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Accueil du site > Tribune Libre > Bernard Hup n’est plus !

Bernard Hup n’est plus !

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Ce ne sont pas des journalistes mais des correspondants, des pigistes comme on dit.

Beaucoup sont plus que ça, ils ne ratent aucun événement local, ils écrivent de véritables articles.

Ils mériteraient d'être considérés comme des journaliste de plein droit.

Bernard HUP était l'un d'eux. Il vient de mourir brutalement, sur scène, sur son ordinateur.

Il était très connu dans l'agglomération melunaise par les élus et surtout par les responsables associatifs.

Je ne sais pas comment il s' y prenait mais il connaissait tout le monde.

On l'appelait, il était là avec son carnet, son stylo et son appareil photo.

Ses photographies étaient toujours soignées... C'était un grand photographe.

Il connaissait les priorités, c'était l'humain et le social.

Quand il s'agissait de parler d'un écrivain local, il prenait son temps, rencontrait l'auteur, faisait une photo et demandait la publication de l'article à la direction de la République de Seine et Marne.

Si je lui téléphonais, ce que je faisais souvent, pour évoquer une situation difficile ; un sdf en difficulté, une famille à la rue ou un handicapé expulsé de son logement, il venait immédiatement.

L'article paraissait... Il trouvait le moyen de convaincre la rédaction.

C'est cela un journaliste.

Il m'a dit il y a quelques semaines qu'il ne pourrait pas parler de mon livre : « la laïcité, une exception menacée » …. sa responsable jugeait qu'on me voyait trop souvent sur le journal !

Il était désolé, moi beaucoup moins car effectivement si le sujet sur la laïcité est important, la raison d'être d'un journal local, c'est de parler du local, de la vie des gens d'ici.

J'ai rencontré d'autres « correspondants » locaux comme lui, à Châteaubriant en Loire Atlantique, c'était presque son frère jumeau : la même recherche de la formule, l'opiniâtreté et l'amour des gens.

Bernard était adhérent de beaucoup d'associations locales, à Vaux-le-Pénil et à Melun, pour soutenir mais aussi pour agir.

Au comité des fêtes de Vaux-le-Pénil, il ne venait pas pour parader mais pour faire et être avec les autres : il faisait les frites et participait au rangement.

Le dimanche, il était là sur le stand, repartait en reportage et revenait pour aider à tout remettre en ordre.

Je salue sa mémoire et à travers lui tous ces correspondants de presse, amoureux de leur pays, de leur commune, connaisseur des gens et respectueux de la diversité.

Quand on voit des journaux comme le Parisien faire disparaître les pages locales et limiter au maximum le nombre de correspondants locaux, on se dit que tout va dans la mauvaise direction dans la réduction du lien social... Quel dommage !

 

Je salue la mémoire de Bernard Hup et remercie tous ces écrivains qui relatent dans les quotidiens et hebdomadaires la vie sociale qui, aujourd'hui en panne avec le covid, repartira.

 

Jean-François Chalot


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3 réactions à cet article    


  • alanhorus alanhorus 18 mai 19:41

    https://actu.fr/ile-de-france/melun_77288/mort-de-bernard-hup-adieu-monsieur-le-journaliste-de-la-rep_41880144.html

    65 ans c’est bien tôt. Il avait l’air sympathique.

    Est-ce une mort liée au Covid ?

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