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Accueil du site > Tribune Libre > Considérer Trump comme un symptôme

Considérer Trump comme un symptôme

Le bavardage incessant des observateurs sur les foucades de Trump, la litanie médiatique sur son “imprévisibilité” et son “amateurisme”, la focalisation permanente sur son goût de l’esbroufe, quand on ne spécule pas carrément sur sa santé mentale (comme si le vainqueur d’une élection présidentielle pouvait être un “débile léger”), bref la logorrhée qui caractérise la trumpologie ordinaire présente un inconvénient de taille : elle dispense ses auteurs de se livrer à une véritable analyse politique. Travers répétitif du commentaire dominant, cette psychologie de comptoir interdit de voir dans la politique de Trump autre chose, au mieux, qu’un tissu d’incohérences, un méli-mélo sans ligne directrice ; elle ne permet d’y déceler, au pire, qu’une dérive suicidaire, comme si l’Amérique courait à sa perte sous la conduite d’un capitaine qui a pété les plombs.

La question centrale posée par la politique de Trump, pourtant, est d’une autre nature : au-delà de la personnalité fantasque - ou supposée telle - du président, de quoi cette politique est-elle le symptôme ? Que nous dit-elle sur l’évolution des Etats-Unis et de leur rôle dans le monde ? Pour esquisser une réponse à cette question, il faut partir du point de départ. Les USA jouissent depuis 1945 d’un privilège hors normes, qui fut entamé par la confrontation avec le communisme, puis restauré en 1991 par l’effondrement de l’URSS : ils occupent le centre d’une économie-monde dont ils détiennent la monnaie ; leur PIB surclasse celui des autres pays ; leur technologie domine la planète ; leur puissance militaire, enfin, demeure sans rivale. Pour les élites US, ce statut d’exception est dans l’ordre des choses : il reflète d’autant plus la “destinée manifeste” de la nation qu’il fournit à la rapacité de ces mêmes élites le “supplément d’âme” autorisant une prédation sans limite dans le reste du monde.

Mais depuis l’échec de l’intervention en Irak (2003-2007) et la dégringolade des ambitions des “néocons”, tout suggère l’effondrement de cet “ordre des choses”. Frappée par l’adversité, la “destinée manifeste” se dérobe, et l’illusion d’une hégémonie illimitée dans le temps et dans l’espace s’évanouit. En attribuant le “déclin américain” à l’inconséquence brouillonne du président élu en 2016, la plupart des observateurs, en réalité, confondent la cause et l’effet. Ce qui a fait décrocher les USA n’est pas la politique de Trump. La relation est exactement inverse : si la politique de Trump est une politique de gribouille, en fait, c’est parce que les USA perdent du terrain. On pourrait multiplier les exemples. Le candidat républicain s’est fait élire en tirant à boulets rouges sur la mondialisation libérale. Mais que pouvait-il faire une fois aux commandes ? Jeter aux orties une globalisation des échanges sur laquelle Wall Street a bâti son insolente prospérité ? Renoncer à un modèle que Washington a imposé au profit de ses multinationales depuis un demi-siècle ?

Hormis le renoncement au “Transpacific Trade Partnership” (TTP), la politique de la nouvelle administration s’est limitée sur le sujet à des déclarations de principe, parfois assorties de menaces adressées à Pékin, purement rhétoriques et peu à même d’ébranler les murs de la Cité interdite. La Maison-Blanche sait que toute réintroduction du protectionnisme se traduirait par des mesures de rétorsion qui pénaliseraient les entreprises US. Pour un pays dont la dette fédérale détenue par des investisseurs étrangers s’est littéralement envolée, jouer avec le feu pourrait être périlleux, surtout à l’égard d’un pays créancier des USA à un niveau abyssal. L’économie US est prise au piège, au fond, d’une mondialisation dont elle fut longtemps le moteur enthousiaste et la principale bénéficiaire. Manifestement, la roue a tourné. Mais il est trop tard pour changer les règles du jeu au motif que les autres ont appris à gagner à leur tour.

La Chine, elle, poursuit son ascension fulgurante, suivie par l’Inde qui accédera en 2018 au rang de cinquième puissance économique de la planète, reléguant la France au sixième rang. Répondant aux critiques de Trump, Pékin se paie même le luxe de chanter les louanges du libre-échange. Il est vrai que la Chine peut se le permettre : elle est le premier exportateur de la planète, quand les USA en sont le premier importateur. L’économie US possède encore de sérieux atouts, mais sa part dans le PIB mondial régresse. En 2025, la Chine pèsera 21%, les USA 16%. En 2050, la Chine sera à 33% et les USA à 9%. Quand les ombres chinoises obscurcissent l’horizon, le “rêve américain” prend des allures de cauchemar. Sur trois ouvriers US, depuis 30 ans, le premier a été remplacé par un robot, le second par un ouvrier chinois, et le troisième redoute de finir comme les deux précédents. L’élection de Trump est le fruit de cette inquiétude, mais il est clair que sa politique ne saurait y remédier.

La question n’est pas de savoir si les USA vont céder la première place : c’est certain. Elle n’est pas non plus de savoir quand, puisque c’est imminent. La seule question est de savoir dans quelles conditions s’effectuera cette transition inévitable. L’imprévisibilité manifeste de Trump, son agitation fébrile, son comportement d’histrion, en somme, est comme un symptôme névrotique. Il traduit l’angoisse d’une superpuissance qui sent le sol se dérober sous ses pieds, et qui cherche à conjurer les signes de son effondrement en multipliant les saillies. Tendance lourde, le lent déclin de la production matérielle “made in USA” peut-il être enrayé par un sursaut géopolitique ? Trump tente de relever ce défi, mais il bute à chaque fois sur des limites objectives. Cette impuissance donne immanquablement à sa politique un air de déjà-vu, alors même qu’il essaie à tout prix de se démarquer de ses prédécesseurs et de restaurer l’image d’une Great America enfin de retour.

Il affirmait, par exemple, vouloir rompre avec la fâcheuse manie de jouer les redresseurs de torts, mais il continue tout de même à faire la morale à la terre entière. Fustigeant la Russie, la Chine, la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord, Cuba et le Vénézuéla, il persévère dans la voie de l’ingérence sous toutes ses formes, enchaînant les accusations absurdes (“l’Iran soutient le terrorisme”) et les provocations stériles (le “ban muslim”). Avec lui, le vieux refait toujours surface sous le neuf. Il invoque allègrement la “communauté internationale” et le droit du même nom, mais il offre à l’occupant sioniste un cadeau promis à Nétanyahou sous la pression du lobby : la reconnaissance de Jérusalem annexée comme capitale d’Israël. Il exalte les “droits de l’homme” pour stigmatiser les Etats qui lui déplaisent, tout en confortant une alliance avec Riyad qui signe l’arrêt de mort des enfants yéménites affamés par le blocus et écrasés sous les bombes. Sous son règne, la formule du prince Salina dans Le Guépard s’applique parfaitement à la diplomatie US : “il faut tout changer pour que rien ne change”.

Certes, le Pentagone a tiré les leçons du double fiasco irako-afghan, et aucune opération militaire d’envergure n’a été engagée depuis un an. Trump n’est pas George W. Bush, et son rapport aux “neocons” est complexe. On dit parfois pour le disculper qu’il voudrait mener une autre politique, mais que l’influence de “l’Etat profond” l’en empêche. Cette interprétation, si elle était vraie, supposerait chez l’actuel président une naïveté déconcertante. Ignorait-il le poids des structures du “Deep State” avant de prendre les rênes de l’administration US ? N’avait-il aucune idée de l’influence conjointe et tentaculaire des multinationales de l’armement et des agences de sécurité ? Que la direction de ce grand pays soit un exercice d’équilibriste paraît plus conforme à la réalité, “l’Etat profond” contribuant pour sa part aux arbitrages essentiels à la mesure de son poids - exorbitant - au sein des sphères dirigeantes. Trump n’est pas l’otage involontaire d’un appareil occulte et tout-puissant, mais le collaborateur le plus exposé de cet appareil, le mandataire désigné d’une oligarchie dont le “Deep State” représente à la fois la couche la plus influente et la moins transparente.

