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Accueil du site > Tribune Libre > Certaines rues ne se traversent pas

Certaines rues ne se traversent pas

« La rue qui ne se traverse pas » est le titre d’un livre paru en 2015 dans lequel l’auteur, Henri Meunier, raconte l’histoire de deux solitudes : elle habite dans cette rue qui ne se traverse pas, et lui vit juste en face. Entre eux, le vide. Entre eux, le royaume délicieux et gai des moineaux.

Si elle souligne la difficulté à établir un lien entre deux êtres, cette aimable métaphore se limite au sentiment d’être passé à côté de quelque chose, un peu comme dans le poème d’Antoine Pol, « les passantes » :

« À celle qu’on voit apparaître

Une seconde à sa fenêtre

Et qui, preste, s’évanouit

Mais dont la svelte silhouette

Est si gracieuse et fluette

Qu’on en demeure épanoui »

Certaines rues ne se traversent pas plus physiquement que mentalement.

Certaines rues de Jérusalem ne se traversent pas.

Certaines rues d’Idlib ne se traversent pas.

Mais d’autres rues, même si aucun snipper n’est posté sur un toit, même si aucun mur de la honte n’a été édifié, même si aucun commando de mercenaires sous faux drapeau ne fait régner la terreur, ne se traversent pas non plus.

Rien n’interdit à qui que soit de traverser la rue entre St-Ouen et Clichy !

Non pas que la ZAC des docks soit un terrain miné, mais parce que certaines frontières, immatérielles, délimitent des territoires qu’il n’est nul besoin de militariser ou bétonner pour les rendre étanches.

Le résident de la république (« Des atomes fais ce que tu veux »), lui, ignore ces frontières qu’il enjoint les pauvres de franchir en faisant preuve d’audace, en levant leurs inhibitions.

Samedi, juste après son discours sur les mesures prises pour « combattre la pauvreté », lorsqu’il procédait à une immersion dans le populaire, il a déclaré à un jeune chômeur :

"Du travail ? Je traverse la rue, je vous en trouve !"

Sans doute ne voulait-il pas sembler se complaire dans un plagiat en déclarant : « vous n’avez pas de pain ? Mangez de la brioche ».

 

Vas-y, Manu, traverse, mais fais gaffe aux balles perdues.

« Ah non ! Tu ne me tutoies pas ! Tu m’appelles MONSIEUR LE PRESIDENT ! »


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55 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 17 septembre 09:12
    Imbu premier a encore frappé
    ce type soit disant cultivé qui s’amuse a utiliser des mots que la majorité de la plèbe ne comprend pas est incapable de faire la différence entre la possibilité réelle pour une personne de trouver du travail et celle pour 5 millions de personnes d’en faire autant ...............

    • berry 17 septembre 17:02
      @gaijin
      La difficulté à retrouver du travail est bien réelle puisqu’il n’y a que 190 000 offres d’emploi non pourvues d’après pôle emploi, pour 6 millions de chômeurs toutes catégories confondues, soit un rapport de 1 à 30 !

    • Le421 Le421 17 septembre 21:09

      @berry

      6 millions de chômeurs.
      Sans compter tous ceux qui ont baissés les bras et vivent de petits boulots.
      Hors des écrans radars.
      Pas forcément de trafics, mais aussi...

    • gaijin gaijin 18 septembre 09:32

      @Le421

      la seule question c’est : quand est ce que tous ces petits riens sans costards vont se réveiller pour
      remettre les pendules a l’heure ?

    • Le421 Le421 18 septembre 09:48

      @gaijin

      Tant que les kalach’ servent à dégommer le petit rebeu du coin, personne ne dit rien.
      Donc, on laisse le petit bizness se faire, on ne légalise surtout pas le cannabis, et les personnes d’influence touchent leur com pour les « faux frais » pendant les élections.
      Et tout en dessous de la couverture radar !!

      On appelle cela « la soupape de sécurité ».
      Comme sur les cocottes-minute !!

    • kalagan75 17 septembre 09:25

      une journaliste de je ne sais plus quelle chaine d’infos, a traversé la rue hier : comme par hasard elle a de suite trouvé du boulot ...

      C’est clair que si le gars attend de paul lemploi qu’il lui trouve son boulot d’horticulteur, il va attendre longtemps !


      • NEMO Gwynplaine 17 septembre 11:33

        @Gwynplaine

        ah oui, pardon, Europe 1, c’est des gauchistes marxiste collectiviste....
        ils sont de mauvaise foi et de parti pris, forcément !


