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Accueil du site > Tribune Libre > Croissance économique et énergétique : une simulation du futur

Croissance économique et énergétique : une simulation du futur

La croissance économique est intimement liée à la consommation énergétique. Dans le système économique actuel, une croissance minimum est nécessaire pour éviter les crises économiques. Ainsi, dans le système actuel, il est indispensable que la consommation énergétique augmente pour éviter que l'économie ne s'enraye. D'un point de vue physique, il est évident qu'une croissance de la consommation énergétique indéfinie n'est pas possible. Une des grandes questions à laquelle l'humanité devrait donc répondre n'est pas de savoir si le système va s'effondrer mais quand cela va arriver si rien ne change. Je vais donc dans ce texte faire une petite simulation pour voir quand le système ne pourra plus fonctionner.

Mais avant, je vais donner quelques notions nécessaires pour comprendre l'intérêt de la simulation qui suivra.

 

Le lien entre énergie et économie

L'intensité énergétique mesure l'efficacité énergétique de l'économie. C'est le rapport de la consommation énergétique primaire sur le PIB. L'unité la plus souvent utilisée pour la mesurer est la tonne équivalent pétrole (tep) par millions de dollars. Une intensité énergétique élevée correspond à une économie gourmande en énergie tandis qu'une valeur faible correspond à une valeur faible.

Quelques valeurs données en tep par millions de dollars internationaux constants de 2000 [1].

  • Monde : 212,9 tep/M$

  • France : 170,5 tep/M$

  • Etats-Unis : 221,7 tep/M$

  • Chine : 231,3 tep/M$

Les valeurs par pays sont beaucoup plus variable, il y a quelques rare pays où la valeur descend à moins de 100 tep/M$ (Bangladesh, Colombie, République du Congo, Hong Kong, Maroc, Pérou et Uruguay). Il arrive aussi que l'intensité énergétique soit très importante avec un maximum assez ahurissant à plus de 4000 tep/M$ pour la république démocratique du Congo. Il doit y avoir pas mal de gâchis là-bas.

Il est très peu probable que le monde puisse descendre sous les 100 tep/M$ avec une économie moderne. Hong Kong fait figure d'exception mais pour la simple raison que l'économie de Hong Kong est surtout basée sur le commerce et la finance ce qui ne peut être appliquée au monde entier. Ce qui est vendu doit bien être produit quelque part !

Par ailleurs, Gaël Giraud, un économiste qui au contraire de ces collègues classiques considère que l'expansion économique dépend plutôt de notre aptitude à consommer de l’énergie affirme : « Pour désigner et évaluer cette dépendance [de l'économie sur le PIB], les économistes parlent plutôt d’élasticité du PIB par rapport à l’énergie : la plupart l’estiment voisine de 8-10 %. Pourtant, l’analyse de séries temporelles longues de consommation d’énergie primaire sur une trentaine de pays montre qu’en fait elle est durablement et structurellement proche de 60-70 %. Pour être plus précis, lorsque la consommation d’énergie primaire augmente de 10 %, le PIB tend à croître de 6-7 % en moyenne, avec éventuellement un retard pouvant aller jusqu’à dix-huit mois. » [2] Cela signifie donc que croissance de la consommation d'énergie primaire et croissance économique sont indissociables.

 

L'énergie d'un point de vue physique :

Après ces considérations économiques, essayons de comprendre un peu le monde physique et en particulier l'énergie. L'énergie est à la base de tous les échanges dans la nature. Les végétaux absorbent l'énergie du soleil pour grandir, les animaux récupèrent cette énergie en consommant les végétaux, voir en se mangeant entre eux. En fait la maxime célèbre « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » s'applique très bien à l'énergie. L'énergie se transforme en une nouvelle forme d'énergie. Par exemple, l'énergie solaire se transforme en énergie chimique dans les végétaux au moyen de la photosynthèse. Quand nous mangeons, on le fait principalement pour récupérer cette énergie.

On discute souvent d'énergie primaire, en effet l'énergie peut être transformée plusieurs fois avant d'arriver au consommateur final. On peut classer les énergies primaires ainsi : les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), les énergies renouvelables (solaires, hydraulique, éolien) et l'énergie nucléaire. Comme nous venons de voir que l'énergie se transforme, on peut donc naïvement se demander d'où proviennent toutes les énergies primaires initialement.

Pour les énergies fossiles, il s'agit de végétaux qui ont absorbés de l'énergie solaire il y a des millions d'années et qui ont été ensuite comprimés pour aboutir après un très long processus géologique à ces formes d'énergie très pratiques et très faciles d'utilisation : le pétrole, le gaz et le charbon. En fait le pétrole c'est de l'énergie solaire stockée il y a des millions d'année !

Les énergies renouvelables viennent aussi en très grande majorité de l'énergie solaire. En effet l'énergie hydraulique vient du cycle de l'eau. De façon très simplifiée, l'eau dans les mers et océans s'évapore sous l'effet du soleil pour former les nuages puis retombent sur terre pour former les glacier les fleuves et les rivières. L'énergie éolienne quant à elle provient des dépressions et surpressions sur Terre provoquées par des différences de température et donc aussi du soleil. Notons tout de même qu'en très haute altitude, les vents sont provoqués par la rotation de la Terre mais ils restent encore inexploitable. L'énergie de biomasse provient aussi évidemment du soleil. Ainsi les énergies renouvelables proviennent en très grande partie du soleil.

Ainsi la très grande majorité de l'énergie utilisée sur Terre que ce soit par les humains ou bien toute la nature provient du soleil. Nos ancêtres de l'antiquité n'avait finalement pas tort de prier le dieu Soleil qui est bien à l'origine de toute la vie sur Terre.

Quant à l'énergie nucléaire, elle provient de la matière, de la masse comme indiquée par la célèbre équation d'Einstein. On peut remarquer que le soleil est un gros réacteur nucléaire qui consomme sa masse pour créer son énergie, l'énergie solaire, c'est donc de l'énergie nucléaire.

Ainsi, toute l'énergie provient de la masse de la matière et la très grande majorité de l'énergie sur Terre nous est parvenu et nous parvient encore grâce à la bonne grosse batterie qu'est le soleil.

 

La simulation :

Combien de temps notre système économique peut-il fonctionner ? Sans croissance, le système actuel rentre en crise, or comme vu précédemment, la croissance économique ne peut exister sans croissance de notre consommation énergétique. Par ailleurs nous avons pu remarquer qu'à part le nucléaire toute notre énergie provient du soleil. On peut donc transformer le problème ainsi : au rythme de croissance actuel, dans combien de temps on consommera plus d'énergie qu'on en reçoit du soleil ?

 

Energie solaire :

Quelle est l'énergie totale que l'on reçoit du soleil ? Le soleil émet un flux énergétique de 3,826 × 1026 Watts. Cela signifie donc que chaque année il émet la quantité d'énergie suivante 1,207 × 1034 Joules. Connaissant le diamètre de la Terre et la distance Terre-Soleil on peut ainsi estimer la quantité d'énergie reçue par la Terre en une année soit 4,83× 1024 Joules, c'est à dire 115 millions de Mtep.

 

Consommation énergétique :

La consommation énergétique mondiale en 2016 a été la suivante : [3]

Energie

Production en 2016 en Mtep

Variation 2006/2016

Pétrole

4 382

+12%

Charbon

3 656

+16%

Gaz naturel

3 213

+23%

Hydraulique

910

+32%

Nucléaire

592

-7%

Eolien

217

+621%

Géothermie, biomasse, etc

127

+106%

Biocarburants

82

+195%

Solaire photovoltaïque

75

56

Total énergie primaire

13 276

+18%

La consommation indiquée ci-dessus est sous estimée, elle ne prend pas en compte l'énergie que nous consommons à travers notre alimentation, je parle ici du soleil dans nos aliments et non du pétrole dans nos tracteurs. Elle ne prend pas en compte non plus l'utilisation des énergies renouvelables pour produire de l'énergie thermique, par exemple, l'usage du feu de bois pour se chauffer ou pour la cuisson des aliments qui est encore très répandu en Afrique.

 

Evolution de la consommation énergétique dans l'avenir :

Faisons donc l'hypothèse que l'on se sert uniquement de l'énergie reçue par le soleil et que nos super panneaux solaires ont un rendement de 10%. On démarre la simulation la première année avec une consommation de 13 276 Mtep et on considère une croissance de la consommation énergétique de 18% tous les 10 ans.

Dans moins de 150 ans, on doit recouvrir 1% de la surface de la Terre de panneau solaire puis dans moins de 280 ans, on doit recouvrir 10% de la surface de la Terre pour assouvir nos besoins énergétiques et dans 420 ans, toute la surface de la Terre se retrouve couverte. Notons aussi qu'à ce rythme de croissance, si on suppose que l'humanité en sera capable, on finirait de construire une sphère de Dyson avant 1750 ans. C'est à dire qu'on utiliserait toute l'énergie du soleil en l'entourant de panneau solaire.

 

Que conclure de cet exercice de prospective ?

Il est assez évident que le système économique actuel qui nécessite une croissance minimum ne sera plus adapté dans quelques siècles et peut-être même d'ici quelques décennies. Notre consommation actuelle représente déjà 0,1% de l'énergie que l'on reçoit du soleil. Il semblerait que ce soit déjà suffisant pour avoir un impact non négligeable sur l'environnement. A partir de 1%, les effets sur notre environnement seront très visible. Jamais, il ne sera possible de recouvrir toute notre planète de panneaux solaires puisque cela signifierait la destruction de tout notre environnement.

Plusieurs avenir s'offre donc à nous. Si rien ne change, la crise perpétuelle qui commencerait à partir du moment où on ne pourra plus augmenter notre consommation énergétique à un rythme exponentiel. Cela pourrait en fait se produire dans assez peu de temps. Serons-nous un jour capable d'exploiter plus d'1% de l'énergie que l'on reçoit du soleil que ce soit directement ou indirectement à travers tous les types d'énergies renouvelables ? Ou alors, la seconde possibilité, le système aura changé pour ne pas imposer une croissance de notre consommation énergétique, il faudra donc un système qui permette à notre économie de se stabiliser.

On peut penser que quelques siècles c'est dans longtemps, et c'est le cas à l'échelle d'un être humain. Cela représente une ou deux dizaines de générations. Mais à l'échelle d'une nation c'est assez peu. La Chine, qui a presque toujours été la première puissance économique mondiale à part les deux derniers siècles et qui l'est à nouveau, existe depuis plusieurs millénaires. Cela représente donc à peine 10% de son temps d'existence. Et à l'échelle de l'humanité quelques siècles c'est demain !

Je conclus donc de mon exercice de prospective que le problème vient de notre système économique et plus particulièrement du système monétaire. La création monétaire telle que conçue actuellement impose une croissance exponentielle de l'économie. C'est un très bon système pour créer de la richesse lorsque nous avons à disposition une source d'énergie quasi illimitée et très facile d'utilisation. En clair c'était très adapté pour la découverte du pétrole et ses nombreux usages. Mais on arrive au limite du pétrole, il faudrait donc dès maintenant penser au futur et changer le système économique de notre plein gré.

L'économie est la science des échanges. La monnaie universelle dans la nature pour les échanges c'est l'énergie. Il est temps de baser notre économie sur la monnaie universelle !

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_intensit%C3%A9_%C3%A9nerg%C3%A9tique

[2] https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-croissance-une-affaire-denergie

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Ressources_et_consommation_%C3%A9nerg%C3%A9tiques_mondiales#cite_ref-AIE.C3.A9lec_43-1


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29 réactions à cet article    


  • francois 20 novembre 10:53

    « L’économie est la science des échanges »

    Ca pique de lire une annerie pareille.

    Economie : métaphysique ideologisante.


    • John Wo 20 novembre 14:18

      @francois Pour être precis, l’économie n’est pas uniquement la science des échanges. C’est la science qui étudie les activités humaines suivantes : la production, la distribution, l’échange et la consommation de bien et services. La monnaie est bien le moyen pour mesurer la valeur de ses biens et services et pour réaliser les échanges. Je m’excuse d’avoir simplifié excessivement.


    • francois 20 novembre 15:34

      @John Wo
      la sociologie, l’anthropologie, la psychologie... mais l’économie, mon dieu  ! Cette discipline s’est discrédité après la crise.


      L’économie parce qu’elle abuse de modèles mathématiques aussi fragile qu’un château de carte se prend pour une science, elle devrait être rangé au côté de l’astronomie.

      La monnaie est un objet culturel parmi d’autre issue d’un consensus. Mauss a montré que le don pouvait tout aussi bien être une « monnaie » d’échange.

    • John Wo 20 novembre 19:59

      @francois
      Je ne dirais pas que l’économie s’est discrédité mais que les économistes se sont discrédités. Pour moi on peut ranger les économistes dans deux catégories : 

      - Les analyseurs du système actuel. Leur objectif est de comprendre le système, d’expliquer le comportement passé et tenter de prédire le comportement du système du futur. C’est l’espèce la plus répandu. C’est aussi la partie la plus rentable du métier. Tenter de prédire le comportement de la bourse, on voit bien qu’il y a de l’argent à se faire. A mon avis on ne devrait pas les nommer économistes mais analystes mais les média font leur oeuvre de simplification du langage.
      - Un économiste c’est une personne qui propose un autre système que le système actuel. Il pourrait y avoir des systèmes totalement différents que le système actuel mais je ne comprends pas pourquoi il y a si peu d’intérêt pour un nouveau système alors qu’une bonne partie de la population se rend bien compte qu’il y a un problème dans le système.
      En fait je sais peut-être d’où vient le problème. Il y a très peu d’argent à se faire à proposer un autre système. Les économistes ont beau en savoir un peu plus que la population sur l’argent, c’est pourtant une des castes les plus soumises au pouvoir de l’argent !

    • Alren Alren 22 novembre 13:23

      @John Wo

      « Il pourrait y avoir des systèmes totalement différents que le système actuel »

      Le capitalisme prélève de la valeur sur la boucle économique production/consommation, un peu comme si on saignait un peu chaque jour un cheval. S’il ne peut pas reformer assez de globules rouges l’animal va s’anémier et mourir.

      La régénération de l’économie ainsi parasitée par les prélèvements capitalistes, c’est la croissance. Comme cela ne suffit pas à satisfaire la soif inextinguible d’argent des capitalistes on crée en permanence de la monnaie sans rapport avec l’économie réelle.

      L’alternative à ce système aberrant, c’est le socialisme réel qui ne saigne pas l’économie et permet donc d’avoir une consommation constante d’énergie.


    • Spartacus Spartacus 20 novembre 11:51

      Le postulat de départ est faux....


      Non la corrélation entre croissance et Energie n’est pas prouvée et n’est pas systémique.
      Elle est marginale, et si elle s’avère exacte dans certains cas, elle est fausse dans d’autres..

      Tu transformes une fonderie industrielle en usine de parc de service, tu obtiens de la croissance en diminuant les besoins énergétiques...

      L’exemple de Hong Kong en est carractéristique de la preuve que ce n’est absolument une règle...

      Il y a 25 ans l’immatériel représentait 5% des échanges aujourd’hui c’est 20%. 
      (applications, services, musique, film, commerce).

      Quand au soleil, c’est juste une mode mais d’autres énergies plus simples sont peut être possibles...

      Qui aurait dit il y a 10 ans que les USA avec les gaz de schiste deviendrait le 1er pays producteur d’hydrocarbures aujourd’hui ?



      • samuel 21 novembre 09:28

        @Spartacus

        Elle ne l’est pas car le seul indicateur de croissance dont nous disposons est le PIB qui grossièrement représente un transfert de billet de main en main.

        Prenez 2 gus qui passent leur journée à échanger quelque chose (biens, billets, actions dans la vente de moulins à paroles...) et à la fin ce montant échangé représentera le PIB de la journée.

        En revanche la production manufacturière suit la courbe de consommation énergétique. 

      • samuel 21 novembre 09:35

        @Spartacus

        Une société de service n’est pas une société moins énergivore ! Les bâtiments de service ça se chauffe, ça se climatise,, ça s’entretient. Les personnes à l’intérieur disposent d’un standing généralement énergivore suivant nos standards modernes.

        Les serveurs pour faire fonctionner le flux quotidien et permanent sont extrêmement énergivores si on tient compte du fait que la continuité de service suppose une alimentation permanente en énergie !

        Quel serait le niveau de vie à Hong Kong sans la perfusion permanente du commerce mondiale supposant de grosses dépenses énergétiques. Mais pour comprendre ça il faut regarder toutes les « dépenses » énergétiques externalisées et pas simplement une jolie d’Hong Kong sans usine.

      • Alren Alren 22 novembre 15:42

        @samuel

        Spartacus ne comprend pas grand-chose ou est de mauvaise foi.

        Dans son exemple d’une fonderie fermée pour faire place à autre chose, il ne réalise même pas que la fermeture de la fonderie est une décroissance qui viendra en déduction de toute croissance ultérieure et si elle est remplacée par une création !


      • Citoyen de base 20 novembre 13:51
        Merci à l’auteur d’avoir rappelé cette évidence physique, n’en déplaise à Spartacus ; oui, avant qu’un bien ou un service ne soit échangé (= économie), il faut d’abord l’avoir produit (= physique).
        Relisez Jancovici et son dernier opuscule : « Dormez tranquille jusqu’en 2100 ». Tout y est rappelé de façons très didactique et explique pourquoi ça va mal finir.
        On peut vivre heureux avec beaucoup moins mais le principe d’une croissance infinie dans un monde fini, à cinq ans un gamin a déjà compris que ce n’était pas possible.
        Quel âge mental, M. Spartacus ? Ou alors c’est de la malhonnêteté, cas tout aussi répandu parmi les « sachants » dont certains doivent pourtant bien se rendre compte, quand même !...  smiley

        • John Wo 20 novembre 14:33

          @Citoyen de base Pour compléter, il est possible que l’intensité énergétique puisse s’améliorer un peu dans l’avenir. Il faut même l’espérer. Mais elle ne pourra pas dépasser une certaine limite. Considérer une intensité énergétique du niveau de Hong Kong permettrait de retarder de quelques décennies les résultats mais ne change pas fondamentalement la conclusion de l’article. Spartacus peut néanmoins avoir raison dans le cadre d’un type d’avenir. Si la civilisation devient totalement virtuelle et que la majorité de nos activités et échanges se passent dans un monde virtuelle. C’est à dire notre cerveau branché à une machine. Là il n’y aura plus de limite physique. J’avoue être assez optimiste et j’espère que cela n’arrivera pas. J’aime bien la nature et respirer l’air frais.


        • Spartacus Spartacus 20 novembre 21:22

          @Citoyen de base
          « n’en déplaise à Spartacus ; oui, avant qu’un bien ou un service ne soit échangé (= économie), il faut d’abord l’avoir produit (= physique). »


          Evidemment non !. Un bien ou service n’a absolument pas besoin d’être créé pour l’échange.
          Vous achetez une voiture elle n’est pas crée. 
          Vous vous assurez pour un sinistre qui n’est pas créé.

          Arrêtez de lire des doctrinaires comme Jancovici, des gauchistes qui s’auto proclament de la science infuse et ne vivent que par le terrorisme émotionnel apocalyptique. 


        • John Wo 20 novembre 22:46

          @Spartacus
          La voiture est un bien, elle a besoin d’être créé pour résoudre le contrat de vente. Si la vente n’est pas résolu, le concessionnaire devra vous rembourser à minimum, il me semble.


          Quant à l’assurance, c’est un service. C’est une promesse sur l’avenir, s’il y a un sinistre, l’assureur devra verser de l’argent qui dans le système actuel est basé sur rien et donc peut être créé ex-nihilo mais cet argent représente la valeur de biens réels.

          J’aurais préféré un exemple plus marquant. Il existe des biens matériels physiques. Ils sont pour la plupart « rare », c’est à dire que tout le monde ne pourra les posséder : de l’or, une voiture, une maison. Mais il existe des biens matériels que l’on peut considérer comme infini, il n’est pas possible de vendre de l’air (et encore), l’eau aussi peut être considéré comme un bien infini. Quand on achète de l’eau, on paye le service pour vous apporter de l’eau, c’est à dire soit le prix de pompages, filtration et fabrications et transports de la bouteille ou alors le prix de l’entretien du réseau d’eau et de son assainissement. 

          Il existe aussi des biens immatériels multipliables à l’infini avec un coût énergétique quasi nul. Je pense à la musique, aux multimédias en général mai aussi à la connaissance, aux brevets... Il aura fallu de l’énergie pour les créer mais ensuite ces biens sont multipliables à l’infini et dans un monde peut-être utopique, on peut espérer que le prix de ces biens une fois le coût nécessaire à leur création devienne quasiment gratuit.

        • Spartacus Spartacus 21 novembre 08:57

          @John Wo


          Effectivement un monde utopique....Rien n’est gratuit et c’est un mieux

          Et c’est parce que rien n’est gratuit que chacun fait des efforts pour contenter son prochain.
          Quand il n’y a rien a gagner, il n’y a plus d’efforts et la société humaine fait faillite.

          Le boulanger se lève à 4h du matin pour gagner sa vie, si le pain était gratuit, il ne se lèverait pas.

        • samuel 21 novembre 09:48

          @Spartacus

          « Vous achetez une voiture elle n’est pas crée. »

          ça me rappelle « Modern things » une chanson de Björk
          Elle chante que les choses modernes ont toujours existé (voiture, machine à café, godmichets...) et qu’elles attendaient sagement dans une caverne le bon moment pour que nous puissions les utiliser.

          Votre phrase peut aller directement au panthéon de la connerie humaine de la doctrine économique néo-classique !

        • John Wo 21 novembre 09:59

          @Spartacus « Rien n’est gratuit » Si, il y a des choses gratuites, par exemple :
          - Les biens tellement illimités que personne n’est près à payer pour les acheter : l’air ou dans une certaine mesure l’eau : personne vous demande de payer de l’eau de pluie que vous récupérez
          - une bonne partie de la connaissance est gratuite sur internet si on sait où chercher
          - l’amour que porte un parent a un enfant ou encore un service que vous rendrait un ami comme vous aider à repeindre votre maison

          Je n’ai jamais dit que tout devait être gratuit, au contraire je pense qu il y a des choses qu’on ne paye peut être pas assez cher. Par contre les biens multipliables à l’infini peuvent être quasi gratuit. Un brevet par exemple devient disponible à tous au bout d’une certaine durée.


        • hervepasgrave hervepasgrave 20 novembre 14:49

          Bonjour, cela faisait longtemps que je n’avais pas posté un commentaire ! Mais là il faut bien le faire.C’est pour la bonne cause. Article trop courant de nos jours. Nous serions coupable de notre suicide ? Qu’elle connerie ! Mais elle est non pas distillée au compte goutte mais a coup de marteau piqueur dans toutes les têtes de toutes les populations et même sans considérations si elles crèvent la dalle. L’article est dans la ligne actuelle ,alors normalement rien de bien nouveau, mais pour remettre les choses dans l’ordre il faut quand même répondre a ce qui est essentiel. Faire des paragraphes qui devraient être pris au sérieux comme « le point sur la physique » tu es un bel animal de foire bien dressé John Woo ,car Que vous vendiez vos merde pour de l’argent ,cela ne m’étonne plus ,mais parler de physique c’est vraiment se foutre de la G du monde.Mais évidemment tu profites de l’ incrédulité des masses ,« pauvre personnage ! il vendrait père et mère pour des brouzoufs »
          Désolé ,de l’énergie il y en a ,à revendre et cela n’est pas nouveau. Physique ??Les mystères de la terre « elle est bonne celle là » Pour info nous vivons dans une bulle quasiment hermétique et nous avons la chance d’avoir une planète qui se recycle . Maintenant que nous humains ,nous puissions disparaitre est au regard de la nature « queue de balle ». Que nous reste-il notre vie personnelle tout au plus. Vendre des catastrophes pour un bénéfice immédiat devrait être considéré comme un crime contre l’humanité. Alors fermez là ,prenez votre pognon ,mais jouer là en douce . Des énergies il y en a ,mais toujours avec un retard pour l’amélioration de la vie des peuples. C’est nul et chacun devrait faire l’effort de s’auto-instruire au lieu de laisser cette vague de business qui font crever des populations et en appauvrissent d’autres .En fait se sont des gens non pas inutiles,mais nuisibles. Il est dur le garçon ! peut-être ?Mais, lucide et fait ce qu’il peut pour les générations futures. Il n’y a rien à lâcher l’énergie doit être gratuit pour tous en tous lieux. Mais c’est pasgrave,c’est de l’humour et au pire je couterais moins chère en bougies.


          • John Wo 20 novembre 20:10

            @hervepasgrave
            Je me demande si vous avez lu mon article. S’il y a des personnes que je cherche à faire culpabiliser, ce n’est pas la population mais les économistes qui ne cherchent pas à comprendre le monde physique et peut-être un peu les décideurs pour leur faire autant confiance.

            « Pour info nous vivons dans une bulle quasiment hermétique et nous avons de la chance d’avoir une planète qui se recycle » Il faudrait relire l’article mais quasiment toute l’énergie qui existe sur Terre provient du soleil... 


          • eddofr eddofr 20 novembre 15:09

            Que votre postulat de base soit exact ou pas, vous oubliez un paramètre fondamental.


            Lorsqu’une ressource vient à faire défaut, l’humanité pratique l’autorégulation « sauvage » (on s’entre-tue allègrement jusqu’à ce que les survivants soit suffisamment peu nombreux pour que la ressource ne soit plus en tension).

            Dans 100 ans ils seront peut-être deux milliards (j’écris « ils », parce que « nous » on sera tous morts, de vieillesse pour les plus chanceux) ... ou moins ... 

            J’espère pour eux qu’il ne seront pas [XXXXXX]*.

            * remplacer [XXXXXX] par l’ethnie, la religion, la race la nationalité, ... que vous détestez le plus ...

            • John Wo 20 novembre 20:32

              @eddofr
              Je ne l’oublie pas. Je ne l’ai juste pas simulé, je n’en serais pas capable. Je rajouterais que les période d’autorégulation se sont faites à une époque sans les armes nucléaires. Maintenant le risque de l’autorégulation à grande échelle c’est une annihilation totale. Cela n’a jamais été le cas avant. 


            • hervepasgrave hervepasgrave 23 novembre 13:37

              @John Wo
              pfou ! je reviens de plus en plus tard sur les articles,mais au minimum je permets qu’ils survivent,je ne suis donc pas inutiles« eh !eh ! » Il est têtu le garçon ,ta physique cauchemardesque n’est là que pour faire peur aux populations,mais dans la réalité comment est-ce ? comment le scénario pourrait se passer ? A mon avis de détraqué mental je m’aperçois que tout ce qui existe sur terre est répertorié du minéral,végétal enfin tout.A titre d’exemple des entrepôts stock quasiment toutes les graines de la planète .La catastrophe de Terchnobyl a été un bon laboratoire sur le sujet.Alors ce n’est pas de la régulation naturelle que vous devriez parler ,mais plus d’un futur massacre général.Il y aura des rescapés bien planqués prêt a attendre 25 ans et ressurgir sur une terre vierge .Un petit paradis. Une fiction ? « hum ! » qui sait. Comment vas tu nous simuler la chose.Avant c’est avant ,mais après c’est et sera autre chose.Cestpasgrave moi aussi je serais mort mais nos petits petits enfants. Même les tiens risquent de passer a la trappe ,a moins que tu ne soit un personnage super riche,ou avec une qualification accompagnée de talent et d’inventivité hors norme .Alors le commentaire d’ici n’est pas vraiment faux, car même avec toutes les avancées et technologies ,voir des guerres nucléaires qui ne sont que la devanture de l’effroyable.Et oui ! il y a bien pire ,mais là silence ?? La surprise de la nature et des hommes risque encore de donner des surprises non programmées.


            • soi même 20 novembre 23:44

              @ John Wo, ne te fais pas trop de bille, le synthème économie d’aujourd’hui ne peut être autodestructeur, dans moins d’un quart de siècle, il serra un cas d’école qui aura contribué à l’effondrement généralise de la finance économique mondiale.

              La raison est simple à comprendre l’on peut pas produire plus que la demande peut adsorbé.

              Comme disait un financier à propos de Madoff, quand la mer se retire, tous ceux qui ce baigne sont vues. 

               


              • soi même 20 novembre 23:45

                Comme disait un financier à propos de Madoff, quand la mer se retire, tous ceux qui ce baigne à poil sont vues.


                • HELIOS HELIOS 21 novembre 03:56

                  ouais, selon l’auteur... je remarque que la seule non linéarité, c’est l’energie nucleaire ! surement pour cela qu’on veut a tout prix s’en débarasser ! Raison de plus pour la développer....


                  • John Wo 21 novembre 10:48

                    @HELIOS
                    Merci pour la remarque. L’énergie nucléaire est effectivement à part. Avec la technologie actuelle, (fission dans des réacteurs à eau pressurisé (REP)) le nucléaire ne pourra pas à lui seul remplacer d’autres sources de production. Par ailleurs je pense qu’être pour ou contre le nucléaire, c’est stupide. Il vaut mieux avoir un avis nuancé. Le nucléaire c’est aussi par exemple de l’imagerie médical, des contrôles non destructifs dans l’industrie. C’est quand même mieux d’avoir une radio avant de se faire pour qu’un chirurgien n’est pas à rechercher où se trouve la fracture et charcute notre corps.

                    L’énergie nucléaire est une énergie à court ou moyen terme à mon avis, elle peut permettre de faciliter la transition mais ensuite sur Terre, on devrait essayer de trouver un équilibre. Par contre pour le spatial, le nucléaire a peut-être un avenir à long-terme.


                  • Zolko Zolko 21 novembre 13:10

                    excellent article, merci. Surtout le rappel de l’origine des énergies primaires. Toutefois, il en manque, mais ça ne change rien à la démonstration : l’énergie géothermique, qui a pour source la radioactivité du noyau de la Terre, et l’énergie marémotrice, qui a pour source l’attraction gravitationnelle de la Lune. Mais comme toutes deux sont limités à des utilisations très localisées, on ne peut pas en augmenter la quantité de façon notable.
                     
                    par contre, j’ai un doute :
                     
                    "au rythme de croissance actuel, dans combien de temps on consommera plus d’énergie qu’on en reçoit du soleil ? [...] Si rien ne change, la crise perpétuelle qui commencerait à partir du moment où on ne pourra plus augmenter notre consommation énergétique à un rythme exponentiel. Cela pourrait en fait se produire dans assez peu de temps."
                     
                    Il me semble assez clair que ce moment est déjà atteint. En fait, ce n’est pas tant la quantité absolue d’énergie consommée qui compte, mais la quantité d’énergie facile à exploiter, c.à.d. le pétrole léger. Or, le maximum d’exploitation du pétrole léger est arrivé en 2006, selon l’AIE ... et le système financier s’est effondré 2 ans après.
                     
                    Et oui, le système de création monétaire actuel impose une croissance exponentielle de la masse monétaire, et ce n’est pas compatible avec une diminution de consommation énergétique qui pourtant arrivera. Il faudra donc trouver autre-chose, qu’on le veuille ou non : un système monétaire stable et sans croissance. L’or et le BitCoin semblent de bons candidats.


                    • John Wo 21 novembre 15:46

                      @Zolko
                      Merci pour ce complément. J’ajouterais que la masse monétaire peut croître plus vite que les richesses réelles, d’où l’inflation nécessaire dans le modèle actuel. Si j’ai une pelle qui vaut 5€ il y a 10 ans et qu’elle vaut aujourd’hui 10€. Suis-je plus riche ? Pour moi la valeur de la pelle maintenant ou dans 10 ans est la même. C’est la valeur de l’argent qui a baissé.
                      Ce système induit donc une consommation excessive car si on économise des liquidités pendant 20 ans, elles perdent de leur valeurs. Alors que les objets réels gardent leur utilité, il vaut mieux donc acheter à tout-va. Je préférerais quand même que le système monétaire soit basé sur l’énergie plutôt que sur l’or ou le Bitcoin. En tout ce qui est clair c’est que s’il basé sur du vent, il y a des problèmes.


                    • Zolko Zolko 21 novembre 16:00

                      @John Wo : le problème de baser la monnaie sur l’énergie est que l’énergie est un flux, alors que la monnaie est un état. Je ne vois pas très bien comment baser la monnaie sur l’énergie. De plus, l’énergie est une grandeur physique, tandis que la monnaie est une grandeur comptable.
                       
                      Ce que vous dites dans l’article, et je suis assez d’accord, c’est qu’il y a un rapport plus-ou-moins automatique entre la monnaie et l’énergie, ce n’est donc pas la peine de baser la monnaie explicitement sur l’énergie.


                    • John Wo 21 novembre 19:33

                      @Zolko
                      Je ne pense pas qu’il y ait un lien direct entre monnaie et énergie. Le lien est entre les richesses physiques produites et la dépense énergétique. D’ailleurs la quantité de monnaie dans notre système croit beaucoup plus vite que la quantité de richesse. Ce qui est certain c’est qu’il faut changer le système de création monétaire. Quand j’achète une voiture avec un emprunt sur 5 ans à 4%, le banquier a juste va empocher 10% d’intérêt sur la durée globale, alors que le constructeur et le concessionnaire va récupérer 5% de marge et qu’il a fait travailler des ouvriers acheter des matériaux. Les bénéfices de la création monétaire devrait revenir au peuple mais comment faire ?

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