste.

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