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Accueil du site > Tribune Libre > Docteur Blanquer ou Mister Kaa ?

Docteur Blanquer ou Mister Kaa ?

 

Vous admirez M Blanquer mais avez vous étudié sa réforme ?

Jean Michel Blanquer est-il le ministre inespéré ou un hypnotiseur ? Un peu des deux et surtout une fin politique et un excellent communiquant. Pas de problèmes si vous êtes un initié de l’« educ », si vos enfants sont excellents. Dans le cas contraire LISEZ LA SUITE

.

La MACRONIE respire, M Blanquer a évité le pire

Avec ses prises de position en faveur de l’uniforme, du retour de la dictée, ou de l’interdiction du portable, il a donné des gages aux conservateurs, tout en affichant un profil moderniste en misant sur les neurosciences. Il est l’un des atouts de la politique macroniste, et l’outil de choix pour mettre en place la vision qu’a le président de l’éducation. Sur France 2 jeudi soir, Jean-Michel Blanquer a brillé, une nouvelle fois, dans L’Émission politique.

En effet, selon une information du Point, l’équipe de l’émission aurait encaissé de nombreux refus de la part de ses possibles contradicteurs. « Le problème, c’est que tout le monde le trouve formidable ! Comme il fait assez l’unanimité à droite comme à gauche, personne n’a vraiment intérêt à aller boxer contre Blanquer », confie un cadre du service politique de la chaîne, au magazine.

Autre point : il a réussi à neutraliser la droite, en tant qu’opposition. Chez « les élus LR, beaucoup reconnaissent que le locataire de l’hôtel de Rochechouart met en place des réformes que la droite aurait dû faire lorsqu’elle était au pouvoir », raconte Le Point. En effet, le ministre de l’Éducation nationale prône le retour de la chorale à l’école, mais aussi une révision de l’apprentissage du latin et du grec.

Sur la question de la laicité, Jean Michel Blanquer est bon, il a même témoigné de son accord à la démonstration de l’excellente Fatiha Agag-Boudjahlat.

Interrogé par deux lycéens sur la réforme du bac, et notamment sur le risque que le « grand oral » accroisse les inégalités sociales, Jean-Michel Blanquer est resté droit dans ses bottes. S’il a reconnu cette inégalité face au langage, il a maintenu sa croyance dans la possibilité des les réduire par l’enseignement : “Pendant toute la scolarité, on va les préparer à cet oral. Ce n’est pas un oral pour piéger, mais pour mettre en valeur ce que sait l’élève”. Par expérience je suis personnellement très dubitatif sur ce type d’exercice qui est une pure illustration de la reproduction sociale si on n’y prête garde.

Jean-Michel Blanquer a affirmé que le pouvoir d’achat des enseignants était « insuffisant » : ils “ne sont pas suffisamment payés”. “On doit travailler pour que cela change dans les conditions budgétaires qui sont celles de la France”, déclare-t-il. L’une des promesses d’Emmanuel Macron en la matière a été rappelée : 3 000 euros de prime par an l’année prochaine pour les enseignants en zones d’éducation prioritaires. Compte tenu du faible nombre de concernés, cela ne coûtera pas grand-chose à l’Etat et de toute manière l’opinion publique n’aime pas les profs.

 

REFORME DU BAC ET DU LYCEE

La semestrialisation de l’année scolaire proposée dans le rapport Mathiot a été repoussée

Le risque était considérable avec un désordre indescriptible et une révolte des enseignants. L’annualisation des services, est repoussée. On reste dans un cadre trimestriel classique.

Le nouveau bac restera bien un diplôme national. Finalement le ministre a reculé devant l’idée d’un bac d’établissement.

En plus des épreuves finales, les autres disciplines du tronc commun (histoire géo, emc, langues, eps et humanités scientifiques et numériques) seront évaluées en contrôle continu. Mais cela reposera sur des sujets nationaux et des copies anonymisées qui seront corrigées par un autre professeur que celui de l’élève dans l’établissement. Une harmonisation sera assurée, promet le ministère. Les bulletins scolaires seront pris en compte pour 10% de la note.

Ce système devrait permettre de maintenir une dimension nationale à l’examen ce qui est vital pour les élèves des quartiers défavorisés.

 

 Derrière la suppression des filières…….. LES CLASSES DE SPECIALISATION ? Les bons élèves s’en sortiront

La spécialisation scientifique est mise à mal par la réforme mais les initiés comprendront qu’il faut choisir la bonne spécialisation.

La spécialisation scientifique ne sera pas scientifique car ces matières représenteront au mieux 48 %du total a été abandonnée

 

Si l’on veut que celui de mathématiques reste stable, sans devoir avoir recours à une option supplémentaire, les sciences expérimentales sont condamnées à subir une baisse de 15 % de leurs horaires d’enseignement. La raison : une fois les mathématiques choisies comme première discipline de spécialité, il n’est plus possible, après avoir mené de front la physique-chimie et les SVT (ou SI) en 1re, de garder ces deux enseignements en terminale.

CONCRETEMENT EN TERMINALE UN SCIENTIFIQUE option maths

Fait actuellement 8h de maths,3h 30 de svt, 5h de physique donc 16h 30 au total

Avec la réforme 15h au maximum

Les élèves devront choisir soit

9h de maths et 6h de physique ou

9h de maths et 6h de svt

Ou 3h de maths 6h de physique et 6h de svt

Ce choix détermine l’orientation un an avant le bac, pas de SVT, pas de médecine, pas de physique, peu d’écoles d’ingénieurs …. MAIS TOUTES LES CPGE POURRONT RECRUTETR SUR CE CHOIX DIT SCIENTIFIQUE

 

 La spécialisation scientifique sera donc perçue comme « équilibrée, la seule à préparer l’enseignement supérieur, il y aura au moins 52% pour les matières littéraires

. Le signal envoyé aux familles ne change pas. Celles qui continueront, massivement, à croire que les meilleurs élèves ont intérêt à adopter une stratégie menant à un bac « équilibré » risquent de pousser leur enfant à choisir des spécialités scientifiques, par calcul bien plus que par désir ou intérêt : l’effet d’entraînement conduira à renforcer cette absurde « sélection » par les sciences qui contribue à grossir les rangs des cours scientifiques d’élèves peu motivés et à finalement abaisser, dans les faits, le niveau de formation.

Ce nouveau « standard » sera vu comme celui ouvrant les portes de toutes les formations, y-compris les classes préparatoires littéraires et économiques et les filières universitaires de toutes sortes (langues, droit, philosophie, histoire, sciences économiques…).

Dans les meilleurs établissements il sera possible de mettre dans ces classes de matheux des élèves qui dès la fin de la première ne souhaitent pas poursuivre en école d’ ingénieurs ou en mèdecine mais en CPGE, en éco, droit. Ils feront des maths à très haut niveau et 6h d’économie ou 6h de géopolitique aux choix

 

Ce lycée des initiés, où seuls les élèves disposant d’un capital social et culturel suffisant pour décrypter la complexité des enjeux d’orientation associés à la multitude des combinaisons de « majeures » possibles est un lycée du tri. Il tend, dès le second semestre de la classe de Seconde où une première spécialisation de l’élève est déterminée, à séparer les élèves les plus matheux des autres

On va donc retrouver des parcours d’initiés qui reconduiront sans doute à une « super S » sans que les sciences ne soient réhabilitées dans leurs contenus !

Je ne doute pas que dans les grands lycées le contrôle continu soit très poussé et le grand oral bien préparé.

J’ai fondé et dirigé des formations postbac sélectives, le projet Blanquer me comble. Il a été conçu pour les 10 ou 20% des meilleurs élèves issus des catégories les mieux informées.

Trois épreuves anticipées, le Français et deux matières de spécialisation pourront être prises en compte dans le processus de sélection. C’EST BIEN .