      • jakem jakem 17 septembre 15:19

        @kalagan75

        J’ai vu ça sur deux chaînes avec des journalistes différents.

        Dans un bistrot le patron a dit qu’il cherchait effectivement du personnel, même non formé, mais qui devait être motivé et .... adapté, je crois.

        Dans un autre bistrot ( pas la Coupole !) le patron a dit qu’il ne cherchait que des gens capables d’effectuer ce travail, de préférence formés.

        Si j’étais patron de resto-bistrot je n’engagerais certainement pas un jardinier, fût-il paysagiste diplômé en haute montagne et bas-désert, pour cuisiner.
        Peut-être pour le service.
        Ou le ménage et la plonge et un travail de commis.

        Si j’étais patron d’un garage je n’engagerais certainement pas un cuisinier pour réparer des moteurs.

        Et je n’engagerais pas un comptable, même expert, pour devenir infirmier chez les fous dangereux.

      • kalagan75 17 septembre 15:46

        @jakem
        manu 1er pensait sûrement à un boulot en salle ou à la plonge : quand t’as pas de boulot, tout se prend


      • jakem jakem 17 septembre 17:11

        @kalagan75

        C’est bien possible ! 

        Quand on est jeune et sans emploi avec la perspective de travailler au moins 40 ans avant d’être retraité on ne peut plus faire la fine bouche.

        Soit on reste sous assistance publique avec la certitude qu’elle cessera un jour et on sera à la rue.
        Soit on accepte de se « délocaliser » là où pourra travailler selon ses qualifications ; et il n’est pas exclu de pouvoir saisir des opportunités agréables.
        Soit on profite des possibilités de formation nouvelle ( parfois c’est vraiment pertinent et efficace ) et on trace son chemin.

        Les gens ont toujours fait ça, la plupart d’entre eux du moins car ils devaient gagner leur vie pour vivre.



      • Le421 Le421 17 septembre 21:10

        @Gwynplaine

        ah oui, pardon, Europe 1, c’est des gauchistes marxiste collectiviste....

        Ahahahahaha Ahahahahahaaaa...
        Arrêtez !!
        Je pisse au froc !!

         smiley  smiley  smiley


      • signéfurax 18 septembre 09:24

        @jakem , ca c’ est la logique ; sauf que dans quelques cas ou l’ on embauche a la va-vite un cuistot raté pour etre opérateur process en agro alimentaire ! je suis bien content de ne pas bosser pour un sous traitant d’ orano .


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 17 septembre 21:27
        @Le421

        Vous me rappelez que j’ai écrit, pour m’amuser, un poème prolétaire en alexandrins

        L’ouvrier veut s’émanciper, ça c’est bien sûr
        Mais pour lui, c’est pastis-pétanque-Côte d’Azur
        N’a vraiment rien à foutre de l’hypocrite fiction
        Dite « propriété des moyens de production »

        Quant à l’internationalisme prolétarien
        Un truc qui ne signifie absolument rien
        Sinon bosser pour le tiers monde et ses feignasses
        A cette idée, il devient complèt’ment fumasse.

        Il côtoie des collègues qui viennent de Tombouctou
        Du Soudan, d’Irak, du Gabon et du Poitou
        Cette tour de Babel ne lui dit rien qui vaille
        C’est toujours les mêmes qui triment et les mêmes qui baillent



      • Le421 Le421 18 septembre 09:51

        @Cateaufoncel3

        C’est toujours les mêmes qui triment et les mêmes qui baillent

        Pour l’alexandrin, c’est un nouveau modèle « SW », non ??  smiley


      • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 18 septembre 10:47
        @Le421

        « c’est un nouveau modèle « SW », non ?? »

        Désolé mais l’expression « Modèle SW » ne me dit rien du tout. J’ai cherché sur Google, la seule définition qui pourrait convenir, apparemment

        format de fichier informatique pour les animations 3D ;

        ...ne me dit rien non plus


      • Raymond75 17 septembre 09:34
        Macron illustre jusqu’à la caricature la pensée unique, relayée par ses maitres Attali et MInc : les chômeurs sont des fainéants qui ne cherche pas à travailler ... Comprendre ’qui n’acceptent pas n’importe quel travail’.

        Avec le neo libéralisme, il n’y a plus d’individus, de nation avec leur histoire et leur valeur,de droits sociaux et de services publics : il n’y a que des agents économiques.

        Mais Macron a raison sur un point, essentiel : la véritable formation continue qualifiante pour les adultes et les jeunes décrocheurs n’existe pratiquement pas dans notre société. Dès lors, des emplois qualifiés ne trouvent pas preneurs faute de qualification et de mobilité sociale possible. De plus, le prix devenu abérrant des logements interdit la mobilité géographique.

