• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Bibracte à Mont-Saint-Vincent, comment son souvenir s’est conservé (...)

Bibracte à Mont-Saint-Vincent, comment son souvenir s’est conservé puis perdu... Sa réinvention au mont Beuvray

En Bourgogne, les personnes bien informées n'ignorent pas que la thèse de Bibracte au mont Beuvray est une fumisterie, mais on fait "comme si". Et même en haut lieu, on doit bien s'en douter sinon le seul ministre de la culture qui ait gravi la pente depuis la mort de François Mitterrand ne serait pas celui du Burkina Faso. Pendant ce temps-là, je m'évertue à sauver une tour antique, la plus ancienne et la plus illustre de la Gaule, sous le regard hostile des archéologues partisans inconditionnels du mont Beuvray, tandis que les hautes autorités du ministère étouffent le scandale en espérant en être récompensés pour leur carrière.

Bien pauvre, est l'argumentation de l'archéologue Vincent Guichard, avec sa déclaration qui ne prouve rien : Ça fait au moins 130 ans que plus personne ne doute de la localisation de Bibracte, capitale des Eduens, mentionnée par César à multiples reprises, sur le mont Beuvray. C'est absolument clair (1). Quant à ses preuves par la pioche, où sont-elles alors qu'à Mont-Saint-Vincent, l'oppidum se révèle être la reproduction très exacte du contour de la ville de Troie. Alors que sa vieille église se révèle être un temple antique à l'image de celui de Salomon. Alors qu'une bonne traduction des discours du rhéteur Eumène prouve que les écoles moenniennes ne se trouvaient pas à Augustodunum/Autun mais à Augustodunum/Mont-Saint-Vincent.

De mes nombreux articles publiés, ainsi que de mes ouvrages, après toutes les preuves que j'accumule, comment ne pas être scandalisé en constatatant les mauvaises traductions des textes anciens et cet aveuglement qui perdure ? La capitale des Gaules se trouvait à Mont-Saint-Vincent et non au mont Beuvray. Ceux qui prétendent le contraire sont des falsificateurs. C'est dans cette capitale que s'est écrite notre Histoire, du Xème siècle avant JC jusqu'au IVème siècle après JC, et cela, sous les noms de Bibracte puis d'Augustodunum.

Son temple de Salomon - IXème siècle avant J.C. - figure dans le tympan de la cathédrale d'Autun comme un symbole du souvenir. Y sont rappelés également les deux autres symboles patriotiques de la cité : la tour de Taisey du Xème siècle avant J.C. et le temple judaïque de la ville de Chalon du III ème siècle.

Incroyables malentendus, de même que le tympan d'Autun marque le retour de la puissance romaine en y faisant trôner un Constance-Chlore au visage divinisé, de même les chapiteaux intérieurs de la cathédrale d'Autun n'ont de sens que s'ils présentent le jeune Constantin comme un sauveur incarné qui vient. Tout cela, je l'ai expliqué longuement depuis des années, dans l'indifférence générale et même sous les risées.

En évoquant les trois symboles patriotiques de la cité des Éduens, le tympan d'Autun nous prouve leur permanence dans le temps jusqu'à la fondation du grand Autun par Constance-Chlore au début du IVème siècle. Mais qu'en sera-t-il dès lors que les empereurs choisiront de s'installer dans des villes plus confortables ? L'empereur Julien préfèrera Vienne à Mont-Saint-Vincent.

Premier symbole de la cité : la tour de Taisey. Elle figure dans plusieurs chapiteaux de la cathédrale d'Autun sous une forme stylisée avec, en évidence, une ou plusieurs de ses ouvertures, parfois voûtées. Les pieds posés sur le pont dormant, ou plutôt, sur la place pavée, assis dans l'entrée voûtée de la tour, la main gauche tenant un semblant de cassette (?), le conseil de Chalon - il siège à l'étage - se lamente car il n'y a plus d'eau dans les fossés de défense... parce qu'il n'y a plus de foi, plus d'offrandes et plus d'argent - l'impôt ne rentre plus, les finances publiques sont à sec. Mais voilà que sous la bonne inspiration de l'ange, la population apporte enfin l'eau qui manque, mais aussi, il faut le dire, sous le regard et le contrôle de deux lions de Bibracte qui sont descendus de leur hauteur pour faire pression (deux lions, comme les gendarmes qui, hier, marchaient par deux). D'un côté, l'appel au devoir civique, de l'autre la force de la loi.

