Combattre le chômage
Comment remettre les chômeurs au travail
Je distingue 4 catégories pour lesquelles les actions à mener seront différentes.
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Les chômeurs de longue durée (2.4 Millions actuellement de + d’un an)
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Les jeunes diplômés en recherche d’un premier emploi
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Les chômeurs sans formation
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Les chômeurs récents
Les chômeurs de longue durée (en possession de qualifications professionnelles)
Ces personnes ont adressé des centaines de C.V, elles ont reçu (ou pas reçu ce qui est encore plus désespérant) des réponses négatives et elles ont perdu confiance dans la société, dans ses dirigeants, mais pire encore, en eux-mêmes. Elles vivent des situations difficiles : Maladies, divorces, ruptures familiales, pertes de logement …
Ces personnes sont dans la DESESPERANCE.
1er Objectif :
Pour cette catégorie de chômeurs, la 1ère mesure à prendre consiste à les remettre en contact avec le monde du travail, les sortir de leur solitude, les remettre en condition d’employabilité et leur redonner confiance en la société et en eux-mêmes.
Solution
En échange des aides versées aux entreprises (dont le CICE : Coût 2015 = 20 Milliards d’euros) qui ne créent pas un seul emploi pour le moment, il faut faire obligation à ces dernières d’accueillir cette catégorie de chômeurs pendant 2 mois. Nombre d’entre eux n’ayant que très peu de ressources, les entreprises leur verseront un forfait de 300€ (sans charge) pour compenser leurs frais de déplacement.
2ème Objectif
Personne ne devra resté écarté du monde du travail plus de 6 mois. Ces personnes seront donc systématiquement reprises en entreprise dans les mêmes conditions, mais pour une durée de 1 mois jusqu’à ce qu’elles aient retrouvé un emploi pérenne.
Les jeunes diplômés en recherche d’un premier emploi
Le marché du travail n’est pas suffisamment actif pour les accueillir. Les entreprises sont frileuses et embauchent trop peu. Pourtant, elles auraient tout à gagner en accueillant ces jeunes, formés aux techniques les plus récentes, avec un esprit ouvert sur les outils d’aujourd’hui (bureautique, informatique, communication ..) Ces jeunes ont besoin d’un premier emploi pour acquérir les codes du travail en entreprise et remplir la 1ère ligne de leur C.V. Les salariés en place pourront profiter de leur présence pour parfaire leurs connaissances dans les techniques citées précédemment.
Objectif
Accueillir cette catégorie pour lui permettre de faciliter son entrée dans le monde du travail, en acquérir les codes, et pourquoi pas, donner envie aux chefs d’entreprise de leur créer un poste après les avoir vus à l’œuvre.
Solution
Faire obligation aux entreprises de les accueillir
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Pendant 1 mois (période d’adaptation) en leur versant une indemnité de 300 € (sans charge)
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Un second mois à suivre en leur versant une indemnité (50% du SMIC) exonérée de charges
Les chômeurs sans formation
La perte ininterrompue des emplois non qualifiés depuis de nombreuses années n’a jamais été enrayée. La concurrence effrénée des pays à bas coûts a poussé les entreprises à externaliser leurs fabrications. La chine (entre autre) a vu son économie exploser grâce à ce phénomène mondial. Pendant ce temps, on s’est contenté « d’accompagner » les chômeurs sans imaginer comment les réintégrer un jour ou l’autre dans le monde du travail. Réinsérer ces chômeurs aujourd’hui passe obligatoirement par une formation plus ou moins longue selon leur âge, le temps passé au chômage, et leur cursus professionnel.
Solution
Proposer à ces chômeurs un bilan professionnel suivi immédiatement d’un projet d’orientation et d’une formation
Les formations pourraient être dispensées par les centres de formation professionnels traditionnels (AFPA ….), mais aussi par les entreprises elles-mêmes à condition qu’elles soient considérées comme exerçant des métiers d’avenir (liés à l’écologie, aux économies d’énergie, aux services à la personne …), qu’elles soient agréées pour exercer ces formations et aient formé 1 ou plusieurs tuteurs qui accueilleront et suivront ces personnes dans l’entreprise.
La durée maximum de formation en entreprise serait limitée à 1 an.
Les 6 premiers mois, les personnes (non indemnisés) en formation pourraient percevoir une indemnité égale à 50% du smic exonéré de charges sociales, les 6 mois suivants elles seraient rémunérées au SMIC « chargé » selon les calculs actuels.
Les chômeurs récents
Sitôt inscrits à Pôle emploi, un bilan professionnel sera établi pour ces chômeurs. Selon leur âge et leur cursus professionnel, une orientation sera définie en accord avec ceux-ci pour définir un axe de recherche d’emploi, ou si nécessaire, une formation à réaliser pour une réorientation de carrière.
Indemnisés correctement car chômeurs récents, ces personnes pourront être « placées » en entreprise, à charge pour celles-ci d’assurer le paiement des charges patronales et salariales calculées sur un salaire équivalent à un SMIC.
Ces mesures ne constituent qu’une base de réflexions. Elles devront être améliorées pour chercher un juste équilibre entre l’aide indirecte que constitue pour les entreprises un apport de personnel à un coût modique, et la formation qu’elles se doivent d’apporter aux chômeurs accueillis.
Les entreprises devront former des tuteurs « seuls habilités » à accueillir des chômeurs et de veiller au juste équilibre évoqué ci-dessus.
Réintégrer le plus grand nombre possible de chômeurs et le plus rapidement possible dans les entreprises. Leur permettre de retrouver un sentiment d’utilité, être de nouveau acteur dans l’économie, renouer avec la sociabilité…
Pour aider à mettre en œuvre ces mesures, il faut mobiliser toutes les énergies qui ne demandent qu’à s’engager.
Pôle emploi, les Associations d’aide aux chercheurs d’emploi, Retraités, Bénévoles de toutes origines… La France ne manque pas de ressources, il faut les libérer et leur permettre de s’exprimer pleinement.
Les entreprises ont réclamé et obtenu des aides à plusieurs reprises Certaines très coûteuses n’ont pourtant pas permis de créer les emplois qui nous manquent tant. Les stages et les emplois précaires n’ont mené et ne mènent nulle part.
En contrepartie des aides que le pays leur accorde, on doit exiger des entreprises qu’elles jouent le rôle social qui devrait être le leur. Créer des emplois, participer à l’accroissement des richesses pour tous, et en période difficile comme celle que nous traversons, assurer la « maintenance en employabilité » des chômeurs qui occuperont demain les postes qu’elles créeront à nouveau quand la croissance sera de retour.
Qu’elles forment elles-mêmes les salariés qui leur font défaut quand elles ne les trouvent pas sur le marché. L’éducation nationale n’est pas toujours en phase avec les besoins du marché, elles doivent donc pallier elles-mêmes à ces manques plutôt que d’aller les chercher en dehors des frontières.
Réintégrer les fabrications délocalisées dans les pays exotiques, recréer des entreprises de production….
Vous avez des idées pour enrichir les miennes ….
Il faut que les mesures proposées soient simples dans leur énoncé, simples à admettre, simples à mettre en œuvre, c’est à ce prix que nous les ferons entériner par les autorités qui seront mises en demeure de les appliquer.
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