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Accueil du site > Tribune Libre > Comment résoudre notre problème alors qu’il n’est même pas posé (...)

Comment résoudre notre problème alors qu’il n’est même pas posé ?

Les philosophes ont toujours décliné, chacun à sa manière, la phrase de Stendhal « Les peuples n’ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur leur peur ».

Les puissants ont toujours justifié leur richesse par le prélèvement qu’ils font sur le peuple dans l’espace qu’ils contrôlent, en échange de l’assurance qu’ils lui donnent d’utiliser leur pouvoir à juguler les peurs qu’il ne savait juguler lui-même parmi les nombreuses peurs qui l’assaillent : la peur de la mort, la peur de l’agression, la peur de la souffrance, la peur de la faim, la peur de l’ennui, la peur de la vengeance individuelle ou collective, la peur de la misère, la peur de l’invasion, la peur de la solitude ou de l’abandon.

Les peuples ont toujours produit, chaque fois qu’ils le pouvaient, un peu plus que leur consommation personnelle pour pouvoir acheter la protection des puissants et préparer le lendemain avec des structures comme le village, la tribu ou la paroisse qui harmonisaient production et consommation en utilisant au mieux l’énergie de chacun et en calmant elles-mêmes l’immense majorité des peurs, au moins toutes celles d’un quotidien normal.

Les puissants et les peuples ne se rencontraient que dans l’exceptionnel et vivaient des quotidiens totalement séparés. Les puissants ne vivaient que de la production des peuples et les peuples ne vivaient que sous la protection des puissants. Les puissants marquaient l’histoire, les peuples lui permettaient d’exister.

Tout a changé en deux siècles depuis que les puissants en occident ont réalisé grâce à l’innovation que la machine pouvait faire ce que faisait le peuple. Ils en ont déduit avec une intelligence au repos que l’on pouvait consommer sans engranger préalablement et que l’on pouvait vider une baignoire sans la remplir avant. Ils ont scindé le peuple entre les cigales absolument ravies de cette aubaine et les fourmis navrées de cet abandon de devoir des puissants, furieuses de devoir porter seules le fardeau de la bêtise, et tristes de voir les puissants et une majorité de cigales dépenser toute leur énergie à justifier une incohérence et à se choisir des meneurs systématiquement chaque fois plus mauvais que les précédents.

Durant tout le XIXe siècle et les trois premiers quarts du XXe siècle, l’incohérence s’est mise en place faisant du peuple un accessoire de la machine, le mettant au service de la machine et lui faisant en même temps consommer sa production. Le peuple est devenu à la fois dieu pour être flatté et esclave dans son quotidien. L’harmonie complexe du village où l’on produisait et consommait en dominant les peurs, s’est estompée au profit de la discordance de la ville qui a changé sa propre raison d’être. De simple lieu commode d’échange, la ville est devenue le lieu de rassemblement anonyme de toutes les peurs, celui de la transformation du peuple en foule. On y consomme sans rien produire puisque la production est faite par la machine dans une usine que l’on cache en banlieue ou à l’autre bout du monde. Les puissants, pour garder leurs places, entretiennent les peurs, en créent artificiellement de nouvelles avec le climat, le virus du moment ou les problèmes de race, mot qui n’existe plus depuis que tout le monde ne pense plus qu’à lui. Ils utilisent l’énergie monétaire qu’ils se jugent aptes à fabriquer, pour calmer toutes les peurs artificielles. Ils distribuent l’argent aux cigales, directement en subventions et en prestations sociales, et indirectement en obligeant les fourmis qui produisent encore, à dépenser, en multipliant les normes à respecter et en les punissant financièrement s’ils vont trop vite.

Devant cette montée d’une incohérence générale depuis deux siècles, des idéologies ont tenté par 3 fois de pérenniser l’incohérence. Communisme et fascisme ont rapidement trouvé leurs limites mais le capitalisme a cru trouver en deux temps comment tenir éternellement.

