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Duchamp, l’art des petits bourgeois

Duchamp, l’art des petits-bourgeois.

Je reste impressionné par la ringardise de la « modernité » : Duchamp, Picasso, le Jazz, l’Art abstrait, les Situationnistes, Fluxus et tout le tra-la-la. Cette modernité qui a un siècle ! Pourtant, on ne cesse de nous rebattre les oreilles, par exemple avec Duchamp et son urinoir.

L’art moderne n’existe pas. Il n’est que le fils du romantisme aristocratique, du naturalisme et du symbolisme bourgeois, et le père de la mass-culture américano-plastifiée. Tout cela est un seul et même monde. Et l’urinoir de Duchamp est à l’art ce que l’étron est à la nourriture (une telle comparaison ne devrait pas choquer les amateurs d’urinoirs). Duchamp est d’ailleurs un magnifique contemporain de Céline, qui cherchait aussi dans la cuvette à chiottes une vérité nouvelle sur l’espèce humaine, et dans la laideur de vraies raisons de désespérer.

L’art moderne a connu trois époques : de l’émergence industrielle à la guerre de 1914, il s’adresse à la classe dirigeante, et il cherche dans le haut-de-gamme. Après 1918, en même temps que les banques américaines opèrent l’invasion de l’Europe, l’art moderne s’attaque à une nouvelle classe sociale : la petite-bourgeoisie urbaine. Après 1945, la « liberté » est étendue aux classes populaires, et c’est l’époque du rock, du cinéma, de la télé-poubelle et des sous-courants techno ou rap.

Les trois périodes de l’art moderne (élitiste, petite-bourgeoise et massifiée) répondent cependant toutes au même et unique logiciel : le nihilisme capitaliste. Il s’adresse simplement à trois strates sociales différentes. Et si vous observez bien, vous verrez que les trois strates sociales en question font continuellement référence à « leur modernité » respective. Il est très amusant de voir des jeunes « artistes » plasticiens et installateurs, issus de la petite-bourgeoisie urbaine, faire référence à Duchamp comme à un « moderne » : il a quand même un siècle ! C’est un peu comme si un rappeur ou une midinette du Rn’B nous chantait une farandolle provençale, et que les teufeurs dansaient la gigue ! Car il y a un siècle, les classes populaires sortaient à peine de la culture paysanne. Duchamp est contemporain du moyen-âge ! C’est un vieux ringard. Il n’est que le médium par lequel la petite-bourgeoisie urbaine entre dans la « modernité » après 1918. Ni plus ni moins. Mais si vous êtes un aristocrate, c’est un siècle avant, avec Beethoven que vous trouverez cette modernité. Et si vous êtes un fils d’ouvrier, c’est avec Johnny Hallyday dans les années 1960 que vous trouverez la même modernité.

Duchamp n’est pas un génie ni un moderne : il n’est que le représentant qualifié d’une catégorie sociale bourdieusienne, et de ses stéréotypes. Il n’est pas surprenant, que plus d’un siècle après, la petite-bourgeoisie urbaine continue de lui trouver de la « modernité ». Il est moderne à ses yeux, mais rien d’autre.

Les raisons de la modernité.

Pourquoi cette modernité ? Chaque ordre social doit légitimer la domination d’une classe sociale particulière. La féodalité légitimait l’aristocratie guerrière. L’ancien régime l’aristocratie de robe, bureaucratique. Le capitalisme doit légitimer la bourgeoisie. L’art féodal chantait la vertu guerrière, au sommet duquel se trouvait les guerriers. L’art classique célébra la vertu de l’harmonie, avec au sommet les « bureaucrates éclairés » de la Renaissance et des Lumières. L’art capitaliste doit légitimer le règne de l’argent, avec à son sommet les bourgeois. Ni plus ni moins.

On se rend compte qu’il est plus aisé, esthétiquement, de célébrer la vertu guerrière ou l’harmonie universelle, que l’usure et le trafic de chair humaine. C’est à cette tâche délicate que les artistes de la bourgeoisie ont du pourtant s’atteler. Et ils y sont parvenus ! Pour cela, il fallait mettre cul par-dessus tête : voler est bien, aimer est mal. Fabriquer de la merde en grand nombre est astucieux et mâture, alors que faire de la qualité en petit nombre témoigne d’une insondable bêtise et d’une immaturité sexuelle latente, n’est-ce-pas. La psychanalyse y apporta son eau au moulin.

Duchamp, comme tant d’autres, s’inscrit dans cette dynamique : il ne fait que chanter les gloires du régime et la joie de vivre en petit-bourgeois dans une métropole mondialisée. L’urinoir de Duchamp évoque parfaitement le mode de vie petit-bourgeois. C’est l’urinoir qu’on retrouve dans les « cafés » parisiens où notre vie se joue : travail, distraction, amitiés et amours. L’urinoir relève donc d’une fonction totémique chez le petit-bourgeois. Le grand bourgeois peut recevoir chez lui et dispose vraies toilettes : il socialise en privé. Alors que le petit-bourgeois ne dispose que d’un logement exigu, qui le force à fréquenter des lieux publics pour socialiser.

Narcissiquement, il est difficile à la petite-bourgeoisie universitaire et diplômée de s’avouer à elle-même qu’elle vit dans les vespasiennes de la grande-bourgeoisie. Alors, on esthétise. Duchamp c’est l’esthétisation petite-bourgeoise de l’ordinaire urbain. Duchamp n’est pas un art « brut ». L’art brut n’existe pas, d’ailleurs. Duchamp c’est la fioriture et le raffinement de l’urbanité petite-bourgeoisie. Bien-sûr, les sus-visés m’accuseront de ne rien comprendre, ou même de stupide intolérance. Je les renvoie à leur cher Duchamp : cet article n’est que l’urinoir de Duchamp lui-même.

Paul Leleu.


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115 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 12:44

    de l’Urinoir de Duchamp au Au PLUG anal Place VENT D’HOMME, il y eut plus d’un siècle : mit le sang dit : SEPT à Deux mit le CAT HORSE, sautant la tranchée pour gravir LE NID D’AIGLE et retomber dans le trou noir de la camée rat qui ne filme plus qu’une hypothétique a-popo-calypso AQUARIUSENNE. Mais certains ont gardé le meilleur : Il remontera à la surface de nos cad’HAVRES EXQUIS.


    • Paul Leleu 15 juin 2018 17:03

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      De l’urinoir au plug anal, un siècle d’immobilisme. Mais ce n’est pas grave. La vérité est ailleurs. 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 12:55

      Mais l’ange GABRIEL couve son OEUF sous la bourse chance-lente mais assurée : MANU (le vrai, KIAN En gallois, la signification du prénom Kian est « le légendaire père de Lug (Lugus) », personnage de la mythologie celtique. https://www.google.be/search?q=Gabriel+Manukian&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi-js3fwNXbAhWRblAKHaHWAoMQ_AUICigB&biw=1164&bih=612



        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:07

          Mais excusons Duchamp magnétique qui effectivement recueille le  bicarbonate, chlorure, phosphore, soufre, bromure, fluorure, iodure, rhodanide thiocyanate, potassium de l’alchimie citadine. derrière l’uri« Noir » se révèle l’oeuvre au blanc et les mariés qui sont bien scellés. https://www.google.be/search?q=marcel+duchamp+mari%C3%A9e+mise+%C3%A0+nu+par+ses+c%C3%A9libataires&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj3r4rowtXbAhVGJ1AKHd8kC38Q_AUICigB&biw=1164&bih=612#imgrc=IgNUX6c8SNmYuM : dans la TOUR d’IVOIRE RIEN de ses céli-bataires (piles électrique). 


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:16

            il fut longtemps exposé Galerie TEMPLE ON. qui signa la fin de mon passage parisien...le reste relève de l’ANE hec dote personnelle,....


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:39

              @Robert Lavigue


              c’était en 1985,.....

            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:40

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


              Erreur : fin 1987. nous avions repeint son appartement. La bohème ne dure qu’un temps,...

            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:44

              @Robert Lavigue

              Vous me semblez trop jeune. au moment de mon arrivée à Paris, le Pont NEUF était emballé sous mes yeux. Cela date. Et Templon avait bien saisi le filon. 

