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Accueil du site > Tribune Libre > Du Bon, du Bio, du Bobard ?
#60 des Tendances

Du Bon, du Bio, du Bobard ?

 Il est de bon ton d'acheter bio. Légumes et fruits bien calibrés, belle couleur, rien qui dépasse. Voyons voir... Ouf ! Le label AB est présent, j'achète ! Du bon, du bio... ?

Lidl, Leclerc et les autres vendent de plus en plus du Bio. Juteux le marché. La nouvelle tendance s'appelle le "Bobobiobio". 

Les grandes enseignes agro-alimentaires ont élargi la brèche. Du bio en tête de gondole et omniprésent dans tous les rayons. Impossible de l'ignorer.
Le même cirque est en train de naître avec la nouvelle tendance : Vegan. Même Mac Do vient de nous sortir le Hamburger Veggie. Pas vraiment Vegan puisqu'il y a de l'Emmental, mais nous y sommes presque.

C'est trop.
Comment peut-il y avoir autant de production bio ? Suspect. 
Où va l'argent ? Où va le blé ? 
Et bien voilà : 
Les cartels agro-alimentaires comme Nestlé, Cargill, Coca-Cola ont acheté la plupart des distributeurs d'aliments biologiques. On y est !

Lima et Danival, pour la France, ont été rachetés par Hain Celestial (USA), derrière lequel se cache Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. Du lourd, du très lourd. 

En France : Nous avons Bonneterre, Bjorg, Evernat, Allos, Tartex, Alter Eco... Mais quand vous achetez un yaourt Bonneterre, vous engraissez Royal Wessanen, monstre européen de l'agro-alimentaire.

Quant à Danone, ce sont les rois de la prestidigitation. Mieux qu'Houdini. Comment faire un yaourt aux fruits... Sans fruits. (voir le fameux Danonino pour les tous petits). Mais je m'égare un peu. 

95% des légumes bio sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1 (pas la F1 automobile). En clair, votre melon bio dans votre assiette dégusté sous une terrasse ombragée, a une “chance” sur deux d'avoir été engendré par les trois monstres sacrés du chimique : Monsanto/Bayer/Syngenta.
Glups... Même avec une tranche de jambon cru gorgé de nitrates, ça a du mal à passer. 

Kokopelli (association française qui distribue des semences issues de l'agriculture biologique et de l'agriculture biodynamique dans le but de préserver la biodiversité semencière et potagère) est “certifiée” bio par Qualité France, elle-même rachetée par Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Décidément, tout est noyauté. 

Au niveau planétaire, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) oblige le petit paysan pauvre à produire du bio, et encore plus de bio, au détriment des sols de son pays et de sa vie. 

Monde cupide sans foi ni loi. 
Nous sommes loin de l'image que les Bobobiobio se font du paysan Bolivien content de produire du café pour les satisfaire. La vérité est ailleurs. C'est comme en Espagne. On produit du bio en surexploitant une main d'œuvre de femmes émigrées vivant dans des conditions misérables. Ollé ! Asi es la vida

Voyageons un peu dans les rayons d'un supermarché.

Ah, le rayon fruits et légumes. 
Chérie, une petite salade de tomates bio ce soir ? Voyons voir : Origine Espagne. Ah ! Ben non.
Désolé pour nos voisins espagnols, mais ce ne sont pas les rois du bio. En théorie, les cultures hors-sol sont interdites en agriculture bio, mais l’exemple de la province d’Almeria, en Andalousie montre à quel point la réglementation est contournée. Depuis les années 80, est né l'eldorado de plastique. Les tomates, courgettes, aubergines, poivrons, framboises sont produites toute l’année. Remarquable. Tout est cultivé dans du sable recouvert de plastique, avec des nutriments bio délivrés par un système de goutte-à-goutte continu. 
Et voilà. Origine Espagne. C'est bio, mais c'est de l'arnaque. Seul le sable est bio, car local (et encore) et les nutriments sont bio. 
C'est cultivé plein champ (expression à la mode) mais cela ne veut rien dire. 
Déprimant. 

