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Accueil du site > Tribune Libre > DADVSI : relativisons !

DADVSI : relativisons !

A l’heure où il est de bon ton de faire croire aux internautes français que le débat relatif au droit d’auteur dans la société de l’information est purement national, il semble opportun de rappeler le cheminement ayant conduit à l’adoption de la loi DADVSI.

En décembre 1996, deux traités sont adoptés sous les auspices de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), l’un relatif au droit d’auteur, l’autre aux droits voisins (regroupant les droits des artistes interprètes et des producteurs). L’objectif de ces traités, signés par la France le 9 octobre 1997, était d’adapter le droit d’auteur à l’ère numérique et en particulier à l’Internet qui, comme chacun sait, fait fi de toutes les frontières nationales et permet à une œuvre d’être communiquée au public instantanément partout dans le monde.

 

 

 

Reprenant la philosophie de ces deux traités, la directive 2001/29/CE relative à l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information est adoptée le 22 mai 2001. Que s’est-il donc passé entre l’adoption de ces textes internationaux et le débat passionné que nous connaissons actuellement et qui, décrets à venir obligent, ne semble pas enclin à s’essouffler ?

 

 

 

La France est internationalement renommée pour son approche humaniste du droit d’auteur et la volonté forte de préserver à la fois les droits des artistes et ceux du public. Chaque professeur de droit de la propriété intellectuelle, quelle que soit sa nationalité, vous brodera avec plus ou moins de brio une comparaison du système du droit d’auteur, adopté par exemple par la France ou l’Allemagne, avec celui du copyright anglais ou américain pour vous démontrer les différences de points de vue. Ceci étant, même si ces différences philosophiques persistent, le monde numérique est disposé à tout sauf à s’embarrasser de ce débat qu’il considère soporifique.

 

 

 

Nous trouvons d’un côté les utilisateurs, dont la seule préoccupation est d’avoir accès facilement à un contenu sans avoir à se soucier de sa protection ou non par le droit d’auteur. De l’autre, les producteurs et artistes qui réclament, à juste titre, une rémunération pour leur travail. La première catégorie ayant visiblement été sous-représentée dans la négociation des traités OMPI ainsi que de la directive de 2001, nous étions dans une situation où il était obligatoire pour la France de transposer une directive, qui visiblement avait pris le parti des producteurs, tout en tentant de préserver une partie des convictions humanistes faisant le renommée internationale de son droit d’auteur.

 

 

 

Que croyez vous qu’il se soit passé ? Une fois encore les intérêts économiques ont su s’imposer et un nombre non négligeable d’associations crient au scandale. Cependant, relativisons ! Relativisons tout d’abord car il est illusoire de penser que les DRM seront bannis de l’environnement numérique grâce à une grogne des utilisateurs. Nul ne peut prétendre que ce dispositif ne nuit pas à la diffusion des connaissances ni même à la simple utilisation d’une œuvre. Toutefois, au regard de la facilité avec laquelle un fichier peut se diffuser et se copier, l’équilibre entre intérêts de l’auteur et du public n’était plus respecté. Bien sûr on peut réfuter la légalisation des DRM mais comme souvent en droit la solution adoptée ne satisfait pas tout le monde mais s’avère être simplement la moins pire. Aller aujourd’hui à l’encontre de ce que des centaines de pays ont choisi serait non seulement illégal mais économiquement suicidaire.

 

 

 

Et même si la France faisait fi du droit communautaire et international, qui des utilisateurs que nous sommes oserait expliquer à un artiste qu’il n’a désormais plus la possibilité d’exploiter ses œuvres dans le monde simplement parce que son pays refuse de se conformer au droit international et qu’en conséquence il se retrouve isolé du reste du monde ?

 

 

 

Relativisons également car de toutes les transpositions intervenues dans la Communauté Européenne, la France est un des rares pays, avec la Grèce ou l’Irlande, à avoir prévu le recours à un collège de médiateurs en cas de non-respect de l’exception de copie privée alors que la plupart des autres pays ont tout bonnement écarté cette exception. Il faut savoir que la directive de 2001 pose clairement de grandes restrictions relatives aux œuvres ayant vocation à entrer dans l’univers numérique. On peut le regretter, mais sauf à remettre en cause l’essence même du droit communautaire et international, on doit s’y conformer.


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60 réactions à cet article    


  • Seb (---.---.165.204) 21 août 2006 13:00

    Je suis d’accord avec le fait que les DRM ne constituent pas AUJOURD’HUI un frein à la diffusion des oeuvres numériques. C’est tellement facile de passer outre ces « DRM miracles » qu’ils n’embêtent que les consommateurs qui achètent légalement une oeuvre.

    Quand au collège des médiateurs, je vous rappelle que le nombre de copies privées peut être légalement fixé à ... 0.

    En ce qui concerne la soit disante opérabilité garantie par la loi, je ne peux toujours pas écouter de musique légalement achetée sur mon baladeur mp3 (un Archos 6 Go qui date un peu).


    • en passant (---.---.239.57) 21 août 2006 13:31

      M Palazzetti, vous vous présentez avec cette citation d’Aristide Briand : « Un compromis n’est juste que lorsque tous les participants sont pareillement insatisfaits ».

