• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Discours à l’oiseau

Discours à l’oiseau

Le rouge-gorge est un oiseau solitaire, mais il ne répugne pas à approcher les êtres humains. Alors je me suis mise à lui parler, sachant qu’il m’écouterait et qu’ensuite, peut-être, par les voies mystérieuses de la Langue, il leur rapporterait ma parole.

« Petit oiseau, lui dis-je, sais-tu ce que je vois ?

Défait de ses colonies, ce pays s’est auto-colonisé selon le même esprit de profit par l’exploitation de ses forces vives, empêchées dans le même temps d’accéder aux pouvoirs économique, politique, médiatique. Systématiquement désespérées en même temps qu’exploitées et tour à tour fustigées ou flattées.

Même démasquée, l’imposture perdure, rien ne semble pouvoir l’empêcher de régner. Voilà trente ans que les nouveaux philosophes ont accédé à la parole par une stratégie de maîtrise des médias, au détriment de l’élaboration d’une pensée réelle. Le système, étendu au monde politique, artistique, intellectuel, est désormais général et verrouillé. D’autant qu’il s’est allié aux détestables vices de notre nation, le règne de l’administration et le sens aigu des hiérarchies sociales. Rigidité de ce pays pour moitié peuplé de secrétaires toujours prêts à faire barrage, à tout propos. Cette culture des « privilèges ». Cette terre que de tous bords on n’en finit pas de vouloir s’approprier et cadenasser.

Cessons de fantasmer sur les dangers de la Machine, la Machine n’est dangereuse qu’en servante du Système et c’est lui qu’il faut combattre, c’est de lui qu’il nous faut nous débarrasser et débarrasser ce vieux pays que nous aimons pourtant, ce vieux pays auquel nous pourrions faire tant de bien s’il renonçait à se préserver en nous fermant sa porte au nez. Si nous renoncions à venir manger à ses pieds les miettes qu’il nous jette comme aux moineaux. S’il renonçait à ne nous faire fantasmer à l’exposition de ses appas que pour mieux se dérober.

Ne vous battez pas entre vous. Jeunes du monde entier, soyez solidaires contre vos vieux ogres, remettez-les à leur place qui devrait être noble et qu’ils ont souillée comme le reste, et ce faisant, prenez aussi la vôtre. Dans votre monde, un monde qui attend que vous lui rendiez l’éternité, c’est-à-dire la possibilité d’être transmis. »

De temps en temps, l’oiseau pépiait pour me répondre, puis il inclinait un peu la tête en fixant sur moi son œil vif, comme pour m’encourager à poursuivre. Je continuais, et peu à peu c’était le chevreuil aussi, la pierre et le hêtre qui parlaient à travers moi, peu à peu ce n’était plus moi mais la voix de toutes les voix qui parlait à travers moi.

« Il y a un point, tu le sais mieux que personne toi l’oiseau, où la précarité et la pérennité se rejoignent. Apprendre à vivre précaire, c’est apprendre à vivre. Dieu dans le désert distribue jour après jour la manne, il suffit de le savoir pour qu’il en soit ainsi.

Mais le vivre demande une foi, c’est-à-dire une force, dont l’homo consommator est devenu incapable. Seuls les habitants des pays pauvres, les migrants, les aventuriers peuvent encore porter en eux cette force. C’est en te regardant vivre, oiseau, que je veux dire à l’homme : Sois l’aventurier de ta vie !

Ne crains pas de perdre tes biens du jour au lendemain.

Ne te laisse pas posséder par ce que tu possèdes ou désires posséder.

Je te parle de ce que j’ai connu, de ce que je connais.

Cela suppose non pas que tu renonces à te battre, mais que tu combattes chaque jour contre toi-même.

Cela suppose que tu renonces à trop attendre de la société, qui est alors ton pire ennemi.

Ne demande pas davantage de subventions, d’allocations, de lois pour te protéger. Ce qu’il faut ce n’est pas demander, c’est prendre. Ce qu’il faut prendre ce ne sont pas des garanties, ce sont des libertés.

Comme le bonheur est une somme de moments heureux qu’il ne tient qu’à toi de saisir et de vivre, la liberté est une somme de libertés, y compris de petites libertés prises ici et là avec telle coutume, telle bienséance, telle loi, telle bien-pensance, tel discours, telle vision.

