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Accueil du site > Tribune Libre > Commune libre jaune de Montmartre et de France

Commune libre jaune de Montmartre et de France

Quelle joie de voir ce samedi, pour l’acte XIX, Montmartre jaune de monde comme une montagne au printemps sous les crocus perce-neige ! Quel symbole, cette banderole déployée en haut du Sacré-Cœur, laide bondieuserie architecturale construite pour « expier les fautes de la Commune » ! Cette réappropriation par le peuple vivant de cette basilique aujourd’hui encore à tendance intégriste, qui occupe le lieu pour tenter d’effacer le souvenir des Communards assassinés là en masse sur l’ordre de Thiers - massacreur de peuple auquel Macron rendit hommage à Versailles. Oui, l’esprit de la Commune était revenu là, elle fleurissait, vivait, chantait, se réjouissait parmi les manifestants de cette belle journée en forme d’apothéose de la semaine ! Tandis que le pouvoir avait érigé autour de ses sanctuaires un véritable mur d’acier, gris et froid, gardé par des armadas de policiers et de soldats, où se tenait, cadenassé dans sa peur, le sempiternel menteur qui ne veut pas, en fait, qu’on aille le chercher.

Une nouvelle fois, dans toute la France, les Gilets jaunes sont sortis au plein air, et la macronie sans courage ni valeur s’est cachée, violence anonyme, derrière ses murs et ses armées. Encore une fois, la violence anonymisée des unités de police a tenté de reporter sa faute sur le peuple violenté. Et le peuple a montré qu’il était toujours debout, et qu’il continuerait.

« À l’absurde imposé, mécanisé, répond aujourd’hui la violence », écrivait l’historien Alphonse Dupront dans son livre Du Sacré. Après avoir noté que « nos sociétés modernes, effrénées de réglementation et donc de mépris de l’homme, s’acharnent à paralyser, à tarauder ou détruire les puissances de la vie » ; et constaté que « la médiocrité cristallise jalousies de son pouvoir et sa jouissance inquiète jusqu’à férocement, par tous moyens, s’en faire une citadelle. » Comme aujourd’hui, pouvons-nous ajouter, le fait la médiocratie macronienne.

Mais rien n’arrête les puissances de vie. On reproche aux Gilets jaunes un manque d’organisation ? Il n’est qu’apparent : ces gens sont vivants, ils ont plus d’instinct qu’il n’en reste aux élites formatées, et cet instinct, la plus intelligente des intelligences comme disait Niezstche, leur fait suivre la voie de la vie, si déraisonnable puisse-t-elle paraître. « Le scandale de la déraison libère ici l’irrationnel, cette force souterraine qui est puissance d’exister et d’accomplir », poursuit l’historien habité du sens spirituel de l’histoire.

Une force souterraine qui jaillit comme les fleurs dans les champs au printemps. Voilà ce que j’ai vu dans cet acte XIX des Gilets jaunes. J’ai vu la belle France, comme disait Georges Darien dans son livre éponyme : « Voleurs et assassins — les Riches — sont parvenus, grâce à la terreur et à l’ignorance qu’ils imposent et entretiennent, à obscurcir complètement la signification du mot : Patrie. Avec l’aide de leurs deux valets, le Prêtre armé du mensonge et le Soldat qui brandit un sabre, ils ont réussi à interdire à ceux qu’ils ont spoliés la compréhension du mot (…) non contents d’avoir à leur service le prêtre et le soldat, ils ont enrôlé dans leur garde les pions et les sous-diacres de l’écritoire : et ces drôles, s’emparant du mot qu’il ne faut pas qu’on comprenne, le déguisant davantage encore sous le clinquant des phrases et les oripeaux de la déclamation, sont arrivés à en faire un spectre qu’ils opposent aux plaintes et aux demandes des Pauvres — ce mot, qui doit être la synthèse de toutes les revendications sociales ! La Patrie, aujourd’hui, — et, hélas ! depuis si longtemps ! — la Patrie, c’est la somme des privilèges dont jouissent les richards d’un pays. » Et Georges Darien conclut, à propos des pauvres qui se lèvent contre l’iniquité : « s’ils savent faire usage d’une politique très simple, dédaigneuse des vieux rouages de la politique bourgeoise, ce succès se manifestera très rapidement. »