            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:50

              C’était au temps où la Fiac avait la niaque. Remballé nos anciens sous le PONTS-NEUF de nos soupirs. taverne Henry IV, j’y mangeais des produits régionaux : l’ancien sous le nouveau, il fallait bien garder une peu des miettes pour affronter la lente glissade vers l’obs« cul » rité de lard con TEMP PORT ou PORC rein (qui pisse). https://fr.tripadvisor.be/Restaurant_Review-g187147-d919447-Reviews-Taverne_Henri_IV-Paris_Ile_de_France.html


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 13:58

                Assise à la table de Simenon, mangeant du JEAN BON, je savais qu’un jour je retisserais les fils du passé et du présent : un livre dans mes mains qui cherchait son EDIT HEURE, pas celui de Nantes.


                • Ciriaco Ciriaco 15 juin 2018 14:39
                  Personnellement j’aime tout ce qui dans son temps me pose une question. Le monde en manque. Ces questions ne sont pas vitales et pourtant elles ont un rapport étroit avec l’humain ; elles ouvrent un chemin qui est loin d’un cartésianisme voulu - ou, justement, subi. S’en priver est abandonner l’entrée à ceux qui en possèdent les affinités de naissance.

                  Je ne sais pas si on doit parler de l’art d’une manière collective. Il y a une sociologie, bien sûr, et qui est telle que vous la décrivez. Inévitablement. Quel est le sentiment cependant ? “Les oeuvres d’art sont d’une infinie solitude", disait Rilke (encore lui). Ce sont des amies qui nous parlent en silence.

                  Peut-être serez vous plus intéressé par le mouvement dadaïste, ce déconstructivisme total - qui n’est pas le nihilisme propre à la société de nos jours, née comme en pressentiment de l’ordre fascite.

                  • Paul Leleu 15 juin 2018 17:18

                    @Ciriaco

                    Vous êtes typiquement dans le logiciel idéologique qui accompagne l’art contemporain : 1°/ mettre tout sur le même plan, au nom de la « démocratie » et bla-bla-bla. 2°/ pleurnicher sur « notre monde, qui manque de questionnement ». 


                    C’est très démagogique de mettre tout sur le même plan : « tout ce qui pose question est bon ». C’est un procédé typique des dictatures : nier les différences afin de promouvoir la tyrannie. Le talent et la merde c’est pareil. La justice et l’injustice c’est pareil. Le communisme et le capitalisme c’est pareil. La vérité et le mensonge c’est pareil. La démocratie réelle et la comédie bourgeoise c’est pareil. Et de toutes façons c’est pas grave. etc. etc. etc. Répétez cent fois un mensonge, et il deviendra un vérité.

                    Et de larmoyer à la Obama : « dans notre monde qui manque tellement de questionnement »Notre monde ne manque pas du tout ce questionnement. C’est FAUX. Mais c’est pas chez Duchamp qu’on va trouver ce questionnement !!! Ni dans les médias et les galeries bourgeoises. Ce vrai questionnement se trouve chez les vrais artistes, les vrais intellectuels, et dans le Peuple qui souffre. Mais cela, il ne faut surtout pas le dire. La fonction de Duchamp est donc d’étouffer la parole, et non de la promouvoir

                    le mouvement dadaïste répond exactement à la même logique, et à la même destination sociale. 

                  • Ciriaco Ciriaco 15 juin 2018 17:44
                    @Paul Leleu
                    Si je vais sur le territoire de l’art bourgeois, il n’est pas étonnant que je paye le prix de la frontière, d’une manière dans votre propos qui m’exclue du peuple, de la condition même de ma vie et de mon lieu social. Etes-vous sûr d’être pertinent quand vous parlez d’autoritarisme ? Ce serait pourtant très intéressant de savoir par quel biais il se constitue ainsi aussi.

                    Je peux m’intéresser au rapport stupéfiant de l’objet, parce qu’hors-fonction chez Duchamp, et allant à l’interrogation d’un profond fétichisme matérialiste, ajouter quelque chose à mon sens politique.

                  • Paul Leleu 15 juin 2018 18:23

                    @Ciriaco

                    je ne vous exclue pas du peuple... je n’en ai rien à cirer. Je vous demande pardon si ça vous a heurté. 

                    oubliez la critique personnelle, et concentrez vous alors sur le raisonnement que je fais à propos de la tyrnannie par le double mécanisme : tout mettre sur le même plan (dé-hierarchiser) et pontifier sur « les malheurs de ce monde » (tout en promouvant des questionnements spécieux à la place des vrais questionnements). J’aimerais avoir votre avis là-dessus. 


                    La question sur l’autoritarisme est typique : éviter de répondre à la question posée, qui dérange de trop. Ce n’est pas moi qui suis autoritaire, mais Duchamp, Rockfeller et les huissiers de l’art contemporain. Il ne faut pas inverser les choses. Et répondre sur le fond de mon propos. 

                    quant au questionnement sur « l’objet hors-fonction », je le trouve aussi snob et spécieux, que voué au cul-de-sac. Une manière de se faire tourner la tête sans aboutir à rien : ce qui est exactement ce que je reproche à « l’art contemporain ». Je suis obligé de bousculer un peu la politesse pour dire cela, car l’art contemporain lance ses roquettes depuis l’arrière des lignes de la politesse, justement pour éviter toute riposte. 

                    Voilà pourquoi mon léger manque de politesse ne s’adresse pas à vous personnellement, mais à votre propos intellectuel uniquement. C’est pourquoi je vous prie de le recevoir ainsi, et de me répondre (si vous le voulez) sur le terrain intellectuel, par rapport au fond de mon propos.

                  • Ciriaco Ciriaco 15 juin 2018 19:20

                    @Paul Leleu
                    Je n’ai pas beaucoup de temps hélas ce soir, et je risque de vous décevoir... peut-être devriez-vous écrire un article sur le nihilisme contemporain (dont Lepage au sujet de l’art disait, ce qui m’a bien amusé, qu’il était content-pour-rien), nous pourrions discuter de manière moins emmêlée.


                    Pour revenir à Duchamp, son objet hors-fonction est une stupéfaction qui n’échappe pas à l’époque, dont il était précurseur. Il révèle quelque chose qui se cache dans l’objet et dont l’absurdité n’est pas absente. Il est intéressant à mes yeux de débusquer ces choses dans une société de l’hyper-consommation.
                    Si l’art n’échappe pas à son époque, je ne le vois pas comme une sociologie. Je préfère en ce domaine la particularité du sentiment qu’il produit et l’invitation qu’il propose ; un relief, une perspective. Il est certain à ce sujet que tout ne se vaut pas.

                    Dans ces matières fragiles, c’est une question quasi-géographique ; un topos est un lieu commun. C’est une notion qui permet de comprendre et qui implique l’idée d’un aller, d’une marche, d’un effort (et il faut immanquablement revenir au point de départ le lendemain - je comprendrais tellement mieux cette critique).

                    Sur le fond.. c’est difficile de se comprendre sur ce sujet, je vois comme vous cependant la soupe post-moderne. Nous sommes les déracinés de structures méprisées. Comment ne pas être en colère.

                  • Paul Leleu 15 juin 2018 22:06

                    @Ciriaco


                    et Duchamp est valorisé par la classe dominante, parce-que son « art » participe largement de ce « mépris » que vous évoquez... 

                    en fait, Duchamp n’est que l’idéologue esthétique de la bourgeoisie... il lui a donné les outils esthétiques pour « mépriser » le peuple... et le soumettre puissament. 

                    L’esthétique de Duchamp est créée comme un labyrinthe pour l’esprit. Son principal secret, c’est qu’il n’y en a pas. Le spectateur lance en vain son esprit à la poursuite d’un sens qui n’existe pas. Et comme il ne comprend pas, il culpabilise (réflexe humain logique). Il se dit humblement : « c’est moi qui ne comprend pas quelque chose qui a pourtant l’air si simple ». Et du coup, le spectateur se dévalorise lui-même. C’est un processus pervers. 

                    Eh oui... car, justement, il n’y a rien à comprendre. Pas de risque d’y pavenir. Le secret le mieux gardé est celui qui n’existe pas. 

                    L’art contemporain est promu ouvertement à coups de millions de dollars pas les gros capitalistes, et relayé par la glause de milliers de fonctionnaires universitaires à travers le monde. Ce n’est pas sans raison. Il répond efficacement à cette tâche sociale : créer une frontière magique (façon ancien-régime) entre « ceux qui comprennent » et « ceux qui comprennent pas » (les malheureux !), condamnés au mépris social. 

