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Accueil du site > Tribune Libre > Barack Obama : l’effroyable imposture

Barack Obama : l’effroyable imposture

 « Le fascisme de naguère, ne fût-ce qu’à travers la dégénérescence de la rhétorique, rendait différent, alors que le nouveau fascisme – qui est tout autre chose – ne rend plus différent : il n’est plus rhétorique sur le mode humaniste, mais pragmatique sur le mode américain. Son but est la réorganisation et le nivellement brutalement totalitaire du monde. »

- Pier Paolo Pasolini (1974)[1]

« Voyez-vous, le capitalisme n’est pas fondamentalement raciste ; il peut exploiter le racisme pour ses fins, mais le racisme ne lui est pas intrinsèque. Le capitalisme veut fondamentalement que les gens soient des engrenages interchangeables, et les différences entre eux, telles que les différences raciales, ne sont d’habitude pas fonctionnelles. Ou elles peuvent l’être pour un temps, comme quand on veut une main-d’œuvre sur-exploitée, par exemple, mais ces situations sont plutôt anormales. Sur une longue période, vous pouvez vous attendre à ce que le capitalisme soit anti-raciste, précisément parce qu’il est anti-humain. Et la race est en fait une caractéristique humaine - il n’y aucune raison pour qu’il s’agisse d’une caractéristique
négative, mais c’est une caractéristique humaine. C’est pourquoi les identifications basées sur la race interfèrent avec l’idéal capitaliste de base selon lequel les gens devraient être disponibles juste comme consommateurs et producteurs, des engrenages interchangeables qui achèteront toute la camelote qui est produite : c’est à cela qu’ils servent en fin de compte, et toute autre propriété qu’ils pourraient avoir est plutôt inintéressante – et même une nuisance d’habitude. »

- Noam Chomsky (1989)[2]

Une approche rationnelle, basée sur l’Histoire, des élections américaines du 4 novembre 2008 amène à cette prévision : la victoire de Barack Obama n’apportera rien de bon aux masses exploitées du monde entier.

Obama est membre du Parti démocrate - qui est, tout autant que le Parti républicain, au service de la bourgeoisie américaine. A ceux qui en douteraient encore, rappelons brièvement quelques « prouesses » des précédents chefs d’Etat démocrates :

- sous la présidence d’Harry S. Truman, du 12 avril 1945 au 20 janvier 1953 : bombardements de Tokyo (plusieurs dizaines de milliers de victimes civiles) bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, soutien aux fascistes en Grèce, création de la Central Intelligence Agency (CIA), développement de la bombe H, intervention militaire en Corée (plusieurs millions de victimes)

- sous la présidence de John F. Kennedy, du 20 janvier 1961 au 22 novembre 1963 : doublement du nombre de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux, renforcement des unités de lutte anti-guérilla, tentative de renversement du gouvernement castriste (débarquement de la baie des Cochons), envoi des premières troupes américaines au Vietnam

- sous la présidence de Lyndon B. Johnson, du 22 novembre 1963 au 20 janvier 1969 : répression violente des émeutes dans les ghettos noirs, intensification de la guerre au Vietnam (plusieurs millions de victimes vietnamiennes), soutien au général indonésien Suharto dans sa « chasse aux rouges » (500 000 à 1 000 000 de personnes assassinées), soutien à la dictature du Shah d’Iran

- sous la présidence de Jimmy Carter, du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981 : soutien aux islamistes luttant contre le régime pro-soviétique en place à Kaboul puis contre l’Armée Rouge, soutien à l’invasion du Timor-Oriental par l’armée indonésienne (environ 200 000 morts sur une population de moins d’un million d’habitants)

- sous la présidence de Bill Clinton, du 20 janvier 1993 au 20 janvier 2001 : interventions militaires en Somalie et à Haïti, bombardements du Soudan et de l’Afghanistan le 20 août 1998 (mais poursuite de l’aide américaine aux talibans), guerre contre la Serbie en 1999, agressions régulières contre l’Irak et maintien de l’embargo sur ce pays - qui a coûté la vie à 500 000 enfants irakiens

... Obama s’inscrit parfaitement dans la lignée de ces présidents : sur l’échiquier politique français, il serait classé à droite. L’adjectif « socialiste » est, pour lui, une insulte. S’il veut retirer des troupes d’occupation d’Irak, c’est... pour les transférer en Afghanistan[3]. Ses prises de position en faveur du « Tibet » ou du « Darfour » ne sont que la traduction en discours sur les « droits de l’Homme » des intérêts des multinationales américaines. Selon lui, « un nouvel esprit de sacrifice et de service est nécessaire » qui exige que les Américains soient déterminés « à s’y mettre, à travailler plus dur ». En bref : le programme habituel de la Réaction... Grand partisan de l’ordre (bourgeois), il ne cesse d’appeler les Américains à réaliser une immonde unité nationale. De plus, il ne rate pas une occasion de mettre en avant sa foi (chrétienne, en l’occurrence). Enfin, ce n’est pas par philanthropie que de grands groupes capitalistes ont financé la campagne électorale d’Obama - une des plus coûteuses de l’Histoire - à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars, mais bien parce qu’ils en attendent un retour sur investissement.

Au vu du profil politique d’Obama, on comprend aisément pourquoi, comme l’ont souligné les meRdias, les Républicains se sont montrés particulièrement bons perdants. Pour G. W. Bush, les Américains « ont choisi un président qui représente un triomphe dans l’histoire des Etats-Unis, un hommage au travail acharné, à l’optimisme et à la foi dans la promesse immuable qu’offre notre pays. » Voila comment réhabiliter à peu de frais le pitoyable « rêve américain »...

Quant à John McCain, il a affirmé tout son « respect pour le sénateur Obama » qui « a su lever l’espoir » et il s’est engagé à coopérer avec le nouveau président. Heureuse coïncidence : Obama a justement annoncé qu’il souhaitait « travailler » avec les Républicains[4]... Ceux-ci, en tant que membres de la bourgeoisie, ont d’autres raisons de se réjouir de... leur défaite. En effet, ils peuvent raisonnablement espérer que la victoire d’Obama va « endormir » les exploités (qu’ils soient Noirs ou pas) pendant un certain temps. Thomas Friedman, journaliste au New-York Times[5], est de cet avis : il estime que « la guerre civile américaine a pris fin » le 4 novembre dernier... Si ce pronostic s’avère exact, la bourgeoisie américaine n’aura plus besoin d’envoyer sa police, voire son armée, écraser dans le sang les soulèvements de la population pauvre... Les partisans de la démocratie du monde entier pourront alors remercier Obama, parce que les dizaines de personnes assassinées par les forces de répression à Los Angeles, en 1965[6] comme en 1992, ça faisait mauvais genre pour le « gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple » (selon la formule d’Abraham Lincoln)...

Et si le nouveau président, pris de folie, se risquait à mener des politiques « socialisantes », on peut d’ores et déjà prédire ce qui arriverait : les dirigeants de la communauté noire « s’opposer[aie]nt vigoureusement à toute velléité de remplacer les critères raciaux par des critères sociaux. »[7]

L’engouement pour Obama a largement dépassé les seuls Etats-Unis. Du Kenya, dont son père est originaire, jusqu’à la ville d’Obama au Japon, des explosions de joie ont eu lieu... Quant au cynique Hamid Karzaï, président de la République islamique afghane et accessoirement marionnette de l’impérialisme américain, il s’est permis de dire que la victoire d’Obama faisait entrer le monde dans une « ère nouvelle » au moment même où il annonçait à « son » peuple qu’une quarantaine de civils avaient été assassinés par l’OTAN lors du bombardement d’un village de la province de Kandahar...

L’Obamania ne s’est pas arrêtée aux frontières françaises (contrairement au nuage radioactif) : toutes les forces du Système - partis, syndicats, meRdias, etc. - ont applaudi l’élection d’Obama. Dans cette période où elle s’attaque à tous nos acquis sociaux, la bourgeoisie a plus que jamais besoin de mettre en avant des « bonnes causes » bien consensuelles[8], pour entretenir le plus longtemps possible chez les exploités l’illusion qu’ils ont des intérêts communs avec la classe dominante.

Pour le MERDEF, l’accession d’Obama au pouvoir est « historique ». Pour sa présidente Laurence Parisot, « cette élection prouve l’extraordinaire capacité de l’Amérique à se réinventer et être toujours à la pointe de la modernité. [...] C’est la victoire de la jeunesse et de la diversité. C’est l’image d’une Amérique qui croit en elle-même et qui adresse par cette élection un message d’espoir au monde. » Comme c’est attendrissant...

Jean-Marie Le Pen, lui, nous a ressorti la sempiternelle rengaine je-ne-suis-pas-raciste... Il a félicité Obama, et affirmé : « Cela me choque d’autant moins que la première fois que j’ai été élu député en 1956, mon deuxième de liste était un noir [...] C’était une espèce de mélange d’Obama et de McCain, parce que d’abord il était noir [...] et c’était un héros de la deuxième guerre mondiale. [...] j’avais fait la synthèse 50 ans avant [...] dans ce domaine-là [...] je n’ai pas de leçons à recevoir. »

Même réaction que Le Pen du côté de ses frères jumeaux de SOS racisme[9], qui ont salué un « moment historique », avec en plus une abjecte tentative de couvrir les crimes de l’impérialisme américain : « [Obama] apparaît comme étant en situation de construire un monde davantage axé sur la coopération et sur le multilatéralisme et dans lequel les Etats-Unis porteront, face à tous les intégrismes et les forces d’oppression, un message de liberté et de démocratie. »[10] C’est bien connu : les dirigeants américains n’ont jamais soutenu aucun intégrisme (pas l’islamisme en Afghanistan ou dans les Balkans, par exemple) ni aucune force d’oppression (pas la monarchie absolue saoudienne ou la Turquie ou la moitié des républiques bananières africaines[11], par exemple) et ils sont bien placés pour délivrer « un message de liberté et de démocratie »...ce que, d’ailleurs, ils ont déjà commencé à faire en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo ! Quant à la « coopération » et au « multilatéralisme » évoqués dans ce communiqué de presse de SOS racisme, ils n’ont rien de concepts « progressistes ». Cela consiste principalement, pour les Etats-Unis, à trouver des pays prêts à s’engager militairement à leur côté, de façon à partager avec d’autres les pertes en soldats (qui, depuis la guerre du Vietnam, sont mal vues aux States). A ce titre, la guerre menée contre l’Irak en 1991 est l’archétype de la « coopération » et du « multilatéralisme » américains : une coalition de 34 pays et plus de 900 000 militaires qui, avec la bénédiction des Nations unies, ont « libéré » le Koweït du dictateur Saddam Hussein pour le rendre à son possesseur « légitime », Jaber Al-Ahmad Al-Sabah, autre dictateur - non sans avoir, au passage, massacré plusieurs dizaines de milliers de civils irakiens.

Les sociaux-démocrates ont unanimement salué la victoire d’Obama, tenant des propos tous plus délirants les uns que les autres - du « monde qui vient de franchir un nouveau cap » de Marie-Ségolène Royal au « message de paix, de justice et de fraternité » de Martine Aubry. Particulièrement en forme, Kofi Yamgnane[12] a osé un « c’est la révolution par les urnes. C’est beau la démocratie. » Yamgnane le prestidigitateur vient d’essayer de faire disparaître d’un coup de baguette magique environ 70 millions ( !!) d’abstentionnistes[13]. En outre, la démocratie dont ce clown fait l’apologie n’est rien d’autre que la dictature du Capital plus les bulletins de vote[14].

L’extrême-gauche avait déjà touché le fond récemment en soutenant les armées blanches tibétaines, mais elle continue de creuser. Besancenot s’est félicité « de la claque magistrale que les républicains viennent de recevoir. »[15] Lutte Ouvrière « avait le cœur serré face à l’émotion des Noirs américains  »[16]. L’ancienne fraction de LO (récemment exclue par la secte dont elle continue néanmoins à se réclamer) annonçait avant les élections : « la défaite de John McCain ne pourrait bien sûr que nous réjouir.  »[17] Les différentes orgas se sont positionnées ainsi essentiellement pour les mêmes (mauvaises) raisons qui les poussent à soutenir, ici-même, la gauche gouvernementale : volonté idiote de ne pas se « couper des masses »[18] et préférence pour le « moins pire » des deux candidats ayant une chance de l’emporter[19]. Mais il y a plus grave encore : l’élection d’Obama sert de prétexte à la classe dominante pour tenter de noyer définitivement la question sociale sous un flot de discours convenus sur le thème de la « diversité »... Une manœuvre face à laquelle l’extrême-gauche ne réagit pas, quand elle ne lui apporte pas carrément son appui.

« De ridicules arguties en palabres abscons et par le biais des crétins qu’elle a placés aux manettes des innombrables spécialisations nécessaires à son omnipotence, la classe au pouvoir diffuse un discours négationniste affirmant sa volonté d’en finir avec l’insupportable lutte des classes tout en annonçant l’ignominieuse pratique appropriée à ce dessein. Cela signifie concrètement la mort des libertés arrachées depuis 1789 en France et dans le monde entier. Sur les sentiers de l’abattoir, l’individu ne doit plus être apte à se considérer libre de penser et d’agir, mais se définir comme membre d’une communauté ethnique ou religieuse et ainsi se soumettre aux fatalités qu’on lui dicte, dès lors, si facilement. Dans des conditions de survie se dégradant à l’extrême, le contrôle des consciences est de cette sorte plus efficace qu’aucun autre. »

Rapaces[20]

L’extrême-gauche a conscience que le poison raciste divise les exploités en les dressant les uns contre les autres sur des critères ethniques et/ou religieux. Mais elle ne semble pas s’être rendue compte que le pseudo antiracisme en provenance de la classe dominante a exactement le même objectif. Que la bourgeoisie et ses relais évoquent les Noirs/Arabes/musulmans/etcetera pour leur reprocher de voler le travail des Français, d’être terroristes, délinquants, mal intégrés, ou bien pour regretter qu’ils soient sous-représentés en politique, dans les grandes écoles, dans les meRdias, etc., le résultat est le même : l’attention est focalisée sur la couleur de peau ou la religion, les raisonnement en termes de classes sociales sont laissés de côté et la France d’en haut peut continuer à faire de l’oseille en dormant.

Le but du matraquage meRdiatique sur les « minorités visibles » étant d’assoir définitivement la légitimité des communautarismes - ces dérivatifs classiques mais efficaces à la guerre de classe - on comprend très bien pourquoi, le gouvernement et ses laquais font preuve d’un soudain zèle « antiraciste ». Pour Rama Yade, la secrétaire d’Etat à on ne sait trop quoi, la victoire d’Obama doit « sonner le moment de la mobilisation » pour davantage de diversité dans la classe politique française. De plus, les meRdias ont annoncé, comme si cela avait une quelconque importance, la nomination d’un préfet noir d’origine camerounaise ; et le CSA a constaté que la diversité à la télévision n’avait progressé que d’un point en dix ans, jugeant cela « inacceptable ».

Suite à la victoire d’Obama, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) a demandé – et obtenu – que certains de ses membres soient reçus à l’Elysée par Cédric Goubert, le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy. Durant cet entretien, la délégation du CRAN a plaidé pour la fin des « listes monocolores » aux élections et la mise en place de ce qu’ils appellent une « action positive », ainsi que pour des « statistiques de la diversité » – soit, en clair : un recensement de la population selon des critères ethniques (ou prétendus tels). Rajoutons qu’à cette occasion, Patrick Lozès président du CRAN s’est illustré par une sortie bien réac au sujet de la suppression de certaines commémorations, se demandant : « Cela ne serait pas digne de rappeler que l’Etat français a une responsabilité dans la déportation des juifs ? Ce ne serait pas digne de célébrer les harkis qui se sont battus pour la France ? » Placer sur le même pied un rappel (effectivement indispensable) de la collaboration de l’Etat français avec les nazis et un autre du rôle qu’on joué les harkis dans le combat colonialiste pour l’ « Algérie française », il fallait le faire ! Il n’est pas venu à l’esprit de ce Lozès que les harkis étaient justement à l’Algérie luttant pour son indépendance ce qu’étaient les suppôts de Vichy à la France occupée ? A voir comment les communautarismes sont à la fête depuis les présidentielles américaines, il est logique que le Conseil Représentatif des Institution juives de France (CRIF) – dont le CRAN s’inspire et avec lequel il coopère – ait lui aussi salué la victoire d’Obama, avec l’espoir à peine caché qu’il déclarera la guerre à l’Iran[21].



[1] Pier Paolo Pasolini, Écrits corsaires, Paris, Flammarion, 1987, p. 82.

[2] Propos reproduits dans Comprendre le pouvoir, L’indispensable de Chomsky, Premier mouvement, Bruxelles, Aden, 2005, p. 170.

[3] A ce sujet, Obama a déclaré le soir de sa victoire : « nous savons qu’il a de courageux américains qui se lèvent dans les déserts d’Irak et les montagnes d’Afghanistan pour risquer leurs vies pour nous » ( « we know there are brave americans waking up in the deserts of Irak and the moutains of Afghanistan to risk their lives for us »). De tels propos en disent long sur sa vision du monde.

[4] Obama a même parlé d’intégrer des Républicains dans son gouvernement (dépêche AFP, mercredi 5 novembre, 17h16). Obama et McCain se sont rencontrés le 17 novembre. A cette occasion, Obama a réaffirmé qu’il voulait travailler avec McCain pour « remettre d’aplomb le pays. »  Les deux hommes se sont fendus d’un communiqué commun où ils évoquent leur souhait de « travailler ensemble dans les jours et mois à venir ». Une preuve supplémentaire que Barack Mc Cain et John Obama (ou l’inverse), c’est blanc bonnet et bonnet blanc…

[5] Voir, dans les écrits de Noam Chomsky, de nombreux exemples de la servilité et de l’aveuglement idéologique dont est coutumier ce journaliste. 

[6] Sur les émeutes de Watts en 1965, voir le texte de Guy Debord intitulé Le déclin et la chute de l’économie spectaculaire marchande.

[7] Selon les termes de Charlton McIlwain, professeur à l’université de New York, cité dans le Monde du 5 novembre 2008.

[8] Bien consensuelles à première vue, mais bien puantes pour peu qu’on se donne la peine d’aller voir ce qui se cache derrière les discours de propagande. Pour ne citer que quelques exemples, la « révolution des roses » (Géorgie, 2003) et la « révolution orange » (Ukraine, 2004), présentées comme de courageux soulèvements contre des régimes tyranniques, étaient en fait des coups d’Etat fomentés par l’impérialisme américain dans le but d’intégrer ces pays à l’OTAN – bras armé du capitalisme – et à la dictature européiste. Plus récemment, on nous a rebattu les oreilles avec la « cause tibétaine », on oubliant « simplement » de nous signaler que le dalaï-lama et ses troupes sont financées par la CIA et que, bien plus que les violations des droits de l’Homme, ce que les pays occidentaux reprochent aux dirigeants chinois, c’est qu’ils mettent trop de temps à ouvrir certains secteurs économiques à la concurrence étrangère.

[9] Pour rappel, dans les années mêmes où le Parti « Socialiste » récupérait SOS racisme, François Mitterrand faisait pression sur les chaînes de télévision pour que Le Pen soit plus médiatisé, et changeait le mode de scrutin des législatives de 1986 afin d’assurer l’élection d’un maximum de députés FN. Mettant simultanément en scène le spectacle du fascisme et celui de l’antifascisme, le P « S » pouvait alors se refaire une santé à bon compte en se présentant comme le défenseur d’une « démocratie » prétendument menacée. Cet épisode illustre bien le rôle de gardien du temple capitaliste joué par la gauche.

[11] L’autre moitié étant soutenue par la France (par exemple).

[12] Kofi Yamgnane est un homme politique franco-togolais, membre du Parti « Socialiste » depuis 1983. Il a exercé le mandat de conseiller régional de 1992 à 1997 et de député de 1997 à 2002. Il a aussi été secrétaire d’État en 1991-1992.

[13] Cela correspond à un taux d’abstention tournant autour de 38%.

[14] Pour pasticher Lénine, qui disait du communisme que c’était « les Soviets plus l’électricité ».

[18] Ces léninistes n’ont manifestement pas lu les écrits de leur dieu : « Nous commettons une faute en ne poussant pas assez les ouvriers sur cette voie commune à eux et aux ‘intellectuels’, de l’apprentissage révolutionnaire professionnel, en les tirant trop souvent en arrière par nos discours stupides sur ce qui est ‘accessible’ à la masse ouvrière, aux ‘ouvriers moyens’, etc.