D’abord, dès la sortie de la deuxième guerre mondiale, le capitalisme a inventé la notion de croissance économique avec son chiffrage, le PIB. Il a fait croire que l’homme crée de la richesse simplement en produisant. Il a volontairement oublié que seul l’échange par achat de la production en fait une richesse. Sans consommateur la production n’est pas richesse mais rebut, voire excrément. Il n’y a jamais création de richesse mais constat d’une nouvelle richesse par son échange avec une richesse déjà reconnue comme l’argent, soit constat d’une richesse déjà existante par la fierté de l’avoir préalablement produit. Cette fierté d’avoir produit peut être durable comme le Pont du Gard, l’océan ou la montagne, très éphémère comme un dessin d’enfant, ou hésitante comme dans les musées où les tableaux font facilement des allées et venues entre la réserve et les salles d’exposition. Le capitalisme est allé plus loin en affirmant que le PIB chiffrait la création de richesse d’un peuple alors qu’il ne chiffre que la somme de toutes ses dépenses. Il en a déduit que toute dépense était en elle-même création de richesse, en oubliant consciencieusement qu’une dépense ne constate une richesse que si la production en a été faite antérieurement. Les sports d’hiver ou en salle, la prostitution et la consommation de drogues légales ou illégales, sont devenus des créations de richesses puisqu’on y dépensait de l’argent. Même les accidents de la route créent de la richesse pour le capitalisme puisque ça fait dépenser de l’argent. Les services à la personne sont devenus des richesses puisqu’on y dépensait de l’argent. Nous avons consciencieusement oublié que seuls les services à la production sont de vraies richesses, et encore uniquement quand ils facilitent la transformation des productions en richesses par leurs ventes. Aujourd’hui le quartier de la Défense est bêtement réputé créer beaucoup de richesses puisqu’on y dépense beaucoup. On y fait donc beaucoup de PIB. Il est devenu de bon ton d’utiliser des pourcentages de PIB pour calmer les peurs alors que le PIB ne chiffre que les dépenses déjà faites et évidemment inutilisables une deuxième fois. La vie n’est qu’échange et le capitalisme l’a complètement oublié dans ses raisonnements. Il en est même arrivé à limiter l’échange à, d’un côté des biens et des services très réels et de l’autre des monnaies traficotables à l’envi, et qu’il fabrique à vau l’eau. Le capitalisme a même l’audace d’appeler cette illusion d’échange, le libre-échange, et de s’en vanter alors qu’il est négation de l’échange vrai.

Heureusement pendant presque la totalité de ces deux siècles, la monnaie était limitée en quantité puisqu’adossée à l’or et la stupidité de se croire plus riche chaque fois que nous dépensions, de croire utilisable des pourcentages de PIB qui ne sont que des pourcentages de cendres, était bloquée par la quantité limitée d’or. Il a fallu que le capitalisme passe à la deuxième étape, ce qui fut fait par les Américains dès les accords de Bretton Woods signés. La FED a créé illégalement et illicitement 5 fois plus de dollars qu’elle n’avait d’or à Fort Knox pour pouvoir payer le plan Marshall, les guerres de Corée et du Vietnam sans oublier la conquête de la lune. De 1944 à 1971 les USA ont inondé la Terre de dollars que des petits malins comme De Gaulle venaient échanger contre de l’or américain. Cela a forcé le président Nixon a déconnecté le dollar de l’or le 15 août 1971 pour arrêter l’hémorragie de son or qui fondait comme neige au soleil. Mais toutes les monnaies liées au dollar n’étant plus liées à l’or, ont pu, grâce à ce subterfuge, être toutes créées sans limites pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité. Comme l’a écrit François Ponsard en 1853 dans l’Honneur et l’Argent :

Quand la borne est franchie, il n’est plus de limite                                          Et la première faute aux fautes nous invite.

Alphonse Allais et Alfred Jarry n’ont fait que reprendre le premier vers, en négligeant malheureusement le second qui transforme pourtant une simple plaisanterie en vérité profonde.

Devant le déferlement actuel de critiques de critiques toutes justifiées des fautes économiques, morales, sociétales, aussi multiples et variées que dépendant toutes de la première faute, ne faut-il pas revenir à la faute initiale pour tarir l’approvisionnement de toutes les autres ? Ne faut-il pas réapprendre à remplir la baignoire avant de la vider et ne pas se servir de la monnaie et du libre-échange pour croire possible de la vider avant de la remplir ? N’est-ce pas là notre premier problème ?

Cela veut dire en clair que le premier devoir d’un dirigeant est de rendre utile à la collectivité, la totalité de nos concitoyens quelles que soient leurs capacités et toujours au mieux ou au moins mal de leurs possibilités comme cela se passait naturellement dans n’importe quel village avec son maire, son instituteur et son curé qui calmaient la quasi-totalité des peurs. La notion même de chômage est l’officialisation de l’ineptie des dirigeants actuels à remplir leur premier devoir et leur incapacité à se retirer avant que le peuple ne réalise leur inutilité. Ils ont beau ne fatiguer que leur index en créant de l’argent dit digital et prétendument énergétique, ils ont beau inventer toutes les pandémies de la peur mettant provisoirement en lumière tous les petits marquis de chaque peur pandémique, climatique, raciale ou médicale, ils n’arriveront pas à échapper à la réalité de leur refus de s’atteler à leur premier devoir. Depuis la première guerre mondiale et sa façon très personnelle et violente de supprimer le chômage, ils ont renoncé à leur premier devoir en s’en déchargeant exclusivement sur les entreprises au lieu de les remercier d’alléger leur fardeau. Les dirigeants ont abandonné leurs premiers efforts ratés d’assistance par le travail des ateliers de charité de la fin du 18e siècle et des ateliers nationaux de 1848 où l’assistance était donnée, comme dans n’importe quel village, postérieurement au travail fourni par l’assisté. Ils n’analysent même plus le succès des ateliers municipaux de la ville de Grenoble en 1848 où, comme l’a écrit l’historien Philippe Vigier dans La Seconde République dans la région alpine : « Grenoble est certainement la cité où les classes populaires font preuve de la plus grande sagesse ». Parlez des ateliers municipaux de Grenoble à n’importe quel Politique et observez le vide !

Devant la débauche d’énergie monétaire pour faire tenir encore un moment une incohérence généralisée en reportant tous les problèmes à plus tard, je ne vois que deux cohérences actuelles, toutes deux exécrées par les cigales comme par les puissants, et toutes deux obligées de hurler pour être entendues et donc parlant toutes deux trop fort, l’islam et celle de bon sens, fondée sur notre histoire, d’Éric Zemmour. C’est ce que Jacque Attali, le commentateur de lui-même, appelle « La dureté des temps ». Qui entrevoit une troisième cohérence ?


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17 réactions à cet article    


  • Schrek Séraphin Lampion 15 février 09:36

    « Qui entrevoit une troisième cohérence ? »

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    • Marc Dugois Marc Dugois 15 février 11:03

      @Séraphin Lampion

      Ne vous laissez pas aveugler par le new deal vert qui, comme le new deal de Roosevelt, ne consiste qu’à dépenser de l’argent dans « un vaste plan d’investissement ». Toujours tout résoudre par la dépense de fausse monnaie, ce n’est que reporter les problèmes et forcer à ne les résoudre qu’en apparence par la guerre. Les new deal comme les plans Marshall sont les noms bénis des fausses solutions par la dépense d’argent inexistant. Véran est à lui seul un plan Marshall, un new deal et l’annonce de la catastrophe.

      La deuxième guerre mondiale a été la conséquence inéluctable du new deal de Roosevelt et rien n’est encore réglé. Faisons un new deal vert en claquant à nouveau un argent imaginaire et nous aurons intellectuellement préparé la guerre qui tentera à nouveau, et à nouveau sans y réussir, de résoudre le problème.

      La seule solution commence par rendre utile à la collectivité chaque individu quelles que soient ses capacités et au maximum d’icelles. Les entreprises allègent le fardeau du pouvoir mais ne lui donnent pas le droit de s’en décharger. Elle continue par ne consommer que ce que nous produisons en appliquant la Charte de La Havane qui est dans l’esprit de limiter le commerce international au troc, quelle que soit la déception de l’Allemagne et de la Chine qui font payer les autres.


    • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 15 février 10:24

      ...salutations, merci des cette approche, si je puis me permettre ceci :

      Comme dit Alain Soral, je le rejoins sur ce point qu’il aborde hélas de très loin, la question est sociale, je rajoute en surface ; derrière bien sur se trouve celle du délabrement de la psyché des humains car nous avons perdu des capacités, événement signalé entre autre dans Adam et Eve, texte beaucoup plus vieux que officiellement suggéré et qui parle du mauvais tournant mental dans notre psyché humaine, car nous avons régressé
      Or il y a deux manières de vivre sur une planète, un endroit x, soit en conflit,donc en guerres, vols, massacres, tortures etc ou soit en coopération partage équité volontaire etc..,

      95% des humains refusent totalement l’équité volontaire de survie sans avoir pas l’ombre du début de la compréhension de ce choix, car c’est un choix bien sur.. ; les raisons sont dans la perte de nombre de nos capacités au profit de une seule ( expériences) , la pensée analytique ou pensée, je nomme cela le processus analytique bar c’est une machine, « je » est une machine, or celle ci machine donc non vivante, est incapable d’aborder la vie par nature vivante, dans le présent , en mouvement constant etc car c’est juste un moyen, certes vital, mais juste un moyen pour aborder uniquement les questions purement physiques de survie à organiser..
      des lors la messe est dite et nous avons beau parler pendant des années des mauvais truands au pouvoir , 5000 ans ++++ de cela n’a rien produit de bon..si ils sont là c’est parce que la masse les y a mis, ils viennent eux aussi de la masse bien sur.. ,
       Un drame parmi d’autres, notre drame est ce qu’elle est devenue et veut, ce que nous sommes devenus et voulons.. pour l’organisation de la survie nous voulons plus donc la compétition entre nous qui élimine et la société verticale financière de valeur donnée à un humain par les + salopards, qui écrase , cela donne ces résultats prévisibles, inévitables, logiques..
      La masse, moi, toi, nous etc .. devrait se garder de juger les pires en oubliant de se juger elle même, or « on » ne fait que cela !! 
      pratique mais pas vraiment la vérité que les boucs émissaires non ? car c’est bien nous tous et ce que nous sommes devenus dans notre psyché, et voulons ( avoir plus par la compétition donc le vol donc la guerre etc) qui est un choix et pas du tout une fatalité, nous tous humains sauf rares exceptions que je ne connais pas, qui sommes les vrais responsables du désastre, au même titre que le truand au pouvoir ; dans son action par contre si nous prenons le maître pour la cause , ceci est faux et le truand au pouvoir est juste un effet inévitable, pas une cause ultime, prévisible et logique de nos désirs majeurs à tous sauf exceptions...
      l’écroulement alors inévitable et nécessaire sera donc la suite car nous ne comprenons rien de profond de l’origine en nous, rien...Quelques maigres réactions ici et là ne vont rien changer globalement..car nous sommes encore et toujours sous le règne de la compétition entre nous.
      Écroulement nécessaire et inévitable car l’organisation de la vie entre humain est non seulement un non sens au regard de L’Origine..mais en plus un danger pour l’équilibre à éliminer...soit suicide soit..
      Lire Graham Hancock, Randall Carlson, enfin etc..les podcast avec Jo Rogan sont très bien..mais bien sur etc..


      • Marc Dugois Marc Dugois 15 février 15:26

        @Géronimo howakhan

        Vous avez raison. L’écroulement est en effet nécessaire et inévitable.

        Mais nous avons le choix entre subir un écroulement d’autant plus violent que nous l’aurons retardé de mille façons, toutes n’existant que par des dépenses de fausse monnaie reportant les problèmes en les compliquant comme nous le faisons depuis 50 ans. Ou maîtriser l’écroulement en l’organisant par la raréfaction de la monnaie et l’obligation d’en tirer les conséquences, désagréables pour les cigales mais pleines d’espoir pour les fourmis.


      • Géronimo howakhan Géronimo howakhan 15 février 21:12

        @Marc Dugois

        Bonsoir, oui c’est intéressant je pense..Il me semble que le probleme est bien plus énorme que il n’y parait dans le sens ce désastre va plus loin et remonte en nous tous , nous avons semble t’il utilisé toutes les ficelles......
        combat ou coopération ??

        salutations.


      • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 15 février 13:23

        Forcément quand les Fourmies doivent se défendre à la fois face aux Puissants et face aux Cigales achetés, le combat est inégale.

        Le pire, c’est que les Cigales se sont spécialisés dans la rente qui rapporte désormais plus que le travail et ont adoptés une posture basé sur une morale inversé et émotionnelle pour se donner bonne conscience. Elles ne voient plus l’intérêt d’inquiéter des Puissants en tant qu’auxiliaires même si elles se plaisent à les embêter en coulisse pour se donner une bonne image, et elles ne voient plus l’intérêt de se lier à des Fourmies qu’elles se plaisent à rabaisser et à humilier pour se revaloriser.


        • sirocco sirocco 15 février 14:29

          @l’auteur

          Votre texte se lit avec plaisir jusqu’au dernier paragraphe où vous nous annoncez n’entrevoir que deux « cohérences » : l’islam et le sionisme.

          C’est la douche froide...


          • Passante Passante 15 février 14:44

            @sirocco

            il n’y a aucun plaisir à se placer d’emblée sous la houlette de la dualisation
            le peuple  les puissants
            autant dire le peuple/les parasites, déjà ça permettrait de penser..
            parce que cette histoire de puissance ininterrogée est bien tout le problème
            ça empêche de penser responsabilités, compétences..

            déjà quand je vois manu je vois pas de puissance
            je vois la vengeance des faibles
            manu n’a aucune vision parce que son programme est l’absence de vision :
            quand il peut pas t’arracher l’horizon, il t’arrache un œil
            il n’y a là aucune puissance
            il y a juste une mafia


          • Marc Dugois Marc Dugois 15 février 15:16

            @sirocco

            Je ne suis pas sûr que Zemmour soit le sionisme et je le vois plutôt comme un adepte de l’assimilationnisme. Mais je peux me tromper.

            Il n’empêche que je cherche une troisième cohérence que je ne trouve pas car toutes les prétendues cohérences ne font que dire résoudre les problèmes en « débloquant », en « investissant », bref en dépensant pour remplacer l’énergie humaine par l’énergie monétaire sans se demander comment sortir de la nasse si ce n’est en reprenant la rengaine de la croissance et du PIB comme si c’était une nouvelle richesse alors que ce n’est qu’une dépense déjà faite.

            Tant que l’on continuera à croire qu’un pourcentage de PIB est une ressource sous le prétexte fallacieux que l’on aditionne les « valeurs ajoutées », c’est à dire moins que ce que le client perd pour créer cette valeur, nous ne vivrons que sur la dette qui ne peut que se transformer en esclavage, des autres ou de nous. La guerre départagera.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 février 08:51

            Quand il n’y a pas de solution, il faut regarder la beauté du vol des oiseaux. Eux voient l’avenir de loin. Nous ne pouvons le voir qu’au quotidien. Depuis des années que les gouvernements n’ont appliqué que du court terme. Le court terme, c’est le terme avant la fin.


            • Hervé Hum Hervé Hum 16 février 20:31

              Qui entrevoit une troisième cohérence ?

              j’entrevois surtout votre propre incohérence.

              Celle de dire que l’argent doit être rare, qui est aussi incohérent que de dire qu’il doit être abondant. En fait, la quantité d’argent doit être ni rare ni abondante, mais en fonction de ce qui est produit. Donc, adapté aux besoins et dans une certaine mesure au delà.

              L’or n’a rien à faire avec cela, sauf si vous avez investi toute votre épargne dedans, mais que faut t’il alors penser de votre propos ?

              Votre incohérence est d’écrire d’un coté que l’argent doit rendre compte de ce qui est produit (entièrement d’accord !) et de l’autre persister à la déconnecter en disant que sa masse doit être reliée à l’or et non à ce qui est produit. 

              Mais cela exige de repenser les fondations de toute la pensée économique quant à la forme qu’elle doit prendre, le fondement ne pouvant être différent, c’est à dire, assurer ses besoins primaires et échanger de son excédent produit pour accroître sa capacité à profiter de ce que offre la nature, dont l’humain fait partie. Il y a ceux qui accèdent juste à satisfaire leurs besoins primaires, quant ce n’est pas moins et ceux qui peuvent satisfaire leur désirs les plus extravagants ou extraordinaires, comme se payer un tour dans l’espace, habiter un palace, etc...

              La question centrale et qui d’ailleurs transparaît dans votre article, c’est celle du mérite, car même si vous n’utilisez pas le mot, la comparaison entre cigale et fourmi se fonde sur sa définition.

              Pour finir, ce que vous écrivez sur les ateliers municipaux de Grenoble c’est sans doute bien, le hic c’est que la généralité de l’époque c’est plutôt les misérables ou germinal. Mais je suis bien d’accord avec vous que pour être riche, valait mieux posséder beaucoup d’or en réserve, Pour autant, si je vais voir le cas des ateliers municipaux de Grenoble, je pense y voir autre chose que de l’or pour gérer les échanges et la production.


              • Marc Dugois Marc Dugois 17 février 08:47

                @Hervé Hum

                C’est intéressant de déformer ce que je dis pour pouvoir en conspuer l’incohérence. Malice ou mauvaise lecture ? En tous cas l’agressivité est rarement admirable !

                Je n’ai jamais écrit que la masse monétaire « doit être reliée à l’or et non à ce qui est produit ».

                La masse monétaire doit être reliée à ce qui est produit ET reconnu comme richesse par son échange avec une richesse antérieurement reconnue qu’est théoriquement la monnaie quand elle est limitée.

                Le seul intérêt de la monnaie or c’est de limiter effectivement la monnaie contrairement à la monnaie « reliée à l’or » qui permet à toutes les banques d’en fabriquer sans aucune vraie retenue en oubliant le « relié à l’or » pour financer toutes les incohérences comme c’est le cas actuellement où la monnaie n’est reliée à aucune richesse déjà reconnue.


              • Hervé Hum Hervé Hum 17 février 10:06

                @Marc Dugois

                Je crois que c’est vous qui devriez vous relire

                A ce que je sache, le dollar après guerre n’était pas une monnaie or, car il n"y a de monnaie or que l’or lui même, mais une monnaie reliée à l’or et c’est bel et bien sa déconnexion que vous dénoncez. Bref, je vous invite à re-voir la définition du mot relier, du mot lier qui veut dire assembler, joindre.

                De fait, vous jouez sur les mots pour essayer de vous en sortir et la ficelle est un peu trop grosse pour me tromper comme vous le faites envers vos lecteurs et le pire, envers vous même.

                Surtout, cela vous permet de ne pas répondre au reste de mon commentaire, à savoir que la monnaie n’a pas à être limité, mais adapté,reliée à la création de richesse ou l’or n’a rien à y faire, sauf si vous avez investi toute votre épargne dans l’achat d’or, je comprends votre position....

                quant à l’agressivité, je note surtout la votre !


              • Marc Dugois Marc Dugois 18 février 06:57

                @Hervé Hum

                Je ne dénonce pas du tout la déconnection du dollar de l’or puisque Nixon y était obligé par la fonte de l’or de Fort Knox qui partait en Europe en application des accords de Bretton Woods. Je dénonce la malhonnêteté de la FED qui a fabriqué 5 fois plus de dollars que les acords de Bretton Woods ne le lui permettaient. Je peux difficilement défendre ce que vous me faites dire. Je me contente de défendre ce que je dis.

                Sur le fond je pensais y avoir répondu par mon article. Il faut d’abord prendre conscience qu’il n’y a jamais création de richesse mais production qui ne devient richesse que si elle est échangée avec une richesse préalablement constatée comme l’est l’argent. Sans cette échange la production n’est que déchet. Une valeur ajoutée n’existe que si un client vient s’appauvrir pour la créer. L’homme ne crée que son travail. Ce sont les clients qui constatent la richesse de ce travail en s’appauvrissant. Seul l’échange constate la richesse.

                Une fois intégrée cette notion vous avez raison d’écrire que la monnaie doit être « adaptée », « reliée » à la richesse déjà constatée. Mais par définition la richesse déjà constatée est limitée, ce qui entraîne de facto limitation de la monnaie.

                Pour faire l’inverse du bon sens, nous créons depuis 50 ans de la monnaie « adaptée » et « reliée » à de la richesse future et non constatée. Cela permet toutes les folies et le financement de toutes les incohérences. « Demain paiera » est notre devise depuis un demi-siècle.

                Pour y croire nous sommes obligés de faire monter la dette et de croire que le PIB est une ressource alors qu’il n’est que la somme de nos dépenses passées.

                C’est le fond de notre incohérence actuelle.


              • Hervé Hum Hervé Hum 18 février 09:31

                @Marc Dugois

                J’ai du mal à comprendre, si vous dénoncez le fait que la FED à fabriqué plus de dollar qu’elle n’avait d’or en réserve selon la parité établie, c’est il me semble précisément pour sa conséquence de déconnexion du dollar avec l’or.. Et c’est bien ce que vous écrivez ici

                Cela a forcé le président Nixon a déconnecté le dollar de l’or le 15 août 1971 pour arrêter l’hémorragie de son or qui fondait comme neige au soleil. Mais toutes les monnaies liées au dollar n’étant plus liées à l’or, ont pu, grâce à ce subterfuge, être toutes créées sans limites pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité

                Ce que vous dénoncez, c’est donc bel et bien la conséquence du dollar déconnecté de l’or par la politique de la planche à billet.

                Pour le « fond », c’est vous qui me faites dire ce que je n’écris pas, puisque j’écris bien dans mon premier commentaire et confirmé dans mon second « l’argent doit rendre compte de ce qui est produit » et non en fonction de ce qui sera produit.J’emploie le présent et non le futur ! J’écris même entre parenthèse que je suis « entièrement d’accord » avec vous. Je peux difficilement faire plus explicite.

                L’incohérence que je souligne ne porte donc pas sur la déconnexion du dollar avec l’or, mais le fait que vous passez d’un extrême à l’autre et oubliez ce que vous dites vous même par ailleurs, à savoir, que la création de monnaie doit correspondre à ce qui est crée (au présent !), devant répondre aux besoins humains et dans une certaine mesure au delà, selon ce que permet la nature en fonction de l’équilibre choisi le plus démocratiquement.

                Encore une fois,,s’il est possible de produire plus d’argent que ce qui est crée dans le même temps, c’est que tant que la population s’en sert c’est qu’il s’agit d’une monnaie réelle, qui ne deviendra monnaie de singe que lorsque la population refusera de continuer à l’utiliser. Sans cela, je vous invite à ne plus vous servir des €.

                La raison essentielle à cela tient dans le fait que l’économie est divisée en deux, celle des riches et celle des autres. Ceci, parce que l’essentiel de l’excès d’argent crée va dans les poches des riches et est donc détenu par les riches et qui donc, ne l’utilisent que pour leurs propres besoins, c’est à dire, le luxe et très grand luxe, tandis que le reste de la population reste avec une masse monétaire « adaptée » à satisfaire leurs besoins primaires et un minimum de leurs désirs secondaires.

                Pour prendre l’exemple de la baignoire, pendant que 99% de la population mondiale doit se contenter d’une douche ou du lavabo, parfois encore moins, tandis que le 1% que représente les plus riches ont droit à la baignoire voir plus !

                Bref, je suis entièrement d’accord avec vous pour dire que la masse monétaire doit être adaptée à ce qui est produit, mais cela implique qu’il n’y a pas à lier la monnaie à l’or pour la limiter de manière arbitraire, mais selon la production réelle et cela implique, entre autres, que l’argent épargné voit sa valeur fondre et ne produise donc plus d’intérêt. Normalement, vous pouvez n’être que d’accord avec cela, sauf si vous êtes en mesure de me dire comment l’énergie peut produire de l’énergie d’elle même, alors que dans la nature, l’énergie se dépense, même si elle n’est pas utilisé !


              • Marc Dugois Marc Dugois 19 février 18:05

                @Hervé Hum

                Ne confondons pas la cause et la conséquence. Déconnecter le dollar de l’or en 1971 n’est que la conséquence obligatoire de la fabrication illégale entre 1944 et 1971 de 5 fois plus de dollars que la FED n’avait d’or.

                Sur le fond vous avez raison d’écrire que l’argent doi correspondre à ce qui a été créé, c’est-à-dire à la production mais je rajoute à ce qui a été produit ET reconnu comme une richesse par la société au travers du client qui s’est appauvri en monnaie pour obtenir cette production. Cela entraine une limitation obligatoire de la quantité de monnaie.

                C’est la non limitation de la monnaie qui finance toutes les incohérences. Et la prise de conscience de cette vérité va être douloureuse.


              • Hervé Hum Hervé Hum 19 février 19:37

                @Marc Dugois

                toute cause entraine sa conséquence, les deux sont intriqués, indissociables et de fait, les maîtres de la FED savaient pertinemment la conséquence de la politique de la planche à billet, l’histoire passé l’illustrant suffisamment. C’est donc consciemment, en toute connaissance de cause et donc d’effet qu’ils l’ont fait. Bref, la même cause produit toujours le même effet, sauf lorsqu’il y a une modification dans la cause, aussi petite soit t’elle.

                Sinon, toujours sur la même base de la relation de causalité, la limitation de la quantité de monnaie est évidemment la conséquence d’une production elle même limité par les moyens disponibles. Cela dit, le problème du cycle monétaire est tout entier dans la part qui va dans la poche de l’épargnant ou de l’actionnaire, donc, qui ne revient pas dans le cycle monétaire dit de l’économie réelle, celle des 99% et qui dans le système actuel fondé sur la propriété privé de l’outil de production, faute d’un impôt suffisant et qui ne peut pas l’être sans rendre caduque le système, oblige soit à laisser mourir les plus pauvres, soit à créer de la dette, c’est à dire, faire tourner la planche à billet parce que la baignoire de l’économie dites réelle, (celle des 99% donc) de la population, ne peut que se vider vers une autre, celle des 1% des plus riches.

                Bref, sauf à changer les règles du jeu quant à la propriété de l’outil de production, rien ne changera car toujours selon le principe de causalité, tout changer sur la forme, c’est ne rien changer dans le fond et comme le disait si bien Bossuet « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences »

                Bonne fin de soirée !

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