https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Dette : imprimer des billets ou ramasser des coquillages ? - AgoraVox le média citoyen

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Dette : imprimer des billets ou ramasser des coquillages ?

Dette : imprimer des billets ou ramasser des coquillages ?

Bien avant l’invention des banques, avant même celle de l’argent, les hommes préhistoriques connaissaient le commerce. C’était une forme fondamentale d’échange. L’un produisait des céréales et cela prenait tout son temps. Il ne pouvait donc aller chasser pour garnir son couscous de viande d’agneau sauvage.

Justement un autre chassait l’agneau sauvage. Il échangeait une portion de céréales contre une portion d’agneau. Chacun faisait ensuite son couscous. Quand est venue la mode de la pizza préhistorique ils avaient besoin de mozzarella. Le cultivateur et le chasseur sont allés discuter avec l’éleveur du village voisin pour lui proposer des céréales et de l’agneau sauvage contre de la mozzarella. Au passage ils prendraient bien aussi du sel et un peu de bois pour cuire la pizza. Mais l’éleveur avait déjà de l’agneau et des céréales, échangés avec un autre clan. Ils comprirent alors que le troc était trop limité.

Ils décidèrent d’inventer l’argent. On prit des coquillages comme pièces de monnaies. Ils ne savaient pas encore couler le bronze. Grâce à l’argent chacun put acheter ce qu’il avait besoin. A l’époque il suffisait d’aller en vacances au bord de la mer pour trouver des coquillages. Tout le monde y alla. Tout le monde ramassa plein de coquillages et devint très riche. On pouvait acheter de tout. Mais comme il suffisait de ramasser des coquillages pour avoir de l’argent et non plus de produire, plus personne ne travailla ni ne produisit. On avait beaucoup d’argent mais plus d’agneaux sauvages ni de couscous. Encore moins de pizza. Ils moururent presque tous de faim et on les enterra sous des montagnes de coquillages devenus inutiles.

Les survivants comprirent que l’acquisition d’argent était la contrepartie d’un échange et qu’il fallait produire pour en avoir. Les survivants inventèrent le travail. Tout le monde se mit à travailler pour avoir beaucoup d’argent. A l’époque le travail était perçu comme un jeu. Adam, Eve et Caïn n’avaient pas encore été jetés du Jardin d’Eden par le Videur. Personne n’avait encore écrit la Bible ni cette malheureuse phrase : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Personne n’avait non plus écrit le Coran qui dit qu’il est permis d’avoir des esclaves qui travaillent pour soi. Le système marcha très bien pendant longtemps. On n’achetait qu’avec du vrai argent que l’on avait gagné en jouant à travailler.

Le travail était un jeu mais on s’aperçut que les dés étaient pipés. Drôle de casino. Certains étaient plus forts physiquement. Ils en profitaient honteusement pour se faire payer très cher les travaux que les malingres étaient incapables de réaliser. Il y avait aussi des plus intelligents qui inventaient des systèmes pour gagner plus en travaillant moins. Bref certains eurent beaucoup d’argent et d’autres moins. Cette inégalité était acceptée tant que chacun avait de quoi manger. Mais l’humain en voulant toujours plus, ceux qui avaient beaucoup d’argent se mirent à en prêter à ceux qui en avaient moins. En effet, pour que les riches continuent à être riches il fallait que les moins riches aient les moyens d’acheter ce qu’ils produisaient.

On inventa donc les banques. Celles-ci prêtaient de l’argent aux moins riches qui devaient le rendre avant leur mort. C’est ainsi que les gens se mirent à vivre avec de l’argent qu’ils argent2.jpgn’avaient pas gagné. Le pari des banques était que les emprunteurs allaient travailler assez pour rembourser le prêt. Et en principe cela marchait. Si l’emprunteur ne remboursait pas et partait en vacances avec l’argent, on lui retirait sa maison et son vélo à roues de pierres, qui était à l’époque un marqueur social équivalent à la BMW aujourd’hui. Il avait donc tout intérêt à rembourser.

Un jour on inventa l’imprimerie, et dans la foulée les ordinateurs. L’argent n’était plus des pièces de monnaies mais du papier facile à imprimer, puis seulement des chiffres sur un écran. Les banques qui au début prêtaient du vrai argent, faisaient transiter des chiffres entre deux comptes et inventaient ainsi de l’argent qui n’existait qu’à l’état virtuel de projet. Grâce à cela on construisit beaucoup de voitures, d’iPhones et d’autres choses que les gens achetaient sans en avoir les moyens. Les entreprises s’enrichissaient et créaient des places de travail grâce à quoi les emprunteurs recevaient un salaire pour rembourser l’emprunt et acheter encore d’autres choses ou aller en vacances au bord de la mer. Les coquillages ne servaient alors plus qu’à faire des colliers sur la plage.

Les banquiers n’étant pas des assistants sociaux, ils demandaient un loyer pour l’argent prêté. C’est ainsi qu’ils gagnaient leur salaire, qu’ils compensaient l’augmentation du coût de la vie, lequel ne faisait généralement que monter, et qu’ils pouvaient investir dans la création de nouvelles entreprises donc de place de travail et de prospérité. Mais il fallait toujours qu’il y ait un travail réel, une production, pour pouvoir faire circuler l’argent et rembourser l’emprunt. Les citoyens étaient bien contents de ce système : avec trois emprunts à trois banques, plusieurs cartes de crédit, des cartes de chez Carrefour puis de chez Leclerc ou Manor, ils étaient riches, riches ! Ils dépensaient généreusement de l’argent qu’ils n’avaient pas et que leur salaire ne permettrait peut-être plus de rembourser.

Les banquiers qui prêtaient l’argent étaient eux aussi riches de leur prêt. Puisqu’on leur devait de l’argent, c’est comme s’ils avaient déjà cet argent sauf qu’il allait venir peu à peu avec le remboursement des échéances. Ils se sont mis à prêter l’argent qu’on leur devait, considérant qu’ils l’avaient déjà. Ce faisant ils prêtaient deux fois le même argent. Les banques étant riches elles prêtaient aussi aux collectivités et aux Etats. Tant qu’il y avait assez d’activité économique les impôts et les taxes payaient la dette et les intérêts. Les impôts sont le revenu que les citoyens allouent à l’Etat (au gouvernement) en échange de la création d’infrastructures et de diverses prestations. La diminution de l’activité économique abaissant les revenus de l’Etat celui-ci était coincé pour rembourser la dette.

Credit3.jpgEt là ça a foutu la chienlit. Avec moins d’argent l’Etat a dépensé moins et les gens ont moins gagné (fonctionnaires, entrepreneurs, etc). On s’en est pris aux gouvernements - qui n’avait rien fait d’autre que ce que les citoyens eux-mêmes avaient fait : emprunter, emprunter, emprunter. Puis on s’en est pris aux banques, trop riches au goût des citoyens. Toutefois occuper Wall Street ne créait pas de travail. Mais comment allait-on rembourser les dettes s’il y avait moins de travail ? Si l’angoisse était réelle, brûler les banques n’était pas une solution.

On proposa d’annuler les dettes. Ou de faire faillite. Ou de nationaliser les banques. Ou d’imprimer des billets d’argent pour rembourser tous les crédits. On cxraignait la richesse des banques. Le problème évidemment est que des banques trop riches avaient trop de pouvoir et décidaient trop de la politique des pays. Mais des banques pas assez riches ne pouvaient plus prêter de l’argent pour acheter une voiture (on avait alors remplacé les vélos à roues en pierre). Nationaliser les banques était tentant. Mais est-ce qu’une banque d’Etat pouvait prêter ? Pas aux citoyens. Donner trop de force à l’Etat alimentait des convoitises totalitaires, on le sait. Et ce n’est pas le rôle de l’Etat. Des banques d’Etat (Banques Centrales ou Nationales) pouvaient prêter à d’autres Etats ? Oui si les Etats prêteurs le veulent bien. Ce qui signifie que tout emprunteur, Etat ou privé, dépend toujours d’un prêteur, qu’il soit privé ou institutionnel. Cela ne change pas fondamentalement le fait de vivre avec de l’argent que l’on n’a pas.

Victoria Grant, présentée comme une petite prodige de l’économie du haut de ses 12 ans et dont je parlais hier, propose d’imprimer des billets au montant de la dette pour la rembourser. C’est une sottise. C’est comme s’enrichir en ramassant des coquillages et sans travailler. Elle et d’autres disent que les banques nous volent et qu’en payant les intérêts on ne fait qu’enrichir les banquiers. Sauf que quand les banques ont de l’argent une partie nous en revient sous forme d’intérêts sur les livrets d’épargne par exemple. Et que grâce à leur richesse elles peuvent prêter à des millions de gens.

Alors on peut revenir en arrière et ne vivre que sur ce que l’on gagne. On épargne jusqu’à ce que l’on ait l’argent pour acheter ce que l’on veut et peut. Fini le crédit. Ce qui signifie également un ralentissement drastique de l’investissement, donc de la création d’activité, de richesse et d’emploi. Retour à une économie familiale avec tout ce que cela suppose de contraintes et de dépendances.

Est-ce cela l’avenir ? Le choix en 2012 semble se résumer à : s'endetter davantage pour consommer et produire plus, ou se serrer la ceinture et revenir à d'anciens systèmes de fonctionnement. Y aurait-il un point d'équilibre entre les deux


Moyenne des avis sur cet article :  2.71/5   (7 votes)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 19 septembre 2012 11:14

    sauf que c’est 11 fois, l’argent dette
    et que seul les interets sont conserves


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 19 septembre 2012 13:00

      Tout réside dans la définition de « travail » et donc de « valeur » qui peut être symbolisée, pour l’échange, par une monnaie. Personne ne doute qu’il faut une correspondance entre « valeur » et « monnaie ». Ne pas avoir de correspondance entraîne inflation (trop de monnaie) ou crash (pas assez de monnaie). A ceci s’ajoute la notion de spéculation : hors spéculation, le système actuel ne marche pas si mal. Mais il est dominé par l’activité spéculative, hautement destructrice. Éliminons la spéculation (par une taxation à 100% des revenus spéculatifs) et on aura déjà résolu une grande partie du problème. 


      • sleeping-zombie 19 septembre 2012 15:04

        Hello,

        Amusant ce fossé qu’il y a entre tes premiers paragraphes, où tu différencies nettement le réel (ce qu’on mange) du symbolique (les coquillages), et les 3-4 derniers où tu ne différencie plus la richesse (le travail) de la promesse (l’épargne des uns et la dette des autres).

        L’inversion de sens du mot « richesse » se fait lorsque tu te mets a parler des banques...

        La crise de la dette actuelle est-elle une crise réelle avec des gens qui meurent de faim ? non. C’est une crise symbolique avec des épargnants qui ont peur de perdre leur pécule, et des endettés stressés par leur banque. Une crise de confiance n’est pas une crise de travail.


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 septembre 2012 17:40

          — début de citation —
          Le choix en 2012 semble se résumer à : s’endetter davantage pour consommer et produire plus, ou se serrer la ceinture et revenir à d’anciens systèmes de fonctionnement. Y aurait-il un point d’équilibre entre les deux
          — fin de citation —

          Je propose de suivre la voix islandaise et de rendre la monnaie aux escros financiers

          La dette publique est pour moi une grande escroquerie.

          Nous devons suivre l’exemple islandais
          http://www.youtube.com/watch?v=REQ7Q4dsZF8&feature=related

          L’Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et devrait, selon les prévisions de la Commission européenne, atteindre le taux de 2,7% en 2013 grâce principalement à la création de nouveaux emplois.

          L’Islande est le seul pays européen qui a rejeté par référendum le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers mais curieusement les médias français et européens n’en parlent pas ou très peu…


          • zelectron zelectron 19 septembre 2012 22:07

            « Un gouvernement et son État est la seule organisation capable de prendre une matière première importante comme le papier, d’y mettre un peu d’encre dessus et de rendre le tout totalement sans valeur » Ludwig von Mises


            • alinea Alinea 19 septembre 2012 22:08

              Ça me fait penser au JournArles ; avec en couverture : « Si les gens comprenaient réellement le processus de la création monétaire, le système ne tiendrait pas plus de 24 heures... »
              Qui qui l’a dit ? Henri Ford.
              Grâce à la belle campagne du Front de Gauche, beaucoup de gens ont compris.
              ( www.journArles ;org) c’est très bien fait, très pédagogique !
              Merci pour cet article l’auteur !



                • Marc Chinal Marc Chinal 20 septembre 2012 01:36

                  <Le choix en 2012 semble se résumer à : s’endetter davantage pour consommer et produire plus, ou se serrer la ceinture et revenir à d’anciens systèmes de fonctionnement. Y aurait-il un point d’équilibre entre les deux<
                  .
                  Non, il n’y a pas de point d’équilibre, car la nature humaine a peur de manquer, (survie), et la monnaie doit rester rare pour avoir de la valeur. Donc, ce sera toujours la guerre pour savoir qui aura droit à la monnaie (aura droit au travail, à l’éducation, à la nourriture saine, etc, etc, etc).
                  .
                  C’est amusant, votre texte semble super inspiré de cette vidéo.
                  http://www.dailymotion.com/video/xphpg9_qu-est-ce-que-la-monnaie-fonctionnement-naissance-etc_news
                  16 minutes pour démontrer qu’il n’y a aucune solution possible dans un société monétiste.
                  L’aviez-vous vu avant d’écrire cet article ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès




https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor