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Accueil du site > Tribune Libre > Dissonance cognitive et stratégie politique du mensonge

Dissonance cognitive et stratégie politique du mensonge

La théorie de la dissonance cognitive, énoncée par Leon FESTINGER en 1957, est une théorie de psychologie sociale qui énonce que, "lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances, cette personne éprouvera un état de tension inconfortable appelé dissonance, qui, par la suite, tendra à être réduit, par exemple par une modification de ses croyances dans le sens de l’acte".

Or on constate que de plus en plus de politiciens mentent outrageusement, sans se soucier des conséquences d'un inévitable démenti.

Leur meilleur exemple en est sans doute la stratégie de communication de Donald TRUMP qui n'a cessé de mentir depuis le début de sa campagne à la présidentielle américaine.

Peu importe que le mensonge soit grossier.

Peu importe qu'il soit contredit, y compris quelques heures à peine après avoir été proféré.

Ce qui compte réellement c'est que ce mensonge provoque une réaction, de préférence émotionnelle et spontanée (une réaction à point d'exclamation : "Ah les Salops !", "Virons ces pourris !", "Il faut les renvoyer chez eux !", "Bandes d'incapables !", "Traitres !", ...).

Une fois qu'ils auront réagi "dans son sens", les élécteurs n'auront d'autre choix que d'infléchir leur convictions pour les mettre en conformité avec cette réaction (parce que c'est très inconfortable d'avoir agi à l'encontre de ses convictions).

Accessoirement,

Une autre conséquence de ces mensonges, qui ne relève pas de la théorie de la dissonance cognitive, mais plutôt de la théorie de la consistance :

Comme Trump ment outrageusement, tous les médias se voulant objectifs et tous les gens éduqués ne vont pas manquer de protester énergiquement contre ce mensonge éhonté.

Or, l'electorat de base que vise TRUMP, constitué majoritairement de blancs pauvres et peu éduqués, développe naturellement une méfiance, une défiance même à l'égard de l'élite et des grands médias.

Donc, s'ils critiquent TRUMP, c'est qu'il dit la vérité, qu'il a raison, qu'il est leur ennemi ... et donc notre allié.

En voulant démonter le mensonge, les "élites" ne font que renforcer leur auteur.

Sources :

Les mensonges de TRUMP :

http://www.bfmtv.com/international/lewashington-post-liste-les-2000-mensonges-du-president-trump-1348646.html

https://www.nytimes.com/interactive/2017/06/23/opinion/trumps-lies.html

Une articl de vulgarisation sur la dissonance cognitive : 

https://www.psychologie-sociale.com/index.php/fr/theories/influence/6-la-theorie-de-la-dissonance-cognitive

Festinger a également énoncé la théorie de la comparaison sociale : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_comparaison_sociale

Un petit résumé sur la consistance cognitive :

https://www.psychologue-veronique-justmage.com/single-post/2015/11/17/La-consistance-cognitive

 


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24 réactions à cet article    


  • leypanou 17 janvier 18:41

    Leur meilleur exemple en est sans doute la stratégie de communication de Donald TRUMP : pourquoi partir aussi loin ? Ici, en France, on nous a promis une amélioration du pouvoir d’achat et en même temps, on nous fait les poches (dernière mesure dans les tuyaux en date, faire payer l’entrée en voiture dans certaines villes ).


    • ZXSpect ZXSpect 17 janvier 18:52

      @ l’auteur

      merci pour cet article de haute tenue, bien documenté, qui ouvre vers une découverte de la psychologie sociale, et devrait conduire à réflexion


      • Montdragon Montdragon 17 janvier 19:34

        Leur meilleur exemple en est sans doute la stratégie de communication de Donald TRUMP qui n’a cessé de mentir depuis le début de sa campagne à la présidentielle américaine.

        Mince je vous plaint vous même vous êtes atteint ? Oui, allongez-vous ça fera 200 balles.


        • Cateaufoncel 17 janvier 19:46

          Donald Trump ne ment pas : il provoque. Ses provocations agissent comme ces leurres que l’on tire pour attirer les missiles ennemis loin de leur cible initiale. Et ça marche, la manière dont, d’une phrase, il a envoyé le bouquin de Michael Wolff, hors du champ médiatique, est un modèle du genre.