Sous ce rapport aussi, l’étroitesse du travail d’organisation est en connexion indéniable, intime (bien que l’immense majorité des ‘économistes’ et des praticiens débutants n’en aient pas conscience) avec le rétrécissement de notre théorie et de nos tâches politiques. Le culte de la spontanéité fait que nous craignons de nous écarter même d’un pas de ce qui est ‘accessible’ à la masse ; de nous élever trop au-dessus de la simple satisfaction de ses besoins directs et immédiats. Ne craignez rien, messieurs ! Souvenez-vous qu’en matière d’organisation, nous sommes si bas qu’il est absurde même de penser que nous puissions nous élever trop haut ! » (Lénine, Que faire ?)

[19] Or, comme nous l’avons montré précédemment, les Démocrates ne constituent en rien un « moindre mal » par rapport aux Républicains – pas plus que le P « S » par rapport à l’UMP en France.

[21] http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=12350&returnto=articles_display/list&tg_id=2&artyd=9


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60 réactions à cet article    


  • Cangivas 6 décembre 2008 11:23

    Je partage votre point de vue, vos réserves, ...

    Cela dit à partir du moment où, d’un bord à l’autre de l’échiquier politique, dans (quasiment) tous les pays, l’élection d’Obama est saluée (pour différentes raisons - même si pour certains il s’agit d’une satisfaction de rigueur, là aussi pour différentes raisons), cette élection appelle de fait une "ère nouvelle".

    La question est quelle sera cette "ère nouvelle" ? Suivant quelles oppositions, quelle(s) ligne(s) de fracture le monde va t-il se redessiner ?

    L’unanimisme n’a qu’un temps. Obama n’est pas l’Abbé Pierre ou Zidane, c’est un chef d’Etat amené à faire des choix, prendre des décisions, désigner des adversaires ou des ennemis, autrement dit à s’aliéner des groupes sociaux ou/et groupes ethniques (religieux, raciaux, nationaux).


    • Alpo47 Alpo47 6 décembre 2008 15:11

      Je trouve que l’auteur fait ici une analyse pertinente et "éveillée" de cette tragique farce.
      Il est sur qu’après les 8 années de ce "pantin" de W.Bush, toute comparaison ne peut tourner qu’en faveur d’Obama. Et pourtant ...
      S’il est là, après avoir mobilisé plus de fonds que quiconque pour sa campagen, c’est que le "système américaniste" l’a adoubé. Qu’il soit plus intelligent, qu’il ait plus de charisme, soit capable d’électriser les foules en faisant du pathos, comme d’habitude, ne signifie nullement qu’il va faire évoluer à 180° la politique américaine. Bien au contraire. Toutes ses qualités vont servir à faire passer des mesures, afin d’amplifier la politique américaine, sans que personne ne réagisse.
      Bien entendu, après "un coup de peinture dans la cuisine", les acteurs, toujours les mêmes d’ailleurs, reprendront leur habituelle besogne : Défendre d’abord les intérêts américains, y compris et surtout en pillant et asservissant le reste de la planète.
      Aucun doute, dans quelques mois, le réveil sera très difficile pour les rêveurs. Mais c’est tellement bon de rêver.


    • Botsu 6 décembre 2008 11:34

      Oh un article empreint d’une rare lucidité, j’aime ça... Mais le sujet est encore tabou, vous avez un peu d’avance. Dans 4 ou 5 mois peut être, on se grattera le sommet du crâne en se demandant au fond ce qui a changé. Là on assistera à un retour de manette : après la formidable vague d’espoir et d’optimisme, le cynisme et le fatalisme vont revenir nous gangréner. Ba oui quoi si un fringuant noir avec un sourire colgate et des messages d’espoir a pas pu nous sauver de la catastrophe personne ne le pourra...


      • Botsu 6 décembre 2008 11:35

        J’ajoute à mon précédent commentaire un lien vers un article de Thierry Meyssan qui pourrait en faire méditer plus d’un sur l’amalgame Etats-Unis = démocratie...

        http://www.voltairenet.org/article158431.html


      • JL JL 6 décembre 2008 18:59

        @Botsu, Merci pour ce lien, à lire effectivement


      • miwari miwari 6 décembre 2008 11:34

        À 100 % avec vous.

        Ce n’est pas en changeant la robe de la mariée que l’on change de mariée.
        On nous met un noir à la tête de l’exécutif et on garde où on reprend les mêmes personnes pour nous faire croire à un changement de politique, pendant ce temps le peuple et le reste du monde sont en extase devant la plus grande "démocratie". smiley


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 6 décembre 2008 12:16

          bonjour,

          Ce billet est d’une bonne facture, mais trop imprégné d’un parti pris marxisant et anti-américaniste. En plus, il y a deux analyses mélangées, d’une sur les USA et Obama, l’autre sur la bêtise de la classe politique française, ce qui rend l’ensemble assez flou mais au final, un peu de poil à gratter taillé à la faucille et au marteau ne fait pas de mal à nos neurones


          • ZEN ZEN 6 décembre 2008 12:20

            Sans partager le titre de l’article et le ton...
            Je me pose aussi , comme certains journalistes américains, des questions sur des lendemains qui ne chanteront certainement pas....
            J’éspère me tromper.

            « You can fool some of the people all the time and all the people some of the time but you cannot fool all the people all the time » (A. Lincoln)____

            "Barack Obama a imposé des règles plus strictes pour réduire le poids des groupes d’influence à la Maison-Blanche, mais leur omniprésence rend sa tâche difficile."(Le Figaro)__
            ___Obama et les lobbyistes____
            _Double langage ?__
            -Obama : on prend les mêmes et on recommence !
            "Au début de sa campagne présidentielle, Barack Obama l’a promis : « Aucun lobbyiste ne travaillera (à la) Maison-Blanche. » Il remporte l’investiture du Parti démocrate et déclare, modifiant sa première version : « Les lobbyistes ne dirigeront pas la Maison-Blanche. » Force est de constater qu’aujourd’hui élu, il laisse les lobbyistes jouer un rôle inquiétant dans son équipe de transition ( Washington Post New York Times )
            Le turn-over des collaborateurs qui travaillent au gouvernement puis pantouflent dans le privé comme lobbyistes en tentant d’influer les institutions gouvernementales pour lesquelles ils ont travaillé, avant de revenir au gouvernement est une des sources importantes de corruption du service public américain. Et celle-ci est parfaitement légale ! Aux Etats-Unis, il existe un dicton en politique : «  Le vrai scandale à Washington n’est pas ce qui est illégal mais ce qui est légal. » Et, comme l’a écrit le Times, l’équipe de transition d’Obama représente « un écheveau complexe de membres du secteur privé qui cherchent à avoir de l’influence sur le gouvernement. Sur la liste complète des 150 collaborateurs à qui le futur président a confié la tâche de constituer son équipe gouvernementale figurent des douzaines d’anciens lobbyistes… Pire, plus nombreux sont encore les dirigeants et les partenaires des entreprises qui paient des lobbyistes et des anciens officiels qui travaillent comme conseillers dans le secteur privé  ».