        Je n’en doute pas : Macron va mettre fin à la spéculation immobilière ...  smiley

        • velosolex velosolex 17 septembre 09:37

          Je me souviens d’une photo où l’on voyait quatre gars traversait Abbey road. C’était sur la pochette d’un disque des années 60. De pauvres cloches en galère cherchant du boulot. L’un deux n’avait même pas de chaussures. Où en sont ils dans leur recherche. Y avait il du boulot en face du passage clouté, ou simplement une bouche d’égout ouverte ?




          • velosolex velosolex 17 septembre 11:53

            @jmdest62

            Hello boy
            A l’époque du fab four, le mythe de la route était dans la dimension de la longueur, voir de l’infini. 
            Déjà Charlie Chaplin dans les temps modernes avait conclu ainsi les temps modernes avec Paulette Godard à son bras. 
            « On the road again »...

            Nous voilà donc maintenant dans la dimension de la largeur, avant d’épiloguer sans doute prochainement sur la philosophie de la manche à air, qui se bouge dans le sens du vent. « Blowin’ in the wind ».....

          • jmdest62 jmdest62 17 septembre 10:01
            Ce matin ....j’ai traversé ma rue et j’ai trouvé ....ça
            alors je suis rentré chez moi pour écrire à Manu afin qu’il m’indique où se trouve la boite aux lettres où déposer mon CV.
            @+

            • Le Panda Le Panda 17 septembre 10:10

              @l’auteur

              Excellent article, qui pousse chacun Monsieur et Madame Macron a réellement traverser la rue pour trouver un emploi : L’épouse du président de la République a participé ce samedi à un épisode de la série «  Vestiaires  », qui évoque avec humour les problématiques du handicap. France 2 a diffusé des extraits de l’enregistrement. Jamais le paroxysme n’a été poussé aussi loin. Il est évident que la 1ere Dame de France n’a eu qu’à traverser la rue pour trouver un emploi de « comédienne » et son mari ils ont prit des cours ? Quelle classe : Pour ceux qui n’ont pas vu la série : Lien Déduction les handicapés sont des fainéants….Mais ils paient des impôts ! 


              • cevennevive cevennevive 17 septembre 10:15

                Maintenant, ce sera :


                « Balance ton chômeur » qui ne veut même pas « traverser la rue » pour trouver quelques heures de boulot.

                Et puis, en traversant la rue, on risque de se faire écraser...

                Quel mépris ! Hélas, j’en viens à préférer le « casse toi pauvre con » de Sarkosy.

                Ne pourrait-on pas lui donner une gifle à ce morveux, comme ce conducteur de car l’a fait sur un adolescent méprisant ? Car notre Macron a gardé la mentalité de l’ado boutonneux. Il n’a pas évolué depuis ses années de lycée.



                • NEMO Gwynplaine 17 septembre 11:30

                  @cevennevive

                  bonjour Cevennevive



                • Fergus Fergus 17 septembre 11:48

                  Bonjour, cevennevive

                  Je ne suis pas sûr qu’il y ait là du « mépris ». Macron s’exprime même avec une certaine empathie sur la vidéo.

                  Mais à défaut de mépris, il fait preuve d’une méconnaissance abyssale du fonctionnement du marché de l’emploi, et dans le cas de ce jeune horticulteur d’une ignorance crasse du service en limonade-restauration* qui ne peut s’exercer qu’après un minimum de formation, tout particulièrement dans des établissements comme ceux de Montparnasse où ne sont en général embauchés que des serveurs dotés d’une solide expérience !

                  * Mon père a passé l’essentiel de sa vie dans ce métier, passant de bistrots de quartier à ses débuts à des grandes brasseries parisiennes chic en fin de carrière.


                • velosolex velosolex 17 septembre 11:56

                  @Fergus
                  C’est du sarko dans le texte. 

                  De la même teneur que « le pognon de dingue ». !

                  Sarko lui aussi tentait de prendre l’électora populaire par les couilles.
                   Ce verbiage ne sort donc pas d’une bouche d’égout située de l’autre coté de la route, mais des communicants, ceux qui passent d’un cabinet de publicité à une fosse d’aisance politique. 

                • Fergus Fergus 17 septembre 12:09

                  Bonjour, velosolex

                  C’est un type de discours en effet très proche de Sarko.

                  La différence, c’est que le mépris chez Sarko se voyait comme le nez au milieu de la figure. C’est moins évident chez Macron.

                  Est-ce dicté par les communicants ? La plupart du temps, sans doute. Mais pas toujours, d’où parfois des dérapages nuisibles à l’image.


                • cevennevive cevennevive 17 septembre 12:12

                  @Gwynplaine,


                   Joker ! Salut !

                  je m’aperçois que contrairement à mes habitudes, j’ai oublié de vous saluer. Peut-être la désinvolture de ce petit ado attardé qui a déteint sur moi...

                  Double salut, et la bise si vous l’acceptez.
                   

                • cevennevive cevennevive 17 septembre 12:23

                  @Fergus, bonjour,


                  Si vous ne voyez pas le mépris, qu’y voyez-vous ? De la désinvolture ? De l’inconscience ? De l’ignorance de la « galère » de certains jeunes pour lesquels les parents ont payé des études et qui se retrouvent à devoir accepter n’importe quoi ?

                  Combien d’étudiants ont exercé dans des restaurants ou bistros pour financer leurs études ? Ils savent bien, eux, ce qu’est un travail dans ce milieu. Et moi, je le sais aussi. Soit pour moi autrefois, soit pour mes enfants et petits enfants.

                  Toute pacifique que je sois, j’ai dû me « bagarrer » deux ou trois fois, juste pour obtenir un juste droit au salaire (ou même aux égards...) pour mes filles.


                • cevennevive cevennevive 17 septembre 13:04

                  @bébert, bonjour,


                  Vous déformez mes paroles...

                  Je parle de situations que j’ai vécues et je pense sincèrement que bien d’autres les vivent ou les vivront s’ils cèdent aux injonctions de notre président.

                  Si vous me connaissiez, vous verriez que je suis bien loin de « tout pour ma gueule ».

                  Mais je vous pardonne, mauvaise tête !




                • ZenZoe ZenZoe 17 septembre 14:11

                  @Bonjour Fergus
                  Je vous réponds sur ce fil, bien que vous ayez commenté sur l’autre.

                  Alors moi tant qu’à faire, je préfère le casse-toi pov’con de Sarko. C’est net, sans bavure, avec un président qui se met au niveau des prolos. Voilà, on a tous compris.

                  Macron, lui, c’est beaucoup plus insidieux, avec des propos mielleux et un sourire bonhomme mais distancié. Il ne descend pas de son piedestal Môsieur le président.
                  Fausse bienveillance mais vrai mépris, aucun doute là-dessus. Le pire même, car il ne se remarque pas vraiment, comme ces dames de la haute qui donnent leurs vieilles robes à leurs domestiques et qui se font remercier avec profusion.

                  La preuve le jeune a remercié Macron, pauvre France, il aurait même pu lui baiser les pieds, oh merci Monseigneur, pour avoir posé votre regard suprême et jeté ces mots divins sur mon humble personne !

                  Aaaah, ce type, il me donne de l’urticaire !!!


                • Laulau Laulau 17 septembre 16:51

                  @Fergus
                  Chez Macron ça n’est pas du mépris c’est de la comédie. Sa mauvaise foi saute aux yeux, elle est quasiment maladive. Ce type est un pervers.


                • NEMO Gwynplaine 17 septembre 17:39

                  @Laulau

                  et même un pervers narcissique

                • velosolex velosolex 17 septembre 18:19

                  @cevennevive
                  Tout cela correspond à une logique profonde : Liquider le social, toute la philosophie issue des lendemains de la guerre. Pour ce faire il faut modifier le ressenti, transformer le pauvre et l’exclu en parasite, en profiteur.

                  Les éléments de langage de Macron surfe sur la philosophie du café des sports, qu’on trouve d’ailleurs parfois en vitrine aussi. Le coté « Spartacus » : Si tu veux un boulot t’en trouve un .

                  ..Et là Macron fait dans la surenchère. 
                  Le job tu le trouves pas dans les huit jours, mais dans l’immédiat. Voilà le plan : ,
                  Tu frappes à la boutique d’en face, gentiment. 
                  Tu défais ta casquette, tu demandes s’il n’y a pas un camion à décharger. Le patron est ému. Il te présente à sa fille. 
                  Le café s’appelle « la tour d’argent »...Ou « l’Élysée ». C’est comme ça que Benalla ah la la a été engagé. Bien sûr il faut pas faire d’impair, vouloir trop en faire ; C’est comme ça qu’on casse des verres, ou des têtes de manifestants
                  On en ferais un film. Boudu sauvé des eaux !

                • Laulau Laulau 18 septembre 09:13

                  @Gwynplaine

                  Évidemment et ce sont les plus dangereux, fourbes et manipulateurs jusqu’au meurtre.


                • Aristide Aristide 17 septembre 12:59

                  Mépris ? Allons, quelle brillante démonstration de sa connerie, sa suffisance et sa méconnaissance du chomage chez les jeunes !!!


                  Que démontre-t’il par cette forfanterie autre que sa méconnaissance complète du chomage des jeunes. Voilà donc ce brillant financier incapable de comprendre que le chomage chez les jeunes n’est pas une affaire de motivation, qu’il suffirait donc de se bouger, ... c’est la formation qui est un vrai enjeu. Le chomage particulièrement chez les jeunes est une vraie plaie sociale, il touche en priorité ceux qui ne sont pas formés, n’ont aucun diplôme, ...ou ceux qui possèdent des diplômes qui n’offrent aucun débouché. 

                  En place de conseil aussi méprisant qu’inutile s’il fallait donner un conseil , il aurait pu lui dire d’aller consulter un spécialiste du sujet afin de parfaire sa formation, ajouter de la formation commerciale par exemple, enfin de s’orienter vers les emplois autour de l’horticulture, le commerce, l’entretien, ... enfin un vrai boulot de conseil. 

                  Par contre, rien sur la formation post-bac, des centaines de milliers de jeunes qui ne peuvent accéder à des études du type IUT ou BTS, afin de trouver du boulot. Orienté vers des filières longues qui sont souvent des impasses, ... Même chose pour les jeunes qui sortent du collège sans possibilité d’intégrer un BAC pro ou une filière technique où il y a du boulot.

                  Mais non, ce sbire qui se croit spécialiste en tout n’est qu’une baudruche suffisante. Le voilà donnant LA solution que tous les neuneus qui traînent ici et là vont répéter à l’envi, dénonçant tous ces jeunes glandeurs, etc, etc ...



                  • ZenZoe ZenZoe 17 septembre 14:22

                    @Aristide
                    il aurait pu lui dire d’aller consulter un spécialiste du sujet afin de parfaire sa formation, ajouter de la formation commerciale par exemple, enfin de s’orienter vers les emplois autour de l’horticulture, le commerce, l’entretien, ...

                    Exactement !
                    Ou il aurait simplement pu lui dire qu’il ne connaissait rien au sujet et lui poser des questions au jeune, du genre « pourquoi pensez-vous avoir du mal pour trouver du taf, dans quelle région êtes -vous, qu’attendez-vous de moi en tant que président » etc.... Histoire de redescendre un peu sur terre et apprendre des choses.

                    Mais non, le m’as-tu-vu, il sait déjà tout, connait tout, et ne va pas s’abaisser à poser une question à un gueux ! Le ruissellement, c’est toujours du haut vers le bas n’est-ce pas, même en ce qui concerne les bonnes paroles.


                  • Loatse Loatse 17 septembre 13:05
                    Faudrait voir arrêter de raconter des carabistouilles !

                    Tout le monde (sauf les gens de mauvaise foi) a bien compris, qu’il ne conseillait pas à ce jeune de travailler spécifiquement aux champs elysées même s’il est possible d’y trouver un job de « plongeur » ou d’aide cuisinier", mais bien de prendre n’importe quel emploi tout en continuant à postuler dans le secteur pour lequel ce jeune homme s’est formé..

                    C’est également un plus qui peut jouer à l’embauche quand votre cv ne présente pas de période d’inactivité...



                    • NEMO Gwynplaine 17 septembre 14:06

                      @Loatse

                      oui, merci, c’était bien ce que j’avais compris, et ça m’a fait penser à cette blague :


                      Un jeune Lyonnais à la recherche d’un travail voit cette annonce :

                      ” Gynécologue cherche préparateur”...


                      L’annonce ne précisant pas la nature du travail proposé, il téléphone et on lui dit :


                      - Il s’agit de préparer la patiente avant qu’elle n’entre dans le cabinet du gynécologue. Il faut l’aider à retirer ses vêtements, sous-vêtements et lui faire enfiler la blouse d’examen. Ensuite il faut lui faire la toilette, la raser, et lui passer une mousse adoucissante. Le salaire mensuel est de 5 200 euros. Si vous êtes intéressé, vous devez remplir un dossier, puis aller à la mairie de Vénissieux avec votre dossier.


                      - A Vénissieux ? Mais j’ai vu cette annonce dans les offres d’emploi pour Lyon et je veux pas travailler à la mairie !


                      - Peut-être, mais la fin de la file d’attente en ce moment est juste devant la mairie de Vénissieux.

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