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Accueil du site > Tribune Libre > Et si Emmanuel Macron avait (un peu) raison ?

Et si Emmanuel Macron avait (un peu) raison ?

 

Avant toute chose, je voudrais préciser deux choses : la première est que je ne suis pas un macron-addict ni un fan en devenir, la deuxième est que je suis moi-même (et bien malgré moi) bénéficiaire de minimas sociaux.

Ces derniers jours, le Président Emmanuel Macron a accumulé les annonces, que beaucoup de citoyens voient comme autant d’attaques contre les plus faibles (en faveur des plus riches, ça va de soi). La dernière en date concernant la réforme des aides sociales, et une autre dont j’ai pris connaissance aujourd’hui consistant à mieux contrôler les bénéficiaires de l’A. A. H. (encore que je demande confirmation de cette dernière info).

Comme dit en introduction, je suis moi-même bénéficiaire du RSA, et je vous épargnerais les détails de ce qui m’a conduit puis enfermé dans ce système. Bénéficiaire du RSA, donc, et pourtant.

Et pourtant, je me dis que, sous certaines réserves, tout n’est peut-être pas à jeter - ni dans le caniveau ni à la vindicte populaire – dans ces annonces présidentielles.

Je n’ai pas la prétention de détenir la Vérité, puisque par nature, elle est plurielle, je vais donc me contenter de donner mon avis et mes pistes de réflexions.

Tout d’abord, concernant les minimas sociaux, je n’ai pas souvenir (si ce n’est la phrase « un pognon dingue » qu’Emmanuel Macron aie parlé de les baisser. J’ai surtout le souvenir d’un débat plus large qui explique, et je le confirme, que tout cet argent distribué n’a pas atteint son objectif. Et mon expérience personnelle me démontre qu’il a même été bien souvent dévoyé par les personnes qui, précisément, devait assurer le contrôle et/ou l’accompagnement des bénéficiaires. J’en arrive même à regretter que Monsieur Macron n’aie pas abordé la question des fraudeurs (minoritaires, certes, mais existants).

Pour ceux qui ont la chance de n’avoir jamais eu besoin des minimas sociaux, de tels propos venant de la part d’un bénéficiaire peut surprendre, et j’espère vous éclairer un tant soit peu ici.

Concernant le RSA, il a deux vocations. La première est d’attribuer au bénéficiaire un revenu minimum de subsistance qui, même associé à l’allocation logement, reste en deçà de la moitié du seuil de pauvreté (pour une personne seule sans enfant, comme moi). La seconde est de permettre un retour à la vie active, que ce soit en retrouvant un emploi ou en créant son activité. Sauf que, ce qui me conduit à dire que le RSA est mal utilisé, ce n’est pas par les bénéficiaires (bien que je constate chaque jour ou presque que certains ne sont pas sans reproches), c’est que d’une part, une bonne partie des personnes éligibles au RSA ne le demandent pas parce qu’ils ne savent même pas qu’ils y ont droit ; et que d’autre part, l’accompagnement individualisé prévu est au mieux incomplet et/ou incompétent, au pire inexistant. Et je reviendrais sur ce dernier point plus en détail dans un autre billet.

Le sujet du contrôle des chômeurs et des bénéficiaires de minimas sociaux n’est pas nouveaux, je crois même qu’il est aussi vieux que la création des minimas sociaux eux-mêmes. Et c’est en cela que je dis que le Président a un peu raison (mais pas trop). Je suis favorable au contrôle, d’une part parce que c’est un pré-requis pour responsabiliser les bénéficiaires, et ce n’est que comme cela que l’on pourra faire le distinguo entre les bénéficiaires respectueux des testes et les fraudeurs qui coûtent aux contribuables au détriment des bénéficiaires et de celles et ceux qui seraient en situation de pouvoir bénéficier de ces aides. D’un autre côté, traquer les fraudeurs (comme le faisait la CAF à une époque) permettrait que les « bons » bénéficiaires ne soient plus pointés du doigts comme des parias.

Concernant une décision du Conseil d’État qui autorise le Haut-Rhin à demander des heures de bénévolat aux bénéficiaires du RSA, je n’y suis pas contre, à la condition là aussi que ce ne soit pas uniquement pour compenser les emplois aidés supprimés par Emmanuel Macron. J’y suis favorable parce que, au bout d’un moment, surtout quand l’accompagnement fait défaut, le bénéficiaire se retrouve désocialisé, et plus le temps passe, plus il se retrouve éloigné des réflexes de l’emploi. Et, à quelques très rares exceptions près, je ne connais aucun bénéficiaire qui se satisfasse de rester toute la journée chez lui.

Faire quelques heures de bénévolat, c’est pour moi – ça devrait être – l’occasion pour le bénéficiaire de reprendre confiance en soi, c’est lui donner le sentiment d’être utile, d’être (un peu) acteur de sa vie, et c’est rendre à la société un peu de ce qu’elle lui donne. Mais ça ne doit pas être le remplacement gratuit des emplois aidés supprimés, et ça doit être aussi avec un contrôle accentué des associations ou des collectivités qui feraient appel à ces bénévoles. D’ailleurs, je n’ai pas attendu que les politiques en parlent pour que je pratique.

D’ailleurs, cette idée peut poser question. Du temps du RMI, il était interdit de faire du bénévolat parce qu’il devait se consacrer à plein temps à la recherche active d’emploi (sauf circonstances exceptionnelles prévues par la loi), et il me semble (sous réserve) qu’il en est de même depuis l’arrivée du RSA. Donc, à moins que cette dérogation du Conseil d’État ne tienne qu’à la législation propre à l’Alsace-Lorraine, il faudrait, pour appliquer cette décision à tout le territoire, corriger la loi existante.

Concernant l’A.A.H, je suis surpris de voir avec quelle facilité, dans ma ville, certains bénéficiaires des restos du cœur obtiennent cette allocation alors qu’ils sont aussi handicapés qu je ne suis danseuse étoile. J’en ai vu arriver en fauteuil roulant électrique marcher miraculeusement pour entrer dans le bar tabac de ma rue. J’ai vu des quasi-aveugles recouvrer la vue pour conduire le week-end pour aller en boîte de nuit, j’en ai même vu qui ne pouvaient pas rester debout plus de 10 minutes courir comme des lapins de garenne pour attraper le bus ou le tramway. Et d’ailleurs, il y a même un médecin qui s’est spécialisé dans les certificats médicaux de complaisance dont le cabinet se situe à quelques dizaines de mètres de l’ordre des médecins.

Je suis surpris et dubitatif de voir que l’alcoolisme et la dépression ouvrent droit à l’A.A.H. quand certains amputés se la voient refusée. Certains me répondront (d’autres l’ont même déjà fait) que l’alcoolisme est une pathologie lourde et permanente en plus d’une addiction. Dont acte, mais à ce moment-là, autant ajouter le tabagisme.

Là encore, je suis favorable au contrôle pour les mêmes raisons que le contrôle du RSA : la lutte contre les fraudeurs et la redistribution de ces économies ) destination de celles et ceux dont la situation nécessite le versement de ces prestations.

Mais ce contrôle ne doit pas aller dans un seul sens. Et il n’aura de sens et d’effet que si et seulement si les organismes payeurs, les organismes d’accompagnement et les organismes de contrôle sont eux aussi contrôlés. Car, pour revenir au RSA, une des conditions d’attribution est d’être inscrit à Pôle Emploi et rechercher activement un emploi/une formation. Le RSA fait l’objet de la signature d’un contrat d’engagement réciproque entre le CCAS, le département et le bénéficiaire. Or, les seuls engagements évoqués sont ceux du bénéficiaire, mais jamais des organisations. Ajoutez à cela que Pôle Emploi refuse de donner des rendez-vous à un RSA-iste suivi par le CCAS et que le référent social du CCAS dit qu’il ne comprend pas pourquoi le RSA-iste est inscrit à Pôle Emploi, ce qui fait que le bénéficiaire est au mieux maintenu sous perfusion d’allocations et au pire, tiré vers le bas ou envoyé droit dans le mur.

Mes prises de positions vont certainement encore faire grincer quelques dents, mais je suis ouvert à tout débat, tant que celui-ci ne vire ni à l’insulte, ni au pugilat.

 


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94 réactions à cet article    


  • Milka Milka 19 juin 09:48

    Alors le bénévolat ! Quelle connerie. Comme les TIG, d’ailleurs.... Le travail devient une sanction. Si les heures sont payées même au minimum .... Mais là c’est juste faire honte aux plus pauvres.

    Vous êtes lamentable.

    Oui il faut une révolte sociale !! Avec un peu de chance Macron va la prendre dans la gueule !!

    Lotta continua !


    • Konyl Konyl 19 juin 10:38

      @Milka
      L’auteur appel au débat respectueux et vous plonger dans le cliché le plus absolu du gueulard sans arguments. En général ceux qui gueulent le plus fort sont souvent ceux à qui profite l’agitation.

      Je suis pour les quelques heures de bénévolat ou de TIG obligatoire, pour les raison que l’auteur donne. Mais pas un mi-temps, des demi-journées par ci par là., au delà ça pose un souci effectivement.
      Les fraudeurs ne sont pas plus représenter par les plus démunis, j’ai croisé des gens très bien payé qui savent qu’ils peuvent retrouver rapidement un emploi et qui se payent un tour du monde de six mois au frais de la princesse. Et là on ne parle pas de 500 euros par mois de chômage. JE trouve ça lamentable.


    • jmdest62 jmdest62 19 juin 10:45

      @Konyl

      L’auteur n’appelle pas au débat ..
      il n’y a pas de débat .........si quelqu’un , dont l’auteur , veut faire du bénévolat il est libre de le faire ...lié ça au RSA est un non-sens dangereux
      @+

    • Alren Alren 19 juin 16:15
      @Konyl
      « Je suis pour les quelques heures de bénévolat ou de TIG obligatoire »

      Si c’est obligatoire ce n’est plus du bénévolat, mot qui signifie à l’opposé, travail de bonne volonté, choisi librement par son auteur.
      Quant aux travaux d’intérêt général, ils étaient jusqu’à présent réservés aux condamnés par la justice, en alternative à la prison. C’est une peine infamante !

    • Le421 Le421 19 juin 20:40

      @Alren

      Le mieux serait évidemment de remplacer les cantonniers par des « bénévoles » au RSA, mettre les cantonniers à la chôme, puis au RSA et ensuite les mettre à la voirie...Payés par le RSA !!
      De vraies économies.
      Puis, ensuite, voir comment supprimer le RSA... 
      Et la boucle sera bouclée.
      Ah non. Restera à refabriquer du ZyklonB et prévoir des fosses communes.
      On a bien trouvé Bure...  smiley



    • jmdest62 jmdest62 20 juin 06:24

      @Le421

      Salut l’ami
      On peut déjà commencer par mettre en concurrence les « RSistes » sur la base du nombre d’heures de bénévolat que chacun est prêt à faire.
      Première étape : éliminer ceux qui ne veulent (peuvent) pas faire de « bénévolat volontaire »
      Deuxième étape : Votre solution devrait retenir l’attention du gouvernement.
      @+

    • Doume65 20 juin 16:50

      @jmdest62
      « L’auteur n’appelle pas au débat ..  »

      Ben si, tu devrais relire le billet

      « il n’y a pas de débat  »
      Ah, tu fais comme le gouverneur de Tchchénie lorsqu’il parle des homosexuels : « il n’y en a pas ». C’est toi qui le refuse, du coup.

    • jmdest62 jmdest62 20 juin 18:12

      @Doume65

      Salut l’ami
      Je persiste à dire que l’auteur n’appelle pas au débat ...il fait juste semblant
      L’auteur lance un faux sujet  : le bénévolat est ,par définition , libre et sans contre-partie donc si on lie la notion de bénévolat à un salaire , une indemnité ....bref à une question d’argent il y un un non-sens manifeste et je ne vois pas comment on peut débattre sur la base d’un non-sens sauf à vouloir tourner en rond.
      @+


    • mmbbb 21 juin 07:51

      @Konyl Ces gens la sont ces personnes qui connaissent les ficelles et ont une bonne qualification Quant au benevolat des plus demunis, non autant instaurer le STO Lorsque l on regarde la gestion des elus, eux ne font pas de bénévolat, Ils se gavent Je connais une femme ayant travailler en Tresorerie et visant les depenses Les frais de bouche de ces elus sont tres eleves Ils ne vont pas au Mac Do Il y eut un comite de sage se reunissant en conclave social ne bouffant pas les aliments premiers prix des linéaires , ces sages la ont estimes que le SMIC etait trop haut Quant a l auteur Macron , n est pas un parangon, Le budget de sa femme est de 430 000 € , paye par le contribuable. Ce budget pour se faire ripoliner la facade , Le propos de l auteur n est pas recevable Il est meme puant


    • Doume65 21 juin 09:00

      @jmdest62

      « Je persiste à dire que l’auteur n’appelle pas au débat ...il fait juste semblant  »

      Tes posts prouvent que le débat a lieu, à moins que tu sois convaincu d’être dans un monologue.

    • jmdest62 jmdest62 21 juin 09:49

      @Doume65

      Salut
      Relis mes posts et tu constateras que comme la grande majorité je ne fais que souligner l’ineptie de ce texte.
      Si tu veux appeler ça un débat ...libre à toi .
      @+

    • Konyl Konyl 21 juin 16:25

      @Alren
      Pardon : Quelques heures d’aide à la société ou des TIG, dans certaines conditions plutôt que de radier le gars qui ne se présente pas avec une raison valable.

      C’est vous qui le dites, si on demandait aux personnes qui sont au chômage de donner une demi-journée par semaine ça ne serait pas infamant, mais utile, évidemment il ne s’agit pas de faire faire le nettoyage des WC, je pense par exemple au tri sélectif.


    • foufouille foufouille 21 juin 17:07

      @Konyl

      un chômeur a cotisé donc il n’a pas à faire des tig.
      le tri sélectif ce sont des emplois.


    • Konyl Konyl 22 juin 09:44

      @foufouille
      Selon le niveau de salaire il a plus ou moins cotisé hein, on ne donne pas tout les mois 60% de son salaire.
      Oui la cannibalisation de l’emploi réel serait un vrai sujet, c’est pour ça que je parle d’une demi-journée de temps en temps.


    • jmdest62 jmdest62 19 juin 10:21
      Vous considérez que Manu a « un peu raison » .....peut-on en déduire que , en fait , vous pensez qu’il a « beaucoup tort » ?
      « Faire quelques heures de bénévolat, »
      Je ne crois pas que vous ayez la vision claire du système dans lequel vous engagez le doigt et qui vous happera le bras .....
      - quelques heures , jusqu’à combien ?
      - le bénévolat est un don de temps librement consenti et gratuit....quid de la condition RSA => Bénévolat ? 
      - En fonction du point ci-dessus ..pensez vous que vous pourrez choisir votre forme de bénévolat : par exemple : distribuer des tracts pour le PCF ou LFI , participer à l’organisation de manifs anti-gouvernement ?
      °
      Conclusion : après le « pognon dingue » .... un autre ballon d’essai lancé par les « marcheurs » juste pour tâter le terrain avant le débat parlementaire sur les prestations sociales...
      on commence à avoir l’habitude !
      @+



      • JL JL 19 juin 10:44
        Je ne dirais jamais de quelqu’un qu’il est bénéficiaire du RSA : c’est trop connoté positivement, et culpabilisant.

        • zygzornifle zygzornifle 19 juin 10:50

          Depuis l’augmentation de ma CSG j’ai arrêté tout bénévolat et dons aux assoces , si elle veulent des mains et du pognon qu’elles pleurent vers le président ou qu’elles demandent aux migrants s’ils veulent travailler gratos et la elles vont être bien reçues, maintenant j’ai compris la leçon et je deviens un véritable MACRON .

          Il m’a ouvert les yeux , je pratique le « tout pour ma gueule » et les autres hé bien qu’ils aillent se plaindre vers lui ....

          • troletbuse troletbuse 19 juin 11:02

            Comment écouteur ce que dit un nullard et un usurpateur qui n’a jamais rien foutu de sa vie sauf se faire en...


            • Konyl Konyl 19 juin 11:29

              @troletbuse
              Mais on ne vous écoute pas.


            • troletbuse troletbuse 19 juin 14:33

              @Konyl
              Effectivement, on ne peut que me lire  smiley


            • Konyl Konyl 21 juin 16:30

              @troletbuse
              Oui heureusement que le bouton « écouter », disponible pour l’article ne fonctionne pas pour les commentaires. Vous avez bien parlé d’écouter initialement, bref, votre pseudo est parfaitement en adéquation avec vos posts.


            • Sparker Sparker 19 juin 11:07
              Vous voulez mettre vous même le sparadras sur votre jambe de bois, bravo, mais ça ne fera pas avancer le shmilblick. Il faut déjà croire que le plein emploi soit possible mais que c’est le « système » qui l’empèche en finançant ses « rebuts » première illusion. Il faut considérer que les entreprises veulent embaucher mais que les chômeurs ne veulent pas bosser, deuxième illusion.

              Les entreprises ne veulent plus d’emplois qui ne rapportent pas, embaucher quelqu’un doit être un investissement, alors vite les robots pour remplacer les emplois sans valeurs ajoutées, vous garderez le rsa encore longtemps si vous n’êtes pas « vendable ». Votre vie on s’en fout, il n’y a que l’entreprise et la banque qui compte il n’y a pas de fatalité ni de réalité à ce que l’on fait vivre aux gens. Tout ça est « voulu » par intérêt « bien placé ».

              On vous colle de la morale de « bon citoyen » qui ne doit pas être une charge pour les autres et c’est vous qui devez vous « responsabiliser » alors que rien n’est fait ni à été fait pour favoriser votre autonomie.
              Du coup vous n’êtes rien et vous ne valez rien, donner du rsa c’est encore vous faire exister et le « système » ne supporte pas de voir ses échecs qui coute « un pognon de dingue ».
              Rassurez vous bientôt vous en aurez encore moins, alors vous serez encore plus responsabilisé... Vous allez pouvoir rebondir, crever de faim ça aide, vive la violence sociale nerf du capitalisme.

              En vrai les entreprises naviguent a vue dans cette mondialisation sauvage et féroce et vous êtes une des variables d’ajustement. On vous renvoi en plus la responsabilité de votre condition et vous en prenez encore pour vous car vous aimeriez avoir une vie décente, ce qui est normal. Mais c’est le monde du « buiseness » qui crée votre condition, monde du buiseness qui n’a aucune réalité ni nécessité et encore moins de valeurs morales pour vous écraser dessous. C’est juste les hommes qui se la pète à avoir la plus grosse tellement ils sont nuls en eux même, quand on voit des macron, des trump et autres, hé bé...

              Si vous ne donnez pas plus de valeur à votre force de travail vous ne sortirez que difficilement de votre condition ou alors elle sera pire en travaillant car vous n’aurez plus d’aide et devrez vous contenter d’un saliare que ne permettra qu’a peine de vous en sortir, si vous n’avez pas de pépins.
              C’est la prostitution pour tous et les maquereaux imposent la loi, comme d’hab. On ne dira rien des cons-sommateurs qui se perdent dans cette vaste manipulation croyant accèder au plaisir de vivre.
              Combien d’écran plat à obsolescence programmée vendus pour la coupe du monde ?
              Ils auraient pu vous offrir un interim pour plier les cartons et plastiques avant de les retrouver dans la nature, mais bon ça coute et ce n’est encore pas de leur faute, on va pas se faire chier quand même et les écolos ils nous les cassent...

              Bon courage.

              • ZenZoe ZenZoe 19 juin 11:49
                Et Si Macron avait (un peu) raison ?

                Et si Macron avait plutôt en tête de faire des économies sur le dos des plus faibles ?

                • MagicBuster 19 juin 11:59


                  Le débat est simple.

                  Les français souhaitent utiliser leur argent comme il veulent plutôt que le gaspiller pour des étrangers ( migrants terroristes analphabètes etc .... ).

                  En effet, il faut recevoir les réfugiés de guerre, mais l’Algérie la Tunisie le Maroc , le Sénégal , le mali . . .. ne sont pas des pays en guerre.

                  Faire venir des étrangers a un intérêt pour payer nos retraites, mais on ne paye pas des impôts pour importer le tiers monde chez nous.

                  Il faut dire que certain pays usurpe le droit d’asile


                  • Matlemat Matlemat 19 juin 12:00

                     Si on touche au RSA on touche à Pernod-Ricard, une grosse proportion des gens au RSA redistribue cet argent en tabac et alcool, l’argent revient à l’état et à l’économie, pas beaucoup d’évasion fiscale ni de spéculation boursière chez eux...


                     Dès que Macron a des paroles non préparée c’est une catastrophe, notre président nul en histoire-géo est le plus minable en politique internationale qu’on ait jamais vu et son discours pro-riches montre bien ses conviction profondes qui lui ont valu la confiance des milliardaires.

                     Les français n’arrivent pas a ouvrir les yeux tellement ils sont lobotomisés par les médias main-stream et il n’y a aucune alternative crédible.

                     

                    • Konyl Konyl 21 juin 16:41

                      @Matlemat
                      « Si on touche au RSA on touche à Pernod-Ricard, une grosse proportion des gens au RSA redistribue cet argent en tabac et alcool, l’argent revient à l’état et à l’économie, pas beaucoup d’évasion fiscale ni de spéculation boursière chez eux... »

                      Mais vous mettez l’alcoolisme et le tabagisme sur le dos de l’état ? Qu’ils arrêtent de fumer et de boire, ils auront plus les moyens de manger. Les gars qui passent leurs RSA dans les rad à jouer au PMU et au 421, vous trouvez ça normal ?

                      Dans l’absolue, il faudrait interdire la cigarette purement et simplement et règlementer plus strictement les boissons alcoolisées. Mais si on faisait ça les bon français gueulards crieraient à la violation de la liberté de se détruire. C’est pas demain la veille, vu ce que ça rapporte.


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 juin 16:48

                      @Konyl

                      Vous interdire de déblatérer serait déjà un premier pas.


                    • foufouille foufouille 21 juin 17:12

                      @Konyl

                      pourquoi pas une carte de rationnement comm en 40 ?
                      tu devras aussi interdire tous les autres cancérigènes comme tous les moteurs thermiques, barbecue, btp,etc.
                      il y a pas longtemps, l’alcool donnait le cancer de l’estomac. finalement c’est une bactérie qui est la cause.


                    • Konyl Konyl 22 juin 09:34

                      @Aita Pea Pea
                      Superbes arguments, vous êtes accroc aux deux et en manque de volonté ?


                    • Konyl Konyl 22 juin 09:36

                      @foufouille
                      Quel rapport avec une carte de rationnement ?
                      Non je pense que comme la cigarette l’alcool devrait être taxé plus lourdement. 

                      Vous trouvez normal que la TVA sur un casque de moto soit la même que sur une bouteille de whisky ?


                    • foufouille foufouille 19 juin 12:11
                      « La seconde est de permettre un retour à la vie active, que ce soit en retrouvant un emploi ou en créant son activité »
                      totalement faux, ça pue encore plus bas, la moitié ne sont pas capable et pas inscrit à paul sans empoi.


                      • foufouille foufouille 19 juin 12:17
                        ça pue fortement et sent le ripoublicain.
                        "Concernant l’A.A.H, je suis surpris de voir avec quelle facilité, dans ma ville, certains bénéficiaires des restos du cœur obtiennent cette allocation alors qu’ils sont aussi handicapés qu je ne suis danseuse étoile.« 
                        tu n’es pas médecin et les restos ne donneront rien avec l’AAH.
                         »J’en ai vu arriver en fauteuil roulant électrique marcher miraculeusement pour entrer dans le bar tabac de ma rue.« 
                        ben voyons, certaines personnes ont effectivement un après de longue démarche et peuvent encore marcher quelques mètres .
                         »J’ai vu des quasi-aveugles recouvrer la vue pour conduire le week-end pour aller en boîte de nuit, j’en ai même vu qui ne pouvaient pas rester debout plus de 10 minutes courir comme des lapins de garenne pour attraper le bus ou le tramway. « 
                        dans ta tête.
                         »Et d’ailleurs, il y a même un médecin qui s’est spécialisé dans les certificats médicaux de complaisance dont le cabinet se situe à quelques dizaines de mètres de l’ordre des médecins.« 
                        si ce médecin vend des certificas médicaux, dénonce le. il empoche au passage un pourcentage.

                         »Je suis surpris et dubitatif de voir que l’alcoolisme et la dépression ouvrent droit à l’A.A.H. quand certains amputés se la voient refusée. Certains me répondront (d’autres l’ont même déjà fait) que l’alcoolisme est une pathologie lourde et permanente en plus d’une addiction. Dont acte, mais à ce moment-là, autant ajouter le tabagisme."

                        non tu ne peut pas obtenir une AAH pour une maladie qui se soigne.


                        • covadonga*722 covadonga*722 19 juin 12:22

                          @foufouille
                           ben demande a kalashnikov cet avatar humain s’est vanté de l’avoir perçue indûment  !!


                        • foufouille foufouille 19 juin 12:36

                          @covadonga*722

                          tu as un deux reportages sur youtube avec des médecins véreux qui vendent des faux certificats pour frauder l’AAH ou la CPAM. ça existait aussi pour les assedic avec des entreprises bidons.
                          c’est le seul genre de moyen qui existe vu que la COTOREP/MDPH a toujours été un ramassis de crevures de bureaucrates.


                        • kalachnikov kalachnikov 19 juin 12:37

                          @ covadonga*722

                          ’Kalachnikov’ t’est resté en travers de la gorge.

                          Bon après-midi.


                        • foufouille foufouille 19 juin 12:19
                          "Car, pour revenir au RSA, une des conditions d’attribution est d’être inscrit à Pôle Emploi et rechercher activement un emploi/une formation."
                          c’est toujours faux et donc on sent la crevure esclavagiste ripoublicain.


                          • McGurk McGurk 19 juin 12:30
                            Ce « contrôle » implique un rendement, ce qui signifie que, comme pour la politique de Tony Blair, plusieurs refus engendreront fatalement la suppression des aides.

                            Dans ce pays, on pense que l’argent résout tout et que les gens vont retrouver magiquement du travail comme ça, qu’il va sortir spontanément de leur chapeau. Une erreur grossière parce que l’Etat, dans les faits, n’en a rien a branler de savoir qu’il y a plus ou moins de chômage du moment qu’il puise dans les caisses de ceux qui en ont encore les moyens.

                            D’où, d’ailleurs, le rôle de Pôle Emploi à la fois pour calmer les foules de mécontents (les chômeurs piégés par un marché de l’emploi totalement dingue) et faire croire aux Français qu’il joue son rôle. Or, après trois ans de chômage et de passages répétés à PE, je peux formellement attester que cette structure est bidon, les « conseillers » n’ont aucun outil pour nous aider.