Car, c'est bien depuis la tour de Taisey que s'est étendue la puissance éduenne jusqu'à une tour de Bourbon-Lancy qui n'était peut-être alors qu'en projet. Sous un ciel éduen qui s'étend de la Saône à la Loire, la vierge éduenne trône, présentant le futur empereur Constantin aux rois de la terre pour qu'ils viennent lui rendre hommage. L'entrée voûtée de la tour est correctement représentée, ainsi que les créneaux d'origine. La fenêtre du milieu, également voûtée, aurait dû être plus allongée. Quant à la fenêtre à meneau du haut, c'est un simple trou.

Un demi-siècle plus tard, peu avant 363, la basilique de Vézelay, basilique de l'empereur Julien, reprend le symbole, mais avec un castrum de Bourbon-Lancy construit et ouvert sur la Loire. Aucune ambiguïté ! le message est clair. Dans le petit tympan nord du narthex, c'est bien de la tour de Taisey que sort le personnage auréolé qui annonce la bonne nouvelle... qu'un nouveau sauveur nous est né... l'empereur Julien. Sous la voûte d'un ciel éduen retrouvé, le chapiteau de la cathédrale de Chalon annonçant la venue d'un Jésus essénien a remplacé la vierge d'Autun de Constance-Chlore.

Deuxième symbole de la cité éduenne, le temple de Mont-Saint-Vincent/Bibracte.

Le symbole se retrouve, à l'identique, dans la basilique de Vézelay. Chose absolument incroyable, c'est dans le choeur du temple/église de Gourdon, au pied de Bibracte/Mt-St-Vincent, que Zacharie se retrouve avec la Vierge éduenne. Zacharie, visitation, annonce aux bergers, accouchement du sauveur sous le ciel éduen, tout a été transposé... mais le sauveur qui vient, c'est l'empereur Julien. Bref, je ne reviens pas sur ces fabuleux chapiteaux d'Autun et de Vézelay qui nous racontent et nous font revivre la merveilleuse histoire de la cité éduenne. J'en ai longuement parlé dans mes ouvrages et dans mes articles, pratiquement sans aucun succès. Il y a là quelque chose que je ne comprends pas. Mes concitoyens sont-ils incapables de se remettre en question ? Nos intellectuels sont-ils tellement sûrs de leurs connaissances qu'ils s'imaginent que la vérité ne peut venir que de leurs diplômés ? L'origine de nos églises romanes, mais oui, c'est le temple de Salomon.

Troisième symbole éduen : la cathédrale de Chalon, temple judaïque à l'image du temple d'Hérode.

De même que la mère de nos églises romanes est le temple/église de Bibracte/Mont-Saint-Vincent, réplique du temple de Salomon, de même la cathédrale de Chalon-sur-Saône, réplique du temple d'Hérode, est la mère de toutes nos cathédrales. Du temple cananéen de Mont-Saint-Vincent à la cathédrale judéo-essénienne de Chalon-sur-Saône, cela nous fait faire un saut de quelques dix siècles qui nous amènent vers l'an 270, à son fondateur, l'empereur Victorinus. Quelques 30 après, vers les années 300, c'est la cathédrale d'Autun qui sort de terre, puis Vézelay, vers l'an 363. Ces deux monuments témoignent de la reprise en mains de la Gaule par les empereurs romains, d'où une réorientation de l'iconographie. Deux siècles se passent. En 571, l'empereur Avitus fait construire Notre-Dame de Port. Or, force est de constater qu'on n'y trouve pas trace des évangiles mais seulement du "Protévangile" de Jacques. Cela pose question. 
Ceci est un extrait que j'ai fait sur l'internet d'un tableau en ivoire sculpté, dans lequel on veut voir saint Paul désarçonné en voyant apparaître le Christ dans le ciel alors qu'il s'agit de la prise de Jérusalem par Titus. (musée dont j'ai perdu la trace). Il s'agit d'une pièce unique qui renvoie dans les cordes toutes les élucubrations faites concernant le mont du temple/esplanade des mosquées. J'en ai prévenu Mme la Ministre de la Culture ,qui, manifestement, n'a rien compris.

L'absurde réinvention de Bibracte au Mont Beuvray.

Incroyable ! Il s'agit là du plus grand scandale archéologique de tous les temps ! Parce que Napoléon III était pressé de publier son ouvrage sur Jules César, le colonel Stoffel, bien que non convaincu, a finalement apporté sa caution à quelques érudits de la Société éduenne d'Autun qui contestaient, à juste raison d'ailleurs, la localisation de Bibracte à Autun. Certes, on avait bien mis au jour quelques vestiges archéologiques sur le mont Beuvray mais on aurait dû comprendre qu'il s'agissait là d'un site mystique où les Gaulois venaient brûler leurs morts tout en y faisant des offrandes. Le nom de Montjeu - montagne de Jupiter - qui a subsisté dans la toponymie aurait dû les mettre sur la voie. Vincent Guichard, le patron des lieux, reconnaît d'ailleurs " que l'installation sur cette montagne défie apparemment toute logique à l'échelle de la microrégion si l'on se réfère aux conditions topographiques et climatiques : pluie, froid, brouillard, pentes, qui ne sont pas des conditions idéales pour une agglomération qui se veut urbaine" (2). Mais cela ne le gêne pas de faire comme si... jusqu'à inviter le monde entier de l'archéologie à venir y labourer la terre.

Parce que François Mitterrand aimait ce lieu mystique, nos archéologues y ont vu l'intérêt et l'avantage d'y construire un centre archéologique européen qui devait marquer le point culminant d’un projet de grande envergure au bénéfice d’une archéologie française en quête de reconnaissance nationale et internationale (3). Un projet avantageux du statut d'archéologue devait suivre. En fait, l'opération a surtout servi l'avancement de ceux qui ont mené à bien le projet.

Pour Christian Goudineau, ancien professeur du Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales, oubliant un peu vite les grandes expéditions celtes : Dans l’Antiquité, écrit-il, la Gaule, ça n’est rien, ça n’existe pas ... La maison de Vercingétorix ? Une maison en matériaux périssables (terre et bois) (4).

Cette Gaule en bois à laquelle les Romains auraient apporté, au mont Beuvray, l'usage de la construction en pierre, selon Vincent Guichard, cette Gaule en bois dont on ne pourrait retrouver la trace que par les trous de pieux des habitations, c'est celle-là qui s'est imposée à la communauté scientifique.

Voilà pourquoi on veut me faire passer pour un farfelu parce que je plaide pour une autre Gaule dont la préhistoire et l'antiquité ne le cèdent en rien à celles d'autres pays. La conséquence est grave. C'est un patrimoine ancien sous-estimé et un tourisme qui pourrait être bien plus important.

Oui, il faudra bien un jour qu'on le dise, que la Gaule était non seulement riche, mais que son territoire s'ornait déjà de beaux monuments, de hautes fortifications de pierre et de merveilleux temples également de pierre. En ce temps-là, Rome n'était qu'un village en bois et n'est devenue une ville monumentale qu'après la conquête des Gaules et grâce au butin conquis. Et pendant que les maisons en pierre de Mont-Saint-Vincent crient leur vétusté, Vincent Guichard invite le monde entier des archéologues à venir fouiller sur son site pelé. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi as-tu fait de mon beau pays éduen un asile de fous ?

Y a-il un élu, même local, qui m'ait apporté un clair soutien ? Il n'y en a pas.

Emile Mourey, 30 août 2017, photos de l'auteur, de Wikipédia, de romanes.com et autres.

Renvois

1. FR3 Bourgogne, 14 avril 1999

2. Revue Gallia, n°55, 1998, Vincent Guichard, page 9.

3. Archéologie de la France, éditions de la Réunion des musées nationaux,1989.

4. Le dossier Vercingétorix de Christian Goudineau, éditons Actes Sud, 2009, pages 238 et 243.

 


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (5 votes)




Réagissez à l'article

15 réactions à cet article    


  • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 31 août 2017 17:42

    Celtes, Esséniens et Christianisme par Felice Vinci « « Comme on le sait, de nombreuses études tendent à placer Jésus dans le milieu des Esséniens. Ces derniers étaient d’un coté une sorte de secte hébraïque, de l’autre des médecins et des étudiants ; tous se vêtaient de blanc et, au culte hébraïque, ils semblaient ajouter des éléments d’un culte solaire. Leur présence est attestée en Palestine à partir du IIe siècle avant J.C. Or, souvenons-nous que :
    - Jésus naquit en Galilée, un nom qui rappelle celui des Gaulois [Galli], et d’après le Saint-Suaire, il avait des traits « indo-européens* » ;
    - « Esus » est un surnom du héros mythologique celte Cuchulainn ainsi que d’un dieu celtique ;
    - Au IIIe siècle avant J.C., les Celtes* (= les Gaulois) étaient présents jusqu’en Méditerranée orientale et avaient constitué un royaume des Galates dans l’actuelle Turquie ; Il ne semble pas déraisonnable de supposer que les Gaulois, à la fin de leur avancée vers le sud-est de la Méditerranée, avaient établi un avant-poste en « Galilée » (c’est-à-dire la « terre des Gaulois ») et que donc les Esséniens, attestés à partir du siècle suivant, étaient nés du mélange d’éléments hébraïques et du druidisme celtique. Ceuxci avaient continué à avoir des rapports fraternels avec les représentants de la mère-patrie celtique (c’est-à-dire la France actuelle ainsi que les Iles Britanniques, peut-être étendue à l’Espagne « celtibère » où se trouve encore une « Galice »). Dans ce groupe était né Jésus, dont le nom est en vérité presque identique à l’Esus celtique. Après la crucifixion, lui ou sa famille s’étaient réfugiés en Gaule, où ils avaient trouvé un milieu extrêmement favorable pour la diffusion du message. De là vient la tradition de MarieMadeleine en France, de Joseph d’Arimathie (qui était probablement un membre de la même fraternité, comme Nicodème et Lazare) et des récits celto-chrétiens du Graal. Par conséquent, alors que Pierre et Paul exportaient à Rome une doctrine fortement hébraïsée et romanisée, pendant ce temps se diffusait peut-être en Gaule, dans les milieux druidiques encore bien présents à l’époque romaine, un christianisme « celtisé », basé sur le souvenir du grand « druide » né en Palestine. Peut-être est-ce à l’origine, dans le christianisme celtique, des connotations ésotériques prononcées qui, des siècles plus tard, avaient laissé une forte empreinte sur le monde médiéval (pensons à la « matière de Bretagne », aux cathédrales gothiques, aux Cisterciens, à Saint Bernard, aux Templiers*…). 1 Et Constantin ? Celui-ci, au début du VIe siècle, s’imposa à Rome en venant de York (l’Eboracum romaine, en Angleterre méridionale, dont il était le gouverneur) avec une armée celtique (avec la croix sur les boucliers, « logo » typiquement celtique). Il n’est pas absurde de penser que dans cette armée s’était déjà diffusé le message chrétien (probablement véhiculé par le druidisme de l’autre coté des Alpes) : Constantin avait donc – voilà la raison du succès de sa politique de christianisation – pour ainsi dire réuni les deux troncs, le tronc « celtique » de son armée et le tronc « romanisé » d’un christianisme qui s’était entre-temps développé à Rome grâce à Paul, Pierre et les successeurs de ce dernier, et qui jusque-là avait été persécuté. Ainsi peut s’expliquer d’un coté la singularité du christianisme celtique et de ses légendes, de l’autre la défense obstinée et constante de l’Eglise* catholique par la France, prolongée même jusqu’à l’intervention de 1849 contre la République Romaine, et donc pas seulement liée à la géopolitique. D’autre part, encore aujourd’hui, le christianisme, bien que romanisé, est le drapeau de l’Irlande, c’est-à-dire la terre où se sont maintenues le plus vivement les antiques traditions celtiques. En tous cas le christianisme, vu sous cet éclairage, apparaît en fin de compte – à part le génie de son fondateur – comme le produit de quatre cultures distinctes, dont chacune a apporté sa contribution spécifique : (1) la celtique, remontant directement à Jésus mais aussi probablement aux Esséniens et au « bain » initial en terre gauloise – d’où non seulement le cycle suivant du Graal, mais aussi les influences « indo-européennes » déjà reconnaissables dans les Évangiles, dont par exemple la parabole des Vierges qui devaient garder l’accès du feu* dans l’attente de leur époux : c’est le concept des « épouses du Soleil », que nous retrouvons dans les Vestales romaines mais aussi chez les Incas ; ou encore la référence aux « portes de l’Enfer » (concept astronomique présent dans Homère ainsi qu’en Inde et en Iran) et les clés d’or et d’argent de Pierre, d’où le drapeau jaune et blanc du Vatican… (2) l’hébraïque (évidemment ; peut-être due plus à Pierre qu’à Jésus lui-même ; du reste nous connaissons bien la faible sympathie qui s’est maintenue entre juifs et chré- tiens jusqu’à l’époque actuelle)... (3) la grecque (avant tout chez les Pères de l’Eglise ; mais nous pensons aussi à des concepts comme « tendre l’autre joue », concept socratique encore plus qu’évangé- lique, repris mot à mot dans le Gorgias de Platon, ou au tout aussi socratique « calice amer »)… (4) la romaine (le droit et les institutions ecclésiastiques). En outre, les sources historiques disent que les Esséniens disaient une prière matinale en se tournant vers le Soleil. Le contenu de cette prière n’est pas indiqué ; cependant, à notre avis, il ne semble pas trop hasardeux de conjecturer qu’il s’agissait en fait du Notre Père, transmis dans les Evangiles comme une prière enseignée aux disciples par Jésus en personne. En fait, relu sans préjugé, « Notre Père qui êtes aux cieux… » paraît être une claire invocation au Soleil (et celle qui suit est cohérente) ; de plus, « Donnez-nous notre pain quotidien » confirme qu’il s’agit d’une prière du matin, avant le début de l’activité de la journée. Relue dans cette optique, celle-ci semble pouvoir être directement reliée à l’Hymne au Soleil d’Aménophis IV–Akhenaton, lequel à son tour pourrait avoir récupéré des aspects archaïques de la religion égyptienne, dans laquelle le thème solaire est bien présent, bien que fondu avec des apports d’origine Hyksos, qui d’après certaines études actuelles réalisées par des chercheurs de l’Université de Téhéran, ne semblent pas êtres sémites mais plutôt indo-européens*. En tous cas, en partant du lien pour ainsi dire « circulaire » qui semble unir les 2 Esséniens et les Celtes à la figure de Jésus et au Christianisme lui-même, il est possible d’expliquer beaucoup de choses jusqu’ici peu claires, à commencer par la diffusion extraordinaire que cette religion* connut dès ses origines. » » Felice Vinci, le19-5-2000. Article publié dans la revue italienne Algiza , N° 14, octobre 2000. 


    • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 31 août 2017 18:26

      @Jeussey de Sourcesûre

      Lien pour une autre piste intéressante du même auteur.


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 août 2017 18:39

      @Jeussey de Sourcesûre


      Merci pour vos liens mais, pour le moment, je n’ai pas bien le courage de les étudier ; je préfère rester sur mon petit pays éduen.

      E.M.

    • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 31 août 2017 18:49

      @Emile Mourey

      Je ne vous importunerai plus.

    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er septembre 2017 09:07

      @Jeussey de Sourcesûre

      Lien intéressant, l’hypothèse ne paraît pas stupide, même si j’imagine que ça doit faire grincer quelques dentiers.


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er septembre 2017 09:42

      @Jeussey de Sourcesûre


      Rebonjour. Je ne suis pas exclusif au point de refuser un autre débat. Vous avez d’ailleurs un commentateur qui approuve votre lien. Mais que voulez-vous que je vous dise quand je lis que cet auteur ne veut pas reconnaître la localisation de la ville de Troie de Schliemann alors, justement, que j’en fais un argument pour localiser Bibracte à Mont-Saint-Vincent ? Pendant ce temps-là, l’archéologue Vincent Guichard se frotte les mains et peut continuer tranquillement à promouvoir son faux site de Bibracte au mont Beuvray qui est le problème n°1 qui conditionne tout. Merci de prendre position sur ce point.

