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Chronique santé - AgoraVox le média citoyen

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Chronique santé

 

Malgré quelques difficultés à la marche, j'ai pu, aidé de ma canne, descendre les deux étages de mon appartement et aller chez le coiffeur du coin. A cette heure-ci, il n' y avait personne dans le salon de coiffure. Seul un jeune apprenti coiffeur, qui semblait s'ennuyer, tapotait sur son smartphone. Il m'aida à m'installer sur le fauteuil et, se saisissant de sa tondeuse، en quelques mouvements, finit par me donner un aspect plus gai. Mon visage a repris ses couleurs, les traits tirés par la douleur de ces derniers jours s'étant estampés comme par miracle.

JPEG Heureux comme Ulysse, je suis retourné chez moi. Je ne voulais pas forcer " la dose" pour cette première sortie. En fait, j'avais perdu même la façon de marcher. C'était comme si j'avais un léger steppage, un phénomène moteur qui se voit chez certains malades lorsque la compression du nerf sciatique est assez importante. Je me suis, en quelque sorte, scanné moi-même en attendant, bien sûr de passer sur la table de et cet examen radiologique.

Profitant de ce moment d'accalmie, j'ai pris, chez le glacier du quartier, quelques cornets de glace au chocolat،

Lorsque la douleur, de quelque origine qu'elle soit, atteint un certain seuil, elle devient inhibitrice. Elle inhibe presque tous les actes de la vie quotidienne. Elle empêche de dormir, de quitter son lit, de se nourrir, de tenir une discussion avec les éventuels visiteurs, de rire, etc. La douleur vous fait grimacer. Elle vous dégoûte la vie. Parfois, elle vous pousse à supplier le Grand Invisible, comme dirait un ami, à vous abréger la vie, donc la souffrance. Pourtant, une citation philosophique dit " Dieu Épargne moi de la souffrance morale, la souffrance physique, je m'en charge". Car la souffrance morale est bien pire que la souffrance physique. Elle touche à l'âme et non au corps. 

 Heureusement que la médecine moderne a trouvé des remèdes, des antalgiques qui, selon leur classification pharmaceutique, permettent de plus ou moins atténuer cette douleur. Mais, il ne faut pas perdre de vue non plus que ces molécules peuvent avoir aussi des conséquences néfastes sur l'organisme. Ils sont donc à utiliser avec précaution même s'ils vous ont été prescrits par des médecins. C'est ce que j'essaie de faire personnellement. 

J'en abuse pas. Du moins, je ne prends ces médicaments qu'à la demande c'est-à-dire lorsque la douleur atteint le seuil de l'intolérable. Cela fait 15 jours que je réagis de cette façon-là. Et cela semble bien marcher pour l'instant. 

Aujourd'hui, il ne reste qu'une légère sensation de brûlure sur le dos de mon pied droit avec paresthésie. Mais peut-on à ce stade parler de guérison ? Je préfère rester encore sur mes gardes car une rechute est toujours possible. 

En fait, l'envie de reprendre la vie comme si de rien n'était a déjà effleuré mon esprit. Ce matin, je me suis même permis d'aller chez le coiffeur qui m'a donné un look de jeune...

Et à midi, je ne me suis pas empêché de me régaler d'un mesfouf sur lequel j'ai versé un filet d'huile d'olive, chaque bouchée étant accompagnée d'une gorgée de petit lait bien frais... Voilà de petites choses de presque rien du tout qui donnent sens à la vie. La maladie ne doit jamais être considérée comme une fatalité. Ayez toujours des pensées positives, ayez toujours de l'espoir. Car l'espoir fait vivre.


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2 réactions à cet article    


  • LETTRE OFFICIELLE SUR LA PL RELATIVE AU DROIT À L’AIDE À MOURIR

    Monsieur le Premier ministre, le dernier mot vous appartient

    Extrait : Monsieur le Premier ministre, la sagesse ne commande pas de précipiter ce texte mais plutôt de l’abandonner. Donnez la priorité à ce que les Français réclament d’abord : l’accès universel aux soins palliatifs. Ne donnez pas le dernier mot à ceux qui veulent à tout prix administrer la mort quand la République n’a pas encore assuré à chacun le premier secours du soin.

    La grandeur d’un homme réside dans le courage de protéger les plus faibles, quelles que soient les forces en présence. Vous avez ce pouvoir. Rien, aujourd’hui, ne vous oblige à en faire un autre usage. Je forme le vœu que votre conscience vous porte à en user pour la défense de la vie.

    L’ensemble de l’analyse — l’article « L’euthanasie, pour quoi faire ? » et ses deux annexes — est à la disposition de vos services :

    https://x.com/i/status/2075283947848630435

    https://x.com/i/status/2075504124322365786

    https://dar-avocats.com/2026/07/09/monsieur-le-premier-ministre-le-dernier-mot-vous-appartient/


    • Conseils météo Le Grand Soir

      Il faut porter des vêtements légers, ne pas trop vous exposer au soleil, enduisez-vous d’huile solaire. Evitez les pinèdes en feu. Eteignez vos mégots. Coiffez-vous d’un bob léger, chaussez-vous de nu-pieds, ouvrez un parasol et buvez beaucoup. Evitez l’alcool qui déshydrate et fait disparaître des points sur le permis. Si vous faites un barbecue, méfiez-vous du vent qui disperse des escarbilles dans le terrain du voisin qui a mauvais caractère (comme souvent les voisins.)

      Allez, un petit verre de rosé, c’est bien agréable avec les merguez, mais deux verres bonjour les dégâts.

      Cet hiver (je prends de l’avance), si vous sortez pour acheter votre baguette de pain, couvrez-vous, prenez un parapluie, mettez les pneus neige, attention de ne pas glisser sur le trottoir, méfiez-vous des avalanches et prenez un bon grog bien chaud. N’allez pas sur les routes inondées ou verglacées. Fermez-moi donc cette porte de congélateur.

      Théophraste R. Sauveteur de lecteurs insouciants qui se croient plus forts que tout le monde.

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