                    Echo de la séparation sociale entre les capitalistes magiques, et les pauvres peuples « qui ne comprennent rien à rien ». Duchamp a fourni à la dictature capitaliste son vocabulaire esthétique

                  • Ciriaco Ciriaco 17 juin 2018 20:51

                    @Paul Leleu
                    Chez Duchamp, l’art est surréaliste. En ce cas ce que je trouve intéressant à observer est ce dont il témoigne, bien plus que ce qu’il figure, qui d’ailleurs dans cet art n’a pas de place. L’objet non utilitaire et non vital, c’est-à-dire l’objet du non-travail, l’objet du rapport à l’objet seul : en somme l’objet fétichisé, privé de son histoire et sa manufacture ouvrière.

                    Il est clair que la bourgeoisie connaît le second degré, c’est une classe peu ennuyée - il faut dire que Duchamp n’a rien d’un dénonciateur. Cependant il pose une question, et si je pense qu’il devait lui-même s’en amuser, je la prends en ce qui me concerne plus au sérieux, justement parce qu’elle reflète un changement qui est un rapport à l’utilité d’une part - la vie prolétarienne est remplie d’objets façonnés par utilité, et d’autre part à un certain absurde - la vie bourgeoise en est emplie.

                    Sur la séparation que vous évoquez, c’est ici que je la situe, dans ce basculement.

                    Je ne suis pas d’accord avec vous sur ce point précis ; si la bourgeoisie s’empiffre et s’amuse, je suis foncièrement du côté de ceux qui considèrent qu’il faut gagner du terrain sur eux et que le chemin de la culture est en un.

                    Loin de sous-estimer la culture des bourgeois et des puissants, je peux aussi dire que l’art contemporain est un marché et que le capitaliste y entende quelque chose ou non ne change rien au profit qu’il fera avec - car c’est souvent ce qui l’anime et ce qui crée la valeur même de l’objet, à l’image de ses bouteilles de vin qu’ils enserrent à l’occasion dans des filets d’or, comme une proie gagnée à la chasse.

                    On peut aussi se moquer d’eux. Prenez ce bon vin chéri cerclé d’or, encagez-le et placez-le en haut des réverbères dans une rue d’un quartier pauvre. Puis sous-titrez : « millésime, la passion du capital ».


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 juin 2018 21:13

                    @Ciriaco Me fais penser à la villa Cavrois. ...inhabitable .


                  • Ciriaco Ciriaco 17 juin 2018 21:41

                    @Aita Pea Pea
                    Pour rester dans le sujet, je l’intitulerais volontiers « Jours de solde », dont les deux sens me conviennent très bien ^^

                    Plus sérieusement, il y a une nature d’homme qui rêve d’ordre et de maîtrise totale. C’est un prolongement d’une certaine adolescence, sans voyage et sans conscience du décalage, du propre à l’autre et de la frugalité qui nous rend bien plus homme.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 juin 2018 22:10

                    @Ciriaco

                    Le Corbusier qui n’aura donné que de de la merde hlm ; le Bauhaus qui n’aura donné que de la merde Ikea .


                  • Ciriaco Ciriaco 17 juin 2018 22:21

                    @Aita Pea Pea
                    Le capitalisme - tout autant que le libéralisme - est une pensée de riche. Une coïncidence qu’elle soit une pensée pour riches ? Aucune de ces sortes là ne sait penser la frugalité - elle le pense comme une précarité et c’est ce qui advient de ce réel, jusque dans ces retranchements moraux dont le parisianisme est une manifestation permanente.

                    La démocratisation suit le cours de cette logique - et les impasses sont nombreuses.


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 juin 2018 22:51

                    @Ciriaco

                    La fracture viendra de la périphérie...lire Guilluy .


                  • marmor 15 juin 2018 14:40

                    Mettre Picasso sur le même pied que Marcel Duchamp et ses ready made, c’est comparer De Vinci et Pierre Soulage…….


                    • marmor 15 juin 2018 14:44
                      @marmor
                      Ou mieux encore, comparer un buffet Henri II et un fauteuil Jean Michel Frank.

                    • Âne-Solo Âne-Solo 15 juin 2018 14:48

                      Foirefouille : N•042

                      Et no comment ! ( smiley ❣ ? )


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 17:06

                        Mais Duchamp a toute une oeuvre méconnue. C’est ce qui lui donnait le droit comme Picasso de dessiner un rond sur un bout de papier et de le signer,...


                        • Paul Leleu 15 juin 2018 17:25

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir


                          Picasso c’est le Andy Wharol d’avant-guerre, et d’une bourgeoisie un peu plus fortunée. Il préfigure le design industriel des grille-pains. Un gros escroc aux thématiques lancinantes. Il s’est même donné des postures humanistes, comme Obama ! 

                          Picasso ne libère pas : il enferme. Observez son trait, son coup de pinceau, son dessin, qui correspond à cette dynamique de l’appauvrissement de l’individu, et de l’aliénation de l’âme à la machine bourgeoise sèche et polluée. Et le choix et le traitement de ses thématiques qui se passe de commentaire. Tout tend à une atomisation et soumission de l’individu dans le fascisme industriel et bourgeois. 

                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 18:00

                          @Paul Leleu

                          Oui, mais comme les ouvriers ne vont pas dans les musées, ils ne risquent pas d’être prisonnier de cet art. Quant à l’art ouvrier, il libère surtout les muscles,... quant à l’âme,...C’est une autre histoire. https://www.google.be/search?q=art+communiste&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiCpaK_hNbbAhWFI1AKHTy_A3IQ_AUICigB&biw=1164&bih=612#imgrc=XA9fmY83vF4x_M :
                          placez-vous Turner parmi les grands qui ont libéré l’âme,...Combien en profitent ?

                        • Paul Leleu 15 juin 2018 18:10

                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                          la classe dominante se réserve soigneusement ceux qui libèrent l’âme, et promeut massivement ceux qui aliènent... c’est son intérêt objectif... le contraire serait suicidaire. 

                        • kalachnikov kalachnikov 15 juin 2018 23:04

                          @ Paul Leleu

                          Ah non, bordel, pas touche, Warhol, c’est aussi le velvet et nico ! (Oui, je sais, le rock, la pop, c’est de la merde.)

                          Prenez-vous le tgv quelquefois ou mettez-vous un point d’honneur à sortir en carosse ?

                          Pour ne pas vous taquiner davantage, je veux bien croire que Duchamp soit un comédien, une sorte de cynique ou ce que vous voulez bien. Mais de là à faire l’amalgame avec l’art contemporain, moderne ou je ne sais quoi tout entier.

                          Il y a des choses, il y a des gens. Joseph Beuys, par exemple. Sa performance avec le coyote : une dénonciation radicale des usa et du mercantilisme, de la saloperie capitalisme. Il fait ami avec le coyote, putain ! C’est a réconciliation entre la part animale de l’être et celle qui, parait-il, tend vers le divin en demeurant ad vitam aeternam embourbé dans la m^me vieille ornière ! Il fait pisser ce foutu cyote sur le Wall Street Journal, quand même ! C’est visionnaire, il n’y a rien à rajouter, rien à retrancher. Quand dans une émission de téloche (si je me souviens bien), un machin compassé où l’élite, des employés du moins, à la mine sérieuse déverse la bonne parole sur le peuple et que lui, tout à coup, déballe ce qu’est exactement l’art, ce à quoi ça sert, et où ça va, une putain de révolution cataclysmique qui doit, qui va, qui ne peut qu’amener à la liberté totale de l’individu et à son élévation, ben, voilà, c’est punk, rock n’ roll, c’est la vie quoi, la file qui dit ’oui’ parce qu’elle trippe à mort pendant qu’on l’adore.

                          Car comme dirait à peu près Artaud, je cite de tête, le devoir d’un artiste, ce n’est pas de s’enfermer dans un livre, c’est de sortir dehors et de secouer l’esprit public car sinon à quoi sert-il et pourquoi est-il né ?

                          Il n’y a rien de plus bourgeois et de plus capitaliste que de justement avoir sa petite bibliothèque, avec des livres prenant la poussière dans les rayonnages, sa petite collection de vinyls et le matos pour l’écouter, etc, etc.


                        • Paul Leleu 16 juin 2018 16:34

                          @kalachnikov


                          je pisse dans l’urinoir de Duchamp, je sodomise les Sex-Pistols, et je débranche le triphasé du Teknival... 

                          je suis un terroriste... tous les petits-bourgeois qui dansent poussent des cris de gonzesse. 

