• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Béatifications de 19 religieux chrétiens assassinés : Des « Algériens par (...)

Béatifications de 19 religieux chrétiens assassinés : Des « Algériens par alliance »

 

« Dites : Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob et aux tribus ; à ce qui a été donné à Moïse, et à Jésus ; à ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur. Nous n'avons de préférence pour aucun d'entre eux ; nous sommes soumis à Dieu ».
Coran "Sourate 2 - Verset 136"

 

 Ce samedi 8 décembre, l’Église a béatifier à Oran les 19 hommes d’Eglise assassinés entre 1994 et 1996. Et ceci en présence du ministre des Affaires religieuses et des cultes qui a tenu à rappeler la coexistence et la tolérance des Algériens notamment affirmés par la constitution du pays. Quelque 1.200 personnes, étaient rassemblées sur l'esplanade Notre-Dame de la Cruz, durant les 2H30 de cérémonie. Le père Thierry Becker, curé d'Oran, a chanté en arabe une prière à la Vierge Marie Durant les années 1990, la violence de la « décennie noire » a causé la mort près de 200.000 morts parmi lesquels 19 religieux et religieuses dont notamment les sept moines de Tibhirine – qui ont vécu en parfaite harmonie avec les Algériens- et Pierre Claverie, l’évêque d’Oran, Ces apôtres de la paix et du dialogue, ont choisi de rester en Algérie en étroite solidarité avec les Algériens

 

Une première : La béatification en pays musulman

C’est la première fois qu'une telle cérémonie a lieu en pays musulman, un évènement sans précédent écrit Margot Giraud :« La célébration à Oran de la béatification de Monseigneur Pierre Claverie, des 7 moines de Tibhirine et des 11 autres sœurs et pères est un événement absolument inédit non seulement en Algérie, mais dans l’histoire de l’Église catholique », a souligné Mgr Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran dans une interview au quotidien algérien El Watan. Et pour cause, ce n’est que depuis récemment que les cérémonies de béatification ne se déroulent plus systématiquement à Rome : (…) Les autorités du pays ont donné leur aval, permettant d’honorer les martyrs fidèlement à leur vocation. « Quoi de commun entre tous ? Ils ont donné leur vie dans l’amour et le service du peuple algérien », écrit Mgr Paul Desfarges, l’archevêque d’Alger, « il n’y aurait guère eu de sens de vouloir faire mémoire de la volonté de ces 19 membres de l’Église de rester dans un pays et auprès d’un peuple au prix de leur vie, et de célébrer cet événement en dehors de ce pays et loin de ce peuple qu’ils aimaient et qui les aimait ! » (1)

Mgr Pierre Claverie : une béatification sous le signe de l’amitié

 La béatification de l’ancien évêque d’Oran, honore un message de paix avec le monde musulman, fondé sur une vision exigeante du dialogue, comme celui de Dieu avec tous les hommes. (…) C’est donc sous le signe de l’amitié avec le peuple algérien, et non pas en stigmatisant les musulmans, que l’Église d’Algérie veut vivre cette béatification. L’amitié a été le fil conducteur de la vie de Pierre Claverie. Né en Algérie à l’époque coloniale, il a largement vécu toute sa jeunesse à côté du monde algérien musulman, sans le rencontrer ni vraiment le connaître. « Nous n’étions pas racistes, seulement indifférents » avouera-t-il plus tard, estimant avoir vécu toute sa jeunesse dans « une bulle coloniale ». La violence de la guerre d’Algérie lui ouvre les yeux, au moment de ses études en France. C’est pour lui un véritable choc qui l’amène à devenir religieux dans l’Ordre dominicain, pour « donner sa vie pour quelque chose qui en vaille la peine », dit-il. Revenant en Algérie en 1967, il apprend l’arabe mais surtout noue de nombreuses amitiés avec les hommes et les femmes qui ont pris les rênes de l’Algérie indépendante. Son don pour l’amitié le prédispose à ces relations chaleureuses qui vont l’accompagner toute sa vie et faire de lui, peu à peu, un « Algérien par alliance  ». (…) Avec le cardinal Duval et Mgr Henri Teissier, Pierre Claverie élabore une réflexion sur une présence d’Église où l’amitié est un des marqueurs de sa présence » (2).

