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Accueil du site > Tribune Libre > « Deviens ce que tu es » : un précepte confus

« Deviens ce que tu es » : un précepte confus

Le monde contemporain retient la signification nietzschéenne du précepte « deviens ce que tu es ». Mais deux difficultés d’emblée se posent. Tout d’abord, Nietzsche cite Pindare, le poète lyrique grec antique. Or, les passages du texte où Pindare est supposé énoncer ce précepte, ont donné lieu à de très nombreuses divergences d’interprétation.

Notre époque actuelle attribue rétrospectivement un sens très nietzschéen aux écrits de Pindare. De plus, Nietzsche lui-même brouille considérablement les pistes en citant à maintes reprises ce précepte mais en variant le sens qu’il lui donne, en fonction de ses périodes et de ses écrits ! En résumé, on ne sait pas précisément ce qu’a voulu Nietzsche à propos d’un précepte attribué à Pindare mais que ce dernier ne semble pas avoir énoncé tel quel.

Notre méthode sera donc à trois temps :

1 – Dissiper au maximum la confusion qui entoure l'interprétation du précepte et ses sources (Pindare et Nietzsche)

2 - Enoncer tous les aspects complexes du « théorème » en s’efforçant de n’en omettre aucun.

3 – Elargir le champ de la réflexion afin de trouver des sens pratiques et utiles au précepte.

Efforçons-nous de lever d'abord un peu de confusion.

1°) Que dit Pindare ? Source

Le poète antique n’entendait pas le précepte dans le sens moderne nietzschéen.

Tout d’abord, il dit en substance « deviens qui tu es » et non pas « ce que tu es ».

Il se place dans le strict prolongement du « connais-toi toi-même ».

En effet, il écrit  : « Deviens qui tu es, quand tu l'auras appris. » ou « Puisses-tu devenir qui tu es en l'apprenant (Pythiques, II, vers 72.). « Le roi est invité, après avoir pris connaissance de sa nature profonde, à traduire ensuite celle-ci en actes. » Il exhorte Hiéron Ier, tyran de Syracuse, à réaliser sa véritable personnalité, à partir du moment où Pindare - qui fait son éloge - la lui aura révélée.

Pindare, en se plaçant sous les auspices du précepte de Delphes, tire aussi les conséquences antiques attachées au respect de ce précepte que Socrate fera sien : connais-toi pour ajuster tes vœux à tes possibilités, à tes aptitudes. Si tu te connais bien, tu pourras transformer tes vœux en actes selon ta juste mesure, sans excéder ce que tu es.

« Mortels, apprenez ainsi à ne jamais former des vœux au-dessus de votre faible nature. »

Source  : pages 19 et suivantes. Ne te prends pas pour un dieu ou un héros, reste un homme : « Mortel, apprends par cet exemple à te connaître : que tes vœux soient d’un homme ; qu’ils soient conformes à tes destins. Ainsi donc, ô mon génie ! N’aspire point à la vie des immortels, et n’entreprends jamais rien au-dessus de tes forces. » (Pythiques, III)

Demeure dans les limites de ta condition (ou « fortune » ici au sens classique) : « Ne vise pas plus haut que ta fortune présente ».

Pindare défendait une conception élitiste et aristocratique

Pindare fuyait la démocratie athénienne. Il se faisait le défenseur de la conception aristocratique et dorienne du concours athlétique. Pindare faisait déclamer ses odes de triomphe appelées épinicies. Ces odes célébraient la victoire d'un athlète lors d'une compétition sportive. Il n’aurait pas démenti les vers de Corneille pour qui "la valeur", chez les « âmes bien nées », « n’attend pas le nombre des années ». En effet, il croit à l’héroïsme héréditaire. On naît vertueux. Il illustre sa foi en cet élitisme par les exemples tirés d'Achille et d'Asclépios : Chiron a éduqué Asclépios, « cet enfant sublime, en développant par des exercices appropriés, tous les instincts de son grand cœur » (Néméennes, III, vers 56-57). Ainsi l’éducation ne prend que chez les âmes bien nées. Les vertus sont innées.

« Par l'héroïsme héréditaire, un homme est grandement puissant. Mais celui qui se contente de ce qu'on lui a enseigné, est comme un homme marchant dans l'obscurité. Son intelligence hésite ; jamais il n'avance d'un pas sûr et la carence de son esprit tente la gloire par tous les moyens. » (Néméennes, III, vers 40-42).

Si Pindare a dit « deviens ce que tu es », c’est seulement à l’intention des élites. Il y a ceux qui sont nés pour devenir et il y a tous les autres, appelés à rester tels qu'ils sont et qui ne méritent pas de considération puisque inaptes à apprendre.

2°) Que dit Nietzsche ?

Dans Ecce homo paru en 1888, le chapitre 8 de la partie « pourquoi je suis si malin  » commence ainsi : « En cet endroit je ne puis plus éviter de donner la véritable réponse à la question, comment l’on devient ce que l’on est ». « Devenir ce que l’on est, cela fait supposer que l’on ne se doute même pas de ce que l’on est. »

A l’opposé de la sagesse du « connais-toi toi-même », il faut "se méconnaître" pour s’oublier dans les autres. Noton que Nietzsche emploie la traduction latine « Nosce te ipsum » pour dire le « Gnothi seauton » (en français "connais-toi toi-même"). Il s'agit de « se méconnaître, se rapetisser » pour « l’amour du prochain, la vie au service des autres ». Pas d'enferment dans un projet personnel exclusif mais ouverture à la rencontre avec l'Autre dont on peut partager un moment la cause (comme Nietzsche fera avec Wagner : il y consacre d'ailleurs un chapitre spécifique).

L’instinct désintéressé ne doit pas courir le risque de « se comprendre trop tôt lui-même ». Rester « une multiplicité prodigieuse qui, malgré cela, est l’opposé du chaos ». Sous la surface de la conscience, il existe un magma riche en puissance, c'est-à-dire - pour parler actuel - en potentiel et en possibilités, mais il ne s'agit pas de chaos : c'est le quelque chose, le "ce" que je suis et qui ne demande qu'à devenir.

Contrairement à la conception héroïque et de la vertu et du destin chez Pindare, Nietzsche dit n’avoir jamais rien désiré, jamais rien obtenu par lutte ni effort : seulement par jeu. « Je suis le contraire d’une nature héroïque » dit-il et son avenir est une surface (comme la conscience) que rien n’agite.

Le « deviens qui tu es » est authenticité : « Celui qui a communément besoin d’attitudes n’est pas franc... »

« Ma formule pour la grandeur de l’homme, c’est amor fati » (aimer son destin) : supporter la nécessité – passée, présente et à venir- et même l’aimer. Ne pas la nier : « Tout idéalisme c’est le mensonge devant la nécessité ».

En conclusion, je juge souhaitable de ne pas s’attarder, dans la suite de ma réflexion, sur les éléments trop confus, Pindare et Nietzsche pouvant cependant être cités à l’appui de la démonstration à venir. Le confus une fois écarté, il nous reste encore le complexe qui entoure ce précepte. Mais là, nous pouvons peut-être nous en arranger. Si l’on ne peut pas ressusciter Pindare ni Nietzsche, on peut, pour, le complexe, adopter une méthode d’examen rigoureuse pour éclaircir la pensée.


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41 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 12:32

    Deviens qui tu es par le filtre de la raison. Le connais-toi toi-même de Socrate sous-entendait que le monde n’est qu’illusion (La Caverne,...) et que si tu te connaissais vraiment, tu ne pourrais faire aux autres le mal dont tu te sais capable toi-même ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. Deviens ce que tu es selon ton histoire familiale personnelle (ton arbre, tes ancêtres,...) et un fameux travail de tri. Exemple, un enfant descendant d’une famille de nazis ne doit pas nier son histoire personnelle, mais la connaître pour évacuer le risque de reproduction inévitable (certains parle de karma,...).


    • Taverne Taverne 7 septembre 12:55

      )@Mélusine7

      En fait, le « connais-toi toi-même » (Gnothi seauton) signifie de très nombreuses choses. Socrate en donne la signification que vous dites. Ce précepte de Delphes est un préalable au « deviens ce que tu es » : en effet, pour devenir ce que l’on est, il vaut mieux se connaître avant. Mais le « deviens ce que tu es » est aussi, à mon avis, le complément indispensable au Gnothi seauton qui voit l’être comme une chose pensante immuable. Il s’agit d’y ajouter l’idée de devenir et celle des instincts qui bouillonnent sous la surface de la conscience.

      A propos d’histoire familiale, je confirme votre interprétation : Nietzsche s’épanche sur ses parents dans « Pourquoi je suis si sage ».


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 13:05

      @Taverne
      C’est justement la discussion que j’avais avec une certaine Julie sur le site de Philppe Vergnes. J’y ranconte quelques éléments de ma vie (j’ai une formation psy tendance psychanalytique). A un moment de ma vie, je fus confrontée à un choix. Etre psy dans un Centre PMS (centre-psycho-médico machin social), fins de mois assurée, train train de fonctionnaire. Mais mon histoire familiale ne correspondait pas à ce schéma : artistes, voyageurs, novateurs, créateurs. et comme vous l’aurez compris, je suis devenue ce que je suis vraiment : Psychanalyste en Harley Davidson : je peins, j’écris et à ma manière tente de transmettre un « certain » savoir psy,...peu académique, j’en conviens.


    • kalachnikov kalachnikov 8 septembre 00:30

      @ Taverne

      Sachant que Nietzsche est né en 1844, son père mort en 1849, ne serait-il pas là en train de fictionner ?

      Je suis déçu, lui aussi s’écroûlant au pied de la Croix...


    • Taverne Taverne 8 septembre 10:06

      @kalachnikov

      Non, je ne vois pas où il « fictionne ». Il nous frictionne seulement, un peu...


    • kalachnikov kalachnikov 8 septembre 23:49

      @ Taverne

      Il a des souvenirs vifs et précis.


    • Taverne Taverne 7 septembre 12:46

      ERRATUM (auto critique)

      J’ai donné une interprétation erronée de l’opinion de Nietzsche sur l’amour du prochain. Je l’ai constaté en retournant à la source du texte lui-même (un article du web m’avait induit en erreur).

      Il faut en fait interpréter la pensée de Nietzsche en fonction de « Ecce homo - Pourquoi je suis si sage - 4 » : « Mon expérience m’autorise à me méfier, d’une façon générale, de tout ce que l’on appelle les instincts « désintéressés », de cet « amour du prochain » toujours prêt à secourir et à donner des conseils. Cet amour m’apparaît comme une faiblesse, comme un cas particulier de l’incapacité de réagir contre des impulsions.(...).

      Cela permet de mieux comprendre « Pourquoi je suis malin - partie 8 » :

      « Pour m’exprimer au point de vue moral  : l’amour du prochain, la vie au service des autres et d’une autre cause peuvent devenir des mesures de sûreté pour conserver le plus dur (ou pur) amour de soi. C’est là le cas exceptionnel, où, contre ma règle et ma conviction, je prends parti pour les instincts « désintéressés » : ils travaillent ici au service de l’égoïsme et de la discipline personnelle. »

      Nietzsche précise bien que, dans les cas cas exceptionnels seulement, il se place du point de vue moral.


      • Daniel Roux Daniel Roux 7 septembre 12:47

        Concernant Pindare, demander à un tyran de s’exprimer sans tenir compte de rien d’autre que de ce qu’il veut réellement sans tenir compte, ni des lois, ni des dieux, c’est prendre le risque de déchaîner la folie ou la pulsion de la toute puissance qui sommeille en chacun d’entre nous.

        Concernant Nietzsche, son concept d’homme libre de toute morale et de toute pitié, du surhomme, ressemble assez à ce que suggère Pindare : Libérez-vous des chaînes dont la civilisation vous accable et exprimez-vous sans souci des conséquences !

        Lui-même bénéficiait d’une rente octroyée par un grand personnage qui lui permettait de vivre sans travailler. C’est plus facile de se libérer quand on est libéré de l’obligation de gagner son pain.

        Quant à se connaître soi-même..

        Qui n’a pas constater que ce que nous sommes ou croyons que nous sommes, se révèle totalement différent suivant les circonstances ? Combien d’hommes soi-disant forts, montrent une grande lâcheté ou imbécilité devant un vrai danger ? Combien d’hommes soi-disant faibles, démontrent une admirable fermeté et efficacité en cas de crise extrême ? 

        Serions-nous la même personne, élevée pendant la préhistoire, dans l’antiquité, au moyen-âge ou aujourd’hui, naissant une riche famille aristocratique ou dans d’un couple d’esclaves ?

        J’en doute.

        Perso, je crois que nous sommes la résultante d’un caractère inné, d’une éducation imposée dans un milieu donné, et d’une expérience personnelle provenant de choix gratuits ou nécessaires et de hasards.

        Prenons déjà conscience de ces forces qui nous forgent.

         


        • Taverne Taverne 7 septembre 13:01

          @Daniel Roux

          En effet, s’éprouver soi-même dans la difficulté ou la douleur est une des façons de se connaître soi-même. Ce n’est pas la seule façon. Et si l’on peut éviter les drames, alors grand bien nous fasse ! Ne réclamons pas la guerre et le malheur !


        • Sozenz 7 septembre 13:01

          @Daniel Roux
          très beau commentaire ^^


        • Daniel Roux Daniel Roux 7 septembre 13:14

          @Sozenz

          Merci.


        • kalachnikov kalachnikov 7 septembre 22:13

          @ Daniel Roux

          Nietzsche était profeseur de philologie et a dû démissionner pour des motifs de santé ; une pension lui fût accordée. Il vécut ensuite de façon nomade et très sobrement.


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 12:54

          Le sage sera toujours plus haut que le guerrier ou le politique. L’altruisme ou l’enfer pavé de bonnes intentions.


          • Taverne Taverne 7 septembre 12:58

            @Mélusine7

            La sagesse ne gouverne pas le monde. Si l’on ne peut pas trouver de « sages », qu’au moins l’on s’en remette collectivement à la sagesse qui est, par exemple, « l’opinion droite », aurait dit Socrate (de mémoire, je crois que c’est dans le Ménon).


          • kalachnikov kalachnikov 7 septembre 22:14

            @ Mélusine7

            Pour Castaneda, le sage, c’est le guerrier et vice versa. Pour Rilke - un reconnaissant de Nietzsche - aussi.


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 13:11

            Pour le moment, je lis Laura Knight-Jadczyk : Secret History of the world ou de l’impossiblité de gouverner, les « civilisations » étant perpétuellement condamnée comme Sysiphe à remettre cent fois sur le métier,... L’histoire est un perpétuel retour qui condamne l’être humains à confier son avenir aux « psychopathes » Autant savoir et laissez le courant de l’histoire couler sans ceux qui ne se sentent pas trop concernés. Cent fois sur le rivages,...


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 13:20

              corrigé : Pour le moment, je lis Laura Knight-Jadczyk : Secret History of the world ou de l’impossiblité de gouverner, les « civilisations » étant perpétuellement condamnées comme Sisyphe à remettre cent fois sur le métier,... L’histoire est un perpétuel retour qui condamne l’être humains à confier son avenir aux « psychopathes ». Autant savoir et laissez le courant de l’histoire couler sans ceux qui ne se sentent pas trop concernés. Cent fois sur le rivage,...


              • Taverne Taverne 7 septembre 14:09

                @Mélusine7

                C’est « vingt fois sur le métier » (erreur fréquente du monde moderne qui exagère tout) et Boileau avait raison car au-delà d’un certain nombre de tentatives, il faut savoir remettre ses choix en question. A ce propos, rappelons l’autre précepte de Delphes : « rien de trop ». Or, cent fois, c’est déraisonnable et l’on arrive, à ce point-là, parfois à s’en remettre à des psychopathes, c’est fort possible.

                Quant au perpétuel, il revient un nombre de fois infini.

                « Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » (Nicolas Boileau)
                Cela marche aussi pour la sagesse : l’opinion droite est souvent de l’opinion corrigée...


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 14:20

                @Taverne
                Hum, en 1983, j’étais tisserande (tapisserie,..genre TAPTA). Les chinois arrivaient jusqu’à cent fils de soie par centimètre,...bon passons..Alors 21 fois sur le métier (le Monde au Tarot-thora, un cycle,...)


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 14:37

                @Mélusine7
                Comme par hasard, nous sommes un sept « sept »embre. Je viens de lire votre article sur le 3 et le 7 chez Pythagore. Trois fois sept font 21. Mais il y a un autre tarot, le cabalistique qui fait 9 fois 8 : 72. 


              • François Vesin François Vesin 7 septembre 14:37

                @Mélusine7
                «  Les chinois arrivaient jusqu’à cent fils de soie par centimètre »


                C’est le nombre de nœuds au décimètre carré qui atteste de la qualité
                et de la valeur d’un tapis. (voir ci-dessous définition Wikipedia).

                « C’est la qualité du nouage qui fait la qualité et le prix d’un tapis persan. Un tapis de qualité moyenne compte 2 500 nœuds au décimètre carré, un tapis de basse qualité 500 nœuds au décimètre carré seulement. Un tapis d’excellente qualité peut compter jusqu’à 10 000 nœuds au décimètre carré »

              • Taverne Taverne 7 septembre 15:02

                @Mélusine7

                Je vois que vous aimez vous aussi le 7, « Mélusine7 ». Les sept sages de la Grèce antique semblent aussi vous intéresser.

                Comme Bernard Dugué, je teste des passages sur Agoravox de mon prochain ouvrage qui s’appellera sans doute « les 7 préceptes ». Le précepte « deviens ce que tu es » est celui qui me donne le plus à penser. Pas si simple...


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 15:15

                @Taverne
                En numérologie, je suis 8 sept et 1 (chemin six,...). L’analyse que m’a fait un site inspiré directement de Pythagore correspond totalement à ma personnalité. Il est dit : vous êtes certainement thérapeute. Exact. Si cela vous intéresse,...(

                Christophe Genty
                Auteur de « La Voie de l’Unité » 
                & créateur de la Géo-numérologie.

                J’ai aussi fait mon nom en gématrie et cela donne 2466. En regardant plus bas sur Internet je tombe effarée sur ceci :https://www.youtube.com/watch?v=AAoDYLH_ViQ. je suis née à Renaix en Belgique (ville de tissage,...)qui donne en flamand : Ronse. on m’a souvent dit : toi, tu es comme Le phénix : tu renais de tes ronces,...A Renaix se trouve la seule église Saint Hermès au monde (excepté des vestiges en Normandie,...). Je crois beaucoup à la synchronicité (Voir le site de Jean-François Vezina). Tiens, mon père s’appelait Jean et ma mère,...de nom de famille : FRANCOIS.

              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 13:23

                Mais je vous remercie, de toutes les personnes qui écrivent sur Agora-.Vox, vous êtes le seul à vraiment échanger et accepter la confrontation. C’est tout à votre honneur.


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 13:39

                  Bon ! je vais me plonger dans Aratos, « les phénomènes ». La psychanalyse existait depuis très longtemps et était reliée au cosmos.


                  • François Vesin François Vesin 7 septembre 14:24

                    Deviens ce que tu es

                    n’est-ce pas surtout une invitation ontologique ?

                    Quelque soit ta constitution, ses faiblesses et ses forces,
                    sois attentif à faire confiance à tes sens tels qu’ils sont 
                    pour appréhender et te mouvoir dans l’univers dont tu proviens .

                    Si tu es né borgne, lorsqu’il te faudra estimer une distance
                    ne laisse à personne le soin de t’enseigner la profondeur
                    sauf pour découvrir et comprendre ce que la norme peut en dire
                    mais jamais pour te dicter quelle devra être ta course d’élan
                    pour enjamber un obstacle !


                     






                    • kalachnikov kalachnikov 7 septembre 22:07

                      @ François Vesin

                      Si. Tout dans Nietzsche est une invitation à devenir soi, quel que soit celui qu’on est. Il croit que chacun est unique et singulier, et que la vie n’est que variété ; pour lui, tout être est par essence une combinaison heureuse de la nature que l’on sabote en enfermant l’individu dans des systèmes moraux, quels qu’ils soient.
                      ’être une roue qui se meut d’elle-même’, cette formule revient plusieurs fois sous sa plume. Et au sujet de son oeuvre, il a ces phrases ’j’ai écrit pour moi-même’ et ’on ne fait jamais que dresser son propre portrait’. Dans la dernière partie du zarathoustra, Z enjoint ses disciples de le rejeter afin de se trouver eux-mêmes et ce n’est qu’alors qu’ils lui reviendront.


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 15:19

                      Je suis devenue mes nombres DIVINS. Mais j’ai lu beaucoup de livres pour y arriver. J’habite au numéro 136, boîte 1 et de la porte d’entrée à la porte de mon appartement, il y a 5 mètres (regardez la vidéo avec le coquillage : 137,5.


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 15:25

                        2466 ou la légende du Phénix : La Manicle ;https://www.youtube.com/watch?v=mbPEJ-ps8-I. Mais comme dans le jeu de L’OIE (Hermès Trismégiste). Mon parcours fut traversé de nombreux obstacles. C’est en forgeant que l’on devient forgeron.


                        • Taverne Taverne 7 septembre 15:49

                          @Mélusine7

                          Le jeu de l’oie me semble illustrer assez bien le précepte « deviens ce que tu es » : au centre, je vois l’être (plutôt immuable et qui se meut à vitesse très lente) et autour il y une spirale qui est celle de notre devenir.

                          Oui, c’est en forgeant que l’on devient forgeron : l’être ne se fait pas de but en blanc mais de façon évolutive. Ce qui devient est ce qui était en voie de devenir. Vous qui connaissez les sciences de l’esprit, vous savez que l’équilibre de notre raison ne résisterait pas à des changements brutaux et complets de notre personnalité ; il faut quelque chose d’évolutif.


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 16:02

                          @Taverne
                          Des écluses.


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 15:55

                          J’écoute vos chanson. La rosée en Alchime, c’est le mariage de l’eau et du feu. smiley


                          • Taverne Taverne 7 septembre 16:56

                            @Mélusine7

                            Vous aimez les chansons, moi j’aime improviser. « Amor fati » dit Nietzsche. J’ai recherché une Fathi :

                            https://www.ladepeche.fr/article/2014/05/11/1878569-angles-fathie-se-reconvertit.html

                            Et je me suis laissé aller à une petite chansonnette...

                            Aime ton destin : « amor fati »,
                            A dit un philosophe allemand.
                            A la vie, à la mort, Fathie.
                            C’est la devise d’un amant.

                            Amor fati : suis ton destin !
                            Ce que tu es, tu deviendras
                            J’aime Fathie, en clandestin.
                            Peu importe ce qu’il adviendra.

                            Fathie a rouvert son resto,
                            Elle a ressorti son réchaud.
                            Fathie a remis le couvert.
                            J’espère que son cœur m’est ouvert…

                            Refrain

                            Amor fati, amor fati.
                            Et moi je t’aime à mort, Fathie (bis)


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 18:34

                            @Taverne
                            C’est ainsi que je conçois la vie.J’ai commencé à écrire un roman en 2003 (qui correspond à la mort de mon père, et une séparation,...) que j’ai délaissé parce que ma vie m’entraînait vers d’autres chemins. Cette année, suite aux écrits de Nabum sur le même AGORA, j’ai déposé les premiers pas du chemin entamé en 2003. J’ai mis le roman en mode pause car Nabum est un peu pris dans la tourmente sur sa Loire chérie et que les poissons dans la nasse de sont site me sont rébarbatifs. Les dérange mon amitié avec la cousine avec la Ministre de la Culture française. Ce sont mes ancêtres et leur amour qui guident mes pas à leur rythme : temps de travail et de récréation.


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 18:40

                            @Mélusine7
                            du bateau de « c’est nabum », je suis passée à la Taverne. En 2003 passait sans cesse une chanson sur les antennes. Ce n’était pas vraiment le style habituel d’Adamo : « Zanzibar ». 

                            4. Salvatore Adamo Zanzibar - Un Soir Au Zanzibar - YouTube

                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 18:43

                            @Mélusine7
                            Heureusement, Zanzibar n’est pas sur le chemin de IRMA,...


                          • Taverne Taverne 7 septembre 19:10

                            @Mélusine7

                            Irma-la-douche
                            Qui a ravagé nos Dom Tom
                            Va diriger sa grande bouche
                            Sur la case de l’Oncle Tom.


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 15:58

                            Etes-vous français ?


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine7 7 septembre 16:07

                              Sept « sept »ambre. Les noces d’ambre sont de 34 ans (3 plus quatre quatre font 7).


                              •  C BARRATIER C BARRATIER 7 septembre 19:20

                                J’aime bien André Gide quand il écrit qu’il faut suivre sa pente pourvu que ce soit en montant

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