Le rayon volaille. 
Chérie, oublions la salade de tomates bio espagnole. Et si on se faisait un petit poulet rôti ? Un label rouge, élevé en plein air et tout le tintouin. 
Oui, mais, le label AB dans la réglementation européenne stipule que l’animal peut s’ébattre en journée, mais… sur 40 centimètres carrés. Over top. 
40 cm 2 ! Franchement, si j'étais un poulet, j'en rêverais...
Et puis, il faut savoir que les poulets sont souvent sans becs pour ne pas s’étriper. 
Pfou... Ils ont le droit aux antibiotiques une fois par an... Quand même ! Et aux traitements contre les parasites sans limite. Ouf, me voici rassuré. 
Pas de traçabilité garantie, pas de transparence sur le contenu de leur gamelle (nourriture importée). Comme son cousin industriel, le poulet estampillé AB se goinfre de soja importé, bio (?) mais qui peut contenir jusqu’à 0,9% d’OGM.
L’éleveur bio est devenu un simple exécutant qui engraisse pendant 81 jours des volailles qui ne lui appartiennent pas, nourries par les géants de l’agroalimentaire.
Bon et ben tu sais quoi... Et si on se prenait une pintade ? 

Poursuivons.
Le rayon des produits transformés (laitages, biscuits, plats préparés). 
Du bio ! Oui, mais là encore, ces aliments doivent être constitués d'au moins 95% d'ingrédients issus de l'agriculture biologique. 
Pas d'OGM, ni produits chimiques, ni additifs, ni conservateurs. 
Je veux bien, mais quid des 5% d'ingrédients qui restent ? 
De plus, le label AB tolère 0,9 % d'OGM. Ennuyeux...

Il faut savoir également que l’Asie, l’Amérique latine, l’Afrique, la Roumanie et l'Espagne, principaux fournisseurs de produits bio, ne sont pas ou très peu consommateurs de bio. 
C'est un non-sens. Des producteurs bio qui n'en n'ont rien à cirer du bio.

Décourageant. On va finir par se faire des pâtes ce soir. Bio ?

Tiens, le rayon vins et alcools :
Une petite bouteille de rouge pour oublier ? 
Oui, mais, sulfites, or not sulfites ? Pesticides, or not pesticides ? Vin naturel ? 
Bio ? Certifié Terra Vitis ? Vegan ?
Du vin Vegan ? Comprends pas. 
Explication : 

Pour faire du vin, il y a une étape qui s'appelle le collage. 
(Coller le vin consiste à lui ajouter une substance d’origine protéique, qui coagule au contact des tanins, pour emprisonner et éliminer les particules en suspension. Cette étape prépare et optimise la filtration du vin.)
Dans le collage, on peut utiliser des produits animaux (lait, colle de poisson). Donc un collage avec par exemple des bentonites qui sont des argiles naturelles, seront des vins Vegan.

Vous suivez ? Un petit café bio, commerce équitable pour vous remonter le moral ? 

Mais revenons au vin. AOC et AOP sont toutes les deux des appellations indispensables, car elles garantissent qu'un vigneron n'introduise pas des vins d'ailleurs dans un Sancerre ou un Corbières par exemple. Une charte oblige tous les vignerons d'une région à utiliser le ou les cépages locaux. 

Mais aujourd'hui des vignerons veulent sortir des cépages imposés et ont envie de faire des vins avec d'autres cépages. Du coup, pas d'AOC ni d'AOP, mais des vins de pays ou des vins de France, et qui peuvent être bio.

Certains vignerons sont donc plus bio que bio, mais ne peuvent pas avoir le label AB. C'est une histoire de fous. Vous pouvez acheter un vin bio qui sera moins bio qu'un vin naturel sans le label bio. 

Un deuxième café bien serré s'il vous plaît. 

Bon, c'est quand même mieux d'acheter un vin bio qu'un Bordeaux par exemple qui ne l'est pas, car dans une bouteille classique, flotte 10 à 12 pesticides différents et 70 additifs chimiques. Merci BASF entre autres pour un produit qui s'appelle le Clameur et qui peut provoquer une Paresthésie (La Paresthésie désigne cette fameuse sensation de fourmillements. Elle se produit à la surface de la peau et donne la sensation de membres engourdis, de brûlure ou encore de fourmis envahissant une partie du corps). Un coup de rouge et hop, engourdi...Damned.

Enrichissant voyage au travers des rayons. Qu'est-ce que l'on n'a pas vu ? 

L'huile d'Olive. 
Alors là, c'est le grand délire. Toutes les huiles d'olive ou presque dans les grandes surfaces sont des huiles mélangées de provenance de la CEE et hors CEE. Labellisées bio. Faudra m'expliquer le contrôle sanitaire d'une huile en provenance de l'autre bout de la planète. 

Le miel. 
Ce délicieux nectar. Impossible d'avoir du miel bio aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que les abeilles butinent là où elles veulent. 

Malheureusement pour elles, quand elles butinent les produits chimiques du criminel Monsanto, elles en meurent. Tous comme les oiseaux d'ailleurs. Pour celles qui survivent encore à ce carnage, le miel sera forcément chargé de produits Monsanto. 