            • Hakim I. 6 décembre 2008 12:56

              Un grand bravo a votre prose !!!
              Tout est dit. Merci.


              • bernard29 bernard29 6 décembre 2008 13:11

                Mais que de rancoeurs !!!

                "l’effroyable imposture ?" Eh bien dites donc ? 

                Allez !! cherchez le positif au lieu d’entretenir des rancoeurs solitaires..

                Par exemple ; vous pourriez dire que ce serait plus intéressant de se mobliser pour une élection que pour un match de football.ou pour la star Ac. non ? C’est pas évident, non plus ? bon ..... Il faut travailler à "l’édification des masses" obamaniaques, sans doute !!! . 


                • John Lloyds John Lloyds 6 décembre 2008 13:29

                  Excellent article, un peu en avance de quelques mois, comme le disait un commentateur ci-dessus.

                  Si on voit déjà que l’on est dans la continuité du gouvernement Bush, on s’apercevra peu après l’investiture que le gouvernement Obama est encore bien pire. Les électeurs ne se sont pas encore rendu compte qu’ils ont élu, non un homme, mais le produit d’un système bien rodé, à qui il doit rendre compte.

                  Il se prépare des évènements comme l’humanité n’en a encore jamais vu. Patience patience, l’imposture est encore pire que ce que l’on imagine.


                  • Lapa Lapa 6 décembre 2008 14:05

                    "
                    Il se prépare des évènements comme l’humanité n’en a encore jamais vu. Patience patience, l’imposture est encore pire que ce que l’on imagine."

                    ah oui c’est vous qui aviez prédi la loi martiale avant les élections américaines pour faire gagner McCain.

                    bon les prohhètes de malheurs c’est comme les témoins de jéovah qui prédisaient la fin du monde tous les 10 ans... au bout d’un moment, ils auront raison !

                    ceci étant que la désillusion de l’après Obama soit à la hauteur de la folie qui a entraîné son élection est une évidence même. Obama est effectivement un produit, le même genre de produit que Sarko. Du marketing avec papier cadeau qui profite à certains lobbies. Au final, rien ne change réellement mais le peuple y croit ou fait semblant d’y croire, c’est l’essentiel.


                  • appoline appoline 6 décembre 2008 16:34

                    Bush, le lobotomisé de service peut repartir se reposer dans sa niaiserie. Il n’a aucune inquiétude à avoir, Tout continuera comme avant ; Obama même s’il a de bonnes intentions ne pourra sortir du rail ; ceux qui dirigent réellement l’économie de ce pays se chargeront de le remettre en place, d’une maniière ou d’une autre.


                  • John Nada John Nada 6 décembre 2008 21:51

                    Pas d’accord pour dire qu’Obama est "bien pire". Ou alors il faut nous faire part de vos infos là-dessus.

                    Le pire n’est jamais certain. L’invasion de l’Iran - qui devait effectivement avoir lieu l’année avant l’élection - a bien été saboté par l’appareil militaire US lui-même.

                    Avez vous oublié le rapport publié par les agences de renseignements pour faire savoir à l’opinion que l’Iran ne cherchait pas à acquérir d’ADM ?

                    Le coté obscur est certes puissant mais il n’a pas encore vaincu.

                    Avertir, c’est bien, John Lloyds, mais faire comme si tout était joué d’avance (vous n’êtes pas un chrétien fondamentaliste il me semble ?) c’est décourager toute volonté de résistance.. alors ne faites pas le jeu des ennemis de l’humanité...


                  • Algunet 6 décembre 2008 13:37

                    Après lecture de l’article, on ne sait toujours pas ou est "l’infroyable imposture". Les américains n’ont pas voté pour BO car il était noir, ni les français NS car il était un fils d’immigré... C’est "INOUI" !!!


                    • mike57 6 décembre 2008 13:40

                      Les électeurs américains floués ,comme l’électorat français.
                      Tous victimes des experts en communication.


                      • ASINUS 6 décembre 2008 13:41

                        @l auteur belle demonstration !
                         

                        yep , obama n est pas noir , pas blanc , pas metis
                        c est un » civis americanus »par ailleurs je reste convaincu que c est le représentant de la ligne droitiere des démocrate il n est que de voir ses » sponsors » dans le parti c est aussi le » mieux disant »
                        pour permettre a l appareil militaro industriel de se refaire une virginité a peu de frais , cela n entre pas en contradiction avec des modulations internes sur le port d arme et la peine de mort pour peu qu on lui garantisse sa pérénité la classe dirigeante us habillera de « reformes » le maintien du stato quo economique, et nous allons redecouvrir que le lumpen proletariat us qui lui est noir blanc metis est le grand perdant ,
                        quand a l intelligenstia française
                        c est un black il est genial !
                        c est une femme elle geniale !

                        ils ont des yeux et ne voient pas
                        ils ont des oreilles et n entendent pas


                        • subpop subpop 6 décembre 2008 14:05

                          l’antiamericanisme primaire de cet article me donne la gerbe !


                          • Hakim I. 6 décembre 2008 15:47

                            Autant que l’américanophilisme primaire...
                            On ira loin avec ce genre d’arguments.


                          • vivelecentre 6 décembre 2008 14:28

                            moi aussi Subpop

                            Mais rien ne nous oblige a lire les délires de nombres d’intervenants de ce site...

                            Quoiqu’il en soit ,en découvrant ce titre "incroyable imposture" ,on devine facilement la source d’’inspiration de l’auteur 

                            Ces gens qui se prétendent "initiés", informés et non dupe du système et qui sont en fait eux même manipulés par des mouvances d’extrêmes droites !


                            • Jean-paul 6 décembre 2008 14:34

                              L’auteur est fonctionnaire et marxiste .Enseigne t il la geographie avec cette haine pour les USA a ses eleves ????
                              Sa rancoeur va finir par lui donner un ulcere del’estomac


                              • morice morice 6 décembre 2008 15:01

                                par Arthur Mage (IP:xxx.x35.181.194) le 6 décembre 2008 à 12H50

                                En France, l’anti-américanisme aurait-il remplacé le racisme ?

                                non non vous êtes là, Mage.. avec vous Bush et ses amis neo-cons gardent leurs supporters intransigeants...

                                • vivelecentre 6 décembre 2008 15:06

                                  qu’est ce qui vous permets de traiter de ""néo cons"" les dirigeants politiques qui ne sont pas de votre bord

                                  Vous insultez les américains à chaque fois

                                  Respectez la democratie !


                                • Norbert Balcon 6 décembre 2008 15:15

                                  neo-cons est une abréviation usuelle en anglais us pour dire neo-conservatives

                                  http://fr.wikipedia.org/wiki/N&eacute ;o-conservatisme



                                • fouadraiden fouadraiden 6 décembre 2008 15:09


                                   
                                   Ce passage et seulement celui-ci est excellent , le reste étant à mettre sur le compte de la propagande marxiste de l’auteur :

                                   ""Placer sur le même pied un rappel (effectivement indispensable) de la collaboration de l’État français avec les nazis et un autre du rôle qu’on joué les harkis dans le combat colonialiste pour l’ « Algérie française », il fallait le faire ! Il n’est pas venu à l’esprit de ce Lozès que les harkis étaient justement à l’Algérie luttant pour son indépendance ce qu’étaient les suppôts de Vichy à la France occupée ? "


                                  Effectivement, faire des harkis des résistants est tt à fait logique bien que faux , je dirais surtout pour un noir qui cherche l’émancipation tricolore auprès d’un public largement partisans du fait harki.