          Quelques réflexions du journaliste et écrivain Michel Gurfinkiel, exprimées à l’occasion d’une interview réalisée pour le site LPHinfo :

          « Il faut bien comprendre que Trump est un personnage très particulier aux Etats-Unis. Je me suis intéressé à ses déclarations politiques pendant les 40 dernières années. Je me suis aperçu qu’il a un discours d’une cohérence et d’une constance étonnantes. Je suis alors arrivé à la conclusion qu’il voyait le monde d’une manière simplifiée et non simpliste. Cela signifie qu’il a une grande capacité à repérer les quelques facteurs essentiels (hard facts) et de s’y tenir. Il a le sens des thèmes qui parlent aux Américains et a été capable de toucher les milieux populaires et la classe ouvrière qui se sont fortement portés sur lui dans certains Etats-clés. Par ailleurs, il est un vrai spécialiste des médias : il sait manier, comme personne, ses provocations. Cet instinct a été une des clés de sa réussite pendant la campagne électorale. »

          « Le génie de Trump est de complètement rejeter et ignorer la pression de la culture dominante dans le monde politique et diplomatique. »

          Ca nous change de la chiasse vomie par le New York Times, puis avalée et régurgitée par télémacron.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 20:33

            @Cateaufoncel
            Ce que les télés Macron ne montrent pas ce sont les bidonvilles dans les banlieues de Détroit...


          • Cateaufoncel 17 janvier 21:34

            @Fifi Brind_acier

            Et dire que ce fut la capitale mondiale de l’automobile...


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 janvier 06:59

            @Cateaufoncel
            Maintenant la production industrielle est délocalisée au Mexique.

            "Sa proximité géographique avec les entreprises permet d’économiser les frais de transport. L’ouvrier mexicain coute 20 fois moins cher que l’ouvrier américain. Enfin le peso a perdu 30% de sa valeur par rapport au dollar, les produits « made in Mexico » sont donc extrêmement compétitifs. En 10 ans, les États-Unis ont perdu 50 000 usines."


          • Cateaufoncel 18 janvier 11:12

            a @Fifi Brind_acier

            Depuis Trump, les choses bougent. Dès avant son investiture,en janvier 2017, Chrysler annonçait le rapatriement aux Etats-Unis, depuis le Mexique précisément, la production d’un gros pick-up et la création de 2000 emplois.

            Dans la foulée, Toyota et General Motors ont annoncé qu’elles continueraient à investir aux Etats-Unis -c’était bien avant la réforme fiscale - et Ford a annulé la construction d’une usine de 1.6mrd de dollars au Mexique et d’investir dans le Michigan.

            La délocalisation au Mexique toujours, de la fabrication des très populaires biscuits Omeo, en 2015 (600 emplois supprimés) se heurtent à des difficultés liées à un boycott à la fois soutenu par Trump et par les syndicats. En février, l’entreprise disait son inquiétude face aux... populismes. Le directeur financier de l’entreprise déclaré que la politique de Trump est très préoccupante. On se met à la place du pauvre homme.

            P.S.

            Le Parisien, cité par fdesouche, annonce :

            "Voilà qui ne devrait pas ravir l’Union européenne. Apple va payer 38 milliards de dollars d’impôts sur ses bénéfices réalisés à l’étranger, en raison de la récente réforme fiscale votée aux Etats-Unis, a-t-il annoncé mercredi. « Un paiement de cette ampleur serait le plus important de ce type jamais fait », a souligné l’entreprise américaine dans un communiqué, précisant être d’ores et déjà le premier contribuable américain.

            "Avant la réforme, ces bénéfices échappaient totalement à l’impôt tant qu’ils restaient « parqués » à l’étranger et se retrouvaient imposés à 35 % s’ils étaient « rapatriés » aux Etats-Unis. La réforme offre aux entreprises américaines la possibilité de pouvoir rapatrier les bénéfices réalisés à l’étranger à des taux variant entre 8 % et 15,5 %..."


          • Cateaufoncel 18 janvier 13:30

            @Cateaufoncel

            On lit sur le site iphonote :

            « Apple a publié un nouveau document où elle dévoile ses plans d’investissement américains à venir qui comprennent la création de nouveaux emplois, un nouveau campus et le rapatriement d’une partie de l’argent actuellement stocké à l’étranger.

            « L’objectif d’Apple est de contribuer à l’économie américaine avec un investissement de 55 milliards de dollars en 2018 et de 350 milliards de dollars supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Tout cela sera accompagné de nouveaux emplois directs et d’investissements directs dans les fournisseurs nationaux. Apple va également augmenter son fonds de fabrication de pointe de 1 à 5 milliards de dollars.