Plus besoin de tripatouiller pour admettre en classes préparatoires économiques des élèves issus de S alors qu’elles étaient réservées aux ES ! Désormais il sera possible d’y admettre des « scientifiques ayant fait 9h de maths par semaine …

Mes successeurs limiteront leurs choix aux spécialisations maths renforcées associés à une spécialisation économique ou géopolitique. Je suis convaincu que dans toutes les sections de l’enseignement supérieur la sélection des meilleurs élèves sera facilitée par la réforme

Mais je suis républicain et j’ai toujours voulu que des élèves moyens et travailleurs puissent s’en sortir et cela ne sera plus possible…

 

Il sera difficile de réussir pour les jeunes de milieu modeste si on les prive d’une filière équilibrée comme l’était la filière ES

 

Le grand perdant est l’enseignement des maths de qualité pour l’immense majorité des élèves.

En maths c’est 6h, voir 9h par semaine UNE SOUS OPTION DE 3HEURES ou même rien… En dehors des élèves de la nouvelle super S, pour au moins 60% des élèves ce sera donc rien ou rien de sérieux

L’objectif semble bien de concentrer les rares enseignants de maths sur les meilleurs élèves. Les étudiants matheux ne deviennent plus professeurs de matières scientifiques à moins d’être sado maso… Une question de salaires et de condition de travail…. Tout commence dès l’école primaire :

Les professeurs des écoles proviennent en majorité de filières littéraires et des sciences humaines. « Ils ne peuvent pas avoir le même enthousiasme, la même expertise, sur des sujets mathématiques, si on ne les a pas formés un minimum », estime Roger Mansuy, professeur de mathématiques au lycée Louis-le-Grand à Paris, Actuellement, les professeurs des écoles reçoivent en moyenne 80 heures de cours de mathématiques en formation initiale, tandis que leurs collègues de Singapour atteignent par exemples 400 heures. « Nous devons multiplier par cinq le volume horaire consacré aux maths dans les formations initiales »,

 

Après une dizaine d’année d’enseignement un professeur des écoles ou un certifié gagnent 27000 euros bruts par an … Comment dans ces conditions attirer des scientifiques BLANQUER NE PROPOSE RIEN

Le recrutement des professeurs est dans ces conditions déplorable et mes collègues qui enseignent en Cpge ou à l’Université et en même temps au jury du Capes me le confirment…

Le ministre le sait les profs ne sont pas aimés, alors il peut parler de réforme en oubliant qu’un enseignant allemand est deux fois mieux payé qu’un Français. Nous avons les salaires du Costa Rica …

Sans bons salaires comment attirer de bons candidats vers l’enseignement ? Il y en aura bien quelques-uns mais il faudra les réserver aux spécialisations scientifiques. POUR LES AUTRES … des sous maths …

Notre système éducatif est tellement délétère que nous n’avons ni les enseignants ni assez d’élèves matheux pour maintenir les filières actuelles

Chacun le sait les élèves moyens en seconde, allaient en ES, une filière mal aimée qui a pourtant permis la réussite après du travail et un réveil tardif. Ils avaient droit à 5h30 de maths et 5h d’éco en terminale et ils réussissaient.

La série ES concerne aujourd’hui un tiers des élèves, même si elle est souvent prise par défaut, elle devient une voie de réussite car elle est très équilibrée.

Avec la reforme ceux qui ne seront pas admis à faire la spécialisation scientifique devront se contenter de 3h de mathématiques au rabais, un niveau insuffisant pour postuler dans les filières sélectives du supérieur

Tous ceux qui actuellement en ES ne seraient pas acceptés dans la nouvelle spécialisation de M Blanquer.

Les Sciences économiques et sociales sont les grandes perdantes, Les SES non seulement perdent le fait d’être une discipline qui structurait une série (ES) mais elles ont perdu leur rang au lycée. Si elles restent une des neuf disciplines en première et terminale, elles sont de fait marginalisées dans les binômes proposés.

Même cas de figure pour les littéraires qui voulaient conjuguer leur passion des lettres et des maths.

En L, 8h de philo et 4h de maths c’était possible. Avec la réforme là encore ceux qui n’iront pas dans la nouvelle super S de M Blanquer, devront se contenter de 3h de sous mathématiques. Intenable pour suivre des études.

On me reprochera de tout centrer sur la disparition d’un horaire conséquent en maths pour des élèves moyens dans cette matière. Est-il indispensable de faire des maths.

Les maths sont sans doute inutiles pour les véritables littéraires, les futurs étudiants des facs de droit sélectives. La réforme leur permet de se spécialiser sans matière scientifique.

L’expérience m’apprend que les élèves brillants dans les matières littéraires le sont souvent en maths. Tous les spécialistes le savent il est bien plus difficile de réussir et de progresser dans les matières littéraires, les données sociologiques sont déterminantes C’est dans cette voie qu’en classe préparatoire les milieux populaires sont le moins représentés (12 % contre ). Ces éléments marquent la forte implication du capital culturel qui semble régir le choix d’orientation.7

Dès le début des années 60, B. Bernstein, sociologue anglais, a établi une relation entre milieu social, mode de socialisation et compétence linguistique. La simplicité des relations verbales dans les familles ouvrières favoriserait la pratique d’un code linguistique restreint, plus adapté pour exprimer le contenu d’expériences vécues que pour exposer des idées abstraites. La plus grande complexité des communications dans les classes supérieures favoriserait le maniement d’un code linguistique élaboré, moins lié à des contextes particuliers, plus susceptibles de développer la capacité d’abstraction.

Ainsi, l’école contribue à reproduire les inégalités sociales parce qu’elle attend des enfants qu’ils maîtrisent certains codes linguistiques (niveau de langage, maîtrise de vocabulaire et de grammaire,)

Il sera difficile de réussir pour les jeunes de milieu modeste si on les prive d’une filière équilibrée comme l’était la filière ES enseignement

La situation d’un lycéen qui aura renoncé à certaines disciplines dès la classe de première pourra poser problème. Les jeunes revendiquent le droit à l’erreur et la possibilité de retenter leur chance.

Il est certain que les jeunes vont être incités à se positionner plus tôt sur leur orientation. Ils vont être obligés, à l’entrée en première, de faire un choix sur ce qu’ils veulent faire après le lycée. La réforme va anticiper les choix d’orientation et fermer des portes.

Pour chouchouter les « quartiers » Blanquer supprime les classes dans la France rurale

http://www.sudouest.fr/2018/02/10/enseignement-les-ecoles-rurales-sacrifiees-pour-ouvrir-des-doubles-classes-en-ville-4190904-4699.php

 

La promesse d’Emmanuel Macron de diviser par deux les effectifs des classes de CP et CE1 dans certaines zones en difficultés va-t-elle se réaliser en sacrifiant les écoles rurales  ?

Depuis quelques jours, la fronde gagne les écoles rurales : élus, enseignants et parents d’élèves protestent contre les nombreuses fermetures de classes prévues pour la rentrée 2018, afin de libérer des postes pour les dédoublements de CP et CE1 en éducation prioritaire, dans les villes.

« Les classes rurales sont les sacrifiées de la prochaine rentrée », s’indigne Dominique Dhumeaux, vice-président de l’association des maires ruraux de France.

Dans son département par exemple, une cinquantaine de fermetures de classes sont prévues, dont une quarantaine en milieu rural. Le directeur académique « doit trouver 32 postes pour les dédoublements de classes de CP et CE1 en REP+ (éducation prioritaire renforcée) pour l’agglomération du Mans. Comme il n’y a pas eu de postes supplémentaires, sa seule solution a été de fermer des classes en milieu rural », dit-il.

Mêmes doléances dans l’Indre. Les discussions sont encore en cours mais 28 classes rurales devraient fermer en septembre. Certes, le nombre d’élèves baisse dans ces campagnes mais le nombre de classes supprimées est supérieur au recul démographique, déclare Sophie Grenon, directrice d’une école à Eguzon-Chantôme et déléguée syndicale Snuipp-FSU.

