Tout le monde connaît ce célèbre chant de Noël : Trois anges sont venus ce soir...Mais peu de gens en connaissent vraiment les paroles et l'auteur. Ce magnifique cantique est l'oeuvre d'Augusta Holmès , musicienne française d'origine irlandaise, presque inconnue du grand public, elle a vécu à la fin du 19ème siècle....A son talent de compositeur, elle joignait celui de poète et, elle a écrit elle-même les poèmes de diverses compositions musicales...
Cette chanson de Noël évoque trois anges venus du ciel, chargés de cadeaux merveilleux pour soulager le chagrin d'un être qui soupire de tristesse...
Les cadeaux reflètent la richesse ou la beauté :"un encensoir, un chapeau de roses, une robe fleurie de perles d'or et de jasmin"....Les anges invoquent Noël et veulent apporter du réconfort au désarroi de cet être qui soupire...
Ils proposent tous ces cadeaux de manière insistante en posant une succession de questions répétées :"veux-tu ?"Ils insistent sur la splendeur de ces cadeaux, leur richesse, leur matière somptueuse : or, argent"...Ils offrent aussi des fruits du paradis et ultime cadeau, ultime offrande : on pourra même voir l'enfant"Jésus" dans ses premiers jours....
Mais la réponse est catégorique : ces cadeaux merveilleux sont refusés et les anges sont invités à retourner au ciel : l'unique demande finale est pleine de générosité et d'amour : c'est un simple souhait de bonheur pour celui qu'on aime...Belle leçon d'abnégation, d'amour donnée par ce cantique !
Une leçon à méditer en ces jours de Noël...Souhaitons du bonheur à tous ceux que l'on aime, souhaitons-leur tout le bonheur du monde...
Le texte à la première personne permet d'impliquer le lecteur : il se sent concerné par les mots prononcés ici ...
Bien sûr, on voit toute la connotation fortement religieuse de ce chant de Noël : il est question de Jésus, des anges, du paradis, du bon Dieu ....mais on est sensible surtout au message délivré et l'on retrouve là les origines mêmes de la religion souvent dévoyée par ailleurs : dans ce texte, c'est le message d'amour qui l''emporte ! Dans ce texte, les grandeurs de ce monde sont refusées au profit du simple bonheur...
"Demandez à Dieu le bonheur pour celui que j'aime" ce sont là les derniers mots de ce chant prononcés par une femme dont l'amour est la raison de vivre....
La fête de Noël doit nous inviter, même si l'on ne croit plus en Dieu, et c'est le cas de beaucoup de gens comme moi , à faire preuve de tolérance, à privilégier l'amour et à refuser ce qui relève de la simple apparence, de l'ambition, des illusions de la richesse...
D’un point de vue religieux, l’interprétation que vous donnez de ce texte est erroné : vous en inverser le sens.
Il est évident que les vrais richesses sont celles qui viennent du ciel et sont portées par les anges. Ces richesses s’épanchent vers nous dans un flot ininterrompu.
Il n’y a que l’attrait des biens terrestres - ici sous l’image de « celui que j’aime ».
Le sens de ce texte est à lire comme montrant que nous refusons les bienfaits divins parce que nous sommes toujours en quêtes d’amour illusoire.
ce sont donc les passions qui nous éloignent de la générosité divine.
Bonjour philouie. Il faut revoir un peu les évangiles L amour est un aspect essentiel de ce message. L amour serait d après votre interprétation a proscrire espérer le bonheur d autrui serait presque une faute
Oui tous ces chants de Noël empreints d’un amour naïf sont beaux. Pour ma part, je préférerais que, comme les hispaniques, les « catholiques » occidentaux tournent le dos au Noël célébré à l’anglo-saxonne que nous connaissons aujourd’hui dans nos contrées. Ainsi, les cadeaux ne seraient plus distribués AUX ENFANTS le jour de Noël mais le jour des rois, Les Rois Mages sont bien plus importants dans le coeur des enfants espagnols que notre Père Noel marchandisé et le 6 janvier est l’occasion d’une grande fête peut être plus conforme à la tradition évangélique. Les marchands, « autour du temple », sont capables de s’emparer de toutes les valeurs pures pour en faire de l’argent. Je vois cela progresser aussi autour de l’islam...personne n’échappe à l’empire des marchands. noodles