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Accueil du site > Tribune Libre > Difficile de rendre un hommage sincère à Badinter

Difficile de rendre un hommage sincère à Badinter

Notre monde est comme les aveugles de Brueghel, chaque nation est accrochée à la culotte de l’autre dans le sillon tracé par le patriarcat capitaliste. Cela devrait nous interroger, pour quelles raisons avons-nous peur aujourd’hui de l’incertitude  ? La seule terre à conquérir qui appartient à l’évolution. Toutes les nations sont conservatrices parce que nous savons que l’inquiétude de l’avenir des humains demande des assurances. Durant des siècles, les humains l’ont trouvé dans l’espérance d’une éternité religieuse ou philosophique, plus stable et irréfutable, que celles humaines. Tant est si bien que le conservatisme guidé par la peur de l’avenir ne sort pas de son sillon.

L’ancien grand-duché de Toscane de l’Italie, est devenu le 30 novembre 1786, le premier État de l’ère moderne à abolir complètement la peine de mort. La courte République romaine de février à juillet 1849 abolit la peine de mort avant d’être renversée par les troupes françaises. Lorsque le royaume d’Italie a été formé en 1891, tous les États constituants, à l’exception de la Toscane, ont autorisé la peine capitale jusqu’à ce qu’elle soit abolie par le Code pénal en 1889. Bien qu’en réalité elle ait été maintenue en vertu du droit militaire et colonial. En 1926, Mussolini a réintroduit la peine de mort dans la loi italienne. En 1944 elle fut abolie du Code pénal. Je mentionne cela au cas où nous y trouverions une ressemblance avec la RN.

En 1863 le Venezuela est un des premiers pays ayant aboli la peine de mort.

En France Napoléon III le 6 février exprime l’idée que le territoire algérien ne saurait être considéré comme une « colonie proprement dite », mais comme un « royaume arabe », affirmant que « Les indigènes ont un droit égal à ma protection et je suis aussi l’empereur des Arabes que l’empereur des Français ».

Le 2 septembre, un décret autorise la création sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie d’établissement pour l’exécution de la peine des travaux forcés. Je laisse chacun apprécier ces trois événements.

Ainsi, Badinter en Europe fut précédé par la Norvège, la Suède, l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande. Dans cette ornière du capitalisme, chacun ne l’a pas suivi sous le même poids des peuples de sa nation. Des pas que certains avaient plus légers que d’autres. Je me souviens des débats au sein du parti, nous n’étions pas tous du même avis. S’il y avait eu un référendum, nous aurions toujours la peine de mort en vigueur dans notre pays. Le conservatisme, la peur et l’ignorance l’auraient emporté. Il est particulièrement triste de faire ce constat historique, car aujourd’hui il ne s’est pas dissous dans les connaissances scientifiques apportées par les sciences de la cognition. L’actualité de journalistiques invalides et l’électoralisme sécuritariste effacent ces sciences humanistes.

Le décès de Badinter voit s’élever toutes les louanges hypocrites de son action dans les médias.

Eux qui concourent tous les jours, par la litanie inconsidérée des crimes et délits, à son anéantissement.

S’il y a de la sincérité dans les hommages qui lui sont rendus, alors qu’un député fasse une proposition de loi, pour inclure l’abolition de la peine de mort dans la Constitution.

 

S’il n’y a pas à déconsidérer la peur, qui est un attribut instinctif essentiel, nous pouvons rendre la réalité objective des événements qui y conduisent plutôt que de jouer avec eux pour l’entretenir. Nous avons laissé se développer un sentiment d’insécurité, par la théorie, par ailleurs juste, développée par le criminologue Bauer, de convenir que tous les crimes et délits connus, laissent supposer qu’il en demeure autant de caché sinon plus. Avec cette appréciation suggestive nous sommes ainsi passés de la factualité à la suggestion, dont au bout nous pouvons dire, qu’il n’y a plus de présomption d’innocence et que l’humanité est criminelle. Comme espérance nous pourrions avoir mieux. Comment peut-on avoir alors que 90 % des citoyens n’ont jamais eu à faire avec la justice  ? Ce qui nous fait 7 millions de citoyens, alors qu’il n’y a que 3.700.000 crimes et délits. Il est vrai que les citoyens dans ce domaine sont fâchés avec la calculette, surtout si dans celui-ci elle dément leurs sentiments portés par la rumeur des réseaux et des médias. Mais les citoyens n’en ont cure, n’en ont que faire, car ce qu’ils expriment au travers de ces appréciations, c’est le mal vivre qu’ils ressentent, l’absence d’espérance et dont l’exhibition de crimes et de délits sur le net ou sur des vidéos sont des exutoires. Sauf que cela conduit au désir de rétablissement de la peine de mort sous réserve que ce soit, pour les autres et non pas pour soi-même, et nous n’ayons pas à exécuter le condamné pour devenir à notre tout un criminel.

Toujours, à nous traîner lamentablement dans l’ornière du patriarcat capitaliste, nous ne pourrons jamais en sortir ou considérer ceux qui en sortent comme des parias, et nous demeurerons incapables de comprendre que le capitalisme accepte l’exception des crimes et délits, auxquels il se livre lui-même dans le cadre d’une concurrence sans moralité, comme un effet pervers de son organisation. Tant que les inégalités sociales, dont sont issus les crimes et délits, hors crimes passionnels, ne dépassent pas un seuil acceptable qui remet en question sa domination. Ils préfèrent, de loin, que l’opinion publique se retour contre elle-même, que celle-ci comprenne et de remonter à la source des inégalités générée par la compétition, dans la répartition de la rareté qui exige la mise en place d’un revenu universel et de donner un sens a son existence. C’est-à-dire devenir civilisé.

Si nous voulons rendre hommage à Badinter, le plus beau qui peut lui être rendu, c’est de poursuivre sa vision humanitaire du monde.


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45 réactions à cet article    


  • S. Lampion S. Lampion 10 février 12:03

    « Si nous voulons rendre hommage à Badinter, le plus beau qui peut lui être rendu, c’est de poursuivre sa vision humanitaire du monde. »

    Vous ne voudriez pas dire « humaniste », par hasard ?

    Parce que le sens courant du mot « humanitaire », c’est : « Qui agit pour sauver des vies humaines, dans une situation de conflit. » Autrement dit le rôle que se donnent les ONG. Une vision « humanitaire » est donc une vision charitable dans laquelle on soulage la souffrance de populations sans s’en prendre aux causes de cette souffrance, alors qu’une vision « humaniste » met en priorité le respect de tout être humain, ce qui esclut la violence, l’exploitation et les guerres. Mais vous avez peut-être raison. Badinter était peut-être dans le camp du « caritatif » ? Mais alors, il faur savoir que les premiers à donner des leçons en la matière sont justement ceux qui produisent cette souffrance. Comment peut-on soutenir l’extermination des Palestiniens en rendant visite à Netanyahu et envoyer des avions sanitaires à Gaza ?



    • ddacoudre ddacoudre 10 février 20:43

      @S. Lampion
      bonjour
      c est vrai que le mot humanitaire c’est un peu spécialisé, mais il reste pour mentionner le travail de ceux qui œuvrent pour la vie là ou elle est en danger sous toutes ses formes, et qui vise à améliorer la condition humaine.
      cordialement.


    • vaietsev1 10 février 17:32

      ddacoudre ,

      Nous attendons votre réponse à Séraphin Lampion,si vous en avez une . mdr .

      Vassily 


      • Seth 10 février 18:04

        Si c’est « difficile de rendre un hommage », ya qu’à pas essayer. smiley

        Moumoute va s’en charger pour vous aux Invalides. En attendant le Panthéon.

        Avez-vous remarqué à quel point ce Badinter se souciait peu de ses sourcils ? un petit coup d’épilation et de ciseau de temps en temps n’est pas de trop quand on est à ce point de buissonnement. smiley

        Un sourcilleux sans doute. smiley


        • Octave Lebel Octave Lebel 10 février 18:10

          C’est drôle, la droite a comme une compulsion à récupérer des valeurs venant de la gauche et pas l’inverse.

          Avec insistance, ostentation et l’inventivité des bricoleurs d’OGM. La lettre de Guy Môquet à ses parents, le sigle du CNR et bien d’autres choses.

          Qu’est-ce que cela veut bien dire ?


          • ddacoudre ddacoudre 10 février 20:47

            @Octave Lebel
            bonjour
            dans leur philosophie ils sont plutôt pauvre dans la bravoure humanitaire.
            cordialement.


          • Eric F Eric F 11 février 13:33

            @Octave Lebel
            Vous oubliez la laïcité, valeur naguère de gauche, que celle-ci a mis sous le tapis et que la droite a récupérée.
            Il y a une valeur qui a fait le trajet inverse, c’est le retour à un mode de vie frugal, puritain jadis et écologiste désormais.

            PS : vous avez raison d’ironiser sur le CNR de Macron, encore une de ses trouvaille d’un jour oubliée le lendemain.


          • mmbbb 11 février 14:43

            @Octave Lebel le seul a s etre interresse a l insecurite dans ton parti est Ruffin .

            On voit ton honnête intellectuelle ! 

            Je te considere comme un etron .


          • Octave Lebel Octave Lebel 11 février 16:33

            @Eric F

            Vous devriez développer parce qu’ici s’immiscent beaucoup de malentendus entretenus voire des contre-sens intéressés à mon avis.

            « Vous oubliez la laïcité, valeur naguère de gauche, que celle-ci a mis sous le tapis et que la droite a récupérée.  »


          • fabrice6883 fabrice6883 10 février 20:19

            Badinter était plus sensible au bruit sec du couperet lorsqu’il sectionne le cou des assassins qu’il défendait (avec brio d’ailleurs), que celui des cris de terreur des enfants gazaouis fuyant les bombardements (et les déchiquetant) effectués par l’armée des assassins qu’il a toujours soutenu, d’ailleurs. Bref, sa cause , est celle des assassins, individuels ou de masse. Voilà pour mon hommage.


            • ddacoudre ddacoudre 10 février 20:51

              @fabrice6883
              bonjour
              je ne peut pas te répondre sur le sujet, qu’il soit juif n’en fait pas un adepte du président actuel mais je ne me suis pas interroger sur les positions qu’ils pouvait avoir sur ce sujet. si tu les connais fait suivre
              cordialement.


            • cétacose2 10 février 20:53

              Tous ceux qui sont morts parce qu’ils ont fait l’erreur de croiser un assassin libéré pour « bonne conduite »doivent être très reconnaissants à Badinter....


              • ddacoudre ddacoudre 10 février 20:57

                @cétacose2
                bonjour
                tu vends du vide si tu en connais un va donc lui couper la tête. des objections gratuite comme cela tout le monde peut en faire. et si sincèrement tu te sens en danger alors ne sort pas de chez toi pour ne pas en croiser un.
                cordialement.


              • cétacose2 10 février 21:06

                @ddacoudre
                Bonsoir , à mon humble sens , la peine de mort a été abolie par ceux qui craignaient qu’elle ne s’applique pour...eux mêmes ....Non ! je plaisante....


              • ddacoudre ddacoudre 10 février 21:50

                @cétacose2
                tu n’es pas loin de la vérité historique ; la peine de mort s’appliquait à toute la famille d’un de ses membres qui avait attenté à la vie d’un tyran, pour qu’il ne viennent pas venger sa mort. philosophiquement au nom de quoi quelqu’un peut décider de la mort d’une personne qui ne lui a rien fait, parce qu’il en a tuer une autre ? la peur comme tu l’écrivais ?
                cordialement


              • mmbbb 11 février 09:43

                @ddacoudre   Patick Henry sans scupule a ete libére apres 25 ans de detention 

                Fourniret a ete gentiment soigné en prison .

                ect etc 

                Et les gilets jaunes ont eu droit a des blessures de guerre .


                en revanche comme le démontre les faits divers ( la gauche n aime pas les faits divers c est trivial et c est populaire ) , notre époque n est pas tendre avec le citoyen qui veut soit se protéger ou protéger ses biens .

                Il a immédiatement le procureur qui lui indique la loi est la loi « dura les sed lex » .

                L application des peines n est plus pondérée , C est la que le bât blesse .

                et redite 

                Les « grands  » de la Mittérandie nous quitte , c est triste .

                Delots reçut un hommage appuyé des dirigeants européens

                Son Europe est l antipode de ce que prônait son Mentor .

                Badinder 

                Notre pays s est ensauvagé et se « de civilise » .

                Beaux resulats de ces dérives .


                PS Henry n aurait jamais du ressortir , point barre et ce sont les victimes qui ont la perpetes Mais là aucune compassion de nos grands intellectuels .

                Badinter fut ministre de Mitterrand qui couvrit les exactions durant la guerre d Algerie .

                " extrait 

                Dans la nuit du 10 au 11 février 1957, dans la cour de la prison Barberousse d’Alger, les bourreaux dressent une nouvelle fois la guillotine. Depuis six mois, ils ne chôment pas. La guerre fait rage en Algérie, et la peine capitale est l’une des armes utilisées par l’Etat français pour mater les indépendantistes du FLN.

                Plusieurs d’entre eux ont déjà été exécutés, dont des futurs héros du nationalisme algérien, comme Ahmed Zabana. Mais ce jour-là, le coupable qui prend place sur l’échafaud possède un profil particulier. Fernand Iveton, 30 ans, militant communiste rallié au FLN, est non seulement le seul Européen parmi les plus de 200 guillotinés de la guerre d’Algérie. Mais surtout, il n’a pas de sang sur les mains."

                Une repentance ?

                Melenchon soutint Mitterand Ce LEBEL qui ramene tout au FN RN est tres con un etron comme la gauche en chie aujourd hui ,







              • cétacose2 11 février 11:11

                @ddacoudre
                Merci pour votre retour . Donc , si personne n’a le droit de s’arroger le droit de décider de la mort de quelqu’un qui ne lui a rien fait ,seule la victime a le droit et presque le devoir de se venger ....mais depuis le paradis ça devient difficile . Mais tout de même la loi du talion est bien la seule qui demeure juste....


              • ddacoudre ddacoudre 10 février 21:37

                @Hieronymus
                je me souviens de cette époque et de la polémique. il n’est pas le premier à nier les réalité de l’histoire, la dernière en date est que les américain ne sont pas allé sur la lune. il n’y a rien d’offusquant dans la verve de Badinter, quand à l’indemnisation des juifs,chacun peut avoir une opinion. mais historiquement aucun pays d’Europe n’est propre dans le développement du racisme à commencer par la France qui en a définit les critères ; il n’existe aucun phénomène spontané, tous ont une source qui ne nous arrange pas toujours de rechercher. les arméniens aussi voulaient être reconnu comme génocide pour réclamer des indemnités.tu ne peut pas dire que Faurisson en niant les vestiges et les témoignages de ceux qui ont vécu la Shoah défend une quelconque vérité, quand les allemands eux mêmes qui participaient à ces horreurs le disaient.
                Badinter à mené un combat contre la peine de mort qui sans lui n’aurais jamais été abolie, pour autant il était d’un côté de la barriére et son humanitarisme était orienté, coloré, ce n’est pas un saint et il faut faire la part des choses.
                ceci dit il est évident que les juifs ont largement instrumentalisé la Shoah, a en devenir casse couille et religieusement ce sont des attardé mentaux, de se croire au xxi siècle un peuple élu de dieu.
                Faurisson à raison sur un point c’est que pour les allemands cette guerre fut un drame, dont eux aussi ont souffert car d’un coté comme de l’autre il n’y a que des humains qui sont capables par conviction du meilleur et du pire. j’avais l’habitude d’écrire sur ce sujet qu’Hitler n’a eu que le tord d’industrialiser la solution finale, car bien d’autre pays avant lui se sont montrés racistes pour ne penser qu’au colons européens qui se sont installés en Amérique, sans oublier la traite des noirs.
                cordialement.http://ddacoudre.over-blog.com/2024/02/dieu-la-baryogenese-et-l-esperance.html


              • Hieronymus Hieronymus 10 février 21:32

                Vous n’auriez pas fait sauter mon post par hasard ?

                pour la peine j’en remets une petite couche parce que Robert le vaut bien

                (je parle bien sûr du grand humaniste en voie de panthéonisation)

                https://youtu.be/wX4EVSVg-ls?si=vQB3uEBitc2pzwag

                soyez honnêtes, regardez la vidéo jusqu’au bout (25 mn) et demandez vous si sincèrement, l’abolition de la peine capitale a été un bienfait pour la société


                • ddacoudre ddacoudre 10 février 22:25

                  @Hieronymus
                  j’ai regardé ta vidéo je n’y ai appris rien de nouveau ; si les hommes n’étaient pas sensible à la mort d’un des leurs, et ne nourrissaient et pas d’empathie ou de compassion, ce serait inquiétant. La seule question est qu’est-ce qui te donne le droit de tuer quelqu’un qui ne ta rien fait, et que d’un autres côté tu finances des hommes qui apprennent le métier de tuer et en retire de la gloire et des honneurs soit pour s’être fait tuer ou avoir tuer. je n’ai pas cette conception de la vie et je ne comptabilise pas les morts du à notre technologie et a notre pollution ni a nos habitudes festives. Ce n’est pas pour autant que je n’en connais pas le nombre. pourtant notre sensibilité,est toujours soumise à instrumentalisation en dehors de toute rationalité du risque, comme dans la vidéo que j’ai regardé ; si le risque de mortalité n’était que celui de ces criminels, il ne serait pas très élevé pour ne pas dire insignifiant. j’espère te choquer par ce développement rationaliste, car quand l’on veut décider de la peine de mort, ce n’est pas l’émotion qu’il faut prendre ne compte, car sous le coup d’une, nous sommes capables de tuer quelqu’un pour une place de parking. le problème n’est pas de lui couper la tête, mais de se demander pourquoi une place de parking a justifier la mort d’un autre. c’est dans ces interrogations que l’on trouve les moyens de se préserver de la criminalité et non par la sensibilité émotionnelle qui appelle toujours au lynchage pour le moindre fait. nous avons donc la responsabilité de nous protéger de nos réactions émotionnelles qui sont tout à fait humaine, mais conduirait à des tueries généralisées.
                  cordialement.


                • Hieronymus Hieronymus 11 février 13:37

                  @ddacoudre
                  Merci pour la réponse mais ça n’explique pas pourquoi mon post a sauté
                  pour la peine je remets la vidéo :
                  https://youtu.be/lVeho5-J5ws?si=Sn_5uQ7ZdIAqAt_N
                  un grand moment du moraliste indigné face à l’affreux révisionniste
                  ...
                  perso j’ai longtemps été abolitionniste, convaincu que la peine de mort était une barbarie et un anachronisme, j’en suis revenu..
                  c’est tt de mm curieux de s’apitoyer sur le sort de criminels sadiques et sans scrupules quand des innocents se font massacrer dans l’indifférence,
                  actuellement les peines encourues en France par des assassins violents sont dérisoires, d’où des récidives qui sont absolument inexcusables ! 
                  c’est le sens de la vidéo que j’ai postée plus haut
                  mais il y a un hic majeur qui n’est jamais abordé comme si c’était qq chose de secondaire alors qu’en fait c’est un problème tout à fait majeur :
                  c’est le caractère horrifique de la Guillotine, instrument absolument effroyable !
                  cette machine de bois et de métal hante l’inconscient des Français, que ceux-ci osent l’avouer ou non, ils sont à la fois fascinés et en mm temps terrifiés
                  je ne vais pas faire une description du procédé mais c’est particulièrement sanglant, révoltant et révulsant, insupportable à une époque de progrès technique
                  les politiques partisans de la peine capitale auraient dû avoir le courage dès le XIXème siècle de poser calmement le débat et de proposer de réformer le mode d’exécution, mais ça n’a jamais été fait, jamais ! de telle sorte que ds les années 70 la bécane fonctionnait encore, quelle honte pour notre pays ! 
                  pourquoi s’être obstiné à conserver un procédé aussi archaïque ?
                  parce que la Guillotine ce serait un symbole de la France républicaine, un peu comme le pantalon rouge garance des poilus en 1914 ?
                  souvent nos politiques ne brillent ni par leur intelligence ni par leur courage smiley


                • mmbbb 11 février 14:40

                  @ddacoudre ton commentaire c est vraiment du grand n importe quoi , vraiment 

                  Un salmigondis digne d un lycéen endoctriné ..

                  Entre un criminel et un type qui pete les plombs , il y a une différence .

                  Quoique le second par défaut a intériorise la violence comme mode d expression .

                  la il s agit de criminels et le premier des objectifs d une justice non idéologisée serait de preserver la société de tels personnes .

                  Quand une telle société se préoccupe avant tout de tels personnes en délaissant le sort des victimes, il y a un serieux probleme de civilisation .

                  Le pere d Estelle Mouzin serait heureux de lire un tel commentaire .

                  Que l on ait abolit la peine de mort pour des « raisons philosophiques » alors laissons ces criminesl a vie derriere les barreaux pour qu ils aient le temps de philosopher .

                  La declaration universele des droits l homme :

                  Article 3
                   

                  Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

                  In fine L etat n assure plus ses fonctions régaliennes !

                  Pour les personnes humanistes qui s appuient sur les droits de l homme en ne citent jamais les artciles idoines . 

                  PS si tu sais ecouter , ces gentils sauvageons sont sortis apres quelques années .

                  Ce n est pas cher paye , pas cher du tout et la vie en notre cher pays d intellos , n est plus une valeur absolue .

                  Rigolo tu l es vraiment , là tu es pitoyable ! 


                • mmbbb 11 février 15:11

                  @Hieronymus j ai vu une guillotine en Belgique au musée de Bruges ..

                  Cela a le merite d etre rapide et sans rappel , Le couperet leste choit d une hauteur suffisante pour que la tête soit tranché nette .

                  C est moins douloureux que certaines maladies dont doivent supporter les patients .

                  La Guillotine etait un progres par rapport aux peines infligées de l ancien regime . 

                  Et redite , que l on mette reellement la perpette incompressible pour ces criminels .

                  Et que l on ne perde pas des discours philosophiques sur la vie des ces êtres criminels pétris d humanité . Enfin c est ce que l on veut nous faire accroire .

                  Le débat serait clos .

                  Ce que je trouve d assez étonnant dans cette société « post humaniste » est que l on s intéresse si peu aux souffrances des victimes .

                  Il y a des SDF qui meurent aussi dans la rue en souffrance dans l indifférence mais le seul tort est peut etre de ne pas avoir commis de crime .

                  Société quelque peu décadente ou les personnes qui n apportent rien bénéficient de la clémence .


                • Hieronymus Hieronymus 11 février 21:41

                  @mmbbb
                  Ouais cool, une mort clean quoi, instantanée et sans douleur, une simple formalité
                  d’abord on n’en sait rien si c’est sans douleur et clean, là sûrement pas !
                  le corps tronqué, des litres de sang, pas envie d’exposer davantage...
                  en clair la Guillotine ne vous inspire aucun effroi ?
                  ouais non C bien, à l’époque (fin XVIIIème qd mm) c’était un grand progrès
                  ...
                  justement y a bien un problème, cette machine au fonctionnement horrible qui glace d’épouvante rien que d’y penser, a bien eu l’effet d’un repoussoir majeur durant des décennies quant à l’application de la peine dite capitale


                • ddacoudre ddacoudre 12 février 00:06

                  @mmbbb
                  bonjour
                  tu penses donc que des gens naissent criminel, si non tu comprendrais si ce n’est pas le cas que quelques chose les conduit à cela, et comme depuis des siècle nous n’y apportons pas de réponse. ainsi quand ont tue un criminel il en nait un autre. d’autre part qu’est ce qui t’autorise de décider de tuer un criminel qui ne ta rien fais et pourquoi dans ce cas tu ne vas pas le tuer toi même, est-ce la peur de devenir criminel à ton tour. si quelqu’un est en prison à perpète c’est peut être toi, dans celle de l’étroitesse de ton analyse. les victimes il y a long temps que la société s’en occupent il y a une civi pour cela.
                  cordialement.


                • ddacoudre ddacoudre 12 février 00:18

                  @Hieronymus
                  quand la guillotine fut introduite les citoyens qui assistaient aux exécutions ont étaient déçus, trouvant cela trop rapide pour bénéficier de la souffrance du condamné. personne ne nait criminel, il faut donc supprimer les causes qui y conduisent. si l’on ne fait pas cela ça signifie que l’on a une part de responsabilité dans la fabrication de criminel. la morale ce n’est pas fait pour conserver la misère.
                  maintenant si tu le veux donne moi une seule raison réfutable qui te permette de dire qu’un criminel doit être tuer ou doit mérité perpète.
                  cordialement.


                • Jean Keim Jean Keim 11 février 08:18

                  Même si la peine de mort est abolie dans de nombreux pays, et même si pour un humaniste l’idée de donner la mort comme punition ultime est une abomination, il reste encore les tueries justifiées et légalisées par les guerres, le chemin vers une humaine humanité est encore long.


                  • ddacoudre ddacoudre 11 février 11:17

                    @Jean Keim
                    bonjour
                    bien sur, c’est le paradoxe avec chaque état qui disent œuvrer pour le bien être de leur population, et ne sont jamais avare d’une guerre, plutôt que de dire que c’est un crime contre l’humanité.
                    cordialement ;


                  • Eric F Eric F 11 février 16:16

                    @Jean Keim
                    La guerre n’est moralement tolérée que pour se défendre. Aussi chaque pays qui en attaque un autre affirme que c’est pour prévenir une attaque de celui-ci, ou intervenir dans des conflits intérieurs à ce pays pour rétablir la paix.


                  • zygzornifle zygzornifle 11 février 09:20

                    Badinter ou pas il y a toujours autant voire plus de malheureux dans ce pays .....

                    Hormis des citoyens comme l’abbé Pierre et Coluche aucun de nos politiques quel que ce soit son étiquette

                    n’a fait du bien dans ce pays .... 


                    • ddacoudre ddacoudre 11 février 11:20

                      @zygzornifle
                      bonjour on peut le dire comme cela, suaf que chacun même ceux qui veulent le bien des autres ne pratique que la charité qui n’est pas la solution et maintiennent les dominants qui nous accablent.
                      cordialement.


                    • Eric F Eric F 11 février 13:49

                      @ddacoudre
                      Faute d’avoir la possibilité de changer le monde, la charité relève du cœur, l’assistanat relève de la technocratie.


                    • ddacoudre ddacoudre 11 février 23:49

                      @Eric F
                      on est d’accord pour le cœur par pour la mutualisation du risque que tu appelles l’assistanat qui n’est autre que la solidarité égoïste se couvrir d’un risque que nous savons pouvoir nous arriver.
                      cordialement.


                    • Iris Iris 12 février 11:33

                      @ddacoudre
                      La mutualisation des risques une solidarité égoïste ? 
                      Oui car on peut s’y abriter pour ne pas faire de dons, et non car chaque personne payant des impôts participe, et en a généralement conscience. Sur ce dernier point il ne faut pas négliger le malaise que cela peut provoquer chez ceux qui ne payent pas d’impôts.
                      C pas simple !


                    • ddacoudre ddacoudre 12 février 14:16

                      @Iris
                      bonjour
                      il es toujours difficile quand l’on est adulte de se trouver dans une situation où l’on a besoin de l’aide d’un tiers, l’on en ressent une honte de ne pas s’autosuffire et notre orgueil bien égoïste en souffre aux yeux des sien souvent. or la solidarité égoïste ne tient pas compte de cela car le raisonnement est plus rationnel, il consiste à sortir de la difficulté un humain qui n’y est pour rien dans sa situation car elle dépend de l’ensemble des interrelations économiques sur lesquelles seul il n’a aucune chance d’interférer et qu’il doit subir dans une société qui repose sur l’exploitation des inégalités,et que forcément suivant sa naissance et son parcours certains seront en bas de l’échelle dans la compétition pour le partage de la rareté. et cela est de nature et non pas de sa responsabilité comme les connards de droite le soutiennent pour ne pas avoir à les aider., tant ils sont accroché à leur pognons comme des morpions, au point de mener des politique financières de rareté de la monnaie, pour que chacun se batte pour en avoir et forcément d’autres en pâtiront.
                      cordialement


                    • Eric F Eric F 11 février 13:45

                      Sur le fond, l’auteur a parfaitement raison, la suppression de la peine de mort était dans l’air du temps, d’autres pays européen l’avaient déjà instaurée, et même Chirac s’y était déclaré favorable avant l’élection de 81.

                      A propos de la phrase dans l’article ’’alors qu’un député fasse une proposition de loi, pour inclure l’abolition de la peine de mort dans la Constitution’’ C’est déjà fait, par Chirac en 2007.

                      Idem concernant la dépénalisation de l’homosexualité, cela a été fait dans les différents pays européens à cette époque.

                      Il avait le talent de théâtraliser les choses, mais il a suivi les évolutions de l’époque.


                      • Eric F Eric F 11 février 13:47

                        (c’est à propos de Robert Badinter que j’ai écrit ci-dessus qu’il a suivi les évolutions de son époque)


                      • mmbbb 11 février 14:53

                        @Eric F si nous avions ete dans un pays democratique, un referendum aurait du trancher ce dilemme .

                        .En ce sens Badinter est un intello de gauche qui méprise le peuple et dont son seul discernement , sa seule philiosophie humaniste prévalent sur celle du bon peuple .

                        Peuple tare cela va de soit .

                        On peut noter la clémence de la justice, ces criminels n ont pas perpette et ressortent au bout de quelques decennies au plus 

                        25 ans pour P Henry , il dut travailler dans une usine mais il fut rattraper en Espagne pour trafic de drogue .

                        Exemple de ce profil sans aucune culpabilité .


                      • Eric F Eric F 11 février 16:55

                        @mmbbb
                        Eternel dilemme entre les autodésignées ’’élites éclairées’’ et le conformisme voire les supposés bas instincts du vulgum pecus. C’est pourquoi le ’’populisme’’ a mauvaise presse, suspect de porter au pouvoir les bas instincts.

                        Mais il y a une autre approche, selon laquelle il existe un génie national (ou esprit du peuple) qui dépasse l’ensemble des contemporains, et incorpore l’histoire, la culture, les valeurs, le destin. Le progrès des valeurs peut s’inscrire dans ce cadre, même s’il n’a pas l’adhésion des contemporains. C’est un peu dans ce sens qu’on dit parfois (de manière il est vrai pompeuse et présomptueuse) que la France serait la patrie des droits de l’homme.

                        Concernant la peine de mort, on peut lire des sondages contradictoires (37%) (55%) , mais la réalité est encore plus complexe, car beaucoup sont opposés à son principe dans la loi, mais favorables à des liquidations discrètes de terroristes ou des exécutions à chaud (comme Mesrine).


                      • mmbbb 11 février 17:48

                        @Eric F Je me répète , que l on applique la « perpette » réelle sans compression de peine .

                        Il est a noter pour reprendre l exemple de p Henry, ce n est pas cher paye 25 ans 

                        et il n est pas le seul..

                        Les peines ne sont plus pondérées .

                        et bis repetita , pourquoi la société accorde tant d importance a ces personnes qui n apporteront jamais rien .

                        On a fait glisser le probleme de la peine de mort vers un sujet philosophique en rejetant le role premier d un etat qui est de proteger les citoyens .


                      • ddacoudre ddacoudre 11 février 23:52

                        @Eric F
                        bonjour
                         Pour la constitution j’avais totalement oublié et je n’avait plus la possibilité de modification. les lecteur auront modifié d’eux même comme toi. cordialement.


                      • AmonBra AmonBra 12 février 10:54

                        Merci @ l’auteur pour le partage.

                        Difficulté totalement partagée, car personnalité $ioniste donc « Janusienne », dont le décès n’efface pas une tare spécifiquement $ionnarde,(occidentale ?) a savoir une éthique et une indignation à géométrie variable ou, comme dirait un diplomate russe ou chinois, à double standard, pour ne pas dire d’une crasse duplicité.

                        Bref, le malfaisant et indécrottable suprémacisme dans ses oeuvres !

                        En effet, l’apôtre de l’abolition de la peine de mort en ce qui reste de la « ripoublique » française, s’était transformé en 2020 près la cour pénale internationale, en défenseur et blanchisseur des crimes $ionazis en Phalestine, après avoir été des décennies auparavant et entre autres « exploits », à l’origine d’une pétition contre la fameuse et Ô combien fondée(*) décision de l’ONU 3379 du 10/11/1975, assimilant le $ionisme à du racialisme.

                        .

                        .

                        .

                        (*) Décision de l’AG onusienne prévenant le génocidaire présent, mais révoquée le 16/12/1991, par grenouillage et chantage des ̶o̶c̶c̶i̶d̶e̶n̶t̶a̶u̶x̶ sionistes sur la mise en œuvre des accords d’Oslo. . . Qu’ils n’ont finalement jamais appliqué et pour cause. . .


                        • Nowhere Man 14 février 08:22


                          Requête présentée en 2020 par Robert Badinter à la Cour Pénale Internationale, afin que des crimes commis en Palestine ne puissent être poursuivis devant la CPI.

                          ICC-01/18-45 14-02-2020 1/12 EK PT

                          https://www.icc-cpi.int/sites/default/files/CourtRecords/CR2020_00488.PDF

                          ...

                          SITUATION DANS L’ETAT DE PALESTINE

                          Cette demande est présentée par le Professeur Robert Badinter, le Professeur Irwin Cotler, le Professeur David Crane, le Professeur Jean-François Gaudreault-DesBiens, Lord David Pannick et le Professeur Guglielmo Verdirame, conformément à l’ » Ordonnance fixant la procédure et le calendrier de présentation des observations » rendue par la Chambre préliminaire le 28 janvier 2020, pour obtenir l’autorisation de déposer des observations écrites en tant qu’amicus curiae sur la question de la compétence, afin d’aider la Cour à statuer sur la « Requête de l’Accusation en vertu de l’article 19(3) pour une décision sur la compétence territoriale de la Cour en Palestine » du 22 janvier 2020 (la « Requête du Procureur »).

                          La CPI n’est pas compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et dans la bande de Gaza (« Gaza »).
                          Premièrement, le terme « État » au sens de l’article 12, paragraphe 2, point a), du statut de la CPI s’entend d’un État souverain.
                          Deuxièmement, la Palestine n’est pas un « État » aux fins de l’article 12(2)(a) du Statut de la CPI du seul fait de son adhésion à la Convention de Rome.
                          Troisièmement, il ne serait pas approprié pour la CIP de déterminer si la Palestine est ou non un État souverain en vertu du droit international général, ou si le comportement en question a été commis « sur le territoire » de la Palestine alors que les parties sont engagées dans la recherche d’une solution négociée à la question de la création d’un État et des frontières.
                          Quatrièmement, la Palestine ne remplit pas les critères d’un État en vertu du droit international général.
                          Cinquièmement, les accords d’Oslo interdisent l’exercice de la compétence de la Cour.

                          La prévention de l’impunité pour les crimes internationaux commis sur le territoire d’entités qui ne remplissent pas les critères juridiques d’un État souverain n’exige pas de la Cour, et ne lui permet pas, de faire entrer indûment des entités non étatiques dans le champ d’application de l’article 12, paragraphe 2, point a), du statut de la CPI.
                          La Cour est cependant habilitée à exercer sa compétence à l’égard de ces crimes, même lorsque l’État dont la personne accusée du crime est ressortissante n’est pas un État partie à la CPI. Les crimes internationaux commis dans ces circonstances peuvent à juste titre relever de la compétence de la Cour en vertu de l’article 13(b) du Statut de la CPI, lorsque la situation en question est déférée au Procureur par le Conseil de sécurité des Nations Unies. La solution à l’inaction du Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas d’ignorer les conditions préalables légales à l’exercice de la compétence qui ont été soigneusement négociées lors de la conférence de Rome et clairement énoncées à l’article 12 du statut de la CPI. Une telle approche serait très dommageable à la légitimité et au mandat judiciaire de la Cour.

                          Pour ces raisons, nous demandons l’autorisation de déposer des observations en tant qu’amicus curiae sur la question de la compétence afin d’aider la Chambre à statuer sur la requête du Procureur.

                          source : https://www.vududroit.com/2024/02/robert-badinter-le-leopard-meurt-avec-ses-taches/

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