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Accueil du site > Tribune Libre > Elections en Italie : pour ceux qui auraient manqué un épisode

Elections en Italie : pour ceux qui auraient manqué un épisode

Quand Berlusconi est considéré comme « modéré », c’est que ça sent le roussi !

Une fois de plus, le résultat peu concluant des élections législatives et sénatoriales en Italie va se traduire par de longues semaines de marchandage politique avant qu'un gouvernement puisse être formé. Ce n'est pas une spécialité italienne (qui a connu 65 gouvernements depuis 1946), puisque l’Allemagne sort tout juste d’un « imbroglio » aussi lassant qu’inutile. Mais pour ce qui est de l’Italie, le seul résultat clair, c’est que le « centre » s’est effondré pour faire place à des formations que les virtuoses de l’euphémisme baptisent de « populistes », ce qui permet de mettre dans le même sac tous ceux parmi les démagogues qui ne sont pas téléguidés par Bruxelles, le Vatican ou Wall-Sreet.

Les deux partis qui ont engrangé les meilleurs scores, la Ligue du Nord et le Mouvement des cinq étoiles (M5S), affirment qu’ils veulent nettoyer les écuries d’Augias. Les deux veulent annuler les réformes des retraites et du droit du travail, remettre en cause les règles budgétaires de l'UE, lancer des politiques commerciales plus protectionnistes et établir de meilleures relations avec la Russie. A des degrés différents les deux sont anti-UE et ont soutenu la récente campagne européenne contre les vaccinations obligatoires.

Le centre-gauche de Matteo Renzi, le parti du Parti démocrate (PD) et le centre-droit de Silvio Berlusconi, Forza Italia, ont obtenu des résultats bien en-dessous des prévisions. La consultation électorale a été particulièrement calamiteuse pour le jeune premier Renzi qui, il y a quatre ans, était présenté par ses sponsors comme l’homme providentiel qui allait moderniser et assainir la vie politique du pays.

Pour autant, il ne faudrait pas croire que les choses soient faites et que le paysage politique italien se trouve bouleversé. La rhétorique « eurosceptique », « anti-establishment », « conspiratrionniste » de la Ligue et du M5S est depuis longtemps le répertoire préféré du parrain Berlusconi. Le magnat des médias refait à neuf et customisé a remporté trois élections en s’attaquant à l’immigration, à l'UE, à "l'establishment de gauche" (comme le leader de la Ligue Matteo Salvini) et la "finance internationale" (cible régulière du fondateur de M5S Beppe Grillo).

Depuis plus de 25 ans, Le parrain Silvio se présente comme un non-politicien, une exception parmi l'élite corrompue et déconnectée de la vraie vie, comme le dirigeant du parti de ce qu'il appelle les « hommes d'affaires », les entrepreneurs. Avant les élections de 1994, il avait déjà défini son mouvement comme étant « hors du système politique » (ni de droite ni de gauche, si ça vous dit quelque chose), et il avait présenté presque exclusivement des candidats novices, une stratégie reprise par M5S (et peut-être quelques autres sous d’autres cieux)..

Même les multiples scandales sexuels dont il est le « héros » et 20 procès concernant des accusations allant de la fausse comptabilité à la corruption de juges ont été utilisés par Berlusconi comme preuves de ses antécédents « anti-establishment » : tout cela ne ferait que démontrer que le système judiciaire est à ses trousses. Une de ses propositions, la promesse d’une réforme de la magistrature est très populaire auprès des électeurs lassés d’un système juridique terriblement lent.

La tactique de Berlusconi est de rejeter la responsabilité des malheurs de l'Italie sur de sombres forces extérieures : la presse étrangère, les banques étrangères, le pouvoir économique allemand. Son colossal empire médiatique lui a servi à la fois d’amplificateur et de diffuseur. Au cours de la crise financière de 2011, qui a entraîné une quasi-faillite de l’état et la démission de l’intéressé, Berlusconi, a prétendu que les mesures d'austérité qui résultaient de sa propre gestion étaient le résultat d'une conspiration internationale contre lui.

M5S qui a créé des sites internet et des comptes de réseaux sociaux qui s’en prennent aux médias traditionnels, n’a eu qu’à récolter les fruits de ce qu’avait semé Il Cavaliere ("Le Chevalier" , le surnom donné à Berlusconi par la presse italienne). Il en va de même pour la Ligue qui a fait son fond de commerce des questions liées à l'immigration.

En fait, les relations de Berlusconi avec la « droite dure » italienne remontent loin. Au fil des années, il a conclu plusieurs pactes avec la Ligue du Nord, et a parfois tenté de courtiser sa base électorale. On sait que l'ancien dirigeant de la Ligue, Umberto Bossi, avait ordonné à la marine de tirer sur des bateaux transportant des immigrants quand il était ministre dans le cabinet Berlusconi en 2003. En 2010, Berlusconi a déclaré que les immigrés clandestins n'étaient pas les bienvenus en Italie (« tout en faisant une exception pour les belles filles" pour rester dans la tonalité de goujat qui l’a rendu célèbre).

Berlusconi a commencé à se réconcilier avec l'idée d'une communauté européenne quelques semaines avant l'introduction de l'euro en 2002. Quand la monnaie unique est arrivée, les entreprises italiennes en ont profité de pour doubler la plupart de leurs tarifs, et Berlusconi a refusé d’imposer un contrôle des prix. Sa base électorale en a été satisfaite, même si le pouvoir d’achat des ¾ de la population a diminué brutalement. Le résultat a été un effondrement spectaculaire de la demande des consommateurs. Qu’à cela ne tienne : en 2005, le même Berlusconi attribuait l'état économique désastreux de l'Italie à la monnaie unique, en disant que l'euro avait "baisé tout le monde".

L’incurie économique de Berlusconi, et la crise de 15 ans qui s’en est suivie ont alimenté une profonde source de colère à laquelle puisent sans modération tous les tribuns. Son second mandat en tant que Premier ministre, de 2001 à 2006, aurait pu être l’occasion pour lui de remodeler l'industrie italienne en difficulté face à la concurrence chinoise. Il disposait de la majorité à un moment où l'économie mondiale se portait bien. Il aurait pu faire toutes les réformes nécessaires, mais il ne l'a pas fait. Il était trop occupé à s'occuper de ses propres intérêts.

Il est donc particulièrement savoureux de constater qu’à la veille des élections de dimanche dernier, les modérés politiques en Italie et les eurocrates à Bruxelles ont commencé à considérer que le milliardaire octogénaire était un « modéré » qui pourrait sauver l'Italie des « populistes ». Les stratèges semblent compter leurs munitions, et ça commence à se voir.

 


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49 réactions à cet article    


  • Diogène Diogène 7 mars 2018 09:46

    Comment Berlusconi comprend l’histoire :


    1. « Mussolini n’a jamais tué personne. Mussolini a envoyé des gens en vacances en exil »


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 06:59

      @Diogène
      Il n’empêche que Berlusconi a refusé d’appliquer les réformes de Bruxelles en 2011, ce qu’aucun Président français n’a fait, il a été viré et remplacé par Mario Monti venu tout droit de chez Goldman Sachs...


    • Cateaufoncel 7 mars 2018 11:11

      "La rhétorique « eurosceptique », « anti-establishment », « conspiratrionniste » de la Ligue et du M5S est depuis longtemps le répertoire préféré du parrain Berlusconi."

      A telle enseigne, que s’il l’avait emporté sur Salvini, Berlusconi aurait désigné, pour le poste de premier ministre, Antonio Tajani, commissaire européen et vice-président de la Commission européenne de 2008 à 2014, et actuel président de l’Assemblée européenne.

      On a connu plus teigneux comme eurosceptique smiley


      • Diogène Diogène 7 mars 2018 11:13

        @Cateaufoncel


        « s’il l’avait emporté sur Salvini... »
        si ma tante en avait...

      • Cateaufoncel 7 mars 2018 11:52

        @Diogène

        « Durante la campagna elettorale delle elezioni politiche italiane del 2018 viene indicato più volte dal leader di Forza Italia, Silvio Berlusconi, come possibile candidato alla presidenza del Consiglio dei ministri. Il 1º marzo accetta pubblicamente la designazione offertagli del partito. » (Wikipedia)

         


      • baldis30 7 mars 2018 12:38

        @Cateaufoncel
        candidato ... si !.... scelto ...... ???


      • Cateaufoncel 7 mars 2018 13:02

        @baldis30

        « scelto ...... ??? »

        C’est difficile à dire... Surtout si on songe au précédent Monti...

        Cela dit, compte tenu de l’euroscepticisme des Italiens, la désignation de Tajani comme futur président du Conseil des ministres, est à mon avis l’un des facteurs qui ont contribué au recul de Forza Italia


      • Emohtaryp Emohtaryp 7 mars 2018 13:20

        @Cateaufoncel

        On a connu plus teigneux comme eurosceptique

        Oui, ils voudraient eux aussi « changer les traités », genre une « autre Europe » mais pas question d’en sortir....Bref, toujours le même enfumage, on a les mêmes en France, haro sur l’ue/euro mais personne ne propose une sortie, mis à part FA....

      • Cateaufoncel 7 mars 2018 13:54

        @Emohtaryp

        «  mais personne ne propose une sortie, mis à part FA.... »

        Et il végète à moins de 1 % des suffrages ? Pourquoi ? Parce qu’il est impuissant contre la peur que les européistes ont inoculé aux peuples en leur annonçant des pertes de pouvoir d’achat et l’érosion de leur patrimoine.

        Parler de sortir de l’UE et de l’euro est donc une erreur stratégique qui mène au fond d’une impasse. Erreur d’autant plus grande que les craintes soulevées pas le succès des « populistes » montrent que la possibilité existe de gripper la machine de l’intérieur, ce qui est toujours mieux que d’observer et de dénoncer sans influencer quoi que ce soit. Ce qui est le lot d’Asselineau


      • Emohtaryp Emohtaryp 7 mars 2018 17:09

        @Cateaufoncel

        Parler de sortir de l’UE et de l’euro est donc une erreur stratégique qui mène au fond d’une impasse.

        Pas du tout, il faut juste le courage de dire clairement les choses sans louvoyer, c’est peut-être pas payant dans un premier temps, mais ça le saura le moment opportun....( par ex : en cas de nouveau crack financier qui plane au dessus de nos têtes, ou encore dans une instabilité politique qui frappera forcément à la porte tôt ou tard...)
        Au moins, il n’avance pas masqué comme certains enfumeurs patentés, l’honnêteté finit toujours par payer, il faut juste être patient et opiniâtre...Ce n’est pas le chemin le plus facile, j’en conviens, mais il a au moins le mérite d’être clair et c’est ce que beaucoup de monde apprécient avant tout...

      • Cateaufoncel 7 mars 2018 17:47

        @Emohtaryp

        « ...c’est peut-être pas payant dans un premier temps, mais ça le saura le moment opportun... »

        Peut-être, mais je suis trop cynique (lucide ?) pour y croire.

        « ...l’honnêteté finit toujours par payer... »

        Peut-être, mais je suis trop lucide (cynique ?) pour y croire


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mars 2018 20:13

        @Cateaufoncel
        C’est sûr qu’on ne peut guère compter ni sur les médias, ni sur la classe politique pour reprendre les analyses et les informations données par Asselineau...

        Il n’y a pourtant pas d’autre voie que la sortie légale et pacifique de l’ UE et de l’ euro.

        Les pays qui ne le feront pas vont s’enfoncer dans un marasme politique et social, avec des conflits où les pauvres se battront entre eux, et avec les migrants qui ne cessent d’arriver en Italie...


      • Cateaufoncel 7 mars 2018 20:30

        @Fifi Brind_acier

        « ...les analyses et les informations données par Asselineau... »

        C’est gnangnan et casse-pieds.


      • Cateaufoncel 7 mars 2018 21:57

        @Fifi Brind_acier

        Un article à lire absolument si vous n’avez pas peur ce comprendre à quel point Asselineau est largué dans la partie qui se joue actuellement, avec son article 50 sinon rien.

        Populistes partout, Europe nulle part


      • Emohtaryp Emohtaryp 7 mars 2018 21:58

        @Fifi Brind_acier


        S’il n’est pas question de sortir des instances européennes, le chef de file de l’ancienne Ligue du Nord déclarait, le 22 février dernier : « Après les élections, j’irai à Bruxelles pour demander à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités. » Nous parlons bien d’un homme prêt à exercer le pouvoir et non d’un agitateur d’idées. À l’Élysée, on se refuse à voir la situation sous cet angle et l’on considère que Matteo Salvini a quand même mis de l’eau dans son vin.

         smiley

         
        On a eu la Tsiprasition de la Grèce, voilà maintenant la Salvinition de l’Italie qui pointe à l’horizon, avec un système bancaire en perdition, cette bande de « futurs guignols avec Bunga bunga 2.0 » n’auront d’autres choix que de baisser le pantalon fissa devant le tribunal inquisitoire de la troïka.
        Un nouveau « story telling » à l’Italienne est en cours de gestation, pour la « dolce vita », on verra plus tard...
        Et dans moins de deux ans, on entendra dans les rues de Rome les électeurs mécontents crier « Vafenculo Matteo ! ».....

      • Cateaufoncel 7 mars 2018 22:28

        @Emohtaryp

        «  Après les élections, j’irai à Bruxelles pour demander à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités. »

        La citation vient du Point, il vaut la peine de rapporter le suite de l’article :

        Le projet économique de Salvini est bel et bien la sortie de l’euro et un retour à l’Union d’avant le traité de Maastricht. Une « sortie ordonnée », dit-il, avec quelques alliés comme l’Autriche de Sebastian Kurz considérant que l’euro fut une « erreur ». « La monnaie unique n’est pas un dogme. Elle n’est pas une Bible, elle n’est pas irréformable, elle n’est pas irréversible », ajoutait-il le 22 février.

        Chez Salvini, l’europhobie n’est pas nouvelle. Toutes ses déclarations vont dans le même sens depuis plusieurs années. En décembre 2013, tout juste élu à la tête de l’ex-Ligue du Nord, il lançait : « Nous en avons ras le bol que Bruxelles nous dise comment vivre, c’est un goulag. »

        Mais de toute façon, compte tenu de la répartition des sièges, le plus probable est un retour aux urnes, avant la fin de l’année. Et peut-être même avant l’été.

        Et pendant ce temps, Asselineau regarde sans rien (pouvoir) faire...


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 07:02

        @Cateaufoncel
        Les Partis Politiques qui font croire à leurs électeurs qu’ils changeront les Traités, ou feront un referendum, puis arrivés au pouvoir font tout autre chose sont légion.
        Mais je croyez pas que les électeurs soient dupes... !
        Ces Partis perdent ensuite leurs adhérents et leurs électeurs.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 07:10

        @Cateaufoncel
        Il mélange tout pour créer la confusion, ou bien il est idiot.

        On ne peut pas sortir de l’ euro, il n’y a pas de clause de sortie.
        Il faut d’abord sortir de l’ UE par l’article 50.


        Pourquoi a-t-il besoin d’alliés ? Pour sortir de l’ UE, il suffit comme en GB que la majorité des Italiens soient d’accord. Montrez- nous le programme où Salvini a écrit qu’il va sortir de l’ UE & de l’euro par l"article 50 !

        Ils vous enfument encore et vous en redemandez !

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 07:34

        @Cateaufoncel
        Votre article vient d’un des journaux les plus anti Frexit qui soient, Libération !
        Le discours est toujours le même, pour sauver l’ Europe et dissuader les Français d’en sortir, ils les traitent de « populistes », c’est à dire de fachos, comme d’habitude ! Rien de nouveau.

        Les Italiens vont se faire syrizer, comme les Grecs.


      • rogal 8 mars 2018 10:26

        @Emohtaryp
        Erratum : F.A. et F.P.


      • Emohtaryp Emohtaryp 8 mars 2018 12:23

        @Cateaufoncel

         si vous n’avez pas peur ce comprendre à quel point Asselineau est largué dans la partie qui se joue actuellement, avec son article 50 sinon rien.

        L’article 50 est la seule et unique porte de sortie, maintenant si vous voulez sortir par la fenêtre, libre à vous, mais il y a trop d’étages pour pouvoir sauter et arriver indemne......

      • Cateaufoncel 8 mars 2018 13:10

        @Fifi Brind_acier + Emorhatyp

        « Ils vous enfument encore et vous en redemandez ! »

        Vous êtes complètement à côté de la plaque. D’abord, les Italiens ont peur de sortir de l’U.E. et de l’euro, parce que, comme partout ailleurs, on leur répète que leur pouvoir d’achat sera réduit, et que leur patrimoine sera amoindri. A partir de là, inscrire la sortie dans son programme, c’est faire de l’Asselineau et s’enfermer dans l’impasse dont j’ai déjà parlé.

        Mais comme Salvini est bien obligé d’offrir quelque chose de concret, il dit « Après les élections, j’irai à Bruxelles pour demander à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités. » C’est de la forfanterie. A ce moment-là, il ne sait pas si la coalition à laquelle il appartient, remportera les élections, il ne sait pas qui de lui ou de Berlusconi arrivera en tête et il ne sait pas si un gouvernement Salvini ou Tajani, eurocrate de la plus belle eau, lui, aura les sièges nécessaires à l’obtention de la confiance à la Chambre et au Sénat. Or, ces sièges, la coalition de droite est loin de les avoir.

        Forfanterie mise à part, la formulation est des plus prudentes : « ...pour demander à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités » Se fait-il des illusions sur l’aboutissement de sa démarche, je ne le pense pas, il sait très bien que les Allemands mettront les pieds au mur.

        Mais l’important est ailleurs, tout ailleurs. Il est dans l’analyse de Duhamel. Peu importe qu’il publie dans Libération ou ans Valeurs actuelles, ce qui compte, c’est ce qu’il écrit :

        « Depuis 2005, les antieuropéens ne cessent de progresser sur le continent, et l’UE n’est plus guère une force de proposition politique.  « Après le vote des Italiens, les choses sont plus claires que jamais : l’Europe affronte la crise la plus grave de son histoire. Elle devient le champ clos d’une bataille inexpiable entre réformistes et populistes, entre partisans et adversaires de l’Union. »

        Or, dans cette bataille, Asselineau n’est rien, il n’existe pas et c’est logique, puisqu’il n’ose pas prendre position sur la question migratoire – une des armes de destruction massive des eurosceptiques -, par peur de perdre du peu de ses électeurs.

        Alors, il continue de pédaler dans sa choucroute, l’œil sur les nouvelles adhésions, en calculant, par projection, dans combien de décennies ou de siècles, 50 % des Françaises et des Français + 1, seront inscrits à l’UPR…

        Asselineau, pour conclure, me remet en mémoire une citation fameuse de De Gaulle, où il n’y a que trois mots à remplacer pour l’appliquer à votre leader charismatique : « …il faut prendre les choses comme elles sont. Car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités. Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant «  50 ! » « 50 ! » « 50 ! »... mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien ». 

        Cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien ! Peut-être le comprendrez-vous un jour…


      • Emohtaryp Emohtaryp 8 mars 2018 13:48

        @Cateaufoncel

        Asselineau n’est rien, il n’existe pas et c’est logique, 

        Logique, oui, par le fait qu’il n’est jamais invité nulle part à débattre, censuré , blacklisté, insulté, diffamé à contrario de papy Lepen qui a encore son rond de serviette dans les merdias malgré ses multiples condamnations et ses déclarations douteuses.....
        FA est donc si dangereux que ça pour l’establishment ?? vous allez nier cette réalité ? ce qui prouve de facto la pertinence de ses idées avec + de 30 000 adhérents en progression constante....

      • foufouille foufouille 8 mars 2018 15:08

        @Emohtaryp
        «  + de 30 000 adhérents en progression constante.... » = en comptant surtout une adhésion à vie.
        + des vidéos regarder en boucle par ses adorateurs, la prière le matin devant le poster géant du visage de dieu .............


      • Cateaufoncel 8 mars 2018 15:35

        @Emohtaryp

        « Logique, oui, par le fait qu’il n’est jamais invité nulle part à débattre, censuré , blacklisté, insulté, diffamé »

        Quand on se targue d’être le parti politique de France, dont le site est le plus consulté, et qu’on ne fait que 332’547 voix, correspondant à 0.7 % des inscrits et 0.92 % des votants, cela devrait vous préoccuper beaucoup plus que le manque d’invitations à des débats, dont je ne suis pas sûr qu’ils serviraient Asselineau.

        Son style, c’est la conférence avec de longues explications et des développements détaillés. Le débat, c’est le domaine du « Ce que vous dites est faux, et vous le savez très bien ! », auquel on n’a pas le temps de répliquer par une démonstration et des preuves. Or, les longues explications et les développements, c’est précisément ce que fait Asselineau sur Internet, avec les médiocres résultats électoraux que l’on sait.

        Cela signifie clairement que ses idées ne passent pas. Et c’est d’autant plus inquiétant – pour lui et ses supporters -, que les visiteurs du site sont des gens qui viennent librement et volontairement pour écouter Asselineau, mais qu’il ne parvient pas à convaincre au point de voter UPR

        «  …à contrario de papy Lepen qui a encore son rond de serviette dans les merdias malgré ses multiples condamnations et ses déclarations douteuses..... »

        Le Pen a marqué l’histoire politique de la France pendant plus de 60 ans, le premier tome de ses mémoires, s’est arraché, et les « déclarations douteuses », c’est peut-être une partie de ce qui a manqué à Asselineau, qui serait bien incapable, le pauvre, de faire le buzz en quelque domaine que ce soit. Puisque les médias ne parlent pas assez de lui, ce serait à lui de faire ce qu’il faut pour que les médias parlent de lui, mais sans se faire passer pour un excentrique ou un énergumène. Je suis conscient que ce n’est pas facile

        « FA est donc si dangereux que ça pour l’establishment ?? vous allez nier cette réalité ? »

        Complètement, mais si ça vous rassure de le croire… N’importe quel bouffon peut exciper de sa dangerosité pour « justifier » son invisibilité, ou son peu de visibilité médiatique. Et l’absence de percée par le web reste une réalité.

        « …ce qui prouve de facto la pertinence de ses idées avec + de 30 000 adhérents en progression constante.... »

        Je me suis toujours demandé si ce nombre est celui des militants actifs ou celui des adhérents depuis 2007. Et je continue… Inutile de répondre, que c’est le nombre des militants actifs, je n’ai aucun moyen de le vérifier.


      • damocles damocles 7 mars 2018 13:31

        Vous designez le parti de Salvini comme « LIGUE DU NORD » , mais ce parti a changé de nom et s’appelle « LA LEGA » tout court !

        Ce changement semantique n’est pas anodin ,car la « lega del nord » de Umberto BOSSI etait secessioniste et voulait separer la « Paduanie » du « sud faineant » et de « Rome la voleuse »...

         Aujourd’hui la Lega est devenue un parti national qui pretend à diriger l’ Italie

        • Cateaufoncel 7 mars 2018 15:20

          @damocles

          « Aujourd’hui la Lega est devenue un parti national qui pretend à diriger l’ Italie.
           »

          Il y a encore du boulot. Je viens de survoler les résultats sur le site du ministère de l’Intérieur, les moins mauvais scores au sud de Rome - là où le M5S dépasse les 40 % -, c’est du 6 % et des poussières en Basilicate et dans les Pouilles.

          Maintenant, l’avenir du M5S, s’il va au gouvernement, sera conditionné par sa capacité à mettre en oeuvre, ou non, sa promesse de revenu de subsistance, qui devrait permettre à tous les Italiens d’avoir un revenu égal au seuil de pauvreté, c’est-à-dire de 780 euros par mois. S’il se plantait sur cette promesse-là, où tout le sud l’attend, il serait cramé.

          La dépense estimée est de 15 à 16 milliards d’euros, mais des économistes affirment qu’elle est sous-estimée, tandis que d’autres déclarent que son financement repose sur des bases économiques évanescentes et peu solides.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 07:15

          @Cateaufoncel
          5 étoiles fera ce que demande Bruxelles : des économies budgétaires !

          Peut-être qu’à force de se faire syriser par les promesses des Partis leurres et menteurs, les électeurs finiront par comprendre qu’il est interdit en Europe de faire des programmes de politique intérieure nationale.

          On ne peut faire que des politiques européennes !


        • BA 7 mars 2018 13:36

          Italie : Berlusconi prêt à aider la Ligue à former un gouvernement.


          L’ancien président du Conseil italien Silvio Berlusconi (Forza Italia) déclare aujourd’hui dans une interview soutenir les efforts du chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, pour former le prochain gouvernement.


          "Dans le respect total de nos accords, nous soutiendrons loyalement les efforts de Matteo Salvini pour former un gouvernement", a déclaré Silvio Berlusconi dans une interview au Corriere della Sera.

          "Pour ma part, en tant que chef de FI (Forza Italia), je suis là pour le soutenir, pour garantir la solidité de la coalition, et pour tenir nos engagements auprès des électeurs", ajoute-t-il.


          Si le bloc de droite/extrême droite est arrivé en tête aux législatives de dimanche, avec 37,09%, la surprise est venue du parti de Matteo Salvini. Au sein du bloc, c’est la Ligue qui a fait le meilleur score, avec 18%, devant Forza Italia (14%). Le reste se partage entre Frères d’Italie et le petit parti Noi Con l’Italia (UDC).


          Prié hier de dire s’il était disposé à laisser émerger une candidature plus rassembleuse que la sienne pour la présidence du Conseil, Matteo Salvini a répondu « non ».


          Il avait déjà estimé lundi "avoir le droit de gouverner l’Italie".


          https://www.lesechos.fr/medias/2018/03/05/2158508_en-se-livrant-aux-populistes-litalie-entre-dans-une-longue-periode-dinstabilite-web-0301379400789.jpg




          • steklo steklo 7 mars 2018 14:12

            Je vous rappelle que Berlusconi est à 14%, bien loin de Renzi, les fachos et le parti 5 étoiles, donc à la rue. Inutile de lui faire plus de publicité


            • damocles damocles 7 mars 2018 16:29

              @steklo

              Berlusconi à 14% mais le Parti Democrate de Renzi ne fait que 18,7 % talonné par La Lega de Salvini 17,9 %

              Quand au Mouvement 5 Stelle il est bien loin devant avec 32,7 %

            • zygzornifle zygzornifle 7 mars 2018 14:58

              il a eut la berlue sconi .....


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 mars 2018 20:19

                Les deux partis qui ont engrangé les meilleurs scores, la Ligue du Nord et le Mouvement des cinq étoiles (M5S), affirment qu’ils veulent nettoyer les écuries d’Augias. Les deux veulent annuler les réformes des retraites et du droit du travail, remettre en cause les règles budgétaires de l’UE, lancer des politiques commerciales plus protectionnistes et établir de meilleures relations avec la Russie.

                Les illusions qu’on peut changer les Traités et faire autre chose, sont tenaces...
                L’auteur est un doux rêveur, ils ne feront rien du tout.
                Il est interdit de faire des politiques intérieures nationales.
                Sans sortie de l’ UE, ils feront ce que la Commission européenne a décidé.


                Sinon, comme en Grèce, la BCE fermera le robinet bancaire ... !

                • Emohtaryp Emohtaryp 7 mars 2018 22:12

                  @Fifi Brind_acier

                  M Salvini,

                  « Après les élections, j’irai à Bruxelles pour demander à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités. »

                  Ben voilà, on va voir ce qu’on va voir !! (enfin, c’est tout vu déjà, je pense....)
                  Jean Luc va t-il en prendre de la graine ?
                  Rien n’est moins sûr...

                • Attilax Attilax 7 mars 2018 23:55

                  @Fifi Brind_acier

                  Le problème Fifi, c’est qu’ils doivent beaucoup plus que nous à l’UE. S’ils sortent, les italiens seront tondus jusqu’à l’os et retrouveront leur niveau d’avant leur entrée : le tiers-monde de l’Europe. Et ça, ils ne veulent pas. On les comprend, sauf que quand le bazar se cassera la gueule, ça reviendra au même mais dans la panique.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 06:55

                  @Attilax
                  Pour créer de la monnaie, il suffit d’ouvrir une ligne de crédit... Le capital de la dette ne sera jamais remboursé, les banques s’en fichent, ce qui les intéresse, ce sont les intérêts de la dette...


                  Je crois que vous vous trompez sur l’ Italie, ce sont les réformes européennes et l’euro qui ont provoqué la crise économique actuelle...

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 07:27

                  @Emohtaryp
                  « Réécrire les Traités » suppose que les 27 pays soient d’accord à 100%, sur des milliers d’articles depuis le Traité de Rome ... Rêve ! Ils ne sont même pas capables de s’entendre pour modifier la directive sur les travailleurs détachés...

                  Macron Jupiter devait tout changer, plusieurs pays se sont opposés, il a accouché d’une souris !!


                  L’UPR avait prévenu dès 2016, que le gouvernement quel qu’il soit, n’arriverait à rien sur ce dossier.

                • Attilax Attilax 8 mars 2018 09:20

                  @Fifi Brind_acier

                  ’Pour créer de la monnaie, il suffit d’ouvrir une ligne de crédit’

                  Si vous ne respectez pas les termes du contrat, plus aucun organisme financier ne voudra prêter. Ce sera la guerre. Ils attaqueront violemment le pays. Les Italiens seraient contraint de faire leur propre monnaie qui très vite serait défoncée et retrouverait le niveau de la lire, voire pire. Il faudrait être prêt à plusieurs années d’enfer avant de pouvoir développer des outils constitutionnels, juridiques et économique permettant de résister... Moi je crois que ça vaut le coup, mais je comprends qu’on puisse hésiter devant la claque en perspective.


                • aliante 8 mars 2018 09:45

                  @Attilax

                  raisonnement par la peur ,Junker a construit Rome ?
                  si le peuple italien se sent lésé par l’Ue et bien qu’il aille au bout de ses volontés
                  l’Italie peut trouver des financement chez les Brics et grandir dans le monde multipolaire
                  Les Français devraient faire la même chose ,junker n’a pas couronné Clovis
                  et pourtant la France a traversé les siècles jusqu’à aujourd’hui
                  Mieux un petit chez soi qu’un grand chez les autres
                  je dirais que deviendra la bourse si les états décident de faire des reset sur de l’argent
                  fabriqué à partir de rien


                • Emohtaryp Emohtaryp 8 mars 2018 12:37

                  @Fifi Brind_acier

                  Autre sujet en latence :

                  MH370 : « La France sait des choses qu’elle ne peut pas dire »

                  « l’im-monde deconnexe » vient de classer le « figaro » comme site complotiste..... smiley

                • agent ananas agent ananas 8 mars 2018 17:51

                  @Fifi Brind_acier
                  Sinon, comme en Grèce, la BCE fermera le robinet bancaire ... !

                  Si la BCE peut fermer le robinet bancaire comme en Grèce, il faudra suivre comment se dénouera la crise bancaire de la Banca Monte dei Paschi di Siena qui menace de s’écrouler malgré une injection de plus de 5 milliards d’euros l’an dernier et qui pourrait emporter dans sa chute la Deutsche Bank et l’Euro par effet de domino...
                  Pas certain que les partis populistes italiens une fois au pouvoir continueront à renflouer ce tonneau des Danaïdes ... à moins de déclencher une révolution dans ce pays où le taux de chômage est l’un des plus important en Europe, notamment chez les jeunes.
                  Il y a du bras de fer dans l’air ...


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 17:51

                  @Attilax
                   Sortis de l’ UE et de l’ euro, la France fera ce qu’elle faisait avant Maastricht, elle empruntera à taux 0% directement à la Banque France...


                  Mais il existe un problème, c’est que l’épargne des Français, les banques la prête à l’ Etat. Et donc votre épargne, c’est de la dette... Il n’est pas possible de spolier les épargnants. La question doit être analysée et dans le programme de l’ UPR, la dette doit faire l’objet d’un referendum.

                • Attilax Attilax 8 mars 2018 18:37

                  @Fifi Brind_acier

                  Je suis totalement d’accord avec ça, je parlais de l’Italie, qui n’a pas les réserves de la France, et je vous confiais ce que mes potes italiens m’ont dit...

                  @ aliante
                  Yep ! C’est ce que je ferai aussi, mais visiblement ils hésitent un peu : l’idée de se retrouver encore plus dans la merde ne les enchante pas... Tous les choix sont mauvais, en ce moment.


                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 8 mars 2018 10:21

                  «  »Quand Berlusconi est considéré comme « modéré », c’est que ça sent le roussi !«  »


                  Je simplifie toujours... Je dis : Quand toute l’Italie n’a rien d’autre ni personne d’autre à proposer A PART CE BERLUSCONI, ça sent le néant social...

                  • agent ananas agent ananas 8 mars 2018 17:35

                    les modérés politiques en Italie et les eurocrates à Bruxelles ont commencé à considérer que le milliardaire octogénaire était un « modéré » qui pourrait sauver l’Italie des « populistes ».

                    « Modéré » ? Comme les rebelles en Syrie ?


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 mars 2018 17:57

                      « Elections en Italie, les marchés boursiers ne se sont pas effondrés, pourquoi ? »

                      Tous les Partis en lice sont pro européens....
                      Ce qui prouve que les élections ne changeront strictement rien.
                      Les marchés sont rassurés par Merkel et son nouveau gouvernement.


                      • BA 9 mars 2018 10:28

                        En Europe, les classes moyennes deviennent de plus en plus pauvres.


                        Les classes populaires deviennent de plus en plus pauvres.


                        C’est une régression sociale historique.


                        La construction européenne, c’est l’explosion de la pauvreté.


                        La construction européenne, c’est un échec total.


                        Vendredi 9 mars 2018 :


                        Travailleurs pauvres en Europe : des chiffres alarmants.


                        La pauvreté s’accroît dans le monde du travail européen. Selon les derniers chiffres de l’Office européen de la statistique publiés il y a quelques jours, la part des travailleurs pauvres en zone euro est passée de 7,3% en 2006 à 9,5% en 2016. Du côté de l’Union européenne à 28, ce taux est passé de 8,3% en 2010 (première année disponible) à 9,6% en 2016.


                        Les effets de la crise et les mesures d’austérité ont contribué à cette paupérisation du monde du travail. Si la réduction du nombre de personnes confrontées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale est l’un des objectifs de la stratégie Europe 2020, les derniers chiffres relatifs à la population active indiquent que le pari est loin d’être gagné.


                        De plus en plus de chômeurs pauvres


                        Les derniers chiffres de la Commission européenne sont particulièrement alarmants pour la population frappée par le chômage. Sur la décennie 2006-2016, la proportion de personnes sans emploi en risque de pauvreté a augmenté continuellement passant de 41,5% en 2006 à 48,8% en 2016. Dans l’union monétaire, cette part est passée de 39,2% à 48,9%. Évidemment, ces moyennes masquent des contrastes au sein du continent.


                        Parmi les États membres, l’Allemagne est le pays qui connaît le plus fort taux de chômeurs en risque de pauvreté (70,8%), suivie de très loin par la Lituanie 60,5%.


                        Dans bien d’autres pays, des taux supérieurs à 50% sont également recensés en Lettonie (55,8%), Bulgarie (54,9%), Estonie (54,8%), République tchèque (52,3%), Roumanie (51,4%) ou la Suède (50,3%).


                        Entre 2006 et 2016, des contrastes apparaissent également en Europe. La Lituanie, la Hongrie et la République Tchèque ont connu de fortes hausses de la proportion de demandeurs d’emploi en risque de pauvreté. À l’opposé, quelques pays dont la France ont connu des baisses sur la même période.


                        Un salarié sur 6 est un travailleur pauvre


                        Selon Eurostat, la part des bas salaires parmi les salariés s’élevait à 17,2% dans l’Union européenne en 2014. "Cela signifie qu’ils gagnaient deux-tiers ou moins du salaire horaire national brut médian". Cette proportion varie énormément d’un État à l’autre et dessine une Europe à plusieurs vitesses. C’est en Europe de l’Est et du centre que les proportions de salariés à bas salaires sont les plus visibles (Lettonie, Roumanie et Lituanie ou Pologne). À l’inverse, la Suède, la Belgique et la Finlande affichent les taux les moins élevés du continent. Quant à la France (8,8%), elle se situe bien en dessous de la moyenne européenne.


                        Du côté de l’Allemagne, la situation des travailleurs pauvres est plus préoccupante. Les réformes « Hartz » mises en oeuvre en 2003 et 2005, ont favorisé le développement des mini-jobs faiblement rémunérés. La montée en puissance de ces emplois, ces dernières années, a contribué à une précarisation des travailleurs et un accroissement des inégalités de revenus en Allemagne, comme le rappelle une étude de la direction générale du Trésor.


                        "Cette performance sur le front de l’emploi doit pourtant être pondérée par la hausse des inégalités de revenus et de la pauvreté en Allemagne. Le taux de pauvreté a augmenté nettement entre 2000 et 2005, de 12,5% à 14,7%. La hausse est particulièrement marquée pour les personnes en emploi et plus encore pour celles au chômage."


                        Pour faire face à ce risque de pauvreté, plusieurs millions d’actifs ont donc cumulé deux emplois voire plus, comme l’illustre le graphique ci-dessous, pour réussir à joindre les deux bouts.

                        https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/travailleurs-pauvres-en-europe-des-chiffres-alarmants-769827.html


                        • microf 9 mars 2018 15:58

                          @BA

                          Bienvenu au club des pauvres chers amis Européens, juste á côté de vous, il ya l´Afrique continent le plus pauvre du monde, les africains se sont déjá habitués á la pauvreté, avec le temps, les Européens vont aussi s´habituer á la pauvreté au point de ne même plus faire attention.


                        • Ouam Ouam 9 mars 2018 18:25

                          @microf
                          Ca va etre (très) dur pour les subventions....

                          Va falloir se sortir les doigts d’ou je pense...
                           
                          C’est une exellente nouvelle pour vous quelque part.

                          En plus une rémigration massive va avoir lieu,
                          alors n’en faites pas trop...gardez vous un peu de place...

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