Le département doit « libérer » six postes pour des dédoublements en éducation prioritaire, ajoute-t-elle. Elle se garde d’ »opposer éducation prioritaire (dont les établissements se trouvent quasiment tous en zone urbaine) et écoles rurales » mais « nous sommes lassés d’être toujours la variable d’ajustement ».

 

Faute de moyens suffisants pour accompagner le dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire, mesure phare du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer et qui s’étale de 2017 à 2019, « ce sont les écoles rurales qui payent l’addition », s’agace la directrice.

 

Les « promesses » de Macron font grincer des dents

Emmanuel Macron avait pourtant promis en juillet, lors de la conférence des territoires, qu’il « n’y aura(it) plus de fermetures de classes dans les écoles primaires » des territoires « les plus ruraux », rappellent élus et enseignants en grinçant des dents.

Jean-Michel Blanquer a été interpellé à ce sujet lors des deux dernières sessions des questions à l’Assemblée nationale par une députée de la France Insoumise puis par un député des Républicains.

Des spécificités pas prises en compte

« On nous parle de chiffres, de 23, 22 élèves par classe  !! Mais en rural, pour faire des classes de 23 élèves, il faut que les enfants fassent des dizaines de km en bus » se désole Martine Fournier, maire de Bellefont-La Rauze (Lot).

« On ne comprend plus. Les écoles, les agriculteurs… Veut-on mettre tout le monde en ville ? », demande-t-elle. « Après sa visite, un inspecteur de l’Education nationale avait déclaré ‘je viens de Cours et je me suis dit que c’était peut-être ça le bonheur’ ».

Des manifestations sporadiques se déroulent depuis quelques jours, notamment dans le Sud-Ouest, organisées souvent par des parents d’élèves, dont certains occupent des écoles.

« Ce sont des territoires en souffrance », résume Dominique Dhumeaux, de la Sarthe.

« Difficile d’expliquer à ces habitants, qui se sentent déjà délaissés et abandonnés, qu’on ferme leurs classes pour que les enfants des villes soient dans des classes à 12 ».

Chaque année, la carte scolaire est examinée, et chaque année, des classes ferment et d’autres ouvrent, en fonction de la démographie.

 

Le ministère de l’Education communique le nombre de postes alloués par académie (qui regroupent plusieurs départements) et c’est ensuite aux recteurs de répartir les postes pour chaque département. Ces commissions se déroulent en janvier et février et toutes les décisions n’ont pas encore été prises.

Le nombre d’élèves dans le 1er degré (maternelle et élémentaire) va baisser de 30 000 à la rentrée prochaine, à environ 6,76 millions d’enfants. En se basant sur une moyenne de 25 élèves par classe, cette baisse démographique permet de « récupérer » 1 300 postes. Qui s’ajoutent aux 3 600 postes créés par le ministère, soit 4 900 postes au total.

Le nombre de postes requis pour l’extension du dédoublement des classes en éducation prioritaire (après les CP en REP+, ce sera au tour des CP de REP et le début du processus pour les CE1 de REP et REP+) est évalué à 7.200 selon les comptes des syndicats.

4 900 postes disponibles pour un besoin de 7 200, il manque donc 2.300 postes qu’il va « falloir récupérer dans plusieurs viviers : remplaçants, postes dédiés à la formation continue des enseignants et… écoles rurales

 

https://pgibertie.com/2018/02/19/docteur-blanquer-ou-mister-kaa/


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9 réactions à cet article    


  • Cateaufoncel 20 février 13:45

    Je me permets d’attirer votre attention sur un article publié, le 15 février, par Medias-Presse.Info, Zemmour pris au piège de Blanquer, et dont voici un extrait :

    « …toutes les décisions prises par JM BLANQUER et qui s’apparentent à un projet « authentiquement réactionnaire » (selon Eric Zemmour) c’est-à-dire en réalité à des conceptions qui ont fait la gloire passée de notre Ecole, sont bien mises en œuvre, mais uniquement dans les « réseaux d’éducation prioritaire », c’est-à-dire uniquement en faveur des élèves issus de l’immigration, et le plus redoutable axe de communication de JM BLANQUER consiste à présenter avec le cynisme le plus éhonté, tous les dispositifs salutaires pour le système éducatif mais qui s’appliquent uniquement dans les REP (réseaux d’éducation prioritaire) comme s’ils étaient applicables et appliqués à tous, c’est-à-dire également à nos enfants.