                                   Imaginez vous un Noir ( sauf Dieudo) oser rapprocher les harkis aux suppôts de Vichy ? Il serait balayé du champ médiatique français et donc la chance de voir libérer ses frères des terrains de foot tricolores serait réduit à néant.


                                   Les minorités visibles n’ont pas le temps de (re)faire l’histoire , elles cherchent simplement et par ts les moyens à exister socialement. 

                                   Il faut donc insister et dire qu’un bon arabe est un harki (ce qui dans le fond ne change rien car tt le monde partage la même définition du mot traître).

                                  On est loin d’Obama même illusionniste.
                                   


                                  • bob 6 décembre 2008 15:32

                                    Monsieur le professeur marxiste,

                                    Votre ideologie repond a un extreme ( le fascisme) par un autre extreme ( l’anarcho-communisme). Dans les deux cas le premier touche est le peuple et non pas les petits bourgeois comme vous le repetez a l’envi.
                                    Par ailleurs, voir dans le futur ce que va faire l’actuel president des etats-unis avec une crise financiere dont les limites ne sont pas visibles reste d’une grande temerite.
                                    Enfin, je voudrais savoir quels sont vos criteres de notation lorsque vous avez en main une copie qui ne correspond pas a vos desiderata ideologiques.


                                    • viking 6 décembre 2008 16:54

                                      Vous êtes idiot ou quoi, alors ? Comment pouvez-vous dire qu’on être à la fois marxiste et fasciste lorsque l’on sait que les deux entités sont ennemies.

                                      S’il vous manque des neurones pour faire la paire demandez à Furtif de vous en céder quelques-uns uns parce qu’il prétend en avoir en trop. 




                                    • 9thermidor 6 décembre 2008 17:41


                                      être marxiste et fasciste sont parfaitement compatibles.

                                      Mussolini était considéré par les bolcheviques russes comme leur meilleur agent en Europe occidental.
                                      le fascisme n’ est qu’ une hérésie marxiste comme le troskisme, le maoïsme et autres fruits pourris de l’ arbre marxiste ( par rapport à l’ orthodoxie stalini-hyène).

                                      le nazisme a fait bon ménage avec le stalinisme : l’ alliance Hitler Staline a donné la 2° guerre mondiale , avec invasion de la Pologne et de la France par les deux larrons pour fêter leur mariage .


                                    • armand armand 6 décembre 2008 18:46

                                      Petit rappel :
                                      Est fasciste un régime qui pratique le culte de la personnalité de son chef ; met en avant force physique, violence, guerre comme mode opératoire ; musèle l’opposition par les brimades, l’intimidation, ou même l’élimination ; socialement pratique une association hiérarques politiques/grands patrons dans une collusion mafieuse, et, bien entendu, interdit le syndicalisme libre.

                                      Sous sa forme complète, un régime fasciste désigne une catégorie de la population et/ou un ennemi extérieur à la vindicte allant jusqu’à en proposer l’élimination.

                                      Cette définition convient parfaitement au fascisme parfois ’mou’ de son inventeur théorique, Mussolini, mais aussi aux régimes stalinien et hitlérien.

                                      Et on y trouve des antécédents chez les terroristes de la Convention...


                                    • Canine Canine 9 décembre 2008 13:51

                                      @ Viking.

                                      Si vous avez un jour l’occasion d’ouvrir un bouquin d’histoire, je ne saurais que trop vous conseiller la lecture des pages concernant la Russie stalinienne. A défaut, un petit voyage en Corée du Nord vous fera le plus grand bien.


                                    • bob 10 décembre 2008 20:39

                                      monsieur, vos insultes n’y changeront rien. vous n’avez manifestement jamais vu les effets du communisme. Renseignez-vous avant d’imposer votre point de vue aussi meprisant soit-il.


                                    • Canine Canine 6 décembre 2008 15:41

                                      Cet article (où on ne peut que constater une certaine justesse) m’évoque un sentiment que j’appelle "la dépression post W. Bush".
                                      Le titre qui fait référence au bouquin conspirationniste de Meyssan rappelle que pour beaucoup, le 11 septembre était un complot de l’administration américaine.Or, si l’accussation avait une certaine résonnance quand l’administration américaine était Bush, un gros plouc de texan dont la bétise et l’engagement auprès des lobbys pétroliers donnait l’impression d’un punchin ball naturel, elle sera infiniment plus difficile à tenir maintenant que la même administration présente le visage d’une victoire de l’antiracisme, cause qui permet à quiconque l’épouse de prouver en un quart de seconde qu’il est à la fois quelqu’un de bien, avec de la moral, et même de l’intelligence. Prouver qu’Obama est mauvais, c’est prouver que l’antiracisme est une anerie, et ça va être compliqué de faire ça sans prouver du même fait que vous êtes vous même raciste. 


                                      • Canine Canine 6 décembre 2008 15:50



                                        « Cela ne serait pas digne de rappeler que l’Etat français a une responsabilité dans la déportation des juifs ? Ce ne serait pas digne de célébrer les harkis qui se sont battus pour la France ? » Placer sur le même pied un rappel (effectivement indispensable) de la collaboration de l’Etat français avec les nazis et un autre du rôle qu’on joué les harkis dans le combat colonialiste pour l’ « Algérie française », il fallait le faire ! Il n’est pas venu à l’esprit de ce Lozès que les harkis étaient justement à l’Algérie luttant pour son indépendance ce qu’étaient les suppôts de Vichy à la France occupée ?

                                        — -


                                        Question de point de vue, car il y a quand même un point commun entre la déportation des juifs et l’ignoble abandon des harkis, dans les deux cas, la France a abandonné les siens, et si elle peut trouver une excuse pour les juifs (le luger parabellum sur la tempe de l’état), elle ne saurait en trouver pour les harkis.


                                        • fouadraiden fouadraiden 6 décembre 2008 15:54


                                           "les siens" , c’est pour rire que vous dites ça smiley


                                        • Canine Canine 9 décembre 2008 13:46

                                          @ fouadraiden.

                                          ah-ah-ah

                                          Que vous ne soyez pas capable de voir, que dis-je, d’entrapercevoir une autre vision que celle du communautarisme pour la définition des identités des peuples, est une tare qui n’engage que vous, soyez aimable de ne pas prêter vos limites aux autres.


                                        • tanguy 6 décembre 2008 16:33

                                          Je vous retranscris ci-dessous la lettre ouverte de Ralph Nader -qui n’est pas un marxiste professeur de géographie ni un anti-américain primaire, ni un inculte - à Barack Obama.