 « Au fil des années, se dessine un visage nouveau de l’Église, une Église qui vit sa mission non seulement dans le service mais aussi sous le signe de l’amitié pour un peuple musulman. « Le maître mot de ma foi est aujourd’hui le dialogue, écrit Pierre Claverie. Non par tactique ou par opportunisme, mais parce que le dialogue est constitutif de la relation de Dieu aux hommes et des hommes entre eux. » (…) Dans un de ses derniers textes, il dira « avoir besoin de la vérité des autres », non par relativisme, mais par une conviction intime de l’authenticité du chemin spirituel vécu par ses amis musulmans, dont un chrétien doit savoir profiter » (2)

 « C’est évidemment écrit Adrien Candiard dans l’épreuve des années 1990 que cette amitié va trouver son plein sens. Alors que l’Algérie est peu à peu submergée par le terrorisme islamique et une répression implacable, l’Église d’Algérie fait le choix de rester, malgré les risques, par fidélité aux amis Algériens qui sont les premiers menacés et à l’Église qui se veut solidaire jusqu’au bout. « Depuis le début du drame algérien, on m’a souvent demandé : “Que faites-vous là-bas ? Pourquoi restez-vous ? Secouez donc la poussière de vos sandales ! Rentrez chez vous !” Chez vous… Où sommes-nous chez nous ?… Nous sommes là-bas à cause de ce Messie crucifié. (…) Nous n’avons aucun pouvoir, mais nous sommes là comme au chevet d’un ami, d’un frère malade, en silence, en lui serrant la main, en lui épongeant le front. (…) N’est-il pas essentiel pour le chrétien d’être présent dans les lieux de déréliction et d’abandon ? ». Il parle souvent de l’urgence pour un chrétien d’être présent sur « les lignes de fracture qui crucifient l’humanité dans sa chair et dans son unité ». (…)Notre époque a grand besoin de ce message ». (3)

La tolérance et le respect des autres religions dans l’islam.

 Dans le verset cité en introduction, on lit que l'Islam appelle à l'unité des croyants notamment des Ahl El Kitab  Les Gens du Livre et ceci malgré tous les écrits visant à diaboliser l'Islam, le tiers exclu de la Révolution abrahamique. Pourtant le pape Paul VI, juste avant Vatican II, va publier en 1964 sa première encyclique Ecclesiam suam qui a pour objet, l'Eglise en dialogue avec les autres cultures. Afin de comprendre et d’apprécier cette tolérance, on doit la remettre dans son contexte, à l’époque où l’islam était un État officiel, avec des lois spécifiques établies par le Prophète et conformes aux principes de la religion. 

La Sahifah

 Le meilleur exemple de tolérance dont le Prophète fit preuve envers des membres d’autres religions fut sans doute la constitution elle-même, appelée « Sahifah » par les premiers historiens. Quand le Prophète émigra à Médine, cela mit fin à son rôle de simple leader religieux ; il devint le leader politique d’un État gouverné selon les préceptes de l’islam, ce qui exigeait l’établissement de lois claires afin d’assurer l’harmonie et la stabilité dans une société qui sortait à peine de décennies de guerres de toutes sortes. Il était donc essentiel d’assurer une coexistence paisible entre musulmans, juifs, chrétiens et polythéistes. Le Prophète rédigea une constitution détaillant les responsabilités de chaque groupe résidant à Médine, de même que leurs obligations les uns envers les autres et certaines restrictions pour chacun. Chaque groupe se devait de respecter les détails de cette constitution et toute violation de l’un de ses articles était considérée comme une trahison. Le premier article de cette constitution stipulait que tous les habitants de Médine, c’est-à-dire les musulmans et tous les juifs, chrétiens et idolâtres qui avaient signé le traité de paix, constituaient « une seule nation, à l’exclusion de toutes les autres ».(4) 

 

La promesse du Prophète Muhammad aux chrétiens

« Je voudrais rappeler aux musulmans et aux chrétiens, écrit Muqtadar Khan, directeur du département des études islamiques de l’Université du Delaware et chercheur à l’Institute for Social Policy and Understanding. une promesse que le Prophète Muhammad avait faite à ces derniers. Prendre connaissance de cette promesse peut avoir un énorme impact sur la conduite des musulmans à l'égard des chrétiens. En 628, une délégation de moines du monastère Sainte-Catherine se rendit auprès du Prophète pour lui demander sa protection. Celui-ci leur octroya une charte leur garantissant des droits. Sainte-Catherine, le monastère le plus ancien au monde, est situé au pied du Mont Sinaï en Egypte. Sainte-Catherine renferme les trésors de l'histoire chrétienne, ils y sont en sûreté depuis 1400 ans, grâce à la protection des musulmans.(4)

« Ceci est un message de Muhammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme ; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux. Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens. Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie. Nulle contrainte sur eux, à aucun moment. Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères. Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant, ni l'endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l'apporter chez les musulmans. Quiconque en vole quoi que ce soit viole l'alliance de Dieu et désobéit à Son prophète. En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose. Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré. Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est. Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation. Une fois mariée, nul ne doit l'empêcher d'aller prier à l'église. Leurs églises sont sous la protection des musulmans. Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas. Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu'au Jour du Jugement Dernier ». (4)

 « La première et la dernière phrase de cette charte sont très importantes. Elles font revêtir à la promesse une dimension éternelle et universelle. Muhammad précise que les musulmans sont avec les chrétiens, proches ou éloignés, rendant ainsi impossible toute tentative de limiter la promesse au monastère Sainte-Catherine. Par ailleurs, en ordonnant aux musulmans d'obéir à cette charte jusqu'au jour du jugement dernier, il sape toute tentative future de révoquer ces droits. De plus, ceux-ci sont inaliénables. (...) Un des aspects remarquables de cette charte est qu'elle n'impose aucune condition aux chrétiens en échange de ces droits. Le fait d'être chrétien suffit. On n'exige pas d'eux qu'ils modifient leurs croyances, qu'ils paient une contrepartie ou qu'ils se soumettent à quelconque obligation. Cette charte est une déclaration des droits, sans obligations. Il ne s'agit, bien évidemment, pas d'une charte des droits de l'homme au sens moderne, pourtant, bien qu'elle fût écrite en 628, les droits à la propriété, à la liberté de religion, au travail et à la sécurité de la personne y sont bien défendus.(4)

La lettre du Sultan de Bejaïa An Nacir au pape Grégoire VII

 On connaît aussi l'importance que revêt la réponse du pape Grégoire VII au Sultan An Nacir de Bejaïa en 1076. Le Sultan An Nacir écrit au pape pour lui demander d'envoyer un prêtre, il ne voulait pas que sa communauté de chrétiens restât sans prêtre. Selon Mas Latrie : « Jamais pontife romain n'a aussi affectueusement marqué sa sympathie à un prince musulman. » « Votre Noblesse nous a écrit cette année pour nous prier de consacrer évêque, suivant les constitutions chrétiennes, le prêtre Servand, ce que nous nous sommes empressés de faire, parce que votre demande était juste. (..) Le Dieu Tout-Puissant, qui veut que tous les hommes soient sauvés et qu'aucun ne périsse n'approuve en effet rien davantage chez nous que l'amour de nos semblables, après l'amour que nous lui devons, et que l'observation de ce précepte : faites aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fassent. Nous devons, plus particulièrement que les autres peuples, pratiquer cette vertu de la charité, vous et nous qui, sous des formes différentes, adorons le même Dieu unique, et qui chaque jour louons et vénérons en lui le Créateur des siècles et le Maître du monde. Les nobles de la ville de Rome, ayant appris par nous l'acte que Dieu vous a inspiré, admirent l'élévation de votre coeur et publient vos louanges.(...) ».(5)

Que dire en définitive ?  Dans un monde profondément agité  et en proie à des remises en cause permanentes , des déconstructions à tour de bras , avec ce que Jean François Léotard , "la disparition des grands récits de légitimité notamment des religions", avec partout une démonétisation des religions , des actions comme celle qui a eu lieu à Oran, où l'on a entendu plein de youyous comme si c'était aussi un fête algérienne, amènent à questionnement Cette sérénité non feinte est une bénédiction dans l’ensauvagement actuel du monde et en tout cas un sursis pour la paix . L’Algérie à travers son histoire a connu toutes les espérances aussi bien païennes que monothéistes La façon digne et respectueuse avec laquelle cette cérémonie s’est déroulée dans le calme et la sérénité est une leçon pour tout ceux qui ne veulent pas voir dans l’Islam une religion de paix partageant le socle abrahamique. 

 Elle montre aussi qu’il existe des pays musulmans qui ne font qu’appliquer les préceptes de tolérances d’empathie et plus largement du vivre ensemble côte à côte et non pas face à face. Souvenons nous de l’Emir qui sauva d’une mort certaine des centaines de religieux chrétiens en proie à des agitateurs dirigés en sous main par les puissances occidentales de l’époque. Il les sécurisa en les ramenant chez lui, les logea les nourrit et ceci jusqu’à qu’il n’y ait plus de risque. Il eut toutes les louanges des grands de l’époque sans en tirer aucun avantage sinon la conviction d’avoir son devoir envers la détresse humaine..

Dans le même ordre, pendant la Révolution de Novembre, l’abbé Karlan ancien curé de Souk Ahras fut arrêté jugé et condamné pour avoir aider les Algériens qui se battaient pour la liberté Nous l’écoutons : « (…) Plusieurs parmi nous prirent de grands risques et certains connurent la prison, comme ce fut mon cas ainsi que celui de quelques prêtres de la mission de France...En ce qui me concerne, la nature et la profondeur des liens tissés pendant cette époque constituent en quelque sorte mes « racines » dans ce pays. Je considère comme une grâce le fait d'avoir pu vivre cette page d'histoire à côté de mes frères Algériens... Enfin, comment ne pas souligner ce que fut l'apport de notre partage dans le domaine de la foi ? Au cours de cette longue histoire avec mes frères musulmans d'Algérie, j'ai constaté en moi une lente évolution et comme une approche nouvelle de Dieu ». (6)

 

 Margot Giraud https://fr.aleteia.org/2018/12/07/les-19-martyrs-dalgerie-premiere-beatification-en-pays-musulman/

 2.Jean-Jacques Pérennès https://fr.aleteia.org/2018/09/12/mgr-pierre-claverie-une-beatification-sous-le-signe-de-lamitie/

3.https://fr.aleteia.org/2018/12/07/martyrs-dalgerie-le-temoignage-exceptionnel-de-ceux-qui-les-ont-connus/

4.Muqtadar Khan http://oumma.com/La-promesse-du-prophete-Muhammad19 ami 2010
5.Mas Latrie:Lettre du pape Grégoire VII au prince En-Nacer, Relations et commerce de l'Afrique Septentrionale ou Maghreb avec les nations chrétiennes, Paris, 1886, pp. 42-43.
6. Jobic Karlan : L'Algérie ma terre d'élection. Témoignage dans El Watan. p.5. 21aôut 1997.

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.71/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

9 réactions à cet article    


  • machin 15 décembre 2018 11:28
    Béatifications de 19 religieux chrétiens

    C’est du marketing religieux.


    • OMAR 15 décembre 2018 18:04

      Omar9
      .
      @machin
      .
      Parfaitement.
      .
      C’est pour cela que les médias lourds français ont passé sous silence cet évènement.
      .
      Il faut tout faire pour entretenir cette image de musulmans, et des algériens en particulier, comme étant intolérants, sanguinaires et anti-chrétiens....
      https://eglise-catholique-algerie.org/bienheureux/234-bienheureux/revue-de-presse/4407-jeuneafrique-algerie-la-beatification-des-moines-de-tibhirine-est-l-occasion-de-preparer-la-venue-du-pape.html


    • Jonas 15 décembre 2018 11:31

      « Dans le verset cité en introduction, on lit que l’Islam appelle à l’unité des croyants notamment des Ahl El Kitab Les Gens du Livre et ceci malgré tous les écrits visant à diaboliser l’Islam, le tiers exclu de la Révolution abrahamique. »

      Le Coran de la Mecque, délivré en millions d’exemplaires dans les grandes surfaces comme Carrefour, Auchan ou la FNAC, est très clair quant à l’attitude que les Musulmans doivent adopter face aux Chrétiens :

      « Les Chrétiens disent : « Le Christ est fils de Dieu ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! »
      Le Coran At-Tawbah 9:30


      • Jonas 15 décembre 2018 12:04

        « La lettre du Sultan de Bejaïa An Nacir au pape Grégoire VII »

        .... "Elle montre aussi qu’il existe des pays musulmans qui ne font qu’appliquer les préceptes de tolérances d’empathie et plus largement du vivre ensemble côte à côte et non pas face à face."

        On voit là toute la manipulation menée par Chems Eddine Chitour pour aveugler les non-musulmans.

        La communauté hammadide installée aux alentours de Bejaïa, était gouvernée par le prince Berbère Al Nasir qui demandait l’aide du Pape Grégoire VII, pour affermir la Foi de sa communauté chrétienne attaquée et persécutée par les arabo-musulmans et les almoravides au XIème siècle !

        La dynastie hammadide sera anéantie un siècle plus tard par les almohades, les almoravides et autres tribus berbères contre lesquels elle est perpétuellement en guerre.


        • Jonas 15 décembre 2018 12:16

          « La promesse du Prophète Muhammad aux chrétiens »


          Cette fameuse promesse, dont l’original date du IX siècle, soit plus de 250 ans après sa soi-disant révélation par le Prophète Mohamed, est considérée comme un faux.

          Il aurait été écrit au IXème siècle pour justifier la sauvegarde de la communauté chrétienne, persécutée par les Musulmans.


          • popov 15 décembre 2018 14:46

            L’auteur décrit l’islam tel qu’il devrait être pour mériter le nom de religion.

            S’il a de bons arguments pour prouver que l’islam devrait respecter les autres religions et les athées, qu’il aille prêcher dans les pays du golfe, en Égypte, au Pakistan pour n’en citer que quelques uns où les mahométans se spécialisent dans la persécution de toutes les autres religions.

            Il se ferait lyncher.


            • Lanla 15 décembre 2018 23:55

              Les Algériens peuvent être fiers de la manière dont s’est déroulé cet évènement. Les Musulmans d’Europe ne se comportent globalement pas du tout comme les Musulmans du Maghreb, et la culture du Moyen Orient est beaucoup plus complexe et protéiforme qu’en Occident, c’est difficile à percevoir vu du Nord... et du Sud ! En ces temps difficiles ne boudons pas un tel signe de paix, de rencontre et de dialogue.


              • Balkanicus 15 décembre 2018 23:57

                @Lanla

                Votez miss concoillotte !!!!

                Tapez 9 au 3680 !!!!


              • Pascal L 17 décembre 2018 10:40

                Qu’est-ce qui rapproche un Musulman d’Algérie, d’Egypte d’Arabie Saoudite, du Pakistan ou d’Indonésie ? Ils se disent tous Musulmans, mais à les étudier, on peut se demander s’ils pratiquent la même religion. A aucun moment, nous ne pouvons douter de l’envie de paix d’une grande majorité de Musulmans. Si j’interroge les Musulmans de mon quartier qui viennent d’un peu partout, je vois, pour une majorité d’entre eux, un désir d’intégration dans la société française, du respect pour les autres religions et ils affirment tous qu’ils n’ont qu’un seul livre de référence, le Coran. Si je les interroge sur le Coran, je n’ai jamais la même réponse, que ce soit sur le statut de la femme, les relations avec les autres religions... et lorsque je lis le Coran, je vois encore autre chose. Il me semble que les personnes que j’interroge ne connaissent pas le Coran, sinon par cœur dans une langue qu’ils ne comprennent pas. La plupart ignorent, par exemple, qu’il y est question de partage de butin et d’esclaves, en particulier sexuelles dans la sourate 4 (les femmes). La religion que je vois dans la réalité est plus proche d’une religion naturelle que du Coran, tel que nous pouvons le lire. Les Marabouts africains et les esprits sont toujours présents dans l’islam du Maghreb. Il y a beaucoup de traditions locales et aucune théologie. De toutes façons, le Coran ne parle pas d’Allah à cause de sa transcendance absolue (?). Il s’agit principalement d’un ensemble de règles à appliquer, une sorte de norme juridique. Si je lis le Coran, la paix n’existe que dans la houmma, la communauté. Ailleurs, c’est dar al-Harb, le pays de la guerre. Le verset du sabre (s9, 5) étant un des derniers écrits ne peut être abrogé et il justifie avec d’autres toutes les violences (il y a 65 fois le mot tuer dans le Coran et beaucoup sont à l’impératif). On me dit que la valeur du verset dépend du contexte, mais quel contexte ? J’ai beau lire la Sourate 9, toutes les limitations sont des cas très particuliers. Par exemple, il est dit que la protection est accordé à ceux qui ont signé un pacte, mais les pactes valides sont signés près de la Mosquée Sacrée (Aujourd’hui à la Mecque) où les non-Musulmans n’ont pas accès... Qui aujourd’hui a signé un pacte avec l’islam ? Il n’existe aucun document, signé par tous les pays de l’OCI qui explique comment ce verset du sabre doit être appliqué.

                Quand nous posons le problème du statut de dhimmi à des exégètes, il écrivent tous que ce statut est toujours valide car inscrit dans le Coran, mais qu’il ne peut pas être appliqué aujourd’hui, car l’islam n’est pas en position pour l’appliquer. Devons-nous en conclure que le jour où l’islam sera en position de l’appliquer, l’islam appliquera aussi le verset du sabre ?

                La sourate 109 est souvent citée pour montrer le désir de paix. Je ne doute à aucun moment que ce désir existe, mais nous ne pouvons rien conclure de la sourate 109. Je ne peux qu’inciter les Musulmans a lire le Coran en entier pour le comprendre vraiment et à en tirer eux-même les conséquences. Peut-on pratiquer une religion qui est si loin de ses textes sacrés ? 

                Vous parlez de la charte de Sainte Catherine, mais ce document a toutes les chances d’être un faux. Il n’existe pas d’historien qui défend son authenticité aujourd’hui. Il s’agit d’une copie tardive d’un original qui, selon toute vraisemblance, n’a jamais existé. Ce document pose aussi quelques problèmes de cohérence.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès