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Bientôt, tous expulsés ?

Une logique implacable d’expulsion semble à l’œuvre dans ce qu’il conviendrait d’appeler la « nouvelle phase du capitalisme contemporain ». Elle menacerait aussi bien des catégories de la population mondiale (paysans, ménages modestes, petits commerçants, etc.) que les ressources naturelles de la planète… Bref, « les 99% »…

 

Chacun de nous peut observer le phénomène à sa guise dans son quotidien désenchanté – il suffit de ne pas mettre la tête dans le sable sous les pavés : tous les jours dans nos « cités globales » comme dans nos campagnes, des milliers de vies sont détruites à bas bruit, chassées de leur emploi, expulsées de leur logement voire privés de leurs droits ou de l’accès aux systèmes de protection sociale et de santé. Qu’il s’agisse de pleines charrettes de salariés mis au rebut, de chômeurs radiés, de locataires expulsés, de paysans ou de petits propriétaires expropriés, de petits commerçants acculés au suicide ou de petits contribuables laminés par une fiscalité confiscatoire dont s’exonèrent « les gros », l’expulsion s’avère massive et systémique, pour peu que l’on s’y intéresse de près...

Précisément, la sociologue américaine Saskia Sassen, professeur à Columbia, en fait son objet d’études et révèle les dessous de cette implacable « logique » d’expulsion à l’œuvre dans le « capitalisme contemporain ». Celui-ci est entré dans une phase d’accélération depuis trois décennies par une combinaison mortifère d’ « innovations » aussi bien techniques que « financières » et commerciales dont la complexité génère une brutalité sans précédent, démultipliée par la machinerie informatique, et chasse un nombre croissant de personnes, d’entreprises et de localités du « centre de l’ordre économique et social de notre époque ».

Après avoir relevé que l’écart s’accentue de façon irréversible entre ceux qui ont accès aux droits sociaux et ceux qui s’en voient dénier l’accès, Saskia Sassen élargit sa démonstration à la biosphère, avec les techniques de forage de pointe (dont la fracturation hydraulique) qui « ont le pouvoir de transformer des environnements naturels en terres stériles dépourvues de nappe phréatique, ce qui constitue une expulsion d’éléments vitaux »…

 

La « grande énigme »

 

La sociologue discerne dans la logique d’organisation de la finance globale, entièrement tournée vers la spéculation, une évolution vers, d’une part, une « poussée implacable pour obtenir des hyperprofits » et, d’autre part, un besoin de créer des instruments qui étendent la gamme de ce qui peut être soumis » à son règne.

En l’occurrence, il s’agit d’ « instruments » financiers qui menacent jusqu’aux moyens d’existence de ceux qui perdent tout parce qu’ils ont été « joués », dans tous les sens du terme, dans ce grand casino dont ils s’ignorent chair à spéculation. Hélas il n’en est pas moins vrai que leurs maigres avoirs et leurs êtres ont été misés dans ce kriegspiel générant la création de formes extrêmes de richesses dont ils sont le « gage » - et de pauvreté abyssale où ils plongent les uns après les autres …

Là se trouve ce qu’elle appelle une « énigme de la société » : ces dispositifs innovants destinés à « créer du capital » auraient dû servir à « développer l’espace social, à élargir et à renforcer le bien-être des sociétés, ce qui implique de travailler avec la biosphère ».

Mais voilà, il n’en a pas été décidé ainsi : « ils ont au contraire servi trop souvent à déchirer le tissu social au moyen d’une inégalité extrême, à détruire la vie de la classe moyenne promise par la démocratie libérale, à chasser les populations vulnérables et pauvres de leurs terres, de leurs emplois et de leurs foyers et à expulser des éléments de la biosphère de leur espace vital ».

Alors qu’au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le « capitalisme » s’employait à inclure le plus grand nombre possible d’individus par l’Etat-providence, les politiques keynésiennes pour « maximiser la consommation des ménages » et les réussites de son ascenseur social, le voilà désormais entré dans une phase ultraprédatrice dont le mouvement de centrifugeuse essore et expulse de plus en plus de monde ayant perdu toute valeur en tant que « consommateur » et « travailleur »…

