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Accueil du site > Tribune Libre > Comprendre le monde d’aujourd’hui et de demain

Comprendre le monde d’aujourd’hui et de demain

Nous vivons une bien étrange période. Nous avons l’impression d’être à la fin d’une époque et pourtant, tout semble continuer comme avant. Bien trop d’événements inattendus surviennent sans liens apparents entre eux et il est bien difficile de faire une quelconque prospective au-delà de quelques mois, voire de quelques semaines.

Il y a pourtant beaucoup à tirer des médias mais il faut pour cela aussi s’intéresser à ce qui s’écrit hors de l’Hexagone.

Le monde multipolaire nouveau est peut-être en train de naître sous nos yeux, par petites avancées silencieuses, avec des reculades singulières [1] ou par des discours éclairants [2].

Prenons des éléments isolés, rassemblons-les et voyons comment rendre cela cohérent sans tenir compte des délires des journalistes de courant dominant.

 

Le G8 ! Une image du passé ?

Les États-Unis.

Après un premier mandat durant lequel Barack Obama a essayé de rallier tous les pays du monde autour de lui avec souvent des discours rassembleurs [3] mais qui cachaient mal cette déplorable croyance en l’exceptionnalisme américain, le président est revenu pour un deuxième mandat avec des intentions beaucoup plus déterminées. 

Barack Obama était littéralement tombé en admiration [4] devant les théories de Robert Kagan, le conseiller de Mitt Romney, son rival à la présidence de 2012.

Un article de ce dernier, paru dans le New Republic (janvier 2012) [5], « Le Mythe du Déclin américain » et surtout son essai « The World America Made » (2012) [6] ont convaincu Barack Obama de ne pas être le président du repli sur soi des États-Unis.

C’est à partir de cette vision des choses que l’on doit comprendre toutes les décisions qui sont prisent depuis deux ans par le président des États-Unis.

Robert Kagan n’est pas un conseiller de Barack Obama, il vit à Bruxelles, mais son épouse, Victoria Nuland, est sous-secrétaire d'État pour l'Europe et l'Eurasie (depuis septembre 2013) et elle jouit d’une très grande autonomie vis-à-vis de John Kerry. On a vu cette néoconservatrice zélée à l’œuvre dans la déstabilisation de l’Ukraine et lors de la prise de pouvoir par une junte anti-russe entièrement aux ordres de ses parrains étasuniens.

On peut résumer la théorie de Robert Kagan comme suit :

« Nous, les États-Unis, produisons 25 % du PIB mondial comme lors des 4 dernières décennies et notre armée n’a pas de rivale dans le monde. Cela ne nous permet pas de contrôler les événements mondiaux dans les moindres détails mais cela nous rend très riche, très influent et très dominant. Le véritable problème des États-Unis est son déclin économique qui influencera très vite ses capacités militaires. »

Kagan demande aux lecteurs d'imaginer les conséquences si les États-Unis devaient se rétracter de leurs engagements dans les affaires du monde qu’ils ont contribué à créer afin de se concentrer uniquement sur leurs préoccupations nationales.

Il fait valoir que les États-Unis conservent un mélange unique de caractéristiques dont aucun autre pays ne bénéficie. Tout d'abord, la situation géographique des États-Unis crée une distance avec les superpuissances mondiales dominantes. Ensuite, le mélange du capitalisme et de la démocratie américaine renforce les intérêts mondiaux américains. Enfin et peut-être le moins compris est la force militaire redoutable des États-Unis. 

 
Victoria Nuland et Robert Kagan.
 

Par conséquent, si les États-Unis devaient disparaître de la scène mondiale, ce qui pourrait arriver, Kagan soutient qu'aucune puissance unique serait en mesure ou désireuse de les remplacer comme puissance mondiale suprême. 

La seule option viable pour les États-Unis est de garder une présence militaire visible dans le monde. Ce n’est pas seulement une nécessité économique mais aussi humanitaire. (Sic)

Nous voyons donc un président des États-Unis continuellement tiraillé entre les idéalistes (néoconservateurs) qui constituent son proche entourage et les réalistes, représentés par John Kerry, Chuck Hagel avant sa démission et une partie des généraux du Pentagone qui sont plus enclins à la prudence et aux compromis.

C’est bien cette dichotomie dans l’administration étasunienne qui fait que Barack Obama semble toujours être un président hésitant, voire parfois confus.

L’Europe.

L’Europe est une grande déception en diplomatie internationale. Catherine Ashton qui est restée 5 ans à la tête des affaires étrangères européennes symbolise bien le manque de poids de l’Europe dans les affaires du monde. 

Catherine Ashton.

On peut actuellement voir le « couple » franco-allemand essayer de faire le grand écart diplomatique pour sauver la paix en Europe mais on sent bien que ce sera en vain. Ce sont bien les États-Unis avec leurs puissants relais médiatiques et politiques en Europe ainsi que l’OTAN au niveau militaire qui tirent les ficelles du drame ukrainien. L’Europe fera sans doute partie des perdants politiques et économiques de ce conflit avec le divorce qui s’annonce avec la Russie. Une poussée salvatrice viendra peut-être des Balkans ou du sud de l’Europe [7] mais sans doute trop tard.

La Russie.

Elle traîne encore toujours son image négative de l’époque communiste en Occident. Elle a pourtant bien changé ; elle n’a rien à voir avec la caricature qu’en font les médias dominants occidentaux. Il est d’ailleurs à noter que la plupart de leurs journalistes n’ont soit jamais mis les pieds en Russie, soit refusent de décrire des situations contraires à leur doxa ou soit n’ont que des contacts avec l’opposition pro-occidentale non parlementaire et principalement moscovite.

La Russie avait bien imprudemment ouvert son économie aux échanges commerciaux et aux liens financiers avec les Occidentaux (au contraire de la Chine) et elle est maintenant prisonnière de ces décisions. Vingt-cinq ans de rapports politiques tumultueux ont fini par avoir raison de leur patience et aujourd’hui, de moins en moins de Russes croient encore dans les « valeurs occidentales ». [8]

Le pays s’est relevé de la catastrophique période qui a suivi la fin de l’URSS mais la classe d’oligarques issue de cette période trouble garde encore une grande influence dans le pays. Les milieux bancaires, endettés à l’Ouest, une bonne partie du gouvernement Medvedev, la Banque centrale russe et bien d’autres organismes de l’État mènent de discrètes opérations de déstabilisation en ne relayant pas les décisions du gouvernement. Avec les blogueurs-organisateurs de manifestations et les ONG financièrement aidées par les Occidentaux, ce sont eux que Vladimir Poutine nomme la cinquième colonne. 

Contrairement à ce que prétendent la plupart des médias occidentaux, le président russe ne gouverne pas par ukases. Il n’y a aucune commune mesure entre lui et le comportement d’un tsar comme Pierre le Grand par exemple, sauf la volonté de vouloir construire une Russie forte et respectée.

 Dmitry Rogozine et Sergei Glariev.

Vladimir Poutine consulte beaucoup : l’opposition parlementaire, les milieux d’affaires, les oligarques et bien sûr ses proches conseillers que sont Sergueï Lavrov ou Sergueï Glaziev [9] par exemple. Il peut compter sur les siloviki, sur le complexe militaro-industriel, sur l’armée russe complètement réhabilitée ainsi que sur un soutien populaire massif pour mener sa politique.

C’est ainsi qu’il prend ses responsabilités et en les soumettant à un vote à la Douma si c’est nécessaire pour respecter la constitution du pays. Il signe aussi des lois qui sont d’initiative parlementaire comme la « Loi sur la protection de la jeunesse » qu’on appelle « Loi homophobe » chez nous et qui, on ne rappellera jamais assez, avait été voté à l’unanimité moins une abstention à la Douma

Tant que Vladimir Poutine gardera le soutien de ses concitoyens, il pourra maintenir le cap. Les « sanctions » occidentales et leurs conséquences seront acceptées par les Russes parce qu’ils sont en majorité plus attachés à leur pays et à ses valeurs (Родина) qu’à des biens matériels.

Il est évident que de leur côté, les Russes tiennent avec le gaz une arme explosive contre l’Europe. À court ou à moyen-terme, il n’y a pas d’alternative au gaz russe et dans tous les cas, elle coûterait plus cher. Fermer les vannes peut être considéré comme l’arme choc à utiliser en dernier recours, en cas de déconnexion des banques russes du système SWIFT par exemple. Ce serait le dernier niveau d’escalade avant une guerre chaude…

Il n’y a pas encore de rupture définitive entre l’Europe et la Russie. Vladimir Poutine, de sa position centriste, voudrait garder des liens politiques et économiques, même à un niveau inférieur à la dernière décennie, mais on ne sait pas jusqu’où la crise ukrainienne va dégénérer et une rupture diplomatique totale n’est pas à exclure.

Voilà pourquoi, la Russie a pris des mesures pour ne plus être dépendante des Occidentaux le plus vite possible.

Une phrase d’un des derniers discours de Vladimir Poutine a particulièrement retenu mon attention : « Les sanctions auront un effet sur la Russie mais d’ici moins de deux ans, nous serons sortis de la crise »

Vladimir Poutine est entouré de conseillers sérieux et s’il évoque 2 ans, cela doit correspondre à quelque chose de concret qui aura changé d’ici là.

Il ne peut pas prédire une baisse de la pression des Occidentaux. Une remontée du rouble est aléatoire et la Russie n’a que peu d’influence sur les cours du pétrole. 