    « Et quand il visite des écoles où il met en évidence, la lecture acquise dès le CP dans des classes dédoublées et avec des méthodes éprouvées, les dictées, les fables de la fontaine, les leçons de morale, les chorales, les cours de latin-grec…il se situe toujours dans les écoles des réseaux d’éducation prioritaire. »


    • pipiou2 20 février 14:04

      Beaucoup d’affirmations gratuites dans dans se discours très prosélyte..

      « Il sera difficile de réussir pour les jeunes de milieu modeste » affirmation spéculative, on pourrait dire exactement le contraire, ce serait tout aussi aussi justifié.

      Ce qui est inquiétant c’est que toutes ces défauts « prévus » par l’auteur existent déjà dans le système actuel et que l’auteur ne s’en préoccupe pas le moins du monde !


      •  C BARRATIER C BARRATIER 20 février 17:46

        L’école est délabrée, les enseignants ne sont plus formés à la pédagogie depuis la suppression des ecoles normales d’instituteurs, les écoles normales nationales d’apprentissage, les instituts universitaires de formation des maîtres se sont montrés incapables de sortir du tout théorique.
        Ce que tente Blanquer me parait positif sur deux points ; restaurer l’oral, donner à l’élève la perspective de progrès pour s’adresser à d’autres, créer des postes et réduire les effectifs par classe. les zones rurales se desertifient depuis longtemps. Il n’est pas question pour notre porte monnaie à tous de maintenir un enseignant pour 10 élèves inscrits....
        Le plus grand chemin à faire porte sur le rééquilibrage du nombre d’heures de classe dans le primaire, la semaine de 4 jours est une catastrophe dans un contexte de vacances pléthoriques

        Ecole publique : Enfin une refondation qui la conforte ? http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=217 et Ecole normale, laïcité sociale, J Palmero, j Tirman http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=279

        • Rincevent Rincevent 20 février 18:43

          Quoiqu’on pense de ce ministre, de son orientation politique (s’il en a une), de la réalisation effective de ses projets, son succès dans l’opinion publique tient beaucoup à des préoccupations partagées aussi bien par des gens de droite que de gauche (je ne parle pas des partis).

          D’abord, un réinvestissement des fondamentaux dans les programmes. Ensuite, un coup d’arrêt aux délires des ‘’pédagogistes’’. Et aussi des solutions à certaines réalités pures et dures, comme les taux d’échec à l’Université (60 % au bout de 4 ans !). On se focalise actuellement sur la réforme du bac, mais le mal est bien plus profond et c’est prioritairement au niveau du primaire que les choses devront changer.

          Alors, pétitionner contre toute forme de sélection, au nom des grands principes, c’est bien, mais essayer de ne pas envoyer des cohortes d’étudiants vers un échec prévisible, par manque de niveau ou vers des filières archi-bouchées me semble plus juste, au final.


          • lcm1789 20 février 21:15

            @Rincevent

            Soit vous êtes un naïf soit vous désinformez (mais la première réponse implique la seconde).

            Blanquer ne fait rien contre le « pédagogique » bien au contraire.
            Il n’est pas revenu sur #collège2016, les heures de maths supprimées ne sont pas réapparu, il en poursuit la logique au lycée tout en l’aggravant considérablement. (Il n’est que de compter le nombre d’heures d’enseignement perdues)

            De plus il n’a échappé à personne que l’encadrement supérieur:inspecteurs chefs d’établisssement, chargés de mission (voilà un endroit où l’on pourrait faire des économies) DASEN, recteur etc est exactement le même et agit de la même façon avec les mêmes méthodes que sous Belkacem, Chatel et Darcos...