Il faut savoir que tous les miels des grandes surfaces même labellisés bio, sont des miels mélangés à d'autres venant d'ailleurs. De Chine par exemple, et comme les Espagnols, les Chinois ne sont pas des parangons du bio. 
J'ai rencontré un apiculteur qui produit un miel extraordinaire dans le Lubéron. Il est obligé d'installer ses abeilles dans des endroits choisis avec soin, afin d'éviter le plus possible les cultures OGM et les pesticides. 

Il n'a pas eu le label AB, car il a refusé l'imposition de produits phytosanitaires pour nettoyer ses ruches. Il faut savoir que dans le cahier des charges AB, vous devez utiliser des produits de nettoyages soi-disant naturels. 

Il préfère nettoyer ses ruches à l'ail. Plus antiseptique que l'ail, on ne trouve pas, mais du coup pas de label AB. Et pourtant, son miel est extra. 

Allez comprendre. 
Vous allez me dire, mais alors, que peut-on manger ? 

Et bien, pour l'alimentation en général, privilégions les circuits courts. Moins vous avez d'intermédiaires, mieux c'est. Ne faites pas confiance aux super marchés, ni aux géants de l'agro-alimentaire. 

Pour le chocolat, le café, le miel et autres, même chose. Privilégiez les circuits sans trop d'intermédiaires. Vous pouvez trouver de l'excellent chocolat en provenance d'Amérique Centrale par exemple. Il sera plus cher que la tablette du supermarché, mais au moins vous aurez la satisfaction de ne pas engraisser Nestlé. 

Rien n'est parfait en ce bas monde et rien n'est idéal. Mais en conservant une analyse aiguisée, on peut arriver à se nourrir le plus sainement possible sans devenir obligatoirement des Bobiobobios extrémistes. 

Claude Janvier

https://www.notre-planete.info/actualites/4280-BIO-multinationales

http://www.linternaute.com/actualite/societe/1215939-8-verites-qui-derangent-sur-l-agriculture-bio/1216382-pesticides

https://lesbrindherbes.org/2013/06/19/nouvelle-arnaque-au-label-bio/

Voici les principaux labels bio :

LE LABEL AB (LOGO AB)

En France, le plus connu des labels bio reste le label AB créé en 1985. Mais depuis l’apparition du label européen en 2010, le label français AB doit répondre aux mêmes exigences et possède donc les mêmes garanties. Le logo européen remplace progressivement le logo AB. Si certains produits bio affichent les deux logos, c’est parce-que le logo bio AB reste encore mieux connu des consommateurs français.
 

LE LABEL EUROPÉEN (LOGO EUROPÉEN « EUROFEUILLE »)

Le label bio européen remplace le label bio AB en imposant son cahier des charges à tous les pays de l’union européenne.

Quelles sont les principales garanties du label européen ?
– Interdiction d’utiliser des pesticides et engrais chimique de synthèse
– 100 % d’ingrédients bio ou au moins 95% dans le cas des produits transformés si la part restante n’est pas disponible en bio
– Maximum 0,9% d’OGM pour les produits transformés
 

LE LABEL BIO COHÉRENCE

Il s’agit d’une certification privée qui reprend les grandes lignes de l’ancien label AB maintenant remplacé par le label européen. Le label bio cohérence est plus strict que le label européen dans la mesure où il impose une culture, une production et une transformation des produits sur le sol français. La mixité des produits bio et non bio est interdite et une limite de 0,1% d’OGM est autorisée. La certification Bio Cohérence est délivrée par un tiers indépendant, méthode reconnue par le règlement européen.
 

LE LABEL BIO PARTENAIRE

Les produits étiquetés Bio Partenaire sont contrôlés et certifiés par un organisme de contrôle agréé par les pouvoirs publics, ils sont donc en accord avec le cahier des charges européen. Mais l’association va plus loin que cela en assurant de bonnes conditions aux producteurs (contrats pluriannuels sur 3 ans minimum, discussions régulières, revenus justes…).
 

LE LABEL NATURE ET PROGRÈS

Nature & Progrès est une association de consommateurs et de professionnels qui établit son propre cahier des charges et le fait évoluer en groupe au fil du temps. La certification bio européenne n’est pas imposée aux producteurs. La mixité des produits bio et non bio est interdite et aucune trace d’OGM n’est tolérée. Le label Nature et Progrès se veut être en faveur d’une agriculture biologique respectueuse des hommes, des animaux, des plantes et de la planète.
 

LE LABEL DEMETER

Le label Demeter met en avant l’agriculture biodynamique. En favorisant la santé des sols et des plantes, des produits sains voient le jour. Les produits répondent au cahier des charges européen avec des exigences supplémentaires, notamment pour les produits transformés qui doivent être composés d’au minimum 90% d’ingrédients certifiés Demeter. Les 10% restants doivent obligatoirement être certifiés bio.
 

L’association Max Havelaar œuvre en faveur du commerce équitable. Elle fait en sorte que les producteurs puissent vivre de leur travail. Le label Fairtrade assure un revenu juste aux producteurs. Attention toutefois car les produits qui affichent le logo Fairtrade ne sont pas forcément bio. Le logo bio européen doit donc figurer sur l’emballage lui aussi pour garantir un produit issu de l’agriculture biologique. Le bio a un impact sur l’environnement des producteurs tandis que le label Fairtrade/Max Havelaar a un impact sur leurs conditions de vie. Une complémentarité intéressante !
 

LE LABEL USDA ORGANIC

Il s’agit du label du Département de l’Agriculture des États-Unis d’Amérique(USDA : United States Department of Agriculture). Le label USDA Organic ressemble assez au label européen mais possède 3 catégories : « 100% organic » pour les produits entièrement bio, « organic » pour les produits composés de 95% minimum d’aliments bio, et « made with organic ingredients » pour une composition bio entre 70 et 95%. Cette dernière catégorie de produits n’a pas le droit d’afficher le logo USDA Organic.
 


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126 réactions à cet article    


  • Mangez un oeuf venant d’un fermier proche, c’est encore le mieux. Au niveau du goût, il n’y a pas photo. Problème, l’essence pour les kilomètres.


    • Clojea Clojea 5 avril 14:13

      @Mélusine ou la Robe de Saphir. 

      Ma foi, faire quelques kilomètres pour acheter des oeufs chez le fermier du coin ou aller à Leclerc revient au même au niveau consommation essence. C’est bien mieux chez le fermier. 

    • doctorix doctorix 5 avril 21:15

      @Clojea
      Je vous ai lu.

      l’animal peut s’ébattre en journée, mais… sur 40 centimètres carrés. Over top. 
      40cm2, c’est 5 x 8cm.
      Vous êtes sérieux ?
      Ils ont le droit aux antibiotiques une fois par an...
      Alors qu’ils ne vivent que 81 jours ?
      Là, j’ai arrêté de vous lire.

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 avril 02:05

      @doctorix


      « Là, j’ai arrêté de vous lire. » 

      Vous ne devriez pas... Clojea, comme vous et comme moi sur d’autres sujets que nous avons choisi comme marottes, tente de défendre des principes qui lui tiennent a coeur à partir d’une information déficiente et biaisée relayée par des médias totalement soumis à une petite oligarchie mondiale qui gère le monde ; à son avantage, bien sûr, mais sans qu’il soit évident qu’une autre coterie pourrait le faire mieux. Rien pour l’instant ne permet de supposer que les chose changeront dans un avenir prévisible...

       Les articles de Clojea - comme les vôtres, quand vous comme moi disions du bien d’Asselineau - n’ont pas pour objectifs sérieux de produire des changements tangibles (le Systeme y veille ! ), mais d’offrir des pistes de réflexion à ceux qui ne veulent pas devenir totalement « big-brotherisés ».. Je crois qu’il faut continuer à lire ces articles.... Sans espoirs indus, mais sans trop les dénigrer.

      PJCA

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 avril 07:22

      @Pierre JC Allard
      Bonjour Pierre, analyser la réalité est toujours intéressant, les médias n’en parlent pas forcément. Mais ce sont les propositions politiques pour changer cette réalité qui importent désormais.

      Nombreux sont ceux qui font d’excellentes analyses, puis ça finit en eau de boudin dans une « Autre Europe à la St Glinglin », ou je ne sais quelle révolution mythique contre les multinationales ou la mondialisation...


    • Clojea Clojea 6 avril 07:49

      @doctorix

      Et pourtant, regardez le nombre de poulets au m2 su sol dans les élevages. Je n’invente rien. Quand aux antibio, ils sont omniprésents. 

    • Clojea Clojea 6 avril 07:53

      @Pierre JC Allard

      Merci Pierre, je n’aurai pas mieux écrit. Entièrement d’accord avec vous. Le système est biaisé mais depuis longtemps, tout comme vous et quelques autres, nous essayons de défendre des principes. 

    • JL JL 6 avril 08:59

      @Clojea, doctorix,
       
       Poulets « export » : durée d’élevage 35 à 38 j ; densité 22 à 30 par mètre carré,
       
      soit 333 à 455 cm2 pour chaque poulet ; un carré de moins de de 18 à 21 cm de coté pour chacun.
       
       Vous y trouverez aussi les vaccinations.


    • Alren Alren 6 avril 13:35

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      On peut trouver ces fermiers et petits maraîchers sur des marchés proches de chez soi.
      Attention, tous les petits producteurs ne pratiquent pas une agriculture ou un élevage bio : il faut les (re)connaître.

      Une façon de faire est de discuter avec eux : ceux qui sont « bien », même sans avoir le label bio qui coûte cher, acceptent volontiers de parler de leur travail, sont généralement plus informés sur les enjeux du manger sain.


    • antony.mancone 6 avril 16:52

      @JL
      Je ne vois pas de mention bio sur vos « poulet export » ? J’aurais raté quelque chose ?


      Moi j’ai trouvé ça : https://www.ciwf.fr/animaux-de-ferme/poules-pondeuses/elevage-plein-air/

      Et c’est 4m2 minimum par poule en extérieur sur trajet partiellement couvert de végétation garanti pour le label bio.

    • sls0 sls0 7 avril 15:12

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Ca me rappelle un fermier que je connaissais, il me disait : 

      Ils viennent tous chez moi pour acheter de oeufs de la ferme, j’ai une vingtaine de poules qui se balladent, elles ne peuvent produire tout les oeufs que je vends, les gens sont cons parfois.



    • @Alren


      Pour les belges qui lisent, petite publicité pour le marché direct producteur TOP niveau : Marché du jeudi après-midi, Place des Fleurs à Forest. C’est psychologique, mais je préfère toujours les oeufs petits et foncés.

    • Alren Alren 8 avril 17:30

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Les œufs à coquille fonce sont pondus par des poules à plumage foncé.
      Les petits œufs sont pondus par des poules de petit format.

      Le jaune des œufs foncé, lui est un indicateur est un indicateur de qualité, il montre que la poule a pu suivre un régime omnivore et manger des vers de terre, des insectes ...


    • foufouille foufouille 8 avril 18:40

      @Alren
      la couleur du plumage n’a aucun rapport avec celle des oeufs.

      la couleur du jaune est surtout lié aux nombres de protéines avalé par la poule


    • bob14 bob14 5 avril 12:16

      ++++++++++

      Excellent article !
      Bon appétit... smiley

      • Clojea Clojea 5 avril 14:15

        @bob14 

        Merci bob14. Et encore, je n’ai pas pu développer tout, car l’article aurait été trop long. Mais il y encore, malheureusement, pas mal de développements à faire sur le sujet. 

      • mmbbb 5 avril 18:24

        @Clojea bon quand les allemands ont achete des germes de soja BIO venant d Egypte, certains d ’entre eux ont passe l arme a gauche Ces germes etaient contaminés par le bacille escherichia coli En langage trivial, ces germes etaient arroses avec de la merde . Le consommateur doit choisir et previligier la production locale Il est evident que les normes europennes ne sont pas assez uniformes et les sanctions severes Il est vrai que les technocrates se penchent sur la longueur du concombre. Un monde a l envers


      • Attila Attila 5 avril 12:29

        Le bio est à l’écologie ce que le casher est au judaïsme et le halal à l’islam : une nourriture produite conformément à des dogmes religieux.

        .


        • Ratatouille Ratatouille 5 avril 13:28

          @Attila
          .Il n’est plus un secret pour personne (sauf pour les militants souvent !) que les anciennes idéologies sont bien mortes malgré tous les efforts pour les réanimer.
          Nous ne sommes plus du tout dans la situation des premiers théoriciens écologistes car depuis la situation n’a fait que s’aggraver en même temps que l’écologie politique a perdu tout crédit. Toute la pensée écologiste doit se mettre à jour car nous n’avons plus de temps devant nous et il n’est plus possible de compter sur un changement de système global - qui aurait été si nécessaire pourtant. En rajouter dans le catastrophisme ne change rien, aussi incompréhensible cela puisse nous paraître ! Le pire n’est d’ailleurs pas toujours aussi certain qu’on peut le craindre (il faut se fier pour cela aux études scientifiques). Ce qui est sûr, c’est qu’il y a des enjeux vitaux et qu’ils nous obligent à un constat lucide sur la situation planétaire et, donc aussi, à ne plus surestimer nos moyens d’y apporter des solutions. La naïveté est sur ce point désarmante alors que la politique, hélas, ne fait pas toujours preuve d’intelligence collective, c’est le moins qu’on puisse dire, et constitue plutôt une grande part du problème. Il ne faudrait pas que les écologistes ne fassent qu’en rajouter, et aggraver encore notre impuissance en continuant à rêver vainement d’utopies globales réglant magiquement tous les problèmes, au lieu de prendre la réalité locale à bras le corps.
          by


        • Attila Attila 6 avril 13:40

          @Ratatouille
          " Il ne faudrait pas que les écologistes ne fassent qu’en rajouter, et aggraver encore notre impuissance en continuant à rêver vainement d’utopies globales réglant magiquement tous les problèmes, au lieu de prendre la réalité locale à bras le corps « 
          L’écologie est une religion, elle correspond aux critères d’Émile Durkheim sur les phénomènes religieux ( »Les formes élémentaires de la vie religieuse« Émile Durkheim - PUF). Il ne faut donc pas lui demander d’être réaliste sur les questions d’environnement.