      Étrange choix, quand vous nous invitez à relativiser la loi DADVSI qui satisfait pleinement quelques-uns et pas du tout tous les autres : à commencer par les artistes qui vont vite comprendre qu’ils ont encore perdu du pouvoir par rapport aux intermédiaires, mais aussi les utilisateurs et contributeurs aux logiciels libres, les créateurs de saga mp3 les diffusant gratuitement (http://www.penofchaos.com/warham/donjon.htm, niouze du 2 août 2006) et tous ceux voulant diffuser leur musique sous licence creative commons, etc...

      À mon tour je vais vous proposer deux citations à méditer :

      « Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n’est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l’un des deux droits, le droit de l’écrivain et le droit de l’esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l’écrivain, car l’intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous »
      — Victor Hugo (1978, lors de son discours d’ouverture du congrès littéraire international)

      « So we’re at a crossroads here. Either we, as a society, decide that copyright is the greater value to society, and take active steps to give up private communications as a concept. Either that, or we decide that the ability to communicate in private, without constant monitoring by authorities, has the greater value - in which case copyright will have to give way »
      — Rickard Falkvinge (leader du parti pirate suédois, le 20 juin 2006, dans une interview accordée au wikinews anglophone)


      • (---.---.159.2) 21 août 2006 13:55

        c’était pas plutôt en 1878 ?


      • en passant (---.---.239.57) 21 août 2006 14:18

        oui, bien sûr, 1878, voilà ce qui arrive quand on ne se relit qu’à moitié ;)


      • minijack minijack 22 août 2006 02:47

        @en passant

        Je vous suis sur l’idée que le prêche de Palazetti est par trop orienté pro-dadvsi.

        Néanmoins, il est facile de rétorquer avec la phrase de Victor Hugo. Cette citation est un peu trop célèbre ces temps-ci et arrange bien les tenants de la gratuité d’accès qui, comme par hasard, se souviennent tous d’avoir lu le sacro-saint poète. C’est oublier que Victor Hugo a pu dire cela dans un contexte qui restait pure hypothèse à son époque, et d’autre part à partir du moment où lui-même était déjà un auteur célèbre, reconnu et blindé de thunes. Il faudrait arrêter la guéguerre à coups de citations ou de contre-exemples.

        Le problème du maintien ou de la disparition du Droit d’auteur « à la française » est très bien soulevé par l’auteur de l’article, M Palazetti. Par contre l’acceptation de la solution dadvsi, qu’il présente comme un « moindre mal », est au contraire une condamnation sévère et on peut même craindre définitive de la création culturelle. Le pire est que cette disparition ne sera même pas dûe à cette loi abjecte sur le plan des libertés, mais au système obsolète qu’elle prétend défendre et qui faisait déjà —mis à part la fortune que quelques rares stars en vue—, la décadence et l’appauvrissement de la véritable « Création » culturelle. En fait, cette loi imbécile ne fait qu’accentuer les choses et risque donc d’accélérer leur rejet.

        Ironiquement, avec un peu de chance dans quelques mois ou quelques années, on pourrait même remercier RDDV de l’avoir imposée, et ainsi d’avoir fait prendre conscience plus tôt d’un danger sournois qui, de longue date, guettait déjà la Culture bien avant cette non-concertation !

        Vous avez donc tort tous les deux. Il faut trouver une autre chemin pour préserver la rémunération des créateurs, tout en permettant à tous d’accéder librement à cette culture. On a écarté beaucoup trop vite la Licence Globale parce qu’elle n’intéressait pas les majors. Mais elle intéresse la création. Il faut creuser autour de l’idée et l’améliorer. L’éducation nationale ne fut-elle pas une grande avancée par rapport aux écoles privées ou confessionnelles payantes ? La Culture pourrait s’inspirer de l’accès à l’éducation pour tous. Pas question de faire des artistes fonctionnaires, bien sûr, mais la globalisation en soi n’a rien d’idiot. Ce n’est pas un traitement égalitaire ni égalitariste des Arts et des artistes. Seul l’accès peut être égalitaire.

        .


      • (---.---.162.15) 22 août 2006 10:45
          C’est oublier que Victor Hugo a pu dire cela dans un contexte qui restait pure hypothèse à son époque, et d’autre part à partir du moment où lui-même était déjà un auteur célèbre, reconnu et blindé de thunes.

        Hé bien bravo à Victor, son exemple est d’autant plus pertinent que les auteurs célèbres, reconnus et blindés de thunes d’aujourd’hui n’ont pas le même état d’esprit. Quant au contexte, le propos est assez général pour le minimiser.

        Nous sommes arrivés à de tels abus avec les droits d’auteurs, devenus véritables copyrights protégés par des systèmes policiers, qu’il est naturel et sain que le public déborde et contourne les barrières qui ont été érigées.

        Par ailleurs, en ce qui concerne l’autorisation de copie privée, elle ne pouvait pas être totalement abrogée par la récente loi sans mettre fin à la mâne financière de taxation des supports vierges. Les filous ne pouvaient pas échapper à ce minimum de cohérence.

        Am.


      • FYI (---.---.17.100) 22 août 2006 11:06

        @minijack : Je partage ta position. Quand je pense que ce délinquant en cole blanc de RDDV prétend avoir fait une loi courageuse car impopulaire, j’en suis bouche-bé... Par contre je suis très septique concernant les FAI, j’ai l’impression qu’ils sont adeptes du double jeu.


