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Accueil du site > Tribune Libre > Education de misère, misère de l’Education : sans toit, ni loi. Par (...)

Education de misère, misère de l’Education : sans toit, ni loi. Par Pr ELY Mustapha

  Pour constater qu’un toit pourrait s’écrouler, il faut avoir une dignité, pour pouvoir lever la tête.

Les autorités mauritaniennes portent la responsabilité pleine et entière de la misère qui frappe depuis des décennies l’Education nationale en Mauritanie. Un système croulant qui après avoir fait démolir les écoles en les vendant à ceux qui les ont détruites pour construire des milliers de boutiques, trous à rats de commerçants véreux, voilà que les écoles s’écroulent d'elles-mêmes, blessant et tuant leurs élèves…

voir  : - Le pays où se vendent les écoles

 - Le livre qui explique pourquoi le régime militaire mauritanien vend les écoles primaires

 

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A Bribaya (Nema) à Toujounine, des toits d’écoles s ’écroulent sur des enfants et les responsables passifs ne font qu’enregistrer les morts comme si l’administration mauritanienne n’était constituée que de croque-morts.

 A défaut de voir le Président Ghazouani se déplacer ou le Ministre l’Education nationale démissionner avec ses staffs, l’on admire un ballet d’émissaires locaux aller constater les drames comme s’il s’agissait d’un non-évènement.

Des enfants morts, des parents en deuil, des propriétaires d’écoles et de mahadhras insalubres qui ont reçu autorisation d’ouvrir leurs couloirs de la mort pour des enfants laissés-pour-compte d’un système éducatif qui se négocie, s’achète et se vend ; système éducatif bâti sur la falsification et le non-savoir, et dont les enseignants, ne sont que l’ombre d’eux-mêmes, les parias d’un système de bigotisme et d’ignorance qui les empêche d’avoir les moyens humains et matériel d’une quelconque dignité, ni de lever la tête. Car pour constater qu’un toit risque de s’écrouler il fait avoir eu l’occasion de lever la tête.

Le ridicule ne tuant pas, l’on n’a pas vu, cette fois-ci, avant le drame le ministre des affaires religieuses, aller distribuer des linceuls aux familles, comme il l’a fait aux populations à l’annonce de la COVID. « Vous allez mourir, couvrez-vous », semblait-il leur dire. Et l’occasion est cette fois-ci d’or pour ce ministère car le toit s'est effondré sur la tête d’enfants d’une Ecole d’enseignement religieux, encore un marché public, un budget pour les linceuls…couvrez-moi ces morts-innocents.

Impuissance, bêtise, cruauté. La Mauritanie, un pays où les enfants meurent sur les bancs de l’Ecole.

Parce que les écoles sont insalubres, parce que l’administration publique qui doit y veiller, et qui l’est autant, est incompétente et incapable de contrôler, inspecter et encadrer les institutions éducatives (leurs bâtiments et leurs programmes).

Institutions qui naissent comme des champignons au gré des autorisations de complaisance délivrées par la corruption, à travers les liens tribaux, claniques et autres trafic d’influence militaro-mercantile.

Combien de toits vont encore s’écrouler, combien de petites têtes y laisseront la vie ?

La dignité, ne s’achète pas, ne se corrompt pas… elle donne la fierté de garder la tête bien haute. Au-dessus de la misère humaine.

Et pour constater qu’un toit pourrait s’écrouler, il faut avoir une dignité, pour pouvoir lever la tête.

Et dans un pays, où la misère a atteint un plafond, l’Education de misère ne conduit qu’à la misère de l’Education. Sans toit, ni loi.

ELY Mustapha


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4 réactions à cet article    


  • Clark Kent Séraphin Lampion 2 juin 17:44

    ils sont en avance, en Mauritanie : c’est un avant-goût de ce qui nous attend !


    • titi titi 3 juin 17:25

      @Séraphin Lampion

      On parle quand même d’un pays qui pratique toujours l’esclavage, et qui vient seulement d’interdire le gavage des jeunes filles.

      Comparaison n’est pas raison.


    • zygzornifle zygzornifle 3 juin 09:23

      Quand ça nous arrivera on mettra les prof en prison ......


      • BA 5 juin 05:37

        Après l’académie de Versailles, c’est celle d’Amiens qui se lance dans le recrutement « express » d’enseignants par le biais de job dating. Une session est organisée à Beauvais le 20 juin. De quoi inquiéter les organisations syndicales.


        L’idée du « job dating » pour recruter des enseignants a fait couler beaucoup d’encre dans la presse et sur les réseaux sociaux. La polémique n’est pas prête de s’arrêter : après les académies de Versailles et de Créteil, celle d’Amiens met en place le même processus avec une journée dédiée à Beauvais, le lundi 20 juin.


        Sur Twitter, les réactions ne se sont pas fait attendre. « Délabrement », « destruction du service public de l’éducation », « profs au rabais »  : les accusations pleuvent. 


        Le rectorat explique l’idée de ce job dating par le besoin de pallier le manque de professeurs dans l’académie, notamment dans certaines matières comme l’allemand et les mathématiques, et dans certaines zones géographiques.


        L’objectif est de recruter des enseignants contractuels, un statut un peu particulier qui pourrait s’apparenter à un CDD dans le secteur privé. Les contractuels remplacent les professeurs absents pour quelques semaines, quelques mois, ou une année scolaire entière, et leur contrat peut être renouvelé si les besoins persistent. 


        D’après le recteur, les contractuels représenteront à la rentrée prochaine 4 % des effectifs du second degré dans l’académie d’Amiens. « Quelques dizaines de postes », assure-t-il. Mais faut-il encore trouver des volontaires pour occuper ces postes.


        "On a eu cinq ans de mépris de la part de Jean-Michel Blanquer, cinq ans d’attaque sur les professeurs, et aujourd’hui on se rend compte que le métier n’attire plus du tout, qu’on fait face à une crise du recrutement. Mettre en place un job dating, c’est bien un aveu d’échec", déplore Elie Guillaume, professeur de mathématiques à Amiens et représentant syndical de Sud éducation. 


        Le rectorat relativise, assurant plutôt que ces recrutements permettront d’attirer "les gens du monde de l’entreprise" dans l’enseignement, notamment pour les filières technologiques et professionnelles.


        Mais pour Sud éducation, la multiplication des contractuels participe à la précarisation du métier. "Je ne vais pas vous dire que je suis inquiet pour le niveau, parce qu’un contractuel est titulaire au moins d’un bac +3, et il n’est pas forcément moins bon ou meilleur que nous, précise le représentant syndical. C’est la précarisation et le manque de formation qui nous posent problème. Ils ne connaîtront leur affectation que fin août, voire début septembre. Ils peuvent enseigner de la 6ème au BTS. Ils l’apprendront au dernier moment, c’est ultra-violent pour eux, ils n’auront même pas le temps de prendre leurs marques ni de se préparer. Ils vont se retrouver devant une classe le 2 septembre sans même avoir appris à préparer un cours. On leur proposera des formations pendant l’année, mais pas avant la rentrée, et seulement de temps en temps, peut-être une journée tous les trois mois. Et tout ça sans savoir s’ils seront renouvelés l’année prochaine." 


        À noter que l’académie de Versailles promet, pour ces nouvelles recrues, une formation théorique de deux semaines au mois d’août. L’académie d’Amiens n’a quant à elle pas précisé si une formation similaire était prévue.


        Pour Antoine, professeur d’histoire-géographie dans la Somme, la multiplication des contractuels s’inscrit dans un projet politique. "S’il y a un vivier de contractuels important, les chefs d’établissement pourront choisir qui ils recrutent et choisir de ne pas les garder alors que les titulaires de l’Éducation nationale eux, doivent forcément être recasés, estime-t-il. Là, on leur demande de faire des remplacements de plus ou moins longue durée, mais dans quelques années, si on manque de titulaires, on aura partout des contractuels sur du long terme, qui seront sans cesse renouvelés. Au début, ça ne se voit pas trop, mais à moyen ou long terme, c’est destructeur." 


        Il regrette, comme son confrère prof de maths, le manque d’attractivité de la profession. "Il y a la question du salaire, de la multiplication des tâches, et aussi celle de la reconnaissance. On essaie d’être motivés mais c’est très dur d’être reconnu pour ce qu’on fait. La reconnaissance, on l’a par nos pairs, par nos élèves surtout, mais de la part de notre direction, de la plupart des parents et de la société en général, c’est plus compliqué."


        Enfin, il s’interroge sur les conséquences de la généralisation du statut de contractuels. "C’est un statut bâtard, qui ne va pas leur permettre de s’investir dans leur établissement, puisqu’ils viennent et qu’ils repartent. Monter les projets éducatifs, participer au conseil d’administration, qui va le faire s’il n’y a que des contractuels ?", s’interroge-t-il. 


        Et l’horizon ne semble pas vraiment se dégager : d’après Élie Guillaume, il y a cette année moins de candidats admissibles au Capes - le concours qui permet de devenir enseignant titulaire - que de postes vacants dans certaines matières comme les mathématiques ou l’allemand. Le recteur de l’académie d’Amiens assure que tous les élèves auront des professeurs à la rentrée. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye, ne s’est pas encore exprimé à ce sujet. 


        Le sujet est même devenu l’un des thèmes de campagne des élections législatives. Dans notre émission Dimanche en politique, qui sera diffusée le 5 juin à 10h55 sur France 3 Picardie, quatre candidats picards ont présenté les solutions de leurs partis. 

        https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/beauvais/un-job-dating-organise-a-beauvais-pour-recruter-des-profs-de-college-et-lycee-ils-vont-se-retrouver-devant-une-classe-le-2-septembre-sans-meme-avoir-appris-a-preparer-un-cours-2554884.html

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