                                          Si vous doutez encore après l’avoir lue, regardez le choix de ses collaborateurs et vous comprendrez que l’on est effectivement dans la continuation de l’administration Bush... Et rappelez vous que chez Mc Donald, contrairement à ce que pensent les enfants, ce n’est pas le clown qui fait la cuisine ou la comptabilité...

                                          ===================================================================================
                                          ===================================================================================
                                          					 Cher Sénateur Obama : 					
                                          					 					
                                          Au cours de votre campagne présidentielle de presque deux ans , les mots" espoir et changement" ont été la marque de fabrique de vos déclarations. Pourtant, il y n’y a pas de concordance entre ces objectifs et votre personnalité politique qui succombe à des centres de pouvoirs en contradiction qui ne veulent ni "espoir ni changement" mais plutôt la poursuite du statut quo d’un pouvoir retranché fermement sur ses positions.
                                          					 					
                                          Vous avez reçu de la part des entreprises et de Wall Street des contributions intéressées bien plus importantes que celles faites à McCain, un fait sans précédent, ainsi que des contributions de sociétés d’avocats. Jamais auparavant un candidate Démocrate à la présidence n’avait obtenu cette suprématie sur son adversaire Républicain. Pourquoi, mis à part votre vote inconditionnel pour la subvention de 700 milliards à Wall Street, ces grandes compagnies ont -elle intérêt à investir autant dans le sénateur Obama ? Ce pourrait-il que dans vos antécédants comme sénateur d’un état fédéral, comme sénateur au niveau national, et compte tenue de votre campagne pour la présidentielle - favorisant le nucléaire, les industries du charbon, le forage pétrolier en mer, les subventions aux entreprises suivant le Mining Act de 1872, et évitant tout programme raisonnable de mesures sévères à prendre à l’encontre de la vague de malversations commises par les entreprises et un budget militaire surgonflé de gaspillage — vous ayez prouvé être leur homme ?
                                          					 					
                                          Pour faire avancer le changement et l’espoir, le présidentiable doit faire preuve de caractère, de courage, d’intégrité - - et non pas d’expédient, d’accomodation et d’opportunisme à court terme. Prenez, par exemple, votre mutation d’un defenseur clair des droits des Palestiniens à Chicago avant que vous ne vous présentiez au Sénat US, en un acolyte, un imitateur du lobby extrêmiste AIPAC, qui prône l’oppression militariste, l’occupation, le blocus, la colonisation et l’accaparement des terres et de l’eau depuis des années contre le peuple Palestinien et leur territoires rabougris de Cisjordanie et de Gaza. Eric Alterman a fait une synthèse de nombreux sondages lors d’un article de décembre dans le Nation Magazine montrant que la majorité des juifs américains s’opposaient à la politique d’AIPAC.
                                          					 					
                                          Vous savez bien que c’est seulement quand le gouvernement US soutiendra les mouvements de paix israéliens et palestiniens, qui ont mis sur pied il y a plusieurs années une solution détaillée à deux états (soutenue par une majorité d’Israéliens et de Palestiniens), qu’il y aura une chance de résoudre pacifiquement ce conflit de 60 ans. Pourtant vous adoptez la position des extrémistes, à tel point que dans votre discours infâme lors de la conférence d’AIPAC (juin 2008 note ndlt), juste après avoir été élu candidat Démocrate à la présidentielle, vous avez soutenu une " Jerusalem indivisible" et vous vous êtes opposé à des négociations avec le Hamas - - le gouvernement élu à Gaza. Une nouvelle fois vous avez ignoré la volonté des israéliens qui le 1er mars 2008, lors d’un sondage réalisé pour le quotidien respecté Haaretz, ont favorisé à 64% des "négociations directes avec le Hamas". Se ranger du côté des extrêmistes d’AIPAC c’est ce que l’un des nombreux Palestiniens qui soutient le dialogue et la paix avec les Israéliens, décrivait quand il écrivait " aujourd’hui, l’antisémitisme c’est la persécution de la société palestinienne par l’Etat d’israël."
                                          					 					
                                          Au cours de votre visite en Israël cet été, vous n’avez programmé que 45 minutes de votre temps pour les Palestiniens, sans conférence de presse, et sans visite aux camps de réfugiés palestiniens, ce qui aurait permis que les médias attirent l’attention sur la brutalisation des Palestiniens. Votre voyage prouve votre soutien au blocus cruel illégal de Gaza en violation du Droit International et de la Charte des Nations Unies. Vous vous êtes concentré sur les victimes israéliennes au Sud dont le nombre total l’année dernière équivaut à 1 civil israélien tué pour 400 palestiniens tués dans la Bande de Gaza. Au lieu d’une attitude d’homme d’état critiquant toute violence et soutenant à la place la proposition de la Ligue Arabe de 2002, permettant la création d’un état palestinien viable dans le respect des frontières de 1967 en échange de relations économiques et diplomatiques complètes entre Israël et les états arabes, vous avez joué le rôle de politicien de pacotille, quittant la région et laissant les Palestiniens remplis d’un sentiment de choc et de peu de respect.
                                          					 					
                                          David Levy, un ancien négociateur de paix israélien a ansi décrit succintement votre voyage " il y a eu une manifestation presque voulue d’indifférence sur le fait qu’il y a ici deux narrations. Cela peut lui être utile comme candidat mais pas comme président".
                                          					 					
                                          Ali Abunimah, un commentateur américain palestinien, a noté qu’Obama n’a pas fait une seule critique à l’égard d’Israël, " de sa colonisation incessante et de la construction du mur, et des bouclages qui rend la vie intenable à des millions de Palestiniens"... Même l’Administration Bush a récemment critiqué l’utilisation de bombes à fragmentation contre les civils libanais ( http://www.atfl.org/). Mais Obama a défendu l’attaque d’Israël contre le Liban, la justifiant par le fait qu’Israël exercait son "droit légitime à l’auto défense".
                                          					 					
                                          Dans de nombreux articles publiés dans Haaretz, le journaliste Gideon Levy a durement critiqué les attaques par le gouvernement israélien contre des civils à Gaza, dont des attaques " en plein coeur des camps de réfugiés surpeuplés... ayant provoqué d’horribles bains de sang" début 2003.
                                          					 					
                                          L’écrivain et pacifiste israélien, Ury Avnery, a décrit la présence d’Obama lors de la conférence d’AIPAC comme "ayant battu tous les records d’obséquiosité et de servilité," ajoutant qu’Obama " est prêt à sacrifier les interêts américains les plus basiques. Après tout, les US ont un intérêt vital à réaliser un accord de paix israélo palestinien ce qui leur permettront de trouve le chemin des coeurs au sein des masses arabes de l’Irak au Maroc. Obama a fait du tort à son image dans le Monde Musulman, et hypothéqué son futur - - quand et s’il est élu président" a-t-il dit ajoutant " je suis certain d’une chose : les déclarations faires par Obama à la conférence d’ AIPAC sont trés trés mauvaises pour la paix. Et ce qui est mauvais pour la paix est mauvais pour Israël, mauvais pour le monde et mauvais pour le Peuple Palestinien".
                                          					 					