    • JC-van-Dale 1er septembre 2017 05:09
      Bonjour,
      « Avec Jules César sonne la dernière heure des Mystères par le sac de la célèbre Alésia (Alise Sainte-Reine) tombeau de l’initiation, de la religion des Druides et de la liberté de la Gaule.
      « Bibracte, son Sacré Collège et ses Ecoles recevant 40.000 élèves et où s’étudiaient toutes les sciences, son amphithéâtre pouvant recevoir 100.000 spectateurs, un Capitole, des temples, de somptueux édifices, une naumachie gigantesque, un champ de Mars, etc., etc., et des fortifications datant des époques héroïques ; toute cette grande et célèbre cité fut anéantie et, avec elle, périrent les secrets des grands mystères de la Nature (Sur l’emplacement d’Alêsia - à Alise Sainte-Reine, Côte d’Or - était l’oppidum de Bibracte qui semble avoir été abandonné peu de temps après la conquête romaine.). » (Fabre d’Olivet.)
      On sait que Diane était adorée à Bibracte ou Bibrax, dont elle était la grande Déesse.
      Cordialement.

      • Emile Mourey Emile Mourey 1er septembre 2017 08:47

        @JC-van-Dale

        Merci pour votre soutien.

      • Antenor Antenor 1er septembre 2017 23:38

        Depuis des années et même des décennies, les archéologues et historiens insistent sur le fait que la Gaule étaient divisée en cités rivales. Paradoxalement, ils ont tendance à présenter ces cités comme des ensembles homogènes et harmonieux au point que le mot « peuple » (arverne, éduen, biturige) est fréquemment employé. Parler de peuple auvergnat, bourguignon ou berrichon n’ayant déjà aucun sens au Moyen-âge, il en avait encore moins à l’époque gauloise. Ces cités n’étaient que des échelons d’une pyramide féodale dont la Gaule et son assemblée constituait le sommet. Au sein de ces cités, on peut deviner que la concurrence faisait rage et qu’il était vital pour les clans aristocratiques de choisir avec soin l’emplacement de leurs villes et forteresses.

        Non seulement le choix d’un lieu comme le Mont-Beuvray paraît aberrant, mais cette idée est renforcée par la faible durée d’occupation du site. Alors que les autres peuples construisaient leurs villes (Besançon, Bourges, Orléans) en des endroits adéquats et toujours occupés de nos jours ; les Eduens, pourtant au sommet de la pyramide féodale gauloise, auraient été plus bêtes que les autres et auraient eu besoin des Romains pour leur montrer que le site d’Autun était mieux adapté. Alors même que Chalon et Mâcon existaient déjà... tout cela ne tient pas debout.

        A l’extrême rigueur, on pourrait situer Bibracte au Mont-Beuvray à condition de n’y voir qu’une capitale politico-religieuse et non une ville commerçante ni même une citadelle. Mais cela me semble extrêmement douteux car on se trouve très éloigné de la Sâone et pas du tout au centre de gravité de la région. Le Mont-Saint-Vincent, bien mieux situé, présente un sommet relativement large ; il peut donc avoir accueilli un amphithéâtre sénatorial sans problème. Au Crest / Gergovie, l’éperon étroit a obligé les Arvernes à aller construire leur lieu d’assemblée un peu plus loin sur le plateau de Corent. A Alésia, on trouve une situation intermédiaire : la citadelle et la petite ville se trouvent toutes les deux sur le Mont-Auxois mais séparées de quelques hectomètres pour des raisons défensives.


        • Emile Mourey Emile Mourey 2 septembre 2017 00:16

          @Antenor

          Mais bien sûr. Nous sommes face à un véritable scandale, une série incroyable de manipulations. C’est comme pour le site de Chalon-sur-Saône, la célèbre Cabillo des Èduens. Il faut vraiment être ignare dans la chose militaire pour ne pas vouloir comprendre que la position forte était la colline de Taisey. Et en plus, on va jusqu’à penser que Strabon n’est pas fiable alors qu’une bonne traduction de son texte exclut de mettre Bibracte au mont Beuvray.

