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Accueil du site > Tribune Libre > Entre Royal et Montebourg : mon dilemme pour un vrai socialisme

Entre Royal et Montebourg : mon dilemme pour un vrai socialisme

L'échéance des urnes approchant, les trois débats passés, l'heure dans cette primaire est au choix. J'ai eu l'occasion d'exprimer ici-même ma profonde adhésion au projet de civilisation que portait Nicolas Hulot avant d'être défait ; j'observe et attends depuis, le discours d'un homme ou d'une femme où puisse brûler suffisamment de volonté et de flamme pour que se lèvent du marasme un peu de révolte populaire et d'espoir. Que de tels mots semblent vides quand ils parlent de politique ! Quand cogne l'assourdissant tambour des désillusions : l'échec au lendemain de 1981, les promesses d'avenir oubliées, le politique dont on dit si volontiers qu'il ne peut rien... Ce tambour dont le bruit couvre toujours les voix de l'audace au profit des conservatismes, encroûte les peuples dans le fatalisme, la lassitude, et les laisse ternes et déliquescents assister à leur propre péril : écologique, social, démocratique, culturel, moral... Il est toujours difficile dans les ères de crise et de déclin de discerner ceux qui lutteraient vraiment de ceux qui ne font qu'orner de quelques beaux mots un attentisme lâche. Un critère aide cependant : les progressistes sont souvent ceux que les attentistes traitent d'archaïques ou de fous. Entendre ce refrain s'inviter au débat socialiste m'aura au moins raffermi sur ce point : s'il est un choix de changement parmi ces hommes et ces femmes, alors il se trouve entre Mme Royal et M. Montebourg.

J'aimerais tout d'abord évoquer le cas des autres candidats, dire à leur sujet quelles furent mes déceptions et mes réticences. Je commencerai par Jean-Michel Baylet, puisque j'ai réalisé après coup avoir eu l'indélicatesse de l'oublier dans mon dernier article. Bien que représentant d'un des plus anciens courants républicains et progressistes de notre histoire politique, ce monsieur n'a rien su porter de radical au débat socialiste : ni vision de la France, ni grande ambition pour sa souveraineté et son destin ; le plus souvent il s'est contenté, avec un flegme tout juste sympathique, d'énumérer ses bons sentiments sur quelques sujets de société sans commune mesure avec l'objectif de sortie de crise qu'exige la période actuelle.

Manuel Valls, dont il m'est arrivé parfois d'admirer la fougue et la sincérité, reste de ceux qui croient que le cours de l'histoire est univoque et que le progrès ne revient jamais sur ses pas. Mais l'histoire n'est pleine que d'oscillations et de soubresauts, et ce qui un temps fut le progrès devient le conservatisme à l'instant où il cesse de jeter au réel un défi permanent. Le libéralisme fut le progrès, aussi longtemps qu'il demeura cet idéal d'émancipation, de mérite et de création qui fendit l'étau des privilèges et rompit les digues de l'obscurantisme ; il est devenu l'ordre établi, dès lors qu'à trop grossir et à se corrompre, il en est arrivé à asservir des peuples et même des nations. Qu'a proposé Valls en fin de compte, sinon de maintenir à flot et à n'importe quel prix - au prix même de la soumission - un modèle économique devenu fou ? Ne promettons pas ainsi de protéger nos ouvriers, cela lesterait la compétitivité de nos entreprises ! Ne haussons pas exagérément le ton, cela pourrait inquiéter les marchés ! Puis ne parlons pas trop d'État, cela est archaïque. Après tout, demain nous pourrions être dégradés. Alors n'imaginons pas d'avenir, nous n'en avons plus les moyens... Plutôt que de moquer les « démagogues » et les « passéistes », peut-être ce monsieur aurait-il dû nous dire quelle promesse il apercevait encore à l'horizon de sa social-démocratie - cette imposture politique qui n'a freiné aucune avidité ni évité nulle part le désastre de la crise. Il est presque triste de voir tant de belle énergie gaspillée à rendre le statu quo indépassable, tant d'énergie à vouloir seulement rafistoler le présent plutôt qu'à imaginer l'avenir ; c'est qu'à trop en faire sa « vérité », on finit par oublier que le présent n'est que ce que déjà le passé rogne. Les grands réformateurs ne pensaient pas leur temps, ils pensaient le temps d'après.

Quant à Martine Aubry et François Hollande, je les citerai indistinctement. Non qu'eux-mêmes soient indistincts - chacun aura pu apprécier leurs différences d'expression et de caractère. Non que je mésestime leurs qualités individuelles - pas plus la précision intellectuelle de l'une que les talents oratoires du second. Mais l'inquiétude qu'ils m'ont tous deux inspirée et qui me ferait presque craindre l'éventualité de leur victoire tient à peu près aux même causes : le conformisme politique et le manque de vision. Car visionnaires, ils ne le sont pas. Et pourtant c'est ce dont plus que jamais nous aurions besoin. Par cette seule incantation vague et dépassée qu'ils n'ont eu de cesse de répéter, l'un et l'autre m'ont déçu : « le retour de la croissance ! » La sacro-sainte croissance. À l'heure où l'effondrement des ressources naturelles oblige mécaniquement le ralentissement de l'activité humaine ; à l'heure où des masses de produits inutiles saturent déjà le marché ; à l'heure où partout l'excès nous inonde l'âme et le cœur... il faudrait encore croître. Indistinctement. Inintelligemment. Est-ce bien sérieux ? M. Hollande et Mme Aubry ont-ils assimilé que les mécanismes de ce siècle ne seraient pas ceux du siècle précédent ? Parler aujourd'hui de réindustrialisation sans indiquer en même temps les secteurs où l'on veut réindustrialiser, parler de croissance sans se demander comment nous refonderons nos indicateurs de richesse, tout cela est d'une totale inutilité. Qu'espèrent-ils, au fond ? Arriver au pouvoir quand l'Europe frôle la récession, arroser le sable et voir toute cette belle machine se mettre en branle et se relancer au petit trot ? Si nous ne nous demandons pas avant d'investir quels sont aujourd'hui les besoins, quelles vont devenir les disponibilités de la demande et surtout quels secteurs d'activité nous devons soutenir en face, alors aucun retour à l'emploi ne se profilera. Les emplois aidés ne seront qu'une perfusion sans prise aggravant la dette, les prêts aux PME s'enliseront et tous ces discours ne seront suivis que d'une immense désillusion. Et cinq ans ne seront même pas nécessaires pour que se fassent à nouveau le lit de la droite et celui du Front National.


Royal et Montebourg, l'actualité du discours.
 

N'en restent donc que deux. Ségolène Royal d'une part, dont le projet - même balbutiant - envisage de réelles alternatives en matière d'investissement public et de secteurs d'avenir, et dont le propos parvient curieusement à dépasser les oppositions traditionnelles les plus féroces : entre État fort et liberté de création en entreprise, public et privé, solidarité nationale et responsabilité individuelle, indulgence et fermeté... C'est que Mme Royal est de ceux, bien rares, qui avec une certaine lucidité et un certain courage s'aventurent, à la mesure de leurs moyens, à reconsidérer le modèle dominant. Parce qu'ils ont assimilé, pour de bon, que la crise actuelle était profondément structurelle et que nous ne reviendrions pas à ce qu'il y avait avant. Rappelons-nous comme ils furent nombreux, ceux-là mêmes qui depuis si longtemps décriaient l'État, à monter au créneau pour chanter ses louanges au lendemain du krach de 2008. Ceux-là qui appelaient à refonder le capitalisme. Qu'ont-ils fait ? Rien. Et voilà que nous les retrouvons aujourd'hui, toujours aussi pétris de certitudes et incapables d'imagination, s'amusant arrogamment de ceux qui essaient de penser l'après : les Hulot, les Mélenchon, les Montebourg... Ségolène Royal est de ceux-ci. Cela lui vaut un peu plus de moqueries qu'elle n'en subissait déjà. Qu'importe, puisqu'elle tient.

Puis il y a Arnaud Montebourg, le benjamin méconnu dont le discours insoumis et ambitieux est venu frapper l'actualité avec un cran qui l'a tout bonnement révélé. La seule notion de « démondialisation » qu'il a placée au cœur de son projet se prêterait allègrement à des heures d'interprétation et de dialogue tant il se trouve de manières de la décliner ; mais n'en déplaise à ceux qui se proclament réalistes, ses grandes lignes vont dans le sens du progrès. Rapprocher les lieux de production des lieux de consommation, cela va dans le sens du progrès quand l'épuisement de la planète ne nous laisse plus le choix. Redonner à chaque espace dans le monde les moyens d'une certaine autonomie dans son développement, cela va dans le sens du progrès pour peu qu'on accepte de regarder quel terrible échec fut ce codéveloppement mondialiste qui n'a créé que chômage ici, esclavagisme là-bas, misère partout... Remettre l'économie à échelle humaine, enfin, cela va dans le sens du progrès à l'heure où le lien social se désagrège, et où tant d'hommes traînent leur cœur vide et déraciné dans le fracas froid d'une vie professionnelle chaque jour un peu plus mécanique et dénuée de sens. Que comprennent à cela les politiciens qui osent encore exiger de nous : « compétition », « rendement », « productivité », « efficacité » ? Ces valeurs sans morale qui ont écorché l'homme et érigé, le temps d'un délire collectif, le culte financier. Si le propos d'Arnaud Montebourg trouve cet écho inattendu dans l'opinion, ce n'est pas simplement pour le plaisir de s'entendre dire : « défoulons-nous et tapons sur les banques ! » C'est parce qu'il prône la remise à l'endroit de nos valeurs et de nos lois : l'homme avant l'argent. Et que ceux qui disent que cet objectif est inatteignable se taisent ! Car si la politique ne peut pas cela, alors elle n'a rien à dire. L'inatteignable, c'est ce qui mérite qu'on l'atteigne.


À qui les meilleures chances ?
 

Seulement voilà : il faut choisir. Être en accord avec soi, tout en voyant venir le risque de la dispersion. Et bête ironie du scrutin uninominal, on en vient à regretter la présence au suffrage d'hommes et de femmes dont on apprécie pourtant la parole ou le parcours. Alors, par la force des choses, les considérations d'ordre stratégique prennent le pas : à l'heure où la victoire de François Hollande paraît quasiment inévitable, où trouver les meilleures garanties pour que soit portée la voix d'un réel progrès ? Qui de Mme Royal ou M. Montebourg a les meilleures chances de passer au second tour de la primaire, mais aussi les meilleures chances de battre François Hollande, puis de tenir une campagne avant de vaincre Nicolas Sarkozy ? Que de questions pour bien peu d'éléments de réponse : des sondages relativement flous, un corps électoral difficile à connaître, des marges de progression pour le moins imprévisibles... Mais enfin, il faut bien s'y essayer.

Le plus apte à passer au second tour de la primaire : logiquement ce devrait être Ségolène Royal puisque les sondages, à un ou deux points près, la présentent comme la mieux placée ; quoiqu'encore, ces mêmes sondages lui attribuent une tendance à la baisse alors qu'ils démarquent nettement Arnaud Montebourg à la hausse. Mais à l'évidence rien de tout cela n'est parfaitement fiable. Si l'on devait s'en tenir aux enseignements de la primaire écologiste, tout au plus faudrait-il conclure que le plus avantagé dans ce type de scrutin est celui dont les partisans sont les plus politisés - donc les plus susceptibles de se donner la peine de la démarche. Mais là encore, la prévision est hasardeuse : le corps électoral de la primaire socialiste sera des dizaines de fois plus large, ce qui devrait normalement atténuer cet effet pour peu qu'il se manifeste. Si toutefois ce critère devait jouer, sans doute observerait-on une baisse relative des free lance que sont François Hollande et Manuel Valls, tandis que le soutien des fédérations militantes ou le socle de l'association Désirs d'avenir avantageraient respectivement Martine Aubry et Ségolène Royal. Mais même dans ce cas de figure, il semble qu'Arnaud Montebourg jouisse d'une solide popularité chez les militants de la gauche radicale. Pas de quoi départager sérieusement, donc.

Le plus apte à gagner puis à tenir une campagne : et sur ce point, je ne pourrai que donner ma simple impression. Ségolène Royal présente sûrement les garanties d'une certaine solidité : elle a déjà vécu une campagne et a montré sa capacité à ne jamais se laisser abattre même dans les revers les plus rudes. Mais Arnaud Montebourg possède à ce que je crois d'une plus grande marge de progression. Pour une raison que je m'explique mal, mais qui tient sans doute à sa forte personnalité et la mise en scène trop saillante qu'elle opère d'elle-même, Mme Royal semble souffrir dans une grande partie de l'opinion d'une déconsidération au moins aussi forte que la ferveur qu'elle suscite chez ses supporters. Les scores auxquels elle plafonne - dans des sondages portant cette fois sur la totalité du corps électoral français - sont peu rassurants dans la mesure où ils la placent régulièrement derrière Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. Sans doute Arnaud Montebourg ne fanfaronnerait-il pas s'il était testé à sa place, mais la radicalité et la clarté de son discours feraient bouger les lignes. Car la réalité dont il parle, avec la force dont il en parle, mettrait en défaut bien des adversaires. Puis demeure, enfin, cet étrange ingrédient capable de créer les plus subits et les plus grands élans populaires : le charisme. Je me suis rendu au meeting toulousain de Ségolène Royal. J'ai regardé celui de Marseille d'Arnaud Montebourg. Et force est pour moi de constater que, malgré toute sa ténacité, la première a perdu de ce feu sacré qui l'animait il y a cinq ans... Tandis que le second, à la tribune, est incandescent.

 

J'en termine avec cet article bien long pour défendre une chance peut-être bien mince. Mais puisque l'inatteignable est ce qui mérite d'être atteint, ce Dimanche je voterai Arnaud Montebourg.


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106 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 8 octobre 2011 10:44

    « Montebourg :
    La seule notion de « démondialisation » qu’il a placée au cœur de son projet se prêterait allègrement à des heures d’interprétation et de dialogue tant il se trouve de manières de la décliner »

    Démondialisation : une fausse voie d’avenir !

    • mojique mojique 9 octobre 2011 15:33

      Parce qu’un seul homme, comme ça va démondialiser l’économie ?

      Pour moi, c’est le truc de trop écrit sur le tract.

      Un peu comme sarko qui veut régulariser le capitalisme.

      Restons simple, je suis pour une victoire de la gauche.

      Je vote Ségo car c’est la plus belle, sinon peu importe qui gagne, ils seront tous au gouvernement.


    • Tall 8 octobre 2011 10:50

      Belle prestance, mais encore un peu vert, Montebourg, je trouve ... son heure viendra + tard sûrement.

      Aujourd’hui je trouve que c’est l’heure H pour Ségolène. Elle est maintenant très bien placée pour prendre sa revanche ( et celle d’une majorité de Français ) sur un homme qui a trompé beaucoup de monde depuis 4 ans.

      • Kalki Kalki 8 octobre 2011 11:06

        vous trompez alors ?


      • Kalki Kalki 8 octobre 2011 11:05

        Le parti ou la personne qui parlera de travail au lieu de parler de répartition, n’aura pas nos voix !
        plus personne ne travaille, le travail ca ne se chie pas, le travail continu de disparaitre dans un processus naturel ( meme pas besoin de délocalisation )
        , nous ne voulons pas de vos pseudo travail imaginaires

        Votez PIRATE

        Vous ne serez pas déçus : INTERNET, NOURRITURE, ÉNERGIE ET TRANSPORT POUR TOUS, PAR TOUS

        Ne demandez plus l’impossible, nous allons le créer pour TOUS

        Votez pirates :

        9% pour le Parti Pirate à Berlin ! Et si la politique pouvait vraiment être réformée ? Adieu l’UMPS : retour d’un meilleur niveau de vie !