                                          Autre défaillance de votre personnalité c’est la façon dont vous avez tournez le dos aux musulmans américains dans ce pays. Vous avez refusé d’envoyer des représentants pour parler aux electeurs musulmans lors d’événements organisés par eux. Vous avez rendu visite à de nombreuses églises et synagogues, vous n’avez fait aucune visite de mosquée en Amérique. Même Georges W. Bush a rendu visité à la Grande Mosquée de Washington DC après le 11 Septembre pour exprimer des sentiments naturels de tolérance devant un groupe religieux important d’innocents effrayés.
                                          					 					
                                          Bien que le New York Times ait publié un important article le 24 juin 2008 intitulé " les electeurs musulmans ont détecté un certain dédain de la part d’Obama" ( par Adnrea Elliott) citant des exemples de votre aversion pour ces Américains venant de différents horizons, qui servent dans les forces armées et qui travaillent pour réaliser le rêve américain. Trois jours plus tôt, l’International Herald Tribune avait publié un article de Roger Cohen intitulé " Pourquoi Obama devrait visiter une Mosquée". Aucun de ces commentaire et articles n’a changé votre bigoterie politique contre les musulmans américains - - bien que votre père ait été un musulman du Kenya. (Obama n’est pas "noir" comme on nous le serine à longueur d’infos intox mais metisse sa mère était blanche et sa grand mère maternelle dirigeait une banque, donc ce n’est pas non plus un "enfant d’Harlem" comme la propagande veut nous le faire croire, l’"image étant plus facile à "vendre" politiquement parlant semble-t-il ndlt).
                                          					 					
                                          Peut être que c’est le fait que vous vous êtes plié aux exigences des extrémistes pour interdire à l’ancien président Jimmy Carter de parler lors de la Convention Nationale Démocrate qui traduit le mieux votre absence complète de courage politique. C’est une tradition pour les anciens présidents, qui a été accordée à Bill Clinton cette année à une heure de grande écoute.
                                          					 					
                                          Voilà un président qui a négocié l’accord de paix entre Israël et l’Egypte, mais son livre récent faisait pression sur la superpuissance israélienne dominante pour éviter l’Aparthied des Palestiniens et faire la paix, raison pour laquelle il a été mis de côté. Au lieu d’une déclaration importante à la nation de Jimmy Carter sur ce problème international essentiel, il a été relégué dans un coin de la scène aprés de " formidables applaudissements" qui ont suivi la projection d’un film sur l’oeuvre du Centre Jimmy Carter post Katrina.
                                          					 					
                                          					 Honte à vous, Barack Obama. 					
                                          					 					
                                          Puis votre attitude honteuse s’est propagée à d’autres zones de la vie politique américaine. ( Voir l’analyse factuelle de ma co listière, Matt Gonzalez http://www.voternader.org). Vous avez tourné le dos à 100 millions de pauvres américains comprenant de pauvres blancs, afro américains et latinos. Vous avez toujours mentionné vouloir aider la "classe moyenne" mais vous avez omis, de façon répétée, de mentionner les "pauvres " en Amérique.
                                          					 					
                                          Si vous êtes élu président, cela est plus une démonstration de votre obéissance au pouvoir concentré entre les mains des "entreprises suprémacistes" que celle d’une ascension sociale à la suite d’une campagne brillante sans précédent qui parlait de "changement". Ce devrait être de ramener le pouvoir concentré dans les mains d’un petit nombre à la multitude. Ce devrait être une Maison Blanche présidée par un homme noir qui ne tourne pas le dos aux malheureux ici et à l’étranger, mais defie les forces de l’avidité, du contrôle dictatorial sur les travailleurs, les consommateurs, et les contribuables, et la politique étrangère de militarisation. Ce devrait être une Maison Blanche qui transforme la politique américaine - - s’ouvrant au financement public des élections ( par des approches volontaristes) - - et permettant aux petits candidats d’avoir la possibilité d’être entendus lors de débats et dans la plénitude de leurs libertés civiques actuellement restreintes. Appelons cela la démocratie compétitive.
                                          					 					
                                          					 Lors de votre campagne présidentielle vous avez fait preuve, encore, et encore, d’attitudes lâches. 					
                                          					 					
                                          					 L"’Espoir " disent certains jaillit "éternellement". 					
                                          					 					
                                          					 Mais pas quand la "Réalité" le consume quotidiennement. 					
                                          					 					
                                          					 Salutations 					
                                          					 Ralph Nader 03/11/08 					
                                          					 Source : http://www.uruknet.info/?p=48493 					


                                          • armand armand 6 décembre 2008 17:07

                                            C’est bien ce Nader qui, en maintenant sa candidature, à plusieurs fois fait chuter des candidats démocrates et permis l’élection de George Bush...
                                            Alors franchement, ces réactions d’indignation, quand on a pratiqué la politique du pire, il peut se mes carrer dans loigne...


                                          • bernard29 bernard29 7 décembre 2008 00:51

                                            Le courrier de Nader est un courrier de campagne. De fait il ne veut pas qu’un démocrate gagne les élections américaines. Pourquoi s’est présenté alors qu’il a été laché par les écologistes.
                                             Il y avait aussi une candidate Verte qu’il aurait pu soutenir, si vraiment il se battait pour l’écologie et/ou l’environnement.

                                            à l’auteur. 

                                            A la lecture de certains commentaires, je viens de m’apercevoir que vous êtes professeur de géographie.

                                            ca c’est "une effroyable imposture"..


                                          • belmachoire belmachoire 6 décembre 2008 17:35

                                            Contrairement à la plupart des commentaires qui estiment que l’auteur de l’article est "en avance" je constate plutôt qu’il a rédigé une compilation de tout ce qui s’est dit avant l’élection d’Obama...

                                            Et puis... si je comprends bien l’auteur ne trouve rien à son goût : ni les extrêmes ni les gouvernants ni les réformistes... Il reproche même aux américains d’êtres des... américains. Fortiche... nombriliste finalement... un peu propos de comptoir, quoi... à deux différences près : les brèves de comptoir c’est plus drôle et c’est plus court...


                                            • finael finael 6 décembre 2008 17:49

                                               Sans suivre en aucune manière votre titre, je trouve que votre article remet bien les choses à leur place, après l"obamania" idôlatre qui nous a envahi.

                                              J’ai apprécié en particulier le rappel de certaines actions de différents présidents démocrates.

                                              Je crois en effet que les français, et bien d’autres, ont tendance à confondre les différences entre démocrates et républicains aux USA et "gauche" et "droite" en Europe, aussi nombre de désillusions risquent de les attendre.

                                              Je pense aussi qu’il est un peu tôt pour juger de l’action d’un président qui, bien qu’élu, ne prendra ses fonctions qu’en janvier. Ces réserves mises à part je trouve votre article lucide et sain pour l’esprit critique et, à la différence de certains commentateurs, je n’y décèle point "d’anti-américanisme primaire".

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