          Je suis écoeuré en constatant la mauvaise foi de mes contemporains. Pas étonnant que mon présent article tombe à plat, avec tous ces articles qui portent actuellement aux nues le site beuvraysien tout en promettant chaque année de futures découvertes, tout en me faisant passer, ipso facto, pour un cinglé.

          Notre ministre de la Culture est entourée d’une bande de gangsters qui pompent l’argent du contribuable et elle en est complice. 

        • JCVD 4 septembre 2017 14:05

          Bonjour M. Mourey,

          Je suis bourguignon et j’entends souvent parlé de découvertes archéologiques à Bibracte (Mont-Beuvray). Or si elles sont pas gauloises comme vous le dites, de quand datent-elles selon vous ?


          • Emile Mourey Emile Mourey 4 septembre 2017 17:36

            @JCVD

            Le mont Beuvray est un site gaulois que César cite dans ses « Commentaires »sous le nom de Gorgobina. Il s’agit d’un site militaire stratégique. Dans les manuscrits de la guerre des Gaules qui nous sont parvenus, il est cité sous les noms d’orthographe variable...Gorgobina etc.. ce qui indique clairement que c’était un poste avancé de Gergovie (Gergovia, à l’origine, probablement Gorgovia, la Gorgone), d’où Gorgobina, la fille ou la petite Gergovie. Au IIème siècle avant J.C., un conflit de frontières a éclaté entre les Éduens de Bibracte (Mont-Saint-Vincent) et les Arvernes de Gergovie. Les Arvernes ont appelé les Germains d’Arioviste pour défendre la position du mont Beuvray. La bataille entre les Germains et l’armée éduenne s’est déroulée à Mevres , au pied du mont Beuvray. Le site s’appelait, au Moyen-âge Magobrtum, c’est à dire Magobrigum, le grand pont. César et Cicéron rappellent cette bataille sous les noms de Magetobriga et Admagetobriga.

            C’est ce que j’explique depuis plus de 30 ans à des archéologues qui ne veulent pas comprendre.

          • Emile Mourey Emile Mourey 4 septembre 2017 20:15

            @JCVD


            Le site s’appelait, au Moyen-âge Magobrium,

          • JCVD 6 septembre 2017 00:21

            @Emile Mourey Je ne vous comprends pas, vous dites que les archéologues supposent que le Beuvray est gaulois et la capitale des Eduens et que selon eux la ville est une succession de bâtiments en terre et bois n’est pas digne de constructions gauloises. Or selon vous ce n’est pas digne ou ce n’est pas caractéristique d’une ville gauloise, pourtant vous dites maintenant que c’est quand même un site gaulois ?
            Gorgobina n’est pas à Sancerre-Saint Satur ? Enfin c’est ce qu’il raconte la-bàs.


          • Emile Mourey Emile Mourey 6 septembre 2017 09:37

            @JCVD

            Et alors ? Je n’ai pas dit que c’était une ville gauloise mais un site stratégique. Le premier fouilleur du site, l’avocat Garenne, y a localisé la trace d’une ancienne fortification en ovale, genre tour de guet et de défense, mais Bulliot en a fait disparaître la trace. Je n’ai jamais dit que c’était un site mineur mais un site mystique où les Gaulois venaient enterrer leurs morts et déposer des offrandes Je n’ai jamais dit qu’il ne se trouvait pas de traces d’habitations anciennes, mais j’ai dit qu’au deuxième siècle avant JC, le mont Beuvray a été le lieu d’un affrontement entre les Éduens, les Arvernes et les Germains et que c’est là que César y a regroupé les milliers de Boïens après les avoir vaincus, d’où les traces d’une urbanisation faite dans l’urgence mais qui n’a pas duré. Tout cela prouvé par les fouilles à condition de les interpréter correctement.

            Merci de ne pas me faire dire ce que je n’ai jamais dit.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès