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Bravo Besancenot

Le bonheur de voir un totalitarisme s’écrouler nous a caché les conséquences qui en découleraient, car nous ne sommes pas devin. L’effondrement du communisme a entraîné un recentrage de l’idéal socialiste laissant des vides idéologiques qui se sont remplis d’acrimonies confessionnelles et nationalistes.

Et le débat du Nord contre le Sud est devenu un débat du libéralisme contre l’islamisme ou des chefs de guerre de tout poil, car les pays pauvres, ne trouvant plus d’échos et de soutiens dans un idéal politique éteint, se sont réfugiés dans la religion et l’identité culturelle pour porter leurs espérances. Cela, faute de trouver un Nord qui leur propose comme idéal autre chose qu’une exploitation à terme dans laquelle la règle est de manger les autres. Alors que l’islamisme par exemple leur offre de retrouver une espérance et une dignité d’humain et, y développe une instruction coranique dont nous ignorons ce qu’elle engendrera. Mais une chose est sûre, c’est qu’ils ne sont pas instruits dans l’amour de l’occident.

Alors imaginer que, de ces connaissances ne naîtront pas de nouveaux idéaux, de nouvelles valeurs, est une manière de ne pas avoir d’espérance.

Pourtant, rien n’est écrit d’avance, d’autant plus que les sociétés Laïques porteuses d’un idéal républicain sont en déclin. Elles ont trop cru qu’une économie libérale était synonyme de démocratie, et qu’il suffisait de se faire l’apôtre du libéralisme, pour voir l’idéal républicain se développer ; qu’il suffisait, d’une part, d’aboutir à une « employabilité » capitaliste en amenuisant l’activité socialisante syndicale des citoyens pour qu’ils fassent l’éloge de la république ; qu’il suffisait d’autres part de respecter les confessions, pour qu’elles ne deviennent pas un recours idéologique identitaire devant la faiblesse et la réduction de l’action socialisante du travail, définie comme charge. D’une certaine manière la laïcité républicaine est attaquée de tout bord, autant par les initiatives privées, que par celles confessionnelles. Si bien que les responsables politiques, qui ne sont que le reflet de leurs électeurs, s’appauvrissent dans leur débat, incapables de reformuler des idéaux qui se réforment devant les événements. Et leur rôle de guide s’est transformé en celui de gardien d’un potentiel mercantile, sans philosophie autre que son expansionnisme.

J’ai écris ceci en 1999, 10 ans après la chute du mur de Berlin cette évolution se dessiné ils fallait seulement pouvoir la lire, comme un observateur, pas comme un partisan.

Les partisans ont enfoncé le clou, 11 septembre et la suite que nous connaissons tous, et le débat sur l’identité comme aboutissement et début d’un autre enchaînement plus fascisant.

Le pouvoir français a fait diversion en focalisant le débat sur la peur (sécurité) et l’immigration incapable d’apporter une solution économique à la ghettoïsation de la pauvreté dans les cités.

La délinquance a suivit le développement de la pauvreté. Le pouvoir nie encore cela aujourd’hui et déplace le problème sur le terrain communautaire, alors que celui-ci est le résultat de ses choix. Toutes les courbes du chômage et de la délinquance se suivent et de Le Play à Tremblay leurs études démontrent que la pauvreté et un facteurs criminogènes, et le pouvoir le sait aussi, mais l’on peut toujours essayer de faire croire à la population que ceux qui ne veulent pas rester pauvres sont de petits méchants génétiques, voire ethniques, tant qu’il y a des ignorants pour le croire.

Quelques chiffres.

Les crimes et délit sont passés de 1.136 millions en 1970 à 3.579 millions en 1985 soit une évolution de 31%. Ensuite le nombre se stabilise autour de 3.600 millions, avec un pic en 2000, à 3.772millions, et une inflexion en1990 à3.494 millions.

Le nombre de chômeurs 502 milliers en 1970 à 2.500 millions, soit une évolution de 100.4%. Ensuite leur nombre oscille autour de 2.600 millions plus ou moins avec deux pics à 3.000 millions en 1993 et 2004, et deux inflexions en 2001, 2.110 millions et 2008, 2.200 millions. 

Il faut prendre ses données avec précaution car le lien direct pauvreté délinquances doit être ajusté, doit aussi être tenu compte des effets indirect de phénomènes de bandes et d’hooliganismes, également les conséquences d’une société qui devient en boucle rétroactive violente et qui en généré à son tour, que ce soit, dans les comportements individuels que celle économiques.

Je donne seulement ces deux évolutions pour montrer le bon accompli entre 1970 et 1985, et que depuis ce temps que ce soit pour les problèmes d’un ou de l’autre nous ne pouvons nier qu’ils s’interfèrent, et que nous n’apportons aucune réponse de fond qui est d’ordre économique, et il devient clair que les deux se nourrissent mutuellement. A chacun d’en retirer sa conclusion, et d’imaginer où peut se trouver la clé économique. 

Nous avons donc une ghettoïsation que tous nous connaissons et dont nous savons qu’elle est constituée comme tous les ghettos du monde, des derniers de la compétition, et de tous les derniers entrés. Il s’avère pour nous que ce ne sont plus des populations européennes, mais celles issus de souche africaine, issus de nos anciennes colonies dont leur culture religieuse est essentiellement l’islam. L’histoire a ainsi fait les choses, mais les ghettos posent les mêmes problèmes.

L’évolution de l’emploi, que j’ai rapporté, démontre la stabilité structurelle du chômage, et l’impossibilité des pouvoirs, des syndicats, des partis politiques d’avoir trouvé le moyen efficace de les aider. L’emploi des forces de police, qui contiennent ces bombes intérieures, n’apportent pas de solutions n’ont plus, si ce n’est de renforcer la haine, et nous la voyons s’exprimer dans des manifestation symboliques au cours de manifestation sportive dont les médias ont été d’authentique transporteur de mimétismes.

Actuellement la pauvreté cristallise dans les cités, et dans un rapport de 1/3 2/3 de leur population (milgram), contre les forces de l’ordre, ou tous ce qui peu en être une image, au travers d’un refuge de "gangstérisme" (ce n’est pas nouveau) et de religieux.

Le problème est qu’a partir du "gangstérisme" il est possible de glisser pour certains vers une conscience de classe pour peu que quelques intellos surgissent, ou des mafias. C’est le lent cheminement qui nous a construit le syndicalisme, beaucoup d’entre eux furent condamnés comme criminel, d’autres fusillés, mais il en est sorti une conscience de classe qui a vécu jusqu’à sa mort annoncé, par celui qui est arrivé au pouvoir grâce à elle, Mr Mitterrand.

Tandis que lorsque ces populations « ghettoïsés » se rallient à une référence religieuse ce n’est plus possible.

Elle ne pourra pas appeler à la révolution, à la rébellion, elle ne pourra pas fédérer une classe sociale autour de ce qui caractérise ces populations qui vivent dans les banlieues. Dans les religions la classe sociale ça n’existe pas

En conséquence ils ne peuvent avoir la conscience de cela, et comme ils la possèdent pas, ce sont les forces de l’ordre qui servent de défouloir, et le religieux tient lieu de mouvement fédérateur qui offre une espérance, avec tous les caractères culturels qui si attachent.

 Ainsi au lieu de s’en prendre au pouvoir économique qui les asservit par manque de structuration, ils font chier leurs concitoyens, se définissent des territoires s’affrontent éventuellement en bande tribales pour exister dans une forêt de béton.

Ils sont fermés à tous ceux qui pourraient leur offrir une espérance car ils sont comme la société dans laquelle ils vivent et à laquelle ils veulent ressembler, ils veulent tout, tout de suite de la république économique, là où il faut du temps pour construire mais sont prêt à endurer le temps pour le salut de leur âme.
Alors l’on a des voitures qui brûlent, des symboles de la république et j’en passe, tout ce qui est facile, car s’organiser pour se charger de son destin c’est bien plus dur, et surtout la religiosité leur efface cela de leur esprit, car ce n’est pas contenu dans leur religiosité.

Une difficulté demeure est celle de distinguer les faits contestataires économiques, de la provocation politique.

C’est un peu complexe, mais cela fait comprendre que les stigmatiser sans discernement rend la tâche encore plus difficile, et je pense que le pouvoir actuel est assez ignominieux car il sait cela, et se sert de l’inquiétude que cela soulève dans l’opinion pour « policiariser » la société et se faire élire faute d’apporter une solution aux évolutions que j’ai rapporté.