Deux ans, ce sera aussi le moment du départ de Barack Obama mais cela ne signifie pas nécessairement le départ des néoconservateurs !

C’est vrai que d’ici deux ans, l’armée russe aura atteint de seuil à partir duquel elle sera sans conteste la deuxième armée du monde en termes d’équipements modernes mais cela ne résoudra pas les problèmes financiers et économiques de la Russie.

Une restructuration de l’économie russe en moins de deux ans est impossible.

Il y a peut-être une autre explication que je développerai plus loin dans l’article.

La Chine.

Depuis son retour à l’avant-plan planétaire, la Chine n’a pas eu d’attitude belliqueuse envers ses voisins. 

On peut dire que l’annexion du Tibet en 1951 est beaucoup plus complexe que l’histoire à l’eau de rose contée par quelques romantiques pour nous attendrir. Avant son annexion par la Chine, le Tibet était bel et bien un État féodal avec des serfs attachés à leur terre et c’est la Chine qui y mit fin.

La région autonome du Xinjiang fait partie de l’Empire chinois depuis 1759. Les troubles y sont provoqués par des éléments al-qaïdistes subventionnés par des fondamentalistes issus du Golfe et sans doute aussi par des officines secrètes étasuniennes.

 Les revendications chinoises sur les îles Diaoyu /Senkaku sont largement justifiées vu que ces iles ont été annexées par le Japon en 1895 et que la Déclaration du Caire de 1943 dit que le Japon doit être expulsé de tous les territoires qu’il a acquis par la force.

Les iles Paracels et Spratleys, pratiquement inhabitées, sont aussi revendiquées par la Chine pour des raisons économiques et pour leurs situations stratégiques.

La Chine sait qu’elle est menacée de « containment » par les États-Unis. Elle ne peut pour le moment répondre à la pression que ces derniers exercent sur elle à partir des zones maritimes. 

Voilà pourquoi la Chine cherche des rapprochements avec les puissances asiatiques continentales et surtout avec la Russie qui, en cas de basculement dans le camp occidental, menacerait tout le nord du pays. La Chine perdrait aussi l’accès sécurisé aux réserves d’énergie russe dont elle a impérativement besoin pour sa sécurité.

L’Inde.

Voilà bien un pays dont a du mal à situer la position politique. Depuis l’époque soviétique, l’Inde a été un partenaire stratégique fiable de l’Union soviétique et ensuite de la Russie et inversement aussi. Dans les années soixante, la Russie et la Chine étaient en conflit (idéologique et territorial). Il y eut même une mini guerre entre les deux pays en 1969 [10] qui faillit dégénérer en conflit nucléaire.

C’est à cette période que l’Inde et la Russie se sont rapprochées. Ils avaient un ennemi en commun : la Chine.

Un missile BrahMos.

La coopération militaire entre l’Inde et la Russie est d’un haut niveau. Il faut mentionner la participation des deux pays dans le programme d’avion de 5me génération PAK FA T-50 et la réussite du missile de croisière supersonique BrahMos [11] aussi issu d’une coopération entre les deux pays.

Il n’y eut jamais de faille dans leurs relations mais récemment, l’Inde a fait un pas vers l’Occident en y achetant beaucoup de matériel militaire. Cela a été contrebalancé par la vente d’hélicoptères au Pakistan [12] et d’avions SU 35 [13] à la Chine.

La dernière visite de Vladimir Poutine à Delhi fut très fructueuse en conclusions de contrats et l’accueil fut très chaleureux. Il en fut de même lors de la visite de Barack Obama en Inde. Il est donc bien difficile de deviner la position de l’Inde pour autant qu’elle en ait une. Ce pays semble plutôt être dans une position d’équilibre et semble attendre le plus longtemps possible et pour pencher d’un côté ou de l’autre de la balance suivant l’évolution de la crise entre la Russie et l’Occident.

Il faut aussi mentionner que le système libéral occidental exerce une très forte attractivité sur les jeunes diplômés et que les meilleurs d’entre eux viennent souvent grossir les effectifs de nos laboratoires de recherche. Des dizaines et peut-être des centaines de milliers d’Indiens travaillent pour les États-Unis et l’Occident en général dans le secteur délocalisé des services administratifs grâce à Internet. Les autorités indiennes doivent aussi en tenir compte.

 
Un Call center en Inde.
 

D’un autre côté, l’Inde ne voudrait pas rater sa participation au projet chinois de « La nouvelle route de la soie » qui est clairement un projet dont les États-Unis seront exclus.

En conclusion, on peut affirmer que l’Inde a besoin de l’Occident pour son économie mais elle désire être respectée et surtout, elle ne désire pas être traitée comme une vassale ne fût-ce que par la première puissance du monde et pour cela, elle a intérêt à adhérer de l’OSC.

L’OSC.

L’Organisation de Coopération de Shanghai a été créée en 2001 et a, comme son nom ne l’indique pas, son siège à Pékin. L’OSC regroupe 6 pays : la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. La vocation de l’alliance est essentiellement sécuritaire : la lutte contre le séparatisme, le terrorisme, l’extrémisme islamiste, le trafic de drogue ainsi que contre l’impérialisme des États-Unis.

Cinq pays y ont le rôle d’observateurs : l’Inde, le Pakistan, l’Iran, la Mongolie et l’Afghanistan.

La Russie préside l’OSC en 2015 et elle ambitionne d’élargir l’Organisation à l’Inde et au Pakistan lors du sommet d’Oufa. L’Iran en cas de levée des sanctions et la Mongolie, pourraient suivre la même voie.

Rien n’est définitivement décidé mais les négociations vont bon train.

L’or.

On doit remonter à l’origine préhistorique des échanges de biens pour comprendre le rôle de l’or dans le commerce. Un simple troc ne nécessite pas de fixer un prix exprimé en une quelconque monnaie. Beaucoup de petits garçons ont échangé leurs billes (une belle pour deux ordinaires) dans des cours de récréation sans connaitre le prix de la bille exprimée valeur monétaire. 

Le commerce devint plus complexe quand il fallut l’étendre à un plus grand nombre de personnes et sur une aire géographique plus large. 

Des cauris en or !

Divers objets (outils, cauris etc.) servirent alors de monnaie locale d’échange et finalement l’or et l’argent en lingots ou en pièces finirent par s’imposer au niveau mondial grâce à leur rareté et à leur inaltérabilité.

Pendant des siècles, l’or fut l’étalon de référence du commerce national et international autrement dit, les valeurs d’un objet ou d’un service étaient déterminés par leur compensation en or (ou en argent)

Le dollar. 

C’est en Chine, au XIe siècle que nait le papier monnaie. Il faudra attendre le XVIIe siècle pour le voir apparaitre en Europe. Ces billets étaient remboursables contre une quantité donnée de métal précieux monétaire ou étaient garantis par des biens de l’État (assignats).

Cette garantie disparut petit à petit et finalement, avec les accords de Breton Woods en 1944, le dollar devint la seule monnaie convertible en or sur base de 35 dollars pour une once d’or. Il faut dire que les États-Unis avaient accumulé tout l’or de leurs alliés en payement des fournitures livrées pendant la Seconde Guerre mondiale et que ces pays avaient encore des dettes faramineuses à rembourser.

Jusqu’en 1971, lorsque Richard Nixon mit fin à la convertibilité du dollar, posséder des dollars était comme posséder de l’or.

Depuis, le dollar est devenu la monnaie de référence pour le commerce mondial. Un privilège dont les administrations étasuniennes ont abusé pour mettre de plus en plus de dollars en circulation. Ce système leur permettait de mener des politiques internationales couteuses sans faire de réels efforts d’économie. Une anomalie dont les États-Unis se sont arrogé le droit en tant que vainqueur de la Seconde Guerre mondiale et comme vainqueur autoproclamé de la guerre froide.

C’est un peu comme si un pays avait des plages pleines de cauris [14] et qu’il lui suffisait de se baisser pour les ramasser. Il ne lui serait alors plus nécessaire de produire des biens vu qu’il peut les acheter sans effort. (Du pétrole par exemple pour les États-Unis.)

Cette situation est évidement inacceptable pour une partie des autres grandes puissances mondiales, surtout celles qui ne sont pas inféodées aux États-Unis.

Voilà pourquoi ces dernières ont un grand intérêt à mettre un système alternatif en place.

L’alliance.

Contrairement aux prévisions des « experts » occidentaux de ces dernières années, la coopération entre la Russie et la Chine se renforce toujours davantage pour devenir un partenariat stratégique prioritaire pour les deux pays. Les rencontres entre les deux chefs d’États se multiplient et on peut supposer que ce n’est pas pour se dire des banalités.

Il y a bien sûr les gigantesques contrats gaziers conclus entre les deux pays et aussi des contrats d’armement mais les aspects sécuritaires vis-à-vis des États-Unis doivent aussi prendre une place importante dans leurs entretiens.

La Russie, actuellement sous les pressions militaire et économique et financière des États-Unis et de l’Occident en général, est la première intéressée par une réorganisation de l’ordre mondial qui est aujourd’hui dominé par les États-Unis. Elle sait que pour trouver son autonomie, elle devra passer par la dé-dollarisation dans ses échanges commerciaux avec ses partenaires ainsi que par l’abandon de sa dépendance au système financier contrôlé par les États-Unis.

La Russie s’est d’ailleurs déjà débarrassées de beaucoup de ses bons du Trésor US sachant très bien qu’ils pourraient être saisis en cas de crise aigüe avec les États-Unis.