        Nourriture libre et énergie libre .... ca vous dit quelque chose, vous devez vous recentrer

        50 euro de matériel pour produire votre nouriture , ca serait un bon slogan politique

        Pour des habitants totalement autonomes, il ne manque plus que a) de l’énergie renouvelable , et b) des fertilisants et engrais, biologiques, ou produit à partir d’un écosystème … les algues par exemple pour obtenir l’équivalent pétro chimique naturel. c) Soit de la conscience, et de la conscience politique : pas de la décroissance, mais du partage inconditionnel de la sur abondance ! le pouvoir d’achat conditionne la prospérité réelle d) des échanges d’informations sur un réseau respectant à jamais la neutralité du net e) Une mobilité ‘verte’ garantie, f) De la justice, et une intégrité des données / entités / individus

        Ce n’est pas tant, ou pas seulement les moyens de productions qu’il faut se réapproprier, mais bien plus le droit au dividende sur les ressources – qui surabondent  : et donc ni une taxe, ni un pouvoir d’achat basée sur le travail. Espérons que vous comprenez comment fonctionne l’économie basée sur les ressources : prenons l’exemple du pétrole ou son prix est arbitraire, sa quantité en stock truqué … « pour des raisons politiques et économiques », il n’y a pas que le pétrole … l’énergie est abondante. Second exemple : le travail qui disparait car il y a sur abondance de force de travail – y compris machine – dans tous les secteurs est il un problème ? … Est ce que cela empêche le partage pourtant nécessaire ? L’effet de comprendre l’économie de l’abondance, et de l’infinité des ressources, et le passage psychologique vers celle ci permet une « ‘explosion’ de croissance économique » … ou sinon tout du moins une vie bien remplie, pour tous.

        Les hackers / citoyennistes doivent donc prendre le pouvoir politique, suivant eux mêmes les règles des pirates : partage – celui qui a besoin assouvi son besoin, la communauté et le bien commun avant tout, et le chef n’a pas plus que deux fois la part de celle d’un autre. A l’abordage !!!


        • bruno-beauvois 8 octobre 2011 11:50

          Alexis Dayton a le droit d’être pour le candidat qu’il souhaite, mais son titre me laisse à penser que nous avons à faire à un dogmatique pur jus. Pour ma part, je suis un républicain de centre gauche, donc pas socialiste, mais quand je lis des ayatollah qui détiennent la vérité et qui eux peuvent délivrer des certificats de bon ou de mauvais socialiste, j’ai pitié. Le monde a assez de personne à l’ego qui explose, la vérité n’existe pas, il n’y a que des vérités. 

          Un proverbe dit « suivez celui qui cherche la vérité, fuyez celui qui l’a trouvé » pour ma part je fuis l’auteur de cet article.

          • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 12:03

            Bonjour,

            Je conviens que cette dimension du titre ne me satisfais pas beaucoup. Je peine toujours à trouver mes titres. C’est malheureux puisque c’est ce que l’on voit en premier ; je les change dix fois et même à la fin, ils ne me plaisent généralement pas.

            Prenez-le comme un avis plus que comme une certitude, je vous en prie.

            Je n’ai pas de certitude. Quand j’écoute M. Valls, je le respecte infiniment. J’essaie de comprendre sa position, sa perception, sa sincérité (je vous ferai une confidence : je tique chaque fois que Montebourg se permet vis-à-vis de Valls des piques qui me semblent déplacés). Reste qu’à la fin, j’en retire toujours le sentiment que suivre ce genre de ligne sociale-démocrate serait comme se résigner. C’est ce que j’essaie d’exprimer ici.

            Le précédent article que j’ai écrit était d’un ton très neutre ; j’ai voulu que celui-ci soit pleinement subjectif. Prenez-le comme tel, n’imaginez pas que je vous traite de « faux socialiste » (je ne me le permettrais pas bien que, je l’admets, c’est ce que peut laisser entendre mon titre) ; voyez simplement quelle vision je tente d’argumenter.

            Bien cordialement.


          • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 12:13

            P.S. Très beau proverbe, sois dit en passant. Confucéen ? Biblique ?...


          • benevole 10 octobre 2011 04:09

            Je partage entièrement la sensibilité et les avis de l’auteur et j’ai 63 ans.

            Comme lui, j’avais décidé de soutenir Hulot à la lecture des termes de sa déclaration de candidature simplement parce qu’il était le premier à vouloir réformer l’économie pour la mettre au service du vivant.

            Comme lui, j’ai été très attentif aux débats des primaires et, comme lui, j’ai écrit un article sur Agoravox, publié vendredi sous le titre « Les Français sont-ils cons ? » pour défendre la candidature d’Arnaud Montebourg.

            Curieusement, et bien que mon article ait été rédigé dans un style moins flamboyant, il m’a valu 90% d’avis favorables. Alors je me dis que vous commettez une injustice à l’égard d’Alexis Dayton que je ne connais pas mais s’il est jeune, comme un intervenant le signale avec une certaine condescendance, il fait au moins la preuve d’une matûrité et d’une lucidité politique dont beaucoup de vieux paletots devraient s’inspirer.

            Vous écrivez , Monsieur Bruno Beauvois, que la vérité n’existe pas, qu’il n’y a que des vérités.
            Certes, mais il y a des faits et ceux-ci ne sont pas à discuter. C’est peut-être parce que j’en ai rappelé quelques-uns dans mon article que ce dernier est mieux passé.

            Depuis 1973, l’Etat français qui auparavant pouvait créer la monnaie dont il avait besoin sans payer un centime d’intérêts, s’est privé de ce droit au profit des financiers, obligeant ainsi ses contribuables à payer des intérêts sur chacun des crédits engagés par l’Etat. Bien entendu, les Français n’ont pas été consultés.

            L’article 104 du traité de Maastricht érige cette pratique au plus haut niveau du droit européen en interdisant aussi aux Etats d’emprunter directement à la BCE au taux qu’elle accorde aux banques. De nombreux peuples européens, dont le mien, n’ont pas été consultés à ce sujet non plus (Je suis Belge).

            Cela, monsieur Beauvois, ce sont des faits ! Des vérités ! Comme le fait que les intérêts bancaires accumulés constituent l’essentiel de la dette publique et que pour la moitié des Etats, il n’y aurait pas du tout de dette publique s’il n’y avait pas d’intérêts bancaires. Seuls les Etats avec une balance import-export négative seraient en dette.

            Or, Monsieur Beauvois, si les intérêts bancaires trouvent une justification dans le cadre de prêts privés, parce qu’il y renonciation du prêteur à un usage immédiat du montant qu’il cède à l’emprunteur, cela ne se justifie en aucun cas lorsqu’il s’agit d’argent créé ex-nihilo par la banque centrale et prêté ensuite par une banque à l’Etat. Et cela se justifie encore moins quand cet emprunt a pour but de sauver la même banque du naufrage (la recapitaliser comme ils disent en termes savants pour qu’une partie au moins de l’opinion publique ne comprenne pas.

            Les intérêts bancaires sont une véritable calamité pour l’économie à telle enseigne que la FED, la banque centrale américaine, a décidé après la crise de 2008 de prêter à taux 0, donc sans intérêts, pour relancer l’économie.

            Lorsque vous empruntez 300.000 € pour construire votre maison, M. Beauvois, cet argent va naturellement dans la poche des divers corps de métiers qui ont participé à la création de cette richesse qu’est votre maison. Vous remboursez ensuite cet emprunt et le montant remboursé est détruit, ce qui fait qu’il existe dans le pays une richesse d’une valeur de 300.000 € et la contrevaleur exacte de cette richesse sous forme monétaire dans les mains de ses producteurs. Cela c’est une économie saine.

            Mais vous ne remboursez pas 300.000 € mais bien 750.000 €. Et les 450.000 € de différence, qui ne correspondent à aucune richesse créée, ne sont pas détruits quand vous les remboursez. Ils restent la propriété de la banque. Il y a donc beaucoup plus d’argent en circulation que de richesses réelles et c’est la cause de l’inflation ou, si vous préférez, de l’évaporation de votre pouvoir d’achat. Voilà encore une vérité incontestable !

            Le pire, c’est que les 450.000 € d’intérêts n’existent nulle part dans le monde au moment de votre crédit parce qu’il n’existe dans le monde que de l’argent dette à rembourser et les avoirs des banques. Il faut donc compter sur la croissance pour vous permettre d’espérer travailler assez régulièrement pour rembourser votre maison principal et intérêts.

            Mais la croissance est fluctuante, avec plus de bas que de hauts dans les pays occidentaux tandis que la dette mondiale, comme celle de nos pays, est exponentielle.

            Elle était en 2007 de 29.966 milliards pour le monde (1702 milliards pour la France)
            En 2008, de 32.966 milliards pour le monde (1.811 milliards pour la France)
            En 2009, de 37.487 milliards pour le monde (2.045 milliards pour la France)
            En 2010 de 40.405 milliards pour le monde ((2.003 milliards pour la France)
            En 2011 de 43.393 milliards pour le monde (2.089 milliards pour la France)
            Et elle sera en 2012 de 46.578 milliards pour le monde (2.261 milliards pour la France)
            ce qui ne tient pas compte d’éventuels nouveaux emprunts comme ceux nécessaires pour recapitaliser les banques mais seulement de l’accroissement des intérêts en cours.

            Tels sont les faits qui font peser la dette sur chaque Français à hauteur de 35.648 $
            (oui, tous les nombres cités sont exprimés en USD.

            J’ajoute qu’outre le fait de payer vos crédits beaucoup trop cher, outre les impôts et taxes prélevés sur vos salaires, propriétés et dépenses, vous payez aussi plus chers tous vos produits et services parce que les producteurs et commerçants sont bien obligés d’inclure dans leurs tarifs les intérêts qu’ils devront rembourser sur leurs propres crédits.

            Vous avez compris j’espère, qu’avec une dette toujours croissante en raison des intérêts, et un PIB qui n’augmentera jamais dans les mêmes proportions, il est mathématiquement impossible que tout le monde rembourse ses crédits. Ce n’est pas que les gens et les Etats soient mauvais payeurs, c’est que le système est étudié pour qu’ils ne puissent pas rembourser afin de permettre aux financiers de faire main basse sur les richesses appartenant aux véritables producteurs.

            Voilà la cruelle vérité avec un grand V. Et il y en a d’autres : tandis qu’un autre intervenant de cette discussion nous informe quant aux propriétaires des instituts de sondage, vous n’êtes pas sans savoir que les médias eux-mêmes appartiennent aux financiers et sont influencés par les gouvernements et appareils de partis.

            Ces medias qui ont passé sous silence la trahison manifeste des Etats lorsqu’ils ont abandonné aux financiers leur droit de battre monnaie et lorsqu’ils ont créé l’Europe, vous ont annoncé depuis le début qu’Hollande et Aubry seraient les deux premiers. Ils ont gagné parce qu’une fois de plus, comme si ça ne suffisait pas d’être déçu après chaque quinquennat, ils ont encore voté pour les favoris des médias et des sondages orientés.

            Les Français qui ont un peu de jugeotte ont voté Montebourg en majorité.

            Et à cause de gens comme vouis, qui croient encore avoir le luxe d’avoir leur vérité, en dépit des faits, vous êtes repartis pour 5 ans de malheurs parce que vous restez dirigés par les responsables de la crise actuelle, qu’ils soient de gauche ou de droite.


          • John_John John_John 10 octobre 2011 17:09

            Tient, revoilà le paradoxe des intérêts manquants, réfuté depuis longtemps : http://gidmoz.wordpress.com/2011/04/01/refutation-des-interets-manquants/


            Non, monsieur, les intérêts de font pas d’inflation.

            Cordialement. 

          • impertinent3 impertinent3 8 octobre 2011 12:17

            Être un fan de Hulot pour ensuite se poser la question de choisir quel candidat pour un vrai socialisme me parait totalement antinomique. Bon, il est vrai que l’auteur est jeune, il a sans doute besoin d’un peu d’expérience et de prendre de la bouteille.


            • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 12:31

              Il y a simplement l’emballage et le contenu.

              Tout le monde a présenté Hulot comme un centriste ; et effectivement, sa manière de communiquer, dans ses formes, dans sa douceur - certains diront dans sa tiédeur - a quelque chose de centriste. Mais ceux qui l’ont lu savent que Nicolas Hulot « post-mutation intellectuelle » (c’est-à-dire depuis début des années 2000) est un profond antilibéral de conviction.

              Mélenchon a salué le travail de sa fondation. Montebourg rappelle à toute interview la sympathie qu’a exprimé Hulot envers ses idées.

              Hulot n’a jamais voulu se dire de gauche parce qu’à juste raison il ne se reconnaissait pas dans le socialisme productiviste du XXème siècle et parce qu’il pensait que les véritables enjeux d’avenir se jouaient au-delà de ce type d’opposition. Mais s’il fallait vraiment le classer sur le plan des idées, sur l’ambition de renversement du modèle, il était bien plus à gauche que la frange gauche du Parti Socialiste.


            • impertinent3 impertinent3 8 octobre 2011 12:52

              C’est sans doute au nom de son antilibéralisme qu’il se fait financer par l’Oréal, EDF (vive le nucléaire), qu’il est grassement rétribué par TF1 (la chaîne qui n’a rein à refuser à Sarko), etc.

              L’écolo-héliporté Hulot doit avoir une empreinte carbone à peu près 100 fois plus importante que celle du français moyen.

              Croyez-moi, Hulot je le connais pour l’avoir pratiqué sur un tournage, lui, c’est 4x4 climatisé et hôtel tout confort (quitte à faire 150 km par jour pour rejoindre l’hôtel), le « petit personnel » c’est camion brinquebalant et tente.
              Bon, il y a un certaine justice, le « petit personnel » se marre sans doute beaucoup plus que le Hulot.

              C’est vrai que Hulot aime la nature, un peu comme le maquereau aime sa putain.


            • Le citoyen engagé asse42 8 octobre 2011 13:59

              Oui ! Surtout si l’on part du constat de base que le socialisme ne peut être que la reconnaissance de la souveraineté du peuple sur l’oligarchie. En conséquence il faut donc voter pour un leader socialiste qui a au moins une conscience française et non pas vendue à l’empire américain comme l’est Montebourg.


            • Lisa3142 Lisa3142 9 octobre 2011 08:14

              Je souscrit parfaitement à l’analyse l’auteur de l’article sauf que comme j’ai peut-être un peu plus d’expérience, j’ai voté Eva Joly aux primaires écologistes.

              Sinon, je pense que Ségolène Royal a perdu son âme au congrès de Reims et ainsi a ouvert un boulevard que dis-je une piste d’aéroport pour l’envol d’Arnaud Montebourg.

              Découvrez pourquoi :

              http://unrayonvert.over-blog.com/article-segolene-royal-a-fait-un-mauvais-calcul-politique-au-congres-de-reims-et-a-ouvert-un-boulevard-a-arn-86199031.html


            • Rosalu Rosalu 9 octobre 2011 08:22

              Moi non plus, je ne comprends pas cette admiration pour Hulot (j’ai signé le Pacte Anti-Hulot) ce brasseur de vent et le « respect » pour Valls, qui n’est qu’un opportuniste réactionnaire missionné (par qui ? Je n’ose le dire) pour attirer les voix de centre-droit.

              Mais je souscris à la conclusion : VOTER MONTEBOURG.


            • Lisa3142 Lisa3142 9 octobre 2011 10:53

              100% d’accord c’est pour cela que j’ai voté Eva en juin car la politique reste un métier.
              Hulot comme d’autres (Al Gore, corinne Lepage,...) a éveillé les consciences, c’est bien mais il n’a pas écouté mes conseils il y a 2 ans.

              Je lui avait proposé à l’image d’un moine boudhiste tibétain (s’il en reste) de se retirer dans la montagne et les « fidèles » seraient venus à lui à pieds pour écouter la bonne parole, lui apporter des fruits produits localement. Bilan carbone = 0g de CO2 et éveil des consciences maximum.

              Il serait passé à la postérité à l’image d’un Gandhi ou d’un Jésus pour l’équilibre vital HUMANITE - TERRE.

              Lisa


            • benevole 10 octobre 2011 16:10

              N’importe quoi !


            • Lisa3142 Lisa3142 8 octobre 2011 12:22

              A méditer avant d’aller voter, voire même à méditer pour finalement se décider à aller voter :

              http://unrayonvert.over-blog.com/article-pourquoi-et-comment-sauver-la-france-puis-l-europe-de-la-crise-financiere-86138548.html

              Si vous adhérez aux valeurs d’égalité - fraternité - liberté et éventuellement de solidarité et de laïcité et si la crise financière vous a laissé 1€ en poche alors, vous pouvez vous levez tôt dimanche matin et faire un acte civique comme des millions d’autres personnes.

               

              Nota : n’oubliez pas votre carte d’identité car comme nous l’a répété le maire international de Meaux vous savez celui qui a arrêté la langue de bois. Attention vous allez être fichés !


