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Accueil du site > Tribune Libre > BATACLAN. Déclaration fracassante du Général Bruno Le Ray

BATACLAN. Déclaration fracassante du Général Bruno Le Ray

Tout en conduisant ma voiture ce matin, j'écoutais le zonzon de France Bleue se déroulant sans grand intérêt, quand tout à coup, je fus alerté par le sujet traité. La tragédie du Bataclan avec un dépôt de plainte contre X par une trentaine de victimes ou familles de victimes. Motif de la plainte "Non-assistance à personne en péril" afin qu'une enquête soit menée sur l'absence d'intervention des militaires le soir du 13 novembre 2015.

Jusque-là, pas d'interrogations. Puis vint l'interview du Gouverneur Militaire de Paris, (GMP), le Général Bruno le Ray. Glaçante sa déclaration. Impossible de la trouver sur le net ce jour (comme par hasard...) mais en substance, il a déclaré ce qui suit : 
"... Un militaire n'a pas pour vocation d'intervenir dans une zone qui n'est pas en guerre... Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes... C'est à la BAC et à la Gendarmerie d'intervenir..." Choquant et répugnant. Et je pèse mes mots.

Pas en guerre ? Il faudrait savoir. Manuel Valls et François Hollande n'arrêtaient pas d'asséner aux Français que nous l'étions, et de l'autre notre bon GMP qui déclare le contraire. 

Dans un rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre, un officier de la BAC du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l’autorisation de les faire intervenir afin « d’atteindre le terroriste embusqué derrière l’issue de secours ». « "Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la Préfecture de police de Paris : "Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre". L’un des militaires lui aurait également indiqué qu’il ne pourrait engager le feu, faute d’avoir reçu un ordre en ce sens », décrit le rapport.

Plus loin : « On leur a interdit une intervention physique, c’est-à-dire de rentrer (dans le Bataclan), mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers...« On n’aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes, mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ».

Cette question a déjà été posée, notamment par des parlementaires. En 2016, alors qu’une commission d’enquête parlementaire est fondée pour étudier ces attentats, Georges Fenech, député Les Républicain et ancien magistrat, s’interroge déjà sur la non-intervention des militaires. Selon ce dernier, «  clairement, un ordre a été donné aux soldats Sentinelle de ne pas engager le feu alors qu’ils avaient en ligne de mire des terroristes  ». «  À la question  : qui a donné l’ordre aux soldats de ne pas intervenir  ? On n’a jamais su, regrette Georges Fenech. Avec les autres parlementaires, on était sidérés  ».

Georges Fenech, ancien juge d'instruction, aurait certainement pu pousser plus loin l'investigation. Curieusement, rien de concret n'est sorti de cette commission d'enquête. Tout semble verrouillé. 

Mais revenons à notre bienveillant Général. Il déclarait dans une interview dans le Figaro du 10 avril 2017 * : (l'analyse de ses réponses est en italique.). 

Question : comment le dispositif « Sentinelle » s'est-il adapté à la menace terroriste depuis 2015 ?
- « Sentinelle » n'a plus rien à voir avec ce qu'il était il y a deux ans. Initialement, le dispositif avait une forte dimension symbolique. Nous avons rapidement considéré que nous n'étions pas à la hauteur de la menace. Nous devions cesser d'être statiques, d'être des pots de fleurs dans le paysage. 
- Crépusculaire. D'un côté, les militaires ne doivent pas intervenir et de l'autre, ils ne doivent pas jouer les potiches. La valse hésitation dans toute sa splendeur ! 

L'esbroufe continue plus loin. Impayable ce Général Gouverneur. 

Question : mon général, à quoi sert le GMP ?
- "Je suis l’héritier de celui qui défendait Paris contre les invasions."

 - Ah bon ? Les terroristes ne sont pas invasifs ?

- "Évidemment, tout cela a changé, mais le GMP conserve un rôle essentiel en matière de sécurité de la capitale et de l’Ile-de-France. Mes fonctions ne se limitent pas au défilé du 14 juillet et j’ai avant tout un rôle opérationnel."

- Nous sommes heureux de l'apprendre, mais ce funeste soir du 13 novembre 2015, la sécurité des citoyens et le rôle opérationnel de l'armée semblaient en panne.

Droit dans ses bottes le Général. Idem pour les soldats présents ce soir-là autour du Bataclan et qui n'ont pas réagi faute d'ordres. A la place de ces personnes, j'aurais du mal à me regarder dans une glace après cela. On peut toujours justifier après coup, mais un fait reste un fait et une inaction reste une inaction.

Un militaire à quand même pour vocation précise de défendre les civils en cas de conflit. Si c'est pour avoir des militaires dans les rues sans qu'ils puissent intervenir, ça ne sert qu'à dépenser l'argent des contribuables. Pour les impressionner ?

"Wikipédia : "La fonction de gouverneur militaire de Paris (GMP) remonte à la guerre de Cent Ans, qui amène les rois de France à se préoccuper de la défense de leur capitale, Paris, et de sa région... Je vous passe le reste de l'historique... Depuis janvier 2015, le gouverneur militaire de Paris est le commandant opérationnel de l'opération Sentinelle en île de France. Sous son commandement, jusqu'à 7 000 militaires ont été engagés pour participer aux côtés des forces de sécurité intérieures à la lutte contre le terrorisme dans la capitale et dans toute la zone de défense."

Hilarant ! Le GMP semble plutôt concentré sur les feux d'artifice de notre fête nationale et sur les parades.

Moins de bla-bla et plus d'actions concrètes, s'il vous plaît. 

Claude Janvier

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/10/01016-20170410ARTFIG00323-les-cibles-des-terroristes-sont-partout.php

* http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentat-du-bataclan-des-victimes-et-des-familles-portent-plainte-pour-%c2%abnon-assistance-%c3%a0-personne-%c3%a0-p%c3%a9ril%c2%bb/ar-AAynCrf?li=BBoJIji&ocid=hpdhp

* http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/qui-est-ahmed-h-cadre-pr%c3%a9sum%c3%a9-de-daesh-et-soup%c3%a7onn%c3%a9-dun-massacre-en-2014/ar-AAynvke?li=BBoJIji&ocid=hpdhp

* https://planetes360.fr/bataclan-pourquoi-des-soldats-ont-ils-recu-lordre-de-ne-pas-intervenir-une-plainte-deposee/


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184 réactions à cet article    


  • Clark Kent Clark Kent 9 juin 10:32

    « ... Un militaire n’a pas pour vocation d’intervenir dans une zone qui n’est pas en guerre... Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes...  »


    Si le gars a vraiment dit ça,il va rejoindr de Villers dans le limogeage !
    Il semblerait que l’état d’urgence n’ait pas été levé et que des militaires armés qui ne sont pas des gendarmes patrouillent dans les aéroports ou ailleurs.

    Il faaut leur retirer ces armes, puisque nous ne sommes pas en guerre, ils pourraient se blesser, alors qu’ils sont là pour rassurer les gens, bercer les enfants qui pleurent et faire du tricot s’ils s’ennuient.

    • Clojea Clojea 9 juin 15:36

      @Clark Kent : Pas sur qu’il soit limogé, car il est protégé comme tous les généraux. A suivre


    • Et hop ! Et hop ! 9 juin 18:17

      @Clark Kent


      Il a raison, la gendarmerie et l’armée ce n’est pas le même métier, ils ne sont pas entraînés pour ça, pas plus que pour sauver des gens dans un incendie.

      Pour intervenir il fallait avoir une connaissance de la situation, et des ordres sur la manière d’opérer, il ne suffisait pas d’entrer dans la salle et de tirer dans le noir.

      Ce qui est plus étonnant, c’est le temps qu’ont mis la BAC, le GIGN et autres forces spécialisées pour intervenir. Il n’ont pas forcément non plus les méthodes mises au point depuis un siècle par les pompiers pour diminuer au maximum le délais d’intervention, ils ne sont pas avec des équipes prêtes à partir 24 ha / 24.


    • Debrief 9 juin 22:45

      @Et hop !
      C’est quoi le métier de soldat ? Ce n’est pas de se battre en toutes circonstances contre les ennemis de la France ?
       
      Les terroristes ne sont pas des délinquants ou des braqueurs dont la police et les gendarmes s’occupent, ce sont des soldats de leur cause, ennemis de la France et de ses citoyens. C’est bien pour ça qu’on a impliqué l’armée non ? Ou alors je n’y comprends plus rien.
       
      Maintenant, la hiérarchie militaire pense peut-être qu’il faut attendre d’avoir toutes les informations sur le théâtre d’opérations, la position précise et le nombre d’ennemis, leurs intentions réelles, leur armement, leur soutien aérien et que sais-je encore ?
       
      Quand des civils français se font dégommer à la kalach par des terroristes et que des militaires en arme, équipés et entraînés se trouvent à proximité avec l’ordre de ne pas intervenir, la sidération est totale ! Et la fureur aussi !
       
      Décidément, l’incompétence de la hiérarchie militaire n’a d’égal que l’art de la justification a posteriori. On éclaterait de rire si il n’y avait pas eu un drame absolu.


    • Le Sudiste Le Sudiste 9 juin 23:17

      @Et hop !

      « Ce qui est plus étonnant, c’est le temps qu’ont mis la BAC, le GIGN et autres forces spécialisées pour intervenir »
      C’est pratique, j’avais répondu à la même connerie, ou presque. Copié, collé... et hop !

      « 

       »Mais pourquoi les forces de l’ordre ne sont-elles pas intervenues ?"

      C’est dans ta tête ça. Ca vient peut-être de tes sources d’informations.

      "Peu après 21h40, trois hommes armés de Kalachnikov pénètrent dans
      la salle de spectacle Le Bataclan située 50, boulevard Voltaire, dans le
      11e arrondissement de Paris.

      (...)

      À 21h43, les premiers appels « police secours »

      (...)

      À 21h51, les policiers de la BAC de nuit du Val-de-Marne arrivent sur
      place. [image de la fusillade]

      (...)

      Quelques minutes plus tard, aux alentours de 21h54, le commissaire
      divisionnaire X et son chauffeur
      , qui s’étaient détournés du Stade de France,
      arrivent devant le Bataclan. (...) [images de leur entrée dans le Bataclan] Ils tirent à six reprises (...) et l’abattent à 21h57."

      Rapport parlementaire Tome 1 page 51- 52.

      Pas d’intervention ? Les mecs sont là en 10 minutes, Encore 10 minutes et un des « terroristes » est tué ET LA TUERIE S’ARRÊTERA après un autre échange de tir avec les flics dans le Bataclan.

      A partir de 22h20, les forces spécialisées BRI puis RAID commencent à arriver."


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 juin 06:01

      @Clojea

      Rien a ajoute r : répugnant me semble bien la meilleure expression On essayera de trouver plus fétide pour qualifier la Justice si elle n’accueille pas le recours 

      PJCA

    • gogoRat gogoRat 10 juin 13:50
      « Pas en guerre ? Il faudrait savoir. » 
       Plus urgent d’avoir la dangereuse (*) ’prétention’ de répondre à cette question qu’à celle de savoir si un enfant de 4 ans peut tomber d’un (ou même deux étages), et se raccrocher à un bacon, pour y rester suspendu plusieurs minutes par la force de ses biceps, et sans perdre ses tongs  ?
         ATTENTION à la prochaine nouvelle loi sur les ’fake news’ ! Qui voudrait s’en tenir aux ’faits’ se verra rétorquer que :   « il n’y a pas de faits, il n’y a que des interprétations » Quand vous croirez avoir entendu la déclaration publique de votre Président de la République (censé vous incarner ?) qui venait d’utiliser les mots ’en guerre’ pour (apparemment seulement ?) préciser la situation de votre pays ... n’ayez surtout pas la prétention d’en tirer une quelconque interprétation. Vous risqueriez de commettre une ’fake news’ susceptible de dévoyer vos compatriotes dans une ’théorie du complot’ et dans une déviance ’raciste’ !
         