Un événement comme celui de la Commune n’implique pas la violence ni le crime en retour, mais le fait que le crime ait lieu est simplement une preuve (non nécessaire) de la réussite de la Commune. Qui, comme tout événement juste, continue à vivre, à être en mouvement – qu’il ait été tué ou non. Simplement cela ne se passe pas dans le monde apparent, le monde que nous croyons réel alors qu’il est mortel et sans cesse mourant, mais dans le monde profond, d’où il fleurit, se manifeste ici et là dans l’espace et le temps, tout en étant à la fois l’un des moteurs et l’un des guides de l’humanité.

Malgré la volonté de crime et l’accomplissement du crime, ce qui (de l’événement juste) a été fait, en pensée, en parole ou en action, continue à se faire : rien n’a pu l’empêcher de se faire, rien ne pourra l’empêcher de continuer à se faire, rien ne pourra le défaire qu’il ne s’en renouvelle, qu’il n’en renaisse ou n’en ressuscite. Ce qui lui donne sa force est justement de n’avoir pas cédé à la tentation de se protéger par une organisation qui entrerait d’une façon ou d’une autre en contradiction avec ce qu’il est (comme cela fut fait dans l’instauration des régimes communistes), et qui tôt ou tard assurément le conduirait à sa fin (comme c’est arrivé) : le communisme léniniste ou maoïste est fini, contrairement à l’esprit de la Commune, qui est resté pur, donc viable.

La Commune ne s’est laissée ni récupérer, absorber par le système dominant, ni laissée aller à la tentation de se maintenir et de vaincre par un système de domination qu’elle aurait elle-même mis en place. Dans l’un et l’autre cas, elle aurait signé elle-même sa mort, à plus ou moins long terme. Or, nous le voyons bien, elle est toujours vivante – c’est-à-dire non pas identique dans ses manifestations à ce qu’elle fut lors de son apparition, mais identique en son « idée » et changée en ses expressions selon le mouvement naturel, non forcé, de la vie. Et elle est encore toute jeune. Comme dit la chanson communarde : « C’est la canaille… eh bien j’en suis ! »


Moyenne des avis sur cet article :  4.09/5   (58 votes)




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101 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 23 mars 21:08

    Tiens, vous n’aviez pas dit au revoir a Agoravox ?


    • Alina Reyes Alina Reyes 23 mars 22:13

      @ZenZoe
      Pas du tout. Quand ?


    • Alina Reyes Alina Reyes 23 mars 22:46

      @ZenZoe

      @Alina Reyes
      Il m’a été conseillé de partir sur un autre fil, j’ai répondu au conditionnel. On confond fréquemment ce temps avec le futur, à la première personne du singulier : si vous voyez une terminaison en -ai, c’est du futur, si elle est en -ais, du conditionnel.


    • Le421 Le421 25 mars 08:11

      @Alina Reyes
      Hum... Vous savez, Alina, la grammaire de nos jours... C’est réservé aux intellos-gauchos.  smiley


    • illiadegun illiadegun 23 mars 21:46

      La Butte Jaune c’est son nom, le baptême vint un matin

      où le fourbe Castaner a trouvé plus malin........



        • Julien S 23 mars 22:47

          @Sharpshooter - Snoopy86
          .
          Alors là je vous jure que je n’avais pas vu votre commentaire avant de mettre le mien ! 
           smiley


        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 23 mars 23:40

          @Julien S

          Et pour le plaisir je vous remets ci-dessous la description que faisait Alphonse Daudet des communards et qui s’applique parfaitement à la horde de blaireaux analphabètes qui se baptisent aujourd’hui Gilets Jaunes :

          «  Des têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants, les toqués, les éleveurs d’escargots, les sauveurs du peuple, les déclassés, les tristes, les traînards, les incapables » . 


        • Julien S 23 mars 23:50

          @Sharpshooter - Snoopy86
          .
          Diable ! Son fils avait de qui tenir ! 