              • bernard29 bernard29 8 octobre 2011 13:01

                En fait , vous êtes pour Hollande ou Aubry, mais vous atisez le conflit entre Montebourg et Royal.

                A mon avis, Montebourg a pris une grosse responsabilité en se présentant pour casser le besoin de changement au PS . Il faut savoir qu’il avait déjà magouillé contre Royal, et pour Aubry au congrès de Reims. maintenant il va faire élire un Ex secrétaire du PS (ils sont deux) alors qu’il souhaitait révolutionner ce parti, et il sera contraint d’appeler à voter pour quelqu’un qui est pour le cumul des mandats au deuxième tour. Sa VI république c’est lui même qui l’enterre. Ses idées et actions , c’est de l’esbrouffe à l’état pur. 

                Il semble que ça plaise à certains autres calculateurs. 


                • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 15:37

                  S’il y a en effet de telles cuisines en sous-main, que vous dire sinon que c’est bien triste...

                  Ceci étant, je ne vous permets pas de me prêter ce genre de duplicité. Quand je dis mon hésitation entre Royal et Montebourg, c’est parce que j’hésite entre Royal et Montebourg ; et quand je dis mon choix pour Montebourg, c’est parce que je choisis Montebourg. Parce que ses idées me plaisent. Pas parce que je veux l’aider à se liguer contre tel autre pour faire gagner Hollande ou Aubry. Faudrait quand même pas avoir les idées trop tordues... Si je voulais la victoire d’un des deux favoris, je ne dirais pas d’eux sur le fond ce que je dis dans cet article - à savoir qu’ils réfléchissent encore la croissance comme au XXème siècle. Et très sincèrement, qu’est-ce que mon article va changer à la veille du scrutin ? Allez, si Mme Royal manque la qualification au second tour à une voix près parce que j’aurai convaincu une personne de voter pour M. Montebourg, je viendrai vous faire mon mea culpa.


                • impertinent3 impertinent3 8 octobre 2011 18:53

                  Alexi Dayon, c’est vraiment touchant cette candeur !

                  La politique, ce n’est pas un monde de bisounours, c’est en ensemble de rapports de force, un océan peuplé de requins et encore, les requins, en comparaison, sont gentils.


                • Lisa3142 Lisa3142 9 octobre 2011 10:55

                  Pas mal comme analyse, sauf s’il arrive 3ème, il pésera ensuite de tout son poids moral et visionaire sur le parti.


                • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 8 octobre 2011 13:05

                  Allez, un pronostic surprise pour ce dimanche :

                  1/ Hollande
                  2/ Montebourg
                  3/ Aubry
                  4/ Royal
                  5/ Valls
                  6/ Baylet

                  Ca me ferait plaisir de voir les sondeurs reconnaître qu’ils se sont plantés.


                  • bernard29 bernard29 8 octobre 2011 13:12

                    eh bien, vous êtes raccord avec les médias ?
                    ça me farait plaisir de voir les sondeurs et les médias reconnaître qu’ils se sont plantés !

                    1) Aubry, 2 Royal ....


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 8 octobre 2011 14:19

                    1/ Aubry 2/ Royal. Je connais certains sondeurs qui passeraient un mauvais quart-d’heure.

                     smiley smiley


                  • Alexis Dayon Alexis Dayon 8 octobre 2011 17:28

                    @Cassino>> Ah, personnellement je n’aurais pas dit cela. J’aurais plutôt misé comme suit :

                    • En cas de faible participation : gros avantage pour Aubry, et dans une moindre mesure pour Montebourg et Royal. Quand je dis faible participation, je parle de grosse déception du genre quelques centaines de milliers de personnes : dans ce cas de figure je pense que François Hollande s’effondrerait ; Aubry profiterait à plein du soutien de l’appareil militant, Royal du socle réduit mais très solide de ses supporters et Montebourg de l’appui de la gauche radicale. Dans cette option, je verrais bien un second tour « Aubry/Royal » ou « Aubry/Montebourg ».
                    • En cas de participation moyenne ou forte : on aurait aux urnes une frange de population assez « politisée » au sens où elle suit attentivement l’actualité politique et risquerait donc d’être guidée par les sondages sur le mode « quel est le plus capable de battre Nicolas Sarkozy ? » Dans ce cas, je vois plutôt une issue de scrutin sans surprise, avec sans doute un léger tassement de Hollande par rapport aux prévisions mais un second tour « Hollande/Aubry » quasiment inévitable.
                    • En cas de participation très forte : on aurait aux urnes beaucoup de curieux, de spectateurs intrigués par les débats, de gens pas forcément politisés ou peut-être même en conflit avec la politique à cause de la dureté du quotidien, mais envieux de faire entendre leur voix. Et dans ce cas là, j’imagine plutôt un effondrement de Martine Aubry, un François Hollande à peu près stable, une explosion à la hausse d’Arnaud Montebourg et une performance totalement imprévisible de Ségolène Royal. Dans ce cas de figure, je vois plutôt un second tour « Hollande/Montebourg » voire peut-être « Hollande/Royal ».

                    M’enfin, je m’arrête là.
                    Ça reste de la complète supputation.
                    Je ne parle là que d’intuition.


                  • LE CHAT LE CHAT 8 octobre 2011 21:45

                    @peachy

                    avec un bon bourrage d’urne
                    1 Baylet
                    2 Valls
                    3 Montebourg

                    Les sondeurs se pendent avec les courbes de popularité !  smiley


                  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 9 octobre 2011 00:53

                    Salut Le Chat.

                    Ce serait le pompon.

                     smiley


                  • Lisa3142 Lisa3142 9 octobre 2011 08:16

                    L’ideal serait un couple exécutif Montebourg / Aubry avec d’un côté la jeunesse, l’utopie, la vision, l’éthique, l’arbitrage et de l’autre Aubry en première ministre pour l’action, les rouages politique dans un gouvernement.


                  • bernard29 bernard29 8 octobre 2011 13:09

                    vous voules comprendre quelque chose aux sondages ??

                    BVA = François Pérol
                    (PDG de BPCE), ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée, proche de Nicolas Sarkozy.

                    CSA = Vincent Bolloré (actionnaire à 100%).

                    TNS Sofres = Martin Sorrell, patron très libéral, proche de Nicolas Sarkozy.

                    Ipsos = Didier Truchot et Jean-Marc Lech, de notoriété publique, proches de Nicolas Sarkozy.

                    Ifop = Laurence Parisot, présidente du Medef.

                    OpinionWay = Hugues Cazenave, ancien du cabinet de Gérard Longuet (ministre UMP ancien d’Occident), proche de Nicolas Sarkozy.

                    Chaque année, l’Élysée et le gouvernement commandent, pour plusieurs millions d’euros et sans aucune transparence, une multitude de sondages à ces instituts qui vivent donc largement de ces commandes publiques et de leurs liens privilégiés avec le pouvoir sarkozyste.


                    • posteriori 9 octobre 2011 16:24

                      Hollande report massif sur mélenchon, il n’est même pas sûr d’atteindre le 2eme tour !
                      Aubry pareil plus refus absolu des néonases de voter pour elle au 2eme tour !

                      Excellent choix pour votre vieux poulain édenté messieurs les sondeurs !


                    • BA 8 octobre 2011 13:51
                      Samedi 8 octobre 2011 :

                      Crise en Europe : les patrons français, italiens et allemands veulent un nouveau traité.

                      Les confédérations patronales française, allemande et italienne ont appelé samedi à la mise en chantier d’un nouveau traité susceptible de surmonter les déficiences actuelles de la zone euro.

                      « Afin que puissent être établies les fondations d’une Europe du XXIe siècle prospère et politiquement forte, nous demandons à l’Union européenne de lancer le chantier d’un nouveau Traité, qui constituera une étape nouvelle vers une Union politique et économique plus étroite », ont affirmé le Medef français, le BDI allemand et la Confindustria italienne.


                      Encore un nouveau traité européen ?

                      Mais pourquoi ?

                      Parce que les traités précédents n’étaient pas assez libéraux ?

                      • joelim joelim 8 octobre 2011 15:59

                        Ils veulent encore plus d’argent public pour eux et faire payer les pauvres.


                      • Bleu Montréal 8 octobre 2011 13:57

                        Franchement, est-ce que ces 2 personnes sont vraiment socialistes ? Le PS français est un parti libéral, facilitant les privatisations, faisant le jeu de l’OMC et des autres institutions ultralibérales.

                        À mes yeux, il n’y a qu’1 socialiste, c’est Mélanchon. Votez Mélanchon !


                        • Hijack Hijack 8 octobre 2011 14:29

                          Qu’on soit ou pas pour Ségo ... Montebourg ne vaut rien, absolument rien ...

                          Vous le verrez dans un débat, se faire foutre la fessée par le dernier des débatteurs ...
                          Rappelez-vous ... à plusieurs reprises, Rachida Dati (c’est pour dire ...) lui a foutu la raclée ...
                          Alors, imaginez un homme/femme ayant quelque chose à dire ...

                          Montebourg n’est qu’une plaisanterie ...


                          • @hijak
                            sur les 6 candidats les 2 meilleurs sont SEGO ET MONTEBOURG ils feraient une sacrée équipe..
                            comment vous pouvez avancer que montebourg ne vaut rien...avec de tels raisonnements on gardera les éléphants jusqu ’perpète eternam...
                            VALLS est près a rejoindre le centre...aubry est molle..indécise...hollande l’ex bébé joufflu est trop réservé...
                            un satisfecit a mr baylet qu’on connaisssait moins. semble très intelligent et pas sectaire du tout...


                          • Hijack Hijack 8 octobre 2011 18:46

                            @ TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE EX DP sante social,

                            Désolé de te décevoir, mais je confirme ... et encore, j’ai été sympa ... je ne veux pas trop dire de mal vu qu’il a bcp de soutiens ... qui très vite vont le lâcher dès qu’ils le connaîtrons mieux ...

                            Ce type ne vaut rien ... je te laisse le soin de t’en rendre compte par toi même ...

                            Certes ... beau parleur ... mais pas plus ...
                            Je ne comprends pas pourquoi les gens ne le remarquent pas ... à tel point ce Montebourg est nul ... nul et mauvais !
                            Je le connais dans l’action : archi nul.

                            Ségo au moins a de la valeur ... c’est la meilleure (à soi disant) gauche d’ailleurs !
                            Elle est meilleure dans sa sincérité, les valeurs qu’elle défend ... a une vraie personnalité !


                          • pjf971 8 octobre 2011 14:59

                            Montebourg a incontestablement de l’avenir.
                            Mais pas dans l’immédiat. Il a besoin de mûrir.


                            • joelim joelim 8 octobre 2011 16:08

                              Oui. Pour l’instant il faut voter Royal. Sinon le bi-partiste aura encore gagné. Même si elle n’est pas parfaite loin de là. Mais elle au moins ne se résigne pas à la logique implacable du système, comme Aubry et Hollande.

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