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En finir avec la manipulation d’Etat ?

 

 En finir avec la manipulation d’Etat ?

 

Il est probable que … plus tard … la population, pensant au « covid », fera une analyse terriblement critique des actions entreprises par les politiques du moment. Et découvrira, avec l’aide de spécialistes qui auront pu se faire entendre, les techniques de manipulation qui ont été utilisées par les gouvernants (1). Aidés en cela par divers intervenants (médias, certaines personnes mettant leur titre au service de l’entreprise de manipulation). Pour que le maximum de personnes se fassent vacciner.

Dès lors que la manipulation portait sur la consommation (donc la vente) (2) d’un produit dont l’efficacité annoncée n’a fait que décroitre, et dont les effets négatifs n’ont cessé de progresser, les gens se poseront probablement la question de savoir si certains ne devraient pas « rendre des comptes ». Pour éviter, en plus, que d’autres ne recommencent.

 

On sait que les techniques de manipulation consistent à agir sur « le cerveau » des gens - sans qu’ils ne s’en aperçoivent - pour obtenir - par l’inconscient - un comportement ou leur « consentement ». On sait aussi que c’est un phénomène largement répandu. Qui va des techniques de séduction, aux techniques de gestion des populations en passant par les techniques de vente (3).

 

Mais quand la manipulation a pour objet et pour effet de fausser le fonctionnement normal des institutions, quand la manipulation a des conséquences contraires à l’intérêt de ceux qui en sont les victimes, quand la manipulation a pour basse finalité de faire gagner de l’argent facilement à une personne ou à un groupe particulier de personnes… alors, il y a matière pour la société à s’intéresser de près à ceux qui osent utiliser cette arme.

 

Il se trouve que la loi prend quelques fois en compte la manipulation. Soit pour la priver d’effets : exemple des lois sur les vices du consentement … Soit pour la sanctionner pénalement : exemple du code pénal qui réprime l’escroquerie, dont l’incrimination repose sur la prise en compte de manipulations diverses (4) .

Mais lorsque ce sont les dirigeants (et leurs complices) qui la manient, la loi n’attache de conséquences ni au fait qu’elle est pratiquée comme mode de gouvernement, ni au fait que les citoyens en subissent les conséquences dommageables. 

 

Techniquement, sanctionner certaines manipulations à raison de leur objet et de leur effet, n’est pas bien difficile.

 

Déjà la liste des techniques de manipulation utilisables et utilisées est parfaitement connue de ceux qui s’en servent (3). Cette liste (si l’on prend la peine de la consulter) peut donc être pareillement exploitée, mais cette fois, par ceux et au profit de ceux qui en sont victimes.

 

Ensuite, par une construction prétorienne, les juges peuvent (5), au moment choisi par eux (6), quand ils estimeront par exemple que « trop, c’est trop », engager la responsabilité pécuniaire de ceux qui auront mis la main à une manipulation. Dans certains cas particulièrement inadmissibles au regard des standards d’une société démocratique.

 

Il leur suffit alors de juger que tel(s) dommage(s) que la manipulation a provoqués, est / sont la conséquence d’un comportement personnel du manipulateur ou de ses aides. Puis de mettre la réparation à la charge du manipulateur. Même si, et surtout si, ce dernier a utilisé ses fonctions pour la mise en branle du processus de manipulation.

 

Serait-ce une révolution juridique ? Eh bien non ! Quand le Conseil d’Etat et le Tribunal des conflits ont voulu ( fin du 19ème siècle) « moraliser » la fonction publique, il ont décidé que les fonctionnaires paieront de leur poche les conséquences de leurs turpitudes (7).

 

Si quelques vedettes de la politique (et quelques autres personnes) se trouvaient ruinées demain, du fait de leur mépris d’hier pour les citoyens qu’ils ont osé manipuler, il est fort probable que la démocratie (8) y gagnerait.

 

 

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités.

 

(1) on parle habituellement de « manipulation d’Etat » lorsque les techniques de manipulation connues sont mises en oeuvre sciemment par les dirigeants ( = des individus), avec les moyens de l’Etat ( = l’institution qui octroie des compétences … mais pas pour en faire cet usage).

(2) Avec, au surplus, et sans évoquer le reste, des contrats profitant d’une interdiction d’en connaître exactement le contenu ou les modalités de conclusion.

(3) lire les livres d’E. Bernays, de Noam Chomsky et de quelques autres auteurs consacrés à la question (v. sur internet) . Etant entendu que « convaincre », quand on fait appel à l’intelligence, pour un objet légitime et déclaré, est rarement « crapuleux ».

(4) art 313-1 code pénal : « L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge ».

(5) Quand on est juge, on peut dans certaines affaires, faire … ce que l’on veut. En maniant les principes qui, en plus, viennent parfois en concurrence sur une question, en subordonnant ou non la mise en œuvre d’un principe à l’intervention d’un texte, en interprétant les règles écrites, en jouant d’exceptions à géométrie variable… Et, bien entendu, par l’usage du pouvoir d’appréciation et de qualification des faits, On rappelle à cet égard que de grands principes ont été « créés » par le Conseil d’Etat, à partir des conclusions de commissaires du gouvernement. Qui proposaient de choisir une solution se rattachant à une option à laquelle il leur paraissait opportun de se rallier plutôt qu’à une autre. Avec, après coup, la rédaction de considérants donnant une justification habilement rédigée pour conduire à la solution retenue. Comme avec les décisions de la fin du 19ème siècle auxquelles il est fait allusion ci-dessus, qui ont mis fin à l’irresponsabilité pécuniaire personnelle des fonctionnaires. Et ce, en vue de « moraliser » la fonction publique.

(6) … qui dépend notamment de leur relation du moment avec le pouvoir. Ce qui explique que nous renvoyons à demain cette possible innovation jurisprudentielle.

NB. L’histoire enseigne, qu’au sein d’une institution, il y a toujours certains de ses membres qui attendent le moment propice pour « faire ce qu’il faut ». Mais qui … attendent. Non pas forcément parce qu’ils sont « lâches », mais parce qu’il n’est pas possible de faire valoir certains principes ou certains arguments si le contexte y est hostile. Soit parce qu’ils se seraient mis inutilement en danger. Soit parce que leurs propositions auraient été rejetées voire ridiculisées par leurs collègues marchant comme beaucoup dans le sens du vent. Le moment venu, ces gens se lèvent, sont écoutés, et sont rejoints par tous ceux qui font carrière en sachant repérer dans quel sens le vent souffle après qu’il a tourné. C’est pour cela (entre autres) que certaines personnes ont possiblement des raisons de craindre.

 (7) S’agissant des fonctionnaires, l’individu fut « détaché » de sa fonction et de l’institution. La démarche est transposable.

(8) Il est entendu, ou sous-entendu, que tant que la subordination des politiques aux financiers ne sera pas cassée, et tant que le peuple ne retrouvera pas son droit de décider sur les questions économiques, financières et sociales, droit qui lui a été enlevé par divers traités, la démocratie continuera à être une sorte de coquille vide. Et les analyses et propositions portant sur les institutions continueront à n’être qu’un jeu intellectuel.


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15 réactions à cet article    


  • Gasty Gasty 28 novembre 2022 14:08

    Mais quand la manipulation a pour conséquence la mort de personnes, on entre dans un autre domaine. il y a matière pour la société à s’intéresser de près à des assassins parfaitement conscient de leurs manipulations.


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 28 novembre 2022 14:32

      @Gasty
      C’est la magie des organisations complexes de distribuer le pouvoir décisionnaire pour que si tous sont responsables, aucun n’est coupable. L’une interdit les traitements préventifs, l’autre la médecine de ville, un autre encore recommande les travaux du charlatant-mathématicien Ferguson, encore un autre s’en sert pour justifier sa décision de « confiner », etc, etc. 

      Entre le fameux « je n’ai fait qu’obéir aux ordres » et les « j’ai suivi les recommandation européennes ou internationales » ou encore « si je ne l’avais pas fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait », on trouve toujours à s’arranger avec la « conscience ». 


    • Gasty Gasty 28 novembre 2022 19:12

      @Opposition contrôlée

      Ce que vous dites, qui pourrait le nier ? Normalement n’importe qui est en mesure de se souvenir des différentes affaires foireuses du passé et savoir comment _ une fois de plus cela va se passer.


    • paparazzo paparazzo 28 novembre 2022 21:38

      Ce n’est pas l’état qui manipule, c’est le gouvernement.




          • https://www.francesoir.fr/societe/onde-de-choc-au-sein-des-reseaux-du-fact-checking-que-se-derriere-disparition-fact-and-furious

            ENQUÊTE - Depuis plusieurs mois, FranceSoir enquête sur la “harcelosphère“ qui gravite autour de l’IHU Méditerranée dirigé par le Pr Raoult, mais aussi sur le rôle et le fonctionnement des organes de fact-checking qui ont décrété tout au long de la crise du Covid-19 quelle était la vraie de la fausse information. La présente investigation plonge dans les arcanes de la communauté des fact-checkers et s’intéresse plus spécifiquement au cas du site Fact & Furious, des pratiques douteuses de son fondateur, de son ascension aussi fulgurante que sa disparition, de son réseau opaque et tentaculaire.

            La confiance de la population française dans ses médias d’information est au plus bas niveau : seuls 26% des Français déclarent avoir confiance dans les médias mainstream, selon un sondage MIS Group réalisé pour FranceSoir et BonSens.org en novembre 2020. L’onde de choc sur les réseaux sociaux suscitée par la nouvelle de la fermeture soudaine du site Internet de Fact & Furious ce 26 novembre 2022, en amont de la parution de cette enquête, risque de ne rien arranger. Présenté dans la presse comme un « média indépendant de fact-checking », ce site controversé et son directeur, le sulfureux Antoine Daoust, ancien militaire de 39 ans reconverti à l’occasion de la crise du Covid-19 en chasseur « de complotistes et d’anti-vax », sont au cœur de la tourmente depuis les premières révélations de Malika Daoust, son épouse, mardi 22 novembre sur la chaine YouTube d’Idriss Aberkane

            Violences conjugales, coups et blessures aggravés sur mineur, menaces de morts, mercenariat, manipulation de l’information pour le compte de commanditaires, falsification de tests PCR, déboire judiciaire… loin de l’image médiatique de l’homme honnête, désintéressé et désireux de déjouer les contrevérités, c’est un tout autre portrait d’Antoine Daoust que brosse sa femme : « Un homme violent, menteur et manipulateur, même auprès de sa famille ». Un récit accablant dont cette mère de famille a initialement voulu faire part à l’Agence-France presse qui, d’après son témoignage, a couvert l’affaire de façon à protéger le fact-checker revendiqué.




            • https://www.francesoir.fr/societe/faillite-de-ftx-sam-bankman-fried-invite-controverse-un-sommet-du-new-york-times

              Presque un mois après la faillite de FTX, plateforme d’échange de cryptomonnaie dont il est le fondateur, Sam Bankman-Fried, risque une extradition vers les États-Unis. Cette menace ne le dissuade pas de prendre part à un important sommet organisé par le New York Times, le DealBook Summit, qui se tient le mercredi 30 novembre 2022 à New York, aux côtés de plusieurs autres grands noms, de la politique et du numérique, notamment.

              Dans un tweet diffusé mercredi 23 novembre dernier, Sam Bankman-Fried (SBF), ex-deuxième plus grand contributeur financier du Parti démocrate américain derrière George Soros et ancien partenaire du World Economic Forum, a annoncé qu’il s’entretiendra avec le journaliste du New York Times, Andrew Sorkin, lors du DealBook Summit. Le journaliste, visiblement interrogé après la publication du tweet de SBF, a confirmé à son tour la participation de l’ancien PDG de FTX, à ce sommet, actuellement sous le coup d’une enquête criminelle.


              • https://reseauinternational.net/a-houpert-et-m-wonner-victimes-de-la-chasse-aux-sorcieres/

                Faire taire les parlementaires est une insulte à leurs électeurs et à la démocratie

                par Dre Nicole Delépine

                Après le sénateur Alain Houpert sanctionné de 18 mois d’interdiction d’exercice, dont neuf avec sursis1, c’est l’ex-députée Martine Wonner qui est scandaleusement suspendue par le conseil de l’ordre du Bas-Rhin2.

                Les conséquences de ces décisions vont au-delà du cas personnel de nos représentants, d’autant plus que les conseillers ordinaux qui condamnent les médecins qui parlent ou qui soignent ne font pas la chasse aux conflits d’intérêts non déclarés alors que la loi transparence-santé les en a chargés.

                Les Français rejettent les politiques comme en témoigne le taux d’abstention aux dernières élections. Comment pourraient-ils encore croire au jeu représentatif quand ceux qui détournent leurs mandats comme les conseillers de l’ordre des médecins bâillonnent ouvertement les élus courageux qui informent et font leur travail ?

                On avait bien compris les jeux d’influence, le politiquement correct, le pas de vague, les discussions de couloir et les pressions pour limiter l’expression de parole des opposants au sein des groupes. Mais réprimer ouvertement la libre expression d’un parlementaire est un pas supplémentaire qui ouvrira peut-être quelques consciences supplémentaires de la marche vers le totalitarisme qui s’installe et dont la seule limite est évidemment le peuple.

                « L’ex-députée Martine Wonner, a été suspendue un an par le conseil de l’Ordre des médecins.

                L’ex-députée du Bas-Rhin entre 2017 et 2022 Martine Wonner, psychiatre de profession a été suspendue vendredi 25 novembre par le conseil de l’ordre des médecins du Grand Est pour une durée d’un an. Elle va faire appel de cette sanction.

                L’ancienne députée avait affirmé que le masque « ne servait strictement à rien » et que les vaccins contre le Covid-19 pouvaient déclencher « des fausses couches », de « multiples cancers » et transmettre « le sida ».

                Martine Wonner, qui compte faire appel de cette suspension, a jugé vendredi cette décision « scandaleuse »  »3.

                Que peut conclure un lecteur de cet article de la radio progouvernementale ? La députée s’est opposée au port du masque : on savait déjà qu’elle avait raison, mais la confirmation, par de multiples études internationales de l’inutilité de l’obligation généralisée du port du masque a démontré son rôle de lanceur d’alerte précoce et qu’on aurait dû l’écouter et la remercier4,5,6.


                • the clone the clone 29 novembre 2022 08:21

                  La manipulation a amené le mougeon a voter contre ses propres intérêts et cela ne s’arrêtera pas du jour au lendemain, les politiques sont des menteurs et des vendus, des marchands de rêves pour gogos déneuronés qui ne sont en fait que des cauchemars bien réels ..... 


                  • ZenZoe ZenZoe 29 novembre 2022 10:50

                    On trouve des tas de textes sur la manipulation des esprits sur internet et dans les librairies. Il faut les lire pendant qu’ils sont encore autorisés. C’est édifiant, et libérateur.


                    • tashrin 29 novembre 2022 15:14

                      @ZenZoe
                      pendant qu’ils sont encore autorisés

                      +1
                      Ca risque de pas durer, ce sera considéré complotiste par le ministere de la verité (pardon la commission bronner)


                    • La corruption à ciel ouvert .

                      Macron l’homme tranquille qui chie dans son froc ....

                      L’abus de position dominante , éclatant .....

                      https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/11/29/alerte-le-procureur-charge-du-dossier-mc-kinsey-invite-a-festoyer-a-lelysee/

                      Selon les informations diffusées par Politico ce matin, Jean-François Bonhert, procureur financier de la République, était invité hier soir à un pot « amical » pour le départ de certains conseillers de l’Elysée. Donc, on récapitule : le procureur qui a lancé deux informations judiciaires contre le Président de la République dans le cadre de l’affaire Mc Kinsey est invité pour faire la fête avec les conseillers du Président, en présence du Président lui-même... Qu’est-ce que la caste ne comprend pas quand on lui parle de politisation de la justice ?


                      • Tolzan Tolzan 29 novembre 2022 13:29

                        Soyons clair : Le sommet de l’État, donc en vrac : le président, le gouvernement, les hauts fonctionnaires, la haute magistrature, la direction des services de police, l’état-major des armées, les médias (CAPITAL) forment une caste protégée, certains diront achetée à coups d’avantages divers, en place pour assurer la pérennité du système. Plus on s’élève dans l’échelle sociale, plus on DOIT adhérer au système. Il faut être aussi conscient qu’il en est ainsi dans ABSOLUMENT TOUS LES PAYS. Notre problème, en France, est que toute ces pseudo élites se reproduisent entre elles, et constituent une strate qui a confisqué le pouvoir. Les élections ont été dévoyées : à la présidentielle, chacun ne dispose que d’une quinzaine de secondes de totale liberté dans l’isoloir pour se réveiller et ne pas « veauter » comme lui a expliqué l’appareil de propagande depuis des mois et des mois. Quant aux élections législatives, il suffirait que soit institué le mode proportionnel pour que soient balayés tous ces partis aussi composés de politcards achetés par le système. En conséquence, le système est TOTALEMENT stable et pérenne en interne. La conclusion est que seuls, des bouleversements internationaux pourront amener des changements. C’est pour cela qu’il faut souhaiter la victoire des BRICS dans la guerre économique mondiale en cours. Seul l’effondrement économique de l’Europe de l’Ouest sous l’effet de l’inflation pourra nous sortir de la confiscation actuelle du pouvoir par l’oligarchie mondialiste, immigrationniste, pro américaine et pro OTAN.


                        • the clone the clone 29 novembre 2022 16:18

                          La seule solution pour en sortir c’est la révolution, la vraie pure et dure, celle du sang et des larmes, celle que le gouvernement ne pourra pas ni contenir ni écraser, le reste est comme des pets de mouches au plafond ....

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