• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Edouard Philippe et la retraite à 65 ans....
#53 des Tendances

Edouard Philippe et la retraite à 65 ans....

JPEG

 

Edouard Philippe propose de porter progressivement l’âge légal de départ à 65 ans et la durée de cotisation à 45 annuités, tout en introduisant une part de capitalisation.

 

Le constat démographique et financier est connu de tous... Notre système de retraite doit impérativement retrouver un équilibre pérenne. Encore faut-il ne pas réduire la question à un simple déplacement du curseur de l’âge.

 

En effet, repousser régulièrement le départ à la retraite ressemble davantage à une gestion comptable des déséquilibres qu’à une véritable politique ambitieuse pour notre pays. La très grande majorité du personnel politique manque surtout d’une stratégie cohérente associant démographie, politique familiale, emploi, productivité et maîtrise des dépenses publiques. Les gouvernements successifs traitent les conséquences sans véritablement s’attaquer aux causes...

 

L’introduction d’une part de capitalisation mérite en revanche d’être sérieusement étudiée. Elle permettrait de compléter la répartition par la constitution progressive d’un patrimoine productif. Encore faudrait-il garantir des frais raisonnables, une gestion diversifiée et un cadre suffisamment stable pour inspirer confiance sur plusieurs décennies. Les épargnants craignent plus que tout les changements de règles en cours de route ou les rétroactivités...

 

Le problème politique républicain demeure celui du temps long. Gouverner ne consiste pas seulement à équilibrer le prochain budget ou à préparer la prochaine échéance électorale. Gouverner revient à servir le présent sans lui sacrifier l’avenir. Un chef d'Etat sérieux et efficace travaille pour transmettre aux générations suivantes un héritage préservé et renforcé.

 

Louis XIV l’avait parfaitement compris lorsqu’il écrivait dans ses Mémoires pour l’instruction du Dauphin (1661) : « Ce soin n’était pas assez grand s’il ne passait au-delà de nous-mêmes, en nous faisant communiquer toutes nos lumières à celui qui doit régner après nous ».

 


Moyenne des avis sur cet article :  1/5   (1 vote)




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • Buzzcocks 10 octobre 09:28

    La capitalisation repose aussi sur la démographie, vous louez à qui vos biens immobiliers si on a remplacé les hommes par des robots boostés à l’IA comme le propose un candidat ? 

    Ensuite, la capitalisation, il faut des connaissances, sinon, vous confiez ça à des « experts » (votre banque) qui vous entubent souvent en beauté, mais vous n’avez pas le choix à moins de s’y investir à 100%... Et encore, on le voit avec Trump, le mec manipule tellement les marchés et l’information que lui et son clan auront toujours deux coups d’avance. 

    Je le vois personnellement, gérer mon fric ne m’intéresse pas, donc j’ai été voir mon banquier, j’ai des livrets à terme, les rapports couvrent à peine l’inflation. Alors qu’on nous parle d’obligations d’états à 5%, en ce moment. Bizarrement, je n’ai jamais accès à de tels taux quand je veux épargner. Bref, je me fais avoir mais ok, je veux bien reconnaître que c’est ma faute, car je préfère jardiner que gérer et regarder des courbes sur excel. 


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 10 octobre 18:06

      La capitalisation est une idée à la mode, mais cela n’a aucun sens. Pourquoi ?
      Regardez comment vous avez utilisé vos revenus des 12 derniers mois. Et vous constaterez sans doute que c’est pour payer des biens et services qui ont grosso modo été produits dans les 12 derniers mois également (avec un décalage de qqs jours ou semaines si vous pinaillez).

      Donc de fait, nous sommes dans un système de répartition : les 68 millions de consommateurs français se répartissent tous les ans la production des 24 millions de français qui produisent biens et services (laissons provisoirement de côté la partie produite par les étrangers et le déficit de notre balance commerciale qui est pourtant le point majeur = à équilibrer obligatoirement)

      Capitaliser, c’est mettre de côté une part de ses revenus pour dépenser plus tard. Ce n’est pas un fonctionnement sain car cela crée 2 déséquilibres :

      1. déséquilibre l’année de la capitalisation : gachis de production puisque tout ce qui a été produit n’est pas consommé
      2. déséquilibre l’année ou vous remettez vos économies en circulation pour consommer : plus d’argent pour acheter que la production de l’année = inflation garantie

      A l’inverse, beaucoup plus sain avec les 2 équilibres suivants

      1. chaque année, le pouvoir d’achat correspond globalement à la contrepartie de la production (les rémunérations)
      2. chaque année, les consommateurs de l’année se partagent les productions de l’année (ce qui correspond à la réalité concrète).. Ce partage pourrait en théorie se faire par du troc de baguettes contre des billets de train, etc.Totalement irréaliste alors que le même partage via les contreparties (rémunérations) revient au même sur le fond, mais réalisable en pratique.

    • Octave C Lebel Octave C Lebel 10 octobre 09:34

      Depuis quand avons-nous besoin de la capitalisation pour faire cela, la construction d’un patrimoine productif qui mérite aussi d’être expliqué ? Le patrimoine pour les besoins de quelques-uns ou un patrimoine au bénéfice de tous comme nos services publics avec une économie sérieusement planifiée et pilotée au service des besoins du plus grand nombre. Les effets réels de la capitalisationn dans le monde sont documentés.Elle a justifié l’allongement du temps de travail qui a pour effet global de devoir travailler plus pour gagner moins sur la distance avec des inégalités plus fortes à l’arrivée entre les retraites et bien sûr sur la satisfaction des besoins des uns et des autres tout au long d’une vie. 

      «  L’introduction d’une part de capitalisation mérite en revanche d’être sérieusement étudiée. Elle permettrait de compléter la répartition par la constitution progressive d’un patrimoine productif. Encore faudrait-il garantir des frais raisonnables, une gestion diversifiée et un cadre suffisamment stable pour inspirer confiance sur plusieurs décennies. Les épargnants craignent plus que tout les changements de règles en cours de route ou les rétroactivités... »


      • Gégène Gégène 10 octobre 10:28

        Hors de toute considération sur une réforme des retraites, il faut bien admettre que le sieur Philippe, qui a allègrement tapé sur la « populace » gilets jaunes en 2018, n’est aucunement pertinent pour parler de ces sujets.

        Je sens confusément que ce malhomme va succéder à l’Emmanuel !

        Après tout, personne ne sera dans l’isoloir à contrôler le bulletin de Monsieur Michu

        Merci d’avance à tous les castors qui viendront chouiner ensuite ...


        • Gégène Gégène 10 octobre 10:30

          Le bulletin de Monsieur ET Madame Michu, For Sure smiley


        • Étirév 10 octobre 11:58

          Les politiciens professionnels, en particulier des « faux-derches » comme Edouard Philippe, ne servent à rien. Du moins, ils ne servent à rien de positif pour leur peuple. Ils sont surtout mis là pour vous donner l’impression que vous avez la liberté de choisir. C’est faux. Vous n’avez pas le choix.
          Au-dessus des politiciens il y a ceux qui tirent les ficelles, c’est-à-dire les réels donneurs d’ordres ou « puissances d’argent », celles qui ordonnent aux pantins qui vous gouvernent (comme E. Philippe Premier ministre notamment) de vous dire quoi faire, quoi croire, quoi penser et quoi acheter, pendant qu’ils sabordent le pays, bradent toutes les richesses et prennent une « commission » au passage.
          Les « puissances d’argent » possèdent tout. Ils possèdent toutes les terres. Ils possèdent toutes les banques, toutes les multinationales qui paient (le verbe stipendier serait plus juste) vos parlementaires, vos ministres, la police et les juges qu’ils ont dans leur poche.
          Elles possèdent tous les médias d’information, toutes les compagnies médiatiques ; elles contrôlent donc toutes les informations qui vous sont données.
          Elles dépensent des milliards chaque année en « lobbying » pour obtenir ce qu’elles veulent, et nous savons ce qu’elles veulent. Elles veulent tout simplement plus pour elles et moins pour tous les autres. Mais je vais vous dire ce qu’elles ne veulent pas : elles ne veulent pas d’une population de gens bien informés, pourvus de sens critique. C’est contre leurs intérêts. Vous savez quoi ? Elles ne veulent pas de gens autour de la table qui se rendent compte à quel point ils se font baiser par ce « système ».
          Vous savez ce qu’elles veulent ? Elles veulent des travailleurs dociles ; des gens qui acceptent passivement des boulots de plus en plus chiants avec des salaires de plus en plus bas.
          Maintenant, Elles veulent l’argent de votre foutue retraite, et celui de votre sécurité sociale. Elles veulent tout accaparer. C’est un grand « club » et vous n’en faite pas partie.
          Les dés sont pipés, la partie est truquée et personne n’a l’air de le remarquer.
          Aussi, nous assistons, périodiquement, à l’« humaine comédie » des élections où le citoyen « souverain », « libre » et « indépendant », vote et s’agite pour la gauche, la droite ou le centre... pauvre pantin qui se déplace dans le cercle tracé préalablement par des meneurs occultes, avec tout ce que cela comporte, et dont témoigne tragiquement la quotidienneté nationale, européenne et mondiale.
          Les professionnels de la politique, véritables marionnettes du « système », s’en foutent de vous. Ils s’en tapent de vous ! Ils s’en branlent ! Complètement !
          NB : « Ils ont les machines à billets. Ce n’est pas une question d’argent, ils ont tout l’argent qu’ils veulent. C’est une histoire de pouvoir et de leur vision du monde. » (Aaron Russo)
          Lien


          • Vudenbas Vudenbas 10 octobre 12:20

            Le problème du politicien, est qu’il est politicien justement.

            Je corrige, c’est un professionnel de la politique, et sa survie passe par l’obtention d’un poste et de la retraite ou pension associées, et qui une fois obtenu, le poste, peut éventuellement l’aider à passer dans le « privé ». Mais plus par pantouflage que par compétence, et revenir en politique quand l’occasion se représente.

            Autre caractéristique remarquable du politicien professionnel, il a toujours des solutions miracles une fois qu’il n’est plus aux affaires. Et si on lui demande pourquoi il ne les a pas mis en œuvre pendant son mandat, il renvoie la faute à un autre : le ministre au président, le président au contexte, le gouvernement au Parlement, etc.

            C’est le problème dans la prise de décision quand on est aux affaires, la dilution des responsabilités et la perte d’un concept devenu complètement désuet qu’on appelait fut un temps « honneur ». Sans compter la formule de Chevènement : un ministre « ferme sa gueule ou démissionne ». Et là on parle de manque de courage et de convictions.

            Je ne parle même pas des périodes électorales ou c’est la foire à la saucisse pour les promesses.

            Mais à leur décharge, les électeurs ne veulent pas entendre parler de mauvaises nouvelles, comme austérité, rigueur budgétaire, etc...

            On a peut être les politiciens qu’on mérite au final.

            Je mets de côté les rôles des médias.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité