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En attendant une issue...

Pendant ce temps de fin de semaine, je me promène en ville durant ce temps libre préoccupant en attendant une singulière rencontre aux conversations universelles avec une connaissance d’il y a longtemps afin de rompre la dépendance consciente et abyssale à cet évident silence oppressant de cette solitude endémique tant redoutée et jamais réfutée. Sur fond télévisuel, je façonne mon attente en scrutant les flatteuses affiches d’une restaurant à la cuisine ibérique en face de moi. Le local est plein. Nos attentes grandissantes en exotisme créent le pas vers l’humanité précédente qu’on était autrefois. Je peux lire ceci dans le journal : La puissance de cet asile de fous qu’est la ville emporte cette masse se flattant mutuellement, décrite à ses actes, caudataire et à l’évidence excitée, sans souvenirs enfouis dans ces habitations passives, rongées aux odeurs d’urine au pas des portes, aux poumons convulsés, ne se regrettant jamais à respirer et à se hisser aux clartés de ces matins flottants sur un flot de saleté, sur ces routes cabossées où se succède notre aliénation motorisée, retenue à la perche des réglementations routières et sa jaillissante canalisation dans les bas-fonds à côté dont le contenu devenu vivant est étranger à nous-mêmes. L’article racontait que l’amplitude de nos regrets dans ce milieu prévenu et ses esprits visuels particuliers les accompagnants dans les vitrines est le summum de nos amabilités. J’en déduis ceci : Nos bruits autogérés en autoclave ici est un tout, un corps malade de nos volumes de nos enregistrements. Nous ne trouvons plus aucun endroit dans ce temps bruitiste, visuellement cadavre. Nous ressourcer ici dans ces sauvageries devenues rudimentaires dont notre compréhension est une obligation, une sorte de devoir-vivre avec nos algorithmes et nos ascenseurs. J’ai pensé à ce sujet que si nous fréquentions encore plus souvent notre atmosphère intériorisée aux confins de nos bâtiments aux nouvelles classes énergétiques, nous en demeurerons complètement insensibles à ce qui autrefois fut le nerf même de cette civilisation désormais hermétique à sa nature. On nous produit en relation avec nos malheurs à toujours devoir suivre une anxieuse neutralité que notre spectacle rend si somnolante. On s’est condamné à nous adapter aux publications de notre passé. Je m’arrête afin de commander un café en ce samedi souffrant à l’évidence de son propre décor. Cette personne-là ne sait pas souvenu de notre rencontre. J’ai le souvenir de pouvoir oublier ma force trempée de larmes. Je retourne chez moi.

J’ai pensé qu’en devant argumenter déjà à mes collègues de bureau par ce matin stratégique du mois de novembre, dans ce même endroit ici aux allures des jours qui passent où seules les antiquités d’avant-pension s’y retrouvent bêtement, que ma déréliction si constatée par ce même entourage professionnel les pouvant induire en erreur que rien amoindrit ce bonheur d’heures creuses, de sourires des premiers arrivés. J’ai garé mon automobile sur ce parking enneigé dans ce présent à l’air immunisé de ce entassement journalier a purement se faire remarquer que tel ou tel travail n’a encore été accompli devant le poste professionnel etc… Je me suis dit que tous nos fatras d’existences à gamberger ici derrière notre travail à être rayé de la carte en fin de soirée n’existent que dans un fond de fleuve tranquille à faire son chemin parmi l’autre moitié de la population désirant la même animation au cours de Noël que nous-autres. Que le prochain siècle, ils en ont enfin le privilège d’y trouver un sens à commander des ordinateurs tel que nous le faisons sous instructions neurotoxiques de tous les jours. Il est effectivement très difficile sous mon avis de constater qu’un génome humain devenant si facultatif par temps de guerre ou de pauvreté absolue soit si ardemment défendu une fois diffusé dans la lueur d’un contrat de travail, ce savoir-faire permettant à son tour de visionner le massacre de la famille encore restée là-bas.

Il y a longtemps, je me souviens moyennement opportuniste des exubérances terrestres vécues alimentées dans ces forêts denses poussant tout près tirant en avant leurs plastiques tempérées, empressés de libérer avantageusement ces puissances nous enseignant nos créatifs rudiments et oisifs qui nous faisait avancer parmi nos siècles, que les confortables voyages de ces bonheurs consécutifs me faisant déborder de larmes à chaque pas avancé d’un devant l’autre en ces brumes quiètes que maintenant la perfection marchande a crû bon de détruire unanimement sous exploitations machinales. Ces artisans en costumes réfléchissants avec leur réseaux s’alimentant au quota 24/24 qu’on dirait trituré de friperies à vouloir s’échanger leur forces dans des brocantes. Et c’est avec leurs remarques-là que j’ai pensé, dans le siècle présent, s’alimentent leurs bactéries de ce réalisme sous devis. J’ai lu dans un article perdu sans détails qu’un arbre de 200 ans peut être rasé de pied en cap en quelques minutes grâce à leurs scies diamantées. Que leurs moteurs à explosion les enchante aux mauvaises pensées, ces corps chosifiés aux lipomes terrassés de facilités à pouvoir alimenter leurs écrans de positionnement indiquant leur humanité en exactes latitudes et longitudes pour raser d’avantage et plus vite. Sans prier d’angoisse, je tente après tout à les féliciter en exploitants du désastre abyssal qui les contraint à devoir s’octroyer le privilège d’être quelqu’un en sapant l’Univers du Vivant, nous enseignant la blasphémie ostentatoire à ne pas pouvoir renoncer à ces minables étagères où le progrès moderne nous y a obligé d’entreprendre la dépossession en y entreposant la crétine culture que seuls nos cancers collectifs finissent par amuser. Je suis contrarié d’être étouffé par le bonheur universel d’avoir renoncé intégralement à ces sciences avantageuses qu’on encore ces paysages verdoyants si galants pourtant si mal lavés. Etouffé sous circonstances, plus exactement en remuant mon trousseau de clés dans ma poche sous peine d’être dépossédé de ma souveraineté, je me souviens des représentants publicitaires qui empressent eux aussi trituré d’une peur abyssale à ne pas pouvoir se lâcher en haut d’un immeuble que finalement je ne suis plus en disposition d’y voir plus clair, même ici, à être prescrit à la parade du temps civilisé que je suppose affreux par temps de guerres au fil de nos histoires. En perquisitionnant, obsédé. C’était le soleil d’autrefois si familier de nos offrandes temporelles qui m’étonne aujourd’hui, semblant réglementé sous pluies acrimonieuses, semblant guéri que nous autres, valises à la main dans nos aéroports cubiques de cette vie anticipée à perdre pied pour y avoir des pensées animées à l’autre bout du monde afin de s’y rencontrer ressourcé sous juste valeur existentielle aux confins de ces réglementations complètes, que les fractures spirituelles endurcissant nos familles nous semblent des plus grandes normalités, etc… On ne s’étonne plus d’ailleurs de ces dures générations à travailler dans ces eaux-là munies de leur mucus chauffants nos infimes stupéfactions d’être partie d’un Tout. Engloutir les becquées sans objet psychique sous leurs tonnes de chaînes, dans des sachets s’auto-chauffants, riants simplement dans leurs cabines de leurs automates. La turbine a engloutit ces arbres des tous les inconnus sur terre, ces sens pratiques nous semblant sans fondation… Des êtres noirs sur boue. Que toutes ces choses-là nous engloutissant sous brillance dans nos demeures, qui nous laissent trainer dans nos vies d’acteur à nous manifester dans quatre-cent litres d’eau chaude au soir, sans l’ombre d’une conversation.

J’ai pensé qu’on ne sait plus où nous gorger de ces critères d’assises qui nous ont assistés affirmé autrefois. Que ces racines perdues à flâner dans nos basses-cours ensoleillées hors des villes hypermodernes connectées au progrès si peu fondé, obtiennent nos dernières sollicitations avec lesquelles il y a rigolade au fond d’un bureau impénétrable de lucidité. Je ris jaune en végétant dans ces excès radio-pilotés où la bonne voie pour ce bonheur multicolore se trouve décrite dans l’accident automobile de l’autre. Et puis ça n’arrive qu’aux autres. Sur nos routes, où l’autorité se trouvant obligé de condamner celui-ci se malaxant d’ennui sur sa route au fond de son automobile à des peines de prison sous prétexte d’avoir numérisé la mort dans son téléphone. Nous sommes proches de ceux qui nous suivent, cet exposé d’âmes à vouloir se rapprocher de soi-même, cet exposé compilé d’inhumanité assumée sur fond pollué d’angoisses. Et j’en suis arrivé à la conclusion que tout renoncement à vouloir s’extirper d’avantage de l’intelligence propre à pouvoir changer leurs parkings souterrains en réaménagements sauvages, imputrescibles de bonté n’est autre qu’inconscience ménagère, plus solidifiée encore en attendant le réveil encombrant chaque matin les preuves de nos prévisions restant perplexes de subjectivité. Une vie mimétique à s’amoindrir dans nos tickets de caisse. Venu le temps des soldes dans nos magasins aux multiples étages et pas la moindre légèreté en ressort. En cette fin de journée du mois de décembre, nous travaillons ardemment rivés devant nos écrans géants afin de finir tout le matériel nécessaire se trouvant visualisé par ces milliers d’inconnus exactement équivalents sur d’autres écrans dans leurs livings avec lumière tamisée. Suivant la rhythmique des taux de commandes des acheteurs important leur camelote devenue exportable en fin de parcours, miné d’invasion de nos brèves histoires, nous attendons en amour propre dans nos douches préchauffées, le produit d’une minorité attestant tout désaccord avec ce qui les anime. J’ai pensé qu’en étant sollicité de plus en plus sur fond de paroles tarabiscotés à rester là terriblement immobile sur chaise grinçante par la personne responsable de ce service, je me trouve tout naturellement perfectionné par cette vie aux épreuves fondées.

Ces choses simples réduit à leur modèle d’excellence qu’on nommait satisfaites par ce qu’elles était de nature sans y oser perdre un sachet en plastique dans ces biosphères qui n’ont que leur présence mondiale ne sont plus. Notre audace à coloniser cet espace en le mécanisant ne préfigure dans un aucun désert, dans aucune forêt tropicale, dans aucune terre…


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