        • Alina Reyes Alina Reyes 24 mars 00:00

          @Sharpshooter - Snoopy86
          Tous les intellectuels bourgeois (pléonasme) de l’époque détestaient les Communards, comme aujourd’hui la plupart des intellectuels médiatiques détestent les Gilets jaunes. Et ils furent plus tard aussi souvent antidreyfusards, comme ceux de notre époque sont islamophobes.

          Mais Rimbaud, lui, aimait bien les Communards. Et il se foutait bien des bourgeois, des « assis », comme il disait. Et finalement il reste immensément plus vivant aujourd’hui dans le monde qu’un Daudet, père ou fils.


        • Julien S 24 mars 06:18

          @Alina Reyes
          .
          Alors ? Ca vient, mon interdiction de réponse ? 


        • Julien S 24 mars 06:29

          @Alina Reyes
          .
          il [Rimbaud] reste inmensément plus vivant aujourd’hui dans le monde qu’un Daudet
          .
          Rimbaud excite un moment les adolescents, après quoi il emmerde les adultes (sans doute homophobes) qui s’empressent de servir à leurs enfants lM. Seguin, le révérend père Gaucher, Cucugnan et la Sémillante qui avaient tant plu à leur propre enfance. La doulou, non, c’est trop triste. 


        • Aristide Aristide 24 mars 06:29

          @Julien S

          Il faut être en meute. Bon, à deux c’est déjà un bon début ...


        • Julien S 24 mars 06:37

          @Aristide
          .
          Non, en ce qui me concerne c’est basta. Je m’interdis tout seul à partir de dès dorénavant. 


        • Alina Reyes Alina Reyes 24 mars 08:38

          @Julien S
          Voilà qui me rappelle Macron formé par sa grand-mère à la littérature. Les références surannées qu’il en garde. L’impuissance où il s’est trouvé de devenir écrivain, comme il le désirait. Et la façon dont il nous le fait payer, maintenant.


        • Michel Maugis Michel Maugis 24 mars 12:58

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Vous n’avez pas répondu à ma question formulée dans le dernier article de Fergus :

          Quelles sont les régimes que vous adorez ?

          Je vous demande cela puisque vous semblez confondre « défendre des gouvernements en résistance contre l’Empire fasciste » avec « adorer des régimes ».

          Si vous êtes intelligent et honnête, votre réponse s’impose.


        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 24 mars 13:13

          @Michel Maugis

          Ma réponse est celle de Churchill :
          « La démocratie est le pire des régimes - à l’exception de tous les autres déjà essayés dans le passé. » 


        • Michel Maugis Michel Maugis 24 mars 13:14

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Sur une barricade, au milieu des pavés
          Souillés d’un sang coupable et d’un sang pur lavés,
          Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
          - Es-tu de ceux-là, toi ! - L’enfant dit : Nous en sommes.
          - C’est bon, dit l’officier, on va te fusiller.
          Attends ton tour. - L’enfant voit des éclairs briller,
          Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.
          Il dit à l’officier : Permettez-vous que j’aille
          Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?
          - Tu veux t’enfuir ? - Je vais revenir. - Ces voyous
          Ont peur ! Où loges-tu ? - Là, près de la fontaine.
          Et je vais revenir, monsieur le capitaine. - Va-t’en, drôle ! -
          L’enfant s’en va. - Piège grossier !
          Et les soldats riaient avec leur officier,
          Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle
          Mais le rire cessa, car soudain l’enfant pâle,
          Brusquement reparu, fier comme Viala,
          Vint s’adosser au mur et leur dit : Me voilà.

          Victor Hugo


        • Michel Maugis Michel Maugis 24 mars 13:17

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Vous bottez en touche.
          Donnez moi une réponse explicite et ne vous abritez pas derrière les paroles d’un criminel de guerre confirmé

          Soyez franc ! Le régime anglais ? c’est les génocides de par le monde. C’est cela votre démocratie ?


        • Alren Alren 24 mars 13:31

          @Sharpshooter - Snoopy86

          Cette ordure de Gallifet (le fusilleur de la Commune) n’aurait pas aujourd’hui pour massacrer ses compatriotes (au moins trente mille morts dont des femmes, des enfants, des vieillards) les troufions enivrés, bouseux pauvres, bourrés de mensonges par les curés et les notables de leur bled pour cette criminelle besogne !

          Ce minable Léon Daudet n’avait que l’injure à opposer aux idées des intellectuels communards comme les Apathie d’aujourd’hui face aux gilets jaunes et au programme de la FI l’Avenir en commun.

          Parmi elles, il y avait la création d’une école laïque, gratuite et obligatoire et le versement de bourses d’études conséquentes aux étudiants pauvres.
          Des idées détestables en effet.
          Mais les besoins de l’industrie et de l’armée fit que, contraints et forcés, les parasites sociaux de l’époque et leurs valets durent se résoudre à « cette école sans Dieu » par crainte « d’écoles rouges » où les enfants, en sus de l’alphabétisation, recevraient une instruction civique socialiste.


        • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 24 mars 15:11

          @Alren

          Une instruction civique socialiste ? smiley smiley

          Et les gilets jaunes doivent-ils derrière Benitoto financer mademoiselle Chikirou ?


        • Alina Reyes Alina Reyes 24 mars 15:14

          @Sharpshooter - Snoopy86
          Je vous ai donné le choix entre dégager d’ici ou me présenter des excuses pour votre agression sexuelle sexiste. Vous revenez sans excuses, c’est donc moi qui vous vire.


        • Julien S 24 mars 16:27

          @Alina Reyes
          .
          Tiens, ma réponse impolie (mais asexuée) a disparu. 
          Veuillez me considérer comme sexiste et me virer en conséquence. 


        • Alina Reyes Alina Reyes 24 mars 17:48

          @Julien S
          Je ne l’ai pas vue.
          Agoravox fait peut-être un peu de travail de modérateur, ce ne serait pas du luxe, j’ai vu dans certains fils des commentaires ultra-racistes par exemple. D’une manière générale, je trouve dommage que certains articles soient pourris par des conversations avinées de bistrot.


        • Le421 Le421 25 mars 08:15

          @Aristide

          Il faut être en meute.

          Hélas... Ce n’est pas parce que dix imbéciles racontent les mêmes conneries face à une personne sensée que ces gens ont raison.
          Sauf en démocratie...  smiley


        • Alina Reyes Alina Reyes 25 mars 10:10

          @Le421
          Ne pas confondre « conneries » ou expression d’idées différentes et attaques ad hominem. Ici sur Agoravox j’ai été sans cesse la cible d’attaques ad hominem, notamment sexistes, et tout ce qu’ils ont trouvé à faire pour lutter contre ce harcèlement c’est de laisser publier un article insultant sur moi, appelant censure le fait que j’ai fini par bloquer les harceleurs en meute. Champions.


        • JL JL 25 mars 10:23

          @Alina Reyes
           
           ’’ j’ai été sans cesse la cible d’attaques ad hominem, notamment sexistes, ’’
           
           un comble pour un(e) écrivain(e) cité par Babelio :
           
          « Alina Reyes est l’un des plus importants auteurs contemporains de littérature érotique. Écrit avec élégance, ce roman célèbre les joyeuses inventions de l’amour. »
           
          Je trouve !


        • Alina Reyes Alina Reyes 25 mars 10:27

          @JL
          Vous confondez amour et harcèlement ? Quand l’impuissance rend méchant.


        • JL JL 25 mars 10:39

          @Alina Reyes
           
          décidément vous êtes déconcertante, mon post n’avait rien de méchant, au contraire. Auriez vous honte de votre bibliographie ?
           
          Quoi qu’il en soit, à l’avenir j’éviterai de vous croiser  : je pense que vous êtes toxique. Cela n’empêche pas le talent, vous en êtes une preuve sans doute.
           
          ps. Si vous me bloquez, ce sera parfait : au cas où j’oublierais, vous comprenez.


        • Aristide Aristide 26 mars 11:24

          @Le421

          Il est marrant le bidasse, voila donc qu’il sait qui est une personne sensée qui aurait donc raison face à d’autres ...Ouahhh ...


        • Lympios8 Lympios8 23 mars 22:41

          La pertinence de l’analyse politique de cet article est à la hauteur de la qualité des oeuvres produites place du Tertre.


          • Julien S 23 mars 22:45

            Salut, fille du peuple !

            Je suis bête, des fois ! Vous ne pouvez m’interdire que depuis un de vos articles, et pas depuis celui de Nabum ! Ma demandé ne tenait pas debout tant que je n’écrivais pas chez vous ! 

            Tout à l’heure à un rond-point pendant que dix voitures de pauvres mecs au froc vide faisaient gentiment la queue devant un rond-point jaune, j’ai remonté la file en 125 et je suis passé par surprise. Décidément je ne serai jamais raisonnable. Faire ça à soixante-cinq berges !

            Pour Thiers, je reconnais que c’est con qu’il s’appellât Adolphe. Mais à part ça, heureusement qu’on l’avait !


            • symbiosis symbiosis 24 mars 12:26

              @Julien S
              Pour Thiers, je reconnais que c’est con qu’il s’appellât (s’appelât, je corrige, pauvre analphabète)  Adolphe. Mais à part ça, heureusement qu’on l’avait !

              Comme ton père devait jubiler d’avoir l’autre, non ?

              Tel père, tel fils, dit-on !


            • tobor tobor 23 mars 23:08

              On en arrive à un stade où une action estivale pourrait consister en ne rien faire un samedi après avoir fait circuler l’info que ce sera l’acte le plus déterminé et prêt-à-tout (à la manière de Patrick Dewaere dans « Coups-de-tête » 1979).
              .
              Car le soleil était au rendez-vous ce samedi, un avant-goût de ce que le cagnard peut faire cuire du dark-crs deux fois plus vite que du Gilet-jaune (fluo svp). Iront-ils jusqu’à débloquer du budget pour refaire ça en blanc ? Oseront-ils à ce point ressembler aux méchants de Star-wars ?!


              • Alina Reyes Alina Reyes 23 mars 23:19

                @tobor
                Oui, j’admire la réactivité des lumières qui sont censées nous gouverner. Toujours un temps de retard, pour des gens qui s’appellent En Marche... Ils blindent le quartier des Champs une fois qu’il n’y a plus rien à y casser. Et ils y campent leurs flics et leurs soldats pendant que les Gilets jaunes, tranquilles, se dorent à Montmartre. Eh ben on pourra dire que les GJ l’auront bien fait marcher, la macronie, chaque fois à inventer ou improviser autre chose, et ça m’a pas l’air fini du tout.


              • Attilax Attilax 23 mars 23:50

                @Alina Reyes

                C’est encore un bébé, mais on sent le potentiel.


              • Le421 Le421 25 mars 08:21

                @Alina Reyes
                Le coup de Versailles était pas mal non plus.
                Les Champs Élyzées !! Hormis la casse qui ne me branche pas vraiment, je me suis marré de voir les poulets entassés à protéger Le Château alors que les Black Blocks destroyaient le Fouquet’s. Ceci dit, je reste neutre.
                En effet, ce con de pays ne réagit qu’en décalage. Et encore. Depuis Sarkozy, la réaction consensuelle est de se foutre complètement des manifs...
                J’espère qu’aux européennes, ce sera la branlée.
                Encore que la consigne de Radio Paris* est de présenter « le RN au coude à coude avec LREM »... Cinquante fois par jour !!

                *Avec Sibyle Veil aux commandes, ça roule ma poule. Du cousu main...


              • julius 1ER 24 mars 01:48

                Comparer la commune aux Gj’s il faut oser !!!

                Au delà de belles envolées lyriques, je pense que vous vous gargarisez avec des mots, les Gj’s c’est la préhistoire par rapport à la Commune qui en son temps luttait contre un pouvoir despotique celui issu du coup d’etat de Napoléon III en 1851.... mais la Commune s’est révélée à elle-même parceque il y a eu la défaite à Sedan et l’effondrement du Second Empire sinon rien elle n’aurait pas eu lieu !!! 

                alors Macron à la veille d’un coup d’état ????

                mais non puisque son élection est pratiquement un coup d’éclat ( on ne l’avait pas vu venir le jeu de mots encore que Macron lui aussi ) lorsque je vois tous les débats que Macron a performé dans de nombreuses communes où il a été brillant tant par la maîtrise que la connaissance des sujets auxquels il était confronté, à aucun moment je n’ai senti dans cet homme une volonté despotique ou senti qu’il était imbu de lui-même .... alors ????

                Macron c’est Macron et les Gj’s c’est juste une résilience poujadiste qui ne va même pas voter pour nombre d’entre eux ... eh oui c’est un constat que vous pourriez faire en allant sur les barricades, vous Alina qui avez pour eux les yeux de Chimène !!!!

                Vous vous rendez compte de cela ils ont des Droits démocratiques durement acquis par le sang de leurs aïeux et plutôt que faire fructifier ces Droits ils s’en tapent comme de leurs premières chemises en hurlant Macron « démission » !!!!

                un extra-terrestre qui débarquerait au beau milieu de ce brouhaha se dirait qu’ils sont complètement tapés ces gens -là !!!!!


                • Alina Reyes Alina Reyes 24 mars 08:30

                  @julius 1ER

                  Au lendemain de l’élection de Macron, je l’ai comparé en effet à « Napoléon le petit » en reprenant des passages du texte de Victor Hugo, qui semblent décrire Macron : Macron le minus

                  « M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition.

                  Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent.

                  (…) Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même « des hommes ». Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. (…)

                  M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.

                  (…)

                  Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.

                  (…) Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe »


                  http://journal.alinareyes.net/2019/01/02/macron-le-minus/

                  Des causes comparables produisent des effets comparables, même si bien évidemment rien de se répète jamais à l’identique.


                • JBL1960 JBL1960 24 mars 19:00

                  @julius 1ER = Notez bien qu’elle n’est pas la seule, en fait on ne compare pas.
                  Mais il se trouve qu’il y a un lien entre la Commune de Paris et la Commune des communes comme l’avait analysé Kropotkine, il y a 139 ans oui !

                  Et ce texte vieux de 139 ans que tout Gilet Jaune et sympathisant devrait lire, relire et diffuser sans aucune modération, texte qui résonne du son de la fraîcheur et de l’évidence ; Qui n’a pas pris une ride et à claquer, d’urgence, aux museaux de tous les bovins dominants ► ACTE XIX des Gilets Jaunes, Samedi 23 mars ; La Commune de Paris et la Commune des communes !

                  Alors la référence à Thiers n’est pas si hasardeuse, car figurez-vous, qu’un certain Juppé, la semaine où il a été exfiltré au Conseil Constit, avait refusé (ce dont certainement il se serait foutu comme de sa première chemise) la dénomination d’une ruelle Frantz-Fanon à Bordeaux. Tenez, tout est là ; Alain Juppé expulse Frantz Fanon

                  si vous voulez, je ne vous oblige pas, c’est juste pour dire, comme l’affirmait Nietzsche : Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent.

                  Macron c’est Macron et les Gj’s c’est juste une résilience poujadiste qui ne va même pas voter pour nombre d’entre eux ...

                  Dîtes-vous ; Et vous rajoutez même ; lorsque je vois tous les débats que Macron a performé dans de nombreuses communes où il a été brillant tant par la maîtrise que la connaissance des sujets auxquels il était confronté, à aucun moment je n’ai senti dans cet homme une volonté despotique ou senti qu’il était imbu de lui-même .... alors ????

                  Alors qui c’est qui regarde Macron avec les yeux de Chimène ?

                  Mais si voter pouvait changer les choses ils l’auraient rendu illégal, voyez-vous...
                  Nan c’est pas de moi, ni même de Coluche, mais de Emma Goldman, une autre femme, anarchiste oui...
                  Jojo la Gilet Jaune, qui ne veut pas être présidente, mais qui sait lire, et qui s’en prive pas...

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