            (…)

            « Apple va également créer 20 000 nouveaux emplois et dépenser 30 milliards de dollars pour embaucher de nouveaux employés dans l’actuel Apple Park et pour l’ouverture d’un nouveau campus. Ce nouveau campus hébergera d’abord une grande partie du support technique pour les clients. »

            Par ailleurs, en raison du faible taux de chômage – au plus bas, y compris pour les Noirs et les Hispaniques – et de la hausse des emplois, le Dow Jones a augmenté de 6000 points, à 26’000 – record absolu - depuis que Trump est à la Maison Blanche. Il n’est pas inutile de rappeler que Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008, prophétisait en 2016 : « Si Trump est élu, l’économie américaine va s’écrouler et les marchés financiers ne vont jamais s’en remettre. »

            D’après Jean-Patrick Grumberg, de Dreuz.info, dans les 24 heures qui ont suivi l’annonce du paiement, par Apple, de 38 milliards supplémentaires d’impôts (voir ci-dessus), CNN aurait cité 192 fois l’expression « shithole countries », et jamais rapporté la décision du premier contribuable américain. ABC n’en aurait pas parlé non plus.

            CNN figurait en tête de liste des « Fake News Awards » décernés au même moment par le Donald, et ABC venait en quatrième position derrière le New York Times – certainement vexé de sa deuxième place – et Time. Les deux derniers sont, dans l’ordre, le Washington Post et Newsweek.


          • Analis 20 janvier 10:41

            @Cateaufoncel
            Par ailleurs, en raison du faible taux de chômage – au plus bas, y compris pour les Noirs et les Hispaniques – et de la hausse des emplois,

            Attention, c’est clairement une fake news ! Le taux d’inactivité n’a jamais été aussi fort aux USA depuis 1977 ! On sait que sous Obama, en 2014, c’était depuis 1978, et ça s’est encore aggravé depuis. Le fait est qu’on en sait pas quel est le vrai niveau du chômage, les chiffres anormalement bas cachant de multiples radiations, de nombreuses personnes ne cherchant plus de travail par le biais des agences légales, ni ce que cachent les statistiques faramineuses au sujet des créations d’emploi. Il semble cependant que le taux de non-emploi parmi les personnes en besoin de travail soit proche aux USA de ce qu’il est en France (même s’il faut bien sûr tenir compte de ce que nombre de ces personnes occupent un emploi illégal), autour de 22 %, contre 16 % en Grande- Bretagne et 12 % en Allemagne.

            Voir entre autres :

            http://www.businessbourse.com/2017/08/04/etats-unis-au-31-juillet-2017-pres-de-102-millions-damericains-sont-toujours-sans-emploi/

            Où on apprend que lorsqu’une même personne obtient deux emplois à temps partiel nouvellement créés, cela compte comme deux créations d’emploi !

            Les réformes de Trump devraient relancer la croissance, mais surtout augmenter la précarité. Il y a bien quelques effets d’annonce, comme Walmart qui a claironné augmenter le salaire de base de ses employés de 10 (9 au moment de l’embauche, augmentant au bout de 3 mois de formation) à 11 dollars de l’heure "grâce aux réductions fiscales". Mais cela cache que l’opération leur coûtera environ 400 millions de dollars, alors que leurs bénéfices annuels sont de plus de 6 milliards ! Donc, ils se servent des réductions fiscales pour faire ce qu’ils pouvaient très largement réaliser (devrais-je dire : ce qu’ils devaient réaliser) depuis longtemps. Wal Mart, réputé pour sa pingrerie et sa brutalité envers ses employés, quoique un peu atténuée ces dernières années, devrait s’acheter ainsi une conduite à très peu de frais aux yeux de l’opinion.

            https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0301135718125-walmart-augmente-le-salaire-minimum-de-ses-employes-2144147.php

            http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/walmart-augmente-de-10percent-le-salaire-minimum-de-ses-employes-americains-1347895.html

            Même si quelques gros bonnets comme Apple, qui ne payaient déjà quasiment aucun impôt, grâce entre autres à la générosité de l’Union Européenne, ont annoncé ré-investir aux USA, les réformes de Trump devraient accentuer l’évolution de la situation du pays dans la même direction que sous Bush, évolution que Obama n’avait que partiellement entravée. Notamment en matière d’infrastructures. Les dépenses militaires et l’impérialisme (y compris économique) continuant à fond les ballons (voir la Syrie, l’Ukraine et l’Iran), leur dégradation devrait s’accentuer.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 17 janvier 20:25

            L’auteur peut remballer son article, on a les mêmes à la maison, les médias français sont majoritairement pour les Démocrates et relaient leurs salades depuis l’échec de Killary. Visiblement, l’auteur n’a pas compris grand chose à l’élection surprise de Trump...

            - Les 2 mandats d’Obama on laissé sur le carreau 102 millions de sans emploi.


            - L’ Obamacare n’a rien à voir avec la Sécurité sociale, elle a fait la fortune des mutuelles privées et elle ruine les Américains.

            - Le budget militaire faramineux laisse de côté les infrastructures du pays : les ponts s’écroulent, les routes ne sont plus entretenues, pareil pour les voies ferrées, les hôpitaux etc. C’est le résultat calamiteux de la politique mondialiste et guerrière d’Obama, sur lequel l’auteur est d’une discrétion de violette ...

            Trump est protectionniste : il veut que les entreprises reviennent produire aux USA (et pas au Mexique ou en Chine), et que cela crée des emplois aux USA. C’est très mal de vouloir créer des emplois aux USA ! Cela ne peut être que l’idée d’un grand malade, non ? C’est ce que pense visiblement l’auteur du billet...

             Et Trump a beaucoup de mal à mettre en place son programme :
            - Le Président US a beaucoup moins de pouvoirs dans la Constitution que le Président français dans la 5e République. C’est le Congrès qui a le pouvoir.


            - Il a contre lui les Démocrates qui n’en finissent pas de faire des cacas nerveux devant de la folle de guerre, Killary. Et qui montent cabale sur cabale.

            - Il a contre lui l’Etat profond, Wall Street, le Pentagone, les services publics & privés de surveillance mondiale, genre NSA et CIA, les sœurs pétrolières, le complexe militaro industriel..etc

            Ainsi que la majorité des médias, financés par les précédents.... Bref, Trump a contre lui, tous ceux qui faisaient leur beurre avec les guerres d’ingérence et la mondialisation.

            Mais au lieu de reconnaître que leur politique a ruiné le pays, les Démocrates accusent sans preuve la Russie, ou font croire que Trump est gaga, menteur, toussa.


            • Cateaufoncel 17 janvier 20:53

              @Fifi Brind_acier

              Il a aussi contre lui, vous l’avez oubliée, BFMtv  smiley


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 janvier 07:19

              @Cateaufoncel
              Pas seulement BFM WC, les médias français ne montrent des USA que New York ou Los Angeles, et encore, pas les quartiers les plus pauvres, les SDF et la drogue qui fait des ravages aux USA.


              Ils racontent que tout va bien, qu’il n’y a que 5% de chômage, alors qu’en réalité, il doit y en avoir autour de 25% .... Et ils évitent de nous montrer les gens qui vivent dans leur voiture ou dans des villages de tentes...

              Je croyais que les fake news devaient être condamnées... !?
              On m’aurait menti à l’insu de mon plein gré ?


            • kalagan75 18 janvier 09:40

              pas besoin d’aller chercher un TRUMP comme exemple, en France nous avons Balkany grand spécialiste des déclarations mensongères et pourtant toujours là.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 janvier 10:33

                @kalagan75
                Vous n’en n’avez trouvé qu’un seul ??


              • kalagan75 18 janvier 12:43

                @Fifi Brind_acier
                juste un cas pathologique ... un exemple pour tout jeune tenté par une carrière politique ...


              • Pierre Balcon 18 janvier 12:27

                Je crois que vous tirez les mauvaises conclusions de cette théorie de Festinger.


                C’est un peu ça le mal de notre époque  : chacun se saisit d’une théorie,  lue  à la volée dans psycho- magazine , entre deux trains , et fait avec ça sa popote .

                Ce qu’il faut retenir c’est qu’en fait , dans la dynamique des groupes sociaux , les gens n’acceptent pas de vivre dans l’inconfort cognitif et tendent à ajuster leurs croyances sur celles du groupe . 

                Dit plus simplement  l’opinion privilégie le conformisme  aux idées originales . 

                Et Festinger va plus loin et suggère que les individus recherchent et se servent des groupes ( communautés , sectes . ;) pour apaiser leurs « dissonances cognitives ». Il ne connaissait pas Agora Vox mais je suis certain qu’il aurait pu en faire une terrain d’expérimentation . Il y aurait trouvé la confirmation absolue de ses thèses. Les rédacteurs et commentateurs  s’y précipitent pour se retrouver entre eux et conforter ainsi leurs préjugés . Parait qu’ils y retrouvent le sommeil , en plus de la satisfaction narcissique d’être considéré comme un journaliste en herbe.

                Dit autrement encore  : abusant du Figaro , du Monde , de l’Express et de toute la presse main stream,  vous aurez tendance à penser sur Trump ce qu’à peu près tout le monde vous dit de penser . 

                Pour être plus clair encore : votre analyse est juste  sauf que c’est à peu près tout le contraire de la réalité.

                Mais ce serait trop long de reprendre un à un vos arguments .

                En fait , comme le soutenait un autre grand penseur  N Chomsky , il plus  difficile de faire changer d’avis à un individu « éduqué » qu’à sa femme de ménage  , 

                • Castel Castel 18 janvier 15:38

                  Pour la deuxième réflexion, on a vu la même chose avec Sarkozy. Les médias l’ont critiqué pour « racaille » « karcher », ce qui a finalement contribué à son élection, puisqu’il était dans le prétendu « parler vrai » que les spectateurs recherchent. 


                  • eddofr eddofr 18 janvier 17:21

                    Bonjour,


                    Je vais préciser un petit truc.

                    Je ne prétend pas que Donald TRUMP soit un mauvais ou un bon président pour les Etats Unis.
                    Je ne suis pas économiste, et surtout je ne suis pas Devin, je vous dirais si c’était un bon président dans 4 ou 8 ans, à la lecture de son bilan. Et encore, ce ne sera que mon avis, fonction de mes propres valeurs et critères, qui ne sont pas forcément partagées par tous ...

                    Il est par ailleurs évident qu’un certains nombre de ses mensonges sont des provocations volontaires (pour plusieurs de ses mensonges, tellement « énormes », il ne pouvait ignorer qu’il serait rapidement contredit).

                    Ce que j’illustre, c’est qu’il utilise la dissonance cognitive pour gagner un électorat ciblé à sa cause ... et que ça marche (sciemment ou involontairement, je vous en laisse juges ... moi je ne suis pas dans le cercle de ses confidents).

                    Effectivement, il existe des exemples en France, mais j’espérais en choisissant un exemple étranger, pour lequel le « mensonge » est systématique et assez aisément vérifiable, porter une réflexion sur nos modes de pensée en évitant le pugilat.

                    Je m’ai trompé, certains d’entre vous reviennent presque instantanément à leur préoccupations et partisaneries « locales ». En même, je me berçait d’illusions ... (dissonance cognitive ou consistance cognitive ?).

                    Dont acte.

                    • Ar zen Ar zen 18 janvier 18:36

                      @eddofr

                      Ce n’est pas seulement la « dissonance cognitive » qui est utilisée lors des élections pour manipuler le peuple, c’est tout le panel des biais cognitifs, dont la dissonance fait partie, en s’appuyant fermement sur la psychologie sociale ! 

                      La lecture des livres « système 1 - système 2 » et « la soumission librement consentie » permettrait à chacun de comprendre comment il est facile de manipuler l’opinion et de la faire aller dans le sens que l’on souhaite, sans même qu’elle se rende compte des raisons de son choix. 

                      « Daniel Kahneman, chercheur en neurosciences, a remporté le Nobel d’économie pour avoir »inventé« l’économie comportementaliste. Il explique ici par quels mécanismes nous prenons des décisions ou faisons des choix qui ne correspondent pas à ce que nous voulons et croyons. »

                      « Amener quelqu’un à faire en toute liberté ce qu’il doit faire est finalement moins compliqué qu’on ne le croit. II existe aujourd’hui une somme impressionnante de connaissances scientifiques sur lesquelles on peut s’appuyer pour influencer les gens sans même qu’ils s’en rendent compte. Evidemment, cela s’appelle de la manipulation »

                    • Ar zen Ar zen 18 janvier 18:21

                      Cet article est une charge contre le seul Trump ? 

                      Pourquoi, puisque sommes en France, ne donner aucun exemple sur Sarkozy, Hollande ou encore Macron ?

                      • Cateaufoncel 18 janvier 18:28

                        @Ar zen

                        « Pourquoi, puisque sommes en France, ne donner aucun exemple sur Sarkozy, Hollande ou encore Macron ? »

                        Parce que, pour... ou plutôt contre Trump, il suffit d’aller faire ses courses dans ce que les médias mainstream français puisent dans les médias mainstream américains. C’est pas ce qu’on appelle du journalisme d’investigation smiley


                      • Ar zen Ar zen 18 janvier 18:48

                        Pour aller un peu plus loin dans le contexte de cet article et comprendre comment 30% d’une population de votants peuvent être amenés à faire le choix « Macron ». 



                        • L'Astronome L’Astronome 21 janvier 10:53
                           
                           « ... on constate que de plus en plus de politiciens mentent outrageusement »
                           
                          Mais il y a longtemps que l’on sait que « politicien = menteur professionnel ». Cf. le mot de Bismarck : « En politique, il ne faut pas hésiter à prendre le droit chemin ; on n’y rencontre jamais personne  ».
                           

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