Des accords commerciaux ont déjà été conclus avec de nombreux pays avec l’utilisation de leurs monnaies nationales respectives. Il s’agit principalement d’accords avec la Chine, avec l’Inde, avec l’Iran, avec l’Égypte, avec la Turquie et avec divers autres pays dans le monde.

Le principal partenaire pour cette utilisation de monnaies nationales est la Chine avec qui la Russie a procédé à un échange de devises (Swap) [15] entre leurs banques centrales.

C’est ici qu’il est important de s’intéresser au blog de Sergei Glaziev [16], un des principaux conseillers économiques de Vladimir Poutine.

Que peut-on apprendre dans ce blog.

  • Sergei Glaziev constate que les États-Unis utilisent les organisations internationales comme l’OMC, la Banque mondiale ou le FMI à des fins politiques et à leur principal profit. (Le récent prêt de 17 milliards de dollars à l’Ukraine en est le plus parfait exemple.)
  • Les pays qui ne se soumettent pas aux exigences politiques des États-Unis peuvent être sanctionnés par l’administration ou par les tribunaux étasuniens et voir leurs comptes en dollars bloqués ou confisqués.
  • Sergei Glaziev propose de sortir de ce paradigme et, avec d’autres pays importants, d’inventer un système alternatif tout-à-fait déconnecté du dollar.

Suivant des modalités encore en discussion, les fluctuations entre les devises des pays concernés devraient être limitées de manière ne pas compromettre les contrats à moyen ou à long terme.

Nous avons tous vu que la Russie et la Chine ont acheté de grandes quantités d’or depuis quelques années. Il s’agit évidemment d’achat d’or physique, pas des certificats papiers (ZKB Gold) émis par les banques. Elles seraient d’ailleurs tout-à-fait incapables d’honorer ces certificats si tous les détenteurs voulaient les convertir en or.

La Chine, la Russie, le Kazakhstan ou l’Iran sont des pays ayant une faible dette souveraine, des réserves de change importantes ainsi que de grandes réserves d’or [17].

Ce nouveau marché eurasiatique de plus de 3 milliards d’habitants (si l’Inde s’y joint) pourrait donc fonctionner avec des monnaies garanties par les stocks d’or et en dehors de toute spéculation monétaire et financière occidentale.

Il n’y aurait pas de convertibilité avec les monnaies occidentales, cela fonctionnerait uniquement entre les pays ayant adhérés au système. L’OSC serait un cadre idéal pour le gérer.

Le projet chinois des nouvelles routes de la soie (parce qu’il y en aurait plusieurs, des terrestres et des maritimes) est le projet emblématique autour duquel les pays participants devraient s’unir. Ce projet affranchira ces pays de leur dépendance au système actuel et il facilitera le développement économique de tous les pays traversés.

La nouvelle Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), une création de Pékin, et la banque des BRICS seront là pour soutenir ces projets.

Tout ceci est en discussion pour le moment. Il n’y a que peu d’informations qui transpirent des négociations mais le sommet d’Oufa en juillet prochain devrait nous en apprendre davantage.

Les échanges commerciaux avec les pays occidentaux devaient se faire suivants des modalités encore à convenir. 

Vladimir Poutine et Xi Jinping laissent encore la porte entrouverte pour des négociations avec les États-Unis notamment concernant le fonctionnement du FMI et de la Banque mondiale mais mon sentiment est que ce ne sera pas possible avec l’administration actuelle.

À mon avis, Vladimir Poutine pensait à cela quand il avait dit que dans moins de deux ans, la Russie sera sortie de la crise : 2015 pour signer les accords, sans doute au sommet d’Oufa, et commencer à les mettre en œuvre et 2016 pour voir les premiers résultats.

Risques de guerre.

Il est inacceptable pour les États-Unis de permettre la dé-dollarisation d’une grande partie des échanges commerciaux dans le monde et personne ne sait jusqu’où ils sont capables d’aller pour bloquer le projet russo-chinois.

Il y a un grand danger de guerre régionale ou mondiale impliquant la Russie et on sait que cette dernière est prête à utiliser son arsenal nucléaire pour défendre ses intérêts vitaux comme lors de l’annexion de la Crimée comme on a pu l’apprendre récemment par Vladimir Poutine [18].

L’élargissement de l’OTAN à de nouveaux pays, le bouclier antimissiles étasunien [19] et la déstabilisation de pays alliés ont acculé la Russie dans ses derniers retranchements. Elle ne fera plus de compromis qui l’affaiblirait encore davantage.

Une mauvaise évaluation des risques de la part des États-Unis pourrait déclencher un conflit général dont on ne peut évaluer les conséquences.

Il faut aussi mentionner, et c’est inquiétant, le manque de réalisme de certains conseillers du président étasunien. On ne sait pas très bien si certains discours de Barack Obama servent à rassurer ses compatriotes ou s’adressent directement à Vladimir Poutine. Je cite ici pour exemple sa déclaration disant que la Russie n’est qu’une puissance de second ordre alors qu’elle est la deuxième puissance militaire de la planète ou lors de son interview à « The Economist » [20] où lui ou son équipe de communication se sont basés sur des statistiques périmées pour parler de la Russie.

Selon moi, cette croyance en leur supériorité absolue est un grand danger pour la paix dans le monde parce que les États-Unis mettent leurs capacités politique et militaire uniquement au service de leurs intérêts propres.

Aussi, on retrouve dans les idées néo-conservatrices des concepts et des notions trotskystes. Par exemple, dans la théorie trotskyste, nous trouvons les idées de " révolution permanente " et de " parti d'avant-garde ". Chez les néo-conservateurs, l'idée de " guerre permanente " est très présente. Ils prônent l'usage de la force pure pour mener cette " guerre permanente ".

Avec la guerre civile en Ukraine, l’Europe se trouve exposée aux conséquences d’une intervention étrangère dans ce pays et même à un débordement du conflit au-delà des frontières ukrainiennes comme au Moyen-Orient avec la Syrie.

La question que tout le monde devrait se poser est : l’Europe doit-elle se suicider pour satisfaire la volonté des États-Unis de rester la seule superpuissance de la planète ?

Conclusion.

Les années 2015 et 2016 s’annoncent très incertaines pour l’Europe ainsi que pour la Russie et la Commission européenne précédente porte une lourde responsabilité dans cette situation.

En effet, c’est elle qui avait pris l’initiative du Partenariat oriental qui devait associer l’Ukraine à l’Union européenne sans concertation avec la Russie, le principal partenaire économique de l’Ukraine. Le texte de cet accord a longtemps été tenu secret mais on peut le consulter maintenant en anglais sur le blog de Sergei Glaziev [21]. On y découvre 906 pages de conditions et de contraintes que même l’Ukraine de 2013 était tout-à-fait incapable de réaliser sans un plan d’aide de plusieurs dizaines de milliards d’euros et sans doute même de plus de cent milliards d’euros. Avec les contraintes techniques, il s’agissait et il s’agit toujours d’une mise sous tutelle économique de l’Ukraine par l’Union européenne et aujourd’hui par les États-Unis.

Il faut aussi mentionner le TITRE II à partir de la page 12 qui oblige l’Ukraine à s’aligner sur la politique étrangère de l’Union européenne.

Je fais un rapprochement avec cet autre projet européen, l’Union pour la Méditerranée, qui a finalement aussi débouché sur des révolutions, des guerres et le chaos. 

Alors, l’Union européenne, prix Nobel de la Paix ! Était-ce bien mérité ?

Pour conclure, je ne peux m’empêcher de penser à Albert Einstein à qui on avait demandé comment se déroulerait une troisième guerre mondiale. Sa réponse pleine de bon sens fut : « Je ne sais pas comment la Troisième Guerre Mondiale sera menée, mais je sais comment le sera la quatrième : avec des bâtons et des pierres. » 

Essais de prospectives et dernières questions.

La rupture entre l’Europe et la Russie aura des conséquences très négatives pour l’Europe. Jusqu’ici, il y avait un certain équilibre vu que l’Europe achetait du gaz russe et la Russie achetait des produits finis européens : produits agro-alimentaires, voitures et autres produits industriels. Une grande partie de ces produits seront dorénavant fabriqués localement ou seront fournis par des pays non européens tandis que le gaz russe devra toujours être acheté par les pays européens. Ce déséquilibre commercial et ses conséquences n’ont pas encore été calculés par les économistes mais il se chiffrera certainement en dizaines de milliards d’euros au détriment de l’Europe.

Vladimir Poutine pense qu’il y a une offensive occidentale contre la Russie pour la soumettre aux dictats des États-Unis. Je pense qu’il a raison et qu’il y aura encore d’autres agressions contre les intérêts russes.

Je pense que le président Obama est déterminé à maintenir coute que coute le leadership des États-Unis dans le monde mais qu’il n’aura pas le temps de le faire avant la fin de son mandat. L’Ukraine est en pleine crise, la Syrie et l’Irak en guerre totale, l’Iran ne cèdera pas sur l’essentiel de son programme nucléaire, le nord de l’Afrique est en pleine ébullition et déjà se profile un nouveau conflit au Venezuela. De plus, l’Europe ne voit pas le bout du tunnel de sa crise avec sa croissance économique en berne et avec l’endettement endémique de la plupart de ses États.

Je ne pense pas qu’une issue pacifique de la crise ukrainienne ne sera possible rapidement. Beaucoup d’aspect ne sont pas évoqués dans nos médias comme par exemple le vœu des Ukrainiens de voir la disparition du régime oligarchique.

Je ne crois pas que les Ukrainiens accepteront les conditions que le FMI veut leur imposer sans réagir violemment. 

Pour le moment, des milices anti-russes soutenues par des oligarques ukrainiens sévissent dans tout le pays. Je crois qu’un mouvement de révolte et peut-être même une guerre de partisans discrètement armés par Moscou finira par apparaitre. Si c’était le cas, ce serait l’anarchie dans tout le pays. Le vent de fronde contre la mobilisation souffle déjà dans le pays et il donne un aperçu de l’état d’esprit des Ukrainiens. Il faut aussi tenir compte de la démobilisation de soldats de retour du Donbass et dont on connait l’animosité envers leur hiérarchie.

Quelques questions à se poser.

Y aura-t-il une rupture entre les grands pays européens et les États-Unis ?

Quel avenir pour l’OTAN après la crise ukrainienne ?

Quel avenir pour l’Union européenne avec les divisions politiques qui se profilent ? 

Là, personne ne peut prédire ce qu’il adviendra.

 

 

[1] Le renoncement du bombardement de la Syrie en 2013 par exemple.

[2] Voir par exemple le discours de Munich de Vladimir Poutine en 2007.

[3] Le discours du Caire, le bouton de redémarrage avec la Russie, la stratégie de retrait d’Irak et d’Afghanistan, la promesse de fermeture du camp de Guantánamo…

[4] President Barack Obama is personally enamored with a recent essay written by neoconservative writer Bob Kagan , an advisor to Mitt Romney , in which Kagan argues that the idea the United States is in decline is false. (Foreing Policy 20 janvier 2012)

[5] (Lien.)

[6] (Lien.)

[7] Les États-Unis ont politiquement et économiquement beaucoup investi en Europe du Nord-Est (Pologne, Pays Baltes etc.) en négligeant le sud de l’Europe qui se sent laissée-pour-compte et qui peut voir l’arrivée au pouvoir de majorités contestatrices comme en Grèce ou en Hongrie par exemple.

[8] (lien.) L’opposition pro-occidentale représente moins de 5 % en Russie. La vraie opposition russe est le parti communiste. Si demain il y avait des élections honnêtes dans ce pays, il arriverait sans doute en tête des scrutins.

[9] (lien.)

[10] (lien.)

[11] (lien.)

[12] (lien.)

[13] (lien.)

[14] (lien.)

[15] (lien.)

[16] (lien en russe.)

[17] L’Iran ne dévoile pas le montant de ses réserves d’or mais vend son pétrole contre de l’or avec certains pays. La Russie convertit en or une partie des dollars qu’elle perçoit pour la vente de son pétrole et de son gaz.

[18] (lien.)

[19] Les États-Unis ont mensongèrement prétendu pendant des années que le bouclier antimissile n’était pas orienté contre la Russie. Avec la crise actuelle, les masques tombent et la vérité apparait dans toute sa crudité. Ils ont bonnes mines tous ces journalistes qui parlaient de la paranoïa des Russes. 

[20] (lien.) L’équipe de communication de Barack Obama qui a collationné les déclarations d’Obama à une interview de The Economist.

[21] (lien.) Traité d’association.


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76 réactions à cet article    


  • Gieller Gieller 18 mars 2015 13:46

    Je pense que le rapprochement de l’Angleterre, l’Allemagne et la France avec l’AIIB apporte des éléments de réponses. smiley

    L’europe (hors commission européenne) a bien compris où était son intérêt.
    Les Etats Unis sont au bout du bout de leur système, nous avons tout intérêt à pivoter vers l’Asie. Tous les « vassaux » des US sont en train de faire un bras d’honneur à l’oncle Sam. Les arabes refusent l’interventionnisme US pour faire la guerre à l’Etat Islamique, les relations entre les US et Israël n’ont jamais été aussi tendues.
    Il ne reste plus en Europe que quelques états baltes russophobes pour soutenir les états unis dans leur entreprise de déstabiliser l’Europe. L’Allemagne et la France ont clairement pris position pour une normalisation des relations avec la Russie.


    • Pierre Pierre 18 mars 2015 14:36

      @Gieller
      L’AIIB est la principale banque qui doit financer la nouvelle route de la soie dont la destination finale devrait être l’Europe. Il est donc normal que de grands pays européens veulent rejoindre cette banque, ce projet les concerne aussi. De plus, s’ils veulent recueillir quelques contrats, il vaut mieux faire partie du CA de la banque.

      Ce qui m’intéresse davantage, c’est de voir ce que vont faire les Etats-Unis. Vont-ils snober ou participer ? Ils ne peuvent plus saboter, c’est trop tard. 


    • alinea alinea 19 mars 2015 00:21

      @Gieller
      Et l’Italie !
      Je trouve que c’est une bonne nouvelle, même si le prétexte est le fric !!!


    • devphil30 devphil30 18 mars 2015 14:35

      Au fou , il n’a rien compris .....

      « Il est inacceptable pour les États-Unis de permettre la dé-dollarisation d’une grande partie des échanges commerciaux dans le monde et personne ne sait jusqu’où ils sont capables d’aller pour bloquer le projet russo-chinois.

      Il y a un grand danger de guerre régionale ou mondiale impliquant la Russie et on sait que cette dernière est prête à utiliser son arsenal nucléaire pour défendre ses intérêts vitaux comme lors de l’annexion de la Crimée comme on a pu l’apprendre récemment par Vladimir Poutine [18]. »

      La défense des intérêts vitaux de la Russie est menacée par une puissance hégémonique qui à des centaines de conflit et d’agressions à son actif destructeur.

      Mettez des chars Russes aux portes des USA et on verra si le calme américain est similaire à celui de Poutine.

      On verra si après avoir traiter Obama de psychopathe , l’avoir comparer à Hitler , l’avoir ridiculisé , il sera aussi charismatique.

      Philippe 

       


      • christophe nicolas christophe nicolas 18 mars 2015 14:46

        @devphil30


        Il ne faut pas toujours voir le nucléaire en terme de méga bombes, les spécialistes font aussi des « bombinettes ».


      • Pierre Pierre 18 mars 2015 15:49

        @devphil30
        Le réalisme veut qu’on évalue la force de son adversaire avant de le défier. Il est aussi intéressant de savoir quelles sont ses intentions et c’est ce que j’ai essayé de faire dans cet article.

        Vladimir Poutine sait cela mieux que moi et en tant que bon judoka, il sait temporiser et attendre le bon moment pour mettre son adversaire ippon.

        Les Etats-Unis ne sont pas qu’une force militaire redoutable. Ils détiennent d’autres leviers capables de faire plier presque tous les pays du monde.

        J’ai récemment entendu Nicolas Dupont-Aignan révéler une partie du contenu d’un entretien qu’il a eu avec le président Hollande.

        Il lui faisait remarquer que les Etats-Unis avait augmenté leurs importations en Russie alors que les Européens les avaient diminuées.

        François Hollande aurait répondu : « Oui, je sais, c’est ainsi. Les Américains décident et nous, on paye. »

        Je voudrais bien savoir quels leviers les Etats-Unis détiennent pour ainsi museler la France.


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 mars 2015 19:40

        @Pierre
        C’est simple, l’Union européenne est une colonie US et toute la classe politique est d’accord.
        Tous les dirigeants politiques ne s’appellent pas De Gaulle, Chavez ou Poutine.


      • devphil30 devphil30 18 mars 2015 19:50

        @Pierre

        Merci pour ta remarque.

        Le fait de jouer avec le feu peux conduire à déclencher un incendie difficilement maitrisable surtout avec le ressenti avec les USA à travers le monde.

        Philippe


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 mars 2015 20:59

        Les BRICS en 2015, vont mettre en service des câbles sous marins pour ne plus passer par ceux des américains. « La Guerre des câbles »


      • elpepe elpepe 19 mars 2015 11:19


        @Pierre
        Je voudrais bien savoir quels leviers les Etats-Unis détiennent pour ainsi museler la France ?

         la reponse est simple des couilles que de toutes evidences on n a pas, sans parler du cerveau absent aussi, par contre on a une kamisole de force qui s appelle l Europe
        L enfer est pave de bonnes intentions et l Europe en est l exemple edifiant


      • elpepe elpepe 19 mars 2015 11:29


        @Fifi Brind_acier
        http://www.lesechos.fr/21/08/2014/lesechos.fr/0203716546482_satellites-gps---la-concurrence-chinoise-et-russe-s-organise.htm

        Beaucoup plus strategique c est pour cela que la guerre, destruction et brouillage des satelittes adversaire est bien plus que strategique, car sans, voir avec eux les ogives nucleaires sont aveugles, voir les leures GPS permettent de redesigner les cibles,
        C est de bonne guerre, quand il s agit d irradier plus de la moitie de la planete, la bonne humeur et l esprit bon enfant est de mise ah ah ah que notre monde et Politiques sont farceurs et facetieux


      • Pierre Pierre 19 mars 2015 14:14

        @elpepe
        Cerveau absent et Europe. Oui mais il doit y avoir d’autre leviers. Le contrôle des médias en est un aussi. Je pense cependant que les sanctions de qui sont imposées actuellement contre la Russie pourraient s’appliquer à un pays européen qui ne suivrait pas le ligne imposée par les Etats-Unis. Cela ferait encore plus mal que contre la Russie étant donné le lourd endettement de la plupart des pays européens et leur dépendance aux notes des agence de notation pour le taux de leurs crédits. Il y a aussi la dépendance des européens aux technologies made in USA. Armement, secteurs industriel et financier etc.



      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 mars 2015 18:58

        @elpepe
        Je sais, c’est expliqué dans cet article : « Syrie, échec et Obamat ».

        Les Russes sont aussi capables de « déconnecter » toute l’électronique d’un navire de guerre.
        « Le Donald Cook US s’est fait déconnecter en Mer Noire »


      • devphil30 devphil30 20 mars 2015 10:59

        On parle sur sputninews du cas inversé avec des manœuvres Russes aux portes de USA



        Cela semble tellement logique mais personne en Europe n’ose contrer l’oncle qui nous veux tant de bien 

        Philippe 


      • Le p’tit Charles 18 mars 2015 14:53

        Comprendre le monde... ?

        Notre petite planète rétrécie de minute en minute par l’opération de quelques personnages qui font et défont la société a leur convenance et pour seul but celui de l’argent... !
        J’avoue humblement ne pas comprendre cette pensée inique de quelques uns sur les peuples.. ?
        Pour du papier..des diamants ou de l’or..des « Harpagons » sans talents..a l’EGO démesuré...

        • lsga lsga 18 mars 2015 15:24

          @Le p’tit Charles
          Notre petite planète est un gros caillou d’un diamètre de 12.000Km qui tourne autour d’une grosse boule de feu d’un diamètre d’un million de kilomètres, à la vitesse de 29 Km/s, et cela depuis 4,5 Milliards d’année.

           
          La vie est apparus il y a 3,5 Milliards d’années. Les premiers mammifères apparaissent il y a 200 millions d’années, le Homo habilis il y a 2,5 millions d’année, l’homo sapiens (nous) il y a 200.000 ans, la « civilisation » (l’agriculture et les villes) il y a environ 10.000 ans. La civilisation depuis se développe de manière exponentielle. 
           
          La « France », enfin le bout de terrain géologique qui correspond aujourd’hui à la France, apparaît il y 2,5 Million d’année (le quaternaire), et disparaîtra au strict maximum d’ici 250 millions d’années.
           
          le vieux français a été parlé durant 400 ans, le français classique durant 200 ans, et le Français moderne apparaît au 18ème siècle et devrait disparaître au plus tard d’ici 200 ans. Toutes les traditions du 12ème siècle avaient totalement disparue au 15ème siècle, toutes les traditions du 15 ème siècle avait disparu au 18ème siècle. Aujourd’hui, toutes les langues et traditions régionales qui faisaient la diversité de la culture française au début du 20ème siècle ont disparu. Un jour, toutes la culture et les traditions actuelles auront disparues aussi.
           
          L’espérance de vie d’un français est de 75 ans (cad : une chance sur deux d’y arriver, seul 50% y arrivent). Je te laisse calculer combien de temps ça te laisse à vivre.
           
          La Terre disparaîtra avec le soleil d’ici un peu moins de 5 milliards d’années.
           
          Comprendre le monde : c’est comprendre que tout naît, vie et meurt. Les étoiles comme les planètes, comme les espèces, comme les civilisations, comme les cultures, comme les pays, comme les nations, comme les individus.
           
          Mais pour l’espèce humaine : rassure toi, elle te survivra, elle t’oubliera. Elle est au tout début de son Histoire, et l’Histoire de la « France » n’aura été qu’un très bref instant dans sa très longue existence
           



        • Le p’tit Charles 18 mars 2015 15:34

          @lsga...heu..oui merci...mais il est question de faits de sociétés...pas de l’apparition ni de l’univers ou de notre planète.. ?

          Merci quand même...

        • lsga lsga 18 mars 2015 15:37

          les deux sont intiment liés. 

          Toute culture, y compris la culture française, est destinée à disparaître et mourir. C’est le cycle de la vie. 

        • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 18:44

          @lsga
          ... Et dans sa très longue existence, la France aura trouvé il y a deux cents ans, le bonnet phrygien cocardé, guignolement planté sur votre cafetière, qui émet de ci, de là, cahin caha des jets vaporeux de petit maçon de province ! C’est dire si la nébuleuse lsga est présentable et opportune !


        • lsga lsga 18 mars 2015 18:52

          les sans-culottes, c’étaient les bobos de l’époque, friqués, bien habillés, qui travaillaient dans les nouvelles technologies (imprimerie, tissage, etc), et qui étaient de loin les plus révolutionnaires et les plus progressiste.

           
          La France va mourir : pourquoi en doutez vous ? pourquoi cela vous chagrine-t-il ? 
          Dans ce monde, tout naît, vie et meurt. 

        • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 19:00

          @lsga

          Pourquoi parler au futur. La France, elle est déjà morte par les bons offices de l’oncle Sam....


        • lsga lsga 18 mars 2015 19:02

          la langue française n’est pas morte. Cela arrivera. 


        • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 19:06

          @lsga

          Comment ?


        • lsga lsga 18 mars 2015 19:20

          vous dites « la France est déjà morte », et je dis : « non, pas tout à fait, mais ça arrivera ».

           
          Le cycle de la vie : c’est comme ça, on meurt tous un jour.

        • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 19:56

          @lsga

          Oh ! Pythonisse qui lisez si bien dans le marc de café, que dit votre auguste cafetière bonnetée cocardée, sur les soins palliatifs de la grande démocrature état-zunienne ?



        • lsga lsga 18 mars 2015 19:59

          @symbiosis
          je vais lire dans le marc de café : un jour, tu vas mourir. Étonnant non ?

           
          Mais oui, la Russie, les USA, l’Europe, la France : ils finiront comme Babylone, les phéniciens, Rome, la Perse, les celtes, et tant d’autres. Un jour : ces civilisations mourront pour laisser place à d’autres.


          Vivement !

        • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 20:01

          @lsga

          Mmmh, je vois d’ici votre cocarde frétiller au son des trompettes de la mort....


        • lsga lsga 18 mars 2015 20:05

          @symbiosis
          et oui, la conscience de la mort est très importante dans le courant progressiste révolutionnaire. On attend avec impatience la mort du Capitalisme et la naissance du Socialisme.

           
          Les réacs par contre, ils ont tellement peur de la mort et du progrès, qu’ils aimeraient que le monde disparaisse dans un grand apocalypse avec eux : « après moi le déluge » hein ?
           
          Le monde vous survivra, et vous oubliera. 

        • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 20:08

          @lsga

          Je décroche c’est trop puissamment raisonné et sophistique pour mon cortex d’humain lambda.
          Désolé et tchao !


        • alinea alinea 18 mars 2015 22:26

          @lsga
          Oui Isga, mais les disparitions et apparitions allaient au rythme de la longévité d’un homme ; aujourd’hui on atteint la longévité d’un papillon ! C’est soulant, au sens propre, parce que bizarrement, le cerveau humain n’a pas suivi cette évolution ! Et quand je dis cerveau, je parle aussi de la psyché !


        • lsga lsga 18 mars 2015 22:56

          @alinea
          la bonne nouvelle, c’est le transhumanisme qui va améliorer le cerveau humain.

          vivement. 
           

        • kalachnikov lermontov 18 mars 2015 23:03

          @ lsga

          C’est le machin rouge que t’as sur la tête ? Ca craint quand même.


        • lsga lsga 18 mars 2015 23:11

          @lermontov
          non ça c’est pour cacher l’excroissance de mon cerveau reptilien. 


        • alinea alinea 19 mars 2015 00:22

          @lsga
          pas besoin, assez de myéline comme ça !


        • tobor tobor 22 mars 2015 17:51

          @lsga : « les deux sont intimement liés »

          J’adhère pleinement !
          ...la solution au mal être et à l’essoufflement de cette planète passe par cette prise de conscience et les passages à l’acte qu’elle peut induire ou, d’autre-part, calmer.
          Le monde dont on voit l’état se dégrader se passe aussi en nous. La politique, science, religion, l’économie, l’enseignement, tout, jusqu’au cancer, mal de l’époque moderne ...la métaphore possède une infinité de dimension inconcevables à l’esprit rationnel, elle est pourtant évidente !
          Obama, Poutine, « l’EI » et même « Israël » vivent en chacun/e autant que dans les rapports a son entourage !
          Il faut mettre de l’équilibre (non pas de l’ordre) dans nos existences et les choses s’arrangeront !


        • Laulau Laulau 18 mars 2015 17:58

          Merci pour cet article en tout point remarquable.


          • Werner Laferier Werner Laferier 18 mars 2015 18:28

            Le président Bush, photo du G8 fut un leader clairvoyant et charismatique aux ambitions humains et compassionnelle, nous regrettons un chef de cette acabit, ne nous inquiétons pas pour autant, dans les prochaines élections présidentielles, nous aurons la chance cette fois ci d’avoir des candidats clairvoyants à la fois dans le parti républicain, mais aussi démocrate (Hillary Clinton).

            La Russie n’a plus rien à faire dans le G8, c’est un état barbare, terroriste et criminel qui doit être condamnée implacablement par la communauté internationale pour le bien de l’humanité. Notre plus grande crainte serait que des criminels restent au pouvoir et ne soit jamais condamnée, Poutine et son régime sont des criminels en exercice, Assad également, les Ayatollahs iraniens poursuivent le même chemin ect...
            Pour obtenir la paix, il faut préparer la guerre, tout est dit.


            • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 18:57

              @Werner Laferier

              Il est intéressant de vous voir mentionner la communauté internationale qui ne représente pas grand chose de plus que l’anglo-sphère occidentale, petite communauté néo colonialiste pour qui, c’est clair et nous l’avons compris, tout ce qui ne lui ressemble pas est donc barbare, Russie comprise, a fortiori aujourd’hui.
              Ça n’est peut être pas un hasard si Vladimir Poutine est plébiscité comme le président le plus apprécié dans les pays nommés avec grand mépris, du tiers monde, par ... la communauté internationale.
              Ça n’est pas un hasard non plus si cette communauté internationale est sur les dents aujourd’hui quand elle voit, pantoise, que les autres qui ne sont pas elle représentent les trois quart de la population mondiale en lui tenant tête comme jamais...


            • Pierre Pierre 18 mars 2015 19:28

              @Werner Laferier

              Je vois que vous êtes encore toujours aussi nuancé dans vos propos.  smiley

              W Bush est un idiot fini. D’ailleurs, ce n’est pas lui qui gouvernait mais la bande de néo-cons qui l’entouraient. C’est d’ailleurs Dick Cheney qui avait pris les commandes du pays le 9/11. W Bush se cachait dans je ne sais quel abri. Il n’y a qu’a voir sa tête d’ahuri quand on lui annonce la nouvelle de l’attentat dans une classe de maternelle. Il n’avait même pas pensé à interrompre sa séance pédagogique avec des bambins.

              Vous voulez les voir revenir. Et bien bon courage !!!

              Vous habitez aux Etats-Unis et moi en Europe. Moi, je voudrais que les ricains nous lâchent les baskets et qu’ils laissent les Européens et la Russie régler les problèmes du continent.

              Que viennent-ils foutre à 10000 km de chez eux ?

              Le pire, c’est que leurs 10 ans de conneries en Afghanistan et en Irak ont donné le temps à la Russie et à l’Iran de se relever et de se renforcer au point qu’il devient très problématique d’encore les agresser.

              Pour les criminels !!! Vous connaissez la chanson : Si tous les cocus, avaient des clochettes etc.

              Vous remplacer « cocus » par « criminels » et vous saurez ce que j’en pense. Ça f’rait tant d’chahut
              Qu’on n’s’entendrait plus.


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 mars 2015 19:50

              @Werner Laferier
               Pour Hillary Clinton, le fric n’a pas d’odeur. Une belle recrue, à l’image des 47% des membres du Congrès qui deviennent millionnaires pendant leur mandat.


              Tout ce qui intéresse les USA , c’est de répandre le chaos, pendant ce temps, les affaires continuent !
              L’Ukraine va être obligée de vendre ses terres agricoles à Monsanto pour rembourser le FMI.

            • lsga lsga 18 mars 2015 19:56

              @Fifi Brind_acier
              on peut connaître le patrimoine et le Capital de Asslineau ? savoir où est investi son argent ?


            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 18 mars 2015 20:01

              @lsga
              Vous êtes contrôleur fiscal, en plus d’être troll de l’ Empire ?
              Vous allez pouvoir étendre vos activités, l’ UE prépare un plan pour contrer « les désinformations » des médias russes.


            • lsga lsga 18 mars 2015 20:03

              @Fifi Brind_acier
              donc, si les députés US sont riches et investissent leur argent dans des entreprises lobbyistes : c’est grave. 

               
              par contre, si Asselineau et riche et investit son argent dans des entreprises lobbyistes : c’est une question de vie privée.
               
              C’est bien ça ?

            • Wladimir Wladimir 19 mars 2015 01:52

              @Werner Laferier

              Alors « Werner », encore échappée de l’asile ?


            • AlainV AlainV 19 mars 2015 11:43

              @Werner Laferier
               C’est à prendre au 3e degré, n’est-ce pas ?


            • La Dame du Lac La Dame du Lac 19 mars 2015 16:03

              @Werner Laferier
              Je vous remercie cher Werner, vous avez un sens de l’humour remarquable et un cynisme que peu de gens peuvent comprendre. J’ai beaucoup ri et ça faisait longtemps.
              Merci


            • Pierre Pierre 19 mars 2015 17:20

              @La Dame du Lac
              Mais non, Werner ne connait pas le second degré. Il est très sérieux et il croit ce qu’il écrit. J’ai tout une recueil de wernererie. Il faudra que je pense un jour à les publier, il y en a d’énooormes.


            • malitourne malitourne 19 mars 2015 17:21

              @lsga
              Bof ! Puisque tout meurs après tout...


            • tobor tobor 22 mars 2015 17:58

              @Werner Laferier :

              Cherchez un discours officiel U.S qui invite à la paix... néant !
              Tout n’y est que motivation à guerroyer !
              Cherchez un discours officiel Russe qui invite à la guerre... néant !
              Tout n’y est que raisons de pacifier !
              Puis lisez-vous.
              Vous invitez juste à la guerre.


            • coinfinger 18 mars 2015 18:36

              En gros je trouve cet article bon . Mais les euphémismes sont tellement nombreux que je renonce à en faire un listing . Celà ne m’étonne pas que vous ne voyiez pas ce qui se pointe à plus de quelques semaines .
              Dans l’ordre de lecture pour commencer Obama , ne brille pas par sa stratégie , éclairé par le néocon de service là , Kagan (et la pétasse Nuland , on s’en régale ), au contraire il excelle dans l’opportunisme , l’incertitude , le faux semblant .
              Pour ce qui est des outsiders Russie , Chine , Inde , en y a pas méme unis qui révent de prendre la place du Calife ( = les USA ) surtout vu où çà l’a mené , le leadership mondial , c’est terminé , caduc , çà reste juste dans les esprits , et malheureusement dans le secteur des esprits mondial qui par inertie conserve un poids énorme . Mais on juge pas des évolutions ,ni en fonction des masses acquises , ni des vitesses acquises , mais des différences secondes , subtiles et apparemment négligeables . Là c’est clair , leur armada militaire aux USA , sont en train de la gaspiller , comme les mauvais héritiers qui vendent les bijoux de famille .
              Le monde futur sera ’multipolaire’ , et pour longtemps .
              C’est pas au XIe siécle en Chine qu’est apparu le papier-monnaie , à cette époque là , c’était au plus des lettres de change , c’est deux siécles plus tard avec l’Empire terroriste Mongol , ben oui , ils ont innové longtemps avant les USA , en inventant , non seulement l’Empire Mondial , les communications mondiales ( la poste ) , le terrorisme ( de masse, s’entend , celui des élites , c’est sain , çà devrait aller de soi ) , mais le papier-monnaie , c’est à dire le papier inconvertible . Où ils sont les Mongols maintenant ?
              Etc , j’arréte là . (Pas vraiment , je m’arréte , parce qu’il y a mythe bien engrammé , technologiste, selon lequel on a tellement évolué et qu’on avance tellement vite ( y compris dans le négatif ) que les époques antérieures , ne saurait nous étre comparé .
              çà ne tiens pas la route 30secondes , dés lors qu’on éteint les médias et qu’on cherche à évaluer par soi méme . La démographie , depuis 5000 ans , elle continue à suivre sa tendance multi millénaire
              La technique elle est mille fois plus puissante certes mais pour assurer une population mille fois plus importante ( mille c’est une métaphore ) aux niveau des différences secondes c’est toujours le méme rythme , lent , parfaitement prévisible .


              • alinea alinea 18 mars 2015 22:33

                @coinfinger
                Absolument d’accord avec votre dernier paragraphe ! c’est la mousse qui s’agite mais ce qui se cogite est au rythme du cerveau qui lui n’a pas changé ! On a donc le temps de voir si on ne se laisse pas aveugler.


              • Pierre Pierre 18 mars 2015 23:01

                @coinfinger
                D’abord, merci pour votre long commentaire. Effectivement, j’essaie toujours de garder une certaine neutralité dans certains de mes articles comme celui-ci par exemple. J’essaie d’y mettre le maximum d’éléments et c’est à chacun de se faire son idée sur le sujet.

                Pour Barack Obama, j’ai bien précisé dans l’article qu’il est hésitant en politique étrangère. A mon avis, il a adopté les théories néo-conservatrices mais quant les réalistes lui exposent les conséquences que pourraient avoir ses décisions, il hésite, il atermoie et il finit par renoncer. N’oublions pas qu’il est arrivé au pouvoir sans aucune expérience en politique internationale et les premières années de son mandat furent facilitées avec Dmitry Medvedev à la tête de la Russie. La résistance de Vladimir Poutine le surprend un peu plus.

                L’histoire des monnaies est un sujet passionnant. J’avais préparé un article sur le sujet mais je ne l’ai pas fini. L’idée m’étais venue en visitant le très intéressant musée de la Banque nationale à Bruxelles (http://www.nbbmuseum.be/fr/collections) Je finirai peut-être l’article plus tard, je manque de temps.

                Vous m’avez quand-même appris l’histoire du papier monnaie chez les Mongols. Je vais approfondir le sujet, cela m’intéresse. Je remarque quand-même qu’ils savaient fabriquer du papier deux siècles avant les Européens.

                J’avais surtout introduit ce sujet pour indiquer que la Chine et la Russie vont peut-être adosser leurs monnaies à l’or, comme cela se passait avant qu’on ne crée de l’argent de manière électronique.


              • alinea alinea 18 mars 2015 23:56

                @Pierre
                Les Indiens savaient que la terre était ronde, connaissaient les éclipses et les mouvements des planètes, deux mille ans avant Galilée !!!
                Bon, il n’y avait pas internet à l’époque !