Alors voici qu’un parti le NPA fait de l’entrisme comme dirait péripate. Et alors pourquoi pas. Voila un partis qui a le courage d’essayer de fédérer et de donner une conscience de classe à ces populations en parties « brigandistes » , d’essayer là ou Fadela Amara a échoué et tous ceux avant elle.

Si madame Fadela fut désigné pour être un appel du pouvoir en direction des beurs des cités, je ne comprend pas que l’on reproche au NPA d’avoir une musulmane dans sa liste pour délivrer le même message, si se n’est pour contester le pourrissement dans lequel le pouvoir laisse les citées.

Nous montrant incapable de prendre en charge leur pauvreté, les rejetant presque pour leur couleur et leur religion, nous ne leur consacrons que des forces de police et il faudrait que l’on jette la pierre au premier qui a l’audace d’aller affronter les religieux, d’aller leur expliquer que ce n’est pas les ascenseurs, les écoles, les biens publics qu’il faut détruire des voitures qu’ils faut brûler.

Tous ceux qui les prennent en charge, je pense aux associations, ne leur propose que des choix individuels, et quand ils en sauvent un, un autre prend sa place.

C’est ce qu’indique les chiffres que j’ai communiqué, ce n’est donc pas individuellement que se trouve la solution, mais dans leur capacité à se réunir pour établir ce que l’on appelle le rapport de force pour se faire entendre.

Et ce n’es pas parce que la population d’en son ensemble n’est plus capable de cela, qu’il faut décourager ceux qui veulent espérer en cela devant l’échec de l’action individuelle à laquelle les français demeurent attachés, alors qu’elle les dessert.

Le NPA prend le risque d’échouer,plus que de réussir tant cette voie est difficile aussi, l’histoire nous l’apprend, mais qui ne tente rien n’a rien, et j’ai toujours en mémoire ce que disait Bergson, « on ne lui avait pas dit que c’était impossible il l’a fait ».

Il y a un risque devenir un cheval de Troie.

Mais les pauvres méritent bien que l’on en prennent pour eux, quand le pouvoir économique qui les fabrique ne leur envoie que des forces de police.

Bravo à Besancenot d’aller à contre courant, en espérant que dans son jeu politique il ne mette pas le moment venu le PS et UMP sur le même pied d’égalité, car l’un se reprend, alors que l’autre s’enfonce.


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42 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 10 mars 2010 11:03

    5 millions de chomeurs pas 2.5 !


    • ddacoudre ddacoudre 10 mars 2010 13:25

      bonjour fopufouille

      je reprend toujours les mêmes données officielles, même si je connais les triturations qu’on leur applique. en ce domaine il faut prendre mon raisonnement avec cette pensé, mais sur la durée comme je le présente, il ne peut y avoir une trituration qui l’invalide, ce qui est possible d’un mois à l’autre où d’une année à l’autre.

      cordialement.


    • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 11:53

      bonjour kaway

      j’aimerai pouvoir en faire autant avec des hommes de droite, car si je me positionne clairement comme socialisant en donnant la primauté de l’existence à nos relations sociales, elles ne sont pas la propriété des gens de gauche, mais force est de constater que lorsque l’on donne la primauté à la loi du marché de gauche comme de droite l’on s’en écarte un peu, pour privilégier ceux qui détiennent le pouvoir de diriger le marché.

      cordialement.


    • Romain Desbois 10 mars 2010 11:24

      J’ai beau être réfractaire au remplacement d’une dictature par une autre, fut-elle prolétaire, à chaque fois que j’écoute Besancenot, je suis d’accord avec 100 % de ce qu’il dit.

      Sur le début de l’article , je dirais que nous souffrons du syndrome de Frankenstein.
      Les monstres sont fabriqués par notre manque de considération des désidératas des autres. La frustration, l’oppression mène au radicalisme puis au terrorisme.

      Avons nous seulement écouté leurs revendications ?

      Non ce serait dérangeant.

      L’empathie devrait être le mode de fonctionnement de nos sociétés (ne pas confondre avec sympathie ou compassion)


      • ddacoudre ddacoudre 10 mars 2010 13:36

        bonjour romain

        il n(y a pas d’organisation idéale, mais la démocratie est le moindre mal.

        ce n’est pas parce que le socialisme despotique c’est effondré que cela invalide l’analyse des méfaits du capitalisme définit par Marx. pour autant il faut le regarder avec les réalité d’aujourd’hui.

        alors certainement que besancenot dénonce ce qui est choquant, et il est difficile de lui donner tort à moins d’être de mauvaise fois, mais il ne constituer pas une voie de transition adapté à l’avenir s’il se contente de remplacer une organisation totalitaire par une autre.

        si au lieu que ce soient les détenteur de capitaux qui cherchent une rentabilité financière, ce sont ceux salariés a qui l’on a réparti les capitaux qui le font cela ne change pas la problématique.

        cordialement.


      • Romain Desbois 11 mars 2010 10:23

        Ddacoudre

        Je suis d’accord sur le fond . Je précise tout de même que les frontières sont de plus en plus floues.
        Je lisais l’autre jour qu’à France Telecom où les salariés se plaignent des conditions de travail pour toujours plus satisfaire les actionnaires ....sont 80% à en être actionnaire !


      • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 12:01

        bonjour romain

        effectivement comme tu le soulignes avec france télécom.

        91% des français veulent réformer le capitalisme, mais exactement l’on ne sait pas ce qu’il veulent réformer si ce n’est de les entendre réclamer plus de justices sociale, sauf que par leur placement financiers ils les provoquent. même demain nous deviendrons tous actionnaires que nos difficultés demeureraient, puisque nous avons placé l’argent comme centre de notre existence, au lieu d’en placer l’utilité de notre capacité productrice. il y aurait seulement une autre dynamique.

        cordialement.


      • anty 10 mars 2010 11:46

        Hitler était aussi contre le chômage et il même réussi à l’éradiquer ( ce le besencenot n’arrivera jamais à le faire ).

        Seulement voilà malgré ce succès hitler était un salaud qui prônait une idéologie haineuse et sans issue tout comme le camarade besencenot.


        • le naif le naif 10 mars 2010 11:55

          Comparer Besancenot à Hitler, Fallait oser !!!

          Lorsque vous parlez d’idéologie haineuse et sans issue, nul doute que vous parlez en expert.

          PS : Petite précision, je ne suis pas sympathisant du NPA


        • anty 10 mars 2010 12:07

          C’EST POUR CA QUE TU NE SAIS PAS CE QUE LE COMMUNISME


        • foufouille foufouille 10 mars 2010 12:13

          c’est vrai quoi, le capitalisme ne tue personne ..................
          directement


        • anty 10 mars 2010 12:18

          Exact
          merci pour la précision


        • foufouille foufouille 10 mars 2010 12:34

          ouais profiter d’une tempete ou declencher une gueurre pour spolier un etat c’est normal
          balancer des produits dangereux pour que les gens soient malades et que bigpharma puissent avoir plein de fric c’est bien
          refuser de soigner une gamine cancereuse est bien

          la difference avec le stalinisme est qu’on n’ose pas sortir son symbole fachiste


        • le naif le naif 10 mars 2010 12:37

          @ anty 

          C’EST POUR CA QUE TU NE SAIS PAS CE QUE LE COMMUNISME

          Sans les communistes en France, il n’y aurait pas eu d’avancées sociales, sans parler de tous les résistants qui l’on payé de leur vie..... Il faudrait arrêter les amalgames faciles, les mots ont un sens. Le communisme est une chose, le Stalinisme ou le Maoïsme en est une autre.... Les communistes Français ont certainement moins de sang sur les mains que les marchands de canons collaborationnistes de la haute bourgeoisie.


        • ddacoudre ddacoudre 10 mars 2010 13:07

          bonjour anty

          résumer le nazisme à une lutte contre le chômage faut-il en déduire que le chômage nous en protège, c’est un peu court et surtout excessif. la seule chose que je t’accorde est l’affabulation de tous les mots au libéralisme en le confondant avec les méfaits du capitalisme.

          cordialement.


        • anty 10 mars 2010 15:50

          Sans les communistes en France, il n’y aurait pas eu d’avancées sociales, sans parler de tous les résistants qui l’on payé de leur vie.....

          Super , les Allemands les américains , les canadiens ont des avancées sociales plus importantes
          qu’ils ont obtenu par les dialogues constructifs sans les communistes


        • frugeky 10 mars 2010 11:51

          Le principal c’est qu’on nous trouve un ennemi (l’islam aujourd’hui) qui nous détourne de celui qui cause notre misère et qui n’a qu’un seul nom : le capitalisme. Quand Malcom X s’est rendu compte que la lutte noirs-blancs n’était pas la bonne mais que c’était la lutte possédants-possédés qu’il fallait soutenir, il a été abattu.


          • anty 10 mars 2010 12:16

            A la différence près ce que le capitalisme est pratiqué partout dans le monde entier et ceci depuis l’aube de toutes les civilisations, avec une réussite certaine .

            L’islam est un fascisme rampant qui pratique le génocide envers ce qui ne pratique pas son idéologie (500 morts au Nigéria,la semaine passé, mort parce que chrétiens,tués par les musulmans très pratiquants )


          • foufouille foufouille 10 mars 2010 12:36

            "Pour Fernand Braudel (la Dynamique du capitalisme, 1985), le capitalisme est une « civilisation » aux racines anciennes, qui a déjà connu des heures prestigieuses attestées par le rayonnement des grandes cités-États marchandes : Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, etc. mais dont les activités restent minoritaires jusqu’au XVIIIe siècle. Werner Sombart (Le Capitalisme moderne, 1902) date quant à lui l’émergence de la civilisation bourgeoise et de l’esprit d’entreprise du XIVe siècle, à Florence."


          • anty 10 mars 2010 13:01

            Le capitalisme est un système économique avant tout jamais remplacé et iremplaçable....


          • ddacoudre ddacoudre 10 mars 2010 13:11

            bonjour frugeky

            c’est cela quelque part nous sommes entrain de définir un ennemie de l’intérieur, et nous glissons vers un fascisme qui sera pire car il touchera à l’eugénisme.

            cordialement.


          • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 11:44

            bonjour foufuoille

            définition larousse.

            capitalisme, Régime économique et social caractérisé par la propriété privée des moyens de production, la primauté des détenteurs de capitaux, la concurrence entre les entreprises, l’initiative individuelle, la recherche du profit.

            sur cette base là nous pouvons dire que les premiers hommes qui se sont attribués des térritoires pour en posséder les ressources, étaient des captitalistes.
            nous discuterions sans fin la dessus, jusqu’a savoir si un animal qui fait une réseve de graisse pour l’hiver ne se constitue pas un capital de nourriture etc.

            ce sont donc plus dans les relations sociales qu’il faut en trouver sa signification, car beaucoup de commentateurs essaient par ce moyen de dire que le capitalisme est inévitable et constitue une impossibilité insurmontable.

            s’il est le produit et la transfiguration de nos comportments ataviques il est acéssible aux modifications culturelles, or tout ce qui tend a redéfinir des structures dominantes imposant une soumission s’en écartent.

            cordialement.
            .


          • Nycolas 11 mars 2010 12:01

            « Le capitalisme est un système économique avant tout jamais remplacé et iremplaçable.... »

            La Terre est plate, a toujours été plate, et sera toujours plate, un point c’est tout.

            ...et pourtant, elle tourne.


          • Gasty Gasty 10 mars 2010 12:29

            Bel article, félicitation.


            • ddacoudre ddacoudre 10 mars 2010 13:13

              bonjour gasty

              merci

              cordialement.


            • Peretz Peretz 10 mars 2010 15:35

              L’analyse est pleine de bons sens. mais là où je ne suis plus d’accord c’est sur Besancenot. Quel que soit son mérite, il ne fait que porter de temps en temps la bonne parole. Mais sur le plan économique, je n’entends rien de sa part. Anti-capitalisme ne veut pas dire grand chose. Il est entré dans le système en créant un parti. Cela ne parait pas suffisant : on ne change pas un système de l’intérieur. www.citoyenreferent.fr


            • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 11:19

              bonjour perezt

              je suis d’accord sur le fait qu’être anti n’est pas en soit un projet, mais cela indique au moins ce que l’on ne veut pas.

              cordialement.


            • Ronald Thatcher rienafoutiste 10 mars 2010 13:58

              Besancenot est à la recherche d’un électorat autre que les prolos des industries, plus assez nombreux ni naïf. Et il ratisse large le postier, des extrèmistes islamiques aux ultra-gauche retardés, des déçus du marché au mémés des marchés. Affligeant !

              Quant aux pauvres banlieues remplies de pauvres jeunes désoeuvrés injustement par de méchants patrons n’en voulant pas pour laver leurs sols, chacun sa merde comme on dit ; les générations antérieurs d’émigrés (polonais, italiens, portugais, espagnols...) n’ont pas eu un dixième des facilités qu’a cette génération et il s’en sont tirés plus qu’honorablement sans « casse » (la situation économique n’était pas la même non plus) et sans maudire la nation qui les protégeait. Cet assistanat humiliant qui voudrait nous faire croire en des positions politiciennes récupérées par le NPA,PS,PC... n’est que la preuve éclatante de l’incompatibilité de cette population tristement sacrifiée. Une infantilisation paralysante au seul but d’être « son » électeur. Dégeulasse !


              • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 10:28

                bonjour rienafoutiste

                je pense que en transposant ton appréciation des jeux politiques sur besancenot tu commets l’erreur de comparer la perception de la poursuite du pouvoir qui appelle à la recherche d’un électorat, quitte a faire ce que tu décris du populisme, et la conscience de classe qui anime encore ce que l’on qualifie à tort d’extrême gauche, a cause d’un glissement des valeurs vers la droite qui met ce qui était à l’extrême droite, a droite (globalement l’extrémisme porte des valeurs fascisantes que ce soit à droite ou a gauche.

                je t’accorde que le NPA ne vise pas le pouvoir car l’on ne bâti par un projet de société sur de l’anti quelque chose, et l’on ne peut pas tout rejeter du capitalisme sans distinction, car il n’est que l’émanation d’un reflet de nos comportements ataviques.

                enfin il faut faire la distinction entre les comportements sociologiques qui peuvent être lu dans des ouvrages spécialisés et l’information télévisuelle qui focalise sur des comportements qui ne sont pas le reflet de la réalité globale mêmes si les événement qu’ils relate sont « exacts ».

                avoir des ghettos aux portes de nos ville n’est pas aceptable dans des sociétés riches comme les notres, où la pauvreté n’est que structurelle, ces ghettos sont le produit de choix politiques financiers dogmatique, et du manque d’envergure de politique sociale.

                cordialement.


              • Romain Desbois 11 mars 2010 10:30

                riena....

                « Et il ratisse large le postier, des extrèmistes islamiques aux... »

                C’est affligeant d’écrire cela. qu’est-ce que ca vous apporte de dénigrer ainsi ? Une candidate du NPA porte le voile ? Et alors cela fait du NPA un parti pro islamiste ?

                Je trouv ecela bien plus courageux de Besancenot et comme pour l’écologie, cette jeune génération ultra gauche est moins dogmatique, moins sectaire.
                Perso je me serai plutôt attendu d’un parti plutôt bouffeur de religions n’accepte pas une candidate voilée.

                Mais si ils avaient interdit cela, on aurait entendu les pleureuses crier au scandale, au déni de démocratie et des droits de l’homme.


              • Romain Desbois 11 mars 2010 10:36

                Je rajouterai à charge que Besancenot à un compte en banque à LCL (ex crédit Lyonnais).

                Pour quelqu’un qui condamne le capitalisme le plus cynique, je trouve que l’info ne manque pas de sel.


              • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 11:06

                bonjour romain

                tu oublies que la loi impose de verser le salaire dans une banque. mais le fond de ta remarque n’était pas là. quelque part la force du capitalisme est là, l’on ne peut éviter de le nourrir même quand l’on en est un opposant.

                cordialement.


              • Romain Desbois 13 mars 2010 23:10

                dd

                Je ne suis pas sûr que l’on doivent avoir un compte bancaire obligatoirement. je crois bien que l’on peut demander à être payé en chèque. D’ailleurs comment feraient les personnes interdits bancaires ?

                Ce qui interdit il me semble , c’est d’être payé en liquide.


