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Accueil du site > Tribune Libre > Copen-spectacle pour communicants

Copen-spectacle pour communicants

Un accord pour les communicants, juste pour la presse à spectacle et pour se faire reluire devant elle. Gymnastique à laquelle nous savons notre président adepte, et d’autres, puisque c’est la communication qui l’emporte sur le fond, car grace à notre « regard » l’on peut nous tromper.

J’avais écrit un article en décembre pour expliquer cela, il n’a pas été pulsé, c’est dommage s’en plus.

J’y disais en fond préalable, quatre-vingt-dix ans se sont tout juste écoulés entre la découverte de la fonction des chromosomes par Thomas Morgan en 1910, avec, au passage en 1953 la découverte de la double hélice d’ADN, et le décodage du génome humain en avril 2000 par des laboratoires privés et publics.

Entre les deux il y a l’usage de la puissance de l’ordinateur guidé par l’intelligence et le savoir de l’homme, qui ont permis l’expansion du Savoir.

Nous descendons donc toujours plus dans l’infiniment petit pour parvenir à trouver cette loi unifiée chère aux physiciens. Mais là, ce ne sont plus nos yeux qui regardent, c’est notre tête qui comprend, et dans ce monde là, qui modifiera nos relations et valeurs sociales, ceux qui n’auront pas appris seront aveugles. De fait, il leur sera difficile de suivre, comme nous pouvons déjà le constater au travers des débats politiques, dans lesquels celui qui n’a pas un langage vulgarisé n’est pas compris, et fait de petites phrases assassines dont les partisans ou les ignorants se délectent.

L’actualité du sommet de Copenhague en est une énième démonstration.

Actuellement gaz pétrole et charbon fournissent 85% à 86 % de l’énergie primaire, l’objectif affiché est de maintenir l’élévation de la température en dessous du seuil des 2%. Avons-nous une chance de réussite à mon sens aucune.

Cela ne tient pas à notre capacité technologique, car nous disposons des moyens de réduire nos émissions de gaz carbonique, des moyens de développer des puits à carbone. Non notre difficulté vient du blocage de nos modèles systémiques. Notre économie repose sur un modèle de comptabilisation dont, le but est de faire du capital, du profit pour ceux qui préfèrent ce terme.

Si bien que tout ce que nous entreprenons se compare par rapport à ce modèle que nous appelons le modèle capitaliste ; nous avons pris l’habitude de mesurer toutes nos créations dans un rapport coût/avantage.

C’est ainsi que devant ce problème de « santé » planétaire nous analysons notre capacité à agir contre les effets de serres produits par le co2 sous le même angle.

Malgré la contre verse , qui produit les gaz à effets de serres, tous les experts sont d’accords que si l’on ne réduit pas drastiquement nos émissions, les conditions de vie sur notre terre seront radicalement bouleversés.

Alors que font nos économistes. Ils calculent combien nous coûterait la réduction des gaz à effet de serre par rapport au coût des bouleversements qu’engendrerait le réchauffement. C’est-à-dire qu’ils comparent une réalité effective, l’émission de gaz et le réchauffement à un modèle virtuel, celui de la monnaie qui n’est qu’une construction intellectuelle.

C’est comme cela que nous abordons le problème de la réduction des gaz à effet de serre.

Pour les scientifiques l’économie mondiale doit devenir neutre en GES (gaz à effet de serre), c’est-à-dire absorber autant qu’elle rejette voire se transforme en un puits à carbone c’est à dire absorber plus que ce qu’elle émet. Et c’est là que le raisonnement aliénant devient sublime.

De telles mutations ont évidemment un coût. Il va donc falloir payer pour continuer à bénéficier d’une température clémente sur terre. Et donc de se poser la question, combien pouvons nous mettre sur la table ? Quel climat pouvons-nous réellement nous payer ?

Pour le savoir économiste et ingénieurs ont mis au point une panoplie de modèles informatiques pour simuler le fonctionnement de nos sociétés, naturellement ces modèles ont un intérêt s’ils visent la visualisation des objectifs de stabilisation de la concentration de co2 en fonction de l’utilisation des énergies fossiles et éventuellement de leur substitution par des énergies renouvelables et moins polluantes. Mais si c’est pour en conclure que nous ne pouvons pas le faire parce que il n’y a pas suffisamment d’argent disponible, autant les mettre à la retraite ou dans un asile d’aliéné.

Si devant l’impérieuse nécessité de sauver l’espèce humaine nous estimons que cela est impossible parce que nous estimons impossible d’émettre quelque chose qui n’est pas une réalité (la monnaie), c’est que nous n’avons pas le sens des priorités.

Aucun expert ne croit que notre économie va devenir un puits à carbone, et avec lui l’espoir de maintenir le réchauffement bien en deçà des 2°c. Pour maintenir la température en dessous de 2°c il faut contenir la production de co2 à un niveau de 450ppm.

Sur 13 modèles simulant le climat que l’économie pourrait s’offrir seul deux atteignent cet objectif, pour y parvenir il faudrait créer 500 centrales nucléaires supplémentaires et séquestrer plus de 20 milliard de tonnes de carbone, une technologie qui n’est pas encore disponible à grande échelle, c’est ainsi que d’ici 2100 il faut s’attendre d’avoir une température entre 2,8 à 3,2° d’élévation.

Ce n’est pas moi qui m’en plaindrais puisque je me ferais incinérer d’ici là, mais je pense que les experts sont en deçà de ce qu’il adviendra ; il nous reste163 990 millions de tonnes de pétroles ; 618 316 millions de tonnes de charbon ; 35 413 millions de mètre cube de gaz ; 2151.5 milliers de tonnes d’uranium, sans oublier celles qui sont en voie de prospection et non prise en compte. Alors la question est : est-ce que les industries de renouvellement permettrons de laisser dans le sol toutes ces quantités de co2 potentiel ou bien les consommerons-nous .

Il ne me semble pas que le débat de Copenhague soit abordé sous cet angle, mais plutôt de se borner à déterminer la quantité d’émission de co2 que devrons respecter les divers états, c’est-à-dire en définitive ralentir le processus de réchauffement.

Si l’on ne construit pas des puits à carbone parce que cela coûte trop cher alors cette réunion ne servira qu’aux marchands de droits d’émissions de co2 à s’enrichir.

Par contre nous pouvons parfaitement nous adapter à un réchauffement planétaire, comme à un refroidissement, cela déplacera des hommes et des cultures un point c’est tout.

Pour la pollution, il en est de même si nous causons la disparition de milliers d’espèces, en quoi sommes nous responsable de la vie sur terre, sommes nous chargés de conserver la vie en l’état, alors que nous ne cessons de répéter que l’existence est une lente évolution, pour qu’il y ait évolution il faut bien que l’environnement change et que la vie s’y adapte.

Si la question se posait sous cet angle, nous serions devant une véritable interrogation existentielle.

Sauf que ceux qui dénoncent l’alarmisme européen aimeraient bien continuer la production de leurs profits, en l’état alors que d’autres souhaiteraient que le marché du co2 devienne rentable.

Car, en fin de compte personne ne parle réellement de la réduction du co2, puisque nous continuerons à exploiter les gisements pétroliers, ceux de gaz, les mines de charbons, en trouver de nouveaux, jusqu’à leur épuisement. La seule chose que nous faisons est de ralentir sa production et de mettre en place un nouveau marché capitaliste de l’écologie.

Si je ne doute pas de la volonté écologique de quelques personnages, je doute absolument de celles des marchands. Sincèrement je ne vois pas en quoi ceux qui se sont réunir apporterons une solution à la pollution, puisqu’ils ne sont pas capables d’envisager son coût financier autrement qu’au travers du système de rentabilité capitaliste, là ou l’argent ne doit être qu’un support aux innovations technologiques de substitution, là où c’est seulement la contrainte scientifique, les matériaux et les matériels qui doivent fixer les choix.

 Produire du co2, connaître ces capacité d’absorption de chaleur, savoir que les puits naturel d’absorption du co2, eau, perdent de leurs efficiences et les forêt disparaissent, que les sources de production de co2 continuent d’augmenter, et au bout il faudrait en conclure que tout ceci n’a aucune incidence sur notre planète, et que ceux qui s’en alarment, sont des illuminés. L’on comprend alors que ce n’est pas la raison qui commande.

Tout ceci conduit à comprendre que l’on nous dupe.

Climat : l’accord de Copenhague, première "étape essentielle"

COPENHAGUE - L’accord de Copenhague contre le réchauffement climatique, validé samedi par la conférence des Nations unies, constitue une première "étape essentielle", a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

"Nous devons maintenant transformer cet accord en traité contraignant. Nous essaierons de parvenir à ce traité contraignant le plus tôt possible en 2010", a-t-il ajouté, soulignant être dans l’incapacité de donner un programme "plus précis".

Par ailleurs, "il faut créer un Fonds vert du climat", pour aider immédiatement les pays en développement dans leur combat contre le réchauffement climatique, a rappelé M. Ban.

A court terme, ce fonds doit s’élever à 30 milliards de dollars pour la période 2010-2012. Avec les promesses du Japon (11 mds USD) et de l’UE (10,6 mds USD), ce fonds est "déjà constitué aux deux tiers", a noté M. Ban, rappelant que les Etats-Unis, par la voix du président Barack Obama, avaient promis d’apporter leur "juste part".

Pour le moment, Washington a promis 3,6 milliards de dollars, mais selon M. Ban, cette participation pourrait être revue à la hausse après le vote du budget 2010 au Congrès américain.

A long terme, le projet de déclaration prévoit une montée en puissance du financement de ce Fonds pour arriver à 100 milliards de dollars annuels d’ici à 2020, destinés en priorité aux pays les plus vulnérables afin de les aider à s’adapter aux impacts du dérèglement climatique.

Il entend limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels.

(©AFP / 19 décembre 2009 13h51)

Édifiant, alors que nous savons que maintenir le cap des 2c° est impossible.

J’écris souvent qu’il ne faut pas confier notre destin aux marchands. Rappelez-vous la crise financière, l’Europe a trouvé 1700 milliards d’euros en soutien aux secteurs bancaires européens. Ceci a été salué par les marchands.

le spectaculaire des bourses européennes

Un peu partout près de 10% de hausse en une journée : les bourses européennes ont accueilli avec un grand soulagement, ce lundi, le plan de soutien massif des Européens au secteur bancaire.

Paris : + 11.18% pour le CAC 40 ( 3.351pts)
Milan : + 11.49% ( 22.642 pts)
Francfort : + 11.40% pour le Dax ( 5.062 pts)
Madrid : + 10.65% pour l’Ibex ( 9.955 pts)
Amsterdam : + 10.55%
Londres : + 8.26% pour le Footsie ( 4.257pts)
Suisse : +11.39% ( 5.956 pts)

Nicolas Sarkozy

« Une société sera créée pour refinancer les banques et il n’est pas question que cette garantie de l’Etat soit accordée sans contrepartie ».

13/10/2008

François Fillon

«  Si l’opposition accepte de voter ce texte, ça renforcera beaucoup, je crois, la confiance des Français dans ce plan de sauvetage. »

14/10/2008

Claude Revel

« Le dernier plan européen, c’est ce qu’il faut faire, ce plan n’a pas fait peur en cherchant à rassurer et c’est du bon sens, c’est-à-dire essayer que l’argent circule mieux au travers des banques et qu’il aille vers l’économie réelle, les entreprises... ».

13/10/2008

Le plan Paulson lui a mis sur le marché 700 milliards de dollars.

Je comprend la nécessité de sauver les marchands, moins celle de sauver leurs activités polluantes, pour laquelle ils ne sont capables que démettre des recommandations et des sommes ridicules au vu de l’ampleur du désastres qui va arriver.(les politiques aux commandes ne sont que des marchands cooptés démocratiquement).

La création d’un « fond vert » est une bonne initiative, mais cela prête a sourire quand l’on a une idées du désastre, car la planète ne peut absorber toutes nos pollutions et elles modifieront la biodiversité qui aura une incidence sur notre existence, car nous dépendront d’elle est non pas du « mégalomanie narcissique de nous même.

Avec c’est deux exemples nous comprenons qui commande.

 

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7 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 21 décembre 2009 13:34

    Un peu de vraie info ne fait jamais de mal.
    http://piratages.wordpress.com/2009/12/15/beatitude-ecologique-en-milieu-tempere/

    Je n’ai, pour ma part, aucun intérêt dans ce site, je le précise.

    Par contre, je pense comme l’auteur de piratages que c’est la récupération politique et financière qui va tuer le bien fondé de l’écologie.


    • ddacoudre ddacoudre 21 décembre 2009 13:43

      bonjour planches des vaches

      merci pour le lien, je pense être sur la même ligne.

      cordialement.


    • Allain Jules Allain Jules 21 décembre 2009 13:54

      @ddacoudre,


      Merci pour cet article très éclairant et éclairé.

      Bien à vous !

      • ddacoudre ddacoudre 21 décembre 2009 14:14

        bonjour allain

        merci pour ton commentaire. souvent en modération je pulse tes articles car ils sont toujours dérangeants et j’ai bien cela, car çà nourri la réflexion.

        cordialement.


      • rakosky rakosky 21 décembre 2009 20:20

        Alors que font nos économistes. Ils calculent combien nous coûterait la réduction des gaz à effet de serre par rapport au coût des bouleversements qu’engendrerait le réchauffement. C’est-à-dire qu’ils comparent une réalité effective, l’émission de gaz et le réchauffement à un modèle virtuel, celui de la monnaie qui n’est qu’une construction intellectuelle.
        Une simple précision,un doute que j’ai sur la réalité effective du réchauffement...
        Sinon ,des gens comme vous et moi ne pouvons qu’attendre qu’apparaissent enfin les vrais enjeux de tout ce cirque.
        Je ne pense pas que l’amour des petits oiseaux soit la motivation principale des requins qui nous gouvernent..


        • ddacoudre ddacoudre 21 décembre 2009 22:32

          re rakosky

          l’enjeu est engagé depuis longtemps, mais ce n’est pas seulement le réchauffement, qui est une réalité, non pas comme un réchauffement global mais un réchauffement de certaines zones qui auront une incidence sur la biodiversité et sur nous en ricochet.

          nous avons su résister à la déforestation de la planète, pour nous y faire des espaces socio-économiques (quand l’on sait qu’à la place de Moscou n’existait qu’une cabane d’un moine Hermite au milieu de forêts), ce qu’il nous faut trouver, n’est même pas un équilibre, c’est l’adaptation aux cycles terrestres pour ne pas périr sous nos déchets.

          si nous n’y parvenons pas il n’y faudra y voir, non un échec humain, mais le poids de l’environnement qui procède à un réajustement des espèces. beaucoup de gens aiment le darwinisme, mais s’il s’arrête à eux.

          cordialement.


        • Lisa SION 2 Lisa SION 2 22 décembre 2009 07:57

          Slu DD,

          ton style est devenu limpide, lisible par tous, et ce concentré est tout à fait cinglant. Ton titre introduit dans gogol montre que deux autres sites l’ont répercuté et je trouve qu’il mériterait mieux, y compris en retentissement sur Avx. Tu devrais te trouver un correcteur et le reproposer avec un autre titre.
          C’est la bonne clé, maintenant il faut aller chercher les serrures...

          Cordialement. L.S.

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