       Contrairement à l’idée reçue de ce Clémenceau qui disait : 
       « La guerre ! Cest une chose trop grave pour la confier à des militaires »
       ( ce qui, au passage, justifierait pleinement l’interdiction intimée à des militaires d’intervenir sans l’aval direct de nos incarneurs-élus )
       nous devrons donc désormais considérer que :
       La démocratie est une chose bien trop importante pour la confier à de simples citoyens !

    • Clojea Clojea 10 juin 16:12

      @Pierre JC Allard : Merci bien. Oui, le mot répugnant illustre bien la non assistance à personnes en danger. 


    • Aurevoiràjamais Aurevoiràjamais 10 juin 20:24

      @Debrief

      Bonsoir.

      Pour commencer :

      Notre président de l’époque était au Stade de France pour voir un match amical contre l’Allemagne : IMAGINEZ un peu le déploiement de forces de l’ordre au SdF rien que pour protéger flamby ??? 

      Pour attirer le feu sur eux, il y eu une pauvre attaque devant l’enceinte du stade transformé en bunker pour l’occasion (aucun terroriste n’a pu rentrer), pendant que la vrai attaque se préparait bien loin d’ici.

      Ensuite :

      Je pense que beaucoup de personnes n’ont toujours pas compris le tour de passe-passe auquel ont fait appel nos politiques pour justifier la présence de militaires armés dans nos rues :

      A force de rogner sur les effectifs de police et gendarmerie, il n’y a plus assez de force de l’ordre pour assurer la mission de manière efficace. Alors, sans qu’aucun acte de guerre ne soit officiellement déclaré, Mr Valls a lancé le mot « guerre » devant la presse pour que des soldats portant l’arme approvisionnée puissent être accepté dans les rues alors qu’effectivement cela ne fait pas partie de leurs missions, quoiqu’on en pense !!!

      Imaginez vous, dans l’obscurité, plusieurs soldats ouvrir le feu avec un fusil calibré pour tuer un homme jusqu’à 300m avec des balles si puissantes qu’elles sont capables de traverser plusieurs corps tout en ricochant à chaque obstacle rencontré (os, mur, siège, rambarde...) le tout sans secteur ni consigne de tir...IMPENSABLE EN EFFET, les dommages collatéraux auraient pu être catastrophique mais ça les civils ne peuvent pas le comprendre et c’est normal !!!

      Seul le cadre militaire accompagnant (off ou sous-off) dont l’arme de service est une arme de point aurait éventuellement pu intervenir. Y’en avait-il un ? Pas sûr !

      En tout état de cause, vos armées mesdames messieurs, dont j’ai fait parti ne peuvent agir sur le territoire que sur ordre d’un CIVIL. Même votre gouverneur M. de Paris auquel vous semblez donner beaucoup d’importance n’est pas le donneur d’ordre. C’est comme ça la France ! Regardez comment le CEMA De Villiers a été remercié par le nouveau Gvt,, comme une merde !!!

      J’aimerais vous faire comprendre que l’armée française est aux totalement sous les ordres du politique en ce qui concerne les actions sur le territoire ( notamment le préfet ) Même un général CEMA n’a aucun pouvoir sur le territoire !

      Je comprends votre désarroi et si ça ne tenait qu’à moi, au risque d’être traité de facho, je donnerais bien plus de champs aux armées dans la situation que nous traversons. Mais comme nos élites ont peur de leur propre armée (repère de facho, nationalistes...) ce n’est pas près d’arriver...


    • aimable 11 juin 23:24

      @Et hop !
      sauf qu’il me semble avoir entendu dans un reportage que les gendarmes ont demandé aux militaires de leur prêter leur armes pour être a armes égale avec les terroristes ( ce qui reste a vérifier ) , ce qui leur a été refuser et pourtant c’était une situation d’urgence .


    • JL JL 9 juin 10:34
      ’’«  clairement, un ordre a été donné aux soldats Sentinelle de ne pas engager le feu alors qu’ils avaient en ligne de mire des terroristes  ». «  À la question  : qui a donné l’ordre aux soldats de ne pas intervenir  ? On n’a jamais su, regrette Georges Fenech. ’’
       
      Sauf erreur de ma part, la question n’est pas celle que pose Mr Fenech mais celle-ci : « à quoi servent des soldats qui n’ont pas mission d’intervenir ? »
       
      Autrement dit : « ça » été ni fait ni à faire. Dit encore plus précisément : on aurait voulu aider les terroristes qu’on ne s’y serait pas pros autrement.
       