Ne t’imagine pas que pour être libre il te suffit d’être libre dans ta tête. Ne t’imagine pas non plus que pour être libre il te suffit de satisfaire tes désirs. Ta liberté d’esprit est limitée par l’exercice que tu en fais : si tu ne l’appliques pas dans les actes concrets de ta vie, elle devient une machine infernale et mortifère. Ta liberté d’action est limitée par la pensée que tu en as : agir sans connaissance de cause n’est pas le fait d’un homme libre mais d’un enfant encore dépendant.

Choisis toi-même les bornes que tu dois poster ou franchir sur le chemin de ta liberté. La liberté est un chemin à faire à chaque instant, l’homme libre est toujours en marche.

Combats chaque restriction de ta liberté que la société t’impose ou tente de t’imposer (le plus souvent, elle n’y parvient qu’avec ton consentement). Essaie par tous les moyens d’identifier et de contourner les obligations et les mots d’ordre. Toutes les règles auxquelles le monde moderne t’oblige à te soumettre, notamment les horaires et les formalités administratives, compense-les par une prise de libertés supplémentaires, ailleurs. Si tu ne peux franchir une frontière sans passeport, rien ne t’oblige à voyager en suivant les guides.

Sache entendre l’autre parole que porte une parole.

Ne perds pas ton énergie à chercher à gagner autre chose que ta liberté, car gagner sa liberté c’est gagner tout le reste, y compris de quoi nourrir son corps, son âme et son esprit. Gagner chaque jour sa liberté, c’est aussi gagner l’accès à l’amour vrai et à la connaissance supérieure. Gagner sa liberté, c’est vivre vivant.

Je te parle d’une vie que j’ai menée, que je mène. D’un combat que je pratique. Et qui est la nature de l’être.

L’amour et la connaissance, n’est-ce pas ce que tu peux te souhaiter de mieux ? N’est-ce pas le seul devenir perpétuel que tu puisses t’offrir ? N’est-ce pas ce que tu peux offrir de mieux aux autres, ton meilleur être ? N’est-ce pas le seul mieux-être, et la meilleure arme contre les forces négatives, le mal engendré par la haine et l’ignorance ?

Quels que soient ton origine sociale et culturelle, ta nationalité, ta couleur de peau, ton sexe, ta date de naissance, ne les tiens jamais pour acquis.

N’essaie pas d’entrer dans un moule mais n’essaie pas non plus de dominer ta vie. Considère-la comme une monture, cheval ou moto, serre-la convenablement entre tes cuisses et conduis-la, mais en respectant sa façon de se mouvoir. Ne t’imagine surtout pas que tu peux mépriser son fonctionnement pour n’en faire qu’à ta tête ; ni qu’il suffit d’avoir le cul sur la selle pour qu’elle t’emmène quelque part.

Apprends à lire les livres (lire vraiment), à déchiffrer le monde, à entendre la langue des oiseaux, des arbres, de la mer. Ne perds pas ton temps à essayer de te connaître toi-même si tu n’as pas d’abord appris à parler avec tout ce qui parle, c’est-à-dire tout. L’introspection, la philosophie, la psychanalyse, les religions ne font que t’enfermer davantage entre les murs de ta prison si tu ne t’en es pas d’abord échappé.

Quel que soit le processus dans lequel tu t’engages, ne le fais pas en espérant ta liberté, fais-le en homme déjà libre. Même les périodes de servitude, volontaire ou non, même les moments de grande souffrance ou de grande jouissance, et ni la gloire ni l’humiliation, ne doivent pouvoir entamer ta liberté.

Ta liberté doit savoir et admettre qu’elle ne peut être que relative : elle n’en sera que plus farouche et solide. Personne ne naît libre, mais il est possible de mourir infiniment plus libre qu’à sa naissance. Regarde ce qu’il en est : la plupart n’ont fait au cours de leur vie qu’épaissir les murs de la prison autour d’eux. Et il en sera de même pour toi, si tu ne combats pas chaque jour.

Apprends à voir de tes propres yeux. Kafka dit qu’il faut se laver les mains le matin en se levant avant de se toucher les yeux. Pourquoi ? Pour la même raison qui fait écrire à Nietzsche qu’il faut savoir ressortir propre même d’une situation malpropre. L’homme est appelé à mettre la main à toutes sortes de pâtes au cours de sa vie et souvent il le fait de nuit, c’est-à-dire les yeux fermés, sans avoir conscience de ses actes sur le moment. Il s’agit de ne pas laisser les mains souillées contaminer le regard, de ne pas porter la boue à ses yeux, ni même la pâte à gâteau, il s’agit de préserver la possibilité de voir l’invisible, la vérité qui ne se montrent qu’aux pupilles pures et saines.

La précarité isole, fragilise, déshabille, déshonore aux yeux de la société. Elle est porteuse de grandes angoisses, jusqu’au moment où l’on s’est assez combattu soi-même pour l’accepter pleinement. Alors elle, la condition primitive de l’homme, devient tout simplement le mode idéal d’existence, le seul mode d’existence et de vie possibles, la seule révolution permanente. Alors soudain elle pourvoie à tous tes besoins sans effort, de même que la température du corps se régule elle-même et permet de s’adapter aux aléas des saisons.

Être précaire c’est être nu : un cauchemar, un vice, une honte, une peur, une transgression, un rêve, une joie ? Si c’est une joie, tu verras que bientôt tes yeux se déshabillent aussi : tombée la croûte de peinture, le chef-d’œuvre t’apparaît, et tu entres dedans.

 

Je suis Blanche et je suis Noire, je suis Femme et je suis Homme, je suis Vieille et je suis Enfant, je suis Putain et je suis Vierge, je suis Eau et Feu, Jour et Nuit

vierge noire, femme-enfant, soleil-lune, mâle-femme, œuf-ancêtre,

vieux chamane accroupi je dessine dans le sable du désert australien, jeune prêtresse virevoltante je joue avec les noirs taureaux de Crète, rocker torse nu debout sur une immense scène je chante à la face d’une foule innombrable, femme fatale couchée sous le ciel je manipule les joyaux de mes clients et j’allaite les âmes,

je suis de tous les temps, de tous les sexes, de tous les pays, de toutes les fêtes, de toutes les tragédies, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les langues, de toutes les religions, de toutes les folies,

je suis la sagesse même,

les animaux s’étirent dans mon corps,

je suis libre !

C’est à toi de te lever, te lever du livre

Pars bouge-toi

Aime un homme ou une femme fais-lui des enfants sauvages restez unis tout le temps de votre aventure soyez heureux

Dédaigne les écoles et les frontières, respecte les écoles et les frontières que tu auras toi-même créées et fixées

Sois sans modèle

Aime sans mesure

Souffre sans peur

Jouis sans le vouloir

Trouve un maître spirituel, dépasse-le, dépasse-toi toi-même

Lance-toi dans l’expérience des limites puis bondis dans l’illimité

Sois de partout

Dépasse l’imagination

Dépasse-la en actes et en être

Sois courageux

Refuse ta lâcheté

Aie du cœur à l’ouvrage, à l’honneur et à l’amour

Accepte ton royaume.

Le royaume c’est le réel, parce que le réel c’est le spirituel.

Espérance, vieux fardeau de l’humanité désespérée. N’espère pas. C’est là, tout de suite, qu’il faut vivre et agir.

Rends grâce à l’inutile.

Que ta vie soit poétique, chaque jour, chaque nuit, à chaque instant. Qu’il en soit ainsi, et nulle instance n’aura de pouvoir sur toi.

Cherche en toi le sens du mot « poétique ».

Ne cherche pas le bonheur dans une vie rêvée.

Ne le cherche pas dans l’art ni dans la littérature. Ne le cherche pas dans la religion. Ne cherche pas le bonheur, aime et vis.

Ne crois pas en l’infini. Ne crois en rien. Ce à quoi tu veux croire est en réalité l’implantation du néant en toi.

Retourne-toi, fais face à ce qui te poursuit, combats loyalement.

Fracasse le miroir. Quand tu sauras que le royaume ceint d’un miroir n’est pas encore le royaume.

Être puissant n’est pas régner sur soi ni sur autrui. Qui veut régner est appelé araignée, comme a dit le poète. As-tu envie d’une existence d’araignée ? La puissance est dans la foi.

La foi c’est juste adhérer à la vie, à la ruche de sens de la vie. Être relié aux circuits qu’ils empruntent par et depuis toutes les dimensions. La foi, c’est être au centre des sens l’absolu de la justesse. Souviens-toi : il ne s’agit pas d’avoir la foi, il s’agit de l’être. Sois la foi.

Sois souple, écoute la Langue, réponds, ajuste-toi, navigue.

Sois souple vraiment, car voici l’aube des déchirures et des passages entre les dimensions, voici le nouveau monde et les nouvelles vies à inventer.

Sois doux, sois douce.

Que le chant te porte. »


Moyenne des avis sur cet article :  3.53/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

68 réactions à cet article    


  • Pink Marilyn Paracétamol 18 février 14:36

    Y a qu’une gonzesse pour écrire des trucs pareils !


    • aimable 18 février 14:49

      @Paracétamol
      Votre com est une façon comme une autre de rendre hommage a la Femme , chacun son style .  smiley


    • Clocel Clocel 18 février 15:20

      @Paracétamol

      Dites donc l’anti-douleur, z’êtes pas Charlie du tout sur ce coup-là ! smiley

      33 livres en librairie et des cheveux blancs, ça se respecte ! smiley


    • Alina Reyes Alina Reyes 18 février 23:43

      @Paracétamol
      Gonzesse toi-même. S’adressant à un homme, le mot signifie ’homme lâche, couard". Pas trop peur, derrière le pseudo et l’écran ? Sorti de là, on appelle maman au secours ?


    • Pink Marilyn Paracétamol 19 février 08:45

      @Alina Reyes

      c’est çuilà qui l’dit qui y est !


    • Alina Reyes Alina Reyes 19 février 11:23

      @Paracétamol
      Votre comportement est décrit dans le livre d’où est tiré ce texte, « Forêt profonde » : celui d’un homme qui fanfaronne en paroles mais meurt de trouille derrière sa porte dès qu’une femme en chair et en os se présente pour demander des explications sur ses propos.
      Tous les anonymes qui sur ce fil essaient de dénigrer ma parole en la ramenant au fait que l’auteur en est une femme ont le même souci de leur zizi, qu’ils s’imaginent trop petit pour une femme libre. Ma foi, sur ce point, ils ont raison.


    • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 11:27

      @Alina Reyes. Encore et toujours la guerre sexiste comme horizon indépassable.


    • Alina Reyes Alina Reyes 19 février 11:32

      @JC_Lavau
      Oui, ces hommes qui ne savent que faire la guerre sexiste aux femmes en les insultant gratuitement pourrissent le monde.


    • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 11:35

      @Alina Reyes. Sexisme ? Vous avez dit « sexisme » ? Bizarre, bizarre...

      Après le triomphe du misandrisme victimaire, osez le misandrisme triomphal !
      Osez ! Le risque est nul, on vous couvre, et c’est nous qu’on détient tous les media qui comptent !

      Les pieds d’hommes sont tellement laids ! Interdisons leur de marcher en sandales !
      https://fr.sputniknews.com/societe/201804231036063438-sandales-pieds-ete/

      Gudrun Schyman exige un impôt spécial sur le délit de masculinité, que 51 à 52 % des suédois commettent à la naissance.
       
      Un homme qui a des problèmes au lit est un « impotent ».
      Une femme qui a des problèmes au lit est avec un « impotent ».

      Une fille qui joue à des jeux vidéo est une femme forte et compétitive dans un milieu dominé par les gars.
      Un gars qui joue à des jeux vidéo est un nerd qui risque d’attaquer son école secondaire avec un plan terroriste tout droit sorti de Counter Strike.

      Si une femme prend du poids, c’est qu’elle a des problèmes.
      Si un homme prend du poids, c’est qu’il se néglige et ne fait pas assez d’exercice.

      Si une femme quitte son mari et ses enfants, c’est qu’elle n’était plus heureuse et qu’elle veut s’épanouir.
      Un homme qui quitte sa femme et ses enfants est un salaud qui veut courir la galipote.

      Une femme qui se promène avec des vêtements super moulants affirme sa sexualité.
      Un homme qui regarde les seins et les fesses d’une femme qui se promène avec des vêtements super moulants est un cochon.

      Une femme qui « prend des vacances sexuelles » le fait pour se divertir et se valoriser.
      Un homme qui « prend des vacances sexuelles » est un désaxé et devrait suivre une thérapie.

      Une femme infidèle qui refuse de partir avec son amant a le sens des responsabilités.
      Un homme infidèle qui ne rompt pas avec sa femme et ses enfants est un lâche.

      ...


    • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 11:37

      @Alina Reyes. Suite.
      Un homme d’affaires est un méchant néolibéral qui exploite ses employés et les enfants du tiers-monde.
      Une femme d’affaires est une super woman dynamique.

      Si une femme est frigide, c’est probablement à cause d’un traumatisme qu’un homme lui a causé dans son enfance.
      Un homme qui ne bande pas est un looser.

      Une femme qui dépense 300$ en fringues, c’est normal.
      Un homme qui dépense 50$ pour un outil, c’est de la folie.

      Une femme qui travaille en service de garde aime les enfants, est capable d’en prendre soin et de répondre à leurs besoins.
      Un homme qui travaille en service de garde est louche.

      Porno
      Une femme qui tourne des films pornos est une rebelle qui participe à renverser les stéréotypes sexuels en affirmant que la gente féminine a le droit d’assumer haut et fort son désir et ses fantasmes.
      Un homme qui tourne des films pornos est un vieux cochon.

      Violence
      Une femme qui bat son mari et ses enfants est une victime de la société qui mérite notre compassion, notre pardon et notre compréhension.
      Un homme qui bat sa femme est un écoeurant qui mérite d’être jeté en prison.

      Amour de la jeunesse
      Une sexagénaire ridée qui sort avec un homme de 30 ans est une battante qui mord dans la vie, lutte contre les préjugés et prouve qu’il n’y a pas d’âge pour aimer.
      Un sexagénaire ridé qui sort avec une femme de 30 ans est un vicieux.

      Infidélité
      Une femme qui trompe son mari est une hédoniste qui fuit les liens étouffants du mariage pour renouer (enfin !) avec sa sexualité endormie.
      Un homme qui trompe sa femme est un être irresponsable, égoïste et infantile.

      Divorce
      La femme divorcée veut obtenir la garde de ses enfants parce qu’elle les aime.
      L’homme divorcé veut obtenir la garde de ses enfants parce qu’il ne veut pas payer de pension alimentaire.

      Rock
      Mick Jagger est un vieux croûton pathétique qui continue de chanter pour pouvoir baiser des jeunes filles.
      Cher est une artiste accomplie qui prouve que l’énergie créatrice ne diminue pas avec l’âge.

      Danses à six
      Une femme qui va dans un club de danseurs le fait d’abord et avant tout pour avoir du fun, rire avec ses chums de filles et jeter un regard ironique sur le vieux pattern de la domination sexuelle.
      Un homme qui va dans un bar de danseuses est un voyeur qui se masturbe dans les toilettes.

      Agressivité
      Une femme qui boxe est un modèle, car elle montre à toutes les jeunes filles que l’agressivité peut être une force constructive.
      Un homme qui boxe est un moron qui gagne sa vie en tapant sur les autres.

      Encore ?


    • Alina Reyes Alina Reyes 19 février 11:51

      @JC_Lavau
      Il n’y a ni gagneurs ni losers dans ma pensée. Mais vous prouvez par votre accumulation de clichés qu’on peut être sexiste sans employer d’insultes. Je remercie @agoravox d’avoir supprimé des commentaires sexistes injurieux. Bien d’autres le sont sur ce fil mais je ne demande pas leur suppression car ils sont un témoignage de la bêtise, il en faut aussi.
      Il n’y a rien dans mon texte qui puisse inciter aux insultes sexistes, sinon que c’est un texte écrit et pensé. Une femme qui sait écrire fait peur à certains hommes, spécialement à ceux qui ne savent pas en faire autant alors que chacun a son métier et ne devrait pas jalouser celui des autres.


    • baldis30 18 février 14:49

      bonsoir,

       ouf......... un souffle ! accompagné d’un sourire !


      • JL JL 18 février 15:15

        ’’Défait de ses colonies, ce pays s’est auto-colonisé selon le même esprit de profit par l’exploitation de ses forces vives, empêchées dans le même temps d’accéder aux pouvoirs économique, politique, médiatique.’’

         

        « N’ayant plus de nouveaux territoires à coloniser, nous avons colonisé nos propres enfants. » Amérique, notre histoire (Arte 27/11/06)

         

        L’horrible vérité

        • Alina Reyes Alina Reyes 18 février 23:39

          @JL
          Merci pour la référence à l’Amérique, c’est intéressant. Les colonisations à l’occidentale n’en ont pas fini de laisser des empreintes délétères dans nos politiques et nos sociétés. Les néo-colonialismes poursuivent leurs crimes aussi bien sur les peuples de l’intérieur colonisés que sur les peuples de l’extérieur. Les décolonisations sont longues et progressives, avec des épisodes brutaux.


        • Gollum Gollum 18 février 15:48

          Bravo pour ce texte, j’applaudis des quatre pattes...

          Comme souligné plus haut une véritable sensibilité féminine qui nous change des fausses femmes à prétentions intellectuelles...

          Moi je parle à mon chat. Je fais des miaou. Et ça marche. Je ne sais pas trop ce qu’il comprend mais on s’en fout...

          Mais ce con m’a bouffé l’unique rouge-gorge qui venait régulièrement égayer mes journées d’hiver en essayant de becqueter les quelques miettes que je lui fournissais...


          • cevennevive cevennevive 18 février 16:13

            Bonjour Alina,

            Tout nous parle dans la nature, il suffit d’écouter attentivement.

            MON rouge-gorge (je dis « mon » car il y en qu’un seul dans le même jardin) me suis pas à pas lorsque j’arrache quelques mauvaises herbes. Il sait que si je retourne un peu la terre, il va trouver quelque chose de bon pour lui. Je lui parle bien sûr moi aussi.

            Merci pour les très bons conseils que vous donnez au vôtre. Lui n’en a cure, mais ils peuvent changer bien des choses pour nous si nous les suivons...

            J’aime particulièrement les mésanges (mes anges), à qui je donne régulièrement des messages pour mon amour, décédé depuis quatre années maintenant, et qui les adorait. Je suis certaine que ces messages sont délivrés fidèlement.

            En ce qui concerne le rouge gorge, c’est un petit être qui défend jalousement son territoire et qui n’est pas très fidèle en amour. Il fait sa cour, bâti un nid avec une compagne, puis, lorsqu’elle couve, va en séduire une autre et recommence. Cela est très rare dans le monde des oiseaux.

            C’est un petit coquinou.

            Bien à vous.

            PS : j’aime tout particulièrement cette phrase :

            « Etre précaire c’est être nu : un cauchemar, un vice, une honte, une peur, une transgression, un rêve, une joie ? Si c’est une joie, tu verras que bientôt tes yeux se déshabillent aussi : tombée la croûte de peinture, le chef-d’œuvre t’apparaît, et tu entres dedans »

            Cela est vrai, nous ne voyons plus les futilités et les faux semblants lorsque la croûte de peinture est tombée.


            • cevennevive cevennevive 19 février 07:42

              @mizou, salut garnement !


            • Jean Keim Jean Keim 18 février 18:19

              Nous désespérons du changement, nous sommes arrivés en un point où nous ne savons plus quoi faire, et paradoxalement c’est notre plus grande chance, il nous reste à rejeter ce qui est l’expression du mal.

              Le système est un concept, on ne combat pas un concept, un concept n’existe que par la réalité que nous lui accordons, rejetons les concepts.


              • Alina Reyes Alina Reyes 18 février 23:33

                @Jean Keim
                Le système est un système, pas un concept. Vous confondez vue de l’esprit (concept) et système au sens de « ensemble de pratiques, de méthodes et d’institutions ».


              • Jean Keim Jean Keim 19 février 09:05

                @Alina Reyes

                Alors prenez un rendez-vous avec « le système » et vous ne pourrez que rencontrer des gens, prenez 100 rendez-vous et vous rencontrerez 100 systèmes différents.

                Il n’y a aucun espoir dans le fait de vouloir changer « le système », une action peut avoir un effet bénéfique ou malsain, mais si chacun individuellement ne change pas, le système qui est une abstraction reprendra le dessus dans la conscience des gens, à l’instar d’un groupe politique (ou religieux) qui promet une vie meilleure et qui va utiliser toutes ses ressources pour assurer la pérennité dudit parti, à chaque fois c’est le même scénario, et tout les reste suit, l’idéologie se met en place...

                L’idée s’installe dans les consciences et le concept prend corps.


              • Alina Reyes Alina Reyes 19 février 11:11

                @Jean Keim
                Les révolutions changent pourtant les systèmes. Eppur, si muove


              • Jean Keim Jean Keim 19 février 16:51

                @Alina Reyes

                Bien évidemment que les révolutions changent les systèmes... en d’autres systèmes, ainsi soit l’enfer est pavé de bonnes intentions, soit la fin justifie les moyens, sachant que l’avidité est un puissant moteur.


              • CORH CORH 18 février 20:36

                Complétement imbuvable ce truc, je vais me replonger dans le traité théologique de Spinoza, çà va me détendre


                • Alina Reyes Alina Reyes 18 février 23:29

                  @CORH
                  Mieux vaut éviter de prétendre lire Spinoza quand on ne sait pas écrire sans faute d’orthographe grossière. Il y a des fautes d’orthographe insignifiantes, et d’autres qui prouvent qu’on ne comprend pas ce qu’on écrit, qu’on est dans la confusion : c’est votre cas ici.


                • Ariane Walter Ariane Walter 18 février 23:09

                  Magnifique.

                  "Ne vous battez pas entre vous. Jeunes du monde entier, soyez solidaires contre vos vieux ogres, remettez-les à leur place qui devrait être noble et qu’ils ont souillée comme le reste, et ce faisant, prenez aussi la vôtre. Dans votre monde, un monde qui attend que vous lui rendiez l’éternité, c’est-à-dire la possibilité d’être transmis. »


                  • Alina Reyes Alina Reyes 18 février 23:26

                    @Ariane Walter
                    Et bien sûr les jeunes d’aujourd’hui et de demain appelés par ce texte à être solidaires ne sont pas ces vieux ogres que sont Macron et son boys band de trentenaires, représentants momifiés du vieux monde, représentants de la mort, sans doute parce qu’ils ont été eux-mêmes abusés par ce vieux monde et n’ont pas su s’en sortir, n’ont rien connu de la vie.


                  • quijote 19 février 12:04

                    Cela partait bien : vous évoquiez ce que j’ai tendance à appeler dernièrement « le Parti » et que vous appelez « le système ». C’est la même chose mais « le Parti » est là pour rappeler la fin de l’ex-URSS. Quand plus personne n’y croyait mais que les membres du PC, arc-boutés sur leurs privilèges continuaient de plus belle à censurer tout ce qu’ils pouvaient. Garder ma place ! Garder ma place ! On en est là.

                    Puis vous évoquez, pleine de candeur, car je suis sûr que vous êtes honnête, « les jeunes du monde entier »... Là, j’ai lâché en me disant que vous pouviez demander une subvention à Soros. Il sera très heureux de vous l’accorder : vous représentez exactement son idéal. Société ouverte ( allez voir la propriété de Soros : grand mur blanc infranchissable tour autour... L’ouverture a ses limites, visiblement ). Métissage plus ou moins forcé ( c’est « le Bien », vous comprenez ) et à l’horizon, ce bon vieux gouvernement mondial... Cet idéal démocratique, antifasciste, antiraciste et républicain ! La chiasse idéologique mondialiste au nom du « Bien »... LE FASCISME AUTHENTIQUE ! ENFIN ! Rien qu’à l’écrire, j’ai ressenti un frisson de terreur. J’espère ne jamais connaître votre idéal.

                    Décidément, les idéalistes sont indécrottables et demeurent les meilleurs alliés du Parti. Vous êtes antifa, non ?


                    • Alina Reyes Alina Reyes 19 février 14:18

                      @quijote
                      « Un frisson de terreur ». Haha. Toujours cette peur de l’autre. Cette peur. Peur.


                    • quijote 19 février 15:19

                      @Alina Reyes

                      Ayez confiance en nos élites. Nos élites. Elites. Moi aussi, je sais imiter l’écho. L’écho. Echo. Coco.

                      Oh là là, vous n’avez peur de rien, vous. Quel courage !


                    • Alina Reyes Alina Reyes 19 février 19:10

                      @quijote
                      L’antisémite, disait Sartre, « est un homme qui a peur », « peur devant la condition humaine ». Il devait en savoir quelque chose, lui qui pendant la guerre laissa tomber l’amante juive qu’il partageait avec Beauvoir et qu’elle traitait dans ses lettres avec un antisémitisme édifiant. Il en va de même du raciste et du sexiste. Élite ou pas élite.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 19 février 12:10

                      Je renonce à compter les verbes à l’impératif, dans ce texte despotique.


                      • Taverne Taverne 19 février 12:23

                        Vis et resplendis !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès