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Accueil du site > Tribune Libre > Erdogan aux cérémonies de l’Armistice de 14-18 : on n’est pas à (...)

Erdogan aux cérémonies de l’Armistice de 14-18 : on n’est pas à un oxymore près

Juste quelques interrogations quant à la pertinence de la présence du président turc à Paris pour célébrer la paix et la coopération en Europe. Quelques soient les réticences sur la construction européenne telle qu’elle est à l’heure actuelle (personnellement j’en ai beaucoup), il est question ici de paix, de fraternité, du vivre ensemble et des droits fondamentaux.

Je rapporte un extrait du quotidien Le Figaro d’aujourd’hui à ce propos. A la suite un petit extrait d’une tribune publiée dans Le Monde il y a 5 jours. Plus de paroles sont inutiles ; l’essentiel est dit dans ces deux passages :

Le Figaro : « Parmi les autres invités embarrassants figurait le président turc Recep Tayyip Erdogan. De la Syrie à la crise des migrants, le nationalisme agressif de la Turquie d'Erdogan s'oppose aussi complètement aux principes défendus par Emmanuel Macron. Plus qu'au multilatéralisme, Erdogan a plutôt tendance à recourir de façon assez décomplexée au chantage dans ses relations avec des Occidentaux qu'il accuse de menées subversives. »

Le monde : « (…) Il en va notamment ainsi de la présence de Recep Tayyip Erdogan, qui espère nous « habituer » à l’odieux négationnisme d’Etat de la Turquie à l’égard du génocide des Arméniens, perpétré durant la Grande Guerre par le gouvernement « Jeunes-Turcs ».

Ce chef d’Etat n’a, semble-t-il, tiré de ce génocide et de celui des autres populations chrétiennes (Assyro-Chaldéens, Syriaques, Grecs du Pont) qu’un seul enseignement : le fait que le crime peut s’avérer payant. Et en tout cas depuis son accession à la présidence turque, il renvoie à lui seul l’image de cette « radicalité », de cette « brutalité », de cette « violence » qu’il s’agit aujourd’hui d’éradiquer pour que ne se reproduisent pas les horreurs du passé.

Jusqu’à ce jour, l’Etat qu’il dirige continue de professer un nationalisme agressif, doublé depuis l’arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP), d’un islamisme revendiqué. Il maintient l’occupation militaire de Chypre, membre de plein droit d’une Union européenne qu’il prétend pourtant vouloir intégrer.

Cet Etat perpétue l’oppression de ses minorités, en particulier les Kurdes, contre lesquels il mène une guerre qui ne dit pas son nom à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Il attise les feux du djihadisme et de l’antisémitisme en incitant à une haine inextinguible contre Israël, tandis que les atteintes aux libertés à l’intérieur même de la Turquie gravissent des sommets. (…)


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35 réactions à cet article    


  • njama njama 13 novembre 2018 10:07

    Ce qui est subversif c’est l’argument du génocide des Arméniens complétement anachronique sous les plumes du Figaro, du Monde, et probablement d’autres médias.

    L’indignation pour fait de génocide serait-elle sélective ? L’Allemagne n’est-elle pas invitée à cette première édition du

    Forum de Paris sur la Paix du 11 au 13 novembre 2018 ? 

    MBS, malgré son implication meurtrière au Yémen, faisait partie des 80 chefs d’État invité au forum paraît-il, mais peut-être a-t-il eu quelques contretemps dans son agenda avec l’embarrassante affaire Khashoggi, à moins qu’on lui ne lui aurait discrètement conseillé de ne pas venir à Paris, sa présence au côté du calife d’Istanbul aurait fait désordre ?


    • Christian Labrune Christian Labrune 13 novembre 2018 12:57

      @Piétinos

      Vous oubliez que la France est entrée dans une « franche collaboration », comme on disait au temps du si regretté Maréchal, avec un régime de Téhéran dont les aspirations sont tout aussi génocidaires que celles des Turcs en 1915. « Il faut massacrer Israël » répétait il y a quelques mois le général Soleimani, et Khamenei, bien après Khomeiny, ne s’était pas exprimé autrement à l’époque où on négociait à Vienne les accords sur le nucléaire iranien. Tout le monde musulman rêve de nous massacrer, certes, mais « l’homme blanc », pour reprendre l’expression que Macron empruntait aux Indigènes de la République en rendant son rapport inutile à Borloo, n’est-il pas un parfait salaud ? N’avons-nous pas amplement mérité ce qui nous arrive ?

      Et puis, on l’a toujours dit, mais c’est de plus en plus vrai : Erdogan incarne un islamisme « modéré ». J’ai personnellement beaucoup admiré, après le meurtre de Khashoggi, son combat exemplaire en faveur de la liberté de la presse. Pas de démocratie sans une totale liberté d’expression. A cet égard, le gouvernement d’Erdogan est un phare pour tout le monde libre, et j’attends avec impatience que les Frères musulmans, profitant d’un macronisme qui leur est favorable, prennent au plus vite le pouvoir en Europe.

      Allah akbar !


      • njama njama 13 novembre 2018 13:24

        @Christian Labrune
        Tout le monde musulman rêve de nous massacrer,...

        encore un « fake news »
        du Jérusalem Post ? du Times of Israel ? de Israel Hayom ? de Haaretz ? ...
        savent plus quoi inventer les sionistes pffff...


      • njama njama 13 novembre 2018 13:39

        @Christian Labrune

        et voilà notre Christian Labrune qui nous en remet une louche sur les Turcs de 1915. Serait-il un sous-marin à la solde du Monde, ou du Figaro ?
        Pour le compte de qui cherche-t-il à manipuler l’histoire ?

        La question du génocide des Arméniens est un sujet d’histoire, pas un sujet politique. Laissons l’histoire aux historiens... le sujet fait encore débat.

        Comme beaucoup vous mélangez franchement les genres, car entre l’extermination de Juifs sans défense entre 1942 et 1945 et la répression de l’armée ottomane contre une lutte armée menée par les terroristes Arméniens dès 1890, qui eux-mêmes massacrèrent des villages entiers de turcs (ce que l’on sait moins)... quel rapport ? les contextes sont bien différents...


      • Vredes Vredes 13 novembre 2018 19:37

        @njama Non, non, ce sont juste des références historiques, ce qui choc votre âme de collabo. smiley


      • Vredes Vredes 13 novembre 2018 19:39

        @njama si prompt à faire des procès d’intention sous marin de cecin porteur de valise de cela, mais toi grosse merde, tu roules bien pour les turcs et la religion du prophète pédophile.


      • njama njama 13 novembre 2018 20:16

        @Vredes
        si vous me connaissiez un peu mieux, vous sauriez que je ne roule pas pour les turcs.


      • Cadoudal Cadoudal 13 novembre 2018 20:21

        @njama
        y aurait de la bisbille entre Alger et Ankara ?

        A quel sujet ?


      • njama njama 13 novembre 2018 20:32

        @Vredes
        Avons-nous les mêmes références historiques ?
        Je cite mes sources, toujours
        Les vôtres ? faute de les préciser, elles pourraient passer pour hystériques ?

        Blague à part, je dis juste en filigrane que c’est une affaire entre Turcs et Arméniens, une page d’histoire entre eux, et que ces grossières gesticulations et manipulations politiques sur le génocide arménien (comme sur la Shoah d’ailleurs) me débectent.


      • libert_pensée 13 novembre 2018 21:43
        • @njama Vous avez raison la généralisation : « Tout le monde musulman rêve de nous massacrer » est erronée. Il eût mieux fallu qu’il précise que l’islamisme politique radical (frères musulmans, salafistes) est notre ennemi, non ?
        • Sinon, le couplet sur le sionisme dans la réponse au commentaire me laisse pour le moins perplexe. Quel rapport avec le commentaire auquel vous avez répondu ?
        .

      • njama njama 14 novembre 2018 10:42

        @libert_pensée

        • Sinon, le couplet sur le sionisme dans la réponse au commentaire me laisse pour le moins perplexe. Quel rapport avec le commentaire auquel vous avez répondu ?
        Je reconnais que ce n’était pas très à-propos, mais les amalgames pullulent tant chez certains commentateurs ou rédacteurs ...  smiley

      • baldis30 13 novembre 2018 13:07

        bonjour,

        « le nationalisme agressif de la Turquie d’Erdogan s’oppose aussi complètement aux principes défendus par Emmanuel Macron »

        Appuyez -vous sur les principes ils finiront bien par céder  ! La présence de Trump est presque moins gênante que celle du représentant du pays qui a réalisé le premier génocide du XXème siècle préfigurant celui de son allié de toujours une vingtaine d’années plus tard ....

        « Ce chef d’Etat n’a, semble-t-il, tiré de ce génocide et de celui des autres populations chrétiennes (Assyro-Chaldéens, Syriaques, Grecs du Pont) qu’un seul enseignement : le fait que le crime peut s’avérer payant. »

        Puisqu’on le laisse faire il n’a aucune raison de s’arrêter ! D’autant plus qu’il peut s’avérer être un bon client pour l’achat de produits finis destinés à poursuivre les travaux commencés en 1916 ...


        • njama njama 13 novembre 2018 13:19

          Il faut ménager la Turquie qui fabrique une bonne partie des pièces des F-35 US ...

          https://www.aa.com.tr/fr/politique/lexclusion-de-la-turquie-du-projet-f-35-serait-pr%C3%A9judiciable-pour-les-pays-partenaires/983210

          La Turquie tient Trump et ses alliés par les c.......


          • PETINOS PETINOS 13 novembre 2018 14:38

            Juste quelques infos en plus. Qualifier Erdogan de « modéré » est une contre-vérité absolue. Il est en train d’islamiser la Turquie qu’il veut ériger en exemple pour le monde sunnite, dont il se considère le leader ; de là viennent ses problèmes avec l’Arabie Saoudite, qui veut également être le leader du monde sunnite. L’affaire Khashoggi a été « un don de dieu » pour le président turc, comme le coup d’État manqué de juillet 2016 d’ailleurs ; cela lui permet de justifier ses actes innommables, mais il ne s’agit que de justification.

            Le génocide des Arméniens est quand-même reconnu par nombre de pays dans le monde. Même une partie des Turcs le reconnaissent. Un million et demi de morts dans des circonstances atroces laissent quelques traces… Il ne s’agit pas d’une affaire d’historiens et de spécialistes, il s’agit d’une volonté délibérée et planifiée d’extermination d’un peuple. Le même sort a été réservé aux Grecs et aux autres minorités chrétiennes au début de siècle dernier, ainsi qu’aux Kurdes plus récemment.

            Pour aller un peu plus loin encore, la Turquie d’Erdogan a pratiqué de la même manière dans le canton d’Afrine au nord de la Syrie aux dépens des Kurdes.

            La même chose est arrivée quelques années auparavant aux Chypriotes grecs expulsés de la partie nord de leur pays ; la Turquie continue à occuper illégalement cette partie du territoire chypriote.

            La folie des grandeurs et la mégalomanie d’Erdogan ne sont plus à prouver ; son rêve de reconstituer l’Empire ottoman et le califat d’une manière ou d’une autre est toujours devant nous. Les Turcs eux mêmes en font les frais, comme les pays voisins…


            • Christian Labrune Christian Labrune 13 novembre 2018 15:00

              Qualifier Erdogan de « modéré » est une contre-vérité absolue [...] L’affaire Khashoggi a été « un don de dieu » pour le président turc, comme le coup d’État manqué de juillet 2016 d’ailleurs

              ...........................................................
              @PETINOS

              C’est moi qui ai parlé d’un Erdogan « modéré » et de l’affaire Khashoggi.
              J’ose quand même espérer que ceux qui me lisent quelquefois auront su percevoir l’ironie de mon propos.
              Feu à volonté sur Erdogan et ses sinistres Frères !!!

              Voilà ce qu’il mérite, avec en prime le poème d’Apollinaire que tout le monde connaît :
              https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Cosaques_zaporogues_%C3%A9crivant_une_lettre_au_sultan_de_Turquie


            • njama njama 13 novembre 2018 15:59

              @PETINOS
              On ne peut pas parler du génocide arménien en faisant l’économie de ne pas le replacer dans le contexte. Les révolutionnaires arméniens étaient des terroristes, que cela vous plaise ou non, c’est l’histoire, une histoire qu’ils reconnaissent, qu’ils assument. Leurs exactions contre les turcs s’inscrivent dans le contexte de la montée des nationalismes et du début démantèlement de l’empire ottoman par les puissances impérialistes. Contrairement aux Juifs désarmés, sans défense, persécutés, exterminés, ce qui n’autorise pas l’analogie entre les deux génocides. Les Arméniens ne sont pas blancs comme neige, ils ont aussi de lourdes responsabilités dans cette histoire tragique. Quel État laisserait faire de tels terroristes ?
              ....
              FRA Fédération révolutionnaire arménienne
              La FRA-Dachnak dans l’Empire ottoman (1890-1919)
              Le Dachnak fut fondé en 1890 à Tiflis (actuelle Tbilissi en Géorgie), en tant qu’organisation socialiste1. Ses fondateurs étaient le marxiste Christapor Mikaelian, le populiste Stepan Zorian (dit Rostom) et le bakouniniste Simon Zavarian. Leur objectif est l’émancipation de l’Arménie ottomane. Le Dachnak n’appelait pas à l’indépendance, mais à des réformes. C’était néanmoins une organisation révolutionnaire, qui organisa des actions armées. La plus connue est la prise d’otages à la Banque impériale ottomane à Constantinople en 1896. D’autres actions ont lieu contre la politique ottomane, comme celles menées par le commandant Vardan. Cette même année, le Dachnak participe comme observateur au quatrième Congrès de la Deuxième Internationale socialiste et y présente son programme.
              Mikael Varandian, ancien dirigeant de la FRA-Dachnak, écrit : « Il n’y a peut-être jamais eu de parti révolutionnaire qui ait une aussi riche expérience des méthodes terroristes que la FRA. […] Le Dachnak a produit les caractères les plus forcenés du terrorisme, et formé plusieurs centaines de maîtres du pistolet, de la bombe et du poignard2. » Toutefois, « La stratégie insurrectionnelle ou subversive utilisée par les deux partis révolutionnaires arméniens [Dachnak et Hintchak] au cours des années 1890-1896 débouche sur la répression, non sur l’intervention souhaitée des Puissances comme ce fut le cas naguère pour la Bulgarie (1878). Les partis révolutionnaires arméniens mesurent mal les paramètres de la politique d’équilibre entre les Puissances (rivalité anglo-russe) et la situation géopolitique des communautés arméniennes3. » La FRA subit de nouveaux échecs en 1905 : son principal fondateur, Christapor Mikaelian, se tue en manipulant une bombe destinée à tuer le sultan4, une deuxième tentative d’assassinat échoue à son tour (non sans tuer une quarantaine de passants) et les « dépôts de dynamite destinés à faire sauter les édifices gouvernementaux » sont découverts à Izmir ; puis, en 1908, une trahison conduit à la saisie d’« un millier de nos fusils, un million de cartouches et une quantité considérable de matières explosibles5. »

              source : http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_r%C3%A9volutionnaire_arm%C3%A9nienne


            • njama njama 13 novembre 2018 16:29

              @PETINOS
              La visite d’Erdogan l’occasion doit-elle être l’occasion de faire surgir les démons du passé, je ne le crois pas personnellement.

              Les méchants (Jeunes)Turcs d’un côté, et les gentils Arméniens, de l’autre, c’est un conte de fées, pas de l’histoire.
              Si le sujet vous intéresse j’ai mis tout une série de commentaires dans la suite de cet article paru sur Agoravox TV :
              https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-genocide-armenien-par-r-48089

              Vous trouverez dans mon commentaire du 19 décembre 2014 21:22 les déclarations de Ovannes Katchaznouni, Premier Ministre de la République d’Arménie en 1918 et 1919, l’un des fondateurs et Président du Parti Dashnaksoutioun qui reconnut publiquement dans son livre « Le parti Dachnak n’a plus rien à faire » (Le rapport à la Conférence du Parti en 1923)
              la responsabilité de son Parti dans les émeutes, les soulèvements, les attentats, les massacres des populations civiles turques par les membres de son parti...

              Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore [archive], New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).


            • Christian Labrune Christian Labrune 13 novembre 2018 16:29

              Wikipedia article « négationnisme »

              ==========================

              Le négationnisme (auquel il est parfois fait référence en tant que révisionnisme) consiste en un déni de faits historiques, malgré la présence de preuves flagrantes rapportées par les historiens, et ce à des fins racistes ou politiques.

              Le terme est créé en 1987 par l’historien Henry Rousso pour désigner la contestation de la réalité du génocide mis en œuvre contre les Juifs par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est-à-dire la négation de la Shoah. Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, soit qu’il n’y a pas eu d’intention d’exterminer les Juifs, soit que les moyens de réaliser cette extermination, notamment les chambres à gaz destinées à donner la mort, n’ont pas existé.

              Par la suite, le négationnisme désigne la contestation ou la minimisation des crimes contre l’humanité condamnés par le tribunal de Nuremberg, puis par extension la contestation ou la minimisation d’autres faits historiques qu’on pourrait aussi qualifier de crimes contre l’humanité, tels que le génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, le Holodomor ukrainien par l’URSS, le Goulag, le massacre de Nankin par l’armée impériale japonaise, le génocide au Rwanda, les massacres pratiqués par les Khmers rouges au Cambodge, ou encore le laogai de Chine.


              • njama njama 13 novembre 2018 17:08

                @Christian Labrune

                Les lois de la république ne visent pas le « génocide arménien » en tant que tel, contrairement à la Shoah. Les propositions de loi permettant de réprimer la négation du génocide des Arméniens ont été retoquées par le Sénat pour irrecevabilité en 2006, et celle de 2011 rejetée par le Conseil Constitutionnel le 28 février 2012, car jugée contraire à la Constitution.

                Ne reste que le vote de 2016 qui ne vise pas nommément « le génocide arménien »

                Le 1er juillet 2016, l’Assemblée nationale adopte en première lecture un amendement au projet de loi égalité et citoyenneté sanctionnant d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende la négation ou la banalisation d’un crime contre l’humanité41. Le texte paraît au Journal officiel le 28 janvier 2017, et ces dispositions sont intégrées à l’article 24 bis de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse42. Wikipedia

                Il n’y a nulle part ici dans mes propos ni négation ni banalisation des crimes turcs commis contre les Arméniens.
                Je sais où je mets les pieds tout de même smiley


              • njama njama 13 novembre 2018 17:16

                @Christian Labrune
                Sur le génocide arménien relisez donc l’allocution de Robert Badinter devant le Sénat, le 4 mai 2011.

                On voudrait donc aujourd’hui ancrer sur la loi anticonstitutionnelle de 2001 une nouvelle loi réprimant sa violation. Il s’agit dès lors ni plus ni moins que d’ajouter de l’inconstitutionnalité à l’inconstitutionnalité en formulant une sanction pénale contre une loi elle-même inconstitutionnelle.
                [...]

                En votant ce texte aujourd’hui, vous ne pourrez donc n’avoir qu’une certitude : son invalidation dans un délai qui pourrait être très court par le Conseil constitutionnel. Je vous laisse juge des conséquences pour la cause arménienne qu’engendrerait pareille censure.

                http://www.lph-asso.fr/index8e70.html?option=com_content&view=article&id=160%3Agenocide-armenien-allocution-de-robert-badinter-au-senat&catid=53%3Aactualites&Itemid=170&lang=fr


              • njama njama 13 novembre 2018 20:21

                @Christian Labrune

                Le 4 mai 2011, le Sénat a rejeté, par 196 voix contre 74, une proposition de loi qui prévoyait que toute personne niant la réalité du génocide arménien serait punie d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros.

                Vous deviez être dans les 74 je suppose.


              • njama njama 13 novembre 2018 16:42

                @PETINOS

                Je précise que je n’ai aucune sympathie pour le parti d’Erdogan AKP (ex parti refah) un faux nez des « frères musulmans », ni pour le personnage, complice avec la France et d’autres coalisés de l’agression contre la Syrie.


                • HELIOS HELIOS 13 novembre 2018 17:21

                  ... j’ai du mal a comprendre pourquoi, personne ne se rend compte de la duplicité d’un président comme le notre qui nous dit haut et fort respecter ceux qui sont morts pour la France et en défendre ses valeurs (quelle que soit la guerre).

                  Dans ce sens, Oui, Erdogan a sa place au même titre que Merkel.

                  Sauf que c’est la politique globale de Macron qui compte et tout le monde sait qu’il veut intégrer la Turquie a l’UE. non pas pour des valeurs mais pour de basses considérations commerciales.

                  Et, réalisons bien, E.Macron qui prétend défendre ceux qui ont fait la France, est en train de démonter TOUT ce qui a fait notre grandeur et notre société et particulièrement tout le boulot du conseil de la résistance... ce qui donnait une valeur particulièrement élevée a notre système social.

                  N’en déplaise a des gens comme Spartacus, qui n’est en fait qu’un A-social, Macron est sa main armée et va probablement réaliser son rêve... pietinant ainsi toute intelligence sociale et la mémoire de tous ceux qu’il a semblé honorer ce dimanche.


                  • njama njama 13 novembre 2018 20:33

                    @HELIOS
                    ... j’ai du mal a comprendre pourquoi, personne ne se rend compte de la duplicité d’un président comme le notre...

                    La remarque est valable pour ses prédécesseurs.


                  • HELIOS HELIOS 13 novembre 2018 21:31

                    @njama

                    Vous avez raison... sauf que les autres ne se répandaient pas avec des discours prononcés avec la voix et le ton d’un curé en haut de sa chaire, a faire chialer tout le monde dans les chaumieres, jusqu’au chien dans sa niche !


                  • Esprit Critique 13 novembre 2018 20:49

                    Les turcs sont entrés en Syrie il y a plus d’un an, pour y bousiller du kurdes !

                    Noble cause pour Erdogan dont l’objectif et de devenir le patron d’un nouvel état islamique. Aucun merdia ne pipe mots sur cette situation. Quelques tordus essaient bien de nous occuper avec le Yémen. Et la « Commission » annonce vouloir reprendre l’entrée du Grand Sultan dans l’UE.

                    Tout va bien, Macron nous dirige.


                    • njama njama 14 novembre 2018 10:36

                      @Esprit Critique
                      Les Kurdes ont été armés par la France, et les États-Unis qui au fond je crois n’en ont rien à foutre des Kurdes, le seul objectif stratégique était le projet américain de « redessiner » le moyen-orient.


                    • phan 13 novembre 2018 23:02
                      A l’auteur : que pensez vous de cette version alternative du génocide arménien ?

                      « En 1905, les dirigeants juifs se sont réunis dans les loges maçonniques de Salonique, de Paris et de Vienne, et ont planifié un coup d’État contre le sultan de Turquie Abdul Hamid II. Les Juifs et la crypto-juive Dönmeh du Comité pour l’union et le progrès ont pris le contrôle de l’empire turc en 1909. Ils avaient plusieurs objectifs. Leur objectif premier était d’établir un « État juif » séparé en Palestine. Ils ont également cherché à provoquer la Première Guerre mondiale, à massacrer des populations chrétiennes entières, à détruire l’empire turc et à supplanter la religion et la culture islamiques avec une société sans âme et sans culture, gérée par des positivistes juifs à Vienne, Paris et Salonique. ... »


                      Christopher Jon Bjerknes (né en 1965) est un juif actif dans les médias alternatifs, plus connu pour son blog Jewish Racism.


                      • njama njama 14 novembre 2018 11:20

                        @phan
                        pas eu encore le temps de voir la vidéo, mais effectivement on peut conjecturer sur l’influence des loges maçonniques, ou surtout sur certains de ses membres. Mustapha Kemal, Talaat Pacha, et des Juifs Dönmeh faisaient partie des francs-maçons de Thessalonique.
                        A mon sens, le problème d’un point de vue d’historien est qu’il faudrait s’appuyer sur des faits, des écrits, ou d’autres sources, et, pour ce qui concerne on va dire « l’État profond », ces sources sont rares et pourraient parce qu’elles ne sont pas « officielles » être sujettes à faciles contestations et assimilées à des théories du grand complot maçonnique, réel ou imaginaire (?). Chaque État a son « État profond », pas que la Turquie, France comprise, et probablement même la « communauté internationale ». Sous tous les présidents la politique étrangère de le France a toujours été opaque. Les archives sont sous scellés pendant des décennies.
                        Par contre les Accords Sykes-Picot (mai 1916) ne sont pas imaginaires, ils sont concrets, c’est Lénine qui les a révélés https://www.agoravox.fr/commentaire5345592
                        et pourquoi ces accords secrets ? On pourra trouver une bonne partie de la réponse dans le dernier et excellent article fort bien documenté de Alina de Diéguez L’entrée en guerre de l’Amérique en 1917 Les coulisses de la Déclation Rothschild-Balfour

                        « Arthur Balfour, envoyé dare dare aux USA s’était montré d’autant plus pressant à essayer de vaincre le pacifisme du Président américain que le puissant mouvement sioniste anglais, qui ne rêvait que de la Palestine, avait impérativement besoin d’une victoire anglaise sur l’empire ottoman au Moyen Orient où l’Angleterre était également engagée, et donc d’une poursuite de la guerre. La France n’avait pas non plus intérêt à une paix fondée sur le Status quo ante basis, car cela aurait signifié le renoncement définitif à l’Alsace et à la Lorraine conquises par l’Allemagne après la défaite de 1870. »



                      • njama njama 14 novembre 2018 11:40

                        @phan
                        C’est confirmé par différentes sources, l’affaire est très connue au moyen-orient.
                        Citée par le Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne damascène — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe,

                        dans la note (14) de son magnifique article La Chrétienté, fille authentique de Bilad el Cham

                        (14) Les martyrs du 6 mai 1916 : (note de l’auteur)

                        Ce sont les premières victimes du sionisme !

                        Récapitulatif historique : En 1908, à Salonique, fut fomenté le renversement du Sultan Abd el Hamid, par la société Union et Progrès, fondée par Carasso et des francs-maçons, au nom de la liberté et de la Constitution. Le sultan avait refusé de céder la Palestine comme foyer national des juifs, en échange des dettes de l’empire ottoman envers les banques européennes. Lorsque Hertzl a demandé à le voir, c’est le syrien Izzat el Abed qui l’a reçu et a refusé son offre (c’est pourquoi il a fait partie ce ceux dont les biens ont été confisqués après la destitution du sultan) Abd el Hamid a dit : « la Palestine est un Waqf, il n’appartient même pas au sultan de la vendre. »

                        Trois unionistes ont informé Le sultan de sa destitution, dont Carasso.

                        Dès les premiers jours du coup d’État, des slogans anti arabes ont commencé à fuser, alors que les Arabes faisaient partie de l’empire ottoman, et habitaient à Istanbul, des sociétés littéraires ont vu le jour, mais aussi des sociétés secrètes, dont le comité Union et Progrès qui était contre toutes les ethnies. Les rapports des séances parlementaires témoignent du bras de fer qui s’engage entre les unionistes Donmeh sionistes dont trois ministres (de l’intérieur, des affaires étrangères, et des finances) d’un côté, et les nationalistes turcs, arabes et arméniens de l’autre, dont certains sont parlementaires dans le parlement ottoman.

                        Chukri al Asali fut le premier à dénoncer dans ses articles l’infiltration sioniste, déjà en 1911 :il a démasqué la complicité des unionistes dans l’afflux sioniste vers la Palestine, dénoncé que les sionistes forment un état dans l’état, ayant leurs propres écoles , leur propre drapeau, leur propre timbre postal, une armée secrète et des fabriques d’armes secrètes. Il a exposé les timbres portant l’inscription « terre d’Israël ». les comptes-rendus des séances parlementaires publiés par le journal al Qabas en 1913 montrent la pertinence des arguments de al Asali, des arméniens, des turcs patriotiques, et la faiblesse des réponses des unionistes. C’est au cours de ces séances que les parlementaires arabes ont accusé les unionistes de vendre les institutions de l’état aux banques juives occidentales. Tous ceux qui ont dénoncé le sionisme ; arabes, turcs et arméniens, ont été exécutés.

                        Les Donmeh voulaient entrainer l’empire ottoman en guerre (1ere guerre mondiale) afin de pouvoir démanteler l’empire, et en détacher la Palestine. Ils ont vendu les fonds souverains aux banques occidentales, alors que ces intellectuels défendaient une unité arabo-turc, pour protéger cet empire levantin contre l’occident sous une forme d’état fédéral donnant les droits à toutes les communautés. Ces martyrs sont issus de la bourgeoisie patriotique. Issus de la bourgeoisie syrienne (palestiniens, syriens, chrétiens arméniens et druzes). Intellectuels issus des universités de Paris, Istanbul et Berlin. En 1913 à Paris, s’est tenu un congrès, où les sociétés arabes espéraient arriver à un accord avec l’état ottoman, pour obtenir la liberté et l’égalité en droits de toutes les communautés, ainsi que la défense de la sécurité nationale. A ce moment là, il n’était pas encore question de l’indépendance de l’empire ottoman. Mais les unionistes n’ont pas respecté l’accord et en 1914, décident de s’engager aux côté de l’Allemagne dans la 1ere guerre mondiale malgré le refus général. Car ils complotaient avec l’Occident. Dans ce contexte de guerre, Jamal Pacha qui en faisait partie est devenu le responsable de l’armée dans bilad el cham, et s’est mis à persécuter ces intellectuels, (les vagues d’exécution). Jamal Pacha a trouvé La liste de leurs noms lorsqu’il est entré dans l’ambassade de France qui avait détruit tous les autres documents, ce qui confirme que l’Occident qui préparait les accords de Sykes Picot et la déclaration de lord Balfour avait décidé de se débarrasser de l’élite de l’intelligentsia. En laissant intacte cette liste, il facilitait l’accusation de ces personnes de complot avec l’ennemi. Ces exécutions par pendaison sur les places publiques eurent lieu :
                        - 1ere vague : à Beyrouth le 21 aout 1915 ... 21 martyrs ( syriens et libanais)
                        - 2eme vague : le 6 mai 1916 simultanément à Damas, place marjeh, 14 martyrs ( chukri al asali, emir omar l’algerien etc, dont 2 grands officiers + palestiniens+ syriens). à Beyrouth, 7 martyrs place el borj ,dont des chrétiens et des druzes. des arméniens aussi ont été aussi exécutés en Turquie
                        bibliographie, voir : adham al jundi
                        « amour au bilad el Cham » de Nadia Khost, roman historique.

                        Après le 6 mai 1916, la demande de l’indépendance s’est affirmée chez les arabes ; ces martyrs sont issus de la bourgeoisie patriotique. Issus de la bourgeoisie syrienne, Palestiniens, Syriens, chrétiens arméniens et druzes.


                      • phan 14 novembre 2018 12:55

                        @njama

                        Bien que connue des historiens et des experts religieux, l’influence politique et économique séculaire d’un groupe connu sous le nom turc de « Dönmeh » ne fait que commencer à apparaître sur les lèvres des Turcs, des Arabes et des Israéliens qui hésitaient à discuter de la présence en Turquie et ailleurs d’une secte de Turcs descendant d’un groupe de Juifs séfarades qui avaient été expulsés d’Espagne par l’Inquisition espagnole aux XVIe et XVIIe siècles. Ces réfugiés juifs d’Espagne furent autorisés à s’établir dans l’Empire ottoman et avec le temps ils se convertirent à une secte mystique de l’islam qui mélangea finalement la Kabbale juive et les croyances semi-mystiques soufies islamiques dans une secte qui finit par soutenir la laïcité dans la Turquie post-ottomane. Il est intéressant de noter que le mot « Dönmeh » ne désigne pas seulement les « convertis douteux » à l’islam en Turquie mais est aussi un mot turc désobligeant désignant un travesti, ou quelqu’un qui prétend être ce qu’il n’est pas.
                        La secte dönmeh du judaïsme fut fondée au XVIIe siècle par le rabbin Sabbataï Zevi, un kabbaliste qui croyait être le Messie mais qui fut contraint de se convertir à l’islam par le sultan Mehmet IV, le souverain ottoman. Beaucoup des fidèles du rabbin, connus sous le nom de sabbataïstes, mais aussi des « crypto-juifs », proclamèrent publiquement leur foi islamique mais pratiquèrent secrètement leur forme hybride de judaïsme, qui n’était pas reconnue par les principales autorités rabbiniques juives. Parce que c’était contre leurs croyances de se marier en-dehors de leur secte, les Dönmeh créèrent un clan assez secret à l’intérieur de la société.


                        Le but des Jeunes Turcs était clairement l’abolition du Califat, ce qui permettrait à la « libération » des terres saintes de la Mecque et surtout d’ouvrir la voie à l’établissement d’un Etat israélien dans la Palestine alors ottomane. De cette manière, l’Oumma n’aura plus de repères et le morcèlement du territoire Ottoman – déjà bien mise à mal – s’effectuera d’elle même grâce à l’absence du Califat. Une contre-révolution s’organisa à l’aide de l’entourage du sultan et des hodjas, qui avaient à l’époque un certain pouvoir d’influence et une aura, à l’inverse d’aujourd’hui grâce au Diyanet fondé par Atatürk lui même. Elle n’eu que peu d’ampleur et se traduisit par un échec.
                        Ainsi, un Etat non confessionnel voit le jour avec la République de Turquie en 1908 autour d’une idéologie kémaliste étrangement similaire aux autres dictatures connues, comme l’Union Soviétique stalinienne par exemple. Notons ici l’étrange similitude entre le surnom de Staline « Le petit Père du peuple » et le nom que s’est donné Mustafa Kemal qui est Atatürk, « Père des Turcs ». En France, dans le même moment, la loi sur la laïcité est promulguée et la mise au pas de l’Eglise, planifiée et exécutée depuis la Révolution Française, devient totale. L’abolition du Califat ne sera effective qu’en 1924, 16 ans après la proclamation de la République Turque et de la destitution du Sultan AbdulHamit II. Cela permettra de soumettre, en douceur, à la Oumma une disparition totale du Califat.
                        Pour en venir au « sauveur des turcs », Atatürk est né à Salonique (Thessalonique depuis 1912) en 1881. A cette période, les Dönmeh forment une communauté très puissante impliquée dans de hautes fonctions et constituent la communauté juive d’Orient la plus importante. Dans le même temps, c’est aussi le lieu où émergent les premières loges maçonniques touraniennes. En parallèle, c’est le Comité pour l’Union et le Progrès (Ittikat ve Terakki Cemiyeti) qui apparaît dans les hautes écoles militaires d’Istanbul et qui donne naissance au mouvement des Jeunes Turcs avec des formalités d’admission maçonniques et avec des filiales à l’étranger, notamment à Paris. 
                        Dans le même temps, les Dönmeh qui composent les Jeunes Turcs organisent un déplacement massif de la communauté arménienne orthodoxe d’Anatolie, ce qui mènera à des pertes importantes parmi la communauté. Ce que les arméniens de France appellent « génocide » est qualifié par de nombreux autres historiens et des chercheurs turcs comme « victimes de dommages collatéraux » du à une déportation forcée en estimant les pertes à 300000. Ainsi après des décennies de réfutation de tout mal fait envers les arméniens, une partie des turcs commence depuis peu à se réconcilier avec son histoire et à reconnaître certains faits de leur passé sans non plus être d’accord avec les allégations des lobbys arméniens de France qui, liés au Dashnaktsutyun souhaitent des réparations pécuniaires et territoriales, et avancent des chiffres fantaisistes de 1,5 millions de morts. Notons au passage que cet événement précède de peu les grands massacres et les déportations massives des chrétiens orthodoxes de Russie sous l’impulsion de la révolution marxiste-lénino-trotskiste. Il est donc aisé de comprendre pourquoi Israel refuse encore aujourd’hui de reconnaître « le génocide arménien » quand on sait que ce sont des Dönmeh qui sont à l’origine de ces déportations.

                      • L'Astronome L’Astronome 14 novembre 2018 08:26

                         

                        Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Érdogan (que les journalistes de la télé s’obstinent à prononcer Erdowan) a beaucoup d’humour. En effet, lors des dernières élections (juin 2018), il a déclaré : « Le vainqueur de cette élection, c’est la démocratie »,

                         


                        • Christian Labrune Christian Labrune 14 novembre 2018 21:35

                          @L’Astronome

                          Je n’avais pas le souvenir de cette déclaration qui me paraît bien naturelle : la démocratie est forcément toujours une espèce de bricolage imparfait, mais on n’a encore rien trouvé de mieux et je me réjouis qu’Erdogan partage mon sentiment.

                          Apparemment, vous le connaissez mieux que moi et vous allez donc peut-être pouvoir m’éclairer sur un point qui me turlupine : je ne vois pas très souvent Madame Erdogan mais je la vois quand même de temps en temps (à la télévision, s’entend !) et j’ai vu il y a quelques jours qu’elle avait toujours son énorme plâtre autour de la tête. Qu’a-t-il bien pu lui arriver, à cette pauvre femme ? Aussi loin que remontent mes souvenirs de la Turquie d’Erdogan, et cela fait quand même plusieurs années, je la vois toujours avec le même plâtre. Or, une fracture du crâne, probable conséquence d’une application un peu trop vigoureuse du verset 38 de la quatrième sourate, si elle n’est pas consolidée dans le mois qui suit, on en meurt. Pourtant, vaille que vaille, elle est toujours là. Habituellement, le plâtre était blanc, comme tout plâtre qui se respecte, mais la semaine passée (elle était venue pour nos poilus) son plâtre avait cette couleur que les peintres appellent le « jaune de Naples ». Pourquoi ? Pensez-vous qu’un jour elle puisse s’en remettre, ou bien son époux lui casserait-il la tête aussitôt qu’elle est réparée ? Cela me chagrine au point, quelquefois, de me réveiller la nuit. Merci de bien vouloir nous éclairer.


                        • L'Astronome L’Astronome 17 novembre 2018 17:49

                           
                          @Christian Labrune
                           

                          Je ne fréquente pas les Erdogan (je n’ai jamais été invité chez eux) ; donc, quant à l’échafaudage au-dessus de la tête de madame Erdogan, je ne peux vous donner évidemment aucune précision.

                           

                          L’élection à laquelle je fais allusuion est celle du 14.06.2018, où Erdogan et son parti furent réélu à 55 % des voix.


                        • L'Astronome L’Astronome 17 novembre 2018 17:48

                           

                          Je ne fréquente pas les Erdogan (je n’ai jamais été invité chez eux) ; donc, quant à l’échafaudage au-dessus de la tête de madame Erdogan, je ne peux vous donner évidemment aucune précision.

                           

                          L’élection à laquelle je fais allusuion est celle du 14.06.2018, où Erdogan et son parti furent réélu à 55 % des voix.

                           

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