                          Faut sortir de la liberté surveillée ... vous avez vraiment des gros clichés sur l’art... et c’est des clichés ringards qui datent du 20ème siècle... faut sortir... votre drapeau noir est devenu blanc à force de prendre la poussière... et votre kalachnikov est devenue un M16.... 

                        • kalachnikov kalachnikov 16 juin 2018 22:22

                          @ Paul Leleu

                          C’est con, vous êtes né au XXeme.

                          Si je vous entends bien ce qui est petit-bourgeois, c’est l’élitisme des autres.


                        • Paul Leleu 17 juin 2018 13:51

                          @kalachnikov


                          « Si je vous entends bien ce qui est petit-bourgeois, c’est l’élitisme des autres. » 

                          Ben, il faudrait que le sieur Duchamp et ses fans s’appliquent la même humilité quand ils parlent. Et au lieu de détruire, qu’ils construisent... on verra ce qu’ils ont dans le slip... Duchamp n’aurait même pas été capable de farbiquer lui-même son bidet comme plombier... un trou du cul ce Duchamp... 

                          Mais ce qui est drôle, c’est que quand je traite Duchamp de trou-du-cul, et ses admirateurs de petits-bourgeois snobs sodomisés jusqu’à l’oeil par un urinoir-sur-piédestal, ça les froisse... pourtant je parle « cash »... je parle « punk »... 

                          A moins que le « parler-cash » ne soit réservé qu’à une petite élite bien en cour... ce qui serait une bonne révélation sur le punk, le rock, et les urinoirs... 



                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 17:37

                            @Paul Leleu

                            Parti dans une longue discussion et on me le reprochera sur Agora. Ma vie étant proche de celle d’YVETTE https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_diamant_brut, j’ai une autre vision, ayant eu de superbes céramique de Picasso en main. Bon, le point de vue de ses femmes est différent pour avoir lu sa biographie. Mais alors : jetons le CARAVAVAGE ou Benvenuto Cellini à la poubelle parce qu’ils étaient des : ASSASSINS. Jamais tué de chat. Juste de nombreux insectes en dépit de mon pleinb gré.

                            • Paul Leleu 15 juin 2018 18:08

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                              vous vous trompez sur moi : je critique Picasso (et Duchamp) artistiquement, et non pas humainement. C’est leur oeuvre que je critique, et non les auteurs. (je sais, ça fait chier tout le monde). 

                              C’est encore un artefact dialectique du capitalisme que de nier la critique esthétique, pour tout mélanger, et mieux éviter l’obstacle. Je fais une critique esthétique étayée. Point. 

                              Un point à méditer : on est prêt à critiquer l’homme Picasso, mais pas son oeuvre... et pourquoi ? Parce-que critiquer l’oeuvre et non pas l’homme, c’est appuyer là où ça fait mal. 

                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 18:09

                              @Paul Leleu


                              Turner était RADIN. Vous appuyez où ? smiley

                            • Paul Leleu 15 juin 2018 18:28

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                              je vous dis justement que je ne critique pas ici des hommes mais des oeuvres. 

                              C’est un mécanisme de manipulation dialectique habituel, que d’accuser un opposant de s’en prendre à l’artiste et non pas à l’oeuvre. Et donc de délégitimer la contradiction intellectuelle. C’est nier la portée esthétique de ma crititque, et éviter ainsi d’y répondre sur le fond. 

                              Appuyer là où ça fait mal, c’est critiquer (tranquillement) Picasso et Duchamp sur le fond esthétique, et ne pas avoir de réponse... parce-que je touche juste. Alors on m’accuse de plein de choses, mais on ne me répond jamais sur le fond. 

                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 19:16

                              @Paul Leleu


                              Une oeuvre, on la sent, on est magnétisé ou pas. J’ai lontemps détesté Buffet. Répulsion immmédiate. Et parfois en brocante, je m’arrête devant un simple dessin ou une peinture dite naïve,.. En 1985, je n’aimais pas trop le naïf et avec le temps, c’est devenu une véritable passion.

                            • Paul Leleu 15 juin 2018 21:20

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                              et quand Shakira chante en montrant ses seins et que je suis « magnétisé » jusqu’à « une véritable passion », c’est de l’art contemporain ?


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 21:28

                              @Paul Leleu

                              Pour celui qui en fera peut-être une oeuvre, nous pouvons dire : faire de sa vie une oeuvre d’art.

                            • Paul Leleu 15 juin 2018 21:34

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                              vous êtes démagogique... et vous fuyez le dialogue. A chaque argument vous partez dans une autre sphère... 

                              ça vous choque tant que ça que j’ai dit que Duchamp c’était caca ? 

                              Franchement, je voulais pas vous choquer... excusez-moi... je pensais pas choquer les amateurs d’urinoir en disant que c’était de la merde... c’est vrai quoi ?! On sait plus sur quel pied danser smiley 

                            • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 juin 2018 21:37

                              @Paul Leleu

                              Je suis convaincu que Picasso savait lui-même que « Les Demoiselles d’Avignon » était une très mauvaise peinture. Mais Guernica est un vrai chef-d’oeuvre, et il y en a bien d’autres chez Picasso. Mais ces chefs-d’oeuvre n’auraient peut-être pas existé si Picasso ne s’était rendu célèbre par les très mauvaises « Demoiselles d’Avignon », l’accession à la célébrité, et à une certaine aisance, étant le seul véritable objectif des « Demoiselles ».


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 juin 2018 19:00

                              Un blog qui démonte l’art contemporain : Schtroumpf émergent.


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 juin 2018 19:21

                                @Robert Lavigue Bonsoir. Oui les« pompiers » modernes. Le plus comique est lorsqu’elle reprend et démonte la boursouflure des discours.


                              • Clouz0 Clouz0 15 juin 2018 21:13

                                @Robert Lavigue


                                Je ne connaissais pas mais la partie qui pouvait m’intéresser le plus, plus que les critiques sur tel ou tel, c’est le Nicole’s Museum puisque là au moins elle s’engage dans une démarche sélective.
                                Il faudrait fouiller, mais...
                                Eh .... bin, franchement, difficile de généraliser tant cela part dans tous les sens, mais globalement ce n’est pas ma came. Vraiment pas !

                                Sauf que, quand je n’aime pas, je n’éprouve pas l’absolu besoin de flinguer tout ce qui bouge en dehors de ma zone de confort.

                              • Paul Leleu 15 juin 2018 21:17

                                @Clouz0


                                vous savez, les tenants de l’art contemporain ne se gènent absolument pour « flinguer tout ce qui bouge en dehors de leur zone de confort »... c’est même une de leur caractéristiques principales... comme si leur « art » ne se suffisait pas à lui même. 

                                Ensuite, critiquer Marcel Duchamp devrait être possible dans une démocratie... non ? la liberté de critiquer ne s’use que quand on ne s’en sert pas. 

                                Le secret ? critiquer Duchamp c’est blasphèmer. 

                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 juin 2018 21:40

                                @Paul Leleu

                                Je suis totalement d’accord sur ce commentaire


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 21:48

                                @Paul Leleu


                                là, je plussoie. Les castes et leur arrogance ne relèvent d’aucune connaissance en art mais de la pédanterie boboïsante.

                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 19:19

                                Votre approche me semble trop idéologique, cassant les rencontres et tout au contraire castrant l’amianteur ?


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 19:26

                                  Pas d’art sans transgression, pas de lard sans régression.


                                  • Pie 3,14 15 juin 2018 19:58

                                    L’art contemporain comme outil d’asservissement des masses par le grand capital...avec pour schéma argumentatif un peu de marxisme bourrin et du Bourdieu mal compris. 

                                    Vous n’avez rien de mieux en stock ?

                                    L’art est un marché comme toutes les créations culturelles. Il est acheté pour les artistes les plus reconnus par les plus riches mais il existe aussi des quantités de marchés secondaires qui permettent d’acheter de l’art d’aujourd’hui sans être riche. De plus nous consommons tous de l’art contemporain sans le savoir ( les pots de Raymaud par exemple).

                                    Vous ne comprenez pas l’apport de Duchamp car vous ne vous intéressez-pas au champ de l’art.
                                    Le XIXème est marqué par l’explosion du nombre d’artistes issus souvent de la moyenne bourgeoisie et la fermeture du système des beaux-arts incapable de gérer cet afflux. Les nouveaux arrivants vont remettre en cause les critères de beauté hérités de la Renaissance afin de se faire une place. Cela débute avec le réalisme vers 1850 puis l’impressionnisme, le symbolisme, les Nabis, le fauvisme, le cubisme et l’abstraction inventée vers 1910.

                                    Duchamp arrive à la fin du processus de destruction. Il est contemporain du carré blanc sur fond blanc de Malevitch. Ses Ready Made disent que tout peut faire art à partir du moment où l’artiste l’a décidé (urinoir, casier à bouteilles).

                                    A partir de là tout l’art occidental va se reconstruire sans hiérarchie avec cette idée que l’art est d’abord une idée forte exprimée de manière plastique.
                                    Cela prendra du temps et la postérité de Duchamp n’arrive que dans les années 60. Il est alors vieux, a une oeuvre teintée de cubisme, futurisme italien et de surréalisme des années 30 et 40. Seuls les ready made intéressent vraiment parce qu’ils ouvrent toutes les portes à la nouvelle génération d’après-guerre.

                                    La réalité ne se limite jamais à la sociologie des acteurs. Il y a un champ de l’art que vous négligez complètement. Duchamp pèse lourd aujourd’hui dans l’histoire des arts parce qu’il représente un moment de basculement des conceptions et des pratiques qui influence toute la seconde moitié du XXéme. 



                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 20:24

                                      @Pie 3,14


                                      D’accord avec votre point de vue et contrairement à ce que pensaient de nombreux philosophes qui se sont penchés sur l’art contemporain celui-ci n’a pas assassiné l’art qui se porte très bien dans des réseaux peu fréquentés. Ceux qui lisent les livres d’Actes Sud devraient se pencher un peu plus sur les couvertures qui présentent souvent un nouveau courant creusant les rivières du futur. http://www.jdarriulat.net/Auteurs/Hegel/HegelFinArt.html

                                    • Clouz0 Clouz0 15 juin 2018 21:01

                                      @Pie 3,14

                                      Vous êtes encore bien aimable avec l’auteur !
                                      Quelle soupe indigeste il nous sert.

                                    • Paul Leleu 15 juin 2018 21:03

                                      @Pie 3,14

                                      Je cite votre phrase : qu’en pensez-vous ? C’est signé ! « Vous ne comprenez pas l’apport de Duchamp car vous ne vous intéressez-pas au champ de l’art. » Rien que cela ! Ben vous manquez pas d’arrogance vous smiley 


                                      tous les amateurs de Duchamp (et j’en connais un paquet) parlent comme vous. Refuser à l’autre le statut de contradicteur. Et s’abimer dans une vaste diatribe, aussi fumeuse que vide de la moindre modestie sur « l’art bla-bla-bla »... C’est le seul moyen d’éviter de répondre sur le fond, car ça vous dérange bien. 

                                      Ca rend pas ouvert et intelligent Duchamp. Essayez d’accepter la critique (même si la fréquentation de Duchamp amoindri cet aspect de l’esprit humain). 

                                      Duchamp n’existe que par l’invective, la condamnation outrancière et l’exclusion. Duchamp est un art qui ne supporte pas la concurrence (et pour cause !). Vous en apportez magnifiquement la démonstration. 

                                      Vous vous épargnez de répondre en résumant (sans le moindre argument !) mon propos à du « Marxisme lourdingue » et du « Bourdieu mal compris ». Vous vous croyez original ? Discutez avec le moindre amateur de Duchamp : dans les 5 minutes il vous sort toujours le même argumentaire smiley 

                                      Vous feriez mieux d’essayer de commencer à produire une réponse sur le fond.

                                    • Paul Leleu 15 juin 2018 21:14

                                      @Clouz0


                                      pourquoi ? vous n’aimez pas les urinoirs ? ça vous choque ? ce n’est pas parce-que vous ne comprenez rien que ce n’est pas vrai. 

                                      je suis désoldé d’avoir choqué votre altesse en s’en prenant à son icône... oh lâ lâ ... my Gôôôd ... mon Dûchâmp !!!! 

                                    • Shaw-Shaw #Shawford 15 juin 2018 21:16

                                      @Philippe,

                                      t’iras dire à #YODA d’aller sur mon Gazouilli ( smiley smiley smiley ^^^ )


                                    • Pie 3,14 15 juin 2018 21:33

                                      @Paul Leleu

                                      Vous avez le droit de ne pas aimer Duchamp, la question n’est pas là. Il s’agit de comprendre pourquoi il est si présent dans le discours de l’histoire de l’art.

                                      Je vous laisse à vos invectives.

                                    • Paul Leleu 15 juin 2018 21:43

                                      @Pie 3,14

                                      je vous arrête... ce n’est pas que « je n’aime pas Duchamp » et voila tout... je CRITIQUE Duchamp... Et c’est tout à fait différent. 


                                      vous qualifiez mes propos « d’invectives » (et pourquoi pas de « passions tristes »), parce-que vous me refusez le statut d’égal dans la conversation

                                      Je critique Duchamp avec des arguments esthétiques profonds... et personne ne me répond sur le fond. ...parce-que tout le monde est bien embêté de me répondre sur le fond. 

                                      comme vous dites, Duchamp est surtout présent dans le discours des instances officielles... il s’insère parfaitement dans le storytelling de la classe dominante et de son idéologique... 

                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 21:40

                                      Demandez-vous pourquoi celui qui expose le bidet de Duchamps cache effectivement le reste de son oeuvre ?  auquel n’auront accès que les initiés,...dont lahttps://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/duchamp/marieemiseanue.htm. &nbsp ;La Jeune mariée mise à nue par ses célibataires dont la signification est très alchimique. Ce n’est pas de la faute de l’artiste si les spectateurs n’ont pas la vision suffisament aiguisée. bernard le trévisan : « L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que linverse est totalement impossible. » 


                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 juin 2018 21:46

                                        je m’excuse, mais qu’entendez-vous vraiment par petits-bourgeois ? Perso, je les associe plutôt aux commerçant, employés,..... Les amateurs d’art contemporain sont soit des investisseurs, soit des transgresseurs (j’avoue que je n’aurais jamais acheté ce bidet), soit des visionnaires ou clairvoyants qui se trouvent dans toutes les classes de la société, excepté : les populistes, cela va de soi.


                                        • Paul Leleu 15 juin 2018 22:17

                                          @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                                          les petits-bourgeois sont les spectateurs de la grande-bourgeoisie. L’art contemporain fait partie du spectacle des grands du monde. Comme chaque élément de ce spectacle, il doit participer à légitimer, amplifier et magnifier leur domination. 

                                          De même que de braves gens regardent le mariage princier anglais... c’est un peu le même topo... produire de la sidération plus que de la compréhension. Duchamp rentre parfaitement dans cette dialiectique : il y a « ceux qui comprennent » d’un côté, et les « pauvres demeurés aux passions tristes » de l’autre côté... il n’y a AUCUN ESPACE à l’argumentation et à l’échange d’égal à égal... 

                                          L’art contemporain est promu par la haute-bourgeoisie, a destination de sidérer et soumettre la petite-bourgeoisie... à la fois l’exclure de la participation (trop cher et trop con), mais l’inclure dans le spectacle (le sentiment « d’avoir compris » l’art des riches). Ca recouvre exactement la structure politique : les petits-bourgeois ne participent pas au régime politique (où seuls les gros bonnets jouent), mais ils apportent leur caution de « spectateurs consentants ». 

                                          Bien-sûr, certains croient que je raconte n’importe quoi... mais certains croient aussi que les grands capitalistes investissent dans les médias par générosité d’âme pour nous « informer ». L’art c’est pareil... 

                                          L’oeuvre de Duchamp a pour but essentiel de nous rendre ininteligible le monde... et ça marche très bien. 

                                        • Clouz0 Clouz0 15 juin 2018 22:53

                                          @Paul Leleu

                                          Putain, vous vous êtes fait un rail dans l’urinoir de Duchamp ?

                                          Continuez, ce que vous dites à beau être d’une connerie abyssale, c’est tout de même très amusant et assez distrayant, voyez-vous ?

                                        • Paul Leleu 17 juin 2018 13:28

                                          @Clouz0


                                          bah... ça sera jamais aussi abyssal qu’un urinoir sur piédestal et ceux qui se prosternent devant en croyant y déceler un truc génial... smiley franchement, quand t’y penses, les générations futures se poileront en y songeant ! le snobisme fait des ravages... 

                                          mais je suis heureux si je vous amuse... ça fait déjà ça de bien dans la vie 

                                        • Pie 3,14 15 juin 2018 22:12

                                          Le premier urinoir de 1917 n’a jamais été acheté ni même exposé là où il devait l’être. Il a été perdu.


                                          Les autres refaits du vivant de l’artiste après la guerre sont pour la plupart dans des musées. Duchamp n’a jamais été un artiste pour spéculateurs de son vivant. C’est un intellectuel qui produit très peu a peu été acheté. Son apport est conceptuel, les modernes disent que tout peu faire art, Duchamps ajoute que c’est celui qui regarde qui décide.

                                          Une idée forte exprimée plastiquement...

                                          • Paul Leleu 15 juin 2018 22:27

                                            @Pie 3,14


                                            la légende de l’artiiiiiste et de ses urinoirs... oh on va chialer sur le pauv’ Duchamp qui a tant souffert... 

                                            Duchamp est à l’art ce que Macron est à la politique... alors, les « idées fortes »... c’est du tout mou... il n’y a rien à comprendre... on pourrait passer une vie à s’y perdre smiley 

                                            le logiciel de base c’est : 1°/ « les riches le font, donc il faut imiter ». C’est le principe du snobisme. 2°/ Sauf que personne peut se payer un urinoir à 20 millions pour le foutre dans son 2 pièces ! Donc on va pleurer, parce-que on sera jamais assez con pour fonder un start-up d’urinoirs et s’acheter des croutes pour les mettre dans son 400 m2... C’est l’apprentissage mental et esthétique de l’humiliation. 

                                          • kalachnikov kalachnikov 15 juin 2018 23:24

                                            @ Paul Leleu

                                            Mouais. L’histoire de la fontaine.


                                          • Pie 3,14 16 juin 2018 12:07

                                            @Paul Leleu

                                            « le pauv’ Duchamp qui a tant souffert »...Si vous aviez lu une biographie de Duchamp vous n’écririez pas de telles idioties. Il a eu une vie plutôt agréable de joueur d’échecs plus que de peintre, très entourée, confortable dans l’ensemble avec, cerise sur le gâteau, une reconnaissance la vieillesse venue pour des choses réalisées 40 années avant.
                                            Il ne rentre pas du tout dans le cliché de l’artiste maudit.




                                          • kalachnikov kalachnikov 16 juin 2018 22:08

                                            @ Paul Leleu

                                            Vous faites une confusion entre l’art et la récupération institutionnelle de l’art, quelque soit cette institution, l’Etat le Marché, etc. Duchamp n’a strictement rien demandé, il a commis un acte anarchiste, transgressif dans un but très immédiat. Vous seriez inspiré de vous demander pourquoi l’Etat a été contraint d’intégrer la transgression, et de la tourner en dérision au point de subventionner l’érection de godemichets géants sur la place publique.

                                            Il pleut des plugs sur la Concorde ; je répète, il pleut des plugs sur la Concorde.


                                          • pemile pemile 16 juin 2018 22:21

                                            @kalachnikov « Il pleut des plugs sur la Concorde ; je répète, il pleut des plugs sur la Concorde. »

                                            Gaffe, encore une référence à Noir Déz, tu vas encore te faire lyncher smiley


                                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 2018 22:26

                                            @kalachnikov

                                            J’ai même vu un plug dans un sex shop de province...c’est pour dire ...


                                          • kalachnikov kalachnikov 16 juin 2018 22:37

                                            @ pemile

                                            J’assume pleinement ma posture petite bourgeoise. Trop envie de voir white light white heat. Allez rock’n’roll.


                                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 2018 22:52

                                            @kalachnikov

                                            J’aime la Nicolas de Staël ...aie pas sur la tête...


                                          • kalachnikov kalachnikov 16 juin 2018 23:03

                                            @Aita Pea Pea

                                            Tu kiffes Lou Reed ?


                                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 2018 23:19

                                            @kalachnikov

                                            Pas vraiment. Les Stooges yesss. Pour Arthes : I’want be your dog ...wouaf wouaf ...


                                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 2018 23:35

                                            @Aita Pea Pea « wanna be »


                                          • Paul Leleu 17 juin 2018 13:42

                                            @kalachnikov

                                            « J’assume pleinement ma posture petite bourgeoise ».... ben voilà... tout est dit... Kalach’ de salons... c’est pas un tort, d’ailleurs... c’est juste qu’il faut avoir le courage de nommer les choses par leur nom. 

                                            Et mon article n’avait pas d’autre but, à s’en référer au titre. 

                                          • kalachnikov kalachnikov 17 juin 2018 17:21

                                            @ Paul Leleu

                                            Ma phrase, c’était du second degré, c’est dire.


                                          • tobor tobor 16 juin 2018 01:47

                                            À mon avis, le gars super-influent vraiment néfaste en art contemporain c’est Warhol, pas Duchamp.
                                            .
                                            L’urinoir est 3/4 foutage de gueule de l’art contemporain lui même, dans le sillage du carré blanc sur fond blanc qui se fout de la peinture. Que ces « œuvres » soient prise pour autre chose que des blagues n’est pas le fait de leur créateur mais du publique, évidemment bourgeois et nantis en recherche de nouvelles sensations, comme par exemple, du concept, de l’absurde, de l’ironie, etc... et ces choses qui chatouillaient l’esprit ouvraient de nouveaux champs à investir des plus sérieusement.
                                            Le marché de l’art est toujours une affaire de riches. La pratique artistique elle-même est un luxe. En plus, l’art doit séduire les riches, les acheteurs potentiels pour plus que 3 peanuts.
                                            .
                                            Le problème de l’art conceptuel est qu’il s’agit de blagues et que ç’aurait dû se contenter de le rester, comme le revendique Jacques Lizène, l’art conceptuel se suffit à l’idée sur papier, inutile de réaliser quoique ce soit. Ce serait tout au plus un style littéraire.
                                            .
                                            Duchamp ne se limite pas à cet urinoir, il était vraisemblablement une mine à idées à une époque où tout devenait possible à expérimenter dans les pratiques artistiques. Mais tout cela n’a jamais empêché qui le voulait de peindre de l’hyper-réalisme ou des Jésus...
                                            .
                                            L’auteur semble avoir une dent contre le XXème siècle, pourtant, rien à faire, c’est le passé, il a fait son travail et notre avenir en est le fruit. Le jazz, le rock’n’roll (et même le death métal et la new-beat), Batman, le foot, la T.V, Duchamps, Warhol, Malevitch, Manzoni, Lady Gaga, faut faire avec.


                                            • Jason Jason 16 juin 2018 09:46

                                              Il y a une torpille dans votre texte, qui risque de faire sombrer le reste de votre vaisseau explicatif. C’est ça : « Les trois périodes de l’art moderne (élitiste, petite-bourgeoise et massifiée) répondent cependant toutes au même et unique logiciel : le nihilisme capitaliste. »


                                              Vous parlez de l’art moderne et vous posez comme axiome irréfutable trois périodes, sans en dire plus. Ces trois périodes très discutables et non démontrées engendrent un même logiciel. Ah bon ? Comment ? Et troisièmement, bouquet final, le nihilisme capitaliste...

                                              Votre papier est vraiment très mal parti.

                                              Et le concept de petite-bourgeoisie est trop flou et trop galvaudé ici pour être convaincant. C’est re-mal parti.

                                              Avec des clichés tout finit par retomber en place et... devient un méga-cliché.

                                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 juin 2018 10:38

                                                @Jason

                                                Oui, l’idée est intéressante mais abordée par le mauvais angle. Les Andy Warohl et autres Keith Haring n’avaient pas l’intention de faire de l’art (au sens classique du terme), mais surtout de transgresser les codes,...Passant à côté des grands de l’art précurseurs des contemporains : Klee et tous les surréalistes qui et cela peut paraître contradictoire ont ma préférence avec les impressionnistes (dont le défaut fut d’utiliser de mauvais fixateurs ou liants). sans oublier les symbolistes. 

                                              • Jason Jason 16 juin 2018 11:25

                                                @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                                                Oui, c’est une idée extrêmement polémique que celle de l’émergence d’un art moderne (qui, quoi, et à quelles dates, commenté comment ?), avec toutes les équivoques liées à ce mot. Je trouve que notre auteur s’en sort très mal. Une grande partie de ce qui fait l’art aujourd’hui, c’est son marché, la spéculation, le snobisme et les médias. C’est déjà pas mal pour embrouiller les pistes.

