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Accueil du site > Tribune Libre > En deux mots : colonialisme et esclavagisme

En deux mots : colonialisme et esclavagisme

 

 

La Roue de l’Histoire peut-elle à ce point tourner à l’envers ?

Donald Trump, qui est lui-même une sorte de caricature vivante, détruit d’un geste les derniers faux-semblants « humanistes » et « pacifistes » dont se drapait le reste de l’Occident sur la question de la situation au Moyen-Orient.

Pour la forme « diplomatique », à la suite de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, une volée de « protestations » se répand dans les tuyaux médiatiques, sans aucune conséquence réelle.

La consécration officielle du colonialisme, après le retour évident de l’esclavagisme, ce sont là deux signes majeurs de l’ « évolution » de la civilisation humaine au 21ème siècle… Les signes d’une régression profonde.

En France, à la même heure où l’on se préoccupe fort d’enterrer en grande pompe D’Ormesson et Johnny, deux icônes d’une époque révolue, Paris fait la chasse aux SDF pour les empêcher de dormir dans les rues sans pour autant régler autrement le problème du logement… Soit l’embryon d’un génocide hypocrite au coin de la rue…

Macron fait mine de reconnaître le caractère criminel du colonialisme et de protester contre l’esclavagisme en Libye, oubliant que l’entreprise de destruction massive de ce pays avait essentiellement son « siège social » à l’Élysée !

Le seul véritable moyen de rejeter l’héritage de ses prédécesseurs en ces lieux serait de commencer à rendre à l’Afrique les royalties du néocolonialisme.

En Libye elles semblent pour l’instant effectivement perdues, en raison du chaos institutionnalisé par l’Occident, et les « protestations » sont donc un écran de fumée peu onéreux pour voiler la misère imposée au reste de ce continent.

Tartuffe est bien le véritable « héros français ».

 

Luniterre

.

 

 
 
 

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31 réactions à cet article    


  • Choucas Choucas 7 décembre 16:52

     

    Vive Trump, le laxatif pour gogochons !
     
     
     

    « A Marseille les statistiques policières truquées doivent montrer la divinité du multiethniquage de Saint Soros » La Baudruche
     
    https://francais.rt.com/france/45646-canard-enchaine-hierarchie-policiere-marseillaise


    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 7 décembre 17:23

      Quand le qualificatif caricatural est employé dans le texte au sujet de Trump, un vieil adage me vient immédiatement en tête : c’est l’hôpital qui se fout de la charité.


      • popov 8 décembre 01:50

        On peut très bien voir la prise de la « Palestine » par les Israéliens comme une guerre de décolonisation, ou une Reconquista, avec les « Palestiniens » dans le rôle peu enviable des Français d’Algérie lors de la guerre d’indépendance de celle-ci.


        Eh oui, rien n’est éternel, même pas la colonisation de cette région par les Bédouins, et même si elle s’est faite au nom d’Allah.

        • Oceane 8 décembre 09:07

          @popov

          La colonisation serait donc éternelle quand elle est du fait des Européens, « Américains », « Israéliens », « Afrikaners » ?

          Je pense aux attentats en Europe par des gens qui, au lieu d’imploser, se font exploser.


        • popov 8 décembre 15:19

          @Oceane

          Rien n’est éternel. La réalité, c’est qu’un territoire appartient à ceux qui sont capables de le défendre.

          L’ONU était censé civiliser un peu les rapports entre pays. Mais cela ne marche pas.

        • OMAR 8 décembre 20:08

          Omar9

          @popov
          .
          La terre n’appartient pas et n’a jamais appartenu aux humains....
          .
          Et les sionistes et autres crapules de l’humanité défendent une spoliation, une expropriation, un vol, une ignominie, faites par la force des armes et non par la raison.
          .
          Mais tu raisonnes en sioniste, pas en humain...


        • popov 9 décembre 13:37

          @OMAR


          La terre n’appartient pas et n’a jamais appartenu aux humains....

          Je vous vois venir avec vos gros sabots. L’Europe n’a pas été faite par les Européens, mais par Allah. Elle revient donc de droit à ceux à ceux qui obéissent à Allah.

          C’est amusant de vous voir critiquer la « colonisation des terres arabes » par les Israéliens alors que vous faites partie d’une vague de barbares en train de coloniser la France.


        • tinga 8 décembre 01:51

          Ce qui déplaît le plus chez ce brave Donald, c’est qu’il est non pas une caricature, mais le vrai visage de l’occident, menteur, raciste, incapable de penser les vrais défis, le miroir Trump est peu flatteur, alors il doit payer pour cette impertinence, il est la répugnante pustule qui prospère sur l’occident pourrissant.  


          • Pimpin 8 décembre 10:04

            @tinga
            Menteur Trump ! Certainement pas ! il fait ce qu’il a dit ! Raciste ? rien ne permet de le dire ! Incapable de penser les vrais défis ? eh bien justement si ! cette affaire de Jérusalem le prouve, avez vous lu ses arguments au moins ? Impertinent ? oh que oui, et tant mieux, ras le bol des gens qui se couchent devant ceux qui montent le ton en débitant des conneries, des menaces, des insultes comme le font ces musulmans arabes qui ont annexé la Palestine.


          • Jonas 8 décembre 09:54

            "Le seul véritable moyen de rejeter l’héritage de ses prédécesseurs en ces lieux serait de commencer à rendre à l’Afrique les royalties du néocolonialisme.« 

            Faut arrêter de toujours se plaindre, et de chercher toujours à se victimiser !

            Quand les Musulmans ont colonisé l’Europe (Espagne : 8 siècles, Portugal : 6 siècles, Grèce 5 siècles, Sicile 3 siècles, Serbie 4 siècles, Bulgarie 5 siècles, Roumanie : 4 siècles, Hongrie 150 ans) réduisant les populations vaincues par les jihad au statut de dhimmi, citoyens de seconde zone, et envoyant leurs enfants dans l’armée des janissaires, des esclaves chrétiens, les occidentaux ne sont pas en train de se plaindre, et demander à l’Afrique et l’Orient  »de commencer à rendre à l’Europe les royalties du colonialisme" !

            Il faut également faire attention parfois aux termes employés. Exemple, l’Algérie.
            La France n’a pas colonisé l’Algérie, la France a CRÉÉ l’Algérie.
            La région nord du Maghreb a été colonisée au cours des siècles successivement par les Phéniciens, les Berbères, les Grecs, les Romains, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs, et c’est les Turcs que les français délogent en 1830 lorsqu’ils débarquent à Alger, à l’époque où la régence d’Alger est une province du Califat Ottoman (l’Algérie en tant que nation, n’existait évidemment pas) pour mettre fin au trafic de marchands d’esclaves, libérant des milliers d’esclaves européens et mettant fin au piratage qui menaçaient les navires marchands près des côtes méditerranéennes depuis des siècles.
            Après avoir expulsé les turcs, à partir de 1830, les français défrichent, drainent, assèchent et fertilisent un sol à l’abandon depuis des siècles.
            Ils construisent des villes modernes là où il n’y avait rien, et créent une agriculture prospère et exportatrice, alors qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer des produits de la terre.
            A la place des cailloux, les français créent une industrie métallurgique, construisent 12 grands barrages, implantent un immense réseau de postes et de télécommunication, développent l’hôtellerie et le tourisme, créent une industrie chimique, développent l’exploitation du gaz et de l’électricité.
            Les français installent un réseau ferroviaire considérable et 54000 kilomètres de routes (non compris les pistes), ils construisent 23 ports, 34 phares, 23 aéroports.
            Ils livrent des gisements de gaz et de pétrole, exploitation comprises, à un pays qui ne s’était jusque là jamais intéressé au Sahara.
            Les français ont apporté la médecine, et ont éradiqué la peste, le choléra, la variole, le typhus, en installant de nombreux dispensaires et hôpitaux permettant à 2 millions d’autochtones qu’ils étaient en 1872 d’avoir 9 millions de descendants en 1962, date de l’indépendance.

            Vous devriez même plutôt dire merci à la France, d’avoir aidé l’Afrique à progresser.


            • sleeping-zombie 8 décembre 13:51

              @Jonas
              On en reviens à cette scène mémorable : qu’est-ce que les romains nous ont apportés ?
              https://www.youtube.com/watch?v=Y7tvauOJMHo
              (désolé pour les non-anglophones, mais les Monty Pythons ne se doublent pas)


            • marceau 8 décembre 18:21

              @Jonas

              -Excellente réponse qui résume très bien la réalité factuelle du rôle qu’a joué la France en Algérie .

              -Le colonialisme et l’esclavagisme furent, pendant des siècles les deux mamelles de la plupart des pays au monde, mais par un tour de passe passe, idéologique on en a fait une spécificité occidentale ! 


            • Crab2 8 décembre 11:07

              MDR – Selon l’islamo-fasciste Erdogan, Jérusalem est une ligne rouge ?

              On entend pas les écologistes ; pourtant il faudrait raser les trois principaux lieux de cultes monothéistes pour les remplacer par trois jardins d’acclimatations bio –


              • sleeping-zombie 8 décembre 14:06

                Bonjour,

                Le problème des symboles, c’est qu’ils sont totalement arbitraires. Donc très difficiles à communiquer à ceux qui ne sont pas déjà convertis à votre cause (quelqu’elle soit).

                Par exemple : (...) une volée de « protestations » se répand dans les tuyaux médiatiques, sans aucune conséquence réelle.
                Bah oui, concrètement l’emplacement d’une ambassade ne change rien à la réalité quotidienne de ceux qui ne sont ni ambassadeurs ni expatriés.
                Si les USA déplaçait leur ambassade de Paris à Versailles, les attardés royalistes crieraient au succès, les républicains se croyant encore en 1890 hurleraient à la mort, mais les 99.9999% du reste de la population s’en moquerait comme d’une guigne.

                En France, le « conflit Israléo-Palestiniens » n’a plus de portée symbolique que pour les vieux militants...

                La consécration officielle du colonialisme, après le retour évident de l’esclavagisme (...)
                ... c’était donc ça le symbole ? ben tu fais bien de le dire, parce que ça sautait pas, mais pas du tout aux yeux.

                Et moi qui pensait que le « conflit Israléo-Palestiniens », c’était le combat des citoyens Algériens qui n’avait pas les mêmes droits que... ah non, l’indépendance, c’était il y a 60 ans.
                Et moi qui pensait que le « conflit Israléo-Palestiniens », c’était la muraille-périphique qui sépare Paris de sa banlieue ? ah non, la muraille est tombée, et rien n’a changé.
                Et moi qui pensait que le « conflit Israléo-Palestiniens », c’était le combat entre ceux qui construisent un monde meilleur, et ceux qui les regardent faire sans participer mais exigent une place à la table ? Ah non, ça c’est une pensée de droite, et la droite ne s’encombre pas de métaphores.

                On est perdu avec tous ces symboles. Y a un annuaire officiel quelque part ?


                • Luniterre 8 décembre 14:38

                  .
                  A en croire certaines réponses, le colonialisme aurait essentiellement été une œuvre charitable...

                  De plus, au départ, il était indissociable de l’esclavagisme.

                  Et même après son abolition, le règne de l’« égalité républicaine » n’était manifestement pas flagrant entre autochtones et colons...

                  Bien évidemment, exploiter les ressources des pays colonisés suppose d’y créer des infrastructures et d’« exporter » la production, vers la métropole ou ailleurs, où il y a des clients suffisamment solvables pour rentabiliser... Rentabiliser, c’est à dire au profit des colons et du pays colonisateur, pour ’essentiel.

                  Malgré les difficultés de l’indépendance, qui est souvent une fiction, du reste,dans le cadre du néocolonialisme type « françafrique », on ne voit pas que les peuples anciennement colonisés se battent pour être à nouveau colonisés...

                  Un tissu d’évidences, mais qu’il semble donc nécessaire de rappeler...

                  Que certains, en France ou ailleurs, se complaisent à un retour en arrière, c’est l’un des constats que l’on peut faire.

                  Le fait qu’ils ne savent pas vraiment où ils vont avec cette démarche, c’est manifestement un autre constat qui s’impose.

                  Luniterre


                  • popov 8 décembre 15:29

                    @Luniterre


                    Malgré les difficultés de l’indépendance, qui est souvent une fiction, du reste,dans le cadre du néocolonialisme type « françafrique », on ne voit pas que les peuples anciennement colonisés se battent pour être à nouveau colonisés...

                    Si un Algérien demandait à la France de revenir, je crois qu’il aurait de gros ennuis. Alors, il la ferme et essaye d’obtenir un visa.


                  • Luniterre 8 décembre 17:49

                    @popov

                    Bien évidemment, en Algérie comme dans bien d’autres pays, le souhait est pour plus de développement économique et social, et pour une véritable indépendance.

                    Et les oppositions réelles sont le plus souvent clandestines, faute de liberté suffisante.

                    Néanmoins, aucune force politique organisée, légale ou non, ne propose le retour en arrière, vers un statut de dépendance à l’égard de la France...

                    Encore une évidence qu’il est donc utile de rappeler.

                    Luniterre


                  • marceau 8 décembre 20:31

                    @Luniterre

                    On parle du colonialisme européen, pas du colonialisme arabo-musulman qui fut une prédation, un pillage incessant, pendant des siècles et des siècles .Lisez Ibn Khaldoun et son ouvrage : « Les prolègoménes ».Il explique très clairement ce que fut la colonisation musulmane de l’Afrique du nord et la régression civilisationnelle qu’elle provoqua.. Il en fut ainsi dans toutes les régions qui tombèrent sous le joug arabo-musulman ; il suffit de connaître l’état de l’Egypte, de la Tunisie, de l’Algérie, de la Lybie ......... !


                  • marceau 8 décembre 20:44

                    @Luniterre

                    Jusqu’à l’intervention française contre la Régence d’Alger, il y avait beaucoup de chrétiens, donc de français, vivant en Algérie, mais il s’agissait d’esclaves.Ce sont ces esclaves qui construisirent le port d’Alger, la Casbah, qui bossaient dans les champs, cultivant , récoltant.....A partir de 1830 ;à partir donc de l’intervention française contre la Régence d’Alger, les chrétiens cessèrent d’être des esclaves , soumis à l’autorité des maîtres musulmans, pour devenir les maîtres du pays qui dominaient leurs anciens maitres musulmans .

                    -C’est à ma connaissance la première fois que des esclaves prennent le pouvoir contre leurs maîtres esclavagistes, ce qui a du être difficile à supporter par ces derniers. !


                  • popov 9 décembre 06:57

                    @Luniterre


                    Je serais curieux de connaître le bilan financier de la colonisation de l’Algérie : 

                    1 combien la France y a investi et combien elle en a retiré
                    2 qui a payé (investissement public au frais du contribuable / investissement privé)
                    3 qui a récolté les bénéfices de la colonisation (trésor public / entreprises privées)

                    Ces chiffres existent-ils et s’ils existent, où peut-on les obtenir ?

                  • Luniterre 9 décembre 09:57

                    @popov

                    Effectivement, c’est une très bonne façon de poser la question... !

                    Le détail des chiffres, et même des statistiques approximatives, cela doit être très difficile à reconstituer, aujourd’hui...

                    Mais il me semble que la réponse la plus fondamentale est dans l’étude de l’histoire, considérée de ce point de vue économique.

                    Il est évident que bon nombre de fortunes françaises ont proliféré par le colonialisme, et surtout celles qui s’y sont enracinées, localement.

                    A partir du moment où la situation a dégénéré politiquement, le coût global, pour l’État français, de maintenir des forces armées importantes, est tout aussi évidemment devenu déficitaire, en terme de budget : rentrées fiscales provenant des entreprises implantées/budget d’entretien des armées + budget d’entretien des infrastructures déjà existantes.

                    C’est un peu ce que l’on pourrait appeler la base économique du virage gaulliste, avec le célèbre « Je vous ai compris ! », qui était évidemment à double sens, comme on a pu le constater rapidement, à l’époque...

                    C’est aussi l’origine de la stratégie « françafrique », beaucoup plus rentable, qui consiste à manipuler à tour de rôle différents sous-fifres locaux promus « chefs d’États indépendants ».

                    C’est aussi la différence d’échelle entre colons-« petits » capitalistes implantés uniquement sur place et bénéficiant de cette protection armée, et entreprises multinationales ayant des investissement dans des secteurs variés et ne voulant pas supporter le coût de protection des entreprises à caractère local.

                    Il faut donc, pour comprendre la « décolonisation » telle qu’elle s’est faite, avec la naissance de la « françafrique » comme compensation pour bon nombre de capitaux investis en Afrique, examiner diverses situations, et effectivement, certaines devenues déficitaires, qui en sont la véritable cause immédiate, même si elles furent engendrées, en profondeur, par les luttes de libération nationale des peuples colonisés.

                    Luniterre


                  • marceau 9 décembre 15:39

                    @Luniterre

                    Ne dîtes pas trop de sottises.

                    -C’est la colonisation européenne qui a mis fin à l’esclavage en Afrique noire et en Afrique du nord. En France l’esclavage a été aboli en 1315 par Louis X dit le Hutin.Qui dit mieux ?

                    -En 1958 a eu lieu un référendum en Afrique noire sur le devenir des colonies africaine.Tous les pays africain, sauf un (la Guinée qui obtint immédiatement son indépendance) décidèrent de rester dans le giron français.C’est De Gaulle qui décida du désengagement progressivement de la France par ce que ces colonies coûtaient trop cher et dépassaient les possibilités du pays.De Gaulle expliqua :« Je leur donne la liberté , autrement dit l’indépendance, par ce que je ne peux pas leur donner l’égalité ».Déjà les Pays Bas au lendemain de la 2GM, après avoir fait un audit sur les coûts faramineux de leur colonisation en Indonésie, décidèrent de leur accorder l’indépendance .La Grande Bretagne fit de même et donna leur indépendance à toutes ses colonies .


                  • Luniterre 9 décembre 18:08

                    @marceau

                    .

                    Sottises ?? 1315 ??? Sauf que cet édit n’a jamais empêché la traite des esclaves par les négriers français, et qu’il a même été amendé pour le permettre, des siècles durant...

                    https://fr.wikipedia.org/wiki/Abolition_de_l%27esclavage#Dans_les_colonies_fran%C3%A7aises_en_Afrique

                    En très résumé, l’esclavage est aboli par la Révolution française, rétabli par Napoléon1er et finalement aboli par la 2ème République en 1848 :

                    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cret_d%27abolition_de_l%27esclavage_du_27_avril_1848

                    Le référendum de 1958 portait d’abord sur la constitution française et l’objectif secondaire « communauté française » y étant lié, et la question était donc biaisée.
                    Pour le reste, concernant De Gaulle, je ne vois guère de nuance entre votre version et la mienne, qui sont toutes deux également très résumées, de toutes façons...

                    Luniterre


                  • marceau 8 décembre 20:21

                    -Sauf que tous les algériens sont prêts à tous pour venir en France.Des algériens qui ne voulaient pas de français chez eux mais qui réclament que les français acceptent les algériens chez eux.

                    -Lors du Traité de Tafna en 1837, Abdel Kader expliqua au Général Bugeaud que :« la guerre reprendrait parce que l’islam interdisait à tout musulmans d’être sous l’autorité de non-musulmans ».

                    -Entre le début du XVII et le début du XIX siècles, en 200 ans donc, la France signa 80 Traités de paix avec l’une ou l’autre des 3 Régences Alger, Tunis, Tripoli (alliés de l’Empire ottoman qui occupait l’Europe de l’est ), ces Traités de paix exigeaient la fin de la Traite esclavagiste contre les européens, la fin de la piraterie contre les navire de commerce européens, la fin des razzias contre les côtes européennes, aucun de ces Traités ne fut jamais respecté par aucune de ces Régences,, pour la raison simple que leurs seules ressources de ces Régences, provenaient de la Traite esclavagiste, de la piraterie et des razzias contre les Nations européennes.

                    -En intervenant contre Alger, la France considérait que la seule façon d’établir une paix durable avec ces Régence était de les développer, afin qu’elle puisse vivre de leur travail et de leur production, sans avoir besoin de recourir aux pillages et aux prédations incessantes contre les européens.


                    • Luniterre 8 décembre 22:24

                      .
                      En réponse générale à toutes ces observations historiques, au demeurant fort intéressantes, (même si à vérifier pour certaines), il est néanmoins utile de rappeler que les civilisations musulmanes évoquées dans les diverses posts n’ont jamais prétendu agir au nom de droits humanistes, contrairement au colonialisme français, notamment.

                      Et de plus, si l’on se place sur ce plan humaniste, les abus des uns n’excusent en rien ni ne justifient ceux des autres, bien au contraire.

                      Il y a tout de même une duplicité assez spécifiquement française de prétendre coloniser au nom d’une morale humaniste, alors que la seule raison réelle est bien l’expansionnisme économique, tout comme pour les autres nations.

                      Cette duplicité est d’autant plus absurde que les colons français en Afrique n’étaient pas réputés les plus « humains » avec leurs sujets autochtones, au point que certains s’enfuyaient parfois dans les colonies « étrangères » en vue d’y être, tout étant relatif, un peu moins exploités...

                      Luniterre


                      • marceau 9 décembre 15:54

                        @Luniterre

                        -Si les africains n’avaient pas voulu de la colonisation européenne, dés 58 ils auraient pu obtenir leur indépendance, un seul pays africain l’a fait,les autres pays manifestèrent leur désir de rester dans le communauté française.

                        -Dans quels colonies africaines pouvaient bien fuir les africains puisque toute l’Afrique étaient colonisée par les européens.En plus je me demande d’où vous tirez une telle information ?

                        -Je ne fais pas faire l’étalage de tout ce que les colonisation française a apporté en Afrique du nord comme en Afrique noire.La progression démographique de la population indigène qui a quasiment triplé en moins d’un siècle grâce à l’éradication des principales maladies, celle de l’algérie étant multipliée par 7 ou 8 en seulement 130 ans (2 vie d’hommes).(construction d’hôpitaux, de cliniques, de dispensaires........

                        Alphabétisation des populations, mise en place d’un système d’éducation performant, apport d’une langue écrite..

                        Créations d’infrastructures diverses.

                        Introduction de nouvelles cultures

                         


                      • Luniterre 9 décembre 18:23

                        @marceau
                         .
                        Pour 1958, je vous ai déjà répondu.
                        Pour le reste si vous me relisez correctement vous verrez que je parle d’autochtones ayant migré d’une colonie à l’autre, « européenne », oui, mais pas toutes « françaises », ce qui faisait donc une différence, pour eux, dans le degré d’exploitation.

                        Pour le reste, c’était d’abord la destruction des cultures traditionnelles, même si quelques progrès ont pu en découler, mais toujours en vue de rentabiliser, et non pas par charité, et tant que cela était donc rentable, effectivement.

                        La colonisation est aux antipodes d’un « paradis perdu » tel que certains veulent le présenter aujourd’hui...
                        L’exemple de la Palestine est là pour le rappeler, au cas où...

                        Luniterre


                      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 9 décembre 14:00

                        Je reviens sur la question puisque beaucoup de lecteurs n’ont pas compris l’entourloupe contenue dans la manière de traiter le sujet. Elle réside dans la confusion sciemment entretenue entre un jugement moral contemporain et un bilan des résultats économiques.

                        D’abord les indigènes n’étaient pas davantage exploités du temps de la colonisation que ne l’étaient les ouvriers des mines de charbon à la même époque et n’étaient pas plus mal lotis que beaucoup de paysans, d’autre part l’esclavage a été aboli chez nous à l’époque de la révolution. La position humaniste est très récente et n’existait nulle part il y a cent ans.

                        Si vous discutez avec tous ceux qui ont connu les territoires protectorat français, ils vous dirons que ces régions ont connu un formidable développement économique, que par exemple les forêts bordaient la côte de l’Algérie, que les récoltes étaient riches et variées. Affirmer qu’il s’agissait d’un pillage des ressources, c’est déformer grossièrement la réalité dans un but idéologique.

                        Je n’ai pas connu personnellement cette époque, mais j’ai pu constater le même phénomène au Zimbabwe et à Madagascar. Le premier n’était plus colonisé mais il restait un grand nombre de fermiers blancs qui en faisait un pays agricole prospère. La jalousie et l’envie ont eu raison de cette réussite lorsque Mugabe a confisqué les terres de ceux qui connaissaient leur travail pour les distribuer à ceux qui étaient incapables de les faire fructifier. Le résultat ne s’est pas fait attendre, en quelques années, disettes et famines s’étaient installées durablement.

                        Pratiquement tous les pays d’Afrique ont suivi la même voie avec une démographie explosive et mortelle pour la planète, et nous sommes maintenant confrontés à des migrations désastreuses.


                        • Luniterre 9 décembre 14:53

                          @Gilles Mérivac

                          Il y a des inégalités de développement entre les pays plus ou moins « indépendants » aujourd’hui, comme il y en avait entre les régions colonisées hier.

                          Et de plus, le néocolonialisme type « françafrique » ou son équivalent anglo-saxon continue d’exercer ses ravages...

                          Cela n’enlève rien au fait que la colonisation ait été d’abord et avant tout un processus d’enrichissement des pays colonisateurs et non pas un processus « humaniste républicain » comme le prétendaient et le prétendent encore certains idéologues...

                          Quant au degré d’exploitation relatif du prolétariat entre colonies et métropoles, il est suffisamment attesté, même si quelques contre-exemples, dans un sens comme dans l’autre, se sont nécessairement trouvés.

                          Quelques « jalousies » ne font pas l’histoire. Si le colonialisme était un processus réellement bénéfique pour tout le monde, on ne voit pas pourquoi il aurait disparu... !

                          La solution du problème du sous-développement, en Palestine comme ailleurs, n’est certainement pas dans le retour de ce processus, et c’est bien là l’un des sujets essentiels de ce court article.

                          Luniterre


                        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 9 décembre 17:04

                          « Quelques « jalousies » ne font pas l’histoire. »

                          Si, justement, on ne comprend rien à la vague migratoire musulmane si on ne prend pas en compte le désir de revanche.

                          "Quant au degré d’exploitation relatif du prolétariat entre colonies et métropoles, il est suffisamment attesté, même si quelques contre-exemples, dans un sens comme dans l’autre, se sont nécessairement trouvés."

                          Désolé, mais cette phrase n’a aucun sens.

                          Que vient faire la Palestine dans cet article ? Rien, sinon montrer clairement de quel côté penche votre idéologie.


                          • Luniterre 9 décembre 18:40

                            @Gilles Mérivac
                            .

                            La Palestine est bien le sujet de base, précisément, comme cas de prolongation du colonialisme à notre époque, et le geste de Trump vient le cautionner.

                            C’est donc le point de départ de l’article...

                            La conjoncture fait que cela tombe au même moment où l’on constate le retour de l’esclavage, phénomène concomitant du colonialisme dans les siècles passés.

                            Étrange timing révélateur de l’époque que nous vivons... et qui est aussi à la base de cet article, donc, pour le cas où ça vous aurait également échappé... 

                            Explication de texte suivante :

                            "Quant au degré d’exploitation relatif du prolétariat entre colonies et métropoles, il est suffisamment attesté, même si quelques contre-exemples, dans un sens comme dans l’autre, se sont nécessairement trouvés."

                            contre exemple 1 : cas d’un prolo européen plus exploité que la moyenne des colonisés.

                            contre exemple 2 : cas d’un prolo colonisé qui jouit de conditions de vie plus favorable que la moyenne des prolos européens.
                             
                            Contre-exemple, cela signifie donc que de tels cas ne sont pas représentatifs de la moyenne des cas, ni dans les colonies, ni en Europe.

                            Plus d’explications ?

                            En vous souhaitant une bonne fin de WE,

                            Luniterre

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