          Comme l’a écrit Luc Ferry : »Les questions d’environnement sont trop sérieuses pour les laisser aux écologistes« .
          ( »Le nouvel ordre écologiste" - Grasset)

          .


        • picpic 5 avril 13:27

          Super article, ça me réveille sur certains points, merci.

          Mais il est dommage que vous ne parliez pas plus de ce label européen bio ou l’on trouve un truc super ambigu agriculture « UE/NON UE. »
          hors les normes bio en Amérique du sud ou en chine, n’ont absolument rien à voir avec celle de l’Europe.
          Les supermarchés vous embrouillent à vous vendre du pseudo bio et détruisent le bio en tant que tel.
          dans le future le bio n’existera plus du tout et les supermarchés ne vous vendront pourtant que ça !

          Le capitalisme est une névrose basée sur la manipulation et le mensonge et tout le monde participe et accepte tacitement tout ça !
          On participe tous, chaque matin, chaque jour on se lève et on va procéder à nos petits mensonges et nos petites destructions, parce que... voyez vous, on a pas le choix...si on veut pouvoir maintenir notre petite structure et nos petits privilèges misérables, il nous faut nous soumettre.
          et le plus pourri, celui qui vous fait une belle entreprise dévastatrice qui asservit le mieux la masse et s’est fait plein de pognon, celui là, il reçoit une médaille ! C’est un héro !
          Le grand carnassier en chef ! Admiré et désiré des foules.

          J’ignore quand tout ça s’arrêtera ? à notre extinction ?


          • Clojea Clojea 5 avril 14:19

            @picpic

            Merci picpic. J’ai survolé le problème que vous évoquez « UE/NON UE », avec le bref chapitre sur l’huile d’olive. Effectivement, le sujet est tellement dense que j’aurais pu écrire des pages et des pages sur le sujet. Mais impossible de tout évoquer sans devenir « barbant ». 
            Pour le reste, le mieux est de privilégier, si l’on peut, au maximum les circuits courts et essayer de boycotter au maximum les multinationales. 

          • Ratatouille Ratatouille 5 avril 13:34

            En 2025, vous ne mangerez plus d’œufs de poules élevées en cage

            Suite à la campagne de sensibilisation de l’association de protection animale L214, de nombreuses entreprises se sont engagées à exclure les œufs de poules en cage de leur chaîne d’approvisionnement d’ici 2025.

            L’association animaliste L214 Éthique & Animaux a lancé une campagne au printemps 2017 dénonçant la maltraitance des poules pondeuses en cage. À cette occasion, un reportage filmé a été tourné dans un élevage industriel de 200 000 poules. La vidéo montre que l’espace de vie est réduit à l’équivalent d’une feuille A4 par poule.
             
            Suite à ces révélations, de nombreuses entreprises se sont engagées à exclure les œufs de poules en cage de leur chaîne d’approvisionnement d’ici 2025, au plus tard. Tous les secteurs sont concernés : grande distribution, restauration collective et commerciale, hôtellerie, grossistes, fabricants industriels…
             
            Durant l’été, de nombreuses entreprises s’étaient déjà engagées, comme Domino’s Pizza, Courtepaille, Grand Frais ou encore Goûters Magiques (Whaou !, Le Ster, etc.). D’autres ont suivi comme le groupe Andros (Mamie Nova et Bonne Maman), Léon de Bruxelles, Martinet, Devigel, Crescendo Restauration…
             
            L’association dresse sur son site une liste de toutes ces sociétés.

            https://www.wedemain.fr/En-2025-vous-ne-mangerez-plus-d-oeufs-de-poules-elevees-en-cage_a3031.html


            • Clojea Clojea 5 avril 14:21

              @Ratatouille

              C’est un commencement. On est encore loin d’une situation « normale », mais à force de pousser dans le sens contraire des industriels du chimique, on peut arriver à les faire reculer. 

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 avril 19:19

              @Clojea
              on peut arriver à les faire reculer. 

              Non, je ne crois pas, ce ne sont pas les citoyens qui dictent les normes qu’ils souhaitent, ce sont les lobbies qui dictent les normes à la Commission européenne ...


              De plus, Macron vient de supprimer les aides à la reconversion pour le bio.

              Il n’y a pas de solution en restant dans l’ Union européenne.
              Plus la demande en bio sera forte, plus ça va magouiller, et comme les économies budgétaires en vont pas multiplier les fonctionnaires chargés des contrôles, mais au contraire les supprimer, ça va aller de pire en pire ...


            • Clojea Clojea 5 avril 19:28

              @Fifi Brind_acier

              Pas d’accord avec vous. Les états et les multinationales peuvent reculer si les gens se mobilisent. Le passé nous l’a prouvé. Tous les acquis ont été obtenus grâce à une mobilisation.
              Ce n’est pas parce que nous sortirons de l’UE que les problèmes vont s’évanouir. Je n’en crois rien. Je ne suis pas persuadé que sortir de la zone euro, avec un retour au franc va améliorer quoi que ce soit. Les perdants seront toujours les mêmes et la spéculation sera toujours aussi omniprésente. 
              En revanche, Bruxelles n’est pas tout puissant. On peut contrecarrer cette monstruosité par une mobilisation active. 

            • Le421 Le421 5 avril 19:49

              @Clojea
              Tous les acquis ont été obtenus grâce à une mobilisation.

              Le problème, c’est que tout le mode veux profiter des acquis sans jamais se mobiliser...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 avril 20:08

              @Clojea
              En Europe, l’agriculture ne fait plus partie des compétences des Etats.


            • Ar zen Ar zen 6 avril 06:45

              @Clojea

              Les lobbies sont à l’oeuvre dans l’UE. Les normes « bio » sont revues à la baisse. Le scandale des bananes des Antilles est là pour en témoigner. Dans un système supranational, la France ne peut décider de rien, surtout pas pour sa politique agricole qui doit être « productiviste ». La France, comme dans tant de domaines, est obligée d’appliquer les directives et les règlements européens, fermez le ban !

              Voilà comment l’UE fonctionne : «  Les pays extérieurs à l’Union européenne qui souhaitent y vendre du bio présentent leur cahier des charges pour avoir une équivalence. Si l’Union la donne, c’est que leur façon de produire est bien conforme au règlement. Il n’y a pas moins de contrôles que pour les produits européens.  ». 

              En lien, deux règlements européens que les pays membres de l’UE ont été tenus d’appliquer, sans pouvoir y changer une seule virgule ! 

              Ecrire que Bruxelles n’est pas tout puissant, c’est ignorer la portée d’un règlement européen  !
               »Le règlement a une portée générale, il est obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicable dans tout État membre. Tout comme une loi nationale, il fait naître des droits et des obligations directement applicables aux citoyens de l’Union européenne [voir notamment affaires 43/71 et 39/72]. Les règlements entrent en vigueur à la date qu’ils fixent ou, à défaut, le vingtième jour de leur publication dans le Journal officiel de l’Union européenne. Le règlement substitue le droit européen au droit national et est donc l’instrument juridique le plus efficace offert par le traité. En tant que « loi européenne », le règlement doit être intégralement respecté par son destinataire (individu, État membre, institution européenne)."

              C’est même écrit en Français pour que tout le monde comprenne !



              Néanmoins, pour avoir la banane :



            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 avril 07:28

              @Clojea
              Vous avez la mémoire qui flanche, tous les acquis ont été obtenus quand les lois étaient votées en France ! Maintenant, 75 à 80% des lois sont d’origine européenne.


              Et les acquis sont détricotés un par un par les GOPé.

              S’il y a des changements dans les politiques d’achats des centrales d’approvisionnement de la grande distribution, c’est parce qu’il y a plus de profits à faire dans le bio, ou le pseudo bio, c’est tout.

            • Clojea Clojea 6 avril 07:55

              @Fifi Brind_acier : Pas faux, mais je pense que la pieuvre Bruxelles n’est pas inattaquable. Sortir de l’Europe n’est pas si évident que ça. Les Anglais le font, mais ils avaient gardé la Livre. Différent


            • Attila Attila 6 avril 18:19

              @Le421
              C’est le gros handicap des français aujourd’hui, la perte de la culture de l’action collective. Sans doute due à la perte de confiance des citoyens entre eux.

              .



            • Cadoudal Cadoudal 6 avril 18:24

              @Cadoudal
              Très très bon ça .
              Maintenant qu’ils sont presque autonomes (les xénomorphes) , les gauchistes vont commencer (un peu tard) à comprendre. Sauf bien entendu les indécrottables collabos de la première heure.


            • Clojea Clojea 7 avril 19:45

              @Ar zen

              Oui c’est écrit, mais cela n’empêche aucune nation souveraine de se rebeller contre cette hégémonie. Si une nation souveraine disait non à certains règlements, d’autres feraient de même. Et au bout d’un moment Bruxelles reculerait. L’Europe unie n’est pas une mauvaise chose en soi. Chaque nation peux coopérer avec les autres sans obligatoirement se voir imposer des règlements qui ne conviennent pas. C’est là ou ça ne colle pas et c’est là ou les députés européens ne font pas bien leur boulot.  

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 avril 19:52

              @Clojea
              Si une nation souveraine disait non à certains règlements,
              Vous ne comprenez pas comment fonctionne l’ UE, normal personne ne l’explique. C’est la Commission qui est à l’origine des lois et chargée de les faire appliquer. Le Parlement n’a aucun pouvoir, il n’a qu’un rôle consultatif.


              Quant aux Chefs d’Etats, quand ils votent majoritairement non à un maïs OGM, et bien, le non, c’est oui quand même. 
              2014, contre l’avis de la majorité des Etats, un maïs OGM a été autorisé.

              Et si un pays ne fait pas ce qui a été décidé, plainte auprès de la Cour européenne de Justice et sanctions financières. En 2008, la France a payé une amende de 10 millions d’euros pour avoir tardé à transposer une directive sur les maïs OGM. 

            • HELIOS HELIOS 9 avril 00:23

              @Ar zen
              ... a propos de votre commentaire de 06:45... où vous parlez de règlement :


              Les controles visant a s’assurer, en France et en Europe, que le reglement est bien respecté sont inexisants ou bien lorsqu’il y en a, ils sont particulierement inefficaces, comme s’ils etaient menés par des enfants naïfs innocents

              Alors, s’imaginer que les controles menés sur des activités supposées « bio » dans des pays ou le concept même de bio n’est pas le même, relève de la plus mauvaise des plaisanteries !!! d’autant qu’on envoie personne pour verifier et que les controles en France sont inexistant.

              A ma connaissance, une seule fois depuis 2011, alors que j’etais justement en amerique du sud, nous avons pu manger une grande quantité de raisins a des tarifs dérisoires. Les superbes grappes sucrées et sans pepins débordaient sur les étals de toutes les ferias du pays.
              Voyez vous, les Etats Unis avaient bloqués l’arrivée des containers de raisins, parce que la FDA avait trouvé des residus de pesticides sur les grappes. Les cultivateurs, pourtant filiales des multinationales fruitieres (Dole, DelMonte par exemple, vous connaissez, la petite etiquette...) avaient traités trop tardivement et surtout trop près de la date de la recolte.

              Alors, les fruits ont été bradé dans tout le pays....

              Mon fils, qui habite en France, m’a confirmé a l’epoque, mais si vous avez de la memoire vous le savez, l’Europe n’a pas renvoyé les raisins cette année là et nous les avons mangé, au prix habituels, parce que malgré l’exemple américains, personne ne s’est fendu d’une analyse et surtout les importateurs se sont bien gardés de les renvoyer.

              Depuis, les producteurs séparent leurs productions et respectent strictement les regles d’exportation vers les USA et on peut voir dans les chambres froides, les lots specifiques destinés a l’amerique et ceux pour le reste du monde dont l’UE.

              Parler de Bio avec des producteurs hors UE, pffff c’est de l’imagination, des voeux pieux, bref de l’arnaque pour tous les consommateurs.

              Merci pour m’avoir lu et bonne semaine a tous


            • Ratatouille Ratatouille 5 avril 13:40

              Pas de forêt pas de Bio
              La forêt amazonienne proche de la situation de non-retour
              .les cartes sont parlantes
              merci pour l’article


              • Bonneterre avait bien commencé. Pour ceux qui se rappellent de leur yaourts caramelisés,...aujourd’hui disparus des rayons. Comme si le meilleur avait toujours une fin. Je me souviens en 1984, des chaussures Nouchka. De petites merveilles de création et d’inventivité. Aujourd’hui : nul. D’autres savent préserver ce qui firent d’eux les meilleurs à une certaine époque. Hélas, très rare.


                • Clojea Clojea 5 avril 14:24

                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Le problème Mélusine est que les petites marques se font absorber par des grands groupes. Après cette infiltration légale, les produits deviennent sans qualités, au profit des actionnaires gangsters qui s’en mettent plein les poches. Il est là, le noeud du problème. Des actionnaires sans foi ni loi, et pourtant protégés par tous les gouvernements 

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