                                                Quant à l’urinoir de Duchamp, ce fut une bombe comme le mouvement Dada. Le tout recouvert par le temps et la momification de l’histoire.

                                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 juin 2018 11:43

                                                @Jason


                                                Les peinture rupestres des Grottes de Lascaux préfiguraient l’art dit contemporain. Mais comme la société a régresser à l’époque du Crétinacé et des Dinosaures politiques,....nous rentrons dans l’époque reptilienne,....Il suffit de survoler et se tranformer en https://www.google.be/search?q=arch%C3%A9opt%C3%A9rix&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwisvaji8dfbAhVCbVAKHSTgAREQ_AUICigB&biw=1164&bih=612#imgrc=_R-0bSyyGOt8KM : La beauté est avant tout dans la nature. Pour qui est encore capable de l’apprécier,...

                                              • JC_Lavau JC_Lavau 16 juin 2018 12:56

                                                @Mélusine etc. Et le Gallinacé, t’as connu aussi ? Etage du Gorgonavoxien inférieur.


                                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 juin 2018 13:05

                                                @JC_Lavau. J’ai connu les grottes de Lascaux découvertes grâce à des chiens. Rien à voir avec Lavaux Sainte Anne, découverte par des ânes.


                                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juin 2018 13:13

                                                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                                Et la grotte Cosquer par Jojo le mérou.


                                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 juin 2018 13:18

                                                @Aita Pea Pea


                                                Attention, les mérous vont bientôt procréer parmi les requins. Pleine lune de juin : 28 s ://www.youtube.com/watch ?v=QXsP6x3-s3E. Merou et Himalaya : http://www.cosmovisions.com/$Meru.htm

                                              • Jason Jason 16 juin 2018 14:22

                                                @JC_Lavau


                                                Le Gallinacé préfigurait le cocorico contemporain. Tout s’explique !

                                              • Paul Leleu 16 juin 2018 16:30

                                                @Jason


                                                ça vous fait juste chier à mort que j’ai déboulonné votre icône... voilà tout... 

                                                pourtant , je ne fais que pisser dans l’urinoir de Duchamp... mais ça vous choque... parce-que vous êtes un petit-bourgeois des musées. 

                                              • Jason Jason 16 juin 2018 18:08

                                                @Paul Leleu


                                                Votre acharnement me fait sourire. D’abord, vous commentez un billet qui ne vous était pas adressé directement. Il était adressé à Mélusine et traitait de la notion de précurseur.  Ensuite vous vous étranglez de colère à propos de Duchamp, dont je me fous comme d’une guigne.

                                                Selon vous, vous seriez le seul révolutionnaire sur cette planète, le reste du monde n’étant que des petits-bourgeois. Encore un axiome de plus...

                                                Relisez ce que je dis clairement de votre papier et veuillez répondre à mes interrogations. Merci.


                                                • Jason Jason 16 juin 2018 12:56

                                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.


                                                  Je ne crois pas que l’art rupestre préfigurait quoi que ce soit. Il a été, avec des moyens extrêmement rudimentaires, une façon de voir le monde qui entourait ces personnes.

                                                  Pour les artistes de la fin du XIXème puis du XXème, dans le domaine de la préfiguration et d’un effort pour se débarrasser des conventions qui semblaient brimer leur élan créateur, il faut citer l’art africain (le fameux art Nègre) ou encore l’art Japonais, fin XIXème, début XXème.

                                                  Je n’adhère pas à l’idée d’une régression et de la recherche d’un Eden perdu.

                                                • Paul Leleu 16 juin 2018 16:28

                                                  @Jason


                                                  l’art rupestre avait des moyens largement moins « rudimentaires » que Duchamp et son urinoir smiley Faut vous cultiver un peu avant de raconter des grosses conneries. 

                                                  vous me faites aussi marer avec vos références éculées à l’art nègre et à l’art japonais du fin 19ème.... c’est de l’exotisme pur et simple... ce sont typiquement des « références » à la André Breton et autres Dada petits-bourgeois, qui croient connaitre le monde ! 

                                                  l’art nègre et l’art japonais de ces époques, ne sont ni nègres ni japonais. Ce sont des sous-produits de la culture occidentale au moment où elle s’est imposée dans ces pays à la fin du 19eme. Les artistes locaux ont abandonné leur art authentique au profit d’un art qui ressemble (et plait visiblement) aux maitres européens. C’est un peu comme Johnny Hallyday qui prend un nom américain et qui fait du rock, pour ressembler aux maitres de son époque. Ca n’a rien de « français ». 


                                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 16 juin 2018 18:10

                                                  @Paul Leleu


                                                  On ne dit plus art nègre, mais PREMIER.

                                                • tobor tobor 16 juin 2018 22:37

                                                  Mélusine ou la Robe de Saphir a régressé.
                                                  Tout s’explique !


                                                • Jason Jason 16 juin 2018 17:01

                                                  Pour la période 1870-1914 (art Japonais, art « Nègre » ou Africain, documentez-vous. Vous devriez visiter quelques musées parisiens sur la question.


                                                  Libre à vous de comparer l’art rupestre et Duchamp. Ce que je ne fais pas.

                                                  Vos invectives ne sont pas des arguments. Je considère votre papier comme mauvais, je vous l’ai expliqué.

                                                  A part le mot petit-bourgeois, il ne reste pas grand-chose.

                                                  • Paul Leleu 17 juin 2018 13:32

                                                    @Jason

                                                    merci... je connais tout cela très bien également... et je vous ai dit mon avis : l’art japonais et nègre de cette époque est « un art qui veut faire occidental », pour plaire aux nouveaux maitres du monde... il répond à la définition de l’exotisme... c’est à dire, un « ailleurs de complaisance »

                                                    le caractère authentiquement national n’y est pas nécessairement. Voilà tout. Et ce n’est pas parce-qu’un musée nous fait un topo dessus qu’on n’a pas le droit d’avoir un avis personnel. 



                                                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 juin 2018 13:42

                                                    @Paul Leleu


                                                    il ne vous est jamais venu à l’esprit que l’art dit contemporain dans son versant provocateur sert justement à montrer l’état de déchéance de la société actuelle. Il ne s’agit que d’un miroir. Que certains soient tombés dans la bouse, cela les regarde. Mais ne tombez pas dans la travers de jeter tout le contemporain à la poubelle. Certaines oeuvres sont superbes et s’intègrent parfaitement dans l’environnemnt qui les met en valeur. Chilida entre autres : https://www.google.be/search?q=chillida&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiOx_a3ztrbAhUELFAKHRbpBVkQ_AUICigB&biw=1164&bih=612 Qui a une dimension métaphysique.

                                                  • Jason Jason 17 juin 2018 14:21

                                                    @Paul Leleu


                                                    « le caractère authentiquement national n’y est pas nécessairement »

                                                    Ah, vous voulez un art national à ce que je vois. En connaissez-vous les conséquences ? C’est un propos sur lequel je ne vous suivrai pas.

                                                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 juin 2018 21:54

                                                    Bande d’incultes incrédules
                                                    Tapez ou copiez collez : Franck Lepage l’art contemporain
                                                    Il va rendre évidente au plus borné d’entre vous l’extrême richesse de l’art de votre temps que vous ne voulez pas voir.


                                                    • Jason Jason 17 juin 2018 08:25

                                                      @Pierre Régnier


                                                      Exact. Il y a aussi le livre de Florence de Mèredieu, Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne (Larousse, 1994 et 2004).

                                                    • tobor tobor 16 juin 2018 22:40

                                                      @ l’auteur :
                                                      Vous préférez les gros bourgeois ? ou l’art prolo ?


                                                      • Paul Leleu 17 juin 2018 13:38

                                                        @tobor

                                                        J’aime l’art des artistes. 


                                                        Pas comme Duchamp, qui d’ailleurs se revendiquait « anartiste »... 

                                                        Faut dire que comme peintre il aurait fait une carrière très secondaire. Alors que comme exportateur de bidets en gros, il a fait Führer. 

                                                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 17 juin 2018 13:45

                                                        @Paul Leleu Nu descendant un escalier ...j’aime


                                                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 17 juin 2018 13:53

                                                        J’avais un ami peintre et surtout excellent dessinateur qui s’est amusé à reproduire à l’identique un billet de banque. Comme il n’exposait qu’un seul côté, c’était autorisé. Le but était bien sûr de choquer et d’amener le spectateur à se poser des questions philosophiques essentielles : qu’est que la valeur de l’argent, la valeur du billet vaut-elle moins que le prix auquel il sera vendu, le monde extérieur n’est-il qu’ illusions ?... A compléter,....