      • en passant (---.---.239.57) 22 août 2006 16:50

        @minijack > « Néanmoins, il est facile de rétorquer avec la phrase de Victor Hugo. Cette citation est un peu trop célèbre ces temps-ci et arrange bien les tenants de la gratuité d’accès qui, comme par hasard, se souviennent tous d’avoir lu le sacro-saint poète. C’est oublier que Victor Hugo a pu dire cela dans un contexte qui restait pure hypothèse à son époque, et d’autre part à partir du moment où lui-même était déjà un auteur célèbre, reconnu et blindé de thunes. Il faudrait arrêter la guéguerre à coups de citations ou de contre-exemples ».

        Je n’avais mis ces citations que parce que c’était lui qui dans un sens avait commencé, car, quand même, reconnaissez que son choix de citation pour se présenter avait un côté comique après avoir lu sa prose, non ? Quoiqu’il en soit, je m’étais intéressé à la question bien avant que « cette citation ne soit à la mode » (c’est vous qui le dites, la seule autre fois où je l’ai rencontré en dehors de ma découverte personnelle, c’était sur le site d’odebi il y a bien longtemps), et Victor Hugo défendait alors l’existence d’un domaine public envers et contre une grande majorité des autres auteurs qui lui étaient contemporains, et qui voyaient plutôt d’un mauvais oeil l’existence et le principe des bibliothèques (et vous qui parlez de licence globale, je suis sûr que vous devez voir qu’il y a plus qu’un lien ténu et que le débat est bien le même).

        > « Vous avez donc tort tous les deux. Il faut trouver une autre chemin pour préserver la rémunération des créateurs, tout en permettant à tous d’accéder librement à cette culture. On a écarté beaucoup trop vite la Licence Globale parce qu’elle n’intéressait pas les majors ».

        Mais je n’ai jamais déclaré être contre la licence globale ! Tout au contraire même. Mon point de vue est simple : je n’envisage le droit d’auteurs que comme un moyen pour atteindre des objectifs humanistes supérieurs. Et pour l’instant, tous les moyens pour empêcher le piratage impliquent de mettre en danger la liberté d’expression (comme expliqué dans un de mes autres commentaires sur cet article). Par contre, même si c’est loin d’être parfait, la licence globale permet la survie à l’âge numérique d’une certaine forme de rémunération des auteurs sans la mise en danger de droits fondamentaux, je suis donc plutôt pour à moins qu’on trouve encore mieux ;)


      • Cédric Palazzetti (---.---.145.105) 22 août 2006 17:03

        « Je n’avais mis ces citations que parce que c’était lui qui dans un sens avait commencé, car, quand même, reconnaissez que son choix de citation pour se présenter avait un côté comique après avoir lu sa prose, non ? »

        Je suis ravi que l’emploi de cette citation vous ai fait rire. Si ne pas savoir regarder autour de soi et se replier sur soi-même en pensant que l’on décide seul d’enjeux mondiaux n’est pas manquer de compromis alors cette citation n’est pas d’actualité. Cependant votre réaction démontre le contraire.


      • en passant (---.---.239.57) 22 août 2006 17:38

        @Cédric Palazzetti

        > « Je suis ravi que l’emploi de cette citation vous ai fait rire. Si ne pas savoir regarder autour de soi et se replier sur soi-même en pensant que l’on décide seul d’enjeux mondiaux n’est pas manquer de compromis alors cette citation n’est pas d’actualité. Cependant votre réaction démontre le contraire. »

        Permettez-moi de vous retourner le compliment et par la même occasion de rejustifier à nouveau le pourquoi de mon amusement : votre article est en complète contradiction avec la citation d’Aristide Briand, car dans la loi DADVSI je ne vois nullement un compromis entre toutes les parties, mais une loi qui satisfait quelques-uns au détriment complet de tous les autres (aux motivations diverses, mais aussi lésés les uns que les autres). Mais ça je l’avais déjà écrit...


      • Mouton (---.---.101.8) 21 août 2006 13:48

        Rho quel parti pris ! Déja je veux bien la liste des centaines de pays qui utilisent des DRM ... 3 multinationales les produisent et les diffusent, point barre. Dire « tout le monde fait ça donc on doit faire pareil » revient à créditer aveuglement les vues de 3 multinationales. Super...

        Sans compter qu’actuellement les microsoft, yahoo & co commencent à douter de l’utilisation des DRM devant les nombreuses études montrant l’hostilité des gens à leur égard.

        Enfin, le laïus sur le « collège des médiateurs » à de quoi étonner. L’on ne sait pas encore à quoi il servira, mais étant saisissable uniquement par les entreprises (=> pas par les particuliers) et pouvant fixer le nb de copie à 0, on se doute qu’il ne s’agira pas d’extrémisme pro-consommateur !


        • (---.---.159.2) 21 août 2006 13:52

          Je suis d’accord sur un point :
          « il est illusoire de penser que les DRM seront bannis de l’environnement numérique grâce à une gronde des utilisateurs. »
          C’est clair que ça marchera pas, puisque quand on boycotte leurs produits, les producteurs nous accusent de piratage. Le boycott est le seul pouvoir qu’ont les consommateurs dans notre monde capitaliste, mais quand on utilise ce pouvoir, on est accusés de méchants pirates voleurs.
          Mais ça fait rien, BOYCOTT POWER quand même !

          Par contre, l’argument genre « tous les autres font pareil, alors on a qu’à suivre le troupeau ! », ça je l’avale pas. C’est pas parce que les voisins sont nuls qu’il faut faire comme eux !

          Et puis, une petite précision : pour mois, le droit à la copie privé, c’est un droit qu’on a pour sauvegarder le support (CD, DVD) qu’on a acheté, pour avoir une copie au cas où il se déteriorerait. Ce droit nous a été retiré, mais pourquoi les majors ne remplaceraient-elles pas le CD/DVD quand il est rayé ? après tout, l’utilisateur a déjà payé les droits, plus des taxes injustes sur le support, En clair, si le système était vraiment réglo, les droits acquis sur une oeuvre devraient l’être pour une durée infinie : si je perd mon iPod ou que mon DVD se raie, j’aimerais bien pouvoir récupérer ce que j’ai déjà acheté. Mais rien n’est prévu pour ça. En fait, les majors ne font pas que défendre les droits d’auteurs, elles ont créé un système pour s’en mettre plein les poches. Dans ce système, quand je perd mon iPod, j’ai plus qu’à racheter tous les titre. Pareil si je raie un CD ou un DVD. C’est vraiment trop inzuste, mais ça permet de voir clair dans le jeu des majors !

          Et puis je suis sûr qu’à terme, ils utiliseront le P2P pour distribuer leurs « oeuvres » (un P2P vérouillé pour empêcher le piratage). Comme ça, ils n’auront (presque) plus d’infrastructure matérielle : coût de distribution nul, puisque supporté par les clients. Mais les prix ne baisseront pas...


          • (---.---.159.2) 21 août 2006 13:55

            et j’ajoute que e-music distribue (commercialise) des mp3 sans DRM à 20-25 cts, et que cette plateforme représente pour l’instant 10 à 12% du marché de la musique en ligne aux états-unis ! Alors dire que tout sera contrôlé par des DRM à l’avenir, c’est un peu gros !


          • Aldoo (---.---.43.7) 21 août 2006 16:49

            Au fond, peu importe la prestation offerte : droit de jouir de l’œuvre le temps de la durée de vie du CD, garantie à vie, ou bien utilisation limitée à... 3 écoutes. Tant que le consommateur est informé, qu’il a le choix, et que la prestation est vendue à son juste prix, je pense que le marché est sain.

            Ensuite comment obtenir ce marché sain ? C’est un autre problème. En effet : les formules de type location obligent à l’emploi de DRMs, or on ne peut pas avoir à la fois DRM et intéropérabilité totale. Donc le choix sera forcément limité en un certain sens. Soit une bonne intéropérabilité, mais granularité grossière dans le type d’offre commerciale ; soit le contraire : DRMs surprotégés pour favoriser la diversité de l’offre au détriment de l’intéropérabilité, c’est à dire ce que tend à favoriser DADVSI.


          • Cédric Palazzetti (---.---.49.37) 21 août 2006 15:01

            Je constate avec intérêt que la majorité des internautes ayant laissé un avis sont pour la plupart en désaccord avec ma vision de la loi. En écrivant cette tribune, le but n’était pas de dire « mon opinion est de baisser les bras, on ne peut rien faire contre les majors », mon but était simplement de mettre en perspective le débat français.

            Encore une fois, ayant assisté à des meetings où des représentants de plusieurs pays exposaient leur vision du problème, je suis sûr d’une chose, tous les Etats ont pris depuis bien longtemps le chemin de l’allongement des prérogatives réservées aux ayants droit (comme l’allongement de la durée de protection par exemple) si bien que le droit d’auteur tel qu’il est présenté par notre cher Victor Hugo, n’est plus du tout à l’ordre du jour.

            Tous les Etats ont pris le parti de modifier sa substance, dont la France qui n’est pas la dernière sur ce chemin. Il est alors impossible de penser que le chemin inverse sera pris, ni légalement ni philosophiquement. Tel est mon propos.


            • Seb (---.---.165.204) 21 août 2006 15:33

              On peut même dire que le droit d’auteur et les droits des auteurs ont disparu au profit d’un copyright qui est une redevance pour la détention d’une copie d’une oeuvre : payer pour chaque copie numérique d’une même chanson et non payer une fois le cd puis avoir la posibilité de faire autant de copie que l’on souhaite.

              Le Royaume Unis et la Suède semblent se réveiller suite au débat qu’il y a eu en France, n’en déplaise à Demian West.


            • Kelsaltan (---.---.178.45) 21 août 2006 15:35

              Il me semble que les états sont sensés représenter les intérêts du peuple, pas ceux de quelques marchands devenus inutiles et qui nous jouent la complainte du dinosaure.

              Je ne serai pas aussi affirmatif quant à l’impossibilité de revenir en arrière.

              Je crois même qu’il n’auront pas le choix, c’est juste une question de temps pour que ne revienne à l’ordre du jour la licence globle, à mon sens la moins pire des solutions.

              Victor Hugo, contrairement à ce que vous dites, reste plus que jamais d’actualité, comme tous les visionnaires de sa trempe d’ailleurs.