Comment en est-on arrivé là ? Par une réinvention des « mécanismes d’accumulation primitive » ainsi que une accélération de la machine folle à concentrer la richesse entre les mains de ceux qui ont abandonné « toute responsabilité liée à l’appartenance à une société » et sans aucune inclinaison à en redistribuer ne serait-ce que des miettes, rappelle la sociologue : « Le capitalisme d’aujourd’hui est une forme d’accumulation primitive, mise en œuvre grâce à des opérations complexes et à une innovation très spécialisée, de la logique de la sous-traitance aux algorithmes de la finance. Après une trentaine d’années de ces types de développement, nous sommes confrontés à des économies déclinantes dans la plus grande partie du monde, à des destructions de la biosphère qui s’intensifient sur l’ensemble de la planète et à la réémergence de formes extrêmes de pauvreté et de violence dans des endroits où nous les imaginions éliminées »…

Comme chacun sait, il est devenu impossible de continuer à consommer 1,6 fois la Terre chaque année – en extraire le maximum de « profit » dans un minimum de temps est le plus sûr moyen de la rendre invivable...

 

Extension du domaine de la destruction…

 

Si l’accumulation, la domination et la concentration des richesses ont toujours existé, le phénomène est devenu extrême et étend ses ravages à une échelle encore inédite sur notre planète. Nous voilà arrivés à ce stade crucial où « l’ensemble des innovations qui accroît nos capacités d’extraction menace à présent les composants essentiels de la biosphère et nous laisse face à des étendues toujours plus vastes de terres désertiques et d’eaux impropres à tout usage. »

Au sommet de cette chaîne alimentaire, Saskia Sassen identifie des « formations » prédatrices, combinant élites et capacités systémiques (des « assemblages d’agents économiques puissants, de marchés, de technologie et de gouvernements »), initiant « le démontage et la dénationalisation des dispositions fiscales et monétaires », entaillant profondément le tissu économique et social des pays et augmentant de façon exponentielle le nombre de perdants et d’exclus.

La rupture avec la période keynésienne, centrée sur l’intégration, est consommée et la tragédie grecque en cours est un cas d’école qui nous instruit sur ce « stade avancé du capitalisme » vampirisant « l’économie réelle » d’un pays : « Dans sa brutalité simple, la transformation de la Grèce illustre (…) l’expulsion massive des classes moyennes, modestes ou pas, de leurs emplois, des services médicaux et sociaux et, de plus en plus, de leurs propres foyers ».

Avions-nous besoin d’un tel niveau d’endettement et d’instruments financiers aussi complexes créées par une finance qui a « risqué notre argent pour son seul profit » et marchandisé nos ressources les plus fondamentales ? Nous voilà confrontés à une situation planétaire où des segments entiers d’une biosphère surexploitée sont « expulsés de leur espace de vie » pour devenir des terres mortes et des eaux mortes tout comme un nombre croissant d’humains, devenus âmes mortes – et cette folle « dynamique » extractive fore toujours plus profond, à la recherche frénétique d’ultimes gisements de profits : « L’extraction s’applique désormais aux gains pour lesquels les travailleurs ont lutté tout au long du XXe siècle, à la terre des petits exploitants agricoles, aux maisons modestes qui ont absorbé toutes les économies de ceux qui faisaient confiance au système »…

Sans que nos contemporains n’y aient pris garde, l’espace d’intégration de l’époque keynésienne s’est mué en un espace d’expulsions pour lequel Saskia Sassen suggère l’instauration d’une « reconnaissance conceptuelle » - histoire de commencer à s’assurer d’une prise sur ce qui nous échappe...

Loin de souscrire au catastrophisme ambiant, son ouvrage ramène à la surface ces tendances souterraines à l’œuvre et renouvelle notre analyse de la situation planétaire : avant que toute possibilité d’investissement rentable pour tous ne soit perdue à jamais, il s’agit de recréer des espaces de résilience, des économies locales, d’autres modalités d’adhésion et réécrire un nouveau récit commun.

Si un autre « système » est souhaitable pour la planète, la nuit est encore longue, bien trop humaine - avant que « l’économie » ne réintègre sa juste place dans le grand cercle de la biosphère … Elle pourrait bien s’étendre à la manière d’une grande répétition générale jusqu’à la finale où tous les vivants ( ?) à la dérive auront été expulsés de la scène – juste après avoir effacé le point infime où ils étaient en train de se consumer…

 

Saskia Sassen, Expulsions, Gallimard, 372 p., 25 €


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41 réactions à cet article    


  • Alren Alren 8 août 2016 11:59

    Le mécanisme qui permet à des banques vautours d’expulser des propriétaires de maisons dont la dette a été gonflée par des artifices sur les taux d’intérêts n’existe qu’au USA, en tout cas pas en France.