            Il n’a échappé à personne qu’il n’y a eu aucune charrette de tous ces charlots qui ont mis à terre notre Ecole (et que Blanquer est ancien n°1 de la DEGESCO donc responsable en chef de ce massacre).

             Dans les classes, les enseignants continuent donc d’être mis sous pression pour appliquer des méthodes inefficaces (compétences, projets et oraux bidons) qui ne leur permettent pas de transmettre une maitrise suffisante de la logique et de l’expression.

            Donc derrière la promotion calculée de la dictée et de la chorale, Blanquer continue de saper l’enseignement en France.

            Au profit de la mise en place européenne de la stratégie de Lisbonne qui vise à remplacer la connaissance par l’employabilité tout en ménageant des filières d’initiés sélectives pour la reproduction de l’entre-soi. 

            Exemple : Vilani demande le retour de la démonstration en cours de maths, puis dit dans le même rapport que c’est aux inspecteurs qui depuis 20 ans ont livré la guerre la plus totale aux cours structurés et aux démonstrations brisant au passage la carrière des enseignants défendant la rigueur et promouvant les autres, de s’assurer que la démonstration retrouve sa place... que pensez vous qu’il va se passer ?



          • Rincevent Rincevent 20 février 22:41

            @lcm1789
            Je ne suis pas un spécialiste de l’éducation, juste un agoravoxien qui a des yeux, des oreilles et qui s’en sert. Avec, éventuellement en plus, deux profs dans mon entourage, c’est tout. Quant à vos jugements à la hache, bof… On verra bien ce que Blanquer arrivera à faire pendant ce quinquennat. S’il était démis avant, là vous auriez peut-être raison sur la puissance du Mammouth.

            Quant à ‘’c’est aux inspecteurs qui depuis 20 ans ont livré la guerre la plus totale aux cours structurés et aux démonstrations brisant au passage la carrière des enseignants défendant la rigueur et promouvant les autres, de s’assurer que la démonstration retrouve sa place... que pensez vous qu’il va se passer ?’’ . Là, c’est vous qui êtes naïf (et désinformateur ?). Ce qui va se passer est évident. Ils feront où on leur dira de faire, comme ils l’ont toujours fait : obéir au Ministère, carrière oblige.


          • lcm1789 21 février 00:11

            @Rincevent
            Non ils ne feront pas car justement on ne leur dit de ne pas de faire, c’est bien là l’astuce


            Si on voulait que la démonstration fasse son retour (et ce serait le minimum) dans les cours de math, il faudrait que cela apparaissent dans les programmes et c’est tout le contraire qui se passe : on remplace les maths par des animations scratch (un chat qui miaule c’est cool)

            Le maitre mot actuellement dans l’EN c’est « pilotage » donc on veut donner encore plus de pouvoir aux hiérarchies intermédiaires et improductives pour « innover » et « expérimenter » et « diffuser les bonnes pratiques ». Donc on affiche l’école de Papa pour amuser la galerie et ensuite on fonce dans le tout projet et le tout compétence encore plus fort qu’avant...

            Tu as deux profs dans ton entourage...et moi j’ai un ami noir :p
            Sérieusement tu prends peut être mal ce que je dis mais j’énonce des faits, c’est tout le contraire de la com’ et de l’idéologie : ce n’est pas parce que Blanquer dit qu’on va faire des dictées que l’on est en train de revenir à l’Ecole de la IIIéme. Sur le terrain la même noria de petits chefs continue pire qu’avant parce que loin des camera ce sont les instructions qu’ont leur donne.

            La vérité c’est que Blanquer est adulé car il est en train de démolir le bac et donc les conventions collectives et le statut de la fonction publique .

          • _Ulysse_ _Ulysse_ 21 février 16:03

            @Auteur

            Vous faites du Bourdieu dans le dire.

            Ce que je constate avec banquer et le discours actuel, c’est la défaite historique des idées de mai 68 en matière d’éducation.

            Les réformes faites depuis 40 ans ont montré inlassablement leur échec.
            Jusqu’à maintenant, les pédagogies et autres idéologues pouvaient encore argumenter que les échecs étaient dues à l’ancien système et qu’il fallait encore réformer.

            L’idéologie a tué en bonne partie l’ascenseur social.
            Il est bien plus difficile pour la plupart des enfants défavorisés de réussir aujourd’hui qu’il y a 40 ans.

            On parle beaucoup des enfants issus de l’immigration mais aujourd’hui quand on compare les résultats avec des payas ayant autant d’immigrés, la France est loin derrière.

            D’une certaines manière, les idéologues ont en partie mis la faute sur ces enfants issus de l’immigration en disant qu’ils sont plus difficiles à éduquer car défavorisés.

            Si c’est vrai qu’enseigner est plus difficile en REP qu’en centre ville, abaisser le niveau d’exigence sans cesse dès le primaire donne des résultats catastrophiques pour les élèves défavorisés.
            On se retrouve avec une éducation à plusieurs vitesses.
            Le niveau d’exigence que l’on demande aux élèves des centre ville est très supérieur à celui des REP ou mêmes les programmes actuels qui sont minables par rapport à ceux du passé ne sont même pas réalisés à 50%

            Et à la fin on donne le BAC à tout le monde pour cacher les inégalités entre les établissements.

            Cette manière de faire est proprement lamentable, on donne le BAC à des gamins qui n’ont pas le niveau et qui forcément se plantent après dans le supérieur.

            Seul un niveau d’exigence élevé pour tous peut aider les élèves défavorisés ayant les capacités et la volonté de réussir. L’éducation nationale n’est pas faite pour la bourgeoisie qui n’a pas attendu l’école de la république pour être éduquée et cultivée, elle est faite pour éduquer les classes moyennes et populaires. Les enfants de la bourgoisies seront toujours bien éduqués quelque soit l’état de l’école publique car les parents veillerons toujours à l’éducation de leurs enfants, ce qui est beaucoup moins le cas dans les milieux plus populaires.

            Le pb est criant en région parisienne. Personnellement, ayant fait mon lycée et ma CPGE à Clermont-Ferrand le centre ville est plus pauvre que la banlieue. Pourtant le Lycée de centre ville est d’un très bon niveau et des élèves modestes y réussissaient très bien leurs études.
            30% de boursiers dans ma CPGE, dans les CPGE parisiennes on en est très loin !

            Le pb est plus une question d’inégalité territoriales et de politique des établissements.
            Dans les « mauvais » établissements, on trouve une politique souvent laxiste et une équipe pédagogique embrassant les nouvelles méthodes de pédagogies et appliquant toutes les réformes en pensant bien faire. En réalité, ils condamnent leur élèves à un enseignement de seconde zone.

            Dans les bon établissements, on s’entraîne encore sur les épreuves du BAC C ! C’était mon cas et celui de mes camarades même les plus modestes d’entre eux.


            • Laurent 115 26 février 21:57

              Pour les personnes mécontentes du « traitement » réservé aux sciences et en particulier aux mathématiques.

              Nous avons posté une pétition adressée au ministre de l’Education Nationale sur le site Change.org.

              Si vous partagez avec nous les mêmes inquiétudes et revendications merci de la signer puis de la partager afin d’informer et sensibiliser un maximum de personnes .

              https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-disparition-des-mathematiques-du-socle-commun-dans-la-r%C3%A9forme-du-lyc%C3%A9e-2019?recruiter=811227436&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition&utm_term=triggered

              et une page Facebook : https://www.facebook.com/MATHS.REFORMEduLYCEE.2019/
              ou Mediapart :https://blogs.mediapart.fr/laurent-115/blog/260218/non-la-disparition-des-mathematiques-du-socle-de-culture-commune-au-lycee

              Cordialement Laurent 115

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