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Accueil du site > Tribune Libre > Des candidatures unitaires à gauche du PS pour une véritable alternative (...)

Des candidatures unitaires à gauche du PS pour une véritable alternative politique en 2012

Nous vivons, aujourd’hui dans un pays où il n’y a pas eu de guerre depuis des dizaines d’années. L’efficacité des moyens de production s’est multipliée de façon considérable. Il y a une accumulation de travail humain fantastique dans les usines, les bâtiments, les inventions de toutes sortes et nous vivons une grave crise économique ! Le pouvoir d’achat des salariés des PME, des fonctionnaires, des chômeurs, des retraités, des commerçants et des artisans, est oublié. Aujourd’hui, en France plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ! Comment est-ce possible ? En fait, l’essentiel de nos problèmes sociaux et environnementaux viennent de cette calamité pour l’humanité qu’est l’argent-dette.

Les banques, les trusts et leurs mercenaires spéculateurs, sous couvert de démocratie, ont tout acheté et tout le monde, ils gouvernent le monde grâce à l’argent-dette qui est de l’argent créé à partir du néant, élevé au rang de Dieu tout puissant ! ce qui a conduit la France, l’Europe et le Monde au plus grand déséquilibre que l’humanité n’ait jamais connu : La fortune des quelques 400 milliardaires (1370 milliards $) équivaut au revenu annuel de plus de 3 milliards d’individus les plus pauvres soit 45% de la population mondiale ! Sacrifice des générations futures au seul profit des banquiers internationaux, la dette publique de la France, a été évaluée pour la fin du 3ième trimestre 2010 à 1 574,6 milliards € soit 81,5 % du PIB. MERCI LA DROITE, MERCI LA GAUCHE ! Aussi longtemps que les banques privées, au lieu des gouvernements, contrôleront la création de l’argent, l’humanité sera condamnée. Et aucun parti politique ne dit mot sur cette colossale mystification. 

Nous sommes trop « gentils » ! Nous nous sommes fait embrouiller par le marchand d’or, le commerçant de monnaie. Les financiers finalement revendiquent et ont obtenu depuis plus de trois siècles le droit pour eux et leurs descendants de toucher un dividende sur la monnaie fiduciaire et ils ont comme complices les dirigeants des grands partis politiques.

Je ne veux pas de la droite, mais je ne veux pas non plus d’un retour d’une gauche plurielle bis. Cela ne veut pas dire que je refuse catégoriquement de gouverner avec le PS mais simplement que je ne supporte plus l’arrogance et l’hégémonie de ce parti. Beaucoup de citoyens de ce pays considèrent avec raison que les politiques menés par la droite et par la social-démocratie sont similaires et qu’il est temps de proposer une véritable alternative à cette politique inféodées à l’oligarchie française. J’en ai ras le bol de ces élections « démocratiques » nous conduisant en fait à l’adhésion forcée in fine à l’UMP ou au PS qui nous mentent depuis plus de 30 années. Car finalement, que nous proposent l’UMP ou le PS à part de continuer à être les esclaves de l’oligarchie financière et du groupe Bilderberg ?

Soyons un peu courageux et essayons simplement d’avoir un rapport de force vis-à-vis du PS. Car c’est dans ce rapport de force à gauche, c’est à dire avec ceux qui, en principe, défendent un projet de société alternatif à la pensée dominante du tout marché capitaliste et financier que nous avons une possibilité de véritablement changer les choses et d’amener la société vers plus de justice sociale, vers moins d’absurdité et de violence.

Pour les élections législatives, je vous propose une nouvelle façon de faire de la politique et de pratiquer la démocratie. Pas de centre, pas de direction nationale, pas de ligne officielle du parti, pas de motions d’orientations, simplement, quelques grandes lignes programmatiques. Les citoyens se responsabilisent et décident par eux mêmes qui seront leurs représentants aux élections souveraines de ce pays. En effet, si plusieurs candidats ont le courage de se déclarer sur la même circonscription, le Comité Citoyen Local de la dite circonscription sera souverain pour désigner son candidat. Voir : http://cnccl.canalblog.com

Pour les élections présidentielles, je défends l’idée d’une candidature unitaire à gauche du PS aux élections présidentielles depuis le référendum sur le TCE en 2005, suite au soutien de ce parti au « OUI ». Je suis, plus que jamais, disponible et déterminé pour être le candidat de rassemblement afin de défendre un véritable programme écologiste et alternatif au capitalisme moribond et être le candidat de rassemblement d’un Front de Gauche élargie (NPA, PCF, gaullistes de gauche, écologistes et tous ceux qui ne croient plus aux vertus du tout marché) pour les élections présidentielles de (2012, 2017,…), mais je ne participerai pas à cette pantalonnade de primaire écolo et voici pourquoi.

Cela ne me plait pas du tout de soutenir Joly ou encore pire Hulot ! mais alors pas du tout !! car en effet, le secrétariat d’EE-LV demande aux candidats à cette primaire de signer une déclaration d’intention de candidature ou il est écrit : « Je m’engage à accepter le résultat de ce processus, à soutenir et à faire campagne pour la personne qui sera désignée. Je m’engage à ne soutenir aucun/e autre candidat/e lors de l’élection présidentielle de 2012. ».

Non, en tant qu’écologiste, je ne peux pas soutenir un tartuffe de l’écologie, un hélicologiste comme N. Hulot ! Cela serait une trahison au pacte sacré qui me lie au père de l’écologie politique de notre pays, à l’humaniste, à l’agronome : René Dumont. J’ai eu, en effet, la chance de rencontrer cet homme hors du commun et de parler suffisamment longtemps avec lui pour qu’il me transmettre sa « foi ». N. Hulot n’a aucun parcours militant et n’est, en définitive, qu’un homme de télévision largement subventionné par des gens que nous combattons en tant que militant de l’écologie politique. Et puis, je suis un des premiers signataires du pacte-contre-hulot.org/ !

Quant à E. Joly, bien que son cas soit moins grave qu’Hulot, elle est très récente dans ce courant politique, elle n’a pas non plus de passé militant et elle a hésité, avant de s’engager en politique juste avant les élections européennes en 2009, entre EE-LV et le Modem. Et puis, elle n’a pas besoin d’être candidate pour négocier un poste de ministre de la justice avec le PS. De plus, qui peut penser sérieusement qu’une dame de presque 70 ans né en Norvège puisse devenir présidente de la République Française ? Ces réflexions n’enlèvent rien à sa probité d’ancienne juge. 

Ensuite, Europe Écologie – Les Verts a été, est et restera la cinquième roue du vieux carrosse socialiste et ceci depuis que les dirigeants du PS, suite à leur défaite aux législatives de 1993, sont venus voir la direction des Verts. D’ailleurs, ils sont déjà en pleine négociation pour les postes de ministres et de secrétaires d’État ainsi que pour les circonscriptions législatives que le PS voudra bien leur laisser en 2012.

Merci de me signaler votre soutien en m’envoyant un e-mail : mjutier@orange.fr et de le faire savoir à vos amis ( http://marcjutier.over-blog.fr/pages/onepagemarcjutier-5169648.html ).

Nous en avons assez de ceux qui tiennent un discours plus ou moins contestataire à la social-démocratie pour ensuite aller négocier un poste de ministre avec le PS parce qu’ils pensent qu’il est impossible de les battre. Tous ceux qui en ont assez de l’hégémonie de la direction du PS dans les affaires publiques de ce pays devraient soutenir l’idée qu’il est possible de développer un véritable rapport de force avec les sociaux-démocrates. Le code électoral pour les élections législatives et présidentielles est ainsi fait que pour casser l’hégémonie du PS il faut rassembler le plus largement possible. Militants du NPA, du PCF, gaullistes de gauche, écologistes et tous ceux qui ne croient plus aux vertus du tout marché (puisque le PS l’a adopté !) n’ont pas d’autre choix que de travailler ensemble.


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6 réactions à cet article    


  • Eric Kaminski 23 mai 2011 10:43

    Il faut que le PS se remette au travail pour consolider alternative crédible qu’il représente : Pour refonder sur les droits de l’Homme une vision politique de gauche http://ekaminski.blog.lemonde.fr/


    • jaja jaja 23 mai 2011 11:26

      @ l’auteur : "Cela ne veut pas dire que je refuse catégoriquement de gouverner avec le PS mais simplement que je ne supporte plus l’arrogance et l’hégémonie de ce parti.« 

      C’est justement le refus de dire clairement que jamais le FdG (PCF- PG- FASE- GU) n’ira gouverner avec le PS qui a fait capoter les discussions FdG- NPA.
      NPA qui est pour une rupture totale avec la politique du PS, FMI compatible et partisan du »libre marché« que le NPA combat fermement... Il est hors de question pour ce parti de gouverner avec les socialistes, ni aujourd’hui ni demain...

      Alors regroupez qui vous voulez (et surtout qui vous pouvez) mais laissez le NPA en dehors de tout ça, où vous vous donnez le beau rôle de leader, sans voir que les forces politiques composant »la gauche de la gauche" ont déja discuté d’une éventuelle unité entre elles et que c’est un échec complet...
      Échec dont la cause est justement cette position que vous défendez qui revient à aller à la soupe dans un gouvernement PS...


      • Marc JUTIER Marc JUTIER 23 mai 2011 11:53

        Il existe un voie du juste milieu entre aller à la soupe comme vous dites et refuser catégoriquement toute négociation avec le PS. 

        Je que je propose, c’est d’essayer de développer un rapport de force avec le PS. 

        Contrairement à l’hypocrisie des dirigeants du Front de Gauche et d’EE-LV qui est de tenir un discours plus ou moins dissident au PS pour rabattre les voix des citoyens à gauche du PS et ensuite aller négocier ou « aller à la soupe » avec le PS, je dis rassemblons-nous par la base dans un parti décentralisé, présentons des candidats unitaires dans le but de concurrencer les candidats du PS au premier tour des élections législatives (vous remarquerez que je ne parle même pas d’une entente pour le deuxième tour ! c’est à dire d’un désistement réciproque dans le cas au dans une circonscription le candidat PS et le candidat unitaire fasse tout les deux plus de 12,5 % des électeurs inscrits). Et on verra après les élections législatives ! 

        si le PS et apparentés obtiennent 200 députés et les « unitaires » 100 députés, et bien on sera en capacités de « tenir » le PS plus à gauche ! 

        si c’est le contraire, on gouverne et le PS nous tire un peu sur la droite ! 


      • criticaldistance 23 mai 2011 13:01

        entièrement d’accord avec Marc

        la question n’est pas une alliance ou non avec le PS

        c’est : à quelles conditions

        comme par hasard, le rabatteur de voix Mélenchon ne donne aucune condition à son soutien au PS


      • jaja jaja 23 mai 2011 13:59

        « la question n’est pas une alliance ou non avec le PS
        c’est : à quelles conditions
         »

        Passons sur le fait que vous envisagiez une alliance avec un parti qui a déja une longue histoire de trahison des classes populaires pour rigoler un bon coup lorsque vous prétendez lui imposer vos conditions.... alors que le PC, fort de plusieurs dizaines de milliers de militants, va obligatoirement passer sous les fourches caudines du PS pour pouvoir conserver ses députés aux législatives qui suivront les présidentielles...

        J’aimerai bien savoir ce que vous envisagez de négocier avec les Aubry, Hollande, Montebourg et compagnie... L’annulation de la dette ? Le retour à l’échelle mobile des salaires ? La nationalisation des banques ? L’abrogation de la « réforme » Sarkozy sur les retraites ? La fin des privatisations ?...

        Ou vous vous faites des illusions ou vous nous menez en bateau...

        Oui la question est bien la rupture complète avec la fausse gauche de gouvernement, FMI compatible, qui n’a plus de socialiste que le nom...


      • criticaldistance 23 mai 2011 15:31

        des conditions atteignables et non négligeables

        en pratique, ce serait trop pour des sociaux traîtres qui n’ont de socialiste que la prétention !

        exemples :
         
        fiscalité : entre Mélenchon qui propose un taux maximum d’IR à 100% et 41% actuellement, 60% serait réaliste, dans un premier temps, avec forte limitation des niches fiscales

        loi de 1973 : entre l’abrogation, qui nécessiterait de sortir de l’euro, et le statu quo, réformer le statut de la BCE afin que des projets européens soient financés directement par la BCE, des investissements et non des dépenses, en cas de refus de l’Allemagne il faudrait sortir de l’euro

        et ainsi de suite

        évidemment les sociaux-traîtres a priori n’accepteront aucune condition, mais si c’est le seul moyen que ces arrivistes ont d’être élus, ils feront des concessions

        si c’est la gauche caviar (sociale-libérale faux socialistes) contre la droite bling bling, choisissez-vous l’abstention

        cela semble être le cas et c’est justifié




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