    À mon avis, c’est parce qu’il se formerait en France un mouvement de protestation qui s’opposerait aux policiers accompagnant les huissiers venus signifier les expulsions, si celles-ci étaient aussi injustes et massives qu’au pays de l’ultra-libéralisme.

    Inévitablement des incidents graves, des morts, se produiraient. Ce serait vite le chaos.

    Les Étatsuniens sont formatés à trouver normal l’ultra-libéralisme et son corollaire le chacun-pour-soi et Dieu-pour-tous. Cette tradition vient des origines de cet État, où il fallait être armé pour survivre et où le « stranger » était a priori classé comme suspect.


    • chantecler chantecler 8 août 2016 19:12

      @Alren
      Dieu vous entende mon fils .
      Mais en attendant les Grecs peuvent aller se faire encul... !


    • RIC13 (---.---.12.126) 8 août 2016 23:41

      @Alren
      PAYS DE BANDITS DE BRIGANDS ET DE FORÇATS LES ANGLAIS ET LES FRANÇAIS ENVOYAIENT LES BANDITS DE DROIT COMMUNS
      PAYS CONSTRUIT SUR UNE COUCHE POURRIE LES FONDATIONS SONT VACILLANTES 


    • Sozenz 8 août 2016 12:22

      il se prépare le plus grand génocide de tous les temps . il n est pas nécessaire d être voyant pour voir ce qui se prépare ; même le plus cons des hommes serait capable de s en apercevoir ....


      • lephénix lephénix 8 août 2016 12:37

        @ alren

        « ça » fonctionne aussi en France tous les jours (voir « ventes forcées immobilières » plein les journaux sans compter les locataires expulsés pour impayés) sans qu’il n’y ait de « mouvements de protestation » - sauf parfois des happenings très « ciblés » du dal

        un ancien occupant de l’elysée voulait instaurer le système us en France, le coup de semonce de Lehmann brothers l’en a empêché mais il a récidivé en empêcher le marché immoblilier surgonflé de se corriger en instaurant le dispositif défiscalisant scellier qui a coûté très cher au contribuable et remonté les prix immobiliers au cric...et tout ça dans l’anesthésie générale...


        • Alren Alren 9 août 2016 18:41

          @lephénix

          Aux USA, vous empruntez à X et c’est Y, que vous ne connaissez pas, qui vient vous réclamer une somme d’argent égale à parfois trois fois la somme empruntée parce que gonflée d’intérêts qui seraient usuraires en France.

          En France sont expulsés après une longue procédure des personnes qui ne remboursent pas des traites à taux fixe et c’est la banque prêteuse qui demande l’expulsion auprès d’un tribunal. Lequel prend souvent son temps avant de décider cette mesure coercitive qui ne peut être exécutée qu’aux beaux jours.
          Il en est de même pour ceux qui ne paient pas leur loyer pendant des mois mais qui, parfois, effectuent dans le même temps des dépenses-plaisir au-dessus de leurs moyens : avant l’arrivée de l’huissier, ils ’écoule parfois plusieurs années et la location est souvent dégradée, les réparations se faisant aux seuls dépens du bailleur.

          Il faut avoir une vision équitable de la relation prêteur-emprunteur (le loyer étant une forme de dette permanente) sinon plus personne ne voudra prêter.

          Quand il y a une situation objective d’incapacité du débiteur, suite à un accident, une maladie, un abandon de foyer de la part du mari, etc. une solidarité du voisinage se manifeste le plus souvent pour trouver une solution.


        • citizenzen 10 août 2016 08:52

          @Alren
          « Aux USA, vous empruntez à X et c’est Y, que vous ne connaissez pas, qui vient vous réclamer » le remboursement.
          Pas seulement aux USA, mais partout dans le monde, une dette, ça se vend !


        • Alren Alren 14 août 2016 13:03

          @citizenzen

          « Aux USA, vous empruntez à X et c’est Y, que vous ne connaissez pas, qui vient vous réclamer » le remboursement.
          Pas seulement aux USA, mais partout dans le monde, une dette, ça se vend !

          Non, pas en France, le prêt immobilier n’est pas cessible par la banque prêteuse sans l’accord de l’emprunteur. Ce n’est pas comme une créance.
          Un jour peut-être cette protection de l’emprunteur sera abrogée mais pas pour l’instant.
          Cela pourrait dissuader les emprunteurs, si recherchés par les banques, les agences immobilière et les promoteurs immobiliers, de se décider pour vingt ans.


        • lephénix lephénix 8 août 2016 12:44

          @ sorenz

          c’est en cours depuis 2007-2008 dont la leçon, une fois encore, n’a pas été tirée...l’opportunité de réajustement au réel n’a pas été saisie, « ça » suit sa trajectoire tout au long de l’impasse - espérons qu’elle ne débouche pas sur l’abattoir...


          • fred.foyn 8 août 2016 13:26

            La planète se déchire pour du papier bio dégradable qui remplit les banques ?

            L’humanité marche sur la tête.


            • Claude Simon Gandalf 8 août 2016 13:32

              Vous trouverez ici une alternative monétaire pour :

              - mieux corréler la valeur et la monnaie ;
              - permettre de financer ceux qui travaillent pour les écosystèmes (réhabilitation, extension) ;


              • gogoRat gogoRat 8 août 2016 13:49

                « tout comme un nombre croissant d’humains, devenus âmes mortes – »
                ...
                 Qui n’aura pas pensé, en lisant cela au fameux « science sans conscience ... »  ?

                 Autres questions, autres hypothèse déjantées, pour tenter de dépasser les idéologies ou trucs en ’..isme’ :
                 Qui est expulsé de quoi ? et : par qui ? ou par/pour quoi ?
                 Une autre façon d’envisager le concept du paradis :
                 Les astrophysiciens nous disent que l’univers serait constitué de 90% de « matière noire », invisible, et échappant à tout ce que nos petits neurones sont capables de capter ... Alors, ne saurait-on imaginer que ce que nous percevons comme ’expulsé’ puisse en fait être tout ’simplement’ capté par une forme de matière noire pour alimenter un idéal immaculé, débarrassé des lâchetés, compromissions ou illusoires bonheurs frelatés qui dictent leurs lois à nos 10% de conscience cosmique ?

                 Je sais (?), faut pas oser évoquer la science et encore moins prétendre à des divagations poétiques ... alors revenons à des éléments dits ’factuels’, à la portée de nos prétentieux 10% cognitifs ?

                 Qu’est-ce, en fait, qui motive nos meilleures élites ou prodiges ? (incontestables et incontestés, cela va sans dire )
                 Serait-ce un a priori utilitariste ? ou bien, une prétentieuse projection personnelle qui nous pousserait à imaginer une identité par procuration ?
                 ...


                • gogoRat gogoRat 8 août 2016 14:59

                  ...
                   Un des prodigieux génies de la science, ayant contribué à la grande invention du précédent millénaire finissant est ainsi cité dans Wikipédia :

                  • Après-guerre, Robert Oppenheimer faisant la remarque que les physiciens avaient « connu le péché » en développant la bombe atomique se voit répliquer par von Neumann : « Parfois on confesse un péché pour s’en attribuer le crédit. »
                   Utilitarisme ?
                    Un immense pourcentage des ’meilleurs’ ou ’élites’ est employé (ou occupé) à inventer/maintenir/déployer ces magnifiques engins de mort nucléaires.
                   De deux choses l’une :
                   - ou bien un de ces engins au moins va un jour prouver ses fantastiques capacités de destruction ;
                  et l’humanité sera alors parfaitement convaincue du bien-fondé de ses investissements
                   - ou bien, aucun de ces engins ne sera jamais utilisé ;
                   et alors, la justification des investissements et risques encourus, ne pourra jamais relever que d’une fort bizarre forme de foi !
                   
                   à moins que ...
                   Quelles pourraient donc être les motivations profondes d’une ’humanité’ qui survit par procuration, en s’en remettant à des ’élites’, autant pour sa sécurité, que pour sa sérénité existentielle ?
                   La dignité par procuration d’esclaves se projetant dans l’aura de génies qui ont pourtant aussi besoin, eux-mêmes, de regards moins éclairés pour s’auto-estimer ?
                   Voilà bien une faille de logique qui serait peu glorieuse !
                   
                   Une autre explication pourrait venir de la conscience, maintenant répandue, que notre galaxie, est vouée à une fin (ou métamorphose) impliquant la fin de l’Homme tel que nous nous connaissons ...

                   Nos génie et prodiges nous guideraient ainsi dans une course folle visant à chercher une solution susceptible de permettre à l’Humanité de dépasser l’échéance cosmique programmée ?
                   ( d’où l’a priori qu’il ne serait pas grave de sacrifier (ou plutôt immoler) des foules de non-importants pour peu que quelques opportunistes puissent faire perdurer un genre humain, fût-il dénaturé/avili/vicié ? )

                   Mais alors , qui se préoccupe de savoir ce qui, dans l’Homme, aurait besoin du temps infini pour sa valeur intrinsèque ?
                   Une éternité de faux-semblants vaut-elle mieux qu’un seul instant de vrai ?
                   (est-il vraiment besoin d’instruction pour viser le vrai plutôt que la fausseté ? )


                • eric 8 août 2016 13:59

                  Courageux ! En france, le seul fait qu’elle soit dit on, fille de Nazi, SS, ait grandie dans l’entourage d’Eichmann, suffirait a ce que l’on evoque les proximites entre idees alter ecolos bio, antisionisme, vieille taupe, revisionnistes, vision sur le lebensraum et la necessite de limiter l’espece humaine aux plus consients. Pourtant, on peut penser ce que l’on veut des idees de cette dame et de celles de son mari, mais elles ont certainement toute leur place dans ces debats et c’est interessant de les faire connaitre.


                  • lephénix lephénix 8 août 2016 14:10

                    @gogorat

                    expulsé de son « chez soi » (la chimère de la petite « propriété » immobilière...expropriable à merci), de ses droits fondamentaux (dont la retraite pour services rendus) et de la biosphère..

                    depuis le rapport du club de Rome en 1972 et la métaphore des nénuphars nous étions prévenus...

                    l’existence de la matière noire reste à démontrer tout comme les « lois » de la prétendue « science économique »... mais tout le monde peut comprendre que le stock de ressources naturelles s’épuise proportionnellement à nos incontinences consuméristes et démographiques, le stock de renouvellement étant inférieur au taux de prélèvement

                    donc réduire le taux de prélèvement ?...


                    • gogoRat gogoRat 8 août 2016 18:15

                      @lephénix


                    • lephénix lephénix 8 août 2016 14:15

                      @eric

                      merci pour ces précisions biographiques sur la sociologue que j’ignorais - vais faire des recherches...mais on peut s’abstraire de sa famille pour se forger une pensée personnelle d’une telle portée...


                      • lephénix lephénix 8 août 2016 14:18

                        @joe.di

                        et si vous faisiez un « papier » sur coudenhove kalergi et le fond de sa pensée ?


                        • Signal (---.---.248.253) 8 août 2016 17:35

                          Je suis POUR les expulsions de tous les immigrés , les migrants , les clandestins , bref tous ces envahisseurs qui n ont rien à faire ici


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 8 août 2016 18:25

                            A cause des scientifiques pouilleux et soumis, le Monde réussira la construction de « Metropolis » ! 


                            Chaque jour on voit un gros plan du Vasa : Quand ceux qui sont payés pour agir ne le font pas, qui voulez -vous qu’il empêche tout le monde d’aller vers L’EXCLUSION ?

                            J’ai résumé le mal dans mon dernier commentaire ici :


                            «  »Tant que les gens acceptent de mélanger « politique » et « écologie », le monde s’enfoncera de plus en plus dans la crasse pollution des esprits et de la Nature !

                            Je n’ai pas pour habitude de parler timidement et encore moins hypocritement :

                            L’écologie : la science qu’elle renferme, la pratique qui lui est nécessaire, la lutte et les moyens qui permettront de l’ancrer des les esprits sont expliqués dans mes seuls articles que personne aussi soit large son savoir et aussi soit forte sa détermination ne pourra réfuter !


                            La pollution n’est pas seulement la production du CO2, pas seulement les produits chimiques déversés dans la nature par des irresponsables ... La pollution et la destruction des écosystèmes proviennent surtout de la « transformation » excessives de la matière, des matériaux et de l’ensemble de l’environnement en précisant bien la catastrophe de la déforestation et de la prolifération de l’asphalte et du béton. L’utilisation et la généralisation des panneaux solaires est la dernière des plus grandes bêtises humaines.


                            Les humains sont les seuls animaux qui n’utilisent pas seulement les ressources naturelles, mais transforment excessivement et dangereusement l’environnement, il y a sans doute des limites à ne pas franchir, limites que seule la Nature connait.

                            Les chamboulements climatiques sont certainement des débuts de réaction, mais la réaction de la Nature peut être autrement plus brutale et plus conséquente.«  »



                            • chantecler chantecler 8 août 2016 19:19

                              Il est interdit d’interdire .
                              Mai 68
                              Les néolibéraux .
                              Bref ils ont monté une putain de machine mais oublié d’y mettre des freins .
                              Faut dire que c’est pas leur problème .
                              Quant à Keynes il a été taxé de communiste .
                              Avant et après la crise de 29 .
                              Voilà tout est dit !
                              (Mais rassurez vous : ça ne sert à rien , seuls les actes comptent).


                              • lephénix lephénix 8 août 2016 19:29

                                @gandalf

                                une monnaie mise au service de la transition écologique et non plus de la spéculation

                                une économie recentrée sur le « travail » comme valeur

                                un revenu de base inconditionnel pour se mettre au travail dans les meilleures conditions

                                un bon début pour redémarrer ?


                                • lephénix lephénix 8 août 2016 19:33

                                  @gogorat

                                  « le temps c’est de l’argent » c’est aussi de l’entropie

                                  comme la consommation de 80% des ressources non renouvelables que la Terre a mis des millions d’années à accumuler..

                                  bien vu : nous allons être expulsé de nos paradis artificiels

                                  mais il en est de la matière noire comme du big bang

                                  l’évidence : nous entrons en décroissance plus ou moins consentie avec ou sans saut de conscience...


                                  • lephénix lephénix 8 août 2016 19:37

                                    @mohammed madjour

                                    tant que nous verrons « la nature » comme un réservoir de ressources à exploiter plutôt que comme un lieu de ressourcement, la gabegie énergétique continue - comme actuellement il faut trois dollars pour produire un dollar de pib... on ne peut continuer à violer les lois de la thermodynamique comme si les ressources à « exploiter » ou « extraire » étaient infinies...


                                    • babadjinew babadjinew 9 août 2016 14:17

                                      Merci pour cette analyse sociologique plus que pertinente !

                                      Mais pour les esprits simplistes qui croient au mythe de la surpopulation n’oublions pas qu’avec 1% de la population qui détient maintenant plus de 50% de toutes les ressources l’humanité survit tant bien que mal ! Donc en changeant cette simple donne l’ensemble vivrait......

                                      Malheureusement dans un esprit logique la triste « race blanche » qui par les graphique même de sa propre démographie ce rend bien compte qu’elle à perdu son hégémonie...... Donc histoire de remettre à l’heure les pendules un génocode globale est souhaité ! Rien de nouveau c’est le projet de NWO depuis bientôt 3 décénie !!!! Logique mortifére, stupide, voir incompréhensible pour tout esprit raisonable.......

                                      Maintenant prenons cette même analyse par le prisme du mystisisme ! Ici la direction, le cheminement, l’aboutissement fait tout à fait sens et est d’ailleurs écrit dans tous les « Livres saint » de toutes les cultures métaphysique de tous les temps..........

                                      Les TENEBRES n’ont jamais été aussi proche de leur but réaliser.........

                                      Mainteant petit quidam de base il est peut être temps de ce reveiller car le point de non retrour n’est malheureusement pas loin........

                                      Wake Up !!!!!!


                                      • lephénix lephénix 9 août 2016 14:29

                                        @babajinew

                                        d’une manière ou d’une autre nos prélèvements insensés à la nature diminueront jusqu’à ce point de non retour qui échappe aux marchands de dettes et de paradis artificiels, ça en sera bel et bien fini pour ce stade infantile de l’accumulation comme du gigantisme, de la massification et des normes « industrielles » qui infectent jusqu’au langage et nos relations

                                        mais le retour à un stade néo-artisanal et néo pastoral fondé sur le « vrai travail » la qualité voire la perfection s’avère bien difficile vu le degré de pollution en tous genres atteint...

                                        ceci dit les ténèbres coexistent avec la lumière - fût-elle celle de l’évidence...


                                        • babadjinew babadjinew 9 août 2016 14:55

                                          Coexistent ou lutte depuis toujours pour la domination sur l’autre ???? J’aimerai que nous en soyons encore et toujours dans un équilibre des forces, mais je crains fort que la bascule soit déjà bien entammée..... Notre stupidité d’humain arogant et méprisable n’ayant aucune forme de limites......


                                          • lephénix lephénix 9 août 2016 15:24

                                            @babadjinew

                                            l’univers est à l’équilibre et l’espèce sur une voie de bifurcation paradigmatique majeure comme tous les 500 ans, la chape de plomb de la « modernité » n’est plus finançable ni soutenable...soit l’on emprunte la voie « salvatrice » soit le pire est certain mais pas décevant...alors l’univers retrouvera son équilibre et la terre son axe après nous...ce ne serait jamais que la 6e extinction.. avant la prochaine alternance lumière/ténèbres sans projection théologique...


                                            • babadjinew babadjinew 9 août 2016 15:55

                                              @lephénix

                                              Toujours un peu de mal avec « l’imuabilité » boudhiste.........

                                              Je reste persuadé que nous avons aujourd’hui à notre disposition les technologies suffisantes pour devenir moteur d’une forme d’équilibre.........

                                              Malheureusement nos esprit dans leur structure de survivance sont restés à l’age des carvernes..... C’est tout de même triste.......


                                            • lephénix lephénix 9 août 2016 20:36

                                              @babadjinew

                                              la technologie n’est pas la solution mais le problème, plus précisément le fondamentalisme technologique, la surenchère technologique qui nous pousse à une perpetuelle fuite en avant dans les prélèvements à la terre... ce fétichisme technologique est aussi infantile que fallacieux car le « progrès technologique » ne se confond plus avec le « progrès social » comme certains persistent à le croire... au nom de la sainte « compétitivité » la technique n’en finit pas d’éroder las acquis et les programmes sociaux qui protégeaient jusqu’alors des violences d’un « marché » fantasmé...

                                              la technologie a été conçue pour « se libérer des travailleurs humains » pas pour son confort..


                                              • baleti baleti 10 août 2016 07:43

                                                @lephénix


                                                la technologie a été conçue pour « se libérer des travailleurs humains » pas pour son confort..
                                                la technologie a aussi été conçue, pour diminuer la pénibilité,la fabrication avec une précision qui échappe a l’oeil humain ect.....
                                                Les ressource de la planète, il existe déjà des procéder chimique, pour les remplacés.
                                                Le problème, du partage des richesses.
                                                les maitre du monde, pensent qu’équilibrer les richesses,produira plus d’ordure donc plus de cahot .
                                                on t’ils tord ?

                                                et si le vrai problème étais la négligence de notre moralité ?
                                                notre incapacité a donner des priorité, a des règle de vie en commun.

                                                de nos jours on tolère les poils,la merde de notre chien, dans nos maison, et on peu se brouiller avec les membres de notre famille, avec une tolérance ,zéro.

                                                et ceux qui trompent leurs époux,ou leurs épouses, son t’il mieux que ceux qui jette leur déchet industriel dans la nature ?

                                                la moitié des écolo sont des radins, qui sous couvert d’écologie, recycle tous se qui peuvent. On parle aussi des végétarien qui augmente aussi vite que le prix de la viande.On a tendance a dire monsieur, a une personne qui porte un costume.ECT ECT ECT

                                                tant que l’on vivra pour le regard des gens
                                                tant que reconnaitre ses erreurs, sera perçue comme un signe de faiblesse
                                                je vous laisse imaginer la suite

                                                Même la plupart des intelo, avec des discourt souvent pertinent et plein de bon sens, mais avec des intention qui tourne autour de leur nomblile.

                                                L’HOMME NE VAUT QUE PAR SES ACTES, le reste c’est du vent


                                                 

                                              • baleti baleti 10 août 2016 08:53

                                                @baleti

                                                pour les priorité, je me demande si c’est pas la principal 
                                                est couver dans les paradis fiscaux, l’argent pour résoudre au moins la moitié les problème de la planète 


                                                en cherchant a vivre au dessus de nos moyen, on est tous complice de ses malfaiteur que sont les banquiers

                                                la pauvreté est la principal raison des trouble de la planète,en sachant que la pauvreté s’arrête au besoin, et non a nos envie.
                                                la pauvreté engendre l’envie de richesse, surtout avec se rêve américain qui nous permet de tous pietiner 
                                                notre moralité, crée la pauvreté 

                                                un sourire a notre voisin crée de la richesse, c’est vitrifiable économiquement 
                                                créons un peu de richesse tous les jours

                                              • lephénix lephénix 9 août 2016 20:43

                                                @alren

                                                en 2007-2008 nous avons été à deux doigts de basculer dans ce système américanisé - nous avons eu un « arbitrage » privé qui a bafoué une décision de justice en faveur de notre pays (et donc des contribuables) pour « initier » un « détournement en bande organisée »...pour notre plus grand préjudice...

                                                ceci dit, il y a de nombreux abus de locataires « surinformés » qui entendent vivre aux dépens de leur bailleur et usent de tous les garde-fous en place (lesquels s’érodent au fil des abus) pour vivre aux crochets de la collectivité, il risque même d’y avoir un tsunami d’abus et une démotivation conséquente des bailleurs...

                                                mais le propos de la sociologue est de décrire ce mécanisme au sens large : il y a bel et bien une ultraprédation qui menace les fondements des sociétés et du vivant...


                                                • lephénix lephénix 10 août 2016 08:55

                                                  @baleti

                                                  effectivement nous ne valons que par nos actes - et par l’essentiel...

                                                  la « modernité » a promis « le bonheur » mais inventé la facilité, les addictions voire réinventé d’autres esclavages d’où l’impasse au bout de la gabegie, de l’hyperconsommation, de la réification de nos rapports avec autrui - et au bout du bout la pénurie, qui pourrait être une opportunité d’intelligence, de conscience aiguisée...d’où l’urgence de poser des actes sans ostentation ni prêchi prêcha vers un art de la simplicité volontaire


                                                  • baleti baleti 11 août 2016 09:26

                                                    @lephénix


                                                    je pence plutôt, que la modernité nous a promis de l’argent, déguiser en bonheur.et c’est se déguisement, l’impasse, qui nous pousse vers des excès sans fin.
                                                    si le libre arbitre de l’homme, n’est pas dominer par la moralité,nous restons une forme animal de la création, même si on se voile la face avec une sois disants intelligence .
                                                    la modernité est un simple outil,qu’on devrais utiliser avec des gangs, mais seul la moralité est apte a utiliser cet outil convenablement.

                                                    la pénurie, est une notion abstraite de la modernité,gères par l’immoralité ;l 
                                                    peu t’on entrevoir un monde relativement équitable, sans moralité ?

                                                    que l’on parle de moralité, de conscience aiguisée, de respecte de tous se qui vie, qu’a tu a proposer vers cet opportunité d’intelligence ?

                                                  • citizenzen 10 août 2016 08:57

                                                    Saskia Sassen : « l’écart s’accentue de façon irréversible entre ceux qui ont accès aux droits sociaux et ceux qui s’en voient dénier l’accès ».
                                                    Pas en France, tous les citoyens ayant le droit d’y résider ont les droits sociaux. Quant aux « sans papiers », ils ont droit aux soins gratuits.
                                                    Je dirais qu’au contraire, l’écart diminue entre actifs ou retraités à faible revenu et inactifs « assistés ».


                                                    • lephénix lephénix 10 août 2016 09:12

                                                      le modèle d’hyperassistanat n’est pas soutenable à long terme (sinon on en arriverait à l’architecture d’une pyramide inversée...) et la fin programmée du « cancer de l’assistanat » est dans l’agenda des « décideurs ».. la « tendance » à limiter l’accès aux droits et acquis est en cours...


                                                      • ZEN ZEN 10 août 2016 10:57

                                                        S.Sassen : une éclaireuse indispensable


                                                        • lephénix lephénix 11 août 2016 12:27

                                                          @baleti

                                                          tout a été dit depuis des siècles mais rien ne vient dans ce théâtre d’ombres :

                                                          - un revenu universel pour ne laisser personne sur le bas côté et ne plus faire du travail une obligation subie de contribution au contrat social mais au contraire une opportunité de trouver son activité, travailler son talent, celui qui lui donne la joie de contribuer à l’effort commun (mais tout le monde ne peut pas jouer à la cigale à « l’artiste » subventionné dans ses pompes et postures)

                                                          - un accès égal pour tous aux ressources et bien communs sans privtisation

                                                          - des logements à prix accessibles

                                                          - une économie distributive (tout ça a déjà été abordé dans des articles précédents) qui permet de sortir d’une logique d’exploitation de toutes ressources dont l’humaine...

                                                          tant que le démon du « profit » à tout prix obscurcit le discernement des uns, les autres subiront le laminoir et devraient ne plus prendre au sérieux ce théâtre d’ombres pour mieux ressentir le désir d’être plutôt que d’avoir ,d ’accumuler des avoirs inutiles, pour aller de façon détacher vers le « mieux avec moins »

                                                          évidemment qu’il y a les profiteurs et rentiers de la pénurie organisée et conceptualisée mais « ils » ont parfaitement réussi, l’équation de la frugalité s’impose doucement mais sûrement, autant commencer à nous désintoxiquer des bonheurs artificiels et autres addictions


                                                          • baleti baleti 12 août 2016 02:42

                                                            @lephénix


                                                            tout a été dit depuis des siècles mais rien ne vient dans ce théâtre d’ombres :

                                                            entièrement d’accord, il est temps de penser a des solutions.
                                                            as tu quelque chose a proposer ?







                                                          • Nérée 14 août 2016 11:22

                                                            L’économie mondialiste des no-borders ( gouvernement hollande par exemple ) aligne peu a peu le droit public sur le droit des entrepreneurs et semble considérer les habitants de notre pays comme des employés que l’on peux éliminer et remplacer à sa guise.

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