            • FYI (---.---.17.100) 23 août 2006 13:33

              « je suis sûr d’une chose, tous les Etats ont pris depuis bien longtemps le chemin de l’allongement des prérogatives réservées aux ayants droit (comme l’allongement de la durée de protection par exemple) si bien que le droit d’auteur tel qu’il est présenté par notre cher Victor Hugo, n’est plus du tout à l’ordre du jour. »

              A priori les « Majors » ont entrepris un lobbying international au détriments des peuples........ résultat : Si tous les gouvernements se rangent de leur côté, nous serons face à des gouvernements sans peuple, en conséquence un renouvellement de la classe politique et juridique s’impose de fait !


            • Cédric Palazzetti (---.---.49.37) 21 août 2006 16:36

              Au risque d’être redondant je souhaite clarifier un point. Tout d’abord, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, si Victor Hugo reste plus que jamais d’actualité, sa vision du droit d’auteur ne l’est plus. Ce n’est pas une opinion mais un constat. Comment prétendre que la scène artistique de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du début du XXIe ?

              Même si l’écriture d’un livre est en tout point inchangée, la production d’un album et surtout celle d’un film n’est aucunement comparable au XIXe siècle. La raison : l’argent investi. On peut le déplorer mais on ne peut pas réfuter que le monde artistique est aujourd’hui dépendant du monde financier. Encore une fois je ne juge pas. Simplement il faut arrêter de croire que seulement les majors tirent leur épingle du jeu, le milieu artistique entier s’en nourrit et je ne pense pas qu’il veuille tout bouleverser. Je peux me tromper. A vrai dire j’en serais heureux à titre personnel. Mais en tant qu’observateur je constate simplement que les DRM s’avèrent être la moins pire des solutions.


              • (---.---.239.57) 21 août 2006 17:25

                M Palazzetti a dit « Mais en tant qu’observateur je constate simplement que les DRM s’avèrent être la moins pire des solutions ».

                Prenons un programme pasterrible.exe ne permettant que les utilisations licites compte tenu des informations de gestion de droits numériques contenu dans les fichiers. Imaginons qu’un fichier genial.wmv n’autorise aucune copie... Maintenant, je lance la lecture de ce fichier, le programme pasterrible.exe va dialoguer avec le système d’exploitation pour envoyer les images sur l’écran de l’ordinateur. Oui, mais, qu’est-ce qui empêche au système d’exploitation de mentir ? Et si quand il disait qu’il envoie directement les images à l’écran, en fait il les enverraient une par une sur le disque dur ? En pratiquant sur le même principe avec le son, on pourrait au final reconstituer images et son, et donc nous aurions réussi à faire une copie du fichier (qui plus est libéré de tout DRM).

                Conclusion : les DRM ne sont fonctionnels que si l’ensemble de la chaîne logicielle permettant la lecture du fichier (du bios jusqu’au lecteur en passant par le système d’exploitation) est réputée de confiance (pour celui qui veut vous interdir de copier le fichier, et pas pour vous, comme on va le voir dans la suite).

                Et nous y sommes, déjà depuis quelques temps se vendent des ordinateurs portables qui n’acceptent de démarrer que le windows installé à l’origine, impossible d’installer un linux et de l’utiliser, le bios refuse de démarrer la machine ! (et cette information vous est évidemment caché à l’achat, renseignez-vous bien avant d’acheter...)

                Voyons toutes les conséquences plus qu’inadmissibles qu’implique ce contrôle totale de la chaîne de programmes :

                0)Une concurrence pour le moins très amoindrie

                Vous ne pourrez lire vos fichiers qu’avec les quelques programmes autorisés, voire le seul programme autorisé, il n’y aura donc aucune concurrence pour voir s’améliorer les lecteurs pour vos fichiers.

                1)La mort du logiciel libre.

                l’élan communautaire et la dynamique du monde des logiciels libres repose intégralement sur le libre échange et la libre modification. Si, à chaque modification, il faudra la faire valider par un gros organisme bureaucratique pas forcément très pressé, vous pouvez parier que plus personne ne développera pour les logiciels libres (qui ne le seront déjà plus dans les faits) si ce n’est IBM et une ou deux autres grosses boites, et ces logiciels n’auront plus rien de libres et n’intéresseront plus personne, et ainsi microsoft pourra définitivement dormir sur ses deux oreilles.

                2)La fin de la liberté d’expression et de la vie privée

                Même si on ne le fait pas soi-même, la possibilité donnée à chacun de recompiler le programme soi-même assure que tout programme utilisé à grande échelle fait exactement et uniquement ce qu’il dit faire (il y aura toujours des paranoïaques pour vérifier, et merci à eux, vraiment). Là, on ne pourra utiliser que la version compilée autorisée.

                Vous allez me dire, même si on ne peut pas l’utiliser, on peut compiler quand même et comparer octet par octet les deux programmes... oui, mais, cette comparaison sera faite par le système d’exploitation autorisé, qui pourra vous raconter n’importe-quoi... et donc bonjour les backdoors et autres spyware, bonjour les effacages à distance et silencieux de fichiers, bonjour les intrusions dans la vie privée...

                On se souvient de l’affaire de la NSA-key à l’époque de win95 (une backdoor permettant de pénétrer tout système windows à destination de la NSA), si pour l’instant microsoft s’est calmé, c’est uniquement parce que pour l’instant on peut analyser le comportement d’un windows à partir d’un autre système digne de confiance, mais le jour où ce ne sera plus possible, il ne sera plus possible de détecter et débusquer les NSA-key du futur.


              • en passant (---.---.239.57) 21 août 2006 17:27

                diable, j’ai encore oublié de mettre mon pseudo, le message juste au-dessus est de moi.


              • Kelsaltan (---.---.178.45) 21 août 2006 17:31

                La répartition financière de la vente d’un album, avec les études de ce qui revient à chacun, a été maintes fois reprise depuis un an.

                Il est aujourd’hui de notoriété publique que les majors se réservent la part du lion, et ce dans des proportions qui frisent l’indécence, même pour les créateurs.

                Et pour quelles valeurs ajoutées ? Celles de la découverte de l’artiste, la promotion, la production et la distribution de l’oeuvre.

                Ces quatre valeurs peuvent être prises en charge par l’internaute, mieux qu’ils ne sauront jamais le faire et pour pas un rond.

                Et je ne parle même pas de la qualité de ce qu’ils proposent, destiné au plus grand nombre. Ceci dépend des goûts de chacun et ne serait que génant si cela n’épuisait pas toutes les ressources disponibles, laissant à la porte des artistes plus talentueux mais moins rentables.

                Ces sociétés, qui d’incontournables sont devenues parasites, doivent disparaître pour le bien de tous, et de l’art en général.

                Victor Hugo est donc plus que jamais d’actualité.


              • en passant (---.---.239.57) 21 août 2006 18:14

                Kelsaltan a dit : « Et pour quelles valeurs ajoutées ? Celles de la découverte de l’artiste, la promotion, la production et la distribution de l’oeuvre.

                Ces quatre valeurs peuvent être prises en charge par l’internaute, mieux qu’ils ne sauront jamais le faire et pour pas un rond. »

                Je voudrais apporter deux petits exemples pour illustrer ces propos :
                - je n’aurais probablement jamais découvert jabberwock, textures ou hypnosis sans noisepod.net (podcast audio et vidéo), car le metal n’a pas le droit de citer en France.
                - je n’aurais probablement jamais découvert Jaymay sans bazoocast.org (podcast audio), parce que l’antifolk, ce n’est pas assez sirupeux (et pourtant, les moldy peaches...) et star-system pour les majors.

                Mais bien sûr, pour que puisse vivre les podcasts, il faut du contenu dit podsafe, ie. qu’on puisse librement utiliser dans un podcast...


              • Philgri (---.---.139.241) 21 août 2006 16:39

                Philgri : Ingé son, musichien, informatichien... en gros, je ne suis pas concerné par DAVSI puisque je joue, compose, enregistre, produit,toute la musique que j’aime.

                Certains ont déjà lu certaines de mes interventions.

                Que ce soit clair une fois pour tout, car je n’ai plus le temps pour vous l’expliquer en détail.

                Davsi= échec démocratique.

                Davsi= essayer de faire porter le chapeau du piratage sur les utilisateurs informatique sans distinction.

                Davsi= essayer de mettre en place un nouveau péage.

                Davsi= Nuire à la création libre.

                Davsi= empêcher la découverte de nouveaux talents dans tous les arts et sciences concernées.

                Davsi= Imconpétance notoire et incontrôlable d’une situation plus dramatique qu’ubuesque.

                Davsi= échec assuré d’un dispositif mort-né.

                Davsi= comment ne pas avouer une simple vérité : C’est toute la société qui s’écroule devant l’implacable logique de l’air numérique. Musique certes, mais surtout cinéma, logiciels, et toute l’industrie et service qui vont avec. Pire, productivité, statistiques, Mœurs, contrôles globaux et j’en passe sont en phase et dépassent la limite du supportable ouvrant les portes à une réaction en chaîne.

                Davsi= faire croire qu’une "simple” loi peut résoudre un problème international.

                Davsi= Une loi de vieux pour les vieux (majoritaire en France faut pas l’oublier, il y a bientôt des élections et certain seront encore surpris du résultat)

                En gros et pour résumer : Davsi ne marche et ne marchera pas, le piratage va hélas s’accentuer. Les honnêtes consommateurs vont payer le prix de plus en plus fort. Les différences sociales vont s’accentués.Les jeunes vont décrocher. Tant pis. Pour qui ? Davsi c’est bien plus que çà, car une fois de plus( de trop pour moi) nous acceptons l’inacceptable. Et vous voulez relativiser ! Quoi.

                Philgri.


                • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 21 août 2006 16:49

                  Contrairement à tout ce que tout le monde pense ce sont les auteurs/compositeurs qui seront les grands perdants dans l’affaire, il suffit de regarder ce qu’il se passe aux US les majors ont fini par s’apercevoir que les outils et utilisateurs de P2P servaient leurs système économique plutôt qu’il ne les desservaient, ils les utilisent donc en versant un dédommagement pour l’utilisation de ceux-ci et le système fonctionne à merveille. En France ceci n’est plus possible depuis le vote de la DADVSI.

                  Les système de P2P anonymes comme DarkNet et FreeNet vont prendre la place des P2P traditionnels et les pirates continuerons de s’échanger des fichiers illégalement, ce qui par ailleurs n’a jamais porté préjudice aux majors et auteurs-compositeurs quoi qu’en disent ces majors depuis plus de trente ans.

                  Pour ma part je me REFUSE à acheter un CD ou DVD utilisant un DRM comme cela a été le cas des CD Sony contenant un spyware/rootkit que Sony a très vite retiré de la vente.

                  Le monde change, les modes de rémunérations des auteurs-compositeurs doivent s’adapter aux nouvelles technologies et non l’inverse, désolé...

                  Par contre ce sont les vendeurs de CD et DVD belges qui vont s’éclater !


                  • Philgri (---.---.141.130) 21 août 2006 18:56

                    Eh !le baladeur du tarot, non non, tu n’a pas tout compris. Ce ne sont pas les Auteurs compositeurs qui sont les perdants : Ceux sont les 3-4 gros Majors qui restent et surtout les distributeurs qui sont dans la mouise. C’est également certains concepteurs et développeurs qui ne savent plus sur quel pied danser. C’est enfin la victoire de l’open source et Linux envers et contre tous ! Plier messieurs, nous comptons les morts... Vous en voulez combien de plus ?

                    Philgri.


                    • 3p (---.---.102.41) 21 août 2006 19:00

                      Demian, tu dors ?


                      • p31 (---.---.73.131) 21 août 2006 21:52

                        Non, le debat n’est pas fini ...

                        Le resultat se verra en mai 2007 !


                      • FYI (---.---.17.100) 23 août 2006 13:46

                        Bof je suis très critique concernant 2007. Je ne vois pas ce qui va vraiment changer. Pour preuve, on attend, et on connait la date, c’est en mai 2007, alors que par exemple Internet personne ne l’a vue venir....


                      • Mr Jo (---.---.205.47) 22 août 2006 07:58

                        Non je ne pense pas que l’on puisse relativiser le passage de la loi DADVSI.

                        En tant qu’informaticien participant à des projets open source et aussi mettant du code à disposition de tous hors de ce cadre, cette loi ne m’amuse pas du tout, pour la simple et bonne raison qu’elle me met sous le coup de 3ans de prison et 300000 euros d’amende si quelqu’un s’amuse à utiliser de façon détournée le code que j’ai pondu dans le cadre d’un projet permettant l’échange de fichiers, et ce même si le code n’a strictement rien à voir avec ça.

                        On parle énormément des artistes en disant qu’il faut les protéger, soit ça ne me gène pas, mais qu’on favorise une catégorie de personne médiatiquement visible pour en mettre dans la merde une autre bien moins médiatique je trouve ça lamentable, surtout quand en plus des amendements de cette fameuse loi ont été directement rédigés par des lobbyistes de Vivendi.

                        Avec ce genre de méthode on peut légitimement se demander quelle sera la prochaine étape, imaginez par exemple un lobbyiste de Monsanto qui rédige des amendements permettant d’imposer les OGM, c’est éxactement la même chose.

                        Quoiqu’il en soit, auparavant j’achetais mes cd, maintenant j’ai décidé de boycotter les cd audio et de me tourner vers les solutions légales de copie de mp3 (enregistrement à la radio par exemple) et de vente de mp3 sans DRM.

                        Vivendi ne passera pas par moi.


                        • FYI (---.---.17.100) 22 août 2006 11:24

                          @ vous tous : Je vois que beaucoup de personne s’inquiète des conséquences personnels de cette loi. En fait elle a surtout des répercutions globales, à nous tous, pas simplement à notre petite personne, dans notre coin, anonymement... tout ceci pour vous dire que je vois mal un magistrat mettre un bon père de famille en prison pour DL...... en attendant le 1er martyr de l’ère numérique.


                        • Mr Jo (---.---.205.47) 22 août 2006 08:44

                          Non, pas boycottons la musique, boycottons la musique DRMisée et les cd audio vendus par des multinationales qui se font voter leurs lois sur mesure.

                          Pour ma part ce que je trouve choquant cher Mr West, c’est que le fait de télécharger un morceau de musique vous paraisse un crime sans nom répréhensible au possible, mais que visiblement vous n’en avez rien à foutre qu’une profession entière soit sous le coup d’une loi absurde sans même avoir une quelconque intention malhonnête.

                          C’est sans doute cela qu’on appelle l’égoisme.


                        • Seb (---.---.165.204) 22 août 2006 08:46

                          De toutes façons, les 4 (bientôt 3) majors de la musique ne proposent plus de musique. Il suffit d’aller dans un hypermarché ou à la FNAC pour s’en rendre compte. Tout ce qui est estampillé Sony-EMI, Vivendi-Universal et Warner n’est qu’une espèce de bouillie. C’est pas très difficile de boycotter cette merde.


                        • Seb (---.---.165.204) 22 août 2006 08:48

                          Et vive les artistes !


                        • Mr Jo (---.---.205.47) 22 août 2006 09:13

                          Ma foi cher Demian, dans aucune de vos interventions je n’ai vu un seul début de pensée pour les métiers de la profession informatique qui est elle même concernée par les droits d’auteurs, et sérieusement touchée par la loi DADVSI.

                          La manipulation ce n’est pas mon truc, et si vous désirez tant être compris, tâchez dont d’abord d’être compréhensible, j’ai autrechose à faire que de décoder vos dire.


                        • Seb (---.---.165.204) 22 août 2006 11:23

                          Mais qu’est ce qu’il raconte encor ? (as-tu remarqué, je n’ai pas mis de e à encore, je deviens poète).

                          Je n’ai pris des vacances que face à la musique fade et standardisée de quelques groupes financiers internationaux qui n’ont qu’un seul objectif : nous lobotomiser en échange de nos précieux deniers (remarque aussi la belle rime, je suis un poète te dis-je).

                          Continue de nous faire rire Demian, tu es le rayon de soleil de ces journées nuageuses.

                          Les journées de travail ne seraient pas aussi drôle sans tes brèves de comptoir.

                          Bien à toi, Seb.


                        • Bob (---.---.76.255) 22 août 2006 09:49

                          « Relativisons tout d’abord car il est illusoire de penser que les DRM seront bannis de l’environnement numérique grâce à une gronde des utilisateurs. »

                          Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette affirmation, les DRM n’ont AUCUN avantage pour l’utilisateur, alors pourquoi celui-ci jouerait-il le jeu (sur le long terme j’entend) ? Un bon exemple est celui d’eMusic qui vend de la musique de labels indépendants en mp3 (donc pas de verrous bidons), et qui connait un succès croissant.

                          Les DRM sont une invention désespérée pour maintenir encore un peu un système qui est agonisant : celui des majors.

                          En tout cas pas de ça chez moi...


                          • Mr Jo (---.---.205.47) 22 août 2006 10:04

                            Je parle le français commun, je ne cherche pas à péter plus haut que mon cul virgule moi.

                            En outre, ce n’est que pur baratin, jamais vous n’avez considéré un quelconque technicien informatique comme étant un artiste à part entière et ce même si nous sommes nous aussi des créateurs et que nous devrions être protégés par cette loi qui en fait nous entrave et fait tomber nombre d’entre nous sous le coup de la loi de façon abusive.


                            • Philgri (---.---.178.169) 22 août 2006 10:12

                              Mr JO,

                              Trace t’as route, tu as déjà compris que le WEB d’aujourd’hui et du proche avenir c’est déjà Open Source + Linux. Et qu’il n’y a plus rien a relativiser.

                              Il y a vingt ans quand je préconisais la mort des studios de productions, personne ne me prenait au sérieux.

                              La réalité dépasse l’entendement. Les répercutions déjà incalculables s’amplifient alors que personne ne comprenait qu’une évolution culturelle sans précédant se mettait en place.

                              Et comme l’astronomie qui n’est qu’à ses balbutiements encore ce jour, le web prend des allures vertigineuses.

                              Échantillon des prochaines étapes :

                              - Fin de la guerre du Langage et peut-être naissance d’un langage universel effectif.

                              - Mis en commun des différentes communautés regroupées par affinité.

                              - Développement de la mobilité.

                              - Développement et rapprochement des connaissances humaines dans leurs intégralités.

                              - Mise en place de règles et d’objectifs communs.

                              - Mise en commun des processeurs et des logiques.

                              - Partage des arts et des cultures.

                              - Contrôle d’une économie au service du développement humain, et non le contrôle de l’humain au service d’une économie.

                              - Abolition des mythes ou autres religions, et développement d’une spiritualité équilibrante.

                              - ...

                              En une phrase : Restructuration en profondeur de nos Sociétés qui n’en feront plus qu’une. Réalisation : moins de 20 ans ! À prendre ou à crever.

                              L’adaptation humaine va donc devenir cruciale. Toute entrave (davsi ou autres)= perte de temps inutile et suicidaire.

                              Bel et bien finit l’éternel conflit droit gauche et voilà pourquoi les enjeux sont infiniment plus conséquents qu’un CPE ou autres.

                              Si nous ne comprenons pas cela, c’est que nous ne nous comprenons pas nous-mêmes ou que nous sommes prêts à accepter l’inacceptable : les dictatures synonymes de conflits perpétuels. Il en va donc ce jour, de la survie de notre planette.-

                              Philgri.


                              • FYI (---.---.17.100) 22 août 2006 11:54

                                @ Philgri. Je partage ton opinion en grande partie mais en ajoutant ceci :

                                On appelle ça pudiquement la mondialisation, la globalisation, la convergence ..... ahahahaha ..... bref l’uniformisation ! Le problème est que la transition sera dure pour bcp bcp de personne (la majorité des gens en fait). Résultat nous serons peut-être victime de la terreur .... du replis sur soit.

                                Internet amplifie le phénomène supra-national, la fin des Nations traditionnelles au profit d’organismes internationnaux afin de permettre des règles du jeux compréhensible par tous : Ex :
                                - Une langue universelle, celle de l’internet (l’anglais peut-être)
                                - Des lois commerciales internationales (OMC bis ?)
                                - Des lois pénales internationales (TPI bis ?) ==> contre les dictatures
                                - Un gouvernement multinationnale (ONU bis ?)
                                - Une monnaie unique (paypal ?) et donc une banque mondiale
                                - Un protocole de communication (IP ?)
                                - Standard de fait (la fin des monopoles et des lobbys d’officines)

                                etc .....

                                Maintenant soit ce sera une révolution de velour, comme internet, soit on va avoir des moments très difficile ...... comme le choc des civilisations ( quand je pense que des gens sont assez crédules à croire ces idioties...)

                                Voil@ merci de votre attention.

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