Même si elle a connu quelques péripéties (comme la récente disgrâce de Steve Bannon), cette perméabilité de la présidence à l’influence de “l’Etat profond” explique la relative continuité de la politique étrangère, d’une présidence à l’autre, sur les sujets d’intérêt stratégique. En Syrie, par exemple, Washington continue d’exercer sa capacité de nuisance en utilisant tantôt la carte terroriste, tantôt la carte kurde. Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson vient de justifier la présence de 2 000 militaires dans ce pays afin de favoriser “le départ d’Assad” et de “contrer l’influence de l’Iran”. Cette référence explicite au “regime change” est révélatrice, de même que l’hostilité déclarée à l’Iran, cheval de bataille de Donald Trump. Mais il y a peu de chance que cette expédition coloniale en miniature obtienne le résultat escompté. Lorsque l’armée syrienne aura réduit les dernières poches takfiristes, elle partira à la reconquête de l’Est syrien, et les yankees, comme d’habitude, plieront bagage. Washington voulait détruire l’Etat syrien, mais c’est un échec retentissant. Trump doit avaler la potion amère de cette défaite, et sa politique a une allure de combat d’arrière-garde.

Pressé par “l’Etat profond”, le locataire de “White House” assure le service après-vente d’une politique dont il ne peut renier les prémisses sans donner l’impression de capituler. A défaut d’utiliser l’artillerie lourde, il envoie alors des banderilles sur tout ce qui bouge. Hier le conglomérat takfiriste, aujourd’hui les “Forces démocratiques syriennes”, quitte à provoquer un allié turc qui vient d’envahir l’enclave d’Afrin pour régler leur compte aux milices kurdes armées par Washington. Incroyable usine à sac de nœuds, la politique US aura décidément tout essayé en Syrie. Leurs proxys éliminés les uns après les autres, les USA sont désormais condamnés à faire tapisserie pendant que la Russie mène le bal. Ils jettent donc des tisons dans un brasier que d’autres - MM. Assad, Rohani et Poutine - finiront par éteindre pour promouvoir le développement de leur pays, et non - comme les USA - pourrir la vie des autres nations. Le Pentagone a beau avoir un budget de 626 milliards de dollars, les Etats-Unis sortent vaincus de la principale confrontation de la décennie.

Molesté sur le dossier syrien, Donald Trump a tout de même tenté, au début du mois de janvier 2018, d’exercer sa capacité de nuisance sur un autre front. Les manifestations en Iran lui offrant une nouvelle fenêtre de tir, le milliardaire de la Maison-Blanche l’a aussitôt saisie, mobilisant toutes les ressources de la déstabilisation et twittant avec frénésie son soutien à un “regime change” qui a heureusement fait long feu. Comme l’obsession nord-coréenne, l’obsession iranienne de la présidence Trump est vouée, en effet, à nourrir les mêmes crispations et les mêmes déconvenues. Les Iraniens n’ont pas l’intention de s’étriper pour faire plaisir au locataire de la Maison-Blanche. Quant aux Nord-Coréens, ils ont suffisamment pris d’avance en matière nucléaire pour exposer Washington et ses alliés à des représailles terrifiantes en cas d’agression. Comme Trump n’est ni un fou ni un débile, on peut raisonnablement penser que ses imprécations contre Pyongyang sont vouées à demeurer au stade dérisoire du “flatum vocis”( expression que l’on pourrait traduire par “pet verbal”) à défaut - fort heureusement - de se transformer en champignon atomique.

On fait beaucoup d’honneur au personnage, en définitive, en le rendant responsable d’un déclin dont il n’est que le symptôme. Son emphase rhétorique et sa propension à la pantalonnade sont des effets dont les causes sont ailleurs. Ce qui condamne le locataire de la Maison-Blanche à une politique de gribouille n’a rien à voir avec son équation personnelle. C’est le basculement du monde, et Trump (pas plus qu’Hillary Clinton à sa place) n’y peut rien. Le problème de l’actuel président, en revanche, c’est qu’il a promis quelque chose qu’il est incapable d’offrir : un remède-miracle qui prémunisse les USA contre un déclin irréversible. Son paradoxe, c’est qu’il fustige une mondialisation qui ruine “l’Amérique” en appliquant les mêmes règles que celles qui ont fait sa fortune depuis un demi-siècle. Il a beau multiplier les opérations de diversion, stigmatiser les bouc-émissaires (Poutine, Assad, les démocrates, la presse, les immigrés), il se contente de verbaliser son impuissance. Si Trump aboie mais ne mord pas, s’il préfère l’imprécation à l’action, c’est qu’il n’a pas les moyens d’agir à sa guise. Comme n’importe quel président des Etats-Unis, il est partie prenante d’un système qui réclame des taux de profit et des crédits militaires, et il sera jugé sur sa capacité à les fournir.

 


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70 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 22 janvier 08:53

    Pour l’instant il fait le job..et ça marche très bien...Popularité aux USA 49 %..chômage en baisse et l’économie au beau fixe...Pour lui seul compte América first...


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 09:30

      @bob14

      Ah oui, il fait comme Macron : il profite des mesures de son prédécesseur pour justifier d’une (relative) bonne tenue de l’économie française smiley smileyppp

      C’est tout de même ballot :

      Hollande a mis des cierges pendant 5 ans pour l’inversion de la courbe du chômage et c’est seulement maintenant que ça porte (relativement...)ses fruits.

      Après les baisses d’impôts sur les entreprises, c’est toujours passager : quand on est en concurrence avec des pays où il n’y a pas de salaire minimum, ça dure 3 ans maximum et on recommence après.

      ça fait plus de 20 ans qu’on fait toujours la même chose, en France.


    • bob14 bob14 22 janvier 09:59

      @Olivier Perriet...Figurez vous que les américains reconnaissent en lui un meilleur président que le précédent..pour votre pays vous votez pour des tocards depuis des dizaines d’années..alors pas étonnant d’être dans le trou et de faire la gueule..Aujourd’hui l’ado de l’élysée est à Versailles pour faire visiter le château à des patrons sur le chemin de Davos..encore et toujours de l’enfumage et des mensonges à répétition..mais 8 impôts de plus depuis son investiture sur le trône des entubeurs !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 11:13

      @bob14
      Figurez vous que les américains reconnaissent en lui un meilleur président que le précédent.

      Ce n’est pas très surprenant :
      passer un 2e mandat avec les Républicains qui faisaient de l’obstruction à la Chambre, il n’a pas dû pouvoir faire grand chose, juste passer son temps à négocier des queux de cerises (voir l’Obama Care, qui a dû être renégociée pour devenir une usine à gaz chargée de financer les assurances)

      On en reparlera après le mandat « Trump 2 » ;-ppp


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 11:17

      @Olivier Perriet

      Cela dit, je convient très volontiers que les USA ont une grosse capacité de rebond, et qu’un pays qui se choisit des présidents aussi différents que Obama (à la surprise générale), puis Trump (re à la surprise générale) ne peut pas être vraiment mauvais smiley

      J’aimerais effectivement qu’il en soi de même chez nous smiley


    • izarn izarn 22 janvier 16:17

      @bob14
      Hahahha ! Economie au beau fixe !?
      Meme le chomdu n’a pas baissé. Du moins le nombre des sans emplois reste le meme :
      http://www.shadowstats.com/alternate_data/unemployment-charts
      22% OK ? Plein emploi ? smiley
      Enfin si, un peu, avant c’était 24% !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Ensuite économie au beau fixe :
      -Le Down Jones c’est de la foutaise financé par la planche à billet, OK ?
      -Le B.D.I :
      http://investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm
      Bon, un BDI inferieur à l’année 2003, cela vous dit quoi ?
      Que désormais tout le commerce se fait par avion, et que les USA n’importent plus ?
       smiley

      Mais vous dites, n’importe quoi !
      Réveillez vous !


    • Le421 Le421 22 janvier 18:49

      @bob14
      Ou América fisted ??

      Les « bas de gamme » du pays morflent.
      Quand on achète une bagnole d’occase, la peinture neuve est souvent un signe.
      Le bas de caisse est souvent pourri...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 janvier 06:26

      @Olivier Perriet
      Les Démocrates ont du souci à se faire... Les résultats d’une enquête viennent d’être distribués aux Députés de la Chambre des représentants. C’est explosif, et il est possible que certains au FBI, au Ministère de la Justice, et parmi les Démocrates, perdent leur poste et finissent en prison...


      "(...) ce mémo détaille le travail d’audit du Comité du renseignement sur le FBI et le ministère de la Justice, y compris la controverse sur les fuites concernant la surveillance de la FISA ». Si l’on se fie à l’avis éclairé de tous ceux qui y ont prêté attention depuis un an, il est évident que le rapport révèle de nombreux abus de pouvoir et une collusion hautement illégale entre l’administration Obama, le FBI, le ministère de la Justice et le Comité de campagne de Clinton, tous contre Donald Trump et son équipe pendant et après l’élection présidentielle de 2016." (...)