                            Mieux : ces soi-disant conseillers en savent moins sur le marché du travail que moi, n’ont aucune idée de ce que je pourrais faire pour accéder à tel ou tel emploi. Sur leur écran, ils ont deux/trois infos vagues sur un secteur et puis c’est tout, aucune spécialisation pour comprendre mieux les problèmes rencontrés par les demandeurs d’emploi.

                            D’autant que PE, c’est comme un mur de briques entre vous et votre avenir. Il leur est impossible de communiquer avec l’employeur pour leur recommander tel ou tel candidat, poser une question en rapport avec une candidature (un refus par exemple). Aucun dialogue simultané entre les trois parties.

                            Macron ne donne pas de véritable solution, c’est trop vague et ce n’est pas avec un système où personne ne sait rien du tout qu’on va pouvoir aider les populations dans le besoin. Et encore moins lutter contre le chômage parce que la base, c’est que l’Etat s’en moque. Macron lorgne surtout sur l’argent qu’il n’a pas encore et ne peut se mettre, pour l’instant, dans les poches pour le gaspiller en conneries (maquillage, vaisselle, voyages hors de prix, etc.).

                            Bien entendu, il n’ira pas non plus regarder les annonces des entreprises pondant des offres d’emploi surréalistes pour un salaire merdique, réprimander la manie des « stages » (trop nombreux) pour ne pas employer (encore plus les "volontariats) ou même s’intéresser aux obstacles que les chômeurs rencontrent. Il a porté au pouvoir les entrepreneurs alors, forcément, il ne va pas les descendre.

                            Pour lui, l’entreprise c’est tout et l’humain c’est rien. Autrement dit, la valeur de l’argent est supérieur à la vie humaine.

                            • ZenZoe ZenZoe 19 juin 16:40

                              @McGurk
                              L’idée, c’est peut-être d’utiliser les sans-emploi pour faire des boulots pour lesquels personne ne veut vraiment payer, dans les collectivités locales, les assoces etc... Retour direct au moyen-âge.


                            • McGurk McGurk 19 juin 19:00

                              @ZenZoe


                              Oui c’est tout à fait ça. Les mettre plus bas que terre, indépendamment de leur niveau, afin d’alimenter la demande énorme en petits boulots.

                              Ils ont failli me faire marcher dans la même combine, me disant qu’un « petit boulot c’était mieux que rien ». Je leur ai répondu que je n’allais sûrement pas classer des dossiers dans un services obscur du conseil régional en attendant magiquement qu’un type s’intéresse à mon profil.

                            • Ciriaco Ciriaco 19 juin 13:13
                              A une exception près, je n’ai toujours vu que des gens ramer sévère avec le RSA ou l’AAH. Il n’est pas simplement question d’un chiffre (dont il faudrait se questionner sur sa proportion dans le PIB pour évaluer l’effort social et relativiser aux nombreuses autres parts - sutout quand les effets de manche font autorité...), mais également des institutions de la précarité, dont l’expérience de leur fréquentation donne une idée précise sur un délaissement qui va de pair avec une certaine pensée.

                              Autre point, le chômage longue durée et le travail précaire, qui montent en flèche depuis plusieurs années sans que cela ne semble rationnaliser le discours à ce sujet. Sous cet effacement, la volonté de laisser-aller dans la mesure où le travail précaire, dit « souple », est rentable ? Dans une société du chiffre, peut-être.

                              Quid des modalités du partage du travail dans un monde qui va connaître une révolution dans ce domaine, avec sa fracture inégalitaire spécifique (des cadres recherchés et des exécutants positionnés en variable d’ajustement) ? Quid du choix également alors que certains modèles de revenu inconditionnel abordent ce problème historique frontalement avec bon sens et des réponses pertinentes ?

                              Si la question de la précarité est posée, alors il faudrait la traiter sérieusement. La question de fond, c’est celle de la vie sociale, dont on sait, encore une fois au-delà d’un chiffre, qu’elle est la manifestation des rapports entre société, travail et argent.

                              Rien à changer ? Les gamineries d’un Président sont loin de m’amuser.

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VINCENT


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