      Enfin, ce n’est que mon avis.



      • alberto alberto 9 juin 15:00

        @JL

        Bonjour : un militaire a-t-il obligation d’obéir à un ordre contraire à sa conscience ?

        Voici un petit message publié hier sur ma page FB :" Hé bien moi, je vais vous dire un truc : ordres ou pas, j’aurai volé au secours de ces pauvres gens me serai servi des armes à ma disposition ! je ne comprends pas qu’aujourd’hui on puisse encore obéir à de tels « ordres » contre nature. Et je souhaite que la lumière soit faite sur cette affaire et que le salaud qui à donné ses « ordres » retourne pointer à pôle-emploi : Au lieu de blablater sur les « fake-news », il serait interessant aussi de savoir d’où vient le silence des médias qui auraient dû se saisir aussitôt de ce drame !"

        La liste des crimes exécutés sur ordre, ou des carnages effectués sous le regard de forces armées ainsi que c’est le cas ici sans intervention pour y mettre un terme, relèvent de la cour internationale des droits de l’homme !

      • Clojea Clojea 9 juin 15:37

        @JL : En tous cas, cette affaire est glauque


      • Moonlander Moonlander 9 juin 15:38

        @alberto
        Le héros de Trèbes n’était pas encore né.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 juin 16:35

        @alberto

        Bonjour. Difficile avec le droit de l’époque ...Les militaires qui étaient au contact et qui devaient faire face à une situation inattendue avaient quoi comme pouvoir ? Je suis sur que ça les travaille encore. Les choses ont changées depuis.Et c’est tant mieux.


      • Et hop ! Et hop ! 9 juin 18:21

        @JL 


        Intervenir en plein jour à l’extérieur avec une cible bien identifiée, ce n’est pas la même chose que d’intervenir dans une salle de concert avec des centaines de civils en panique et en ignorant tout de ce qui se passe, des soldats n’agissent qu’avec des ordres précis dans une opération qui est préparée.

        Si ils avaient tué des terroristes, ils se seraient retrouvés en cours d’assise pour homicide volontaire.

      • Clojea Clojea 9 juin 18:52

        @Et hop ! : Faut pas exagérer. Les militaires sont entraînés pour faire face à la guerre, faire face à des terroristes etc... Ce sont des engagés donc normalement formés. En cas de guerre, les armées n’attendent de connaître tous les paramètres de l’ennemi pour avancer. 


      • Et hop ! Et hop ! 9 juin 19:07

        @Clojea : 


         Ce n’est pas une opération de guerre mais de police, comme une attaque de banque, le cadre est complètement civil, le pays n’est pas en état de guerre, donc les soldats n’ont pas le droit d’entrer dans des locaux privés, ni de réquisitionner, ni encore moins de tirer dans le noir dans une salle éteinte remplie de gens avec des munitions de guerre en rafale qui traversent 3 personnes, alors qu’ils n’ont aucun renseignement sur ce qui se passe, ils ne savent pas qui est l’agresseur et en quoi consiste l’agression.

        Vous avez regardé les régiments auxquels appartiennent les détachement de Sentinelle, il y a des soldats du Train, du Génie, des Blindés, des Chasseurs alpins, ils ne sont pas formés commandos, et surtout ils ne sont pas gendarmes.

        Pour lutter contre le terrorisme, le gouvernement aurait dû renforcer le contrôle aux frontières, expulser les gens potentiellement dangereux, et recruter et former 2 000 gendarmes pour faire les rondes, au lieu de faire jouer la comédie à des soldats dont ce n’est pas la fonction. 



      • JC_Lavau JC_Lavau 9 juin 19:12

        @Et hop !

        Merci d’avoir été précis.

      • Alren Alren 9 juin 19:43
        @Et hop !

        « S’ils avaient tué des terroristes, ils se seraient retrouvés en cours d’assise pour homicide volontaire. »

        Non ! Ils auraient agi en cas de légitime défense, non pour préserver leur vie mais celles des civils, avec des moyens proportionnés à l’attaque puisque les terroristes tiraient à la kalachnikov.

        À la limite, c’est pour non-assistance à personnes en (grand) danger qu’on aurait pu les traîner devant un tribunal. Devant l’urgence ils n’avaient pas attendre des ordres pour agir.

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 juin 19:51

        @Alren

        Naïveté quant tu nous tiens.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 9 juin 20:02

        @Alren

        A l’époque c’était vrai . Aujourd’hui ça a changé. Voir les deux puces du sud.


      • JL JL 9 juin 20:14

        Comme dit Clojea, cette histoire est glauque et me fait douter du bon sens ou des bonnes intentions de ceux qui nous imposent ces patrouilles de soldat, PM en bandoulière, qui circulent dans nos centre-villes, comme je l’observe tous les jours à Rennes.


      • Debrief 9 juin 22:59

        @Et hop !
        Mais c’est quoi cette dissertation à deux balles sur les circonstances et conditions d’intervention ?
        On croit rêver !
         
        « Désolé mais là je ne peux pas intervenir, ce n’est pas mon terrain de bataille habituel et de plus je n’ai pas toutes les informations qui me permettraient d’y voir plus clair » avec comme arrière plan sonore les bangs des kalach qui dézinguent des concitoyens.
         
        Mais vous plaisantez ou quoi ? C’est du foutage de gu..le !!
         
        C’est la GUERRE, tout le monde le dit, tout le monde le sait, c’est pour ça qu’il y a l’armée et ses soldats qui sont là pour la faire. Ou s’ils ne savent pas la faire, qu’on les vire et qu’ils rentrent chez eux.


      • Debrief 9 juin 23:02

        @Debrief
        Mais p... si cette histoire est avérée et mise sur la place publique, on sera la risée du monde !


      • Garibaldi2 10 juin 04:30
        @Et hop !

        Le cadre n’était pas complètement civil, il s’agissait d’un acte de guerre et les militaires avaient le devoir d’intervenir puisque c’était leur mission. A moins que les patrouilles de Sentinelle ne soient là que pour faire joli dans le décor ! A Orly ils sont intervenus et ont abattu le terroriste. Les soldats ont parfaitement le droit d’intervenir dans des locaux privés, comme tout un chacun, dès lors qu’il s’agit de porter secours ou d’appréhender, ou même d’abattre, un individu tirant sur la foule.

        Article 73 du code de procédure pénale :

        ’’Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche.’’

        Cet article n’exclut pas les soldats, il n’y a aucune restriction comme l’indique le ’’toute personne’’.

        Article 122-5 du code pénal :

        ’’N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.

        N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.’’.

        -------------------------------------------------------------

        ’’Seulement, ce soir-là, le carnage ne se déroule pas seulement à l’intérieur : dehors, des victimes, parfois blessées, tentent péniblement de s’échapper par une sortie de secours donnant dans le passage Saint-Pierre Amelot, derrière le Bataclan. Le policier est l’un de ceux qui assistent à ce spectacle insupportable, filmé par certains riverains et notamment par un journaliste du « Monde ». D’après les retranscriptions que « l’Obs » a pu consulter, il les signale à sa hiérarchie :  « Deux victimes se trouvent dans le passage Saint-Pierre Amelot [...], il est impossible d’aller les chercher. »

        A cette heure-là, l’un des deux terroristes toujours vivants tire avec sa kalachnikov vers les forces de l’ordre postées dehors. Les hommes de la BAC ne sont pas équipés pour riposter, et encore moins pour couvrir un de leurs collègues et lui permettre d’aller chercher des victimes.

        A la radio, le policier demande donc à l’état-major de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) si les « militaires porteurs de Famas » de la force Sentinelle présents à ses côtés sont « autorisés à engager » [à « tirer », NDLR]. Les militaires sont au nombre de 8. Eux aussi se sont arrêtés devant le Bataclan en entendant la fusillade, alors qu’ils allaient relayer une équipe chargée de surveiller des bâtiments situés non loin de là.

        La consigne donnée par radio au policier est claire : le chef "répond par la négative et précise que les militaires ne sont qu’en assistance, ils ne peuvent pas intervenir". Fin de la conversation. A 22h28, l’état-major demande si les policiers font toujours l’objet de tirs. Un policier de la BAC répond par la négative mais signale : 

        "Un individu [...] au niveau de la porte qui donne sur le passage et qui nous attire vers la porte où il y a les blessés et il attend juste qu’on passe pour pouvoir nous rafaler. [...] Avec les moyens qu’on a d’armement et de protection, on ne peut pas aller chercher les victimes."

        Les militaires n’ont toujours pas le feu vert pour tirer. Les victimes ne seront secourues que plus tard, sans l’aide de l’armée. ’’ ...

        source : https://www.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20160506.OBS9964/bataclan-pourquoi-la-police-et-l-armee-n-ont-pas-pu-intervenir-ensemble.html

        J’ESPÈRE QUE LE ’’CHEF’’ QUI A REFUSÉ AUX SOLDATS D’INTERVENIR SERA CONTRAINT DE S’EXPLIQUER DEVANT LA JUSTICE.

        SI LES CITOYENS NE PEUVENT PAS FAIRE CONFIANCE À LEURS FORCES ARMÉES POUR LES PROTÉGER, À QUI PEUVENT-ILS FAIRE CONFIANCE ?!

        JE NE COMPRENDS MÊME PAS QU’ON AIT DEMANDÉ UNE QUELCONQUE AUTORISATION DE TIR  !!!

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 juin 06:04

        @JL


        «  À la question  : qui a donné l’ordre aux soldats de ne pas intervenir  ? On n’a jamais su, regrette Georges Fenech. 

        Il faudrait reposer la question. Avec insistance.

        PJCA


      • révolQé révolQé 10 juin 10:29

        @Et hop !
        Ici à Montpellier,que du légionnaire qui patrouille à la gare et aux alentours et malgré cela,
        je ne pense pas qu’ils interviendraient en cas de besoin.
        Il ne servent qu’à rassurer les badauds.
        Qui a connu l’armée en OP ces dernières années sait que le seul ordre qu’on peut entendre crachouiller dans la radio en cas de contact est ’’ repli ’’ ou encore « décrochez ».  smiley


      • Clojea Clojea 10 juin 16:16

        @Garibaldi2 : Entièrement d’accord. Le débat agité par certains comme quoi, les militaires ne pouvaient pas intervenir car pas formés etc...n’est en fait que du bla, bla. Ils auraient du intervenir. Ca fait partie de leur mission


      • oncle archibald 10 juin 16:42

        @Clojea : "Le débat agité par certains comme quoi, les militaires ne pouvaient pas intervenir car pas formés etc...n’est en fait que du bla, bla.« 

        Ah bon ? Il est donc parfaitement inutile de former des commandos spécialisés type GIGN, RAID et autre BRI ? Chouette on va faire des économies !

        Croyez vous qu’un bidasse lambda qui a souvent le QI d’une huitre soit capable d’analyser la situation et d’apporter la réponse adéquate ? Les risques de »dommages collatéraux" sont déjà énormes lorsque ce sont des gendarmes ou policiers spécialement formés et entrainés pour ce type d’intervention qui opèrent, imaginez vous les conséquences si en engageant le feu dans une salle pleine à craquer et sans avoir le process à appliquer un ou des bidasses avaient tués eux aussi des civils ?

        Pour le coup il y aurait eu des hurlements justifiés et un procès !


      • gogoRat gogoRat 10 juin 17:49

        @alberto

         désolé, mais je me dois de prendre ici le risque de subir de votre part le probable courroux que semble vous inspirer une réaction affective plus que posément réfléchie, en remarquant que des décisions paradoxales, qui peuvent donc être justifiées, nécessitent plus de prudence d’exercice du raisonnement que des réactions épidermiques. 
          Le ’salaud qui a donné ses "ordres’, selon votre expression, semble être, à votre idée, un militaire plus qu’un politique en exercice de ses fonctions ? ( C’est le fait que vous souhaitiez qu’il ’retourne  à pôle-emploi’ qui incite à cette hypothèse ) . Qu’en savons-nous ?
          

         Avec des scies ...
         Si vous êtes si enclin à désobéir (et je n’émets ici aucun un jugement personnel) pour utiliser des armes qui pourraient vous être confiées par la Grande Muette, pas étonnant que, dans la réalité, Elle ne vous ait pas embauché, et que ce cas de figure ne soit en rien envisageable !
          Seuls celles et ceux qui ont effectivement subi les conséquences prévisibles de leurs réactions peuvent les faire valoir comme des faits avérés.

          Les électeurs qui auraient cautionné (quel que soit leur veaute !) des élus qui n’auraient pas expressément pris la peine de permettre à l’exécutif armé de prendre la décision de faire usage des armes de la République dans le cas qui vous semble évident, n’auraient-ils, selon vous, aucune part de responsabilité ?

         Sinon, la question des ’fake news’ serait-elle si peu citoyenne que cela ?!

      • Aurevoiràjamais Aurevoiràjamais 10 juin 20:44

        @Alren

        Vous parlez d’un sujet dont vous ne connaissez visiblement ni les tenants ni les aboutissants.

        Facile de résoudre tous les problèmes verbalement, bien installé derrière son ordi !

        Et j’imagine que vous faites parti des gens qui veulent moins de dépenses publiques pour éventuellement moins payer d’impôts ?


      • alberto alberto 11 juin 23:06

        @Moonlander : Espérons que d’autres prennent la relève !


      • Konyl Konyl 15 juin 16:18

        @Et hop !
        C’est tout à fait exact, d’ailleurs les militaires qu’on voit en gare ou dans la rue, seraient bien incapable d’utiliser leur FAMAS tant, comme vous le dites, une balle peu traverser facilement 3 corps. Imaginer si un soldat ouvre le feu en plein Saint Lazare (surtout en ce moment) ça serait un massacre.

        Bon pour une fois les cheminots pourraient faire un dépôt de sac légal.


      • Aristide Aristide 9 juin 10:34

        Glaçante sa déclaration. Impossible de la trouver sur le net ce jour (comme par hasard...)


        C’est là au Monde :  « 13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan »

        Ou là à Libération : « Attentat du Bataclan : des victimes et des familles portent plainte pour « non-assistance à personne à péril »

        Etc ... 

        Serait-ce donc pour apporter de l’eau au complot par ce « comme par hasard » ?

        • Clojea Clojea 9 juin 15:39

          @Aristide : Désolé de vous décevoir mais ce n’est pas complet. Notre « bon » général s’est épanché plus que ça. Mais protégé il est


        • jalin 9 juin 10:49

          C’est peut être aussi que les militaires ne sont ni équipés ni formés pour ce type d’intervention. Cette opération sentinelle est probablement une gabegie d’un argent qui aurait été plus utile pour former/équiper plus de gendarmes, de services de renseignement... formés pour contrer des attentats.


          C’est un peu comme l’achat de rames de TGV pour rouler sur des voies faites pour des trains non TGV.

          • Clojea Clojea 9 juin 15:40

            @jalin : Je vous renvoie au rôle des militaires. Ils sont formés pour la guerre et les interventions


          • Et hop ! Et hop ! 9 juin 18:26

            @Clojea


            Là ce n’est pas une guerre, c’est typiquement une opération de gendarmerie ou de police dans une salle de spectacle avec des centaines de civils.

            La guerre se fait entre deux états, après déclaration de guerre, avec des combats qui se font entre les soldats de deux armées.

            Il are suffit pas que des civils utilisent des armes de guerre pour qu’il y ait guerre, sinon une attaque armée de banque serait un épisode de guerre.

          • Clojea Clojea 9 juin 18:55

            @Et hop ! Désolé mais le gouvernement Hollande nous a répété en long, large, travers et diagonale que nous étions en guerre. Et je vous rappelle que la guerre ne se fait pas qu’entre deux états. Ca peut être une guerre civile, une guerre d’usure, des attentats terroristes etc...

            Si comme vous dites l’armée ne pouvait pas intervenir, alors une question se pose : A quoi sert l’opération sentinelle ? 

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