    • Verdi Verdi 22 janvier 09:00

      « Il traduit l’angoisse d’une superpuissance qui sent le sol se dérober sous ses pieds, et qui cherche à conjurer les signes de son effondrement en multipliant les saillies. » 


      Excellente analyse ! 

      • bob14 bob14 22 janvier 09:27

        @Verdi....Analyse faite par le petit bout de la lorgnette française...mauvaise propagande qui ne donne pas la réalité du terrain..De la politique de salons parisiens !


      • izarn izarn 22 janvier 16:26

        @bob14
        Et votre argumentation c’est quoi ?


      • Lancelot 22 janvier 16:50

        @bob14
        La dette us en temps réel pour les incultes de ton niveau bob l’éponge : http://www.usdebtclock.org/


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 09:21

        Euuhh... Bonne question. Il y en a une autre qui m’intéresserait plus :

        de quelle maladie le haut fonctionnaire français Bruno Guigue est-il le symptôme ?


        • izarn izarn 22 janvier 16:29

          @Olivier Perriet
          Non, le malade c’est vous : De votre hosto psychiatrique vour regardez dehors et dites « Ils sont fous ! Tous des complotistes ! »


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 22 janvier 22:43

          @izarn

          Je maintiens qu’un type qui livre des analyses dignes du café du commerce (« USA = caca boudin », etc...), ça fiche un peu la trouille sur l’efficacité de notre merveilleux système républicain.



        • Choucas Choucas 22 janvier 09:44

           
          La conscience raciale et de classe sociale, intercontinentale
           
          des petits blancs glands remplacés par l’oligarchie mondialiste et ses valets traitres aux peuples souchiens. Soit une idéologie totale.
           
           
          « Ils ont trahi nos travailleurs, ils ont trahi nos frontières, et par dessus tout, ils ont trahi nos libertés. Nous sauverons nos droits souverains comme nation. Nous mettrons fin à la politiques du profit ; nous mettrons fin au gouvernement des intérêts particuliers. Nous mettrons fin au pillage de nos emplois par d’autres pays. Nous mettrons fin à la privation des droits de l’électeur américain et du travailleur américain. Notre jour de l’indépendance est à portée de main, il arrive finalement le 8 novembre. » Trump
           
           

           

           


          • Choucas Choucas 22 janvier 09:54

            ’La trahison des élites’ de Lasch dénoncée par Trump :
             
            « C’est une structure de pouvoir mondialisé qui est responsable de ces décisions économiques qui ont volé la classe des travailleurs, dépouillé notre pays de sa richesse, et placé l’argent dans les poches d’une poignée de grands trusts et lobbies politiques.[...]
            La caste de Washington, et les sociétés financières et médiatiques qui les financent, n’ont qu’un seul objectif : se protéger et s’enrichir.
            Les élites ont des milliers de milliards de dollars en jeu dans cette élection. Par exemple, un seul accord commercial, qu’ils voudraient faire passer, met en jeux des milliers de milliards de dollars contrôlés par ces sociétés et fonds multinationaux.
            Ceux qui contrôlent les manettes du pouvoir à Washington, le font pour ces intérêts particuliers globaux, ils travaillent avec ces gens qui n’ont pas votre bien à l’esprit.
            Notre campagne représente une véritable menace existentielle pour eux, comme ils n’en ont jamais connue auparavant. [...]

            Hillary Clinton rencontre secrètement des banques internationales pour comploter à la destruction de la souveraineté américaine, afin d’enrichir ces puissances financières mondialisées, ses amis des intérêts particuliers, et ses donateurs » Trump
             
            Et La BAudruche est client préféré de Rothschild


          • Choucas Choucas 22 janvier 09:59

             
             
            MOBY ET LA CIA
             
            Moby incité par la CIA à dire des conneries sur Trump le mandchou, sur une radio gogochonne évidement...
             
            https://www.youtube.com/watch?v=SHI6LfICx6k (rectificatif de Moby)
            http://www.fdesouche.com/937323-amis-de-cia-avaient-demande-a-moby-de-faire-post-facebook-affirmant-collusion-trump-russie
             
             
            « Le multiethniquage est le bélier de la féodalité mondialiste, et La Baudruche son bouffon préféré » Rothschild


            • Jean-Luc RICHEVAUX Jean-Luc RICHEVAUX 22 janvier 11:00

              Faut-il, une fois l’analyse ou plutôt le diagnostique fait, le syndrome ou plutôt la pathologie reconnu, mettre en place une réforme ou plutôt une thérapie qui puissent améliorer la politique « trumpiste » ou plutôt guérir le malade ?

              Les symptômes sont parfois trompeurs et le diagnostique parfois erroné ,s’en suis une thérapie mal appropriée alors se pose la question, l’analyste politique ou le médecin s’est-il trompé ?

              La démocratie est-elle toujours la philosophie politique la mieux adaptée aux bouleversements avenir dans l’équilibre des forces géostratégique ?


              • ZenZoe ZenZoe 22 janvier 11:58

                Les présidents, même celui des Etats-Unis, ont moins de pouvoir que les entreprises géantes. Pendant que le monde entier lit ses tweets, les commente à longueur de journée, s’offusque, s’étrangle, ceux qui sont véritablement aux commandes peuvent continuer leurs petites affaires.

                Je voudrais aussi dire que ceux qui sont véritablement aux commandes sont en majorité américains, et je n’enterrerais pas le pays aussi vite. L’intelligence artificielle, tout ce qui touche à l’internet, tous ces domaines d’avenir ultra sensibles sont archi-dominés par des américains. Sans compter les domaines plus traditionnels (finance, énergie, etc), où ils ne sont pas en reste. La bête va être dure à abattre !


                • Gwynplaine Clark Joseph Kent 22 janvier 12:08

                  « Merci à l’auteur pour cette analyse limpide.Un seul bémol. Vous écrivez :


                   »Si Trump aboie mais ne mord pas, s’il préfère l’imprécation à l’action, c’est qu’il n’a pas les moyens d’agir à sa guise."

                  La présence des troupes US et les manigances de la CIA un peu partout dans le monde font des mots directs ou par procuration. Les alliances avec les pays les plus belliqueux, Israël,Arabie Saoudite, sont responsables de meurtres d’enfants et de famines en Afrique et en Asie. Même s’il gesticule, il fait partie de la meute de l’état profond, le complexe militaro industriel, les lobbies et les services secrets qui agit et mord, qui blesse le gibier sans maitriser sa chasse : une curée avant l’hallali.

                  • Gwynplaine Clark Joseph Kent 22 janvier 14:18

                    @Clark Joseph Kent

                    des « morts », pas des mots...

                  • izarn izarn 22 janvier 16:36

                    @Clark Joseph Kent
                    Trump a dit qu’il défendrait les intéréts américains. C’est à dire pas les notres, ni ceux des africains.
                    Trump n’a jamais dit qu’il était Jésus sur terre, et se moque d’etre prix Nobel de la paix comme Obama. Soit dit-en passant qui a organisé Daesh avec la Klingon...


                  • Djam Djam 22 janvier 12:23

                    @ Bruno Guigue

                    A nouveau merci pour votre article qui, comme tous les précédents est :
                    1/ bien écrit (ça devient rare !)
                    2/ bonne analyse qui propose des réflexions profondes et non plus de la mousse de surface
                    3/ conforte ce qu’une grosse partie du monde sait ou subodore.

                    J’ajouterai pour ma part, juste une petite question : Quand est-ce que les « zélites » françaises comprendront que leurs meilleurs partenaires stratégiques n’est pas l’ouest mais l’est et plus largement l’Eurasie ?


                    • CN46400 CN46400 22 janvier 13:30

                      Exellent article.

                      Une officine, YouGov, a sondé les « millenials », moins de 35 ans, (ceux qui sont entrés dans la vie active à partir de 2000 qui sont plus de 80 millions aux USA) pour le compte d’une association anticommuniste qui a pignon sur rue aux USA (Victims of Communism Mémorial Foundation). Question posée : Où aimeriez vous vivre ? :
                       -Dans une société capitaliste = 42%
                       -Dans une société socialiste = 44%
                       -Dans une société communiste = 7%
                       Sondage rapporté par l’Humanité qui note qu’en une génération des mots qui étaient innommables (socialisme et communisme) sont, ensemble, devenus majoritaires...

                      Dès lors on comprend mieux les acrobaties de Trump pour conforter les 42%, et aussi celles des démocrates pour entraver Bernie Sanders...


                      • izarn izarn 22 janvier 16:46

                        @CN46400
                        Déja, il faudrait savoir ce que ces mots veulent dire...A part des poncifs stupides.
                        Vaste programme !


                      • CN46400 CN46400 22 janvier 17:39

                        @izarn

                        Bof, mais çà renforce ceux qui pensent que Trump aurait, sans doute, été battu par Sanders... Et puis pourquoi les américains seraient-ils des éternels réacs... ?


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 20:04

                        @CN46400
                        Il faut se méfier du sens des mots des deux côtés de l’ Atlantique... Pour les Américains, Sarkozy est de Gauche, c’est vous dire ! Les Démocrates US, avec la folle de guerre Clinton, c’est la Gauche américaine.


                        Les Français ne comprennent rien à la politique américaine, ils sont intoxiqués par le modèle américain, que la propagande leur présente comme le paradis, et se font plein d’illusions sur les Démocrates, qui sont aussi « démocrates » que je suis moine tibétain....

                        C’est Obama qui a signé un décret qui permet de mettre en prison n’importe quel citoyen, sous l’inculpation de « terroriste » (exactement comme vient de le faire Macron pour les Fake News), sans avocat, sans jugement, et pour une durée indéterminée...

                        Il faut lire le livre « En finir avec la Françamérique » d’ Immarigeon.
                        Les USA sont devenue une dictature, avec une police militarisée.


                      • CN46400 CN46400 23 janvier 09:51

                        @Fifi Brind_acier

                        "Il faut se méfier du sens des mots des deux côtés de l’ Atlantique... Pour les Américains, Sarkozy est de Gauche, c’est vous dire ! Les Démocrates US, avec la folle de guerre Clinton, c’est la Gauche américaine. « 

                        Vous ne semblez pas bien comprendre mon post. Votre réaction, qui aurait pu être juste 20 ans avant, est inadaptée au sondage en question (nov 2017-les millenials...) dont les résultats ont surpris aux USA au point de lancer les pontes du parti démocrate à la recherche d’une possible candidature, féminine, noire, bobo, etc.. susceptible de plomber toute candidature de type »sanderiste".


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 janvier 10:42

                        @CN46400
                        Et que ferait Sanders pour éviter l’effondrement de l’ Empire américain ?
                        Pour éviter la fin du dollar et d’un monde unipolaire dirigé depuis 70 ans par les USA ? Et empêcher le monde de devenir multipolaire ??

                        C’est fini pour les USA, ils ne domineront jamais plus le monde. Ce qui pend aux nez des politiques US, c’est une guerre civile, tellement les 2 mandats d’Obama ont créé de misère.


                        Pour éviter cela, il faudrait que Sanders ne soit plus chez les fous de guerre démocrates, qui vont lui savonner la planche comme ils l’ont fait l’an dernier. Car les Démocrates ne connaissent qu’une solution : la guerre chez les autres, avec un budget militaire dément, équivalent aux budgets additionnés de tous les autres pays du monde.
                        •  
                        Il faudrait que Sanders fasse payer des impôts à tout le monde, y compris aux riches. Y compris aux riches du Parti Démocrate, bon courage ! Qu’il fasse revenir les industries aux USA. Qu’il nationalise, qu’il sucre les budgets militaires au bénéfice des services publics, de la santé et de infrastructures etc.

                        Comment voulez-vous que Sanders puisse faire un tel programme en restant chez les Démocrates ??


                      • CN46400 CN46400 23 janvier 15:17

                        @Fifi Brind_acier
                        « Et que ferait Sanders ? »
                        Je n’en sais rien, mais comme çà file des boutons à tous les « clinton-maniaques », je m’en régale... Mais peut-être y aura-t-il un candidat UPR ?


                      • Le421 Le421 23 janvier 15:24

                        @CN46400
                         smiley  smiley  smiley


                      • Choucas Choucas 22 janvier 13:47

                         
                         
                        PIB PPA
                         
                        En pib ppa, pondéré en pouvoir d’achat, c.a.d sans tenir compte des cours mondiaux des monnaies, donc le vrai pib en production
                         
                        le pib russe équivaut à celui de l’Allemagne,
                         
                        la Chine est maintenant 1ère, Inde 3ème,
                         
                        Boobaland 9eme
                        grâce au bronze fesses, au béton immigratoire et aux musées industriels surtout
                         
                         
                         
                        « La traite négrière est le bélier de la féodalité mondialiste, et La Baudruche son bouffon préféré » Baron de Rothschild
                         
                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28PPA%29#2014
                         


                        • njama njama 22 janvier 14:20

                          Trump compose avec l’héritage politique et historique US, no choice  ! ou si peu ...

                          La deuxième guerre mondiale a accouché d’un monstre qui s’appelle l’armée américaine, plus de deux millions et demi de militaires, dont 450.000 déployés à l’étranger, 800 bases dans le monde, plus de 600 milliards de budget pour la défense ...
                          plus tout le complexe militaro-industriel qui va avec, les sous-traitants, le business ... 

                          Au final un cocktail éminemment toxique pour l’humanité ! certainement pas chrétien !

                          Population 323,1 millions (2016), 9 833 517 km2, soit 33 hab / km2 donc les States sont un espace très loin d’être surpeuplés ... 

                          US GO HOME  !


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 janvier 07:15

                            @njama
                            C’est normal que les USA soient devenus dominants après la guerre, c’est le seul pays impliqué qui n’ait subit aucun dégât... Tous les autres, la Russie, les pays européens, le Japon etc, ont eu leur économie détruite.


                            La propagande fait croire aux Français que les USA sont venus nous libérer.
                            Ils ont attendu la bataille de Stalingrad pour se bouger les fesses, quand ils ont vu qu’Hitler était dans les choux, et que les Russes allaient arriver avant eux à Berlin...

                            En débarquant en Normandie, ils n’ont pas distribué que du chocolat, mais aussi l’ A.M.G.O.T, un pseudo dollar qui devait remplacer le Franc. C’est de Gaulle qui a interdit cette monnaie, et qui, plus tard, a viré l’ OTAN. En Allemagne, l’armée américaine est toujours présente depuis 1945 ...

                            Et c’est Hollande en 2016, qui a, à nouveau autorisé la présence de bases étrangères en France.
                            « (...) le protocole de Paris » pourrait concerner quatre sites en France : les quartiers généraux des corps de réaction rapide de Strasbourg, de Lille et de Toulon ainsi que le Centre d’analyse et de simulation pour la préparation aux opérations aériennes (CASPOA) installé à Lyon. "

                          • CN46400 CN46400 23 janvier 10:00

                            @Fifi Brind_acier

                            Attention l’anti-US fait écrire parfois des bêtises.

                             -7 décembre 41 = Pearl Arbour
                             -15 décembre 41 = contre attaque soviétique à Moscou
                             - 2 février 43 = victoire soviétique à Stalingrad


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 janvier 11:01

                            @CN46400
                            A bon, Pearl Arbour est en Europe, maintenant ? C’est nouveau, ça vient de sortir...

                            ** Février 43 - Fin de la bataille de Stalingrad.


                            ** 10 juillet 43  : Opération Husky, les troupes américano-britannico-canadiennes débarquent en Sicile.


                            ** 17 août 43  : Début de la conférence de Québec à laquelle participent Roosevelt et Churchill, portant notamment sur le futur débarquement en France et les opérations en Méditerranée.

                            ** 28 novembre 43 : Début de la conférence de Téhéran, à laquelle participent Roosevelt, Churchill et Staline. Il s’y décide l’organisation d’un débarquement en France

                            Dans mon calendrier, Juillet, Août et Novembre viennent après le mois de Février.

                            PS : Il fut un temps où le PCF avait les yeux en face des trous et s’opposait aux USA et à la construction européenne...


                          • CN46400 CN46400 23 janvier 15:11

                            g@Fifi Brind_acier

                            C’est bien vous qui avez écrit :
                            « Ils ont attendu la bataille de Stalingrad pour se bouger les fesses, » Or les USA sont entrés dans la guerre après Pearl Harbour, soit un an et presque 2 mois avant la conclusion de Stalingrad....


                          • roman_garev 23 janvier 17:30

                            @CN46400
                            « Entrés dans la guerre après Pearl Harbour », oui, mais contre QUI ??

                            On a à parler du théâtre de bataille principal, c-à-d. européen, et surtout contre Hitler...
                            Apprenez à considérer au premier chef le nombre de divisions, des chars, des avions et de l’effectif vraiment militant, et pas les dates des promenades recréatives comme en Sicile...

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