              • Romain Desbois 11 mars 2010 10:34

                vilistia

                « un parti qui critique mais qui ne veut pas se salir les mains. »
                Arretons bêtement de répéter ce que disent les opposants du NPA de gauche et de droite . Le NPA ne souhaite pas s’associer à un autre parti sans conditions. Je trouve cela légitime. Surtout que d’habitude on a plus le loisir de voir dénoncer les alliances et marchandages.
                Il faut savoir ce que l’on veut dans la vie !


              • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 10:36

                bonjour visistia

                il est en démocratie une force d’opposition, seulement cela.

                si nous attendions d’avoir une solution pour dénoncer ce qui ne nous convient pas la vie serait immuable. du seul fait de dire ce que nous ne voulons pas en naitra (quand ?) une solution.

                ceci est d’autant important que l’e servage à perduré parce que ceux qui s’y trouvaient soumis ne le dénonçaient pas, aujourd’hui nous restons soumis au salariat parce que personne ne le dénonce, or il est issus du 19 siècle et est une relation de servitude contractuelle contrainte par l’inégalité des moyens de production, et sans déposséder qui que ce soit de sa propriété privé il peut en être autrement.

                cordialement.


              • Romain Desbois 11 mars 2010 10:39

                Il faut dire que rien que tout ce dont le NPA est contre suffit à faire un programme smiley

                Les gens veulent des programmes léchés , poussant les partis à faire de plus en plus de promesses qu’ils ne sont pas sûr de tenir.

                Je préfère quelqu’un qui dénonce ce qui lui choque qu’une énumération de trucs genre Huchon qui va jusqu’à promettre de remplacer les pelouses des stades par des pelouses artificielles.


              • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 10:52

                bonjour romain

                certainement, qu’il y aurait de quoi modifier des relations sociales, mais pas sur le fond, l’on se retrouverait donc avec les mêmes difficultés.

                par le plan comptable nous définissons, que les salaires et cotisations en tous genre sont des charges, et sur ce classement nous en réclamons la diminution, et les entreprises recherchent les pays où ces coûts sont moindres, mais ceci n’est qu’une manière de compter, ce n’est pas parce que nous avons exporté son principe qu’elle est une réalité incontournable.
                le seul fait de sortir le salaire de la notion de charge pour le redéfinir en capital travail changerait toute la donne.

                cordialement.


              • Romain Desbois 13 mars 2010 15:28

                Ddacoudre

                "le seul fait de sortir le salaire de la notion de charge pour le redéfinir en capital travail changerait toute la donne."

                Vous serez alors intéressé par mon idée de réforme fiscale, basée sur l’impôt unique progressif.

                Ca fait longtemps que j’y ai songé mais la flegme d’en faire un article.

                Mais le fait de vous lire me fait penser que finalement , cela pourrait avoir un écho positif.

                Donc... à voir


              • sleeping-zombie 11 mars 2010 10:05

                Salut,

                même remarque que pour ton article les sources de la garde a vue
                Si tu reprends les mêmes chiffres, corrige au moins les pourcentages ^^

                ++


                • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 10:42

                  bonjour sleeping

                  merci pour la correction c’est moi qui est mal expliqué le ratio que je voulais faire ressortir pou démontrer la relation avec les 1/3 2/3. je n’aurait pas du parler d’augmentation effectivement.

                  cordialement


                • olivier cabanel olivier cabanel 11 mars 2010 10:43

                  ddacoudre,
                  merci de cet article,
                  çà tombe bien, puisqu’en rhone alpes, les écolos soutiennent le projet pharaonique lyon turin, et j’ai donc, pour la première fois décidé de ne pas voter écolo !
                  le seul de tous les candidats qui conteste le lyon turin est NPA,
                  il aura donc ma voix.
                  çà va me changer !
                   smiley


                  • ddacoudre ddacoudre 11 mars 2010 10:59

                    bonjour olivier

                    effectivement cela va te changer, mais eux aussi ont changé heureusement, dans l’exercice de mes mandats j’ai côtoyé tous les partis, sans remettre en questions qu’il existe des militants sincères dans tous les partis, eux détiennent la palme, ce qui les conduit parfois a avoir peur du compromis par peur de la compromission. comme je les comprends pour avoir vu et vécu beaucoup de glissements.

                    cordialement.

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