                                                        • arthes arthes 17 juin 2018 22:48

                                                          Lorsqu’un artiste produit , de nos jours, en 2018 un tableau dans le style figuratif, par exemple, peut on dire qu’il s’agisse d’art contemporain ?

                                                          Où alors cette appellation serait elle réservée à du transgressif ? Par exemple je fais vomir mon chat (mon chien est mort le pauvre) dans un chiotte  en émail sur lequel j’aurai tagué « fuck fuck » en rose fluo, et je prend la photo, et j’écris ; « archetype de l’humain :réconciliation animale avec le divin » comme légende et c’est de l’art contemporain ?

                                                          • kalachnikov kalachnikov 17 juin 2018 22:54

                                                            @ arthes

                                                            Il y a plusieurs définitions. L’auteur jongle avec elles pour témoigner de son nihilisme dépressif. (j’aime bien le taquiner).


                                                          • arthes arthes 18 juin 2018 00:35

                                                            @kalachnikov
                                                            Certes...C est un peu comme l art culinaire.

                                                             hut e cuisine, , bourgeoise, ensuite moderne.. Moléculaire ...mais parfois ce n est même plus de la cuisine ni de l art 

                                                          • tobor tobor 18 juin 2018 01:11

                                                            @arthes
                                                            l’art contemporain est avant tout un art marchand. Sans le marché de l’art, ce peut être du simple cafouillage ou une sorte d’autisme. S’il intègre le conceptuel, le « succès » dépend des aspects marchands habillement planqués dans les recoins du concept. Tout ça n’est en fait pas loin de la pub.
                                                            .
                                                            Mais l’art contemporain, c’est aussi des milliers de jeunes qui sortent d’écoles d’art et qui pensent que le monde les attendait, qui tentent de s’incruster dans des réseaux de galeries ou dans des collectifs plus ou moins alternos, qui font des actions dans la ville, qui se politisent, se socialisent (?)
                                                            En tout cas, il n’y a pas de place pour tout le monde à la tribune, ni les budgets, pourtant, ils/elles portent l’enseignement de l’histoire de l’art tel que tout mode d’expression intégrant du concept peut être élevé au rang d’art au même titre que les disciplines classiques, majeures, mineures, rien à fout’, subversive ou pas, seule l’expression compte.
                                                            .
                                                            Personnellement, je n’ai rien contre le conceptuel, tout dépend du concept et à qui il s’adresse.


                                                          • arthes arthes 18 juin 2018 08:39
                                                            @tobor

                                                            Merci pour ces précisions.

                                                            ca me fait un peu penser aux « performer », sauf que cette expression n’entre pas forcément dans la sphère mercantile et ne nécessite pas d’avoir fait histoire de l’art.

                                                            Du point de vue de la néophyte que je suis, on a tendance à vouloir associer la beauté et l’esthétisme à l’art, ce qui reste suggestif, on a aussi l’idée qu’il y a eu du travail, que c’est dans la douleur en quelque sorte que l’artiste « accouche » de son œuvre, ce qui n’est pas une garantie de réussite non plus.
                                                            Mais surtout il faut qu’il y ait de la profondeur.

                                                            Aussi, le bidet de Duchamps déconcerte autant qu’un coyote qui pisse sur un journal...Autant que l’érection de ce pouce célébré et reproduit dans le monde entier (je n’ai plus le nom de l’artiste).

                                                            Disons que le conceptuel de prime abord me parait s’adresser à la seule intellectualité de l’homme, et ne dépasse pas les limites de son champs de représentations, mais c’est l’expression de notre temps....Faut voir, je ne suis pas fermée non plus.

                                                            Cela dit, j’avais lu , il y a très longtemps, une histoire d’un peintre (une fiction) qui m’avait marquée : En gros, ce peintre très reconnu, grand artiste voulait créer l’œuvre de sa vie, une sorte de représentation de l’humanité, et des jours et des nuits entières il passait son temps dans son atelier,il ne mangeait plus, ne dormait plus, et enfin, un jour, je crois qu’il fallu forcer la porte de son atelier pour le trouver mort d’épuisement devant sa toile achevée.
                                                            Il s’agissait d’un tableau blanc et juste en bas, à droite il avait écrit un mot et on ne savait pas s’il fallait lire « solitaire où solidaire ».

                                                            Si cet homme n’avait pas été ce grand artiste qu’il fut, s’il n’y avait pas tout mis de lui même au point d’en mourir, cela ne voudrait rien dire.

                                                            Cela dit, pour ma part, je trouve le transgressif dépassé, dès lors, il convient d’aller plus loin et de transgresser le transgressif.
                                                            C’est un concept tiens !!! 


                                                          • arthes arthes 18 juin 2018 16:07
                                                            @Self con troll
                                                            Non, je viens de lire cette nouvelle assez amusante d’ailleurs de Balzac « Le chef d’œuvre inconnu », mais cela n’est pas le souvenir que j’évoque...

                                                          • tobor tobor 19 juin 2018 00:06

                                                            @arthes
                                                            S’il ne faut pas avoir fait Histoire de l’art pour performer (ou présenter des installations, autre déclinaison de l’art contemporain), la majorité des personnes qui s’y jettent est imprégnée des gros rebondissements du XXème en matière de libération des carcans dans la création artistique. 
                                                            .
                                                            Pour le pouce, ça me rappelle vaguement un certain César (?)
                                                            .
                                                            L’artiste maudit est un film que certain/es se jouent par pure romantisme. Certain/es n’ont même que cette attitude comme expression artistique (Sebastian Horsley par exemple).
                                                            Il y a des artistes imbuvables, des anachroniques, des looseurs, des ratés mais aucun n’a vraiment été maudit par une entité qui aurait ce pouvoir.
                                                            Et pour votre exemple, il me semble que les mots « solitaire » ou « solidaire » ne disent pas grand-chose non-plus, n’importe quel couple de mots presque identiques y trouverait une cohérence, aussi sinueuse soit-elle.
                                                            .
                                                            Les « grands artistes » sont riches et franc-maçons. L’enseignement artistique est promulgué par des francs-maçons et je crains fort qu’il en soit ainsi depuis le XVIIIème. Le cheminement de l’histoire de l’art est sous contrôle en résonance avec toutes les branches sous cette même influence. S’il y est à un moment prévu de transgresser le transgressif, il en sera ainsi, sinon, c’est à faire dans son coin, en dehors de l’Histoire, là où le chose se passent en réalité.


                                                          • arthes arthes 19 juin 2018 10:47
                                                            @tobor
                                                            Voui, pour les performer...Disons que je trouvais une similitude avec des conceptuels transgressifs du contemporain art, ..Ensuite cela s’exprime pas forcément pour un public, ça peut être des trips « entre soi ».

                                                            Pour le pouce, possiblement César, merci, si j’avais voulu vraiment trouvé, j’aurais cherché sur ggogle, donc ce n’est pas le nom de l’artiste qui m’interpellait, cet objet n’en a pas davantage de valeur à mon regard.
                                                            C’est un exemple de mocheté.

                                                            Les artistes maudits, j’en ai pas parlé, pas davantage que d’entité, je n’y crois pas un seul instant...Je dirais plutôt : Incompris, comme Niezstches ou Ghoete pour un autre registre. .

                                                            Quant au bouquin : 
                                                            Solitaire ou solidaire pour un tableau blanc qui voulait représenter l’humanité, l’homme quoi, avec un artiste qui y passe tellement de temps et en crève, , ça me parle mieux qu’un pouce dégueu, et donc oui, je me sens interpellée par le sens étrange de cette chute...Mais j’en dors (lol)
                                                            Solitaire/solidaire est le titre d’un livre de Camus , de mémoire, à propos de la condition humaine à l’aune de sa propre condition d’humain


                                                            L’art est cloisonné alors ?
                                                            Bah, transgresser le transgressif, ça se fait surtout dans son coin je pense, la où les choses se passent, je suis d’accord avec vous, mais c’est aussi ce qui nourrit les ceusses qui cloisonnent et viennent trouver/piller une substance

                                                          • arthes arthes 19 juin 2018 13:50

                                                            @arthes.


                                                            Euh..Goethe et pas Ghoete..Pas une bonne manière de transgresser le transgressif ça ...

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Paul Leleu


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