              • coinfinger 19 mars 2015 07:45

                @Pierre
                Je vous encourage à approfondir la question de l’Empire Mongol dans les rapports financiers internationaux . Parce que c’est au cours de cette période que la polarité du monde c’est inversée de l’Orient vers l’Occident . Du fait que les Khan controlaient les principales routes financiéres et commerciales au profit de Venise et accessoirement de l’Eglise Catholique dont les finances étaient gérées par Venise .
                Braudel note furtivement , mais trés clairement que cette époque fut une charniére capitale dans l’Histoire du Monde , pour schinter définitivement la question , et ne brosser le portrait de la Médtiterranée et des autres civilisations qu’aprés coup . Pourquoi ? Quelque chose me dit que c’est le poids énorme de l’Eglise dans l’affaire , le lien avec le terrorisme Mongol y compris contre d’autres chrétiens qui pése lourd ...


              • coinfinger 19 mars 2015 07:55

                @coinfinger
                Et aussi changements radicaux au sein de l’Europe occidentale .
                Fin de l’ossature économique autour du commerce de la laine et de Florence , Génes ....
                Passage des monnaies argent aux monnaies or .
                Apparition de la propriété privée de la Terre . Guerre de Cent Ans , etc ....



                • lsga lsga 18 mars 2015 20:02

                  @Fifi Brind_acier
                  l’avenir de la Russie visible à Moscou. par Dédé la samure.


                • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 20:33

                  @lsga

                  lsga atlantico ??? Yeeesss


                • lsga lsga 18 mars 2015 22:51

                  @symbiosis
                  j’y ai trollé activement pendant au moins un an, avant qu’ils ne rendent obligatoire l’abonnement. J’allais quand même pas leur filer du fric....

                   
                  J’y ai donné des bonnes leçons de libéralisme économique à pas mal d’économiste libéraux, et j’ai souvent croisé le fer avec Benoit Rayski, le juif antisémite à la Éric Zemour. 
                   
                  ça été un vrai bonheur. 

                • symbiosis symbiosis 18 mars 2015 22:59

                  @lsga

                  Ah oui, j’ai tout compris !
                  Leçons de libéralisme économique sur atlantico et de marxisme sur agoravox.
                  Un bon vieux troll...

                  ÇA PAYE BIEN ?

                  Syndiqué j’espère !


                • lsga lsga 18 mars 2015 23:02

                  Marx était un économiste Libéral, il a développé et poussé à l’extrême les théories de Lock, Smith et Ricardo. 

                   
                  Le libéralisme économique commence avec l’expropriation de la terre des indiens, et sa justification par John Lock qui consistera à affaiblir la propriété privée en la fondant non plus sur l’héritage (comme dans le monde féodale) mais sur le TRAVAIL. Tu devrais savoir ça toi avec ton avatar ?

                • egos 19 mars 2015 00:04

                  @Fifi Brind_acier


                  Pepe Escobar propose des analyses approfondies , Pierre également, mais diverge quant à l’agenda et les cibles prioritaires us, 

                  un autre auteur Mark Whitney conforte l’approche de PE,
                  l’objectif des us consiste à rompre ds un 1er temps les liens UE- Russie et soumettre cette dernière,

                  les relations UE Chine serait traitées ultérieurement ds le contexte de négociations trans pacifique

                  La puissance us (budget défense officiel de l’ordre de 600 mldd $ pour ne retenir que ce critère) reste inégalée,ie interventions militaires et diplomatiques sur divers fronts Amérique Latine, GME, Ukraine.

                  Un rapprochement défensif Russie Chine, à plus forte raison Brics, parait fragile de construction tant les intérêts divergent (liens commerciaux et financiers de l’Empire du Milieu-usa, subordination rétive des états d’Amérique latine ...)


                  L’un des articles en référence rappelle le but de l’engagement us lors des 3 conflits mondiaux , 2 engagements sur 3 visaient à interdire tout rapprochement Allemagne Russie, 
                  une partie de l’objectif atteint, la prise de contrôle de l’Europe, reste à achever l’ordre de mission

                  Quant à l’impact de ce mouvement d’ensemble, il y a de quoi s’inquiéter non seulement de l’avenir mais du rôle tenu par nos dirigeants politiques Hollande et son prédécesseur, qui ne laisse aucun doute sur leur allégeance totale.

                • Pierre Pierre 19 mars 2015 08:34

                  @egos
                  Vous faites un commentaire intéressant mais je ne crois pas que je diverge beaucoup avec Pepe Escobar. C’est vrai que cela n’apparait peut-être pas clairement dans l’article mais pour moi, le but ultime des Etats-Unis est bien de parvenir à la dominance mondiale et de ne pas permettre l’émergence d’un rival. Je suis d’accord que le moyen d’y parvenir passe par la rupture entre l’Europe (Allemagne) et la Russie dans un premier temps. Le Traité transatlantique va arrimer l’Europe aux Etats-Unis avec un lien de vassalité. La question que tout le monde devrait se poser est : si, comme c’est probable, l’accord est signé, y aura-il moyen de revenir en arrière si on se rend compte que l’accord est trop défavorable aux (ou à certains) Européens ? 

                  La deuxième étape consistera à neutraliser la Russie ou si possible à la soumettre et à contrôler ses réserves énergétiques.

                  La Chine, le seul rival de poids des Etats-Unis, sera alors complétement sous contrôle.

                  Personnellement, je ne crois pas que les Etats-Unis auront le temps d’y arriver. Tout au plus et ce n’est pas certain, il arriveront au premier temps, la rupture entre l’Europe et la Russie, et le remplacement de ce pays par d’autres comme fournisseur d’énergie à l’Europe.

                  Je voudrais vous faire une remarque concernant les budgets militaires. On les compare toujours en dollars alors que cela n’est pas un bon critère de comparaison. C’est le rouble qui est utilisé dans l’économie russe. Le cours est actuellement d’environ 60 roubles pour un dollar. Le bon critère de comparaison serait : que peut acheter la défense étasunienne pour un dollar et que peut acheter la défense russe pour 60 roubles ?

                  De plus, il y a une centralisation de l’évaluation des besoins en Russie et la distribution des commandes ne tient pas compte d’une répartition égale entre les régions russes comme aux Etats-Unis. Quand vous voyez que pour le JSF, pour satisfaire les lobbies, plus de 40 Etats participent au programme rien qu’aux Etats-Unis. Et on s’étonne que cela coute cher et qu’on se dirige vers un échec. 

                  Merci pour le lien. Je ne l’avais pas encore lu.


                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 mars 2015 08:49

                  @egos
                  Merci, je vais lire vos liens.


                • coinfinger 19 mars 2015 14:05

                  @lsga
                  Pour une fois c’est pas tout à fait une connerie . Je confirme , Marx dans le Kapital peut étre considéré comme le dernier des libéraux ( économique ) , en ce sens qu’il développe rigoureusement les lois qu’imposent leur principe de base et montrent leurs contradictions , qu’ils surmontent , comme les Shadocks qui pompent qui pompent ...
                  Politiquement c’est moins évident , je crois qu’il avait une vocation pour assumer un role de commisaire de la République dans une Allemagne qui a tout fait pour se dérober à son destin et qui y est parvenue jusqu’à mantenant . Elle a méme fait plutot dans le genre contre révolution , elle a révé avec Wagner d’une contre révolution à bonnets rouges .


                • egos 19 mars 2015 18:33

                  @Pierre


                  l’envers du décor OCS


                  le périmètre USEUCOM dispense de tt commentaire

                  quel est la nature de la partie jouée par la Chine vs USA, protagoniste, antagoniste ?

                  Le volume & intensité des échanges (20000 entreprises us opérant sur le sol chinois), l’ascendant culturel occidental, le mimétisme accompagné de rivalité de la puissance continentale asiatique tendraient à prouver que les deux entités en sont encore au stade de la paix armée, 
                  consolidation la zone d’influence Us vs ,t la constitution d’une groupe de pays non-alignés sous label OCS.

                  Quid de ce qui subsiste de l’Empire Russe, malgré l’esprit de résistance de son peuple et dispositif militaire à même de porter des coups sévères à l’adversaire dans une posture défensive, un avenir hypothéqué semble se dessiner
                  quelle que soit l’ampleur des corrections de parité, la disproportion des budgets impacte sur tes les plans le rapport de puissance, au plan économique-démographique le pays est délégué en 2nd division

                  Ajoutons à cela un facteur central, 

                  le capitalisme (terme désuet) anglo-américain s’est dote d’une loi de composition interne, depuis sa création, abolissant tte limite à son expansion,
                  à l’opposé des nations sous tutelle politico-administrative, symbolisé par l’’esprit pionnier dont les populations attendent des bénéfices matériels en feignant d’ignorer les ravages

                  tte contestation de masse semble aujourd’hui annihilée, outre atlantique, par comparaison à la période Vietnam (hormis Seattle & Occupy Wall Sreet) lrak ou l’Afghanistan assimilés à de lointaines banlieues ou pour certains jeunes vétérans à une expérience existentielle, 
                  le basculement de l’économie (déclin industriel national consenti en compensation de l’émergence d’un marché mondial de classes moyennes accessible aux multinationales*) puis les évènements 9/11 auront contribué au réveil du patriotisme américain simultanément à l’ancrage des thèses néo-con.


                  Vu récemment le film Sniper, en autre par aversion pour l’acteur Clint Eastwood et l’idéologie véhiculée par ses personnages,
                  en matinée, 3 ou 4 spectateur en salle de proj, comme à l’accoutumée, 
                  le scénario véhicule ts les clichés et archétypes attendus,
                  sans souscrire une nano-seconde au message, l’effet est bluffant de réalisme, 
                  confirmant la thèse selon laquelle réalité est en partie (une partie néanmoins croissante) une construction, un dérivé sophistique

                • leypanou 18 mars 2015 22:34

                  Un robot a dû moinsser quasiment tous les commentaires de cet excellent article.


                  • alinea alinea 18 mars 2015 22:45

                    @leypanou
                    J’ai fait la même remarque sur l’article de Fergus... mince, et s’il s’agissait de nuisibles fluides !!


                  • Pierre Pierre 18 mars 2015 23:40

                    @leypanou
                    Le moinsage est une aberration. Quand est-ce-que les administrateurs du site vont le comprendre ?

                    Un bot ? Ou une armée de trolls ? Ou un service qui a de multiples adresses IP ?


                  • BA 19 mars 2015 11:12

                    Aux Etats-Unis, la base monétaire était de 800 milliards de dollars en 2008. Depuis, elle a explosé. Aujourd’hui, elle est de 4500 milliards de dollars.

                    Regardez le graphique 4 :

                    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=79791

                    Aux Etats-Unis, cette création de monnaie par la banque centrale n’a pas du tout profité à l’économie réelle.

                    Partout ailleurs, c’est pareil. Dernier exemple en date : la BCE vient juste d’annoncer qu’elle va injecter 1140 milliards d’euros supplémentaires dans le système !

                    Malheureusement, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en zone euro, etc, la création de monnaie par les banques centrales ne profite pas à l’économie réelle. Elle ne profite qu’à la Bourse et aux dirigeants politiques.

                    Les banques centrales injectent des centaines de milliards de liquidités, mais ces liquidités ne sont pas investies dans l’économie réelle. Elles sont investies dans :

                    1- les marchés actions. Conséquence : les Bourses montent, les Bourses battent leur record historique, et les actionnaires sont contents.

                    2- les obligations d’Etat. Conséquence : les taux des obligations d’Etat baissent, et les dirigeants politiques sont contents, car ils vont pouvoir continuer à emprunter des centaines de milliards.

                    Conclusion numéro 1 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles boursières, partout dans le monde.

                    Conclusion numéro 2 : sans le vouloir, les banques centrales ont créé de gigantesques bulles de dette publique, partout dans le monde.

                    Hélas, une bulle ne peut pas gonfler jusqu’au ciel.

                    Hélas, une bulle finit toujours par éclater.

                    Le jour où ces gigantesques bulles boursières éclateront, le jour où ces gigantesques bulles de dette publique éclateront, nous vivrons une crise de type 1929, mais en plus violent.

                    Jeudi 19 mars 2015 :

                    L’OCDE redoute une nouvelle crise financière.

                    En ce qui concerne les taux d’intérêt, « l’ampleur de la baisse allume un signal d’alarme », selon l’OCDE, qui craint un aveuglement des marchés, éblouis par les liquidités énormes qui affluent vers eux.

                    « Une mauvaise estimation du risque a été au coeur de la précédente crise financière (de 2008) et il semble bien que ce phénomène ressurgisse aujourd’hui », s’inquiète l’OCDE.

                    Le FMI s’inquiète également régulièrement « des prises de risque peut-être inconsidérées de nombreux investisseurs sur les marchés et de la valorisation très forte de certains actifs », ce qui pourrait provoquer de sévères corrections. Mais sa patronne Christine Lagarde se refuse jusqu’ici à parler de « bulle ».

                    http://www.lepoint.fr/economie/la-perspective-d-une-nouvelle-crise-financiere-redoutee-par-l-ocde-18-03-2015-1913711_28.php


                    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 19 mars 2015 18:12

                      Où voyez-vous un monde multipolaire ? C’est un amalgame sans sommet ni consistance, c’est un monde qui tourne à vide et qui n’a aucun objectif ! Les projets étant tous remis en cause, tout le monde fait avec et tout le monde fait semblant ! Mais est-ce qu’il y a une nation qui voit mieux ou qui fait mieux que les autres, laquelle ?

                      J’ai déjà proposé la solution : reformer les institutions internationales
                      et mettre le monde au niveau de l’intelligence du XXIe siècle, cela donnera plus de perspectives aux individus et aux nations ! Aujourd’hui encore le monde fatigué tourne autour des idées gréco-latines d’il y a trente siècles, forcément il tourne à vide ! Comment voulez -vous concilier ces choses avec les nouvelles technologies et ainsi avec l’intelligence humaine individuelle et collective ?


                      • JMBerniolles 19 mars 2015 20:56

                        Article très intéressant qui pose les bonnes questions.


                        Il faut se souvenir que ce sont les bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki qui ont assuré avec le Dollar la suprématie économique des Etats Unis. Qui n’ont donc pas hésité à se servir de l’arme atomique.
                        Mais après sont venues la semi défaite en Corée, la défaite au Vietnam qui se fait encore sentir dans la mesure où les USA ne peuvent plus se permettre de lourdes pertes.
                        D’où les défaites en Afghanistan, Irak dans des types de guerre où ils ne sont plus supérieurs... D’où la théorie du chaos et l’utilisation de mercenaires ou d’alliés serviles.

                        Je ne suis pas si sûr que vous de la supériorité militaire des USA.
                        D’abord parce que leur matériel de guerre est le résultat d"un marché et non dans la démarche d’être efficace. Voir le dôme de fer israélien.. 
                        Obama a bien du abandonner son projet de 72 heures de frappes de missiles sur LA Syrie notamment parce que les USA ne peuvent survivre économiquement à la destruction des installations pétrolières du Moyen Orient  et que ses missiles auraient peut-être aussi été interceptés par les russes ;

                        Je pense aussi que l’administration américaine veut dire cela. Elle a très peu d’orientations politiques propres. Obama n’avait que sa réforme de santé.

                        Si sa politique fluctue c’est qu’elle est sous pression des Lobby, mais qu’elle doit être réaliste.
                        Il y a aussi le fait qu’elle est incapable de passer à une diplomatie douce, ce qu’exigeraient les nouveaux rapports de force.





                        • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mars 2015 22:28

                          Mais pourquoi vous posez vous ces questions.
                          O Bama dégage.
                          Il sera remplacé par Rand Paul, fils de Ron Paul.

                          Les USA disposent l’efficience et une capacité a l’adaptation qu’ont aucun autre pays.

                          Économiquement, elle va faire un virage à 180°, et comme l’a fait Reagan, elle fera exploser une Russie en mal de cash.

                          La chine fera faillite, comme tous les pays communistes. Construire des immeubles vide ne rempli pas les caisses.

                          Les routes, de soie ou de goudron, le gaz, les usines ne sont plus la demande.
                          Facebook, Google, YouTube se fichent des frontières, des routes ou des usines physiques ou des accords entre états et eux sont l’avenir et l’offre qui fait la demande.....

                          La Russie ne sait que vendre du gaz, avec les schistes, y’en a partout maintenant.....
                          Le gaz vaut déjà moitié moins cher qu’il y a 2 ans.

                          L’Ukraine est un pays dévasté par les guerres depuis 100 ans. Tous les débiles autocrates ont massacré leurs habitants. Poutine comme les autres avant lui.

                          Il vaut encore mieux pour le centenaire qui arrive parier sur les USA, même si le rêve de tous les gauchistes est que ce pays s’écroule.....


                          • smilodon smilodon 20 mars 2015 20:58

                            Le monde des « gouvernants » n’est plus celui des « gouvernés » !.... Mais nos « élites » pourront-elles le comprendre avant qu’il ne soit trop tard ???!!.... Non !... Nos « élites » sont trop loin, là-haut !... Et nous sommes si « bas » ici !..... Nos cris ne les atteindront jamais !... C’est déjà trop tard !!.. Ils ne comprendront pas pourquoi, quand nous ne saurons même pas comment !.... Mais ça va arriver. Ca doit arriver !... Et ça va arriver !.... Pourquoi ou comment, qui le sait ????!!.... Ils doivent et vont tous « virer » !!.. Ils ne comprendront jamais pourquoi !...Mais ils doivent ’« VIRER » !... Ces « gens » ne représentent plus personne !.. Sinon eux-mêmes !.. Au départ, c’est NOUS qu’ils se devaient de représenter !...Elus qu’ils étaient par le peuple !...POUR le « peuple » !... Ce « peuple » oublié en cours de route !... Dommage !... Faut virer ces « élus » par hasard !... Et vite !.... Adishatz.


                            • Abou Antoun Abou Antoun 22 mars 2015 17:24

                              Excellent article de synthèse, comme toujours de la part de l’auteur.
                              Rien à ajouter, tout est dit, les enjeux sont bien décrits.
                              Le pire n’arrive pas toujours, alors espérons...
                              Les européens ont la clé de la paix en se désolidarisant de Washington. Les USA n’entretiendront pas une guerre en Ukraine sans l’aval de l’ U.E. ou contre son gré. Mais voilà Washington a placé ses pions. Des chefs d’états ou de gouvernements ’fantoches’ (suivez mon regard) sont à sa solde un peu partout, les pays les plus réticents ont rejoint l’OTAN, l’ U.E. est à la botte, rien à attendre sauf des soulèvements populaires qui finalement pourraient se produire un peu n’importe où mais plutôt en Europe du Sud.
                              Il est clair que dès qu’une puissance européenne majeure, par exemple la France ou l’Allemagne sortira du jeu américain, toute la donne sera à revoir.
                              Pour ce qui concerne l’Allemagne, Poutine, qui connaît bien ce pays, a enfoncé le clou en soulignant qu’aucun accord de paix n’ayant été signé il s’agit toujours d’un pays vaincu et occupé, dont la situation diplomatique vis à vis des USA est voisine de celle du Japon.
                              Pour sauver la paix il faut se révolter, pas d’autre alternative.

                               

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